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08/06/2012

bank run

 

finance,economie,société,capitalisme,néolibéralisme,la globalisation financièreLe système a travers en autre les banques, est vulnérables

Andre Gorz, André Gorz – La sortie du capitalisme a déjà commencé ,

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

Le système ce contract sous ses propres contradictions, et comme disait Karl Marx " le système capitaliste ( néolibérale) est bourré de contradiction. Baisse tendancielle du taux... : Cf  a voir K. Marx - Le Capital Livre I : Sommaire, Le Capital - Wikipédia :Le Capital. Critique de l'économie politique, l, (… ) dans l'ouvrage Les Théories de la plus-value 

 

 Il est impossible de Moraliser le capitalisme,..., car il n’y a pas de bonne ou de mauvaise finance, sinon cela se serait et il suffirait d’être un bon réformiste :

 


 
On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des hedge funds –, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire  Le chomage a une histoire - YouTube  .

 

finance,economie,société,capitalisme,néolibéralisme,la globalisation financièreOubliez les stress tests par Alexandre Benazzouz

De l'incertitude au bank run
Bankia est sur le point de représenter le sauvetage financier le plus cher de l'histoire espagnole. La quatrième banque du pays doit recevoir 23,5 milliards d'euros de fonds publics.

La semaine dernière, la Banque centrale portugaise avertissait que "trois des quatre plus importantes banques du pays devraient recourir à une aide publique". Lisbonne prévoit donc d'injecter 6,6 milliards d'euros dans trois banques, les banques privées BCP et BPI et la banque publique CGD.

Elles ne sont pas les seules dans la tourmente. Ces dernières semaines, l'agence de notation Moody's a dégradé une vingtaine de banques espagnoles et italiennes. Fitch, quant à elle, a abaissé au premier trimestre 2012 la note de 57 banques ; 30 d'entre elles sont en Europe de l'Ouest.

Selon le directeur de la Banque de France, Christian Noyer, aucun groupe bancaire ne serait mis en difficulté par un scénario extrême en Grèce. Le problème est qu'un scénario extrême pourrait également faire chavirer le Portugal, l'Espagne et peut-être même l'Italie. Et ce ne serait pas la même histoire...

Le scénario de sortie de la Grèce se précisant, les épargnants et les investisseurs retirent leurs dépôts des banques grecques. Pour la seule journée du 14 mai 2012, ce seraient 700 millions d'euros qui auraient été retirés des banques. Cette crise de confiance serait en train de se propager au Portugal et en Espagne.

Qu'adviendra-t-il si ce phénomène arrive jusqu'en France ? Quelle est la solidité mais surtout la solvabilité des banques françaises ?

Après les accords de Bâle III, les banques européennes doivent porter leur ratio de solvabilité à 7% et à 9% en 2013. Ce ratio représente les capitaux propres sur les actifs pondérés des risques.

Il mesure le pourcentage de capitaux mis en réserve pour couvrir les pertes liées aux activités d'une banque. L'augmentation de ce ratio devra contribuer à limiter l'incitation à la prise de risque.

Voici le ratio de solvabilité calculés selon Bâle III des quatre plus grosses banques françaises :

 

Fonds propres/actifs pondérés
des risques

BNP Paribas

9,6%

BPCE

9,1%

Société Générale

9%

Crédit Agricole

8,6%

Pourquoi le niveau requis pour 2013 est-il déjà atteint ? Et si facilement ? Parce que ce ratio ne signifie rien. Tout simplement parce que la méthode de calcul pour évaluer un risque n'est pas fiable. Donc la notion "d'actifs pondérés des risques" ne signifie rien.

Pour illustrer ces propos, rien de mieux que de se référer aux stress tests des banques organisé fin 2011. L'Autorité bancaire européenne (European banking authority, EBA) avait évalué le montant nécessaire pour recapitaliser Bankia face à la crise de la dette à 1,33 milliard d'euros, Bankia a été recapitalisé de 23,5 milliards d'euros !

