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08/03/2014

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation

 

 

 

 

 

 

Complexe et inévitable
Prenons par exemple le krach boursierde 1987. A l'été 1987, le marché boursier était devenu extrêmement suracheté et une correction était inévitable, peu importe à quel point l'avenir semblait prometteur. Entre le plus haut d'août 1987 et le plus bas d'octobre 1987, le Dow Jones a dévissé de 41%. Comme nous le savons tous, le Dow n'a cessé de monter les 20 années suivantes, pour atteindre un plus haut en octobre 2007 à 14 198.

Il n'y a pas de
hasard
une crise financière n'arrive pas par hasard mais après une longue période d'excès (politiques monétaires expansionnistes et/ou politiques budgétaires conduisant à une croissance excessive du crédit et à une spéculation excessive). Le problème réside dans l'établissement du moment de début de la crise. En général, comme c'était le cas en Asie dans les années 1990, les conditions macro-économiques se dégradent bien avant le début de la crise. Toutefois, les politiques monétaires expansionnistes et une croissance excessive de la dette peuvent allonger la durée du développement économique pendant une très longue période.Écrit par : L'indigné | 08/03/2014

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.


 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.

 

 

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. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation - Source Les Echos - Aout 2001.

 

L'avènement de la net économie représente une véritable rupture en ce que la vitesse a laquelle se gèrent deésormais les sociétés High tech nécéssite des mécanismes organisation différents. Thierry Breton, le patron de Thomson Multimédia, dit ainsi qu'il ne fait plus de budget annuel car il n'a pas de visibilité à cet horizon. Il en fait deux par an. " Mon activité, elle dépend encore des hyphothèse macro économiques, ce qui me donne plus de stabilité. Mais, au qutidien, je n'ai pas de visibilité au delà de 24 à 48 heures" Ce qui exige d'avantage de flexibilité et nécessite des dirigeants qu'ils aient toujours plusieurs scénarios à disposition.

 

Grâce aux nouveaux outils - reporting, études markéting, e-mail, Internet,etc - plus efficaces, diriger une entreprise est plus facile, mais aussi plus complexe. Car le dirigeant doit avoir des lumières sur tout les aspects de la vie de l'entreprise, y ajoutant de surcroit un coefficient international. Les relations internationales sont de plus en plus compliquées à gérer, les clients de moins en moins fidèles, les marques durent de moins en moins longtemps, de nouveaux concurrents surgissent de partout. Enfin les clients sont de plus en plus exigeants et se manifestent quotidiennement ( ....)

 

Pourtant, la prévision n'a pas totalement disparu. Elle est reconfigurée à ses deux extrêmes, le très court terme et le très long terme, sous deux vocables " benchmarking" ( étalonnage) et vision. Au jour de l'mélioration des techniques, les outils de controle et des moyens d'information permettent aux dirigeants actuels de ne pas perdre des mouvements de la concurrence, des soubresauts du marché, de l'évolution du marché, de l'évolution des attentes des clients.... et de s'y adapter en conséquence.

 

Avec un risque, que deux professeurs américains , CK Pralahad et Gary Hamel, soulignaient en 1995 après que le marché sans en être en mesure de l'influencer. " A défaut de prévoir le futur, fabriquez le" Ce fut, par exemple, celle de Motorola qui, dés les années 60, envisagea l'avènement d'un monde sans fil qui devait donner naissance au téléphone mobile. Idée reprise aujourd'hui , coté prestatiare de service, par Orange. La prévision chez l'opérateur téléphonique britannique racheté par France Télécom? Elle est rebatisée Direction de la "stratégie, de l'imaginerring et de la futurologie".

 

Autre culture, autre langage, même idée . " La stratégie a eu tendance à se cantonner dans la réduction des charges et de l'adaptation à l'évolution du marché, confirme Armand Braun, prospective et PDG - fondateur de la société internationale des conseillers de synthèse. " Créer relève de la perspective". Le planning a moyen terme convient aux eaux calmes quand à l'avenir n'est que le prolongement du passé. Par temps d'orage et de ruptures, l'entreprise cherche avant tout a coller à la vague, à ses clients. Reste a trouver le capte. C'est là que les boussoles retrouvennt toute leur utilité. Les entreprises - depuis qu'elles se sont restructurées - en paraissent conscientes : " On commence aujourd'hui à assister à un retour des perspective", observe, optimiste Armand Braun.

 

BMC Software s'appuie ainsi sur deux perspectives sources d'information. "Nous réunissons deux fois par an une dizaine de directeurs informatiques, parmi nos clients les plus importants, afin de discuter de la manière dont ils voient, eux, leurs contraintes, le métier évoluer.", explique Edouard Fourcade. En outre, nous  avons montré avec Motorola, Cisco, Intel et Microsoft un consortium destiné à tenter d'anticiper les évolutions technologiques".

 

De leur coté, Michelin, Schlumberger et Shell font plancher des étudiants : le premier qur la mobilité en 2020 et le pneu qui idéalement, l'accompagnerait; les deux autres sur le travail en 2015 et l'organisation qui serait la mieux adaptée....

