21.04.2012
Riches, Pauvres: deux poids, deux mesures !
Pensons Globale, agissons locales comme dirait Coline Serreaux dans son film. Je dirais même, fédérons nous. Arrêtons de lutter sur des points locaux (logements, gaz de schismes, pétroles, nucléaire, ….) Mais fédérons nous, convergeons ( Face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5) . Un peu de théorie pour passer a la pratique.
Livres a lire :Globalia de Jean Christophe Ruffin : Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde ;.: Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, (source : Thème de cet article : Faut-il sauver l'Euro à tout prix ? Aujourd'hui, PETITE HISTOIRE DE LA PRECARITE : La précarité a une histoire - www.la-bas.org - Là-bas si j'y suis), Lois et lobby financiers, Grèce, Hongrie, même combat ?, Dernières lettres avant..., Le triomphe de la cupidité
Le terme de guidance : Le principe de l'Onde de Choc : (…) : Le terme de l’asymétrie d’information et Le terme de guidance qui est un anglicisme assez utilisé dans le jargon financier. De quoi s'agit-il ? Tout simplement des prévisions ou encore des perspectives émises par les sociétés lors de leurs traditionnelles réunions d'analystes ou de leurs présentations de résultats, par exemple Le gaz de schisme II, Un autre Israël est possible, L'eau, un enjeu du XXIe siècle, De la guerre froide au..., Transition Days, l'Onde de Choc : Le tungstène
Rappel des faits : Le monde se divise en deux catégories : Se qui ont le pistolet chargeait (L’exil fiscal ou le martyr..., DEVENEZ RICHE, NE PAYEZ...d’impôt) et se qui creusent Nous, nous creusons (Coluche, crises et présidents).
Suicide19.04.2012 | The New York Times
En s'obstinant à imposer toujours plus d'austérité à des pays en difficulté comme l'Espagne, les dirigeants européens mènent le continent à sa perte, affirme le Prix Nobel d'économie Paul Krugman.
Le 14 avril, The New York Times s'est fait l'écho d'un phénomène qui se développe en Europe : le suicide lié à la crise économique, les gens se donnant la mort par désespoir, après avoir perdu leur emploi ou vu leur entreprise faire faillite. L'article était bouleversant. Mais je suis sûr que je n'ai pas été le seul lecteur, notamment parmi les économistes, à me dire que le problème n'était peut-être pas tant les individus que l'apparente détermination des dirigeants européens à pousser l'ensemble du continent au suicide.
à lire également
• Un suicide par jour chez les chômeurs - La Repubblica
• La crise tue les petits patrons - Linkiesta
• Traumatisme : un suicide en forme d’ultimatum politique - To Ethnos
Pour justifier mes propos, j’ai pris les interview d’un conseiller d’un thinks thanks français

« Quand une opportunité se présente, il faut savoir la saisir. Or la réduction d'ISF pour le financement des PME, dont on prévoyait l'alignement sur l'IRPP à 20 ou 25%, est inexplicablement restée fixée à 50% ; divine surprise... (ou bouclier électoral !) »
L'ISF à acquitter en 2012 a été purement et simplement supprimé pour certains (patrimoines taxables inférieurs à 1,3 million d'euros) et sinon notablement allégé pour la plupart des autres redevables. L’injustice est évidente et je crains, quelle que soit l'issue des prochaines élections, que l'ISF ait de beaux jours devant lui ( voir Hollande et le patronat) :
- En cas d'alternance politique, François Hollande a annoncé son intention de revenir à l'ancien barème de l'ISF, de supprimer certaines niches fiscales (mais lesquelles ?) et de plafonner sévèrement les autres (10 000 euros au global. IR et ISF confondus ?).
- Même en cas de réélection de Nicolas Sarkozy, la situation des finances publiques devra bien se redresser. Ce sera certainement l'occasion de donner suite aux préconisations du rapport de la Cour des Comptes sur l'efficacité des niches fiscales et aux propositions du Rapporteur de la Commission des Finances à l'Assemblée, M. Gilles Carrez, prônant tous deux un alignement pur et simple sur les mécanismes de défiscalisation à l'IR (aujourd'hui à 18% !)...
Mais, dans l'immédiat, la possibilité d’effacer tout ou partie de votre ISF 2012 (jusqu'à 45 000 euros), alors que les gouvernements vantent les « cures d’austérités » et « les plans de sauvetages ». Des solutions efficaces existent pour ce faire, et je vous aiderai bien volontiers à y accéder à des conditions privilégiées, ainsi que je le fais depuis quatre ans maintenant.
