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14/03/2017

Tahrir al Cham.

Avec des effectifs désormais évalués à moins de 20 000 combattants par les renseignements américains, l’organisation Etat islamique (EI)  (en foncé le territoire effectivement contrôlé, en clair les zones d'influence) continue de perdre du terrain en Syrie et en Irak et voit désormais son projet d’ancrage territorial de plus en plus menacé. Cette longue retraite profite essentiellement aux régimes de Badgad   et de Damas  mais aussi aux Kurdes de Syrie et d'Irak . Après avoir contrôlé près de 60 000 km2 en octobre 2014 – son plus haut niveau –, quatre mois après la proclamation du « califat », l'organisation a reculé à environ 23 000 km2 au début du mois de mars 2017, soit une baisse de 60 %

A lire Syrie : mission impossible

Le quotidien libanais revient par ailleurs sur la guerre qui déchire la Syrie et rappelle : “Le 15 mars 2011, dans le sillage du Printemps arabe, un mouvement de protestation éclate en Syrie, pays gouverné d’une main de fer depuis quarante ans par la famille Assad. Bachar, le fils, a succédé en 2000 à son père Hafez.”

À LIRE AUSSI Vu du Liban. En 2017, Assad va-t-il s’en sortir ?

Six ans plus tard, en mars 2017, on ne peut que constater la complexité des rapports entre les participants à ce conflit. Des groupes rebelles et des djihadistes se battent contre les forces du régime syrien, chaque partie étant soutenue par des groupes régionaux, impliquant des puissances internationales sur un territoire de plus en plus morcelé.

A lire 10/02/2017 -Les guerres cachées contre Daech

“Dès avril 2013, Hassan Nasrallah, le secrétaire général du [parti libanais] Hezbollah, allié de l’Iran, reconnaît l’engagement de ses combattants aux côtés du régime. L’Iran chiite est le principal allié régional du régime d’Assad”, relève L’Orient-Le Jour. Sans oublier l’entrée en scène en 2014 du groupe État islamique.

À LIRE AUSSI Syrie. Daech et Damas coupables d’attaques chimiques

Une configuration qui complique toute tentative de négociations pour trouver une issue politique à ce conflit qui a déjà fait plus

Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

 

 


12 jours et 12 nuits à Damas - [ARTE Documentaire]

 

Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. » 

Comment l’Etat islamique a reculé en Irak et en Syrie depuis 2014 LE MONDE |

Ces difficultés profite a un autres groupe Tahrir Al-Cham, une alliance de groupes armés, dominée par Fatah Al-Cham,Suicide bomb blast targets main judicial building in central Damascus, killing and wounding dozens, state media says; The blast followed twin attacks on Saturday that killed at least 40 people in Damascus, an attack claimed a hardline coaltion known as Tahrir al-Sham, which includes groups with links to al-Qaeda.

Attentats sanglants contre les renseignements syriens, faisant 42 morts dont le chef du renseignement militaire, dans une attaque audacieuse contre des services généralement bien défendus.

Les attaques, revendiquées par l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, ont visé le siège du service de la Sécurité de l'Etat et celui des renseignements militaires dans deux quartiers différents du centre de Homs, troisième ville de Syrie sous contrôle des troupes du régime de Bachar al-Assad.» Syrie : le rapport qui évalue la place de la France dans le conflit

Parmi les morts figurent le chef des Renseignements militaires de Homs, Hassan Daaboul, un proche du président Bachar al-Assad et l'une des personnalités les plus connues des milieux des renseignements syriens, a annoncé la télévision d'Etat. 

Ces attentats visant l'appareil sécuritaire du pouvoir intervient au moment où un quatrième round de négociations se tient à Genève sous l'égide de l'ONU entre régime et opposition.

Plusieurs attentats ont eu lieu à Homs le mois dernier. L'attentat du 25 février, particulièrement meurtrier, a été revendiqué par l'alliance djihadiste Tahrir al Cham.L'ex-branche d'Al-Qaïda revendique le double attentat de Damas 

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» L'aviation syrienne bombarde un quartier rebelle de Homs

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières commises dans la capitale syrienne en six ans de guerre. 