De plus, le besoin en capitaux de tout le secteur bancaire espagnol avait quant à lui été évalué à 26 milliards d'euros. Le gouvernement ibérique admet désormais qu'il s'agirait de 80 milliards d'euros. Tout cela confirme bien que la notion "d'actifs pondérés des risques" est loin d'être fiable. Ne tenez donc pas compte de ce ratio officiel.

Nous vous proposons un ratio bien plus simple pour évaluer la solidité d'une banque : les capitaux propres sur le montant total des engagements.

Voici ce ratio appliqué aux quatre plus grandes banques françaises :

 

Fonds propres/total des engagements

BNP Paribas

3,98%

BPCE

4,11%

Société Générale

4,15%

Crédit Agricole

2,92%

Si l'on prend le Crédit Agricole en exemple, on en conclut que les fonds propres de la banque ne couvrent que 2,92% des engagements de la banque. Si vous êtes un client du Crédit Agricole, il serait donc préférable pour vous d'être dans les premiers à retirer votre argent si celle-ci se retrouve en difficulté. Sinon, vous risquez de vous retrouver avec vos comptes bloqués et votre coffre inaccessible.

Lorsque la situation va se dégrader, comme nous, les gens vont commencer à regarder les véritables ratios. Les marges de sécurité données par les stress tests ne sont que des artifices comptables qui découlent de mesures de risque infondées. En refusant de l'admettre, les autorités créent toutes les conditions de la panique bancaire.

 ,  Succession de mauvaises..., Modèle Japonais généralisé, Sauve qui peut !La Grèce et néolibéralisme, Laboratoire et cobayes, La dette ou la vie !, Le cercle vicieux , Sur le toboggan de la crise... , Frédéric Lordon : le commencement de la fin, Le retour de l'Histoire , L’histoire des choses : L’huile d'olive et mondialisme - l'indigné

La globalisation financière résultant de sa phase d'expansion à augmenter Notre dépendance absolue...envers le système bancaire. . La Finance imaginaire : Les vrais maitres du monde ??? La logique du dérèglement pervers, néolibéralisme : dates et noms , Equation néolibérale : , Garde fous du néolibéralisme : Les médias et la politique ... , Lois et lobby financiers , Le ridicule achève , Les plus belles planques de...de la république, "L'Italie gouvernée par Goldman and sachs"

02/06/2012

Succession de mauvaises nouvelles ?

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des Hedges funds –, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à

Éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire. Chaque jour ou presque voit l'eau monter d'un ou deux centimètres supplémentaires... sans que l'ordre d'évacuation soit donné. La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique..

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Il sera question de l'asyémtrie d'information ( , c'est-à-dire Désinformer signifie communiquer sciemment de l'information fausse destinée à tromper Synonyme : manipuler) des indices  boursier

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L’asymétrie d’information permet d’analyser des comportements et des situations courantes de l’économie de marché. Le plus clair du temps, on constate que sur un marché, un des deux acteurs dispose d’une meilleure information, il en sait plus que l’autre sur les conditions de l’échange (qualité du produit, travail fourni…). Cela contredit donc l’hypothèse de transparence de l’information du modèle standard de concurrence pure et parfaite. Des individus rationnels qui maximisent leur utilité, sont donc prêts à avoir des comportements opportunistes qui risquent de compromettre le fonctionnement efficace du marché cf L'asymétrie d'information - CREG

 

 

Les indices, thermomètre du système économique mondialisé : Mesurent les performances divers compartiments du marché ( thermomètre). Il consistuent en cela des éléments économiques " précieux" pour suivre et permettent aux investisseurs ( spéculateurs), mais aussi de suivre les économies des états. Ils servent aussi de support a des produits dérivés.