ISF en 2012 ?
Le principe de détermination du patrimoine net taxable à l'ISF. On peut brièvement le rappeler ainsi : vous totalisez la valeur au 1er janvier 2012 de tous les biens détenus avec votre conjoint ou concubin et vos enfants mineurs, ce qui constitue votre patrimoine taxable brut. Pour l'immobilier, des abattements sont prévus (30% pour la résidence principale) ou admis (10 à 40%) pour tenir compte de l'illiquidité relative de ces biens.
Certains biens peuvent également bénéficier d'exonérations partielles (bois, forêts, terres agricoles, parts de société avec engagement collectif de conservation) ou totale (oeuvres d'art et mobilier ancien notamment, mais également vos précédentes souscriptions de défiscalisation ISF-PME).
Les dettes certaines au 1er janvier 2012 -- y compris les impôts et les taxes dont l'ISF -- constituent le passif déductible. L'assiette de l'imposition sera donc le patrimoine net taxable : l'actif imposable sous déduction du passif autorisé en déduction.
Le nouveau barème ISF 2012, applicable dès le premier euro, s'établit comme suit :
- 0% si le patrimoine net taxable est inférieur à 1 300 000 euros ;
- 0,25% du patrimoine net s'il se situe entre 1,3 et trois millions d'euros ;
- 0,50% du patrimoine net si sa valeur est au moins égale à 3 000 000 euros.
Deux formules de décote viendront atténuer les effets de seuil, avec une réduction ISF de :
- 24 500 euros - (7 x 0,25% x P) si le patrimoine net P se situe entre 1,3 et 1,4 million d'euros ;
- ou 120 000 euros - (7,5 x 0,5% x P) pour un patrimoine net entre 3,0 et 3,2 millions d'euros.
Ce nouveau barème entraîne une réduction d'ISF par rapport à l'an dernier, croissant avec le patrimoine net taxable. En conséquence l'ISF résultant, que l'on ne savait effacer l'an dernier que pour des patrimoines nets allant jusqu'à 5,4 millions d'euros peut cette année être totalement effacé jusqu'à neuf millions d'euros de base taxable (45 000 euros d'ISF) !
Le sujets abordés lors de la Journée du Patrimoine du le 22 juin avec des thinks thanks financiers (Agora et d'autres spécialistes de la gestion de patrimoine et de la défiscalisation).
Nouveau formalisme déclaratif
En termes de planning, comment vont se passer les choses cette année ? Sauf changement de dernière minute :
- Si le patrimoine net taxable est inférieur à 1 300 000 euros : vous n'avez rien à faire... ni à acquitter.
- Si votre patrimoine net se situe entre 1,3 et trois millions d'euros : vous n'avez plus de déclaration détaillée à remplir (Cerfa 2725) mais devrez simplement porter la valeur de votre patrimoine sur votre déclaration d'impôt sur le revenu. Donc avant le 31 mai 2012 pour la version papier, courant juin pour les utilisateurs du site impôt.gouv.fr, voire le 15 juillet ou même le 31 août pour les contribuables résidant hors de France. Votre ISF sera appelé par voie de rôle et à régler avant le 17 septembre (chèque) ou 22 septembre (paiement en ligne avec prélèvement le 27 septembre).
- Pour les patrimoines supérieurs à trois millions d'euros, vous déposerez pour le 15 juin la déclaration ISF complète habituelle, accompagnée de son règlement.
La défiscalisation ISF TEPA-PME en 2012
Deux possibilités existent pour réduire ou effacer son ISF 2012 au plus tard avant le 15 juin 2012, date limite des versements éligibles aux réductions d'impôt ISF-dons et ISF-PME :
- la plus efficace : « les dons à certains organismes éligibles. La réduction est alors de 75% des montants donnés. Mais, dépourvue de toute valeur patrimoniale, cette voie est de portée limitée ;
- la plus utile patrimonialement : « la réduction d'ISF dite TEPA-PME. Initialement de 75%, elle a été rabotée l'an dernier mais reste égale, pour cette année encore, à 50% du montant souscrit au capital de PME européennes éligibles, que ce soit en direct ou via un fonds (FCPI ou FIP). A noter deux avantages supplémentaires : les participations TEPA-PME sortiront de votre assiette ISF durant la période de détention, et les plus-values au terme seront exonérées d'IR (mais soumises à prélèvements sociaux) ».