Dans son communiqué de revendication, Tahrir Al-Cham, une alliance de groupes armés, dominée par Fatah Al-Cham, la nouvelle appellation du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, a affirmé avoir visé les « milices iraniennes » soutenant le « régime tyrannique » de Bachar Al-Assad. Ces dernières années, les troupes gouvernementales syriennes ont reçu le renfort de milliers de combattants chiites étrangers, notamment libanais et irakiens, souvent financés par Téhéran.

Ce double attentat survient au moment où l’EI recule, sous les coups de boutoir des Kurdes, des rebelles et de l’armée syrienne, engagés dans une course à la reconquête de Rakka, la « capitale » des partisans du « califat », dans le nord de la Syrie. En parvenant une deuxième fois en deux semaines à percer les défenses du régime syrien, alors que son rival djihadiste est sur la défensive, Tahrir Al-Cham marque des points importants. Il peaufine sa stratégie visant à se présenter comme la seule force efficace face au camp pro-Assad et comme le défenseur numéro un des sunnites, la communauté majoritaire en Syrie, opposée en grande partie au pouvoir.

Syrie: un chef djihadiste dans un "état critique" L'armée russe a affirmé aujourd'hui avoir tué douze commandants de la coalition djihadiste Tahrir al-Cham, composée essentiellement de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, ajoutant que son chef Mohammad al-Joulani se trouvait dans un "état critique". Cette opération a été menée par l'aviation russe à la suite d'une attaque menée contre des éléments de la police militaire russe le 18 septembre dans la région de Hama, voisine de celle de Idleb (nord-ouest), qui n'avait pas fait de victime.

En représailles, l'armée russe avait déjà affirmé le 27 septembre avoir tué cinq commandants et 32 combattants de Tahrir al-Cham. Après des mois de calme, la province d'Idleb, essentiellement contrôlée par les jihadistes dominés par l'ex-branche d'Al-Qaïda, est visée ces dernières semaines par des bombardements intenses des forces prorégime et russes.

COMPTE RENDU Tahrir Al-Cham sème la terreur en plein cœur du régime AssadLIRE AUSSI:» À Idlib, en Syrie, la guerre est déclarée entre djihadistes et rebelles

 

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad 

n n Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad  qui comprend l'ancien Front al Nosra, a juré d'intensifier le combat contre l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, dans le but de chasser du pouvoir le président Bachar el-Assad.

Hachem al Cheikh, le chef du Hayat Tahrir al Cham, alliance formée au mois de janvier, a également dit, dans son premier discours enregistré dans une vidéo, que ses forces aspiraient à "libérer" la totalité du territoire syrien. "Nous assurons au peuple que nous allons engager une intensification des opérations militaires contre le régime criminel. Nous attaquerons ses casernes et ses positions et mènerons une nouvelle lutte de libération", a-t-il expliqué.

Hayat Tahrir al Cham, qui signifie Organisation de libération du Levant, résulte de la fusion du Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra, naguère affilié à Al Qaïda) et de plusieurs autres groupes. L'alliance djihadiste a enrôlé des milliers de combattants qui ont déserté ces dernières semaines les groupes de l'Armée syrienne libre (ASL, plus modérée), indignés qu'ils étaient par la volonté de leurs dirigeants de prendre part à un processus de paix avec le régime Assad.

La région d’Idlib est le théâtre d’une offensive des formations djihadistes regroupées au sein de Tahrir Al-Cham contre les modérés de l’Armée syrienne libre.

Après la victoire des forces progouvernementales à Alep, à la mi-décembre 2016, tous les regards se sont tournés vers la région d’Idlib. Cette province rebelle du nord-ouest de la Syrie, contrôlée par une myriade de brigades, dont le Front Fatah Al-Cham, une émanation d’Al-Qaida, devait être la nouvelle cible du régime Assad. « La prochaine Alep », selon les mots de Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU.