 

Un exemple : Les indices boursiers (DAX, S&P, Nasdaq, CAC 40, …) sont aussi les thermomètres de la doctrine néolibérale, en plus d’être des centres de lobbies. Pour comprendre, des videos : Les indices boursiers - Chap. 7- Notions de base du marché boursier , Comprendre les indices boursiers - YouTube : Extrait de 3 minutes du module sur les indices boursiers. Découvrez la suite et bien d'autres formations sur.ecolebourse.com et videos pour comprendre les indices boursiers : Le CAC 40, c'est quoi ? - Terrafemina On entendu parler des hauts et des bas du CAC 40, mais qu'est-ce que c'est? Réponse avec Romain Gueugneau du Journal des Finances.

 

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 Très intéressant pour montrer la déroute de la financiarisation de l’économie dont les indices boursiers sont le sommet de l’iceberg :

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 « Après les 6,15% perdus en avril, la Bourse de Paris double la mise au mois de mai (-6,1%) et il s’en est fallu de peu pour que le CAC 40 affiche -7%..C’est alors que s’est amorcée une remontée en flèche d’une vingtaine de points en moins de 10 minutes, un véritable cavalier seul à la hausse, alors que toutes les autres places continuaient de broyer du noir. Le CAC 40 est alors passé au-dessus des 3 000 points. Ce mouvement fut jugé pour le moins singulier compte tenu de la Le CAC 40 a bondi de 0,5% durant le fixing. (Variation de  -0,45% à +0,05% en clôture tandis que pas moins de 1,7 milliard d’euros changeaient de mains en quelques secondes) ».

 

▪ Qui tire les ficelles de manière aussi grossière ?
Le chiffre d’affaires du jour a tout simplement doublé entre 17h20 et 17h35, passant de deux à quatre milliard d’euros en tout juste un quart d’heure.

Il s’agissait d’une rumeur de plan de sauvetage des banques espagnoles ou d’une vague de rachat technique de ventes à découvert de fin de mois, les cours peuvent décaler de façon aussi inattendue qu’inexplicable au gré des tours de passe-passe de quelques très grosses mains qui ne se préoccupent même pas d’enfiler des gants de velours.« La hausse du premier trimestre a été une bulle gonflée à coups de LTRO et d’un flux continu de pieux mensonges sur le retour de la croissance aux Etats-Unis, la résolution de la crise grecque et la santé des banques espagnoles ».

 

finance,economie,société,dettes,dettes souveraines,crises,capitalisme,néolibéralisme,états,les indices boursiers,l’asymétrie d’information▪ Les rumeurs sur le sort des banques espagnoles n’en finissent plus
C’est précisément ce dernier point qui occasionne la multiplication de rumeurs émanant de sources anonymes évoquant tantôt un recours au MES, tantôt un mystérieux plan du FMI pour renflouer Bankia et autres groupe bancaire en déconfiture. L’inventaire : les 50 milliards d’euros que le gouvernement évoque pour sauver son système financier ne sont certainement qu’un hors d’œuvre. Le montant des créances douteuses est désormais estimé à 350 milliards d’euros — ! Environ 50% des prêts consentis entre janvier 2007 et l’été 2008 sont en défaut avéré.

 

▪ Espagne : créances douteuses et ruines saisies
Les emprunteurs défaillants ne pourrons jamais rembourser les biens saisis (dans le cadre de la garantie hypothécaire) ne sont souvent que des carcasses d’habitations non achevées qui pourrissent aux quatre vents. « Des biens invendables, voués à la démolition, mais qui sont toujours comptabilisés à leur valeur vénale par les établissements de crédit ».

 

C’est bien là le problème : ce ne sont pas seulement les créances qui sont douteuses mais également la valeur réelle du patrimoine immobilier. Certaines estimations font état d’un stock de trois millions de logements vides figurant à l’actif des banques.

 

Banques grecques : Pourtant, les banques helléniques sont bien plus affectées par les emprunts d’Etat (autrefois réputés sans risques) qu’elles détiennent que par les retombées d’une spéculation immobilière effrénée. Les plus coupables ne sont pas forcément ceux que l’on croit !