La réduction globale d'ISF (pour dons + souscription PME), initialement de 50 000 euros, est pour cette année encore plafonnée à 45 000 euros, dont 18 000 euros au maximum pour les solutions à risque mutualisé souscrites à travers des fonds FIP ou FCPI. :
- La possibilité d’ effacer tout l’ ISF par des souscriptions mutualisées (FIP et FCPI) jusqu'à 18 000 euros, correspondant à 3,6 millions d'euros de patrimoine taxable...
- ... et vous savez échapper à tout ISF jusqu'à neuf millions d'euros de patrimoine taxable (45 000 euros d'ISF) avec des souscriptions en direct au capital de PME, en complément et/ou en substitution aux fonds.
Si les souscriptions devraient pouvoir s'effectuer jusqu'au 15 juin pour les FCPI et FIP, les souscriptions en direct au capital de PME devront être effectuées plus tôt : avant le 8 juin (voire peut-être le 21 mai pour les déclarations avec l'IR) et ce pour deux raisons :
- la nécessité de procéder aux augmentations de capital avant le 15 juin (voire peut-être avant le 31 mai) ;
- et la faiblesse relative des enveloppes (2,5 millions d'euros au maximum par société, les premiers arrivés étant les premiers servis).
Les attestations fiscales de versement TEPA-PME (ou de dons) devront être transmises aux services fiscaux pour le 15 septembre si votre patrimoine est supérieur à trois millions d'euros, ou simplement conservées dans votre dossier fiscal s'il se situe entre 1,3 et trois millions d'euros.
03.04.2012
tant qu'il y aura des profits
Bonjour à toutes et à tous!
Nous sommes le 3 avril : place au bilan de ce premier trimestre 2012 alors que c'est aujourd'hui le premier anniversaire de l'entrée de François Hollande dans la course présidentielle, suivi par les autres. Nous ne sommes a la fois dans une situation normal du système néolibérale avec recherche de profit et mise en concurrence des peuples et pas dans une situation normale. La crise de 2008 n'est pas une dépression passagère mais une crise profonde dont nous sommes loin d'être sortis, et le risque d'aggravation (avec des faillites bancaires à la clé) doit être sérieusement pris en compte. Cette photo illustre le basculement du monde de la finance qui ne connait pas de frontière, alors que les peuples ( et surtout les pauvres) voit des obstacles frontières de plus en plus nombreuses ( remises en causes des acquis sociaux, des libertés individuelles et collectives, du traité de schengen...)

Au delà de ces scores, plusieurs constatations s'imposent, qui sont plutot révélateurs Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises , privatisation des bénéfices et socialisation... :
-Les marchés sont redevenus efficients : « ils poussent vers le haut les sociétés qui améliorent leurs résultats ou créent de bonnes surprises comme on a pu le voir avec des titres tels Hologram (+33% sur le trimestre), et tirent vers le bas les sociétés qui décoivent, comme on a pu le voi avec Vivendi (-18% sur le trimestre) »
-Preuve de cette efficience retrouvée: « les sociétés qui avaient dévissé en 2011 de manière injustifiée ont rétrouvé de réelles couleurs ce trimestre. Quelques derniers sont devenus des premiers à l'instar de Veolia (+47%) ou Faurecia (+38%). Rappelons que Veolia avait été la lanterne rouge du CAC en 2011. C'est la 2eme meilleure performance du CAC sur ce premier trimestre, juste après Renault. ».
-La devise européenne a été sage avec une hausse de moins de 3%, probablement voulue par les américains, et certainement pas due aux bons fondamentaux d'une économie européenne qui reste convalescente.
-Le profit cumulé des 40 sociétés composant l'indice CAC 40 s'est monté à 74 milliards d'euros en 2011. Soit une baisse de 10.5% par rapport à 2010. « La crise de confiance qui a frappé les marchés l'an dernier a finalement eu un impact non négligeable sur les profits, qui étaient, en début d'année, estimés en hausse de 15% en 2011. Un tel chiffre aurait donc conduit à un profit cumulé de 95 milliards et non 74. Aussi, avec un CAC à 3423 points, nous avons calculé une capitalisation cumulée de 880 milliards. Soit un PER 2011 de 11.9 ». CAC 40 : le printemps des profits : « Oubliée la crise ! Les grandes entreprises françaises et européennes redeviennent prospères, en grande partie grâce aux pays émergents" Une santé insolente : " Comment expliquer la santé insolente de ces poids lourds alors que le contexte économique reste très morose en France et en Europe ? Avant tout par leur internationalisation. Dans son ensemble, le CAC 40 réalise les trois quarts de son chiffre d'affaires hors de l'Hexagone".