Mais le cessez-le-feu, décrété le 30 décembre 2016 par la Russie et la Turquie, a bouleversé la donne. Plutôt que de faire route au sud, les troupes loyalistes employées à Alep sont parties vers l’est, pour couper la route de Rakka, la « capitale » syrienne de l’organisation Etat islamique (EI) aux rebelles proturcs de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». Idlib s’est offert un sursis, avec l’assentiment de Damas et de son allié iranien, persuadés que dans cette région, le temps joue en leur faveur.

« Les plus cohérents idéologiquement »
La région d’Idlib sombre insensiblement sous la coupe des djihadistes. « Ce sont les plus forts d’un point de vue militaire, les plus motivés et les plus cohérents idéologiquement,juge Oussama Chourbaji, le directeur d’une ONG syrienne qui travaille dans la région d’Idlib. Si une bataille généralisée éclate, ce sont eux qui la gagneront. »

Les affrontements des deux derniers jours entre des rebelles proches du groupe Etat islamique (EI) et une autre faction islamiste dans le nord-ouest de la Syrie ont fait plusieurs dizaines de morts, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces combats opposent le Djound al Aqsa, jugé idéologiquement proche de l'EI, et le groupe Tahrir al Cham (Libération du Levant), nouvelle alliance formée le mois dernier par plusieurs factions dont le Front Fateh al Cham, ex-Front Al Nosra, qui dit avoir rompu avec Al Qaïda.

Les deux factions se disputent le contrôle de ressources et de territoires, principalement dans nord de la province d'Hama et dans le sud de celle, voisine, d'Idlib.

Tahrir al Cham a pris au moins six villages au Djound al Aqsa depuis lundi, précise l'OSDH, qui fait état de 69 morts au total.

Syria: 40,000 displaced as fighting rages near Hama

Additional reporting by Dylan Collins: @collinsdyl 

Can Syrian rebels build on their Damascus attack? - Inside Story

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 Les forces irakiennes prennent des sites aux Kurdes autour de Kirkouk

 Turkish official rebuffs call for Idlib troop pullout - Rojava : Un processus démocratique en cours - «Il ne s’agit pas de combattre les jihadistes mais d’arrêter de les fabriquer»

Source: Al Jazeera and news agencies

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04/03/2017

EI et l'Asie

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https://lookaside.fbsbx.com/…/Pascal%20Boyer%20Et%20L%20H... J’aime la publication de Flores Magon

Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

Le groupe Etat islamique a occupé un temps un tiers de l’Irak, mais il ne cesse de perdre du terrain depuis deux ans face aux multiples offensives soutenues par l’aviation et les conseillers au sol de la coalition internationale dirigée par Washingtonmais Daech gagne du terrain dans le Sinaï, malgré l'omniprésence de l'armée égyptienne Lire aussi :   Bataille de Mossoul : la reprise de la deuxième ville d’Irak cartographiée jour par jour  A lire Les guerres cachées contre... 

 Les états-majors occidentaux continuent de vendre médiatiquement la peau de l’ours jihadiste avant de l’avoir tué, à Mossoul, voire à Raqqa. On attend avec intérêt le plan d’élimination de Daech que le président Trump a commandé à ses généraux pour le 28 février au plus tard. Il est pourtant à craindre que les stratèges jihadistes aient encore un temps d’avance, avec en ligne de mire l’Asie du Sud-Est, où vivent bien plus de Musulmans que dans tout le monde arabe.

Résumons : une zone frontalière propice à toutes les infiltrations entre le troisième pays musulman le plus peuplé du monde (après l’Indonésie et le Pakistan) et un Etat qui dénie les droits de sa minorité musulmane ; des camps de réfugiés et de déplacés, foyers naturels des engagements les plus intransigeants ; une propagande jihadiste qui dénonce un consensus international de fait pour laisser se poursuivre le supplice d’une population musulmane ; un groupe obscur, Yakin, sans doute prêt à se rallier au plus offrant. Toutes les conditions sont bien réunies pour que la Birmanie devienne à terme un nouvel abcès de fixation jihadiste. Espérons que la médiation d’Annan sera plus efficace qu’en Syrie pour conjurer un tel cauchemar.

