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26/03/2012

La crise pour les même... Tant qu'il y aura de l'argent ...

LVMH et APPLE : Le snobisme (argent roi) mène le monde par le bout du logo

Inutile de faire l'inventaire des catastrophes du moment : entrée confirmée de la zone euro en récession, risque de contagion de la crise européenne au reste du monde si rien n'est fait rapidement selon les experts de l'OCDE, menace de dégradation collective de tous les pays de la zone euro selon l'agence de notation Moody's, des taux d'intérêt qui restent perchés à des niveaux astronomiques et intenables pour l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Voir Etat de la grece, Europe

Photo 073.jpgLes exemples de « risques extrêmes » sont nombreux. (Au moins sept) :

-       Sortie de la Grèce de la zone euro ? Taux d'intérêt italien insoutenables ?  Détérioration de la situation en Espagne après les élections législatives ?  Echec du Fonds européen de stabilité financière ? Contagion de la crise à toute la zone euro ?   Forte récession, « crédit crunch » ou faillite de banques ? Eclatement de la zone euro ?

Nous sommes plongés depuis quatre ans dans un monde à deux vitesses : d'un côté, les classes moyennes occidentales dépérissent ; de l'autre, une étroite frange de la population des pays émergents vient de passer du statut de "classe aisée" à "riche et ultra-riche". Le nombre de milliardaires en Chine a tout simplement décuplé depuis 2007.

Désormais, l'homme le plus riche de France, dont la fortune gravit rapidement les échelons du classement européens, c'est le patron et premier actionnaire privé de LVMH, principal fournisseur mondial des ultra-riches du Proche et de l'Extrême-Orient. Tout cela vous le savez peut être pas.

Photo 096.jpg Le luxe résiste à tout depuis 2008

Ce qui vous intéressera plus sans doute, c'est de savoir si cette tendance va continuer. Les riches resteront-ils riches et le luxe battra-t-il à nouveau des records dans ce monde en crise ? La croissance ralentissant en Chine, voyons ce qu'anticipent les analystes.

La progression du titre LVMH depuis le début de la grande crise fin 2008 est très emblématique du bon comportement du luxe -- si possible ostentatoire et clairement identifiable par le biais d'un sigle de marque universellement reconnaissable. « La hausse du titre s'est amorcée dès la mi-novembre 2008 (dans la zone des 40 euros) précédant de quatre mois le rebond du CAC 40 (qui atteindra son plancher mi-mars 2009). LVMH ne mettra ensuite que 24 mois pour tripler de valeur (à 120 euros dès le 1er novembre 2010) avant d'engranger 6% supplémentaires mi-décembre pour culminer aujourd'hui sur les 129 euros ».

LVMH : +350% de hausse en trois ans, soit depuis la crise de 2008

« Alors certes, le séisme du 11 mars 2011 au Japon provoquera une consolidation du titre jusque vers les 100,80 euros. Mais six semaines suffiront pour lui permettre de retrouver son zénith de fin 2010 (début mai) et il ne lui faudra que trois mois supplémentaires pour inscrire un nouveau record absolu à 132,65 euros, le 27 juillet dernier ».


Les stratèges étaient convaincus que LVMH ferait office de refuge dans des circonstances de menaces de récession aux Etats-Unis et de menaces d'éclatement de la Zone euro. Ce n'était pas mal joué puisque LVMH ne reculera pas en deçà de ses précédents planchers de mars, c'est-à-dire les 100 euros testés dans l'immédiat après-Fukushima.

Et là, une fois encore, LVMH devance largement le rebond des indices occidentaux. Le titre a commencé à se redresser dès le début du mois d'octobre 2011 (et gagnera plus de 25% en l'espace de trois semaines).

Le titre fut ensuite victime d'un peu de désaffection mi-décembre avec la peur que les pays émergents ne soient impactés par la récession qui frappe la Zone euro (test des 150 euros le 16 décembre)... puis une nouvelle vague haussière de six semaines s'est déclenchée avec le premier LTRO de la BCE et le cours a renoué avec ses sommets historiques dès le 3 février.... LVMH s'est joué de tous les précédents, malgré une hausse de 350% en trois ans !