Cumul des résultats nets (part du groupe) pour les 40 sociétés composant l'indice à chaque exercice, en milliards d'euros
Ce n'est pas une crise de liquidité, mais de confiance dans le système néolibérale. Du cash, il y en a dans les caisses du patronat. Tant qu'il y aura des profits ( Un exemple très flagrant Vincent Bastide, Directeur Général de Bastide Le confort Médical: "Nous allons profiter d'un environnement réglementaire plus stable)
-En conséquence, les ressorts haussiers se situent désormais dans les perspectives d'OPA et de fusions. Récemment, on vient de voir l’OPA sur Hitechpros, l’entrée de Général Motors dans le capital de Peugeot, ainsi que la fusion entre Poweo et Direct Energie ; des opérations qui peuvent constituer les prémisses à un mouvement de fond. Un tel mouvement se mettrait en place plus facilement avec un CAC à 3000 ou 3200 points, ce vers quoi le marché peut aller en ce printemps électoral pour déclencher alors un grand rallye haussier spéculatif. Maintenant que les craintes concernant l’économie ont disparu en grande partie, un CAC bas aurait vocation à susciter des opérations financières. Quelques unes avaient commencé à avoir lieu en 2010, mais la crise de 2011 est passée par là, et c’en fut fini. Un certain nombre de sociétés pourraient être demain l’objet d’OPA ( offre publique d'achat ),.
Activation des CDS grecs : y a-t-il vraiment un risque de contagion ? (1)
Une participation volontaire d'abandon de créance se situant entre 75% et 90% devait conduire les autorités grecques à activer ce que l'on a appelé les CAC (pour Clauses d'Actions Collectives). L'idée étant de contraire les "volontaires réfractaires" à participer à l'offre et porter le taux de participation au-dessus de 90% (afin de satisfaire l'objectif prévu par le plan de réduction du ratio dette/PIB). C'est ce qui s'est finalement passé.
Les créanciers de la dettes : En effet, les détenteurs de 152 milliards d'euros de titres d'Etat grec régis par la loi grecque (soit 85,8%) et 20 milliards d'euros régis par le droit anglais (69%) avaient accepté "volontairement" l'offre d'échange du PSI. Donc au total, il y a eu 172 milliards d'euros apportés pour un encours total concerné de 207 milliards d'euros, soit 83,4%. A partir de là, les CAC entraînent le déclenchement des CDS puisqu'une partie de l'échange n'est plus volontaire.
Le comité de l'ISDA a donc finalement admis que l'utilisation des CAC était génératrice d'un "événement de crédit" de type restructuration sur les CDS souverains grecs. Des transactions sous forme d'enchères ont donc eu lieu le 19 mars pour déterminer la valeur exacte des indemnités à verser...
Au 2 mars, le total de ces CDS concernant la Grèce atteignait 3,2 milliards de dollars en net, selon l'organisme de référence américain le DTCC (Depository trust and clearing corporation) traduire et recherche google .
"En réalité, l'indemnisation sera un peu plus faible -- de l'ordre de 2,5 milliards d'euros pour les investisseurs -- puisque ces 3,2 milliards d'euros avaient été estimés dans l'hypothèse d'un taux de recouvrement nul. Or le prix des titres grecs concernés par ces enchères de CDS a été fixé à 21,5%, donc il aura fallu verser 78,5% de ces 3,2 milliards d'euros soit 2,5 milliards d'euros. Jusque-là, c'est clair".
De quoi parle-t-on au sujet du déclenchement des CDS ?
Un peu de clarification sur les montants qui sont en jeu. Lorsque l'on parle d'un encours brut de 55 milliards d'euros sur les CDS grecs, on fait référence à la somme totale des transactions réalisées et non dénouées entre un acheteur et un vendeur (je dis bien transaction de façon à ne pas comptabiliser en double vente + achat).
