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05/02/2012

Le systeme capitaliste tue les retraites

Cher Lecteurs/ lectrices,

Le système capitaliste, longtemps expansionniste (faire jouer la concurrence entre les peuples, soumettre les travailleurs des différents pays afin de maintenir X% de hausse du PIB, de bénéfice touche a sa fin. Il a colonisé tout les pays, exploité toute les ressources et se retrouve a court d’argument. Prenons un exemple, la vente des retraites par capitalisation pour faire face au vieillissement de la population.

Le gouvernement leur affirme que tout va bien, que les réformes nécessaires ont été mises en route, qu'il y aura de quoi assurer les retraites pendant encore longtemps.

66% de Français, font confiance au gouvernement. Et comme 66% de Français, ils se trompent lourdement.

Citations : "J'ai récemment découvert une étude réalisée par la Banque Postale et le journal Les Echos qui m'a donné froid dans le dos., deux tiers des Français pensent que le gouvernement sera là pour assurer leurs "vieux jours".

Sauf qu'il n'y a rien de plus faux. Les chiffres prouvent que les caisses sont non seulement vides... mais en déficit. Et la situation s'aggrave de plus en plus rapidement.

C'est très simple : de mon point de vue, compter sur une retraite versée par l'Etat est une illusion pure et simple. Un aveuglement qui pourrait coûter très très cher, au propre comme au figuré, à des millions de Français.

Je parle là d'une génération entière d'hommes et de femmes qui pourraient se retrouver condamnés à vivre avec seulement quelques centaines d'euros par mois... au lieu de la pension confortable à laquelle ils s'attendent.

Si je vous écris aujourd'hui, c'est parce que je pense qu'il y a urgence. Je voudrais mettre un maximum de personnes au courant de la situation -- afin qu'elles puissent mettre en place les mesures qui s'imposent.

Comme vous allez le découvrir dans ce message, il y a des moyens bien concrets de percer l'illusion -- et donc de protéger et d'assurer votre futur.

A condition d'agir.

Prenez les choses en main. Aujourd'hui. C'est sans doute beaucoup plus facile que vous le pensez. Je ne suis pas là pour jouer les oiseaux de mauvais augure et vous faire peur inutilement. Mon mot d'ordre est simple : ne vous laissez pas effrayer par la situation actuelle... mais ne vous laissez pas non plus bercer par les belles paroles de nos politiques de tout bord.

Dans les prochaines lignes, j'aimerais vous montrer qu'il existe des mesures spécifiques que vous devriez prendre dès maintenant... surtout si vous êtes à la retraite ou sur le point de prendre votre retraite.

Mais avant tout, permettez-moi de vous expliquer exactement ce qui se passe...

Trois petits graphiques...
et la fin d'une illusion bien française

Permettez-moi de vous présenter deux graphiques.

Regardez-les simplement l'un après l'autre.

retraite 1.gifPhoto 1 : Le déficit des retraites se creuse eb même temps que les déficit de la France ( en milliards d'euros)

Retraite 2.gifPhoto 2 : De moins en moins d'actifs pour les retraités

Inutile d'avoir fait l'ENA pour voir que nous nous dirigeons tout droit vers la catastrophe (ce qui est peut-être la raison pour laquelle nos énarques ne comprennent rien à la situation... mais passons).

Comme vous pouvez le voir sur le premier graphique, la Caisse nationale d'assurance-vieillesse, la CNAV, censée gérer les fonds retraite de la nation, est dans le rouge depuis 2004.

On était à -6 milliards d'euros en 2011... et on attend une "amélioration" à -5,8 milliards en 2012.

Parallèlement, le nombre d'actifs qui cotisent pour financer les retraites nationales est en chute libre. En 1964, on trouvait près de 4,5 actifs par retraité ; aujourd'hui, on en est plutôt à 1,5... et dans quelques années à peine on passera à moins d'un actif par retraité.

Or les besoins de financement sont gigantesques !

En 2007, le Conseil d'orientation des retraites (le COR) estimait que si la situation demeurait inchangée, le déficit total des retraites françaises (c'est-à-dire intégrant les retraites de la fonction publique, des agriculteurs, des indépendants, etc.) atteindrait 1,6% du PIB français en 2030, soit 47 milliards d'euros en 2030. Il tablait ensuite sur un déficit de 63 milliards d'euros en 2040 et de 69 milliards d'euros en 2050.

Sauf que la situation n'est pas restée inchangée. Loin de là.