 

En Indonésie, l’hypothèque djihadisteLE MONDE | ar Flavie Holzinger, Véronique Malécot et Floriane Picard


 

L'État islamique a réalisé une avancée impressionnante ces derniers mois. L'organisation est parvenue à entrer dans el-Arish, la capitale du Nord-Sinaï. Égypte : dans le Sinaï, l'exode des chrétiens traqués par l'État islamique cf Les défis des Égyptiens

Terrorisme. Le dangereux déni du gouvernement bangladaisASIE - BANGLADESH - THE INDIAN EXPRESS - BOMBAY ) Publié le .[...]

Le profil du suspect identifié par les enquêteurs russes, de nationalité russe et né au Kirghizistan, pose un défi majeur à Vladimir Poutine.Si cette piste devait se confirmer, elle signerait la première attaque d’ampleur sur le territoire russe d’un kamikaze originaire d’Asie centrale, et enverrait un signal alarmant pour le Kremlin, de plus en plus inquiet face à la montée de l’islam radical dans les ex-républiques soviétiques. Il s’agit d’un « défi lancé à tous les Russes (…) y compris à notre président », Vladimir Poutine, a réagi, mardi, son porte-parole, Dmitri Peskov.

COMPTE RENDUAttentat de Saint-Pétersbourg : la piste de l’islamisme en Asie centraleSyrie : mission impossible

 

DE L’AFGHANISTAN AUX PHILIPPINES

Un djihadiste présumé a déposé une bombe artisanale dans la cour d'un bâtiment du gouvernement indonésien, ce lundi. L'assaillant a été tué par la police après des échanges de tirs. Ces dernières années, le pays connaît une résurgence de l'islamisme radical.

L’implantation de Daech en Afghanistan était jusqu’à récemment limitée à la province orientale de Nangarhar, à la frontière du Pakistan. Mais c’est dans le nord-ouest du pays, à la frontière du Turkménistan, que Daech a tendu une embuscade, le 8 février 2017, à un convoi du Comité international de la Croix Rouge (CICR), tuant six de ses agents et en enlevant deux autres... On rappellera que le tueur du Nouvel An à Istanbul était ouzbek et avait été entraîné dans un camp de Daech en AfghanistanAu Pakistan, Daech n’a pas encore d’implantation territoriale, mais elle a semé une fois de plus la terreur, le 16 février 2017, en tuant au moins 75 personnes dans un sanctuaire soufi de la province du Sindh. Par ailleurs, plus d’un millier de militants ont quitté l’Asie du Sud-Est pour rejoindre les rangs de Daech, en Syrie plutôt qu’en Irak. Trois groupes jihadistes de l’île philippine de Mindanao ont prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi au tout début de l’année dernière

La tentation du djihad gagne la jeunesse au Cachemire indien

Dans une impasse à cause de la répression implacable de l’armée indienne, la cause indépendantiste s’islamise de plus en plus.

Cette revendication aurait été inimaginable à la fin des années 1980, lorsqu’au pic de l’insurrection, le Front de libération du Jammu-et-Cachemire se battait pour l’autonomie d’un Cachemire séculier. Désormais, des voix s’élèvent parmi la nouvelle génération pour réclamer l’instauration d’un « califat » dans cette région que se disputent l’Inde et le Pakistan. Pour la première fois, Al-Qaida a annoncé, fin juillet, la création d’une cellule au Cachemire, nommée Ansar Ghazwat-ul-Hind.
Indonésie : attentat contre un bâtiment gouvernemental

 