Je ne  crois pas plus à la dernière rumeur de sauvetage qu’aux précédentes, ou plutôt j’en connais déjà les conséquences. Mais quelques gros malins ont certainement dû transformer ces solutions virtuelles en plus-values bien réelles !

 

▪ Les indices américains font de l’équilibrisme, attention aux coups de vent
Tenez… les indices américains qui chutaient de 0,8% en moyenne après 23 heures de cotations étaient pratiquement revenus à l’équilibre une heure plus tard… sur du vent ! Mais la rumeur a commencé à circuler alors que le S&P menaçait directement le support tandis que le VIX refranchissait le cap critique des 25 (trahissant une poussée de stress très alarmante).

 

En Europe aussi, les indices avaient tenté de rebondir en début de matinée, mais ils avaient peu à peu reperdu leur avance avant de basculer dans le rouge à 14h15 (publication de l’enquête ADP). Ce fut le début de la série noire ! Enchaînement  les mauvais chiffres…! une croissance indienne qui ressort à 5,3% au lieu des 6,1% « espérés par les économistes »  ; rappelons que le peuple indien s’’est réveillé et a mis en place une grèves générales historique, ayant démarré pour cause de flambée des carburants, mais s’élargissant a d’autre domaine.

Aux Etats-Unis, ce sont quatre mauvais chiffres qui se sont enchaînés à 90 minutes d’intervalle, à commencer par l’enquête ADP qui s’avère médiocre. 133 000 nouveaux emplois ont été créés dans le secteur privé au lieu des 148 000 à 150 000 postes supplémentaires attendus. Autre « mauvaise surprise », les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage bondissent de 13 000 à 383 000 alors qu’elle étaient attendues stables à 370 000 (plus mauvais score depuis un mois).

 

La deuxième estimation de la croissance américaine au premier trimestre est ressortie à 1,9% contre 2,2% en première lecture. Le coup de grâce fut asséné peu avant 16h par la chute du PMI de Chicago. L’indice des directeurs d’achat plonge de 3,5 points à 52,7 contre une stabilité attendue au mois de mai. Tout cela n’affectait paradoxalement pas le dollar qui en a profité pour établir un nouveau record annuel à 1,2350/euro.

 

▪ Un démenti qui arrive trop tôt = beau plongeon sur les marchés
La rumeur du Wall Street Journal ne l’a même pas fait rétrograder sous les 1,24/euro. La raison de cette absence de correction — ne serait-ce que technique —c’était du bidon, du vent… et probablement un hoax sorti au bon moment, dans le bon média. Comprenez celui qui a l’onction des marchés américains et qui ne se montre pas très regardant sur la fiabilité de certaines infos sensibles.

 

Le démenti formel de la présidente du FMI puis du ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, est tombé 20 minutes trop tôt, ce qui a provoqué une spectaculaire rechute de plus de 100 points du Dow Jones à un quart d’heure de la clôture.

 

S’agit ils  d’une seconde tentative de manipulation éhontée des marchés en l’espace de 24 heures ?. Il y avait juste 150 points à gagner à la hausse sur le Dow Jones puis 100 points à la baisse sur un splendide spécimen de piège à gogos. Voilà une belle occasion de se refaire un peu de cash après un mois boursier perdant de 6,2%. » 

 

S’il a fallu recourir à deux reprises à l’expédient de la désinformation pour faire grimper artificiellement les cours, il est facile d’imaginer  quelle est la pente naturelle des indices, thermomètre des économies néolibérales !

Modèle Japonais généralisé , Sauve qui peut ! , Est-ce la crise de la finance, de la dette ou du capitalisme ?- Citoyenactif, mur Facebook), cycle économique ! – Citizen Khane, Sauve qui peut ! - l'indigné, Sauve qui peut II ! - Indigné révolté,  Succession de mauvaises nouvelles ? ( forum planète vivante) , Succession de mauvaises nouvelles ? ( forum planète attitude), Succession de mauvaises nouvelles ? ( forum Colibris)  , Les vivants et les morts - Anarkia, cycle économique ! - Alterfinance, Quel Croissance?

