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04/03/2017

EI et l'Asie

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https://lookaside.fbsbx.com/…/Pascal%20Boyer%20Et%20L%20H... J’aime la publication de Flores Magon

Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

Le groupe Etat islamique a occupé un temps un tiers de l’Irak, mais il ne cesse de perdre du terrain depuis deux ans face aux multiples offensives soutenues par l’aviation et les conseillers au sol de la coalition internationale dirigée par Washingtonmais Daech gagne du terrain dans le Sinaï, malgré l'omniprésence de l'armée égyptienne Lire aussi :   Bataille de Mossoul : la reprise de la deuxième ville d’Irak cartographiée jour par jour  A lire Les guerres cachées contre... 

 Les états-majors occidentaux continuent de vendre médiatiquement la peau de l’ours jihadiste avant de l’avoir tué, à Mossoul, voire à Raqqa. On attend avec intérêt le plan d’élimination de Daech que le président Trump a commandé à ses généraux pour le 28 février au plus tard. Il est pourtant à craindre que les stratèges jihadistes aient encore un temps d’avance, avec en ligne de mire l’Asie du Sud-Est, où vivent bien plus de Musulmans que dans tout le monde arabe.

Résumons : une zone frontalière propice à toutes les infiltrations entre le troisième pays musulman le plus peuplé du monde (après l’Indonésie et le Pakistan) et un Etat qui dénie les droits de sa minorité musulmane ; des camps de réfugiés et de déplacés, foyers naturels des engagements les plus intransigeants ; une propagande jihadiste qui dénonce un consensus international de fait pour laisser se poursuivre le supplice d’une population musulmane ; un groupe obscur, Yakin, sans doute prêt à se rallier au plus offrant. Toutes les conditions sont bien réunies pour que la Birmanie devienne à terme un nouvel abcès de fixation jihadiste. Espérons que la médiation d’Annan sera plus efficace qu’en Syrie pour conjurer un tel cauchemar.

 

En Indonésie, l’hypothèque djihadisteLE MONDE | ar Flavie Holzinger, Véronique Malécot et Floriane Picard


 

L'État islamique a réalisé une avancée impressionnante ces derniers mois. L'organisation est parvenue à entrer dans el-Arish, la capitale du Nord-Sinaï. Égypte : dans le Sinaï, l'exode des chrétiens traqués par l'État islamique cf Les défis des Égyptiens

Terrorisme. Le dangereux déni du gouvernement bangladaisASIE - BANGLADESH - THE INDIAN EXPRESS - BOMBAY ) Publié le .[...]

Le profil du suspect identifié par les enquêteurs russes, de nationalité russe et né au Kirghizistan, pose un défi majeur à Vladimir Poutine.Si cette piste devait se confirmer, elle signerait la première attaque d’ampleur sur le territoire russe d’un kamikaze originaire d’Asie centrale, et enverrait un signal alarmant pour le Kremlin, de plus en plus inquiet face à la montée de l’islam radical dans les ex-républiques soviétiques. Il s’agit d’un « défi lancé à tous les Russes (…) y compris à notre président », Vladimir Poutine, a réagi, mardi, son porte-parole, Dmitri Peskov.

COMPTE RENDUAttentat de Saint-Pétersbourg : la piste de l’islamisme en Asie centraleSyrie : mission impossible

 

DE L’AFGHANISTAN AUX PHILIPPINES

Un djihadiste présumé a déposé une bombe artisanale dans la cour d'un bâtiment du gouvernement indonésien, ce lundi. L'assaillant a été tué par la police après des échanges de tirs. Ces dernières années, le pays connaît une résurgence de l'islamisme radical.

L’implantation de Daech en Afghanistan était jusqu’à récemment limitée à la province orientale de Nangarhar, à la frontière du Pakistan. Mais c’est dans le nord-ouest du pays, à la frontière du Turkménistan, que Daech a tendu une embuscade, le 8 février 2017, à un convoi du Comité international de la Croix Rouge (CICR), tuant six de ses agents et en enlevant deux autres... On rappellera que le tueur du Nouvel An à Istanbul était ouzbek et avait été entraîné dans un camp de Daech en AfghanistanAu Pakistan, Daech n’a pas encore d’implantation territoriale, mais elle a semé une fois de plus la terreur, le 16 février 2017, en tuant au moins 75 personnes dans un sanctuaire soufi de la province du Sindh. Par ailleurs, plus d’un millier de militants ont quitté l’Asie du Sud-Est pour rejoindre les rangs de Daech, en Syrie plutôt qu’en Irak. Trois groupes jihadistes de l’île philippine de Mindanao ont prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi au tout début de l’année dernière

La tentation du djihad gagne la jeunesse au Cachemire indien

Dans une impasse à cause de la répression implacable de l’armée indienne, la cause indépendantiste s’islamise de plus en plus.