Les islamistes philippins d'Abu Sayyaf, ralliés à l'organisation État islamique (EI), ont exécuté avant-hier Jurgen Kantner, 70 ans, après l'expiration d'un délai qu'ils avaient fixé pour le versement d'une rançon de 30 millions de pesos (560.000 euros).

n septuagénaire allemand exécuté par le groupe islamiste Abu Sayyaf, mLire aussi - Philippines : Duterte proclame la loi martiale après des combats entre l'armée et Daech


S'adressant au gouvernement allemand et à la famille de la victime, le président Duterte s'est dit "vraiment désolé" pour la mort du septuagénaire et a affirmé que l'armée avait intensifié son offensive contre le groupe Abu Sayyaf dans le but de sauver l'otage.

Mais il a souligné que son gouvernement était fermement opposé au paiement de rançons. "Nous ne cédons pas aux demandes de rançon (...) Si vous cédez et vous payez, il y aura encore plus de victimes", a-t-il ajouté.

Armed fighters working with criminals and corrupt politicians is common across Mindanao, where a Muslim separatist rebellion has claimed more than 120,000 lives since the 1970s.

What's behind the latest crisis in the Philippines? - Inside Story

Source: News agencies » Lire aussi - Rodrigo Duterte, le président flingueur des Philippines

Ces centaines d'extrémistes originaires d'Indonésie - le pays musulman le plus peuplé du monde - confrontée depuis un an à une montée en puissance des attaques en relation avec l'EI, sont partis à l'étranger combattre dans les rangs de l'EI.

l'US Army appuie les Philippines dans le combat contre Daech à Mindanao

L'engagement américain témoigne de la crainte de voir l'EI établir un nouveau front en Asie du Sud-Est. Mindanao, île de 22 millions d'habitants du sud de l'archipel philippin, a été placée sous le régime de la loi martiale le 23 mai dernier, après la prise de certaines parties de la ville de Marawi par des rebelles des groupes Abou Sayyaf, considéré par l'ONU proche d'Al Qaïda, et Maute, qui se réclame de l'Etat islamique et comprend d'anciens membres du Front Moro islamique de libération

. En dépit de bombardements nourris et du déploiement d'hélicoptères d'attaque lourdement armés, et de la mort d'au moins 200 islamistes, les forces de Manille n'ont pas tenu leur objectif: reprendre Marawi, le Jour de l'indépendance nationale, lundi 12 juin.Des centaines d'hommes armés ont attaqué aujourd'hui 21 juin des militaires dans un village du sud des Philippines, une opération qui pourrait avoir eu pour objectif de desserrer l'étau sur les insurgés islamistes de Marawi.

Philippines : Duterte poursuit ses croisades malgré les pressions : escadron de la mort Source: News agencies » Lire aussi : Philippines : Duterte proclame la loi martiale après des combats entre l'armée et Daech , » Philippines : les djihadistes perdent du terrain à Marawi , » Daech veut créer un califat aux Philippines

L'inspecteur de police Realan Mamon a affirmé que cette attaque pourrait avoir été une diversion pour aider les combattants de Marawi. M. Padilla a affirmé que les assaillants de Pigkawayan appartenaient aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff) wikipedia , une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (Milf), principal groupe rebelle musulman du pays avec lequel le gouvernement a lancé des négociations de paix.

Honk Kong: des domestiques se radicalisent

Un petit nombre d'Indonésiennes travaillant comme domestiques à Hong Kong se sont laissées convaincre et radicaliser par la propagande du groupe Etat islamique (EI), affirme aujourd'hui un think tank indonésien.

Des organisations musulmanes et des associations de défense des travailleuses immigrées contactées par l'AFP ont affirmé ne pas être au courant d'un tel phénomène, mais elles se sont inquiétées des répercussions de cette étude sur la façon dont sont perçues et traitées les domestiques. Une poignée de domestiques se sont également rendues en Syrie, selon l'Ipac, un cercle de réflexion qui a publié de nombreuses études sur les conflits en Asie du Sud-Est.

