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04/03/2017

EI et l'Asie

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https://lookaside.fbsbx.com/…/Pascal%20Boyer%20Et%20L%20H... J’aime la publication de Flores Magon

Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

Le groupe Etat islamique a occupé un temps un tiers de l’Irak, mais il ne cesse de perdre du terrain depuis deux ans face aux multiples offensives soutenues par l’aviation et les conseillers au sol de la coalition internationale dirigée par Washingtonmais Daech gagne du terrain dans le Sinaï, malgré l'omniprésence de l'armée égyptienne Lire aussi :   Bataille de Mossoul : la reprise de la deuxième ville d’Irak cartographiée jour par jour  A lire Les guerres cachées contre... 

 

En Indonésie, l’hypothèque djihadisteLE MONDE | ar Flavie Holzinger, Véronique Malécot et Floriane Picard


 

L'État islamique a réalisé une avancée impressionnante ces derniers mois. L'organisation est parvenue à entrer dans el-Arish, la capitale du Nord-Sinaï. Égypte : dans le Sinaï, l'exode des chrétiens traqués par l'État islamique cf Les défis des Égyptiens

Terrorisme. Le dangereux déni du gouvernement bangladaisASIE - BANGLADESH - THE INDIAN EXPRESS - BOMBAY ) Publié le Un attentat revendiqué par l’Etat islamique a fait 20 morts et de nombreux blessés à Dacca le 1er juillet. Cette tragédie vient contredire le discours du gouvernement, selon lequel les violences islamistes sont des actes isolés.Depuis sa séparation du Pakistan, en 1971, le pays est traversé par des courants violents, tant au plan politique que dans ses structures sociales. L’irrépressible montée en puissance du fondamentalisme islamiste ces dix dernières années menace toutefois plus que jamais la stabilité socio-politique du pays.[...]

Le profil du suspect identifié par les enquêteurs russes, de nationalité russe et né au Kirghizistan, pose un défi majeur à Vladimir Poutine.Si cette piste devait se confirmer, elle signerait la première attaque d’ampleur sur le territoire russe d’un kamikaze originaire d’Asie centrale, et enverrait un signal alarmant pour le Kremlin, de plus en plus inquiet face à la montée de l’islam radical dans les ex-républiques soviétiques. Il s’agit d’un « défi lancé à tous les Russes (…) y compris à notre président », Vladimir Poutine, a réagi, mardi, son porte-parole, Dmitri Peskov.

COMPTE RENDUAttentat de Saint-Pétersbourg : la piste de l’islamisme en Asie centraleSyrie : mission impossible

 

DE L’AFGHANISTAN AUX PHILIPPINES

Un djihadiste présumé a déposé une bombe artisanale dans la cour d'un bâtiment du gouvernement indonésien, ce lundi. L'assaillant a été tué par la police après des échanges de tirs. Ces dernières années, le pays connaît une résurgence de l'islamisme radical.

L’implantation de Daech en Afghanistan était jusqu’à récemment limitée à la province orientale de Nangarhar, à la frontière du Pakistan. Mais c’est dans le nord-ouest du pays, à la frontière du Turkménistan, que Daech a tendu une embuscade, le 8 février 2017, à un convoi du Comité international de la Croix Rouge (CICR), tuant six de ses agents et en enlevant deux autres... On rappellera que le tueur du Nouvel An à Istanbul était ouzbek et avait été entraîné dans un camp de Daech en AfghanistanAu Pakistan, Daech n’a pas encore d’implantation territoriale, mais elle a semé une fois de plus la terreur, le 16 février 2017, en tuant au moins 75 personnes dans un sanctuaire soufi de la province du Sindh. Par ailleurs, plus d’un millier de militants ont quitté l’Asie du Sud-Est pour rejoindre les rangs de Daech, en Syrie plutôt qu’en Irak. Trois groupes jihadistes de l’île philippine de Mindanao ont prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi au tout début de l’année dernière

Indonésie : attentat contre un bâtiment gouvernemental

Le président philippin Rodrigo Duterte a présenté aujourd'hui ses excuses pour ne pas avoir pu sauver un septuagénaire allemand exécuté par le groupe islamiste Abu Sayyaf, mais assuré qu'il ne fallait pas payer de rançon aux preneurs d'otages.Le Parlement philippin a voté samedi, à une majorité écrasante, la prolongation jusqu'à la fin de l'année de la loi martiale dans le sud du pays touché par un soulèvement islamiste.» Lire aussi - Philippines : Duterte proclame la loi martiale après des combats entre l'armée et Daech

» Lire aussi - Rodrigo Duterte, le président flingueur des Philippines

Les islamistes philippins d'Abu Sayyaf, ralliés à l'organisation État islamique (EI), ont exécuté avant-hier Jurgen Kantner, 70 ans, après l'expiration d'un délai qu'ils avaient fixé pour le versement d'une rançon de 30 millions de pesos (560.000 euros).

S'adressant au gouvernement allemand et à la famille de la victime, le président Duterte s'est dit "vraiment désolé" pour la mort du septuagénaire et a affirmé que l'armée avait intensifié son offensive contre le groupe Abu Sayyaf dans le but de sauver l'otage.

Mais il a souligné que son gouvernement était fermement opposé au paiement de rançons. "Nous ne cédons pas aux demandes de rançon (...) Si vous cédez et vous payez, il y aura encore plus de victimes", a-t-il ajouté.