APPLE et LVMH : la crise ne touche pas tout le monde


Depuis l'été 2011, le titre réalisait donc un parcours qui n'avait rien à envier à celui d'APPLE. Mais là s'arrête la comparaison car le parcours boursier du titre depuis le décès de son fondateur Steve Jobs (le 6 octobre 2011) est tout simplement hors norme : +70% en cinq mois (entre 355 et 600$)... et +50% depuis le 1er janvier (entre 405 et 609,65$, dernier record historique en date).

Les points communs entre les deux entreprises sont pourtant nombreux : succès populaire incontestable des produits, marges de profit considérables, existence de véritables fans capables de faire la queue durant des heures sous la pluie pour être les premiers à posséder l'objet de leur convoitise...

Autre point commun, ce sont des produits absolument inessentiels et incomparablement plus chers que ceux de marques "lambda" remplissant un service équivalent : la dimension en plus, c'est celle du snobisme. Et c'est la toute la puissance d'une marque de luxe ! Ce sont des produits chers et qui tracent une frontière entre ceux qui veulent faire connaître qu'ils ne sont pas victimes de la crise... et ceux qui n'ont clairement pas les moyens de se doter du superflu.

« Du côté des gérants, il existe aussi une sorte de syndrome de l'effet d'attraction exercé par APPLE ou LVMH. Un portefeuille de "vainqueur" ne peut se passer d'une ligne significative de l'un ou de l'autre de ces deux titres.
D'où cette spirale haussière qui ne peut s'arrêter qu'aux ultimes frontières de l'absurdité en termes de valorisation. En ce qui concerne APPLE, le titre se paye cinq fois le chiffre d'affaires, contre 2,5 fois pour LVMH... mais Hermès se paye dix fois le CA
 ».

La futilité pèse désormais plus de 660 milliards de dollars


Que le luxe suscite des appréciations irrationnelles n'étonnera personne, c'est lié à son essence même et en théorie peu importe qu'un sac à main, une bouteille de champagne, un téléphone portable incrusté de pierres précieuses coûte une fortune, cela ne mobilise l'argent que de l'acquéreur...

« On ne sort pas de la sphère de la futilité ni du champ d'action de la fortune privée. Sauf que le futile pèse désormais 550 milliards de dollars (environ 400 milliards d'euros) en ce qui concerne APPLE, et 66 milliards d'euros (environ milliards de dollars) en ce qui concerne LVMH ! »

« Ces deux titres sont des titans en termes de capitalisation, non seulement en valeur algébrique mais également par rapport à leurs indices de référence respectifs, le Nasdaq et le CAC 40. Leur poids relatif est devenu si considérable, leur influence indicielle si hégémonique (APPLE pèse pas moins de 36% du Nasdaq 100) que leur tendance respective pourrait préfigurer celle des marchés d'ici fin 2012 ».

« Il importerait au fond assez peu que l'Europe se tire de la crise de la dette ou que l'Amérique échappe à une vague d'inflation au cours des prochains mois ».

Si le rythme des ventes de champagne, d'iPad ou de maroquinerie venait à décroître dans les pays émergents, Wall Street ou Paris consolideraient mécaniquement, du seul fait du dégonflement de la bulle Apple, ou Hermès/LVMH.

Conclusion : c'est d'une certaine manière le snobisme ((argent roi)  qui mène le monde ! Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... " En effet ce capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente.

 ( La valorisation est le mécanisme par lequel le capitalisme extrait de la plus-value du procès de production ; Plus concrètement, cela veut dire que c'est la part qui reste au patron  sur le prix d'une marchandise une fois enlevé le cout du travail, des matières premières et des machines.)

 Le capital a réussi à restaurer son taux de profitLe problème c'est que c'est un tour de passe passe, parce qu'il y a un  autre facteur dans le fonctionnement du capitalisme : celui des débouchés "
«Et en la fin du capitalisme, passez une bonne soirée. Tout comprendre sur les enjeux du pétrole et de la spéculation ( cliquez ici)"»