 

 Le poison islamiste en Asie du Sud-Est 

Indonésie : menaces sur l’islam tempéré de l’archipel : Le plus grand pays musulman du monde, traditionnellement modéré, connaît une montée du conservatisme. L’islamisme intégriste met en cause ce modèle de cohabitation et de tolérance. LE MONDE |

Depuis la chute du régime autoritaire du général-président Suharto, en 1998, la traditionnelle modération de l’islam « nusantarien » (Nusantara désigne « l’archipel », c’est-à-dire l’Indonésie) connaît une résurgence du conservatisme et de la bigoterie. Une forte proportion de femmes musulmanes portent le jilbab – vêtement ample couvrant la tête et le corps –, le ramadan est plus observé qu’auparavant, des groupes de pression s’agitent pour forcer le gouvernement à réglementer la vente d’alcool.

L’Indonésie est, de longue date, déchirée entre des conceptions religieuses antagonistes. Mais dans éditorial du « Monde ».LE MONDE | . Le fondamentalisme musulman gagne du terrain dans cette partie du monde, et avec lui une dérive djihadiste de plus en plus inquétante. Autant qu’un retour du religieux, ce qui est à l’œuvre en Indonésie révèle une revendication identitaire. Majoritaires, les musulmans se sont sentis marginalisés.
 Longtemps terre d’islam tolérante à la multitude de minorités ethniques et religieuses qui la caractérise, l’Asie du Sud-Est est, chaque jour davantage, en proie à l’islamisme et à sa ­dérive naturelle et violente qu’est le djihadisme. Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

La crainte est de voir s’implanter une base djihadiste – comme à Rakka en Syrie ou à Mossoul en Irak – servant à la préparation d’attentats

L’Indonésie a connu le terrorisme islamiste dans les années qui ont immédiatement suivi les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Mais elle est maintenant le théâtre d’une évolution politico-religieuse lourde de dangers à venir. La troisième plus grande démocratie du monde – 255 millions d’habitants, dont 87 % de musulmans – connaît une montée en force de l’islamisme.

 En un sens, les autorités centrales portent une part de responsabilité dans l’éruption fondamentaliste actuelle dans le pays. En 2001, elles ont autorisé la ­pratique de la charia – la loi islamique – dans la province d’Aceh. C’était un ­premier accroc à une tradition indonésienne d’aimable libéralisme religieux. Depuis, le wahhabisme a gagné d’autres régions d’Indonésie, à mesure que les universités du Golfe forment (ou plutôt « déforment ») des milliers de jeunes Indonésiens.

l'organisation extrémiste Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB). Les autorités attribuent à ce groupe la responsabilité de l'attaque contre un café de Dacca qui avait fait 22 morts l'année dernière, pourtant revendiquée par le groupe État islamique (EI).

La montée de l'extrémisme islamiste pose un danger grandissant pour ce pays à majorité musulmane, où le pourrissement d'une interminable crise politique a conduit à la radicalisation de l'opposition au gouvernement. Depuis l'attentat contre le café Holey Artisan Bakery le 1er juillet 2016, les forces de sécurité ont tué plus de 70 jihadistes.

LIRE AUSSI : » Au Bangladesh, la police réagit contre la menace islamiste» Attentat de Dacca : les djihadistes étaient des fils de bonne famille

Presque toute l'Indonésie compte des cellules de Daech

Le chef des armées indonésiennes a informé la communauté internationale lundi à Jakarta de la présence de cellules dormantes de l'EI dans «presque toutes les provinces» du pays.L'armée indonésienne a signalé lundi par la voix de son chef, le général Gatot Nurmantyo, la présence de cellules dormantes de l'État islamique sur son sol. Face aux attaques répétées dans les Philippines voisines, Djakarta s'inquiète de l'existence de ces extrémistes islamistes.«Ces cellules dormantes peuvent facilement se déclencher" 

Indonésie: une candidate à un attentat-suicide condamnée inspiré par l'organisation Etat islamique (EI) contre le palais présidentiel, a indiqué aujoud'hui son avocat.