En 2010, le COR a fait un nouvel état des lieux. Résultat des courses : en 2010, on atteignait déjà le déficit initialement prévu pour 2030 -- 1,6% du PIB, soit 32 milliards d'euros.

La dégradation des comptes de la retraite a connu une accélération fulgurante au cours des cinq dernières années.

« Désormais, avec une hypothèse "optimiste" -- un chômage revenu à 4,5% en... 2024 -- on s'attend à un déficit de 70 milliards d'euros en 2030. Près du double de ce que le COR avait prévu en 2007. (Et pour rappel, nous n'avons plus revu un taux de chômage à 4,5% depuis... 1978 -- et nous en étions à 9,3% au troisième trimestre 2011.)

La seule question qui vaille la peine d'être posée à ce stade, c'est...

 Où le gouvernement va-t-il trouver l'argent ?

Peut-il l'emprunter ? Hélas, la perte du Triple A pourrait mettre fin à la bonne volonté des prêteurs étrangers... et on les comprend : « qui irait prêter de l'argent à un pays qui a 1 688,9 milliards d'euros de dette publique -- pour une croissance anémique (1,6% en 2011) qui menace de se transformer en récession ? »

Du côté des impôts, alors ?

Pas franchement : les finances de l'Etat français sont déjà dans le rouge... et les recettes fiscales sont en baisse. Elles étaient de 345,2 milliards d'euros en 2010... et de 336,5 milliards en 2011.

Il faudrait augmenter considérablement les impôts pour parvenir à financer correctement les engagements pris auprès des retraités et futurs retraités français.

Mais comment voulez-vous augmenter les impôts quand la population active diminue ?

"A 9,3% à la fin 2011, le taux de chômage grimpe, grimpe et grimpe. En septembre dernier, l'Unedic, l'organisme en charge de l'assurance-chômage, attendait 36 700 chômeurs supplémentaires en 2011 ; elle estime désormais que ce chiffre sera plus près des 134 200 nouveaux chômeurs. Et ce ne sera guère mieux en 2012, où l'Unedic prévoit que 230 100 nouvelles personnes viendront grossir les rangs des sans-emploi en France".

Est-ce que c'est là le vivier de revenus que l'Etat entend taxer pour nourrir les caisses de retraite ?

Ce serait l'hôpital se moquant de la charité : l'Unedic est elle-même déjà en déficit de 11 milliards d'euros... et l'afflux de nouveaux chômeurs devrait porter ce manque à gagner à 15,3 milliards d'euros en 2012.

Non, c'est pire que ça...

 

Le scandale de la CADES :
quand les retraites financent les déficits !

En fait, les finances de la France sont dans un état si grave que le gouvernement a dû siphonner les actifs réservés à la retraite pour venir combles les déficits nationaux !

Attention, le tour de passe-passe est subtil. Explications.

En 1999 était fondé le Fonds de réserve des retraites (FRR), destiné à lisser le déficit des retraites déjà prévu à l'époque. Ce fonds d'investissement devait être "nourri" régulièrement par des dotations de l'Etat, qui seraient ensuite placées sur les marchés financiers pour les faire fructifier. Objectif : « atteindre les 150 milliards d'euros de réserves afin de financer les retraites à partir de 2020 ». Jusque là, tout va bien.

D'un autre côté, en 1996, la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) « était mise en place pour reprendre la dette de la Sécurité sociale. A l'époque, on ne s'en sortait plus avec un déficit équivalent à 21 milliards d'euros... On a donc mis en place "temporairement" cette structure financée par la CRDS. Elle était censée s'éteindre en janvier 2009 -- tout comme la CRDS, d'ailleurs ». « Aux dernières nouvelles, la CRDS figure encore parmi nos impôts... et la CADES est toujours en activité ». C'est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.

En mars 2010, le FRR comptait 34,5 milliards d'euros dans ses caisses. On était encore très très loin des 150 milliards fixés, mais c'était un début.

Un organisme gouvernemental dans le vert ! C'était trop beau : en juin 2010, il a été décidé de transférer ces fonds directement à la CADES. « Et dans ses poches aussi, les 2% de prélèvements sociaux sur les revenus du capital servant à abonder le Fonds chaque année » !

Nous en sommes là.

