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08/03/2012

Le potentiel de l'Afrique attise toutes les convoitises

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique a toujours été un point chaud du globe. L'exploitation des richesses minières et du pétrole en particulier exacerbe les rivalités locales, sans parler des luttes entre grandes puissances, par procuration. La stabilité du continent est périodiquement remise en question que ce soit pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, ou pour le contrôle des richesses du sous-sol. La présence internationale existe et pèse, depuis de nombreuses années, dans tout le continent. Voir Naomi Klein - la stratégie..., web-reportage "Nigeria : la..., [Projection] "Main basse..., Agir contre le bétonnage des terres nourricières - Convergence des luttes - Basta ! Globalia de Jean Christophe..., Le groupe de Vincent Bolloré a bien obtenu des marchés publics - LeMonde.fr

Le néo-colonialisme est donc le fait des pays émergents, le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine

L'Afrique est de plus en plus courtisée par les pays émergents
On ne compte plus les visites des dirigeants indiens, chinois, turcs, russes, vénézuéliens. Cette coopération est montée en puissance ces dernières années, avec de grandes capacités de financement de la part de ces pays émergents.

Économie de l'Afrique du Sud - Wikipédia

Population active par secteur, agriculture : 9 % ... de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population 
 
Comme le déclarait ce matin sur un ton de croque-mort le chroniqueur de fRance Kultur, " I y a cette triste RÉALITÉ -T - ÉGALEMENT (liaison "mal-t-à propos" d'origine ) :
JOHANNESBURG (Sipa-AP) - Le groupe minier AngloGold Ashanti prévoit de licencier environ 12.000 employés sud-africains qui mènent une grève dans trois sites aurifères...Est-ce vraiment plus agréable de se faire tirer dessus par des policiers noirs quand on est mineur africain ? Faudra leur demander. En tout cas, l'apartheid social remplace sans problème l'apartheid racial, ce qui démontre une fois de plus que ce dernier n'est qu'un paravent entretenu par les classes dominantes pour masquer les vraies contradictions irréductibles du capitalisme marchand. 
LUTTE DES CLASSES : Afrique du Sud: AngloGold Ashanti prévoit de licencier 12.000 mineurs grévistes 
 

Les rivières d'or d'Afrique du Sud

- En 2007, la Chine a dépassé l'Afrique du Sud pour devenir le premier pays producteur d'or au monde. En 2011, selon le World Gold Council, la Chine a été le seul pays à produire plus de 300 tonnes d'or sur l'année (355 tonnes exactement). L'Australie arrivait en deuxième position avec 261 tonnes, suivie par les Etats-Unis avec 237 tonnes, et par la Russie avec 200 tonnes ; on trouvait en cinquième position l'Afrique du Sud avec 191 tonnes.

Il faut savoir qu'en 1970, l'Afrique du Sud a produit à elle seule plus de 1 000 tonnes d'or. Ce fut l'année du pic de la production aurifère dans le bassin de Witwatersrand. L'or dans ce bassin fut "découvert" en mars 1886 -- selon certaines sources par un Australien nommé George Harrison. Au cours des 120 dernières années, le bassin a produit plus de 1,5 milliard d'onces d'or.

Un trader de devises, serait  entré dans un exposé détaillé de la géologie du bassin de Witwatersrand
De toute façon, les pressions sur les salaies sont fortement présentes dans l'industrie minière en Afrique du Sud. . Cette décision mit fin à la grève et le titre s'envola en Bourse.

De semblables hausses de salaires vont probablement avoir lieu pour les mineurs aurifères. Une partie des facteurs à l'origine de la hausse des salaires est propre à l'Afrique du Sud. Mais on pourrait également y voir les symptômes d'une fin de cycle sur les ressources : une hausse des salaires associée à celle des coûts d'investissement. La hausse de la production pour bénéficier de prix plus élevés pousse tous les coûts vers le haut.

Mais les prix de l'or augmentent-ils ? Ces dernières années, l'or a atteint chaque fois de nouveaux plus hauts records en dollar américain. Cela crée beaucoup d'agitation et conduit tous ceux qui sont des "gold bugs", des fanatiques de l'or, à croire qu'ils sont des génies.

 Historiquement, cela signifie que le platine est plus cher que l'or. Mais comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, le prix de l'or était plus élevé que celui du platine fin 2008 et début 2009. Depuis juillet 2011, l'or a repris l'avantage sur le platine. L'écart entre les deux est resté constant.