Ces thèmes ont été déjà abordé dans Finance, Economie, société, gaz de schisme, géopolitiques, documentaires Economie, politique, société, La simplicité volontaire (ou sobriété heureuse

19/05/2012

Le pacte budgétaire

 

Bonjour à toutes et à tous!

 

 

 

Hollande, vrai changement?
Tu peux voter, pétitionner, débattre à la télé, ou gamberger sans te bouger, mais...C’est dans la rue qu'çà s'passe – compagnie jolie môme

«
Si les états, c est la même chose,
après c est la politique ils mènent qui diffère
ne pas confondre état et gouvernement
^^ »

le pacte budgétaire,plan de "sauvetage",l’oligarchie des incapables,baisse tendancielle du taux de profit,karl marx,keynesJ'ai vu qu'Hollande avait gagné les élections. Les mesures d'austérité seront donc prises par la gauche

 François Hollande dans la cour des grands : Consultez en ligne, Téléchargez en PDF(Réservé aux abonnés),

Téléchargez en PDF(Réservé aux abonnés) :

 

le pacte budgétaire,plan de "sauvetage",l’oligarchie des incapables,baisse tendancielle du taux de profit,karl marx,keynes

• Chaos politique en Grèce, crise de l’euro, intervention en Afghanistan… des dossiers brûlants attendent le nouveau président.
• Encore mal connu hors de France, il aura l’occasion de se frotter aux grands de ce monde lors des prochains sommets du G8, de l’Otan et du G20, prévus pour avant l’été.
• Il devra y faire oublier Nicolas Sarkozy, apprécié à l’étranger pour son esprit d’initiative.

 

-          La divergence franco-allemande

-          Les 3 scénarios possibles

 « Avec l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante en France, les divergences franco-allemandes qui pouvaient être latentes ici ou là vont ressortir au grand jour. Ainsi, nous risquons fort de faire face à une aggravation de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, le nouvel épisode grec de vide politique post-électoral ne faisant que dégrader un climat psychologique déjà détestable... »

Dans une série de lectures synthétisées, je vais donc vous proposer d'analyser ces divergences « profondes » autour de trois sujets afin d'estimer leurs conséquences prévisibles sur l'évolution d'un certain nombre d’impact économiques et sociaux. Aujourd'hui : la divergence quant au pacte budgétaire.

Deux positions opposées

La chancelière allemande fait de la rigueur budgétaire en Europe un axe incontournable de sa politique économique rappelant que la croissance économique doit être assise sur une croissance appuyée par des réformes structurelles plutôt que sur des dettes.

Le président élu français, François Hollande, sera certes accueilli "à bras ouverts" lors de sa première visite en Allemagne, qui a eu lieu hier soir, avait dit Mme Merkel lors d'une conférence de presse. Elle a ajouté : "Nous travaillerons bien et de façon intensive ensemble". Pour l'Allemagne, cela revient à se montrer inflexible sur le pacte budgétaire européen que le nouveau président français veut amender en lui intégrant un volet croissance (« entendez par là croissance keynésienne par la demande contrairement une croissance par l'offre et les réformes structurelles  » qui ont échoués).

Et Angela Merkel d'ajouter : "Il n'est pas possible de tout renégocier après chaque élection car dans ces conditions l'Europe ne fonctionne plus".

« On sait que les marchés ont besoin de croissance économique pour que les actifs dits risqués performent ; mais qu'ils ont aussi besoin d'une gestion rigoureuse des deniers publics pour que les actifs assis sur la solvabilité des émetteurs soient assurés. » Il leur faut donc :

  • privilégier les « bonnes dépenses publiques » – à savoir celles qui sont rentables et favorisent la croissance ;
  • favoriser les bons impôts (d'un point de vue macroéconomique s'entend) – à savoir ceux qui favorisent l'investissement en capital-risque et ceux qui n'alourdissent pas le coût du travail en détaxant par exemple les facteurs de production susceptibles d'être délocalisés.