Le gouvernement est aux abois depuis des années -- il en est réduit à dépouiller Jean pour habiller Paul. Et tant qu'à faire, prenons aux retraités : ils ne descendent pas dans la rue, eux !

 les réformes ne serviront à rien

"Mais, me direz-vous, on a mis en place des réformes, non ? Voilà qui devrait permettre de rétablir la situation ! Reculer l'âge de départ à la retraite, allonger la durée des cotisations... Les réformes entamées en 2010 (et qui devraient connaître un coup d'accélérateur cette année, avec l'application du plan de rigueur) sont un début, qui permet d'économiser quelques milliards d'euros ».Mais c'est beaucoup trop lent ! « Le gouvernement ne peut pas réussir -- simplement en reculant un peu le départ en retraite et en rajoutant quelques trimestres de-ci de-là -- à combler un déficit en avance de 20 ans sur les prévisions ».« Ce serait déjà extrêmement long et difficile en période de croissance et de plein emploi... alors maintenant que nous allons très vraisemblablement entrer en récession, c'est mission impossible ».

Désormais, c'est une autre réalité qui nous attend. Celle que traduit le troisième graphique :

 

423 euros par mois, ça vous ira pour vivre ?

« J'ai gardé le meilleur pour la fin...La conséquence inéluctable des deux premiers graphiques : ce que devrait percevoir un retraité moyen dans les années qui viennent".

Retraite 3.gifPhoto 3 : Montant des retraites que les cotisations ne peuvent rien changer

L'équation est simple :

Hausse des retraités + baisse des cotisants = moins d'argent à distribuer.

Il n'y a pas à sortir de là. Le piège est en train de se refermer.

 Les peuples prient à la gorge

Et on continue de nous annoncer de nouvelles mesures destinées à renflouer les finances de l'Etat et des banques privés. Sous couvert de sauvegarde du système néolibérale" (des grands mots bien pratiques quand on veut tondre une nouvelle fois le contribuable), vous allez devoir une nouvelle fois passer à la caisse.  Sauf que ces mesures sont à mes yeux parfaitement futiles -- voire moralement criminelles. Et je pèse mes mots.

Passons sur la hausse de 1,6% de la "TVA sociale" ; s’saupoudrage du système néolibérale pour calmer les peuples ( contenir la révolte) tout en essayant de « rassurer, faire plaisir à la finance et a ses organismes privés ( agence de notations, FMI,  fond de pensions, Hedges Fund… ».

« A moins d'un renversement radical de la situation -- et on parle là d'une hausse fulgurante de la démographie ajoutée à une démultiplication tout aussi fulgurante de la croissance --, tout indique que des millions de Français vont souffrir de cette crise sans précédent sur nos caisses de retraite.

Grèce, Espagne… Avant gout : En Grèce, la production s’est arrêter, l’état s’est désintéressé de sa population et montre face a la chute de ce système globalisé son véritable visage ( soutenir la finance globalisée et financiarisée plutôt que les peuples, pensant que cela va de son destin, alors que c’est un sort »

Pourtant, visiblement, deux Français sur trois ne comprennent pas pleinement la gravité de la situation.

Et ils ne sont pas plus préparés pour ses conséquences.

Mais je ne serais pas en train de vous écrire s'il n'y avait aucune solution. Il existe des mesures concrètes que vous pouvez mettre en place dès maintenant pour vous aider à vous protéger.

Vous n'avez pas besoin de confier votre retraite et votre épargne aux ronds-de-cuir et aux beaux parleurs du gouvernement. Vous avez un choix... à condition de ne pas attendre.

Mais d'abord, permettez-moi de vous en dire un peu plus sur moi-même... et sur les raisons qui me poussent à vous écrire aujourd'hui.

 La France ( et le système globalisé)  est en panne

Finalement, excédé par un système qui tourne à vide et s'intéresse plus à son propre fonctionnement qu'aux intérêts de ses peuples, j’ai décidé de mettre en ligne un blog pour alerter, sensibiliser et développer des alternatives de mobilisation et de vie alternative.

Cela me permet de mener ce que je considère comme une véritable mission : aider les peuples comme vous à prendre réellement soin de leur patrimoine -- diffusé, le faire croître les mobilisations unitaires, expliquer les oligarchies financières, résidus du capitalisme... en prenant des risques minimum et strictement maîtrisés. Près de 4 000 lecteurs lisent par mois mon blog et  je suis heureux de pouvoir vous en faire profiter aujourd'hui.