Armed fighters working with criminals and corrupt politicians is common across Mindanao, where a Muslim separatist rebellion has claimed more than 120,000 lives since the 1970s.

What's behind the latest crisis in the Philippines? - Inside Story

Source: News agencies

Ces centaines d'extrémistes originaires d'Indonésie - le pays musulman le plus peuplé du monde - confrontée depuis un an à une montée en puissance des attaques en relation avec l'EI, sont partis à l'étranger combattre dans les rangs de l'EI.

l'US Army appuie les Philippines dans le combat contre Daech à Mindanao

L'engagement américain témoigne de la crainte de voir l'EI établir un nouveau front en Asie du Sud-Est. Mindanao, île de 22 millions d'habitants du sud de l'archipel philippin, a été placée sous le régime de la loi martiale le 23 mai dernier, après la prise de certaines parties de la ville de Marawi par des rebelles des groupes Abou Sayyaf, considéré par l'ONU proche d'Al Qaïda, et Maute, qui se réclame de l'Etat islamique et comprend d'anciens membres du Front Moro islamique de libération

Surgissant au-dessus de la jungle, la carlingue ventrue d'un P3 Orion a survolé vendredi le champ de bataille de Marawi, où l'armée philippine peine à venir à bout des djihadistes se réclamant de Daech. Cet avion espion américain a pu offrir des informations précieuses aux militaires déployés par le président Rodrigo Duterte, confronté à de farouches poches de résistances dans cette ville dont l'essentiel des 200.000 habitants ont fui les combats sanglants. En dépit de bombardements nourris et du déploiement d'hélicoptères d'attaque lourdement armés, et de la mort d'au moins 200 islamistes, les forces de Manille n'ont pas tenu leur objectif: reprendre Marawi, le Jour de l'indépendance nationale, lundi 12 juin.

Des centaines d'hommes armés ont attaqué aujourd'hui 21 juin des militaires dans un village du sud des Philippines, une opération qui pourrait avoir eu pour objectif de desserrer l'étau sur les insurgés islamistes de Marawi.

Philippines : Duterte poursuit ses croisades malgré les pressions

Connu pour ses déclarations fracassantes, le président philippin a prononcé hier son deuxième discours sur l’état de la nation. Ses guerres contre la drogue et contre les djihadistes musulmans de Marawi, à Mindanao, regagnent en intensité.LE MONDE |

Duterte's drug war won't save the Philippines - UpFront

 

Source: News agencies

» Lire aussi : Philippines : Duterte proclame la loi martiale après des combats entre l'armée et Daech , » Philippines : les djihadistes perdent du terrain à Marawi , » Daech veut créer un califat aux Philippines

L'inspecteur de police Realan Mamon a affirmé que cette attaque pourrait avoir été une diversion pour aider les combattants de Marawi. M. Padilla a affirmé que les assaillants de Pigkawayan appartenaient aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff) wikipedia , une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (Milf), principal groupe rebelle musulman du pays avec lequel le gouvernement a lancé des négociations de paix.

Honk Kong: des domestiques se radicalisent

Un petit nombre d'Indonésiennes travaillant comme domestiques à Hong Kong se sont laissées convaincre et radicaliser par la propagande du groupe Etat islamique (EI), affirme aujourd'hui un think tank indonésien.

Des organisations musulmanes et des associations de défense des travailleuses immigrées contactées par l'AFP ont affirmé ne pas être au courant d'un tel phénomène, mais elles se sont inquiétées des répercussions de cette étude sur la façon dont sont perçues et traitées les domestiques. Une poignée de domestiques se sont également rendues en Syrie, selon l'Ipac, un cercle de réflexion qui a publié de nombreuses études sur les conflits en Asie du Sud-Est.

 

 Le poison islamiste en Asie du Sud-Est 

Indonésie : menaces sur l’islam tempéré de l’archipel : Le plus grand pays musulman du monde, traditionnellement modéré, connaît une montée du conservatisme. L’islamisme intégriste met en cause ce modèle de cohabitation et de tolérance. LE MONDE |

Depuis la chute du régime autoritaire du général-président Suharto, en 1998, la traditionnelle modération de l’islam « nusantarien » (Nusantara désigne « l’archipel », c’est-à-dire l’Indonésie) connaît une résurgence du conservatisme et de la bigoterie. Une forte proportion de femmes musulmanes portent le jilbab – vêtement ample couvrant la tête et le corps –, le ramadan est plus observé qu’auparavant, des groupes de pression s’agitent pour forcer le gouvernement à réglementer la vente d’alcool.

L’Indonésie est, de longue date, déchirée entre des conceptions religieuses antagonistes. Mais dans éditorial du « Monde ».LE MONDE | . Le fondamentalisme musulman gagne du terrain dans cette partie du monde, et avec lui une dérive djihadiste de plus en plus inquétante. Autant qu’un retour du religieux, ce qui est à l’œuvre en Indonésie révèle une revendication identitaire. Majoritaires, les musulmans se sont sentis marginalisés.
 Longtemps terre d’islam tolérante à la multitude de minorités ethniques et religieuses qui la caractérise, l’Asie du Sud-Est est, chaque jour davantage, en proie à l’islamisme et à sa ­dérive naturelle et violente qu’est le djihadisme. Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

La crainte est de voir s’implanter une base djihadiste – comme à Rakka en Syrie ou à Mossoul en Irak – servant à la préparation d’attentats

L’Indonésie a connu le terrorisme islamiste dans les années qui ont immédiatement suivi les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Mais elle est maintenant le théâtre d’une évolution politico-religieuse lourde de dangers à venir. La troisième plus grande démocratie du monde – 255 millions d’habitants, dont 87 % de musulmans – connaît une montée en force de l’islamisme.