» Lire aussi - Presque toute l'Indonésie compte des cellules de Daech

Les Indonésiennes jouent un rôle de plus en plus actif dans l'extrémisme violent et certaines cherchent à devenir des kamikazes pour l'EI, selon un rapport publié en début d'année par l'Institut d'analyse des conflits (Ipac) de Jakarta.

LIRE AUSSI :» Indonésie : attentat contre un bâtiment gouvernemental  L'État islamique à la conquête de l'Asie du Sud-Est» L'État islamique s'attaque à l'IndonésieAsia Pacific Philippines

Chaos, injustice, corruption, répression et inégalité sont les engrais du djihadisme.
La Birmanie regroupe tout cela, comme avant lui la Lybie, l'Egypte, Afghanistan Irak et Syrie.

L'EI appelle les Ouïgours à «verser des rivières de sang en Chine»

Des combattants de l'État islamique (EI) issus de la minorité chinoise ouïghoure ontmenacé depuis l'Irak de "verser des rivières de sang" en Chine, un avertissement adressé à Pékin qui est inédit, relève un expert. Les Ouïghours sont une minorité ethnique majoritairement musulmane originaire du Xinjiang, dans nord-ouest de la Chine. Cette région est un immense territoire semi-désertique, frontalier notamment avec l'Afghanistan

Cette vidéo constituerait la "première menace directe" de l'Etat islamique contre la Chine, a déclaré Michael Clarke, expert du Xinjiang à l'Université nationale australienne à Canberra.

C'est également "la première fois que des militants s'exprimant en ouïghour font allégeance à l'EI", ajoute-t-il.

Depuis une sanglante émeute ayant frappé la capitale du Xinjiang Urumqi en 2009 (environ 200 morts, principalement des Hans), Pékin impose des mesures de sécurité draconiennes dans la région: patrouilles, checkpoints, arrestations.

L'accroissement de la pression militaire dans le Xinjiang s'est traduit par une montée de l'irrédentisme et du fanatisme religieux dans cette province autonome de l'ouest de la Chine.L'état islamique menace de planter son drapeau noir sur la Chine. Une vidéo publiée par le groupe djihadiste montre des Ouïgours en arme s'entraînant en Irak: un véritable cauchemar pour Pékin, qui s'inquiète de voir revenir sur son territoire des extrémistes issus de la minorité musulmane du ...

Alors que les tensions s'exacerbent au Xinjiang et que Pékin dénonce la radicalisation religieuse du mouvement ouïgour, ces affirmations suscitent la prudence des experts occidentaux. «Cette filière n'est pas aussi importante que le prétend la Chine, qui a toujours cherché à lier les violences au Xinjiang à des organisations terroristes internationales pour obtenir l'appui des puissances occidentales. Mais elle n'a jamais apporté de preuves convaincantes», juge Nicholas Bequelin, expert de Human Rights Watch

Les autorités craignent que ces combattants ne reviennent en Chine semer la terreur», explique Li Fifan. Cette théorie du retour calquée sur le modèle du djihadisme sévissant en Europe laisse Bequelin sceptique. «Il est très difficile de revenir au Xinjiang, vu la répression sécuritaire qui y sévit», estime ce spécialiste basé à Hongkong, pour qui la «filière chinoise» se résumerait plutôt à des individus isolés qui se radicalisent au contact de contenus fondamentalistes en ligne.

La Birmanie, nouvelle terre de jihad ?

La Birmanie, où la minorité musulmane est victime de terribles exactions, pourrait devenir un abcès de fixation djihadiste, alors que tous les regards sont tournés vers la région irako-syrienne.

 

LE SUPPLICE DES ROHINGYAS

La Birmanie, nouvelle terre de djihad ? POST DE BLOG

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26/02/2017

Pakistan - Inde

 

Le Pakistan compte désormais officiellementn Pakistan: plus de 207 millions d'habitants, selon les résultats préliminaires d'un recensement mené au printemps, soit une hausse de 63% par rapport au dernier décompte effectué il y a 19 ans.