Aujourd'hui, notre système est en panne. Ce sont ceux-là même qui sont censés nous protéger qui nous ont mis dans un tel pétrin. Au cours des prochaines années, je pense que ceux qui sont à la retraite ou approchent de la retraite seront ruinés par ce mal qui gangrène notre système social.

Voilà pourquoi j'ai passé des heures et des heures à élaborer ce message.

Reprenez le pouvoir sur la politique !

De la manière dont je vois les choses, la retraite en France et plus globalement le système capitaliste, puis néolibérale a atteint un point de bascule. Notre pays est aux mains de politiciens et de la finance dont le programme est dangereux pour les retraités : qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre, ils sont pris dans la spirale de la démagogie, de l'endettement et des promesses non tenues. Et pendant que vous donnez une part croissante de votre confiance ... les classes dirigeantes et la finance généralisée deviennent simplement plus riches et plus puissantes. Je pense qu'il est de mon devoir -- et mon droit le plus strict -- de faire tout ce que je peux dans les limites de la légalité pour me protéger, moi et ma famille... Pour préserver mes libertés... Et vivre dans une société  sereine et digne. Tant mieux. Parce que grâce à mon expérience dans le secteur de la finance/ économie... je peux vous aider à atteindre un tel but.

31/12/2011

5 scénarios catastrophe pour 2012

 

effet domino.jpgUne note d'optimisme aurait pourtant été appréciée, alors que le pessimisme domine dans les prévisions sur 2012. Au mieux, les commentaires restent prudents. Mais certains n'hésitent pas à pronostiquer un scénario 2012 des plus sombres. C'est le cas de Joseph Stiglitz. Le prix Nobel a choisi de commencer 2012 en célébrant 2011  , car 2011 "sera probablement meilleure que 2012". Voila les pronostiques des économistes Les prévisions 2012 des professionnels, « Le marché semble encore trop confiant dans les profits »), Les premiers mois de 2012 devraient voir la confirmation de la récession en zone euro. Les bonnes statistiques américaines de fin d'année et la résistance des actions américaines pourraient faire long feu, la plupart des stratèges s'attendent à un trou d'air aux États-Unis. Pour compléter le tableau, ils prédisent aussi un ralentissement dans les zones émergentes et notamment en Asie. «L'année 2012 sera une année très difficile sur le plan conjoncturel. De cela nous avons (malheureusement) une quasi-certitude. « Le rêve d'un découplage des émergents est mort », Les sujets d'inquiétude qui perdurent en zone euro – expansion, Les dirigeants européens s’attendent à une année 2012 difficile – euractiv

Marqués par la crise de l'euro, les peuples- les états et les marchés financiers - ont connu une très mauvaise année 2011. Tous les événements déplorables de l'année écoulée sont-ils déjà intégrés dans les cours? Ou les risques sont-ils insuffisamment considérés encore par les marchés? Des experts belges répondent.

 Pour comprendre les enjeux financiers et géopolitiques :

"Crise de l’euro, récession imminente: les investisseurs ont peu de raisons d’être optimistes . Pourtant, quelques signaux positifs sont perceptibles. "Le principal thème de 2012 sera l’économie, qui se portera moins bien que ce que beaucoup craignent", prévoit Stefaan Casteleyn de Merit Capital. Ceux qui souhaitent en revanche exclure tous les risques doivent de préférence tenir compte de scénarios qui sont encore insuffisamment intégrés par les marchés financiers. Quels sont ces scénarios? Les experts boursiers belges en évoquent cinq". Cela est entrain de se réaliser !!!

1/ Une crise de la dette aux Etats-Unis

De nombreux analystes craignent qu’après la zone euro, les États-Unis soient également pris pour cible à cause de leur endettement faramineux. "Les marchés financiers tiennent déjà compte de nombreuses évolutions négatives, mais une véritable crise de la dette américaine n’est pas intégrée dans les cours actuels. Un éventuel krach du dollar américain pourrait faire beaucoup de dégâts sur les marchés financiers. Les obligations d’État américaines sont dès lors à éviter", estime Erwin Deseyn (CapitalatWork Foyer Group).