"Pléthore de théories tentent d'expliquer cet écart. Le platine a plus d'utilisations industrielles que l'or. Quand le monde est en récession, la peur monte et la vente de pots catalytiques baisse. Les traders vont adopter une position longue sur l'or et être à la vente sur le platine. D'un autre côté, si vous voulez faire un pari sur une reprise mondiale, vous feriez la transaction opposée : vendre l'or et être à l'achat sur le platine". Franchement, on ne va pas adopter en ce moment un sens ou l'autre avec grande conviction.

Source : Les rivières d'or d'Afrique du Sud | La Chronique Agora, pearltrees.com

L'Inde, par exemple, bénéficie des réseaux de la diaspora indienne, surtout en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud. Les sociétés indiennes se sont positionnées sur des domaines bien particuliers, comme les télécommunications, le transport routier, ou l'exploitation des phosphates, offrant aussi ses services dans les nouvelles technologies où elle a une compétence reconnue. Elle a octroyé des crédits à huit pays africains pour des projets économiques et sociaux et pour le développement d'infrastructures, en partie confié à des entreprises indiennes.

Est-ce pour des raisons historiques (trois millions d'Africains y ont été déportés en tant qu'esclaves en un siècle et demi), toujours est-il que les dirigeants brésiliens se veulent solidaires du continent africain, au-delà des intérêts économiques. De solides relations se sont nouées avec l'Afrique du Sud, des transferts de technologies agricoles adaptées au climat tropical sec se mettent en place. Et les expériences réussies de l'ex-président Lula pour faire reculer la pauvreté intéressent les capitales africaines.

L'Afrique l'a bien compris et trouve son intérêt à se tourner vers le Brésil qui exporte des protéines végétales, procède à des investissements miniers, importe du pétrole. Réciproquement, le Brésil a trouvé dans l'Afrique du Sud un partenaire de choix, suffisamment développé pour que les échanges soient productifs pour les deux pays.

C'est ainsi que l'Afrique est devenue un enjeu entre le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine

Vers un néo-colonialisme chinois ?
L'entrée en jeu des Chinois, dont l'intérêt est d'accaparer les richesses minières à tout prix, ne peut que compliquer la géopolitique locale. Les relations de la Chine avec l'Afrique sont pour l'instant économiques – le commerce entre les deux zones a été multiplié par cinq en six ans.

C'est une évidence : la Chine a besoin des matières premières et du pétrole africains ( voir La dépendance chinoise au... ). Elle trouve en plus des débouchés pour ses propres entreprises dans le secteur des travaux publics, des télécommunications, ou du textile. La Chine, riche en devises, en profite pour proposer des financements pour le développement d'infrastructures pour lesquelles elle prescrit également les services de ses entreprises.

Depuis maintenant une bonne décennie, la Chine s'efforce d'être omniprésente en Afrique, sûre d'arriver ainsi à capter les richesses locales. Les Chinois ne s'en cachent pas vraiment. Tenez, selon l'AFP, le ministre chinois des Affaires étrangères, en visite en Namibie début janvier, a comparé l'Afrique à une "mine d'or" pour les investissements étrangers. Le ministre arrivait d'une tournée au Niger et en Côte-d'Ivoire : "L'Afrique est une terre fertile pour les investisseurs étrangers, et c'est une mine d'or pour attirer les investisseurs étrangers, spécialement pour les infrastructures, qui sont le sang et les muscles d'un pays".

Le ministre a signé un accord de coopération incluant un prêt de 2,5 millions d'euros à la Namibie. Celle-ci est un grand désert peu peuplé (2,3 millions d'habitants) et pourtant, 27 sociétés chinoises y sont actuellement actives dans les travaux publics, les mines, l'ingénierie et les services financiers. Selon la Banque mondiale, environ 35 000 Chinois y vivent actuellement. En Namibie, où elle est intervenue directement en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux dans des régions reculées, comme dans les autres pays, la Chine tente de se rendre indispensable et de prendre de solides positions dans l'exploitation des ressources minières ainsi que dans les investissements d'infrastructures.

Les Etats-Unis ont réagi récemment en créant un nouveau commandement militaire américain centré sur l'Afrique, avec pour objectif de protéger l'accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques. Ce qui revient à éviter qu'une autre puissance, comme la Chine, l'Inde, le Japon ou la Russie, obtienne des monopoles ou un traitement de faveur.