 

Un tel exercice nécessite cependant une véritable révolution des esprits, car il constitue une nouvelle manière de penser, d'appréhender le futur, expliquaient les prospectivistes. En outre, il suppose du courage de l'audace et un réelle talent pour motiver les hommes. Pas facile de rallier ses troupes autour d'un projet à quize ou vingt ans. cf source - La conquête du futur, InterEditions, 1995

Les Enjeux - Aout 2001

 

 

  1. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

Et quelle meilleure preuve de l’état de dégradation des monnaies fiduciaires que la bulle bitcoins ? Les bitcoins ?, vous demandez-vous sûrement, mais qu’est-ce donc ? Une monnaie de Monopoly ?

 

le bitcoin, son origine, son fonctionnement, .
Pas tout à fait. Les bitcoins sont une nouvelle monnaie… qui déchaîne les passions. A la base, les bitcoins ont été inventés en 2008 par Satoshi Nakamoto, illustre inconnu qui, selon les nombreuses spéculations sur son identité, pourrait cacher un ou plusieurs développeurs.

Le principe de base de bitcoins, reposent sur un algorithme particulièrement compliqué. Mais doté d’un très puissant ordinateur, et de solides capacités d’informaticien, vous pouvez résoudre des problèmes mathématiques et devenir un “mineur” de bitcoins. Les algorithmes à résoudre deviennent automatiquement de plus en plus complexes, ce qui permet de maîtriser la quantité et le rythme de mise sur le marché des bitcoins.

En effet, et contrairement aux autres monnaies fiduciaires, le nombre de bitcoins qui sera à terme mis en circulation est déjà fixé à 21 millions. Cette limite devrait normalement être atteinte en 2140 alors qu’il existe déjà aujourd’hui environ 11 millions de bitcoins en circulation. On est donc très loin du dollar par exemple qui est créé au rythme de 85 milliards supplémentaires chaque mois pour satisfaire les besoins de la Fed.

Cette création monétaire échappe donc à toute banque centrale mais présente tout de même quelques inconvénients, dont le premier d’entre eux est la sécurité. Chaque bitcoin est accompagné d’un cryptage qui doit assurer son authenticité. Or, avec le succès des bitcoins, les attaques de ceux que l’on pourrait qualifier de faussaires se multiplient. En août 2010, un mineur a ainsi créé des millions de bitcoins échappant à toute validation.

Une fois que le “mineur” a obtenu des bitcoins, il peut l’échanger sur une place de marché réservée à cet usage – il en existe environ une vingtaine.

Une monnaie virtuelle, mais pourquoi ?
A l’origine, l’objectif du (ou des) créateur(s) des bitcoins était de proposer une monnaie “libertarienne” échappant à tout contrôle des Etats et permettant des échanges et des transactions à bas coût.

Les bitcoins ont deux principaux usages :
un protocole d’échange entre monnaies : vous avez des euros, vous voulez des dollars. Vous pouvez convertir vos euros en bitcoins puis convertir ces mêmes bitcoins en dollars. Et vous voilà avec des billets verts échangés en dehors du système de conversion classique.

- une monnaie virtuelle : vous pouvez acheter des produits directement en bitcoins auprès de ceux qui l’acceptent comme monnaie. Par exemple, vous allez sur un site Internet, vous repérez les chaussures de vos rêves, dont le prix est indiqué en euros et en bitcoins. Riche de votre monnaie virtuelle, vous décidez de vous offrir ces petites merveilles en bitcoins. Avantage non négligeable : vous n’avez pas eu besoin de vous servir de votre carte bancaire. Adieu donc Visa, Mastercard et autres fournisseurs de ce genre de services.

Et c’est cet usage qui rencontre le plus de succès…

Alerte à la bulle ?
Tant de succès même, que le cours du bitcoins’envole et que certains crient à la bulle. A son lancement, un bitcoin ne valait que quelques cents (de dollars). Début avril, 1 bitcoin équivalait à 40 dollars. Et aujourd’hui, il en vaut plus de 140. Aux dernières nouvelles, les 11 millions de bitcoins qui sont actuellement en circulation vaudraient donc 1,5 milliard de dollars.

Comment expliquer une telle flambée ? Première raison à cela, bitcoins est devenu le jouet favori de geeks et surtout de traders qui y voient un outil de spéculation comme un autre. Rare, comme l’or, le bitcoinvoit sa valeur augmenter au rythme de la demande.

Le lien entre la monnaie virtuelle et le métal jaune est clairement fait selon Gonzague Grandval, président-directeur général de Paymium, société propriétaire de Bitcoin-Central, dans Les Echos : “Le bitcoin est comparable à un lingot d’or numérique : c’est une réserve de valeur“

Deuxième raison, la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. La récente envolée du cours du bitcoincoïncide avec la crise chypriote. La taxation imposée sur certains comptes bancaires ainsi que le contrôle des changes et des transferts ont donné du grain à moudre à tous ceux qui n’accordaient pas une grande confiance aux banques. Stocker une partie de son argent en dehors du système bancaire classique ne paraît plus si idiot que cela.