2/ L’éclatement de la zone euro

Le scénario d’un éclatement de la zone euro n’est plus considéré comme une fiction, mais on peut se demander si les marchés financiers intègrent déjà suffisamment ce risque. "Nous sommes toujours 40 à 50% au-dessus des planchers de 2009. La disparition de l’euro ou une modification de la composition de la zone euro n’est pas encore totalement intégrée. Si l’un des pays périphériques devait quitter l’euro, il tomberait dans une dépression inflationniste. À l’inverse: imaginez que l’Allemagne quitte l’euro, elle subirait dans une dépression déflationniste. Ces deux scénarios généreraient un chaos dont la débâcle Lehman n’aura été qu’un simple avant-goût. On entrerait également en terrain totalement inconnu. Raison de plus, donc, pour empêcher qu’on en arrive là – par simple précaution", estime Luc Aben (Van Lanschot Bankiers).

3/ Des tensions au Moyen-Orient

"La nouvelle est passée assez inaperçue ces derniers mois en raison de la crise de l’euro, mais le programme nucléaire de l’Iran suscite de plus en plus d’inquiétudes dans le monde entier. La crainte que Téhéran travaille à une bombe atomique a nettement augmenté. "Des pays comme l’Iran profitent opportunément du malaise qui touche l’Occident pour étendre leur influence au Moyen-Orient. Jusqu’où Iran pourrait-il aller dans ce processus?", se demande Geert Ruysschaert (BNP Paribas Fortis Private Banking)".  L'Iran évoque la fermeture du détroit d'Ormuz, mise en garde américaine : Le commandant de la marine iranienne a souligné mercredi qu'il était "très facile" pour l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, passage obligé de nombreuses exportations pétrolières, provoquant une sévère mise en garde des Etats-Unis. "Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c'est comme boire un verre d'eau, comme on dit en persan", a déclaré l'amiral Habibollah Sayyari, tout en estimant qu'une telle mesure n'était pas nécessaire pour l'instant.  Sur le marché pétrolier, les cours, qui avaient dépassé mardi la barre des 100 dollars après les déclarations de Mohammad Reza Rahimi, se sont nettement repliés mercredi à New York. Selon l'analyste John Kilduff, d'Again Capital, le marché était "allé trop loin" en réaction à la situation en Iran Voir Pétrole et gaz de schiste,... "« L'Iran, un brasier en puissance... "

4/ Le maintien de taux réels négatifs

Les rendements des comptes d’épargne sont aujourd’hui largement inférieurs à l’inflation: en termes réels, l’épargnant perd de l’argent chaque jour. Combien de temps cette situation va-t-elle durer? "En dépit de la surcapacité actuelle et de la demande en berne, l’inflation ne va pas diminuer comme en 2009. En cause: les prix élevés de l’énergie et l’augmentation de certaines taxes et accises. Le ralentissement structurel de la croissance économique induit par une ou plusieurs années de désendettement va maintenir à un faible niveau, voire encore réduire les taux à long terme. Il sera donc toujours difficile d’obtenir un taux réel positif en 2012", estime Gert Bakelants (rédacteur en chef de la lettre de placements L’Investisseur).

5/ Un regain de tensions sociales

Les lourdes mesures d’économies prises par les différents États seront-elles facilement acceptées par la population? Certains analystes intègrent en tous cas la possibilité de troubles sociaux et de tensions consécutifs aux interventions publiques. "Aucune nation n’a jamais réussi à assainir sa situation budgétaire tout en améliorant la prospérité de la population. Si plus de 40% des jeunes Espagnols sont sans emploi, par exemple, c’est toute une génération qui risque d’être perdue. C’est une catastrophe économique, mais surtout sociale. Que peut supporter une démocratie, surtout quand elle est encore relativement jeune?", se demande Luc Aben (Van Lanschot Bankiers).

 

« Les agences de notation accueillent certes avec scepticisme le roll over à la française, mais les Grecs sont désormais fixés sur leur sort... si le plan de sauvetage n'est pas assimilé à un défaut de paiement partiel sur leur dette ». C'est Jean-Claude Juncker qui résume froidement la situation en diagnostiquant "une perte considérable de souveraineté du pays" au profit de l'Eurogroupe ( Eurogroupe, Fiche d'actualité - Eurogroupe) . N'oublions pas qu'il en est le président, et c'est donc lui qui orchestre en grande partie son plan - sauvetage financier. Voir Jean-Claude Juncker - Wikipédia

Au risque de réveiller de mauvais souvenirs, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker compare le futur sort de la Grèce à celui de l'Allemagne de l'Est au lendemain de la réunification qui a débuté en 1990. A la différence près que les Grecs ne se retrouveront pas du jour au lendemain les poches pleines d'une monnaie qui leur donne les moyens de refaire surface économiquement.