Cette réaction des Etats-Unis face à la pénétration de la Chine en Afrique n'en est qu'à ses débuts, mais se concrétise assez vite. Ainsi, le Congrès américain a-t-il autorisé, il y a trois mois, le déploiement d'une centaine de soldats en Ouganda, pour des opérations de conseil et de formation, visant à éradiquer la rébellion armée sévissant dans l'ouest du pays et surtout au Congo, où elle commet les pires atrocités.

Une croissance économique de plus de 7% par an jusqu'en 2030. La raison principale en est l'instabilité politique, l'absence de règles juridiques réelles, le manque de formation des populations en âge de travailler et par une insuffisance dans le domaine de la santé, une démographie défavorable (corrompu et despotiques entretenu par l’occident y voyant là un bon moyen de maintenir la population précaire et donc un vivier de masse salariale tout en entretenant un discours officiel de lutte contre le terrorisme) , une inflation forte et des investissements trop faibles.

, la croissance annuelle de l'Afrique a été de 5,5% par an au cours de la dernière décennie, soit sa meilleure performance depuis l'indépendance dans les années 60.

Une main-d’œuvre à bas coûts, un grand marché intérieur en croissance, des ressources naturelles, autant d'atouts pour un potentiel considérable de développement pour les 20 prochaines années …

La consommation est d'ores et déjà une composante majeure de la croissance africaine
Une étude de Standard Chartered Bank estime à 7% la croissance annuelle moyenne de l'Afrique jusqu'en 2030, en s'appuyant sur la croissance chinoise et indienne. Car la demande asiatique va en effet continuer en 'Afrique en maintenant des prix élevés pour les matières premières.

Ou des investisseurs, spéculateurs en soif de profit et alors que leur marge bénéficiaire se réduit en Europe, dans les pays industrialisés; que les révolutions dites " arabes" ont bouleversé la donne politique

De plus, comme vous l'avez vu, le rôle de la Chine devient significatif dans la fourniture d'aides au développement dans la construction d'infrastructures. Or le grand défi est de fournir des infrastructures et des emplois à une population qui devrait augmenter de 50% entre 2010 et 2030. Le problème est que la croissance générée par les matières premières n'est que peu créatrice d'emplois. De plus cette soumission au néocolonialisme chinois en autre fait éclater les injustices, les tissus familiaux et sociaux et expulsion de terrain....

La solution réside dans un développement de la société civile, la mise en place de démocratie participative ou les peuples et pays seraient souverain. Pour cela cela doit passer par un rejet de l'impérialisme néolibérale L'Afrique face à la mondialisation: le point de vue syndical

Les raisons de la colère, L'Europe des lobbiesLe système Poutine Jeudi 5... , Du 5 au 12 mars, non à l’austérité généralisée ! | Collectif pour un audit citoyen de la dette

 cf Blog / la classe moyenne et la fin du système capitaliste, Le bout de la logique , L’avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco, Capitalisme et néolibéralisme , Est ce la crise de la dette, de la finance ou du capitalisme? - l'indigné,

24/02/2012

La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars ?

Cher lecteur,

J’ai abordé hier Equation néolibérale : les causes, et conséquences de ce plan (Grèce : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans) sur l’emploi, l’économie, la géopolitique. Voyons un peu se qui va se passer dans les prochains jours et mois (cela va vite). Un Des extraits intéressants pour mieux comprendre. Continuons de décrypter l'info politique, économique,

Un peu de répit dans la tragédie grecque. Voilà ce que nous a offert l'accord conclu entre la Grèce, la Troïka et ses créanciers privés. .

Cependant, cette pause ne doit pas nous faire oublier que la Grèce n'est pas sortie d'affaire. Au fond, tout le ramdam de ces derniers jours avec son cortège de crises, de discussions avortées, et de mesures drastiques de rigueur ne doit permettre que de réduire l'endettement grec à 120% du PIB en 2020 - voir La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI - reuters – et encore cela nous paraît très très optimiste.

Que va-t-il se passer pour la Grèce dans les semaines à venir ?

Pour le savoir il vous faudra surveiller trois dates clés :
- le 27 février
- le 29 février
- le 20 mars.