Cette revendication aurait été inimaginable à la fin des années 1980, lorsqu’au pic de l’insurrection, le Front de libération du Jammu-et-Cachemire se battait pour l’autonomie d’un Cachemire séculier. Désormais, des voix s’élèvent parmi la nouvelle génération pour réclamer l’instauration d’un « califat » dans cette région que se disputent l’Inde et le Pakistan. Pour la première fois, Al-Qaida a annoncé, fin juillet, la création d’une cellule au Cachemire, nommée Ansar Ghazwat-ul-Hind.
Indonésie : attentat contre un bâtiment gouvernemental

 

Les islamistes philippins d'Abu Sayyaf, ralliés à l'organisation État islamique (EI), ont exécuté avant-hier Jurgen Kantner, 70 ans, après l'expiration d'un délai qu'ils avaient fixé pour le versement d'une rançon de 30 millions de pesos (560.000 euros).

n septuagénaire allemand exécuté par le groupe islamiste Abu Sayyaf, mLire aussi - Philippines : Duterte proclame la loi martiale après des combats entre l'armée et Daech


S'adressant au gouvernement allemand et à la famille de la victime, le président Duterte s'est dit "vraiment désolé" pour la mort du septuagénaire et a affirmé que l'armée avait intensifié son offensive contre le groupe Abu Sayyaf dans le but de sauver l'otage.

Mais il a souligné que son gouvernement était fermement opposé au paiement de rançons. "Nous ne cédons pas aux demandes de rançon (...) Si vous cédez et vous payez, il y aura encore plus de victimes", a-t-il ajouté.

Armed fighters working with criminals and corrupt politicians is common across Mindanao, where a Muslim separatist rebellion has claimed more than 120,000 lives since the 1970s.

What's behind the latest crisis in the Philippines? - Inside Story

Source: News agencies » Lire aussi - Rodrigo Duterte, le président flingueur des Philippines

Ces centaines d'extrémistes originaires d'Indonésie - le pays musulman le plus peuplé du monde - confrontée depuis un an à une montée en puissance des attaques en relation avec l'EI, sont partis à l'étranger combattre dans les rangs de l'EI.

l'US Army appuie les Philippines dans le combat contre Daech à Mindanao

L'engagement américain témoigne de la crainte de voir l'EI établir un nouveau front en Asie du Sud-Est. Mindanao, île de 22 millions d'habitants du sud de l'archipel philippin, a été placée sous le régime de la loi martiale le 23 mai dernier, après la prise de certaines parties de la ville de Marawi par des rebelles des groupes Abou Sayyaf, considéré par l'ONU proche d'Al Qaïda, et Maute, qui se réclame de l'Etat islamique et comprend d'anciens membres du Front Moro islamique de libération

. En dépit de bombardements nourris et du déploiement d'hélicoptères d'attaque lourdement armés, et de la mort d'au moins 200 islamistes, les forces de Manille n'ont pas tenu leur objectif: reprendre Marawi, le Jour de l'indépendance nationale, lundi 12 juin.Des centaines d'hommes armés ont attaqué aujourd'hui 21 juin des militaires dans un village du sud des Philippines, une opération qui pourrait avoir eu pour objectif de desserrer l'étau sur les insurgés islamistes de Marawi.

Philippines : Duterte poursuit ses croisades malgré les pressions : escadron de la mort Source: News agencies » Lire aussi : Philippines : Duterte proclame la loi martiale après des combats entre l'armée et Daech , » Philippines : les djihadistes perdent du terrain à Marawi , » Daech veut créer un califat aux Philippines

L'inspecteur de police Realan Mamon a affirmé que cette attaque pourrait avoir été une diversion pour aider les combattants de Marawi. M. Padilla a affirmé que les assaillants de Pigkawayan appartenaient aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff) wikipedia , une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (Milf), principal groupe rebelle musulman du pays avec lequel le gouvernement a lancé des négociations de paix.

Honk Kong: des domestiques se radicalisent

Un petit nombre d'Indonésiennes travaillant comme domestiques à Hong Kong se sont laissées convaincre et radicaliser par la propagande du groupe Etat islamique (EI), affirme aujourd'hui un think tank indonésien.