  1. Junker ajoute que l'agence destinée à mener à bien les 50 milliards d'euros de privatisations instituées par le Parlement grec s'inspire de la Treuhand allemande Treuhand - Wikipédia. Ce système avait supervisé la restructuration et la migration de 14 000 entreprises est-allemandes vers le secteur privé de 1990 à 1994. Il oublie de rappeler que cet effort s'était accompagné d'un durcissement de la politique monétaire allemande qui avait littéralement asphyxié la croissance chez ses partenaires économiques européens (notamment la France et l'Italie) pendant quatre ans. « Le processus de réunification s'était soldé par un krach obligataire début 1994, lorsque la Fed, fidèle à sa politique de laxisme monétaire -- toujours au nom de la priorité accordée à la croissance suite à la récession de 1991 -- s'était résolue à monter ses taux pour juguler le retour des tensions inflationnistes. »

Deux versions : Chaque fois que les politiques monétaires européennes et américaines ont gravement divergé : 1) cela s'est traduit par une catastrophe (1987, 1994, 2007) dans les mois qui ont suivi. 2) La main mise du marché privé sur les états qui retire du jour au lendemain leurs finance. Les dégâts ont été aggravés par le développement des agences de notation (très critiqué actuellement), des Hedges fund, des outils cliquer des cliquez de vendre a perte/ parier sur l’aggravation des Etats et de leurs monnaie.

Les marchés suivront attentivement la conférence de presse et la séance des questions-réponses qu'animera J.-C.Trichet pour l'avant-dernière fois de son mandat, avant de céder son fauteuil à Mario Draghi en octobre. La tonalité de son discours confirmera ou non l'hypothèse d'un troisième relèvement consécutif du taux directeur à la rentrée.

« Le marché financier, boursier et politique semblent de plus en plus déconnecté de l’économie réelle et de leurs peuples. Un parallèle entre d’un coté es actions bancaires qui progressent fortement, des bilan assainit après le déplacement de la dette financière, boursière et immobilière vers les états ( donc le peuple) et de l’autre des peuples sous pression financière, social et policière avec des gouvernements utilisant des méthodes autoritaire pour faire passer ces lois. L’interview
– vision de l’économie par Henri-Delessy : Responsable des études économiques de La Banque Postale – est révélatrice ».. Cf voir le blog de Saltabank - Une vision de la situation économique et boursière.
La Fed connaît trop bien l'effet que l'annonce d'une raréfaction de la liquidité disponible aurait sur Wall Street. Les actions sont à ce jour entrer dans une phase spéculative et totalement deconnecté du système, "bullesque") puisqu'il est avéré qu'elle ne parvient à relancer ni le marché immobilier, ni l'emploi, ni le PIB américain

Si les agences de notation on les coudées franches pour imposer une sentence de défaut partiel de la Grèce sur sa dette, il apparaît très facile d'agiter le chiffon rouge sur la dégradation de la note de l'Italie ou de l'Espagne ; et pourquoi ne pas s'en prendre à la Belgique qui se trouve dans l'impossibilité de rétablir ses finances, faute de gouvernement ?

Les euro-fédéralistes comme J.-C. Juncker ou J.-C. Trichet boivent du petit lait. La mise sous tutelle administrative de la Grèce pourrait bien servir de prélude à celle de la Belgique, de l'Italie ou de l'Espagne.

Les populations concernées ont beau se révolté -- elles s'indignent déjà, même si la pression des gouvernements et de la direction des grands médias essayent de dissimiler -- elles n'ont pas vraiment les moyens d'agir de manière efficace, surtout s'il n'y aucun gouvernement à sanctionner.

Les peuples ont été enterrées par les urnes, ou devrais je dire par une non concertation entre dirigeants politiques et leurs peuples (Irlande, Portugal, Espagne, Grèce). Les nouvelles ne peuvent qu'invoquer un héritage ingérable et réclamer la mansuétude de leurs créanciers ‘(trop gentil) ou rejeter une dette illégitime.

Bruxelles qui tient le chéquier peut décider quel mode de soutien elle apporte au moment le plus opportun. C'est-à-dire quand tout semble perdu et que la population -- à bout de nerfs -- se résout à admettre qu'il n'y a pas de plan B, sauf à flanquer 50 ans de construction européenne par terre. Tout ce que je viens de décrire nous promet de belles convulsions.

A lire sur Plusconcient.net : Après la crise financière, la guerre civile ? , Site de l'institut LEAP 2020.