 En un sens, les autorités centrales portent une part de responsabilité dans l’éruption fondamentaliste actuelle dans le pays. En 2001, elles ont autorisé la ­pratique de la charia – la loi islamique – dans la province d’Aceh. C’était un ­premier accroc à une tradition indonésienne d’aimable libéralisme religieux. Depuis, le wahhabisme a gagné d’autres régions d’Indonésie, à mesure que les universités du Golfe forment (ou plutôt « déforment ») des milliers de jeunes Indonésiens.

l'organisation extrémiste Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB). Les autorités attribuent à ce groupe la responsabilité de l'attaque contre un café de Dacca qui avait fait 22 morts l'année dernière, pourtant revendiquée par le groupe État islamique (EI).

La montée de l'extrémisme islamiste pose un danger grandissant pour ce pays à majorité musulmane, où le pourrissement d'une interminable crise politique a conduit à la radicalisation de l'opposition au gouvernement. Depuis l'attentat contre le café Holey Artisan Bakery le 1er juillet 2016, les forces de sécurité ont tué plus de 70 jihadistes.

LIRE AUSSI : » Au Bangladesh, la police réagit contre la menace islamiste» Attentat de Dacca : les djihadistes étaient des fils de bonne famille

Presque toute l'Indonésie compte des cellules de Daech

Le chef des armées indonésiennes a informé la communauté internationale lundi à Jakarta de la présence de cellules dormantes de l'EI dans «presque toutes les provinces» du pays.L'armée indonésienne a signalé lundi par la voix de son chef, le général Gatot Nurmantyo, la présence de cellules dormantes de l'État islamique sur son sol. Face aux attaques répétées dans les Philippines voisines, Djakarta s'inquiète de l'existence de ces extrémistes islamistes.«Ces cellules dormantes peuvent facilement se déclencher" 

LIRE AUSSI :» L'État islamique à la conquête de l'Asie du Sud-Est» L'État islamique s'attaque à l'Indonésie

Asia Pacific Philippines

Chaos, injustice, corruption, répression et inégalité sont les engrais du djihadisme.
La Birmanie regroupe tout cela, comme avant lui la Lybie, l'Egypte, Afghanistan Irak et Syrie.

L'EI appelle les Ouïgours à «verser des rivières de sang en Chine»

Des combattants de l'État islamique (EI) issus de la minorité chinoise ouïghoure ontmenacé depuis l'Irak de "verser des rivières de sang" en Chine, un avertissement adressé à Pékin qui est inédit, relève un expert. Les Ouïghours sont une minorité ethnique majoritairement musulmane originaire du Xinjiang, dans nord-ouest de la Chine. Cette région est un immense territoire semi-désertique, frontalier notamment avec l'Afghanistan

Cette vidéo constituerait la "première menace directe" de l'Etat islamique contre la Chine, a déclaré Michael Clarke, expert du Xinjiang à l'Université nationale australienne à Canberra.

C'est également "la première fois que des militants s'exprimant en ouïghour font allégeance à l'EI", ajoute-t-il.

Depuis une sanglante émeute ayant frappé la capitale du Xinjiang Urumqi en 2009 (environ 200 morts, principalement des Hans), Pékin impose des mesures de sécurité draconiennes dans la région: patrouilles, checkpoints, arrestations.

L'accroissement de la pression militaire dans le Xinjiang s'est traduit par une montée de l'irrédentisme et du fanatisme religieux dans cette province autonome de l'ouest de la Chine.L'état islamique menace de planter son drapeau noir sur la Chine. Une vidéo publiée par le groupe djihadiste montre des Ouïgours en arme s'entraînant en Irak: un véritable cauchemar pour Pékin, qui s'inquiète de voir revenir sur son territoire des extrémistes issus de la minorité musulmane du ...

Alors que les tensions s'exacerbent au Xinjiang et que Pékin dénonce la radicalisation religieuse du mouvement ouïgour, ces affirmations suscitent la prudence des experts occidentaux. «Cette filière n'est pas aussi importante que le prétend la Chine, qui a toujours cherché à lier les violences au Xinjiang à des organisations terroristes internationales pour obtenir l'appui des puissances occidentales. Mais elle n'a jamais apporté de preuves convaincantes», juge Nicholas Bequelin, expert de Human Rights Watch

Les autorités craignent que ces combattants ne reviennent en Chine semer la terreur», explique Li Fifan. Cette théorie du retour calquée sur le modèle du djihadisme sévissant en Europe laisse Bequelin sceptique. «Il est très difficile de revenir au Xinjiang, vu la répression sécuritaire qui y sévit», estime ce spécialiste basé à Hongkong, pour qui la «filière chinoise» se résumerait plutôt à des individus isolés qui se radicalisent au contact de contenus fondamentalistes en ligne.

La Birmanie, nouvelle terre de jihad ?

La Birmanie, où la minorité musulmane est victime de terribles exactions, pourrait devenir un abcès de fixation djihadiste, alors que tous les regards sont tournés vers la région irako-syrienne.