Que va-t-il se passer ? «  Commençons par la date la plus éloignée, le 20 mars. La Grèce devra alors rembourser 14,5 milliards d'euros. Pas de problème, me direz-vous, après tout, la Troïka vient d'accepter le versement d'une nouvelle tranche d'aide, de 130 milliards d'euros. Avec ces milliards, la Grèce ne devrait avoir aucun problème à rembourser ses créanciers. Du moins, sur le papier.

Car en réalité, les choses ne sont pas si simples. Premièrement, les 130 milliards ne vont pas être versés d'un coup. Mais aussi parce que quelques échéances se dressent entre la Grèce et ses milliards. En particulier, le 27 février prochain, le débat au Parlement allemand sur l'approbation de ce plan de sauvetage.

Ajoutons à cela que des rumeurs provenant de banques hors zone euro font état d'une inquiétude grandissante quant à la capacité de la Grèce à faire face à son obligation de remboursement de mars prochain.

Intéressons-nous maintenant au 29 février. A cette date, la BCE devait lancer une nouvelle opération de financement à long terme des banques européennes (Long Term Refinancing Operation ou LTRO). Ce n'est pas la première fois que la BCE intervient ainsi sur les marchés. Pour résumer, la BCE propose des prêts à long terme aux banques européennes dans l'espoir que celles-ci, qui sont les premiers acheteurs de dettes souveraines, investissent le marché obligataire – et fasse baisser les rendements.

Pour rappel, plus l'offre pour une obligation est importante, plus les rendements baissent – et inversement.

Lors de la dernière LTRO, la BCE avait ainsi prêté 500 milliards d'euros aux banques européennes.

Cette fois-ci, le consensus atteint entre 500 et 1 000 milliards d'euros prêtés sur 3 ans à 1%. Et la BCE s'attend qu'avec tout cet argent, les banques européennes se jettent sur les obligations portugaises, espagnoles, italiennes, etc. Une opération qui arrive à point nommé alors que, en mars et avril, l'Italie aura besoin de se refinancer à hauteur de 45 millions d'euros.

Il faudra donc surveiller de près le marché obligataire européen dans les semaines qui vont suivre cette nouvelle opération de LTRO. Si les rendements italiens, espagnols ou portugais ne repartent pas à la baisse, vous pouvez être presque sûr que la crise de l'euro s'aggravera.

Et nous faisons le pari que cela ne risque pas de s'arranger. On peut comprendre les banques européennes. Certes, elles vont bénéficier d'un flot d'agent pas cher mais veulent-elles vraiment l'investir dans la dette de pays qui risquent de faire défaut (entièrement ou partiellement) dans les mois qui viennent ? Il y a de quoi en douter.

Que nous réserve la Grèce ?
Nous le disions en début d'article, la zone euro s'est offert un très cher répit de quelques jours.

1. Le plan de reprise de l'économie grecque est peu crédible.

2. Les besoins de refinancement de la Grèce sont encore énormes. Sur les 130 milliards d'aide accordés, près de 80% vont en fait servir au service de sa dette. C'est ce que démontre le site Zerohedge.com ou encore François Leclerc sur le blog de Paul Jorion : "Mais à y regarder de plus près, ce prêt est prioritairement destiné à financer la restructuration de la dette et ne va contribuer à financer l'économie grecque qu'à la marge. 23 milliards d'euros vont être consacrés à la recapitalisation des banques grecques, 30 milliards à une compensation versée aux créanciers apportant leurs titres à l'échange et 35 milliards vont permettre à l'Etat de racheter sa dette (probablement aux fonds publics garantissant les retraites, mais ce n'est pas précisé)".

A elles seules, les banques grecques auront besoin de se refinancer à hauteur de 50 milliards d'euros cette année ».

La crise est très loin d'être terminée. Plus l'inévitable défaut grec est retardé, plus la situation devient dangereuse non seulement pour les pays périphériques de la zone euro mais aussi pour les banques et, à notre niveau, pour nos libertés individuelles et collectives, sécurité sociale et des conséquences sur nos épargnes et nos assurance-vie..

Continuons de décrypter l'info politique, économique, géopolitique : ses causes et conséquences et commencer s'organiser face aux chaos présent et a venir.