Ecouter également Peter Schiff, la crise fiscale en marche aux Etats-Unis, La crise de 2010 plus grave que la crise de 2008 ?, Quelle situation économique pour 2010 ? , Futur crash de l'économie mondiale. Celente aura-t-il une nouvelle fois raison ?, Ignacio Ramonet - le crash parfait, Vers un 4ème choc pétrolier, Pour une éthique de l'existence post-capitaliste, Technologie, gouvernance ou spiritualité ?

A voir: le docufiction de France 5 "La France en faillite" qui nous plonge dans une France en cessation de paiement sous tutelle du FMI et de l'UE,

19/11/2011

Un exemple de l’absurdité et de l’opacité du système stress tests du ratio de solvabilité des banques

Une explication, pour que vous compreniez bien les risques, les enjeux et leurs conséquences :

 

 

Sch%C3%A9ma_synoptique_de_la_Finance.pngUn schéma de la finance ( photo) :

La finance est devenue folle, comme le montre se schéma, avec la déréglementation et la financiarisation de celle-ci. La désintermédiation déréglementation et la financiarisation de celle-ci. La désintermédiation : « Permet aux entreprises d’obtenir des ressources sans passer/ chercher de financement par le crédit bancaire. Le marché des capitaux : rencontre entre l’offre/demande de capitaux sans passer par les banques. Cela a rendu les banques, mais plus largement la finance plus forte que les états, avec les conséquences sur l’économie réelle que nous connaissons actuellement, dés qu’elles se retrouvent en difficulté.

Du crédit des subprimes (commencé ou apparu avec titrisation des crédit immobilier, des crédits prêtés aux ménages « un peu juste » financièrement et a taux variable. Avec la hausse des taux, les crédits se sont retrouvés impayé. La titrisation a été racheté par des crédit zinzins ( investisseurs institutionnels), banques vendent des titres, en rachètent en Junk Fund. Perte de confiance, action des banques en chutent. Les banquent arrêtent de financer l’économie. Le système bancaire est bloqué. L’état a garanti les prêt/ a presque nationaliser parfois ( sans contrepartie) ) sans régler/ aggraver le problème puisque les banques et l’économie réelle est touchée.

L’impossible sauvetage des banques - blog de Saltabank Extrait : « La taille des banques posent un réelle problème de renfloument, car leur poids financiers et leurs actifs dans l’économie nous rends trop dépendant, et la moindre crise nous impact directement et la moindre perte devient tout de suite gigantesque et les états  , surtout que nous demandons peu/ pas de contrepartie. Je mets aussi ce lien Banque - Wikipédia – source wikipedia avec schéma du système financier. », [PDF]  La Gestion de la Relation Client dans la banque

Du Produit National Net , on retranche - les risques ( de crédits, de liquidité et de transformations) C’est sur ces risquent que va porter mon post et l’inefficacité des Krach Test pour les évaluer.

 crise institutionnalisée,chomage,l’absurdité et de l’opacité du système stress tests,ratio de solvabilité,banquesPas étonnant, puisque l’on entend encore le nom de Goldman Sachs dans la réalisation de ces test.- Les impôts. On obtient : Résultat Net d’exploitation ( RN Bénéfice ou perte). Cela permet de comprendre

Que valent les stress tests bancaires lors du 23 juillet 2010 ( soit il y a 15 mois). Logique en même temps : on n'arrête plus d'en faire passer aux établissements. Preuve de l'absence totale de crédibilité de ceux réalisés jusqu'à présent.

L'objectif était de savoir si, dans un scénario macro-économique et financier défavorable, les établissements bancaires européens pourraient continuer à afficher un ratio de solvabilité au-dessus de 6%.

Des résultats en trompe l’œil : seules 7 banques sur les 91 stressées avaient été recalées. Pas de chance, il ne fallut pas attendre longtemps avant de comprendre que ces résultats n'avaient pas grande valeur.

En effet, lors de la mise en place du plan de sauvetage irlandais de 85Mds€ en novembre 2010, 35Mds€ étaient destinés à recapitaliser les 4 grandes banques irlandaises (il s'agissait de Allied Irish Bank, Bank of Ireland, EBS et Irish Life)... qui avaient pourtant passé les tests haut la main quelques mois auparavant.

Et puis, il y a eu le 15 juillet 2011…
Plus près de nous, l'autorité bancaire européenne a publié le 15 juillet 2011 de nouveaux stress tests bancaires. Le périmètre stressé comprenait toujours 91 banques (65% des actifs bancaires européens).