. La spéculation fait rage. Ce qui ne veut pas dire que les bitcoins ne peuvent pas s’imposer comme un moyen d’échange dans les années qui viennent. En attendant, l’or me paraît bien plus sûr, et tangible, pour stocker de la valeur et comme protection contre l’inflation. Les banques centrales – des pays émergents essentiellement – ne s’y trompent pas en maintenant leurs achats d’or en ce début d’année.

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

350 millions de dollars qui s'évaporent en fumée de pixel en quelques instants. Soit 750 000 bitcoins.

C'est ce qui s'est volatilisé dans la nature avec la fermeture, mardi dernier, du site MtGox, une des plus importantes plateformes d'échange de bitcoins au monde.


Un peu d'histoire
A l'origine, la société MtGox n'était pas dédiée au bitcoin, loin de là. Le site a été créé en 2009 Jed McCaleb comme lieu d'échange de cartes à jouer Magic : l'assemblée (en anglais, Magic : The Gathering). Si vous vous demandiez d'où venait le nom de MtGox, voilà votre réponse : Magic The Gathering Online eXchange.

Juillet 2010, Jed McCaleb découvre le bitcoin et a une idée lumineuse que j'imagine pas mal d'entre nous auraient souhaité avoir : celle de créer un site dédié aux échanges de bitcoins. Après tout, passer de l'échange de cartes de jeu à celui de monnaie virtuelle, pourquoi pas...

McCaleb ayant été assez précurseur en la matière, son site s'est rapidement imposé comme une plateforme de référence concentrant à elle seule, et au sommet de sa gloire, près de 70% des échanges de bitcoins. Depuis, les concurrents se sont multipliés, MtGox a perdu sa position dominante mais est resté une des plateformes qui comptent dans la sphère bitcoin.

En mars 2011, McCaleb revend son site à une société japonaise, Tibanne.

Malgré la reconnaissance dont MtGox jouissait, les états de fait du site n'étaient pas des plus rassurants.

En juin 2011, sa base de données est attaquée et 60 000 noms d'utilisateurs et de mots de passe sont compromis. Quelques jours plus tard, 600 titulaires de comptes MyBitcoin avaient vu leur compte vidé de leurs bitcoins.

2011 à nouveau : nouveau piratage de MtGox. Des milliers de faux ordres de vente sont passés sur la plateforme provoquant un krach du cours de la monnaie, qui passe de 17,50 $ à 0,01 $ avant que la situation soit rétablie.

En mai 2013, MtGox doit cette fois se confronter au gouvernement américain qui lui reproche d'émettre illégalement de la monnaie. Bilan : 5 millions de dollars en bitcoins sont saisis...

Juin 2013 : suspension pendant plusieurs jours des retraits en dollars américains.

Depuis le début de l'année, le site avait plusieurs fois arrêté puis repris les transactions. L'inquiétude était alors montée d'un cran si bien que le bitcoin échangé MtGox cotait en moyenne 4 fois moins que celui échangé sur d'autres plateformes. Mais mardi 25 février, c'est une page blanche qui accueille les utilisateurs du site. Puis un message indiquant que les transactions sont temporairement suspendues.

Un flou artistique flotte sur les raisons de ce plantage. Problème informatique ? Piratage ? Quoi qu'il en soit, ce sont environ 750 000 bitcoins qui sont pour le moment (?) inaccessibles à leurs légitimes propriétaires. Soit environ 35 millions de dollars au cours officiel du bitcoin.

La fermeture de MtGox n'a pas que des conséquences que pour ses pauvres utilisateurs. Dans la foulée, le cours du bitcoin s'effondrait.

Les derniers jours du bitcoin ?
Un coup rude pour la monnaie virtuelle. D'autant plus qu'il n'est que le dernier d'une longue série. Plusieurs membres de la Fondation Bitcoin, une association américaine dont l'objectif est de promouvoir et de défendre la monnaie virtuelle, ont été arrêtés pour blanchiment d'argent. Pas de quoi donner une bonne image de marque au bitcoin.

Outre des problèmes récurrents de sécurité (le bitcoin est régulièrement victime de tentatives ratées ou réussies de piratage et de manipulation) ainsi que les questions de confiance s'est dernière ajoutée une nouvelle menace : celle des Etats.

La Russie et la Chine viennent ainsi de déclarer la guerre au bitcoin.

Début février, le Procureur général de la Russie a déclaré que "l'introduction sur le territoire de Russie d'autres monnaies est interdite". En gros, le bitcoin est interdit en Russie, aussi bien pour les particuliers que les entreprises. Une ligne dure...

La Chine, en janvier, avait elle aussi limité l'utilisation de la monnaie virtuelle en interdisant aux banques de proposer des services liés à elle -- les particuliers étant toujours libres de l'utiliser. Certains sites, comme Baidu, avaient alors décidé de bannir le bitcoin. Des décisions qui avaient provoqué un krach du bitcoin en yuan.

Est-ce pour autant la fin du bitcoin ? Des pays comme les Etats-Unis ont reconnu son potentiel et son utilité, l'Allemagne l'a même reconnu officiellement. La France et l'Union européenne gardent quant à elles des positions mitigées, soulignant les dangers de cette monnaie. Mais pas d'interdiction en vue pour le moment.