Les états-majors occidentaux continuent de vendre médiatiquement la peau de l’ours jihadiste avant de l’avoir tué, à Mossoul, voire à Raqqa. On attend avec intérêt le plan d’élimination de Daech que le président Trump a commandé à ses généraux pour le 28 février au plus tard. Il est pourtant à craindre que les stratèges jihadistes aient encore un temps d’avance, avec en ligne de mire l’Asie du Sud-Est, où vivent bien plus de Musulmans que dans tout le monde arabe.

LE SUPPLICE DES ROHINGYAS

Le conditionnel est de rigueur, car les autorités birmanes ont nié avec constance les droits à la nationalité et à la propriété des Rohingyas, encouragées par la faction la plus xénophobe du clergé bouddhiste, le Ma Ba Tha. Une première flambée de violences en 2012 avait entraîné l’internement de dizaines de milliers de Rohingyas en territoire birman, avec interdiction d’accès à la capitale régionale de Sittwe.

Birmanie: des milliers de civils en fuite Des milliers de personnes ont fui mardi la région de Kokang en Birmanie près de la frontière chinoise, au lendemain de combats très meurtriers entre l'armée birmane et des rebelles qui ont poussé Pékin a demandé un cessez-le-feu.

Résumons : une zone frontalière propice à toutes les infiltrations entre le troisième pays musulman le plus peuplé du monde (après l’Indonésie et le Pakistan) et un Etat qui dénie les droits de sa minorité musulmane ; des camps de réfugiés et de déplacés, foyers naturels des engagements les plus intransigeants ; une propagande jihadiste qui dénonce un consensus international de fait pour laisser se poursuivre le supplice d’une population musulmane ; un groupe obscur, Yakin, sans doute prêt à se rallier au plus offrant. Toutes les conditions sont bien réunies pour que la Birmanie devienne à terme un nouvel abcès de fixation jihadiste. Espérons que la médiation d’Annan sera plus efficace qu’en Syrie pour conjurer un tel cauchemar.

La Birmanie, nouvelle terre de djihad ? POST DE BLOG

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26/02/2017

Pakistan

Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. Pendant plus de trente ans, le Pakistan a inspiré, entraîné, soutenu, financé, protégé et instrumentalisé différents groupes islamistes radicaux. Ces djihadistes, dont les plus connus sont les talibans afghans, étaient autant d'armes au service des intérêts stratégiques pakistanais, contre l'Inde dans la région disputée du Cachemire ou en Afghanistan pour donner au Pakistan une profondeur stratégique accrue. L'ISI, les puissants services secrets pakistanais, était le grand ordonnateur de ce jeu complexe, qu'il pratiquait sans toujours en référer aux gouvernements en place à Islamabad.
 

La chute des talibans afghans en 2001 n'a pas interrompu ces manœuvres, et les États-Unis ont eu beau faire, cajoler ou menacer, Islamabad est resté un allié bien peu fiable dans le jeu régional, offrant asile aux talibans et à al-Qaida, tout en poursuivant avec une vigueur variable certains groupes djihadistes.

Cette politique s'est finalement retournée contre ses instigateurs. Le Pakistan fait aujourd'hui face sur son propre territoire à une version pakistanaise des talibans afghans qu'il a contribué à créer et a abrité. L'armée pakistanaise est engagée dans une guerre brutale dans les mêmes vallées de la province de la Frontière du Nord-Ouest, où les Britanniques livraient à l'époque impériale de «splendides petites guerres» contre les Pathans. La version moderne n'a rien de splendide: elle est vicieuse et cruelle, comme vient de le montrer l'attaque de Lahore.

Voici encore trois ans, les États-Unis et les pays voisins du Pakistan émettaient les plus grands doutes sur la volonté d'Islamabad de lutter contre ses talibans, et soupçonnaient l'ISI de continuer à manipuler en coulisses l'organisation. Ce n'est plus le cas. L'armée pakistanaise a commencé sérieusement à s'attaquer à sa version des talibans. Les offensives dans les agences du Nord-Waziristan et de Khyber ont été de grande envergure. Beaucoup de cadres se sont réfugiés en Afghanistan.

Autre signal de changement: la coopération entre les États-Unis et les militaires pakistanais, au point mort depuis l'opération contre Ben Laden en 2011, s'est récemment améliorée. Les Américains ont lancé plusieurs attaques de drones sur le territoire afghan contre des chefs talibans pakistanais, et ont accepté de livrer au Pakistan Latif Mehsud, un responsable taliban capturé l'année dernière en Afghanistan.

Mais il est peut-être déjà trop tard pour Islamabad pour reprendre le contrôle de son territoire. Comme l'Arabie saoudite, qui se voit dépassée dans son fondamentalisme par l'État islamique, le Pakistan, pays créé au nom de l'islam et dont les dirigeants ont systématiquement instrumentalisé la religion à des fins politiques, se voit finalement concurrencé par plus radicaux que lui.

 

10/02/2017

-Les guerres cachées contre Daech

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Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l’'Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l’'organisation de l’'Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’'Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale". OPINION: ISIL after Mosul - Insurgency and rivalry, Bilan de la guerre "contre le terrorisme"
 
"The battle for Mosul may be in its final stages, but so long as there is a market for extremist groups to offer protection and livelihoods to vulnerable populations, the shape-shifting war goes on"
 
« Mossoul tombera, la question c’est en combien de temps et avec combien de pertes »

’EI s’était emparé de Mossoul en juin 2014 à la faveur d’une offensive éclair qui lui avait permis d’occuper de vastes territoires au nord et à l’ouest de Bagdad dont il a, depuis, perdu l’essentiel.