Deux scénarios ont été élaborés :

  1. un scénario de base reprenant les principales prévisions macro-économiques en vigueur ;
  2. un scénario adverse retenant des hypothèses théoriques de dégradation de l'économie : baisse de 0,5% du PIB de la zone euro en 2011, chute de 15% des Bourses européennes, plongeon des marchés immobiliers, hausse du coût de refinancement interbancaire. Pas de défaut souverain envisagé cependant...

Là encore tout le monde a pu partir (ou plutôt a cru partir) tranquillement en vacances cet été puisque les résultats de ce stress macro-économique et financier ont été très rassurants. Seules 8 banques sur 91 avaient échoué.

Vous connaissez la suite par contre : les marchés ont vite été rattrapés par l'Histoire avec un mois d'août catastrophique pour les valeurs bancaires et la faillite de DEXIA début octobre (qui, je le rappelle, avait pourtant réussi ces stress).

On nous annonce aujourd'hui une troisième série de stress tests. Magnifique
Cette fois-ci – afin de gagner en crédibilité et afin de faire échouer un plus grand nombre de banques – l'autorité bancaire européenne (EBA) fixerait le niveau minimal du ratio de solvabilité à 9%.

Rappelons ce que signifie ce ratio de solvabilité : il s'agit du rapport entre les fonds propres réglementaires et les fonds propres qui servent à faire crédit et aux activités de marché. Pour obtenir le ratio de solvabilité, on multiplie ce rapport par 8%.

Ratio de solvabilité = (fonds propres/engagements) x 8%

En d'autres termes : plus votre numérateur baisse (par exemple dans le cas d'une baisse des fonds propres réglementaires suite à des baisses de résultats), plus vous dégradez ce ratio. De même plus le dénominateur augmente (les engagements dédiés au crédit ou aux activités de marché augmentent suite à des pertes sur les marchés par exemple), plus vous dégradez ce ratio.

Petite note à ce stade : ce que l'on appelle ratio core tier 1 est équivalent au ratio de solvabilité (le core tier 1 étant la définition dure, restrictive et contraignante).

D'ailleurs Goldman Sachs a récemment évalué que ces nouveaux stress pourraient conduire à des besoins de recapitalisation de 298Mds€. Sur les 91 banques européennes retenues, 68 échoueraient à ces nouveaux stress tests, en retenant une norme minimale de solvabilité à 9%.

Les analystes de la banque américaine se sont appuyés sur les hypothèses de décote suivantes sur les dettes souveraines périphériques :

  1. décote de 60% de la valeur des titres grecs ;
  2. décote de 40% sur les titres irlandais et portugais ;
  3. décote de 20% sur les titres italiens et espagnols.

Certes les stress de Goldman vont plus loin que tous ceux imaginés jusqu'à présent puisque là, pour une fois, on suppose des défauts partiels sur les dettes de certains souverains, ce qui conduirait effectivement les banques à passer des provisions dans leurs comptes et donc à se recapitaliser.

Nous apprenons que l'Autorité bancaire européenne donnerait jusqu'à mi-juin 2012 aux banques pour se recapitaliser avec deux alternatives :

  1. soit les banques acceptent de valoriser les dettes souveraines qu'elles détiennent à leur valeur de marché, auquel cas elles devraient porter leur ratio de solvabilité à 9% ;
  2. soit les banques refusent de valoriser dans leurs comptes les dettes souveraines à leur valeur de marché, auquel cas les exigences en termes de ratio de solvabilité seront plus fortes avec un niveau minimal porté à 9,5%.

Or on sait que les banques qui ont une part importante de dette souveraine très dépréciée dans leurs bilans sont plutôt grecques, espagnoles, portugaises et italiennes. Donc vraisemblablement, elles opteront pour la deuxième alternative  et viser un ratio de solvabilité plus élevé et donc... se recapitaliser beaucoup plus.

Conclusion – même si ce n'est pas vraiment un scoop : ce sont les banques qui ont le plus de mal à se recapitaliser qui auront le plus de besoins en la matière.

On peut donc dire que la solvabilité des banques est réellement stressée en prenant en considération des décotes significatives sur les dettes souveraines. Mais ce problème de la solvabilité réglé... nous ne sommes pas au bout de nos peines car cela ne suffit pas. Vient désormais le problème de la liquidité.

Nous verrons cela plus tard

Bonne journée

 
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