Dans Atlantico, l'étude du profil type des utilisateurs de bitcoins s'avère en fait plutôt rassurant :

"88% des détenteurs de bitcoins les gardent, 8% les convertissent pour les dépenser. Une étude avait récemment montré que 80% des bitcoins ne circulent pas, c'est-à-dire sont thésaurisés. Cela pose des problèmes de liquidité, et donc de volatilité, mais indique aussi la forte confiance des utilisateurs dans l'avenir de cette monnaie".

Le principal avantage de cette monnaie, c'est qu'elle permet d'éviter les frais de change, :

Les Etats et la finance détestent le bitcoin car c'est une épine dans le pied du monopole étatique de la monnaie et des juteuses taxes et commissions que cela rapporte.

Supposez que vous vouliez transférez 1 000 euros à votre fils en Australie. Vous achetez pour 1 000 euros de bitcoins (0 euro de commission bancaire et frais de change).

Vous les lui transférez par Internet (0 euro de timbre + 0 euro de frais de transfert). Il les change en dollars australiens (0 $ de commission bancaire et frais de change). Vous voyez comme le bitcoin est horrible et nuisible.

- Le bitcoin n'est pas, du moins selon moi, un instrument de spéculation..

Tout comme l'or, le bitcoin est aussi un moyen de vous protéger contre la manipulation des monnaies fiduciaires. .

Par contre, comme moyen d'échange en dehors du circuit traditionnel, le bitcoin s'avère un bon outil. Pas de frais de change, pas d'intermédiaire bancaire, le rêve dans un monde dans le lequel les transferts d'argents internationaux sont la norme. Un petit conseil, ne stockez tout de même pas trop longtemps votre argent en bitcoin vu l'importance des fluctuations actuelles sur son cours. Et n'oubliez pas Paypal.

Les plateformes d'échange dont l'historique est moins sujet à caution que des sites tels que MtGox. Parmi elles : Bitstamp, Bitpay, Coinbase ou Bittylicious. Soyez prudent, encore plus que vous devez l'être pour vos dépôts bancaires (qui eux, sont, dans une certaine mesure du moins, protégés par le Fonds de garantie des dépôts. Pour résumer, il faut bien séparer l'idée de la réalité. Aussi intéressante que puisse être l'idée d'une monnaie qui échappe au contrôle et aux manipulations des banques centrales ou qui vous évitent les frais de change et autres commissions, ce n'est pas parce que le bitcoin répond à ces deux critères qu'il est, concrètement et actuellement, le meilleur outil. Mais peut-être gagnera-t-il en crédibilité dans les années qui viennent...

 

Pour conclure, je dirais que les marchés d'aujourd'hui ne sont plus qu'une sorte de rêverie numérique permanente, un paradis artificiel sous perfusion monétaire. Le plus angoissant, c'est que la plupart de ceux qui le commentent ou en vivent ne sont même plus capables de le reconnaître comme tel.



 La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail. Elle pourrait aussi durer longtemps dans un processus continu d’appauvrissement pour la plupart d’entre nous, secoué par des explosions sans issue, voire des conflits de tous contre tous (concurrence entre groupes, racisme…).

 

Mais on peut aussi penser que, pendant une crise grave prolongée, les automatismes sociaux, les habitudes, s’affaiblissent et disparaissent. Beaucoup de personnes pourraient remettre en question ce qu’elles considéraient auparavant comme naturel, inévitable. Et c’est bien pour cela que les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

 

La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.

_________________________

[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris

 

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29/09/2013

La sortie du capitalisme ?

 

Dimanche 29 septembre à 18h
 Discussion “i-Esclaves” en Chine et exploitation “made in Europe”
Débat organisé par Échanges et Mouvement et animé par un camarade vivant à la fois en Europe et en Chine qui apportera des éclairages “de l’intérieur” sur les luttes ouvrières en Chine et sur la pénétration du capital chinois dans l’Union européenne.

 il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire..

 

Dossier d'été: l'austérité

 

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système Source : blog Citizen Khane,citoyenactif

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction

 

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée

 

 

Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free , Le néolibéralisme, stade suprême ? - Cairn.info , LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? : citoyen actif

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à  emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients (banques et clients) en cherchant à retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

- la mauvaise santé du marché du travail américain : au cours des deux derniers mois, 347 000 Américains ont perdu leur emploi. Des chiffres à rapprocher de ceux de la Grande Récession ;

- une reprise économique qui n'en est (encore ?) vraiment une. Au cours des trois derniers trimestres, la croissance a atteint 0,1%, 1,1% et 2,5%, soit 1,2% en moyenne. Or la Fed considérera l'économie comme rétablie après deux trimestres de croissance à plus de 2% ;

- la brusque remontée des taux longs (augmentation du rendement des bons du Trésor) ;

- l'absence d'inflation ;

- l'important niveau de dettes US ;

- l'approche des discussions sur le relèvement du plafond légal de ladite dette et sur le budget... eh oui, l'éternel retour du fiscal cliff...

- ... etc.

La décision de la discorde


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Depuis le lancement des successifs QE par la Fed, les marchés sont en mode RORO, pour risk on/risk off.