Examinons donc les conséquences de ces différences "culturelles" franco-allemandes sur les marchés financiers. Trois scénarios lus.

Dans le premier scénario qui portait sur le maintien de politiques budgétaires rigoureuses, mais « adoucies » par différents leviers, notamment monétaires au secours de la croissance. Ce scénario est estimé par des économistes avoir le plus de chance de se réaliser (60%

Dans le deuxième scénario, qui n'est donc pas celui que je privilégie, mais qui consiste en un changement de cap économique de l'Allemagne: un changement de cap économique de l'Allemagne ( 20%).

Et enfin dans le troisième scénario, je vous parlerai du troisième et dernier scénario possible : les attaques spéculatives sur les dettes souveraines, entraînant la sortie de l'Allemagne... ( 2O%)

SCENARIO 1 : le maintien de la rigueur budgétaire   et des politiques monétaires et de change « au secours de la croissance »

Hollande est déjà entrain de revoir ces promesses ( et programme) : Déjà, il n'est plus question de création de postes ex-nihilo mais de redéploiements à effectifs constants dans la fonction publique, au nom de l’excuse que la situation de son prédécesseur est trop lourde. Vendredi, Hollande en en relativisé le coût (500 millions d'euros par an sur cinq ans soit 2,5 milliards d'euros au total) en le rapportant aux «75 milliards d'euros d'exonération fiscale accordés aux plus riches». «Je veux préparer l'avenir», a-t-il redit

 On peut imaginer un deal franco-allemand intégrant la BCE qui maintiendrait des politiques budgétaires rigoureuses. Avec cependant de légères inflexions sur le degré de rigueur imposée en adaptant celle-ci à l'état des finances publiques nationales et à la soutenabilité de cette rigueur par les économies concernées.

Les adaptations de la politique de rigueur

Cela donnerait donc :

  • mise en place d'une politique budgétaire modérément restrictive pour « les pays vertueux » (répondant au dogme néolibérale)  que sont l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande ;
  • mise en place d'une politique budgétaire très restrictive pour des pays tels que la France, l'Espagne et l'Italie "condamnés" à rester dans la zone euro ;
  • enfin, traitement particulier pour la Grèce (….)  ;
  • sur le change, ce QE à l'européenne affaiblira l'euro fortement avec chute de l'euro/dollar dans une zone 1,10/1,15?

Les trois leviers pour compenser cette rigueur – et leurs conséquences

Afin de compenser une politique budgétaire globalement très restrictive à l'échelle globale de la zone, on peut imaginer que deux leviers seront largement utilisés :

1) une "dévaluation" implicite de l'euro contre les autres grandes devises ((….)  : « L'appréciation du yen, favorisée par le maintien d'une forte aversion au risque sur les marchés financiers, et l'appréciation du dollar, favorisée par l'absence probable de futurs assouplissements quantitatifs et par la diminution des déficits de la balance de paiements courants, viendront appuyer ces scénarios de dévaluation de l'euro ».

2) Toujours dans le souci de compenser le caractère extrêmement restrictif des politiques budgétaires, la BCE garantira plus ou moins explicitement le maintien d'une politique monétaire accommodante (…) .

3)En enfin, avec ce scénario, une remontée des taux obligataires des emprunts d'Etat de la zone euro et ce,malgré une politique budgétaire rigoureuse et le maintien de taux courts très bas (je finalise d'ailleurs une série d'articles sur le krach obligataire qui nous attend d'ici la fin 2013) :

Evaluation de  la probabilité que ce scénario politique et économique se réalise à 60%.

Demain, nous envisagerons le deuxième scénario possible : un changement de cap économique de l'Allemagne:

SCENARIO 2 : changement de cap économique de l'Allemagne

De l'inflation, de la stimulation salariale et budgétaire ? Pas très allemand... mais pas si irrationnel que cela d'un point de vue économique.