Des organisations musulmanes et des associations de défense des travailleuses immigrées contactées par l'AFP ont affirmé ne pas être au courant d'un tel phénomène, mais elles se sont inquiétées des répercussions de cette étude sur la façon dont sont perçues et traitées les domestiques. Une poignée de domestiques se sont également rendues en Syrie, selon l'Ipac, un cercle de réflexion qui a publié de nombreuses études sur les conflits en Asie du Sud-Est.

 

 Le poison islamiste en Asie du Sud-Est 

Indonésie : menaces sur l’islam tempéré de l’archipel : Le plus grand pays musulman du monde, traditionnellement modéré, connaît une montée du conservatisme. L’islamisme intégriste met en cause ce modèle de cohabitation et de tolérance. LE MONDE |

Depuis la chute du régime autoritaire du général-président Suharto, en 1998, la traditionnelle modération de l’islam « nusantarien » (Nusantara désigne « l’archipel », c’est-à-dire l’Indonésie) connaît une résurgence du conservatisme et de la bigoterie. Une forte proportion de femmes musulmanes portent le jilbab – vêtement ample couvrant la tête et le corps –, le ramadan est plus observé qu’auparavant, des groupes de pression s’agitent pour forcer le gouvernement à réglementer la vente d’alcool.

L’Indonésie est, de longue date, déchirée entre des conceptions religieuses antagonistes. Mais dans éditorial du « Monde ».LE MONDE | . Le fondamentalisme musulman gagne du terrain dans cette partie du monde, et avec lui une dérive djihadiste de plus en plus inquétante. Autant qu’un retour du religieux, ce qui est à l’œuvre en Indonésie révèle une revendication identitaire. Majoritaires, les musulmans se sont sentis marginalisés.
 Longtemps terre d’islam tolérante à la multitude de minorités ethniques et religieuses qui la caractérise, l’Asie du Sud-Est est, chaque jour davantage, en proie à l’islamisme et à sa ­dérive naturelle et violente qu’est le djihadisme. Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

La crainte est de voir s’implanter une base djihadiste – comme à Rakka en Syrie ou à Mossoul en Irak – servant à la préparation d’attentats

L’Indonésie a connu le terrorisme islamiste dans les années qui ont immédiatement suivi les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Mais elle est maintenant le théâtre d’une évolution politico-religieuse lourde de dangers à venir. La troisième plus grande démocratie du monde – 255 millions d’habitants, dont 87 % de musulmans – connaît une montée en force de l’islamisme.

 En un sens, les autorités centrales portent une part de responsabilité dans l’éruption fondamentaliste actuelle dans le pays. En 2001, elles ont autorisé la ­pratique de la charia – la loi islamique – dans la province d’Aceh. C’était un ­premier accroc à une tradition indonésienne d’aimable libéralisme religieux. Depuis, le wahhabisme a gagné d’autres régions d’Indonésie, à mesure que les universités du Golfe forment (ou plutôt « déforment ») des milliers de jeunes Indonésiens.

l'organisation extrémiste Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB). Les autorités attribuent à ce groupe la responsabilité de l'attaque contre un café de Dacca qui avait fait 22 morts l'année dernière, pourtant revendiquée par le groupe État islamique (EI).

La montée de l'extrémisme islamiste pose un danger grandissant pour ce pays à majorité musulmane, où le pourrissement d'une interminable crise politique a conduit à la radicalisation de l'opposition au gouvernement. Depuis l'attentat contre le café Holey Artisan Bakery le 1er juillet 2016, les forces de sécurité ont tué plus de 70 jihadistes.

LIRE AUSSI : » Au Bangladesh, la police réagit contre la menace islamiste» Attentat de Dacca : les djihadistes étaient des fils de bonne famille

Presque toute l'Indonésie compte des cellules de Daech

Le chef des armées indonésiennes a informé la communauté internationale lundi à Jakarta de la présence de cellules dormantes de l'EI dans «presque toutes les provinces» du pays.L'armée indonésienne a signalé lundi par la voix de son chef, le général Gatot Nurmantyo, la présence de cellules dormantes de l'État islamique sur son sol. Face aux attaques répétées dans les Philippines voisines, Djakarta s'inquiète de l'existence de ces extrémistes islamistes.«Ces cellules dormantes peuvent facilement se déclencher" 

Indonésie: une candidate à un attentat-suicide condamnée inspiré par l'organisation Etat islamique (EI) contre le palais présidentiel, a indiqué aujoud'hui son avocat.