08/03/2012

Le potentiel de l'Afrique attise toutes les convoitises

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique a toujours été un point chaud du globe. L'exploitation des richesses minières et du pétrole en particulier exacerbe les rivalités locales, sans parler des luttes entre grandes puissances, par procuration. La stabilité du continent est périodiquement remise en question que ce soit pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, ou pour le contrôle des richesses du sous-sol. La présence internationale existe et pèse, depuis de nombreuses années, dans tout le continent. Voir Naomi Klein - la stratégie..., web-reportage "Nigeria : la..., [Projection] "Main basse..., Agir contre le bétonnage des terres nourricières - Convergence des luttes - Basta ! Globalia de Jean Christophe..., Le groupe de Vincent Bolloré a bien obtenu des marchés publics - LeMonde.fr

Le néo-colonialisme est donc le fait des pays émergents, le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine

L'Afrique est de plus en plus courtisée par les pays émergents
On ne compte plus les visites des dirigeants indiens, chinois, turcs, russes, vénézuéliens. Cette coopération est montée en puissance ces dernières années, avec de grandes capacités de financement de la part de ces pays émergents.

Économie de l'Afrique du Sud - Wikipédia

Population active par secteur, agriculture : 9 % ... de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population 
 
Comme le déclarait ce matin sur un ton de croque-mort le chroniqueur de fRance Kultur, " I y a cette triste RÉALITÉ -T - ÉGALEMENT (liaison "mal-t-à propos" d'origine ) :
JOHANNESBURG (Sipa-AP) - Le groupe minier AngloGold Ashanti prévoit de licencier environ 12.000 employés sud-africains qui mènent une grève dans trois sites aurifères...Est-ce vraiment plus agréable de se faire tirer dessus par des policiers noirs quand on est mineur africain ? Faudra leur demander. En tout cas, l'apartheid social remplace sans problème l'apartheid racial, ce qui démontre une fois de plus que ce dernier n'est qu'un paravent entretenu par les classes dominantes pour masquer les vraies contradictions irréductibles du capitalisme marchand. 
LUTTE DES CLASSES : Afrique du Sud: AngloGold Ashanti prévoit de licencier 12.000 mineurs grévistes 
 

Les rivières d'or d'Afrique du Sud

- En 2007, la Chine a dépassé l'Afrique du Sud pour devenir le premier pays producteur d'or au monde. En 2011, selon le World Gold Council, la Chine a été le seul pays à produire plus de 300 tonnes d'or sur l'année (355 tonnes exactement). L'Australie arrivait en deuxième position avec 261 tonnes, suivie par les Etats-Unis avec 237 tonnes, et par la Russie avec 200 tonnes ; on trouvait en cinquième position l'Afrique du Sud avec 191 tonnes.

Il faut savoir qu'en 1970, l'Afrique du Sud a produit à elle seule plus de 1 000 tonnes d'or. Ce fut l'année du pic de la production aurifère dans le bassin de Witwatersrand. L'or dans ce bassin fut "découvert" en mars 1886 -- selon certaines sources par un Australien nommé George Harrison. Au cours des 120 dernières années, le bassin a produit plus de 1,5 milliard d'onces d'or.

Un trader de devises, serait  entré dans un exposé détaillé de la géologie du bassin de Witwatersrand
De toute façon, les pressions sur les salaies sont fortement présentes dans l'industrie minière en Afrique du Sud. . Cette décision mit fin à la grève et le titre s'envola en Bourse.

De semblables hausses de salaires vont probablement avoir lieu pour les mineurs aurifères. Une partie des facteurs à l'origine de la hausse des salaires est propre à l'Afrique du Sud. Mais on pourrait également y voir les symptômes d'une fin de cycle sur les ressources : une hausse des salaires associée à celle des coûts d'investissement. La hausse de la production pour bénéficier de prix plus élevés pousse tous les coûts vers le haut.

Mais les prix de l'or augmentent-ils ? Ces dernières années, l'or a atteint chaque fois de nouveaux plus hauts records en dollar américain. Cela crée beaucoup d'agitation et conduit tous ceux qui sont des "gold bugs", des fanatiques de l'or, à croire qu'ils sont des génies.

 Historiquement, cela signifie que le platine est plus cher que l'or. Mais comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, le prix de l'or était plus élevé que celui du platine fin 2008 et début 2009. Depuis juillet 2011, l'or a repris l'avantage sur le platine. L'écart entre les deux est resté constant.