Le montant d'environ 3,2 milliards d'euros estimé début mars correspond à tout autre chose. C'est la position nette ouverte sur ce marché des CDS grecs. Il correspond au montant qui sera versé par les vendeurs de CDS (les assureurs) aux acheteurs de CDS (les assurés) compte tenu des prix moyens auxquels se sont réalisées les transactions et compte tenu du prix estimé de la perte sur les papiers par l'officialisation de l'événement de crédit.
D'un côté, donc, nous avons une statistique d'encours de transactions (nos 55 milliards d'euros) et de l'autre une estimation du montant des indemnités à verser (nos 3,2 milliards d'euros).
Une ou deux contreparties qui sont anormalement exposées sur les ventes de CDS sur la dette grecque, a savoir. Et sur ce sujet, il faut bien avouer qu'il est quasiment impossible de le savoir -- .
On remarquera néanmoins que le ratio CDS nets/CDS bruts est plutôt faible sur la dette grecque -- autour de 5,82% (3,2/55). Cela est peut-être dû au fait qu'il y avait sur les dérivés grecs plus de spéculation (transactions dénouées rapidement) que de couverture (transactions en général portées jusqu'à l'échéance ou jusqu'au déclenchement de l'événement de crédit).
Quelques repères statistiques
Selon les données du DTCC, la position ouverte brute sur le marché des CDS souverains était évaluée autour des 2 500 milliards de dollars pour un volume net (donc d'indemnisations potentielles) de l'ordre de 275 milliards de dollars au troisième trimestre 2011, soit un ratio net/brut bien plus élevé que pour la Grèce, à 10,9%.
Parmi les pays de la Zone euro, les positions nettes les plus importantes sont celles des pays à stock de dette important : l'équivalent de 18 milliards d'euros au troisième trimestre 2011 pour l'Italie et de l'ordre du même montant pour la France. Pas inutile non plus de savoir que pour des pays déjà secourus par le FESF, les positions nettes sont estimées, toujours au troisième trimestre 2011, autour de trois milliards d'euros (Irlande) et quatre milliards d'euros (Portugal). En tout cas le déclenchement de l'événement de crédit a été dédramatisé par les marchés.
1/ Le parallèle avec l'activation des CDS sur la signature Lehman en septembre 2008 est souvent fait. Il faut avoir en tête que les montants à indemniser sont effectivement comparables : 3,2 milliards d'euros net sur les CDS de la Grèce contre 5,2 milliards de dollars sur ceux de Lehman.
2/ Mais là où la situation est moins stressante, c'est qu'avec la faillite de Lehman disparaissait une contrepartie clé sur les dérivés de crédit et autres dérivés. Il s'agissait d'un risque systémique de nature différente du défaut de la signature grecque. Car il ne s'agissait pas seulement d'indemniser des investisseurs acheteurs de protection sur Lehman : tous ceux qui avaient des couvertures (que ce soit sur des taux, crédit, equity, change) avec Lehman comme contrepartie voyaient la valeur de leur assurance réduite à néant.
Pour vous donner une métaphore, ce n'était plus seulement le droit de l'assuré d'être indemnisé suite à l'incendie de sa maison qui était en cause, c'était aussi le fait que l'assureur qui devait vous indemniser n'existait plus.
3/ Puisque l'on fait le parallèle avec Lehman, faisons remarquer qu'il y a les CDS officiels déclarés. Est-on sûr qu'il n'existe pas de situation comparable à celle de septembre 2008 avec les CDO synthétiques qui contenaient des CDS "cachés" ? (On dit en finance "implicites", ça fait savant et ça fait moins peur). Il peut, dans le cas de la Grèce, exister effectivement des produits structurés de type credit link note avec first to default. Cela signifie que l'investisseur a acheté des titres structurés avec forte rémunération tant qu'un événement défavorable n'est pas survenu.
On pouvait craindre que certaines banques aient dans leur bilan ce type de produits structurés qui ne rapporteraient plus rien en rémunération dès l'officialisation du défaut et qui pourraient même leur coûter cher en capital.
J'entends dire que l'époque des CDO synthétiques de 2008 (qui avaient un très fort leverage) n'existe plus. Je veux bien le croire... mais combien de fois ai-je vu du risque que l'on avait viré par la porte repasser par la fenêtre !? »
29.03.2012
La finance a-t-elle un visage? !
Dans l’émission de daniel Mermet sur La Bas.org La Finance imaginaire La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage . Oui, la finance a un visage, oui l'Etat a un visage et c'est souvent le même ! voir Qu’est-ce que “le marché » ?