Dimanche 19 février, l’armée irakienne a lancé une vaste offensive visant à récupérer l’ouest de la ville de Mossoul, considérée comme le dernier bastion important de l’organisation djihadiste Etat islamique en Irak.En progressant vers l'aéroport de la grande ville du Nord, l'armée irakienne a rencontré une forte résistance des djihadistes.Cliquez ici pour agrandir l'infographie Le village d'Albou Seif se trouve sur un éperon rocheux qui domine le fleuve Tigre. À l'est se dessine la partie orientale de Mossoul, tout juste reprise par les forces irakiennes. Au nord se devine l'aéroport de la ville, encore aux mains de Daech. C'est l'objectif de la Force de réaction rapide (FRR), les unités spéciales de la police irakienne, avec la base militaire de Ghazlani, attenante.C'est leur bataille. L'aéroport de Mossoul aurait dû être repris au mois de décembre dernier, voire plus tôt encore, mais les djihadistes se sont montrés plus coriaces que prévu Décryptage de cette nouvelle offensive avec Hélène Sallon, du service International du Monde..Hélène Sallon (Mossoul (Irak), envoyée spéciale) La longue bataille qui s’engage pour reprendre aux djihadistes ces trois derniers kilomètres carrés et la symbolique mosquée Al-Nouri, où le calife autoproclamé de l’EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, a fait sa seule apparition publique, le 4 juillet 2014. Toutes les forces de sécurité – forces antiterroristes, armée et police fédérale – ont été mobilisées. There are more than 5,100 US forces in Iraq, and up to about 500 in Syria.  contre 2000 combattants de Daesch  Source: News agencies

L’Etat islamique  a t'il fait exploser la mosquée Al-Nouri, emblème historique de MossoulGuerre de communiqués 

 Daech a commis un nouveau crime historique en faisant exploser la mosquée Al-Nouri et la Hadba », s’est empressé de communiquer le responsable de l’offensive de Mossoul, le général Abdoulamir Yarallah, devançant les accusations de l’EI. Par la voix de son agence de propagande Aamaq, le groupe djihadiste a imputé la responsabilité de ces destructions à l’aviation américaine.

Lire aussi :   Les forces irakiennes ont lancé l’assaut sur la vieille ville de Mossoul

lecture du matin... malheureusement toujours d'actualité.

Dans son dernier ouvrage, le politologue revient sur sa vision de l’islam politique comme une réaction identitaire à la domination coloniale. Pour lui,…
LIBERATION.FR
 

Les responsables de la coalition anti-EI ont dû multiplier les démentis pour tenter de désamorcer une polémique à même de fédérer la colère de millions de musulmans sunnites, au moment même où ils célébraient la nuit du destin, au cours de laquelle, selon la tradition, l’ange Gabriel a révélé le Coran au prophète Mahomet

« L’EI l’a détruite par fierté. Abou Bakr Al-Baghdadi a été le premier chef djihadiste à faire un discours public et médiatisé dans un lieu aussi symbolique. Daech ne voulait pas voir les forces irakiennes reconquérir la mosquée et y parader », analyse le colonel Arkan.La mosquée Al-Nouri de Mossoul, emblème de la ville mais aussi des djihadistes

 

 
 

Le 23 juin

« Un membre de Daech a 75 % de chances de passer entre les mailles du filet, parmi le flot de réfugiés, soit parce que les listes antiterroristes ne sont pas à jour, soit parce qu’ils étaient adolescents quand ils ont rejoint Daech », dit, sans illusion, le colonel Arkan Fadhel, des forces antiterroristes.

 
L’émergence de l’EI est due à la marginalisation des sunnites d’Irak depuis 2003. Si, une fois reprise, Mossoul n’est pas confiée, d’une manière ou d’une autre, à une administration à dominante arabe sunnite, le terreau sur lequel a fleuri le djihadisme sera inchangé : l’EI aura été démantelé, mais le radicalisme islamiste renaîtra sous une autre appellation, au prétexte de la défense des sunnites. Entre les différentes forces qui progressent vers la « capitale » de l’EI en Irak, il y a un plan de bataille commun, mais, hélas, pas d’accord politique pour le jour d’après la victoire militaire. Cent ans après les accords Sykes-Picot qui ont tracé ses frontières, la région est en proie au chaos. Un « grand jeu » dont l’Iran est le gagnant.Analyse. La conquête des quartiers rebelles de la ville par les troupes de Bachar Al-Assad ébranle le système des Nations unies, paralysé comme aux pires moments de la guerre froide par les vetos russe et chinois.
 
Alep, Mossoul. Deux batailles distinctes, avec des coalitions différentes, voire antagonistes, dans deux pays ­séparés. Et pourtant nul ne peut s’empêcher de dresser des parallèles, de chercher des similitudes ( cf Proche-Orient : le grand bouleversement) La Syrie et l’Irak sont les deux pays qui englobent les mosaïques communautaires les plus complexes (à l’exception du Liban) de cette région. Tous deux ont été dirigés par des juntes baasistes et confessionnelles. L’une, sunnite, de Saddam Hussein en Irak (jusqu’en 2003), et l’autre, alaouite, des ­Assad, qui s’accroche encore au pouvoir en Syrie, ont volé en éclats.