"Pléthore de théories tentent d'expliquer cet écart. Le platine a plus d'utilisations industrielles que l'or. Quand le monde est en récession, la peur monte et la vente de pots catalytiques baisse. Les traders vont adopter une position longue sur l'or et être à la vente sur le platine. D'un autre côté, si vous voulez faire un pari sur une reprise mondiale, vous feriez la transaction opposée : vendre l'or et être à l'achat sur le platine". Franchement, on ne va pas adopter en ce moment un sens ou l'autre avec grande conviction.

Source : Les rivières d'or d'Afrique du Sud | La Chronique Agora, pearltrees.com

L'Inde, par exemple, bénéficie des réseaux de la diaspora indienne, surtout en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud. Les sociétés indiennes se sont positionnées sur des domaines bien particuliers, comme les télécommunications, le transport routier, ou l'exploitation des phosphates, offrant aussi ses services dans les nouvelles technologies où elle a une compétence reconnue. Elle a octroyé des crédits à huit pays africains pour des projets économiques et sociaux et pour le développement d'infrastructures, en partie confié à des entreprises indiennes.

Est-ce pour des raisons historiques (trois millions d'Africains y ont été déportés en tant qu'esclaves en un siècle et demi), toujours est-il que les dirigeants brésiliens se veulent solidaires du continent africain, au-delà des intérêts économiques. De solides relations se sont nouées avec l'Afrique du Sud, des transferts de technologies agricoles adaptées au climat tropical sec se mettent en place. Et les expériences réussies de l'ex-président Lula pour faire reculer la pauvreté intéressent les capitales africaines.

L'Afrique l'a bien compris et trouve son intérêt à se tourner vers le Brésil qui exporte des protéines végétales, procède à des investissements miniers, importe du pétrole. Réciproquement, le Brésil a trouvé dans l'Afrique du Sud un partenaire de choix, suffisamment développé pour que les échanges soient productifs pour les deux pays.

C'est ainsi que l'Afrique est devenue un enjeu entre le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine

Vers un néo-colonialisme chinois ?
L'entrée en jeu des Chinois, dont l'intérêt est d'accaparer les richesses minières à tout prix, ne peut que compliquer la géopolitique locale. Les relations de la Chine avec l'Afrique sont pour l'instant économiques – le commerce entre les deux zones a été multiplié par cinq en six ans.

C'est une évidence : la Chine a besoin des matières premières et du pétrole africains ( voir La dépendance chinoise au... ). Elle trouve en plus des débouchés pour ses propres entreprises dans le secteur des travaux publics, des télécommunications, ou du textile. La Chine, riche en devises, en profite pour proposer des financements pour le développement d'infrastructures pour lesquelles elle prescrit également les services de ses entreprises.

Depuis maintenant une bonne décennie, la Chine s'efforce d'être omniprésente en Afrique, sûre d'arriver ainsi à capter les richesses locales. Les Chinois ne s'en cachent pas vraiment. Tenez, selon l'AFP, le ministre chinois des Affaires étrangères, en visite en Namibie début janvier, a comparé l'Afrique à une "mine d'or" pour les investissements étrangers. Le ministre arrivait d'une tournée au Niger et en Côte-d'Ivoire : "L'Afrique est une terre fertile pour les investisseurs étrangers, et c'est une mine d'or pour attirer les investisseurs étrangers, spécialement pour les infrastructures, qui sont le sang et les muscles d'un pays".

Le ministre a signé un accord de coopération incluant un prêt de 2,5 millions d'euros à la Namibie. Celle-ci est un grand désert peu peuplé (2,3 millions d'habitants) et pourtant, 27 sociétés chinoises y sont actuellement actives dans les travaux publics, les mines, l'ingénierie et les services financiers. Selon la Banque mondiale, environ 35 000 Chinois y vivent actuellement. En Namibie, où elle est intervenue directement en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux dans des régions reculées, comme dans les autres pays, la Chine tente de se rendre indispensable et de prendre de solides positions dans l'exploitation des ressources minières ainsi que dans les investissements d'infrastructures.

Les Etats-Unis ont réagi récemment en créant un nouveau commandement militaire américain centré sur l'Afrique, avec pour objectif de protéger l'accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques. Ce qui revient à éviter qu'une autre puissance, comme la Chine, l'Inde, le Japon ou la Russie, obtienne des monopoles ou un traitement de faveur.