Les résultats publiés ce soir sur le site internet du Bureau des statistiques du Pakistan (PBS) montrent un taux de croissance annuel moyen de 2,4% depuis 1998, date à laquelle le dernier recensement avait fait état d'une population de 132,35 millions de personnes.

» Lire aussi - Le 2 août, le jour où une seule Terre ne suffit plus à l'humanité

 Les résultats du décompte mené de mars à juin devraient aussi permettre de mieux mesurer le poids démographique des minorités dans la république islamique. Il faudra encore plusieurs mois pour analyser le détail des données récoltées.

Le recensement devrait servir de base pour modifier la carte électorale des élections législatives prévues en 2018, la répartition des sièges entre les provinces à l'Assemblée nationale, ou encore la distribution des fonds fédéraux lors des prochains budgets.

 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. Pendant plus de trente ans, le Pakistan a inspiré, entraîné, soutenu, financé, protégé et instrumentalisé différents groupes islamistes radicaux. Ces djihadistes, dont les plus connus sont les talibans afghans, étaient autant d'armes au service des intérêts stratégiques pakistanais, contre l'Inde dans la région disputée du Cachemire ou en Afghanistan pour donner au Pakistan une profondeur stratégique accrue. L'ISI, les puissants services secrets pakistanais, était le grand ordonnateur de ce jeu complexe, qu'il pratiquait sans toujours en référer aux gouvernements en place à Islamabad.
 

La chute des talibans afghans en 2001 n'a pas interrompu ces manœuvres, et les États-Unis ont eu beau faire, cajoler ou menacer, Islamabad est resté un allié bien peu fiable dans le jeu régional, offrant asile aux talibans et à al-Qaida, tout en poursuivant avec une vigueur variable certains groupes djihadistes.

Cette politique s'est finalement retournée contre ses instigateurs. Le Pakistan fait aujourd'hui face sur son propre territoire à une version pakistanaise des talibans afghans qu'il a contribué à créer et a abrité. L'armée pakistanaise est engagée dans une guerre brutale dans les mêmes vallées de la province de la Frontière du Nord-Ouest, où les Britanniques livraient à l'époque impériale de «splendides petites guerres» contre les Pathans. La version moderne n'a rien de splendide: elle est vicieuse et cruelle, comme vient de le montrer l'attaque de Lahore.

Voici encore trois ans, les États-Unis et les pays voisins du Pakistan émettaient les plus grands doutes sur la volonté d'Islamabad de lutter contre ses talibans, et soupçonnaient l'ISI de continuer à manipuler en coulisses l'organisation. Ce n'est plus le cas. L'armée pakistanaise a commencé sérieusement à s'attaquer à sa version des talibans. Les offensives dans les agences du Nord-Waziristan et de Khyber ont été de grande envergure. Beaucoup de cadres se sont réfugiés en Afghanistan.

Autre signal de changement: la coopération entre les États-Unis et les militaires pakistanais, au point mort depuis l'opération contre Ben Laden en 2011, s'est récemment améliorée. Les Américains ont lancé plusieurs attaques de drones sur le territoire afghan contre des chefs talibans pakistanais, et ont accepté de livrer au Pakistan Latif Mehsud, un responsable taliban capturé l'année dernière en Afghanistan.

Mais il est peut-être déjà trop tard pour Islamabad pour reprendre le contrôle de son territoire. Comme l'Arabie saoudite, qui se voit dépassée dans son fondamentalisme par l'État islamique, le Pakistan, pays créé au nom de l'islam et dont les dirigeants ont systématiquement instrumentalisé la religion à des fins politiques, se voit finalement concurrencé par plus radicaux que lui.

 
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ongoing violence in the province has fuelled concern about security for projects in the $57bn China Pakistan Economic Corridor, a transport and energy link planned to run from western China to Pakistan's southern deep-water port of Gwadar.

INSIDE STORY: Pakistan's sectarian tensions
 
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