 

 Inside Story - Is ISIL embracing a new approach?

 

« Capitale bis de l’EI »

« On a l’impression que Daech veut nettoyer le terrain avant la chute programmée de Mossoul [son quartier général en Irak, que les forces de Bagdad sont en train de reconquérir], poursuit Abou Ahmed. Ses troupes qui reculent là-bas pourraient venir se réfugier à Deir ez-Zor, qui deviendrait ainsi la capitale bis de Daech, à côté de Rakka, plus au nord. »

Selon Deirezzor24, un site d’informations local, l’offensive des soldats du « califat » a été facilitée par deux facteurs : l’arrivée de combattants irakiens, très expérimentés, et le butin de guerre saisi à Palmyre, en décembre 2016. Une vidéo diffusée sur Internet, peu après leur reconquête de la cité antique, 200 km à l’ouest de Deir ez-Zor, montrait des djihadistes en train d’ouvrir des caisses remplies de fusils d’assaut, à l’intérieur d’un campement militaire russe évacué à la hâte.

Ces deux derniers mois, le régime syrien avec l'aide de l'avion russe aurait réussi a doubler la surface sous son controle au détriment de Daesch, principalement dans les zones désertiques mais riches en ressource naturelle. Le conflit ne semble pas se réduire malgré les zones de désescalade selon Al Jazira

COMPTE RENDU L’Etat islamique accroît sa pression sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor 14 Benjamin Barthe (Gaziantep, envoyé spécial) COMPTE RENDUL’EI lance une offensive majeure à Deir ez-Zor en Syrie 9 Madjid ZerroukyEn difficulté en Irak, l'Etat islamique progresse en Syrie - Le Monde

Source: News agencies

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

 
 
In west Mosul, 'nowhere is safe for civilians'

A Mossoul, les civils paient un lourd tribut des bombardements anti-E in Mosul.  Middle East, Iraq, Battle for Mosul, Syria's Civil War, ISIS

 

 , what is behind what appears to be an increase in the number of air raids against ISIL? And why has there been a sharp increase in the number of civilian deaths?

Presenter: Martine Dennis

Guests:Mark KimmittAhmed RushdiChris Woods

Source: Al Jazeera News, COMPTE RENDU Irak : des dizaines de civils tués dans l’effondrement d’immeubles à Mossoul Hélène Sallo Civils tués à Mossoul: "une terrible tragédie" n 

Les djihadistes s’infiltrent derrière les lignes gouvernementales pour commettre des attaques meurtrières. LE MONDE |

A Mossoul, c’est le quartier général éphémère du jour. Le lendemain, si tout va bien, il sera déplacé, avancé.
Les hommes sourient, eux qui savent que la fin de l’organisation Etat islamique (EI) à Mossoul est inéluctable
Une explosion inattendue et gigantesque met un terme soudain à ce moment délicat qu’est, sur un champ de bataille, l’attente de la guerre
« Car bomb ! »
Leur verdict surprend leurs camarades. Une voiture explosive, à l’intérieur des lignes gouvernementales, au cœur d’un rassemblement de troupes censé être sécurisé ?

Les forces irakiennes ont lancé l’assaut sur la vieille ville de Mossoul, A Mossoul, « les gens sont restés silencieux parce qu’ils ne comprenaient pas ce qu’était l’EI »

Les débats Au Kurdistan irakien, un référendum d’autodétermination à haut risque« Comment ne pas revenir de Bagdad avec des sentiments mêlés ? »A Mossoul, « les gens sont restés silencieux parce qu’ils ne comprenaient pas ce qu’était l’EI »Chris Hedges : « La démocratie américaine n’est plus qu’une façade »Proche-Orient : le grand bouleversement

Le chef des forces américaines au Moyen-Orient a qualifié hier Civils tués à Mossoul: "une terrible tragédie" n,  la mort de nombreux civils dans des frappes aériennes à Mossoul en Irak, sans endosser formellement pour autant la responsabilité de ces bombardements. Les frappes de la coalition contre l'EI font de plus en plus de victimes civiles, selon de nombreux témoignages qui ne sont pas démentis par les militaires américains. Mais les militaires se défendent d'avoir changé leurs normes d'acceptation de victimes civiles après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, comme les en accusent certains observateurs. Si le nombre de morts civils augmente, c'est que les combats ont désormais lieu dans des zones urbaines très densément peuplées, a affirmé cette semaine un responsable de la Défense américain.

 
Has the rule of engagement changed in Iraq? - Inside Story

Des membres du groupe Etat islamique ont tué des dizaines de civils cherchant à fuir Mossoul ces derniers jours, rapportent des témoins. Plusieurs de ces habitants ont été pendus à des poteaux électriques.Le conseil de sécurité de la région du Kurdistan a déclaré que le nombre de personnes tuées par les djihadistes lundi et mardi s'élevait à 140.

» Lire aussi - Irak : toujours plus nombreux, les civils fuient les combats à Mossoul LIRE AUSSI: » Mossoul: des civils exécutés par l'EI

READ MORE: Grief and questions amid wreckage of Mosul air strikesREAD MORE: Battle for Mosul - Civilians at 'grave risk' , Source: Al Jazeera and news agenciesBataille de Mossoul : la reprise de la deuxième ville d’Irak cartographiée jour par jour, , A dix mètres de la vieille ville de Mossoul PORTFOLIOLes civils de Mossoul-Ouest pris entre deux feux

How bad is the humanitarian crisis in Mosul? – Inside Story

 

Source: Al Jazeera and news agencies

 
 
Syrie: les enjeux de la difficile bataille de Raqqa contre Daech
 

Américains et Kurdes, d'un côté. Russes, Syriens et Iraniens de l'autre. Les protagonistes de la guerre contre les djihadistes sont nombreux. Et leurs agendas différents.