Le mode RORO, c'est l'alternance de hausses et de baisses des actifs depuis 2008, entre crise des subprimes et crise de la Zone euro. En mode risk on, les actions (considérées comme des actifs à risque) sont en hausse, et les investisseurs boudent les valeurs refuges que sont les obligations (américaines ou allemandes en tête)..

En mode risk off, c'est le contraire qui se produit : la liquidité quitte les marchés actions et se réfugie auprès des obligations.

Depuis mai dernier, et et l' arrêt définitif du QE en 2014, les marchés avaient vivement réagi, se mettant en configuration TOTO, pour talk of tapering off selon certains ou taper on taper off pour les autres.

Dans ce mode de fonctionnement, la corrélation inverse entre les actifs à risque (actions) et les obligations ne fonctionnent plus aussi bien. . Au passage, les marchés émergents ont fait partie des premières victimes.

Où en sommes-nous maintenant ?
Dans une poursuite du mode TOTO, mais plutôt taper on/taper off que talk of tapering off.( perspective de liquidités illimitées et indéfiniment). Les marchés actions repartiront en hausse, l'or aussi et un retour en grâce des marchés émergents. Le tout couronné par un apaisement des marchés obligataires. Des phases qui vont se succéder de plus en plus vite, augmentant la volatilité et les mouvements de panique.!

Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers, le risque de faillite bancaire, le système financier en crise, l'économie mondiale sens dessus dessous et les déséquilibres mondiaux sont autant de problèmes qui attendent toujours des solutions. Comment en est-on arrivé là ? Quelles leçons en a-t-on tirées ? Qu'a-t-on fait pour améliorer la situation ? ( cf le changement dans la continuité + citoyenactif )

Cela a commencé par le programme d'assouplissement de Greenspan jusqu'à ce que le principal taux directeur de la Fed atteigne 1% en 2004, avec pour conséquences la bulle immobilière aux Etats-Unis et l'invention par les banques d'instruments de financement aventureux.

Puis est arrivé la faillite de Lehman le 15 septembre 2008 et la plus grande récession que le monde a connue depuis les années 1930. Une crise qui tire ses fondements d'un surendettement aussi excessif que grotesque, de tous les secteurs, et dans le monde entier.

Les banques centrales ont tenté de répondre à la crise par une création monétaire sans précédent et les importants programmes de relance jamais mis en place, et cela pour quel résultat ? Une mini-reprise célébrée dans quelques médias comme "merveilleuse".

La dette publique totale des pays du G7 est passée de 18 000 milliards en 2008 à 140 000 milliards de dollars aujourd'hui. Mais ce nouveau record de dettes n'a engendré que 1 000 milliards de dollars supplémentaires au PIB nominal du G7. 5 000 milliards de dettes ont été financés par une expansion des bilans des banques centrales (Fed, BoJ, BCE et BoE).

 

Au cours des cinq dernières années, les sept plus grands pays industrialisés ont eu besoin de 18 dollars de nouvelles dettes (financées à hauteur de 28% par les banques centrales) pour générer 1 dollar de croissance.

Tous les sermons publics appelant à une consolidation de la dette n'ont été que des paroles en l'air, au regard d'un niveau de la dette à 440% du PIB des pays du G7. La dette totale augmente alors que la croissance nominale reste très faible.

Malgré des taux d'intérêts et des rendements bas, la conjoncture reste sensible et vulnérable au moindre des chocs provoqués par les erreurs en matière de politique économique. Une hausse des taux d'intérêt pourrait provoquer de tels chocs. Le surendettement extrême dans de nombreuses parties du monde est un facteur déstabilisant. Au final, les banques centrales ne pourront rien faire d'autre que de renouveler le quantitative easing (QE) pour freiner la hausse actuelle des rendements.

L'assouplissement monétaire (quantitative easing ou QE) a été considéré comme la panacée par les marchés financiers. Les banques centrales achètent des emprunts d'Etat et des obligations hypothécaires avec de l'argent fraîchement imprimé ce qui fait baisser artificiellement les rendements obligataires et, en inondant ainsi les marchés financiers de liquidités, ont aidé les Etats à financer facilement de nouvelles dettes.

Mais actuellement cette fonction du marché a cessé. Les rendements ne compensent même pas le taux d'inflation. Les banques peuvent financer des "créances douteuses", sans risque, à taux d'intérêt zéro.

Intéressons  nous à la santé des banques françaises et européennes. . (problèmes de fonds propres )  .

Ce qui m'a donné envie de me pencher un peu sur les comptes de la LCL et de ses camarades français et européens. Or cela tombe bien, les banques vont à nouveau faire l'actualité.

Vous le savez, les banques sont le talon d'Achille de l'Europe. Leur dangerosité n'est plus à prouver -- Goldman Sachs  a indiqué des banques européennes à plus fort effet de levier (donc les plus dangereuses). Sachez que parmi les cinq premières, trois sont françaises (Crédit Agricole, Natixis, Société Générale).

Elles ont été prises dans l'engrenage de leurs relations un peu trop proches avec les Etats. Je m'explique : les banques sont les principaux acheteurs de dette obligataire non seulement de leur propre pays mais aussi des Etats de la Zone euro.