22/02/2012

la globalisation financière

Le système néolibéral : c’est la globalisation financière (flux de circulation sans entraves) et nationalisme (protectionnisme des grands lobbies, barrière virtuelles et réelle envers les pauvres, les personnes jugeait « indésirable »

Le système néolibéral n’est plus lié à un pays. Il s’est internationalisé, globalisé, est devenu indépendant des états, voir leurs donnent des ordres ( ce sont des amis, voir les mêmes personnes qui vont occupé un post d’affaire, puis un post dans l’administration avant de revenir aux affaires. Ces politiciens ont-ils intérêt a mettre en place des lois sociales qui irait contre leurs intérêts (voir Debtocracy International Version, Documentaire Goldman, les... , L'Europe des lobbies , Le Monde selon.. (Le Monde selon Mosanto.  )

Des extraits intéressants trouvés (Passez à l'investissement supranational !) : «  Une tendance forte dans le monde du commerce et, par conséquent, dans le monde de l'investissement. Si les différences culturelles régionales subsistent, les frontières nationales deviennent de plus en plus inexistantes pour les tendances économiques. Ce sont des constructions accidentelles, artificielles, qui encadrent des phénomènes d'offres et demandes sous-jacents.

Par conséquent, le commerce international couvre de moins en moins des échanges bilatéraux entre nations et de plus en plus une demande mondiale pour un produit ou un service spécifique. Résultat : l'investissement international devient de moins en moins "où" et de plus en plus "quoi".

Les investisseurs peuvent tirer profit de cette nuance subtile. Je me propose de vous l'expliquer.

Le monde est votre terrain d'investissement
Traditionnellement, les investisseurs cherchant à investir à l'étranger allouent des capitaux à un pays ou à une région spécifique. Ils peuvent acheter un "Fonds Asie-Pacifique" par exemple ou peut-être quelque chose de plus ciblé comme un "Fonds Singapour". Mais ce sont les considérations spécifiques à un pays ou à une région qui provoquent la décision d'investissement. Ceci est l'investissement international traditionnel, et c'est encore une stratégie valable.

Mais une autre stratégie d'investissement international est ce que nous appelons l'investissement "supranational".

"Supra-", selon le Petit Robert, signifie "au-dessus, au-delà". L'investissement supranational, par conséquent, passe au-dessus et va au-delà des frontières nationales et régionales. Il cherche à identifier les entreprises qui offriront la plus forte croissance dans le monde entier, plutôt que les pays qui offriront la plus forte croissance. L'investissement supranational cherche à identifier les produits ou services qui attireront la plus forte croissance de la demande à travers le monde entier afin d'investir dans les entreprises qui fournissent ces produits ou services.

Une entreprise comme Pall Corp. est un bon exemple de ce phénomène. Cette entreprise fabrique et fournit des produits de filtration, de séparation et de purification des fluides. Selon ses propres termes : "les solutions de gestion des fluides proposées par Pall permettent à nos clients de purifier et de conserver l'eau, de consommer moins d'énergie, de rendre les énergies alternatives possibles et pratiques, de faire progresser la médecine et de minimiser les émissions et les déchets".

Pall bénéficie non seulement d'une demande locale mais aussi d'une demande mondiale. L'entreprise ne génère qu'un tiers de son CA en Amérique. L'Europe représente 39% de ses ventes tandis que l'Asie représente 28%. En tant que tel, Pall n'est pas un commerce avec l'Asie ou avec l'Afrique, mais avec le monde entier. C'est un investissement dans la demande croissante globale pour de l'eau purifiée...  et la performance de Pall sur les marchés est formidable.

Au cours des cinq dernières années, PLL a suivi un chemin indépendant qui ne ressemble guère aux tendances de l'indice S&P 500, de l'indice MSCI EAFE ou des actions internationales. En d'autres termes, le cours de l'action Pall a suivi l'excellente performance de ses propres opérations, plutôt que la performance d'une économie nationale ou d'un marché boursier en particulier.

Encore plus spectaculaire est la divergence qui dure depuis vingt ans entre le Japonais Kurita Water Industries et la marché boursier japonais dans sa globalité. Au cours des deux dernières décennies, l'indice japonais Nikkei 225 a chuté de 59% en dollar US (78% en yen !), tandis que l'indice EAFE des actions internationales a vu fondre sa progression de 109%. Mais au cours de ce même laps de temps, Kurita a enregistré un rendement de 200% ».


cf voir De l’argent il y en a , Et si Karl Marx avait raison ? : Crise financière et capital fictif - Temps critiques, Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1), Les médias et la politique , Les vagues de privatisations, OPA d’entreprises, globalisation financière, Qui est Georges Soros ? , Loi 1973 et gardes fous

 
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