Après Alep, c'est la prochaine bataille de la guerre en Syrie. Une bataille pour le contrôle des régions à l'est du pays, vaste zone désertique le long de l'Euphrate qui coule vers l'Irak voisin. Cette lutte contre un ennemi commun - les djihadistes de Daech - attire de nombreux protagonistes. Soldats américains aux côtés des combattants kurdes, conseillers russes et miliciens iraniens épaulant l'armée syrienne lancée dans une course-poursuite vers Raqqa, alors que la Turquie, même écartée de ces grandes manœuvres, n'a pas dit son dernier mot. Cette bataille entérinera le partage de la Syrie en zones d'influences: le nord-est au profit des Kurdes ; la province d'Idleb au nord-ouest, dominée par les djihadistes de l'ancienne branche Al Qaida

  Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan, 
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 
 
ÉDITORIAL • De la guerre froide au Grand Jeu
 Veto russe et chinois sur la Syrie, menace israélienne de frappes en Iran, tergiversations occidentales, succession périlleuse en Corée du Nord...
 
What is the endgame for the US offensive against ISIL? Middle East, Syria's Civil War, United States, War & Conflict, ISIS
 

US marines are being sent to Syria to reinforce the fight against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS (ISIL/ISIS)) armed group.Source: Al Jazeera News

 
 Le monde sous les bombesJeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016 ENQUÊTE Comment Lafarge a exposé ses employés aux rapts en Syrie 8 Le cimentier français a maintenu sa cimenterie en fonctionnement jusqu’en septembre 2014. Les salariés rétifs faisaient l’objet de menaces, voire de licenciements. De 2011 à septembre 2014, en pleine guerre civile, la cimenterie de Jalabiya a fonctionné au prix d’arrangements avec des groupes armés, dont des djihadistes.ENQUÊTE Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie 8Hollande et le patronat Créé le jeudi 19 avril 2012 2B
 
Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

A lire Syrie : mission impossibleSyrie : mission impossible Créé le mardi 07 mars 2017 Alep, chronique d’une révolution impossible A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en SyrieLES DERNIERS HOMMES D'ALEP

 
Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.
 

Bras de fer entre les Etats-Unis, Bachar el Assad et l’Iran dans le désert syrien

Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris). , les incidents se multiplient autour de la bourgade syrienne d’Al-Tanf, contrôlée par les Etats-Unis à la jonction des trois frontières entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak.

L’affaire d’Al-Tanf prouve une fois encore que la priorité affichée par les uns et les autres dans la lutte contre Daech masque mal d’autres confrontations larvées ou ouvertes. Elle illustre aussi, à une échelle encore très limitée, les risques d’une escalade entre Washington et Téhéran, après le discours de combat tenu le mois dernier par Donal Trump à Riyad. Pour l’heure, c’est encore la phase d’approche dans ce duel paradoxal en plein désert syrien.La coalition sous commandement américain a abattu dimanche après-midi ( 18 juin 2017)  , annonce l'armée syrienne.

L'Australie suspend ses frappes en Syrie Cette décision est la conséquence de la brutale montée des tensions entre les Etats-Unis et la Russie à la suite de la destruction d'un avion des forces gouvernementales syriennes qui a été abattu dimanche dans le secteur de Rakka par un F/A-18E Super Hornet des forces américaines.

Are the US and Russia headed for a conflict in Syria? Russia warns the US and its allies that it will shoot down any aircraft flying west of the Euphrates river. War & Conflict, Syria's Civil War, Middle East, United States, Russia  

A lire ISIS The rise and fall of ISIL explained

Escalade sérieuse

Ce carrefour stratégique, à mi-chemin entre Damas et Bagdad, se trouve au croisement des frontières irakienne, syrienne et jordanienne. 

Lire aussi :   La discrète bataille pour la frontière irako-syrienne

Toutefois, l’objectif du régime ne semble pas être Rakka, mais plutôt d’empêcher les forces soutenues par les Occidentaux de s’emparer de la province de Deir ez-Zor, riche en pétrole. L’armée syrienne a chassé l’EI de plusieurs zones dans la Badiya, le grand désert syrien oriental, et a atteint, le 9 juin, la frontière irakienne, où des rebelles soutenus par Washington ont établi une base au niveau du poste-frontière d’Al-Tanf.

L’Arabie saoudite dit avoir capturé des gardiens de la révolution iraniens dans le golfe Persique LE MONDE |  Par Louis Imbert . Les autorités iraniennes avaient accusé vendredi les gardes-côtes saoudiens d’avoir ouvert le feu sur des bateaux de pêche iraniens, , selon M. Aghababie.