Quand la crise de l'euro s'est déclenchée, ces obligations se sont avérées être de véritables bombes à retardement au coeur des actifs des banques. A cela se sont ajoutés les crédits immobiliers issus de bulles immobilières (je pense tout particulièrement à l'Espagne ou l'Irlande) et les défaillances d'entreprises ou de particuliers. Défaillances qui se sont multipliées avec l'explosion du chômage, l'effondrement de la consommation et la récession.

Les banques européennes ont déjà fait l'objet de plusieurs vagues d'aides. De leur Etat, de la Troïka ou encore de la BCE via le LTRO (Long Term Refinancing Operations).

Malgré ces aides, malgré les bons résultats des banques au premier semestre 2013. Les grandes banques européennes sortent du long tunnel de la crise, titrait en août dernier Les Echos, publiant le tableau suivant :

 

Des résultats essentiellement dus à des activités de trading et qui n'ont toujours pas rendu les banques solvables. D'après le comité de Bâle, le besoin de fonds propres des banques de la planète se monte à 115 milliards d'euros. 115 milliards qui doivent leur permettre de satisfaire aux nouvelles règles dites de Bâle III fixant le ratio de solvabilité minimum à 7%. Ce qui signifie que les banques doivent posséder en fonds propres 7% de leurs actifs... pondérés des risques (ces trois derniers mots sont importants). Voilà pour la théorie, car dans la pratique -- -- vous savez que ce n'est pas si simple.

Pour faire vite et vous donner une idée de l'ampleur du risque que représentent les banques, disons que les actifs d'une banque sont pondérés selon un calcul de risque. Ainsi la dette souveraine d'un Etat est considéré comme pas du tout ou très peu risquée et "consomme" donc presque aucun fonds propres. Bon... tout est dit, non ? La crise de l'euro nous a prouvé qu'un Etat pouvait faire quasi-faillite. Cela a été le cas de la Grèce, qui n'a pas officiellement fait faillite mais qui a restructuré (beaucoup de jargon en ce domaine) une très grande partie de sa dette.


Ceci précisé, revenons aux banques européennes. Sur le total de 117 milliards de dollars de fonds propres que les banques vont devoir trouver très rapidement pour satisfaire à Bâle III, 61% concerne les banques européennes. A elles seules, elles doivent trouver 70 milliards d'euros d'ici 2019 (date limite fixée par Bâle III).

Les banques européennes sont donc confrontées à deux problèmes majeurs :
- trouver des liquidités pour satisfaire aux règles de Bâle III ;
- et purger leurs bilans des actifs douteux. Elles ont déjà évacué 2 900 milliards d'euros. Mais il leur en reste 3 200 milliards d'euros au bas mot.

Comment vont-elles faire ? Augmenter leurs activités de trading, très certainement. Mais aussi attendre l'aide qui vient d'en haut... celle de la BCE.

Des milliards, et vite !
L'institution de Francfort envisage en effet un nouvel LTRO, le troisième du genre. Qu'est-ce qu'un LTRO ? "Ces opérations (d'une durée de trois ans) consistent pour la BCE à créer de l'argent en acceptant en gage des créances pourries. Sont éligibles par exemple la dette souveraine portugaise, des prêts automobiles espagnols... Ces créances plus que douteuses sont apportées par la banque commerciale à qui la BCE va prêter de l'argent".

Fin 2011 et début 2012, la BCE a ainsi lancé deux LTRO, pour un montant total de 1 000 milliards d'euros. Petite citation des Echos : "Rappelant que les banques de la Zone euro ont remboursé une grande partie des deux premiers LTRO accordés fin 2011 et début 2012, Mario Draghi a jugé que cela constituait 'd'un côté un bon signe car cela montre que les banques ne sont pas dépendantes du financement de la BCE'". (Le gras est de moi)

Je me permets une petite parenthèse ironique  Que pensez-vous que représente "une grande partie des deux premiers LTRO" ? 50% ? 60% ? 80% ?
Non... 32,3%, soit 323 milliards d'euros (chiffres datant d'août dernier).

Les banques ont donc remboursé 323 milliards d'euros sur les 1 000 prêtés, et Mario Draghi envisage un nouveau prêt. Pourquoi ? Officiellement parce que "les excès de liquidités" s'assèchent sur les marchés. Ce qui veut dire qu'il y a de moins en moins d'argent (les banques remboursent les liquidités prêtées par la BCE) mais aussi que celui-ci circule moins. Ce qui nous ramène à ce bon indicateur de la santé des banques que sont les prêts interbancaires, et le taux auquel elles se prêtent entre elles.. Ces prêts sont à la base du fonctionnement des banques. Quand elles se montrent réticentes à se prêter de l'argent entre elles, ce n'est pas très bon signe. Or dernièrement ce taux est de nouveau en hausse.

résume ainsi la situation : "Les banques ont trop prêté. Faute de croissance, les créances deviennent de plus en plus douteuses. Pour masquer des pertes, on maquille une crise de solvabilité (la banque devrait s'asseoir sur ses mauvaises créances, quitte à faire faillite) en crise de liquidité (la banque a simplement une fin de mois difficile à passer)".

Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Nouveau prêt aux banques par la BCE
Nouveau prêt à la Grèce
Nouveaux risques au Portugal
Remontée des taux obligataires dans toute l'Europe (ce qui risque à terme de peser sur votre assurance-vie et l’endettement des pays)

 

Conclusion : la tendance  en dépit de tous ces énormes programmes de stimulation, il n'y a toujours pas le moindre signe d'une reprise autonome. La crise économique et financière est loin d'être terminée. Le surendettement général peut déclencher, d'un jour à l'autre, de nouvelles turbulences. Le problème des banques européennes est très loin d'être réglé.

le changement dans la continuité" : citoyen actif

chômage : citoyen actif

Le changement ? C'est nous qui le ferons ! : citoyen actif

le changement dans la continuité - Forum Anarchiste

04/08/2013

'Hommes Politiques" : une espèce a part ?

 

 

 

 

Le pouvoir corromp !!!

 

Coluche-la politique - YouTube sketch de coluche avec images en montage,un sketch mémorables et toujours d'actualité.

 

Les gens disent tout le temps : "Moi j'ai voté pour celui-là, et puis maintenant au lieu de foutre du pognon dans les écoles, il met du pognon dans les prisons !"
Hé ! dis donc, il y a un truc dont on est sûr quand on est ministre, c'est qu'on ne retournera pas à l'école, tandis qu'en prison...

Les politiciens mettent de l'argent dans les prisons et pas dans les écoles, parce que l'école ils sont sûr de pas y retourner...
♦ La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêt à tout

 

 Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi : Mis sur Facebook, mon blog

 

« Dieu a dit : “Je partage en deux, les richesauront de la nourriture, les pauvres de l’appétit.”  » de Coluche

« Hommepolitique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords.  » de Coluche Extrait du sketch Le Chômeur

 

"La Cour de cassation italienne a confirmé la condamnation à la prison de Berlusconi pour fraude fiscale dans l’affaire des transactions fictives de droits télévisés de son groupe Mediaset"

Les parlementaires du Peuple de la liberté (PDL), le parti de Berlusconi ont remis leurs démissions en signe de protestation contre cette condamnation -  la première en date alors qu'une une trentaine de procès lui ont été intentés depuis janvier 1996.

Cette décision fragilise la cohésion du  gouvernement de « grande coalition » gauche-droite constitué en avril entre le PDL et le Parti démocrate (PD) du président du Conseil, Enrico Letta. Au lendemain de sa condamnation, Berlusconi a réclamé de nouvelles élections :

Le 19 novembre 2005, Le pape Ratzinger et Berlusconi, à la fin d’un « échange d’opinions sur les rapports entre l’Église et l’État en Italie » réaffirmèrent « la volonté de collaboration des deux parties dans le cadre des Pactes du Latran ». ' (Association Carlo Giuliani) La collaboration ayant ici le parfum de l'argent qui n'a pas d'odeur

Le dossier Berlusconi (1/4) 

 ITALIE • Berlusconi : une condamnation historique
Au lendemain du verdict, les journaux italiens jubilent, s'indignent, ou encore constatent : pour la première fois, le Cavaliere n'est pas passé entre les mailles du filet.
Courrier international| Carole Lyon2 août 2013

 

 

 

VIDÉO - Alors que sa condamnation a été transmise vendredi au Sénat et la peine est entrée en vigueur, Silvio Berlusconi a demandé aux députés de sa formation de droite d'exiger une réforme de la justice ou de provoquer des élections législatives anticipées. Les parlementaires de son parti ont remis leur démission vendredi, en guise de soutien.

  Enrico Letta pratique la méthode Coué. Au lendemain de la décision de la Cour de cassation confirmant la peine de prison infligée à Silvio Berlusconi, le président du Conseil feint de croire qu'elle ne met pas en danger son gouvernement de coalition. «Ne pas aller de l'avant serait un délit», proclame-t-il, en appelant une fois de plus à dissocier l'action de l'exécutif du destin judiciaire du Cavaliere.

Cinq ministres du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi cohabitent dans la coalition formée le 28 avril dernier aux côtés de neuf ministres démocrates et de deux ministres centristes. Une étincelle suffirait pour provoquer une déflagration qui compromettrait ses fragiles équilibres et mettrait à mal la stabilité politique de l'Italie. «La situation politique et financière du gouvernement reste précaire», relève le politologue Antonio Polito. L'historien Giovanni Orsina affirme que tous les ingrédients d'une «tempête parfaite» sont réunis.

Procédure d'exclusion du Sénat

. L'arrêt a été transmis vendredi matin au Sénat, dont Silvio Berlusconi fait partie depuis février. La peine de prison est immédiatement entrée en vigueur. Trois années sont amnistiées, le Cavaliere étant âgé de plus de 70 ans (il fêtera son 77e anniversaire le 29 septembre) et n'ayant jamais encore été condamné à une peine définitive.

Il lui reste un an à purger en résidence surveillée ou dans des travaux sociaux d'utilité publique. t.