Position vis-à-vis de l'inflation

L'Allemagne serait-elle prête à tolérer un peu plus d'inflation comme certaines rumeurs l'évoquaient la semaine dernière ? Elle disait pouvoir accepter une inflation intérieure de 3%. Cela voudrait dire que l'Allemagne accepte que son inflation nationale soit ponctuellement supérieure à la moyenne européenne – ou plutôt, que de nombreux pays aient une inflation en dessous de cette moyenne.

Cela ne serait officiellement pas en contradiction avec le mandat de la BCE qui a un objectif d'inflation à 2% dans la zone euro prise globalement. Cette vision des choses reviendrait à créer, dans un système de monnaie unique, une dose d'appréciation réelle du change en Allemagne et de dépréciation réelle pour des pays de la zone en déficit de compétitivité.

En tout cas, le président de la Banque centrale allemande Jens Weidmann a démenti formellement que son institution puisse tolérer un peu plus d'inflation pour contribuer à améliorer la situation de la zone euro. Il a affirmé "c'est un chemin dangereux, nous ne devrions pas répéter les erreurs des années 1970. L'inflation est socialement injuste, (et) ne permet pas de sortir de la crise». Voilà qui est dit pour ce qui est des institutions officielles.

Position vis-à-vis des salaires

Si la Bundesbank n'est pas prête à tolérer plus d'inflation en Allemagne pour créer un mécanisme d'ajustement réel du change, l'économie allemande sera-t-elle pour sa part prête à provoquer ce réajustement par des hausses de salaires généralisées ? « Dans bon nombre de pays occidentaux, l'excès d'épargne des entreprises correspond à des taux d'autofinancement supérieurs à 100%. Ceci signifie que leurs profits dépassent leurs besoins d'investissement ».

On sait que l'Allemagne jouit d'une situation de « vrai modèle » sur ce sujet. Les excédents d'épargne des entreprises (donc les profits non encore utilisés) n'ont pas la destination que l'on connaît au Japon (accumulation d'actifs financiers improductifs) ou aux Etats-Unis (distribution de dividendes élevés, rachat de leurs actions pour améliorer leurs ratios de rendement sur fonds propres). Ces excédents commencent à être réemployés en augmentation de pouvoir d'achat pour les salariés.

Alors, que penser de ces prémisses de changement d'un directionnel économique en Allemagne ? Plusieurs éléments ont "fuité" dans ce sens ces derniers jours. Or, pour l'heure, il ne me semble pas imaginable que la Bundesbank revienne sur ses positions anti-inflationniste. Par ailleurs, si l'on peut imaginer ici ou là des accords de revalorisation des salaires, il semble difficile d'anticiper, dans une économie libérale, la mise en place d'augmentations de salaires systématiques et généralisées. Surtout que l'Allemagne n'est pas non plus complètement tirée d'affaire.

Pour ces réserves, la probabilité de ce scénario de politique économique et d'évolution des marchés à 20%.

En deux mots, si ce scénario se matérialisait, il aurait des impacts inflationnistes forts et donc des conséquences sur les taux longs ; l'euro chuterait également contre les autres grandes devises, de manière assez similaire, même si les raisons en seraient différentes.

.Aujourd'hui, analysons un ultime scénario,  mais qui a quand même une chance de se réaliser.

SCENARIO 3 : la sortie de l'Allemagne de la zone euro

C'est le scénario où rien de ce qui a été évoqué auparavant ne se réalise. C'est un peu le scénario catastrophe puisque rien n'aura abouti sereinement :

  • pas d'acceptation par le nouveau gouvernement du pacte budgétaire en l'état ;
  • donc pas d'accord tacite pour accepter une forte dépréciation de l'euro ;
  • la BCE refuse d'assouplir un peu plus sa politique monétaire ;
  • la Bundesbank refuse de donner du lest à sa discipline anti-inflationniste ;
  • les entreprises allemandes refusent de rogner, même légèrement, sur leur compétitivité en augmentant la masse salariale ;
  • on ne modifie en rien les statuts de la BCE et on refuse d'assouplir ses fonctions à un modèle plus proche de ce que la Bank of England ou la Fed peuvent faire. Pas de solution donc pour monétiser la dette. D'ailleurs le patron de la Bundesbank – encore lui – a indirectement admonesté notre nouveau président en considérant qu'il était dangereux de vouloir toucher aux statuts de la BCE, au pacte budgétaire européen ou de créer de la dette. C'est dit.