Cette réaction des Etats-Unis face à la pénétration de la Chine en Afrique n'en est qu'à ses débuts, mais se concrétise assez vite. Ainsi, le Congrès américain a-t-il autorisé, il y a trois mois, le déploiement d'une centaine de soldats en Ouganda, pour des opérations de conseil et de formation, visant à éradiquer la rébellion armée sévissant dans l'ouest du pays et surtout au Congo, où elle commet les pires atrocités.

Une croissance économique de plus de 7% par an jusqu'en 2030. La raison principale en est l'instabilité politique, l'absence de règles juridiques réelles, le manque de formation des populations en âge de travailler et par une insuffisance dans le domaine de la santé, une démographie défavorable (corrompu et despotiques entretenu par l’occident y voyant là un bon moyen de maintenir la population précaire et donc un vivier de masse salariale tout en entretenant un discours officiel de lutte contre le terrorisme) , une inflation forte et des investissements trop faibles.

, la croissance annuelle de l'Afrique a été de 5,5% par an au cours de la dernière décennie, soit sa meilleure performance depuis l'indépendance dans les années 60.

Une main-d’œuvre à bas coûts, un grand marché intérieur en croissance, des ressources naturelles, autant d'atouts pour un potentiel considérable de développement pour les 20 prochaines années …

La consommation est d'ores et déjà une composante majeure de la croissance africaine
Une étude de Standard Chartered Bank estime à 7% la croissance annuelle moyenne de l'Afrique jusqu'en 2030, en s'appuyant sur la croissance chinoise et indienne. Car la demande asiatique va en effet continuer en 'Afrique en maintenant des prix élevés pour les matières premières.

Ou des investisseurs, spéculateurs en soif de profit et alors que leur marge bénéficiaire se réduit en Europe, dans les pays industrialisés; que les révolutions dites " arabes" ont bouleversé la donne politique

De plus, comme vous l'avez vu, le rôle de la Chine devient significatif dans la fourniture d'aides au développement dans la construction d'infrastructures. Or le grand défi est de fournir des infrastructures et des emplois à une population qui devrait augmenter de 50% entre 2010 et 2030. Le problème est que la croissance générée par les matières premières n'est que peu créatrice d'emplois. De plus cette soumission au néocolonialisme chinois en autre fait éclater les injustices, les tissus familiaux et sociaux et expulsion de terrain....

La solution réside dans un développement de la société civile, la mise en place de démocratie participative ou les peuples et pays seraient souverain. Pour cela cela doit passer par un rejet de l'impérialisme néolibérale L'Afrique face à la mondialisation: le point de vue syndical

Les raisons de la colère, L'Europe des lobbiesLe système Poutine Jeudi 5... , Du 5 au 12 mars, non à l’austérité généralisée ! | Collectif pour un audit citoyen de la dette

 cf Blog / la classe moyenne et la fin du système capitaliste, Le bout de la logique , L’avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco, Capitalisme et néolibéralisme , Est ce la crise de la dette, de la finance ou du capitalisme? - l'indigné,

24/02/2012

La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars ?

Cher lecteur,

J’ai abordé hier Equation néolibérale : les causes, et conséquences de ce plan (Grèce : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans) sur l’emploi, l’économie, la géopolitique. Voyons un peu se qui va se passer dans les prochains jours et mois (cela va vite). Un Des extraits intéressants pour mieux comprendre. Continuons de décrypter l'info politique, économique,

Un peu de répit dans la tragédie grecque. Voilà ce que nous a offert l'accord conclu entre la Grèce, la Troïka et ses créanciers privés. .

Cependant, cette pause ne doit pas nous faire oublier que la Grèce n'est pas sortie d'affaire. Au fond, tout le ramdam de ces derniers jours avec son cortège de crises, de discussions avortées, et de mesures drastiques de rigueur ne doit permettre que de réduire l'endettement grec à 120% du PIB en 2020 - voir La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI - reuters – et encore cela nous paraît très très optimiste.

Que va-t-il se passer pour la Grèce dans les semaines à venir ?

Pour le savoir il vous faudra surveiller trois dates clés :
- le 27 février
- le 29 février
- le 20 mars.