Le PDL fait bloc autour de son leader. «Aucune sentence ne pourra lui retirer le leadership, l'estime et la confiance que des millions d'Italiens lui reconnaissent», affirme Renato Schifani. Le président des sénateurs du PDL avait réaffirmé que son parti «continuerait à se sentir lié par son engagement de soutenir le gouvernement Letta», indépendamment du destin judiciaire de son leader... Ce qui ne l'a pas empêché de recevoir les lettres de démissions des parlemetnaires de sa formation, qu'il comptait bien apporter au président vendredi soir en demandant «un retour à la justice».

Le Cavaliere dénonce «l'outrage»

Pierluigi Bersani. Guglielmo Epifani, Silvio Berlusconi, pour sa part, a réagi avec une extrême vivacité à «l'outrage» que lui a fait la Cour suprême. I


Le Cavaliere ne pourra plus se présenter aux élections

Silvio Berlusconi ne pourra plus jamais se présenter à des élections législatives. C'est la conséquence la condamnation confirmée jeudi soir par la Cour de cassation. En vertu d'un décret anticorruption adopté en décembre 1992, quiconque a été condamné à une peine définitive de prison ne peut se faire élire au Sénat ou à la Chambre des députés avant six ans. Le Cavaliere ayant bientôt 77 ans, il ne pourra revenir au Parlement avant… 83 ans.

En outre, il devra restituer ses deux passeports dès que sa déchéance parlementaire aura été prononcée: celui délivré par le ministère de l'Intérieur et celui, diplomatique, qui lui a été remis par le ministère des Affaires étrangères quand il dirigeait le gouvernement.

Le tribunal pénal de Milan a un mois pour fixer la nouvelle période d'inéligibilité qui lui sera infligée - entre un et trois ans, en vertu de l'arrêt de cassation.

Partager cet article :L'anomalie italienne qui devient laboratoire "

Il est un fait que nul ne conteste. Berlusconi doit sa longévité à la faiblesse de la gauche.

 Aujourd’hui affaibli dans l’opinion, contredit dans ses propres rangs, l’opposition ne représente pas une menace directe pour lui. La preuve, la mobilisation du Parti Démocrate dans les rues de Rome n’a suscité aucun commentaire de sa part. Berlusconi a passé son week end à taper sur Casini et Fini, les traitres qui veulent pactiser avec le diable.

En général, la crise d’un exécutif profite toujours à l’opposition qui représente de facto une alternative. En Italie, la baisse de la popularité de Berlusconi est nette dans tous les sondages d’opinion. Mais sur le graphique, la courbe qui mesure l’audience de la gauche suit le même tracé. Ce n’est donc pas la crise de la majorité, mais le malaise d’un système politique, d’une démocratie balbutiée.

Le dossier Berlusconi (1/4) - YouTube

Silvio Berlusconi - Forza italia documentaire - Vidéo Dailymotion

Documentaire sur Berlusconi : L'"Anomalie italienne" - Forum

  

 

ESPAGNE • "Mariano Rajoy piégé par Mariano Rajoy"
Le Premier ministre espagnol s'est exprimé pour la première fois le 1er aout devant les députés. Un événement attendu par les Espagnols et la presse, qui voulaient savoir ce qu'il avait à dire sur les accusations de financement illégal qui pèsent sur lui.
Courrier international
| Camilo Moreno2 août 2013|Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, après avoir donné sa version des faits sur le cas Bárcenas à Madrid, le 1er août.  
 
Cela faisait plusieurs semaines que l'Espagne voulait entendre son Premier ministre s'expliquer. Le pays s'interrogeait notamment sur sa relation avec Luis Bárcenas, l'ancien trésorier du Parti populaire (PP) et ami présumé du chef du gouvernement. Rajoy est accusé d'avoir reçu des sommes d'argent en liquide par Bárcenas. Sans surprise, le Premier ministre a nié avoir reçu de l'argent de manière illicite et affirmé qu'il ne démissionnerait pas de sa fonction.

 


Ceux qui mènent campagne pour l'inscription sur les listes électorales, de l'UMP au NPA, eux, invitent les gens à voter EN SOI, donc prennent le risque de faire passer des gens du statut d'abstentionniste à celui d'électeur lepéniste...

Quand aux faux revolutionnaires d extreme gauche je citerai la revue Ni Patrie Ni Frontière : « J'avais cru comprendre que les révolutionnaires souhaitaient faire vivre et prospérer d'autres structures que le Parlement : conseils de quartiers... et d'usine, commissions de travailleurs, associations de locataires, de paysans producteurs, et j'en passe. Pourquoi passer cet aspect essentiel sous la table ? Parce qu'il est utopique dans la situation actuelle ? Franchement pas plus utopique que de réclamer « l'interdiction des licenciements », « la levée du secret bancaire », l'« ouverture des livres de comptes » et autres mesures totalement impossibles à imposer sans une situation pré-révolutionnaire. »Afficher la suite
 

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Berlusconi - Affaire Mondadori. http://www.youtube.com/watch?v=eMlH30Cb65A il caso mondadori tratto da un documentario francese

Silvio Berlusconi - Le avventure di Pinocchio  

berlusconi e la mafia 1° parte   : partie 2, partie 3, partie 4

Paolo Borsellino - L'intervista nascosta video completo  

 
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