Démonstration de force

Cette annonce intervient au lendemain d’une démonstration de force inédite de Téhéran.  dans la région de Deir Ez-Zor, dans l’est de la Syrie, à plus de 600 km de distance.persique. Ils constituaient également, selon les gardiens, « un message » adressé à lArabie saoudite ainsi qu’à leur allié américain, de plus en plus actif en Syrie. Les gardiens ont accusé Riyad d’être « impliqué »dans les attentats de Téhéran. Le missile Zulfikar, dévoilé en septembre 2016, avait été décrit à l’époque comme étant capable de transporter une charge de 500 kg à 700 km de distance, c’est-à-dire d’atteindre Riyad ou des bases militaires américaines au Qatar, aux Emirats et à Bahreïn. Washington n’a pas réagi à ces tirs.

L’incident aérien de dimanche constitue donc une escalade sérieuse, alors que le territoire contrôlé par l’ Etat islamique (EI)  se réduit comme peau de chagrin et que ses deux « capitales », Mossoul en Irak et Rakka en Syrie, sont en passe d’être prises. A l’évidence, la bataille pour le contrôle de l’immense terrain laissé vacant par l’écroulement militaire de l’organisation djihadiste a déjà commencé.

 

Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).


RÉCIT
Irak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 

Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 

Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

Si la population ne faisait pas suffisamment les frais de la guerre contre Daesch, ISIL continue d'imprimer son empreinte sur la région. cette fois si, cela est lié aux incendies intentionnels de Daesch ' (massive oil fires ) pour que dans leurs fuite, ils puissent freiner l'avancer des forces de la coalitions, des milices chiites et de l'armée Syrien. Bref, pratiqué la terre brûle. ... Cela a de grave répercutions / retombée environnementale et sanitaire  à  Qayyara. source of incomeIN PICTURES: ISIL's blazing trail of destruction in Qayyara
 
 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —

Les autorités iraniennes ont annoncé le 10 février 2017 le démantèlement près de Téhéran d'une cellule terroriste liée à l'Etat islamique qui cherchait à "saboter" les manifestations liées au 38e anniversaire de la Révolution de 1979. 

La Russie et le régime syrien sont en train d'envoyer des "convois humanitaires" dans une zone du nord de la Syrie tenue par des alliés des Américains, a indiqué vendredi le Pentagone. 

» Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie

La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

Le rôle du PKK est au centre de la rivalité entre les deux puissances sunnite et chiite.Malgré leurs rivalités ancestrales, Ankara et Téhéran s’étaient toujours gardés d’exposer ouvertement leurs divergences mais, cette fois-ci, la tension est palpable

COMPTE RENDU La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

"The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

L'histoire sans fin contre...

 
  

 10/02/2017
Les guerres cachées contre DaechLe bourbier: l'impossible coalition contre Daech 2016 FRENCH HD

 

n Iran: la fin de la sanctuarisation du pays Par Georges Malbrunot 

DÉCRYPTAGE - Daech a revendiqué les attaques coordonnées qui ont ensanglanté Téhéran. L'Iran n'est plus à l'abri d'attentats commis par son ennemi juré.

De Daech en passant par ses opposants sunnites voire kurdes, l'Iran compte de nombreux ennemis sur son territoire. Son engagement militaire aux côtés des pouvoirs chiites irakiens et syriens contre des groupes terroristes sunnites lui a valu d'être dans le viseur de l'État islamique.Plus encore qu'Al Qaida, Daech a fait des «hérétiques chiites» ses premiers ennemis. Téhéran en a été rapidement conscient

«Conquérir l'Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite»

Daech a réussi à mettre ses menaces à exécution: en mars, l'EI avait publié une vidéo en persan affirmant que le groupe allait «conquérir l'Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite». En Iran, les djihadistes - instrumentalisés ou pas par les ennemis saoudiens de Téhéran, comme le confie au Figaro, le patron du Conseil national de sécurité, le général Ali Shamkhani - ont à leur disposition de nombreux relais

Dans sa guerre contre Téhéran, l'Arabie est soutenue par Donald Trump. Quelle sera la réponse de l'Iran? Assurément, une intensification de son combat contre Daech. Ce qui veut dire un renforcement probable de son soutien aux milices chiites irakiennes qui lui sont proches, ainsi qu'en Syrie. C'est exactement le contraire de ce que cherche Donald Trump. Téhéran devrait également procéder à une réponse asymétrique contre «les incubateurs» de Daech, comme on les appelle en Iran. Cette riposte asymétrique pourrait voir l'Iran alimenter les fronts de cette guerre par procuration que se livrent Riyad et Téhéran. Au Yémen, peut-être, mais surtout à Bahreïn, voire dans les provinces orientales de l'Arabie où la minorité chiite est victime de ségrégation de la part du pouvoir saoudien

 La coalition dirigée par les Etats-Unis et les forces pro-Assad sont en concurrence pour cette zone stratégique.

OMPTE RENDULa discrète bataille pour la frontière irako-syrienne Hélène Sallon

Paris embarrassé par les tensions dans le Golfe

La France entretient avec l’Arabie saoudite et le Qatar d’importantes relations économiques, militaires et stratégiques, obligeant les diplomates à un délicat exercice d’équilibre.LE MONDE |

Cette crise n’en est pas moins la plus grave depuis la création du Conseil de coopération du Golfe (CCG), en 1981. En 2014, Riyad, Abou Dhabi et Manama avaient retiré pendant huit mois leurs ambassadeurs du Qatar, sans aller jusqu’à une rupture des relations diplomatique et à l’instauration d’un blocus contre l’émirat, accusé pêle-mêle de complaisance avec l’Iran et de soutien aux mouvements djihadistes comme aux Frères musulmans.



Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech

  
 
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