Que va-t-il se passer ? «  Commençons par la date la plus éloignée, le 20 mars. La Grèce devra alors rembourser 14,5 milliards d'euros. Pas de problème, me direz-vous, après tout, la Troïka vient d'accepter le versement d'une nouvelle tranche d'aide, de 130 milliards d'euros. Avec ces milliards, la Grèce ne devrait avoir aucun problème à rembourser ses créanciers. Du moins, sur le papier.

Car en réalité, les choses ne sont pas si simples. Premièrement, les 130 milliards ne vont pas être versés d'un coup. Mais aussi parce que quelques échéances se dressent entre la Grèce et ses milliards. En particulier, le 27 février prochain, le débat au Parlement allemand sur l'approbation de ce plan de sauvetage.

Ajoutons à cela que des rumeurs provenant de banques hors zone euro font état d'une inquiétude grandissante quant à la capacité de la Grèce à faire face à son obligation de remboursement de mars prochain.

Intéressons-nous maintenant au 29 février. A cette date, la BCE devait lancer une nouvelle opération de financement à long terme des banques européennes (Long Term Refinancing Operation ou LTRO). Ce n'est pas la première fois que la BCE intervient ainsi sur les marchés. Pour résumer, la BCE propose des prêts à long terme aux banques européennes dans l'espoir que celles-ci, qui sont les premiers acheteurs de dettes souveraines, investissent le marché obligataire – et fasse baisser les rendements.

Pour rappel, plus l'offre pour une obligation est importante, plus les rendements baissent – et inversement.

Lors de la dernière LTRO, la BCE avait ainsi prêté 500 milliards d'euros aux banques européennes.

Cette fois-ci, le consensus atteint entre 500 et 1 000 milliards d'euros prêtés sur 3 ans à 1%. Et la BCE s'attend qu'avec tout cet argent, les banques européennes se jettent sur les obligations portugaises, espagnoles, italiennes, etc. Une opération qui arrive à point nommé alors que, en mars et avril, l'Italie aura besoin de se refinancer à hauteur de 45 millions d'euros.

Il faudra donc surveiller de près le marché obligataire européen dans les semaines qui vont suivre cette nouvelle opération de LTRO. Si les rendements italiens, espagnols ou portugais ne repartent pas à la baisse, vous pouvez être presque sûr que la crise de l'euro s'aggravera.

Et nous faisons le pari que cela ne risque pas de s'arranger. On peut comprendre les banques européennes. Certes, elles vont bénéficier d'un flot d'agent pas cher mais veulent-elles vraiment l'investir dans la dette de pays qui risquent de faire défaut (entièrement ou partiellement) dans les mois qui viennent ? Il y a de quoi en douter.

Que nous réserve la Grèce ?
Nous le disions en début d'article, la zone euro s'est offert un très cher répit de quelques jours.

1. Le plan de reprise de l'économie grecque est peu crédible.

2. Les besoins de refinancement de la Grèce sont encore énormes. Sur les 130 milliards d'aide accordés, près de 80% vont en fait servir au service de sa dette. C'est ce que démontre le site Zerohedge.com ou encore François Leclerc sur le blog de Paul Jorion : "Mais à y regarder de plus près, ce prêt est prioritairement destiné à financer la restructuration de la dette et ne va contribuer à financer l'économie grecque qu'à la marge. 23 milliards d'euros vont être consacrés à la recapitalisation des banques grecques, 30 milliards à une compensation versée aux créanciers apportant leurs titres à l'échange et 35 milliards vont permettre à l'Etat de racheter sa dette (probablement aux fonds publics garantissant les retraites, mais ce n'est pas précisé)".

A elles seules, les banques grecques auront besoin de se refinancer à hauteur de 50 milliards d'euros cette année ».

La crise est très loin d'être terminée. Plus l'inévitable défaut grec est retardé, plus la situation devient dangereuse non seulement pour les pays périphériques de la zone euro mais aussi pour les banques et, à notre niveau, pour nos libertés individuelles et collectives, sécurité sociale et des conséquences sur nos épargnes et nos assurance-vie..

Continuons de décrypter l'info politique, économique, géopolitique : ses causes et conséquences et commencer s'organiser face aux chaos présent et a venir.

 
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