Ce scénario revient donc à installer durablement la crise des dettes souveraines dans l'actualité économique et financière et à rendre non soutenables, d'un point de vue économique, social et politique, les nécessaires politiques de rigueur.

Impact sur les dettes souveraines : un krack obligataire

Les choses se compliqueraient encore plus si de nouvelles attaques étaient lancées sur les dettes publiques italienne et espagnole : leurs taux de rendement à 10 ans seraient propulsés alors vers 7%, niveau clé qui transformerait une crise de liquidité en début de crise de solvabilité.

Il faudra alors également surveiller la France de près car nous aurions un retour possible de la "prime de risque politique". Tandis que l'Italie a vu son BTP à 10 ans grimper à l'automne jusqu'à 7, 5% –  en partie parce qu'il y avait une forte défiance vis-à-vis du précédent gouvernement –, la dette publique française pourrait faire l'objet d'attaques spéculatives des marchés après l'élection présidentielle portant les taux des emprunts de l'Etat français dans une zone 4,5/5,5% On atteindra sans doute les 5/5,50% dans le cadre d'un krach obligataire généralisé concernant toutes les dettes publiques.

Nous replongerions alors 20 ans en arrière à l'époque des crises du franc au sein du SME entre 1992 et 1995. (PDF]  4.2.2. Le Système monétaire européen : les limites)  Sauf qu'aujourd'hui, ces crises seraient remplacées par un violent krach obligataire sur les papiers d'Etat français... avec les mêmes prétextes des marchés : le manque de crédibilité budgétaire du pouvoir politique (il y a 20 ans pour parachever la construction monétaire européenne, aujourd'hui pour réduire la dette et sauver ce qu'il reste de "sauvable" de la zone euro. « Dans ce scénario, la coexistence deviendra impossible au sein de l'Union européenne monétaire entre le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d'Europe du nord et celui d'Europe du sud (France comprise) basé sur les services souvent non exportables ».

La  sortie de l'Allemagne

On sait que cette hypothèse est quasi-unanimement rejetée à partir de l'argument suivant : si l'Allemagne – qui dispose d'actifs extérieurs importants dans les pays du sud – sortait de la zone, elle devrait alors faire face à de violentes dépréciations d'actifs en euro. Oui, car la monnaie européenne serait fortement dévalorisée face à un nouveau mark allemand. Les banques allemandes, déjà limites en termes de solvabilité, seraient dans une situation catastrophique car elles devraient accuser de très lourdes dépréciations de leurs engagements.

Nous évaluerons à nouveau dans un prochain papier les avantages/inconvénients d'une sortie de l'Allemagne en comparant :

  • les "inconvénients" : perte de PIB due à la perte de compétitivité ; coûts d'une recapitalisation des secteurs banques et assurances consécutive aux fortes dépréciations d'actifs ;
  • les "avantages" : non accroissement de la dette publique allemande (pas de participation à de nouveaux plans de sauvetage d'Etats et de systèmes bancaires de ces Etats via le FESF et le MES) ce qui, pour l'Allemagne est quand même une priorité.

Ce scénario possible avec une probabilité de 20% également. C'est peu, mais si l'on regarde les conséquences et les impacts gravissimes que cela aurait sur la zone euro dans son ensemble et pour la France, ces 20% font froid dans le dos.

Bref, de nombreuses réjouissances en perspectives, vous l'aurez compris un système néolibérale blessé, qui mort et nous entrainent inexorablement dans sa chute !

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