Rebondissement dans l’affaire Areva-UraMin : le double jeu de Daniel Wouters
C’est l’homme clef de l’affaire UraMin, cette start-up de prospection minière dont le rachat par Areva, à l’été 2007, a fait perdre plus de 2,5 milliards d’euros au groupe nucléaire. Depuis ce fiasco, Daniel Wouters a quitté Areva, recevant au passage une confortable indemnité. Fait surprenant, il travaille aujourd’hui pour… les fondateurs d’UraMin. Ceux-là même qui ont touché le gros lot en revendant leur société à Areva. Explications.
Daniel Wouters était entré chez Areva fin 2006 comme responsable du développement et des acquisitions de sa division mines. Le CV de ce financier belge avait été transmis par Olivier Fric, consultant indépendant et mari d’Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva.
C’est Daniel Wouters qui a mené toutes les négociations avec les vendeurs d’UraMin, cette société cotée à la Bourse de Toronto et domiciliée aux Iles Vierges Britanniques, comme en témoignent les nombreux documents paraphés des initiales DW, dont Capital.fr a pu se procurer des copies.
Qu’est devenu Daniel Wouters depuis ce fiasco, qui a entraîné dans les comptes d’Areva 2011 une perte historique de 2,4 milliards, dans un contexte de fort soupçon d’escroquerie ?
D’abord, il a démissionné du groupe à l’arrivée du nouveau président, Luc Oursel, en juin 2011. Mais selon nos informations, son salaire lui a toutefois été versé jusqu’au 31 décembre, et il a reçu en prime une confortable indemnité de 700.000 euros. En échange, il a dû signer une clause de confidentialité lui interdisant de s’exprimer sur le dossier UraMin. De quoi rassurer les membres du directoire et du conseil de surveillance d’Areva, ainsi que ses administrateurs (dont le directeur de l’Agence des participations de l’Etat), qui ont tous validé l’OPA sur UraMin.
Ce n’est pas tout : il apparaît aujourd’hui que Daniel Wouters est resté très proche des fondateurs de la sulfureuse start-up, qui ont touché le jackpot en la revendant à Areva.
En effet, le financier belge est aujourd’hui président exécutif de Global Tin Corporation. Cette micro-société, domiciliée dans le paradis fiscal de Guernesey et ayant pour objet la prospection d’étain au Congo, a pour actionnaire le canadien Stephen Dattels, co-fondateur d’UraMin. Comme en témoigne la plaquette de Global Tin Corp., son deuxième administrateur s’appelle Ian Michaël Burns. Ce Britannique est le directeur financier de Polo Resources, la holding présidée par Stephen Dattels. A noter que le co-président de Polo Resources est Neil Herbert, ex-directeur financier d’UraMin.
Cotée sur le marché alternatif de Londres (AIM), spécialisé dans les petites sociétés, Polo Resources contrôle des dizaines de start-up de prospection minière, toutes enregistrées dans des paradis fiscaux. Son unique objectif semble être d’attirer des investisseurs en Bourse en leur faisant miroiter d’hypothétiques découvertes. Une pratique connue de longue date dans les milieux miniers, dont Areva a malheureusement été une victime de taille.
Dommage que le récent rapport d’information sur le groupe français présenté par le député PS Marc Goua n’ait pas jugé utile de creuser cette piste de l’escroquerie.
Rappelons, enfin, que lorsque Daniel Wouters a été embauché par Areva, il était alors au chômage. Ancien de la banque Belgolaise, où il était chargé des investissements miniers en Afrique et notamment en République démocratique du Congo (ex Zaïre et ex Congo belge), le financier belge venait, en effet, de perdre son job lorsque sa banque, rachetée par le groupe Fortis, avait été liquidée à la suite de la découverte de nombreuses malversations. Selon nos sources, le procès en correctionnelle de la Belgolaise et de plusieurs de ses dirigeants, poursuivis pour blanchiment et trafic d’armes, s’ouvrira à Bruxelles au mois de mai.
Olivier Drouin
Source Capital , google : Voir aussi Président nous voilà ! Président nous voilà ! / France Inter, Direct – France Inter, Coluche, crises et présidents, mis sur le forum planete attitude
08:48 Publié dans Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la finance, société, la finance a-t-elle un visage, paradis fiscaux