» Lire aussi - Presque toute l'Indonésie compte des cellules de Daech

Les Indonésiennes jouent un rôle de plus en plus actif dans l'extrémisme violent et certaines cherchent à devenir des kamikazes pour l'EI, selon un rapport publié en début d'année par l'Institut d'analyse des conflits (Ipac) de Jakarta.

LIRE AUSSI :» Indonésie : attentat contre un bâtiment gouvernemental  L'État islamique à la conquête de l'Asie du Sud-Est» L'État islamique s'attaque à l'IndonésieAsia Pacific Philippines

Chaos, injustice, corruption, répression et inégalité sont les engrais du djihadisme.
La Birmanie regroupe tout cela, comme avant lui la Lybie, l'Egypte, Afghanistan Irak et Syrie.

L'EI appelle les Ouïgours à «verser des rivières de sang en Chine»

Des combattants de l'État islamique (EI) issus de la minorité chinoise ouïghoure ontmenacé depuis l'Irak de "verser des rivières de sang" en Chine, un avertissement adressé à Pékin qui est inédit, relève un expert. Les Ouïghours sont une minorité ethnique majoritairement musulmane originaire du Xinjiang, dans nord-ouest de la Chine. Cette région est un immense territoire semi-désertique, frontalier notamment avec l'Afghanistan

Cette vidéo constituerait la "première menace directe" de l'Etat islamique contre la Chine, a déclaré Michael Clarke, expert du Xinjiang à l'Université nationale australienne à Canberra.

C'est également "la première fois que des militants s'exprimant en ouïghour font allégeance à l'EI", ajoute-t-il.

Depuis une sanglante émeute ayant frappé la capitale du Xinjiang Urumqi en 2009 (environ 200 morts, principalement des Hans), Pékin impose des mesures de sécurité draconiennes dans la région: patrouilles, checkpoints, arrestations.

L'accroissement de la pression militaire dans le Xinjiang s'est traduit par une montée de l'irrédentisme et du fanatisme religieux dans cette province autonome de l'ouest de la Chine.L'état islamique menace de planter son drapeau noir sur la Chine. Une vidéo publiée par le groupe djihadiste montre des Ouïgours en arme s'entraînant en Irak: un véritable cauchemar pour Pékin, qui s'inquiète de voir revenir sur son territoire des extrémistes issus de la minorité musulmane du ...

Alors que les tensions s'exacerbent au Xinjiang et que Pékin dénonce la radicalisation religieuse du mouvement ouïgour, ces affirmations suscitent la prudence des experts occidentaux. «Cette filière n'est pas aussi importante que le prétend la Chine, qui a toujours cherché à lier les violences au Xinjiang à des organisations terroristes internationales pour obtenir l'appui des puissances occidentales. Mais elle n'a jamais apporté de preuves convaincantes», juge Nicholas Bequelin, expert de Human Rights Watch

Les autorités craignent que ces combattants ne reviennent en Chine semer la terreur», explique Li Fifan. Cette théorie du retour calquée sur le modèle du djihadisme sévissant en Europe laisse Bequelin sceptique. «Il est très difficile de revenir au Xinjiang, vu la répression sécuritaire qui y sévit», estime ce spécialiste basé à Hongkong, pour qui la «filière chinoise» se résumerait plutôt à des individus isolés qui se radicalisent au contact de contenus fondamentalistes en ligne.

La Birmanie, nouvelle terre de jihad ?

La Birmanie, où la minorité musulmane est victime de terribles exactions, pourrait devenir un abcès de fixation djihadiste, alors que tous les regards sont tournés vers la région irako-syrienne.

 

LE SUPPLICE DES ROHINGYAS

La Birmanie, nouvelle terre de djihad ? POST DE BLOG

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26/02/2017

Pakistan - Inde

 

Le Pakistan compte désormais officiellementn Pakistan: plus de 207 millions d'habitants, selon les résultats préliminaires d'un recensement mené au printemps, soit une hausse de 63% par rapport au dernier décompte effectué il y a 19 ans.

Les résultats publiés ce soir sur le site internet du Bureau des statistiques du Pakistan (PBS) montrent un taux de croissance annuel moyen de 2,4% depuis 1998, date à laquelle le dernier recensement avait fait état d'une population de 132,35 millions de personnes.

» Lire aussi - Le 2 août, le jour où une seule Terre ne suffit plus à l'humanité

 Les résultats du décompte mené de mars à juin devraient aussi permettre de mieux mesurer le poids démographique des minorités dans la république islamique. Il faudra encore plusieurs mois pour analyser le détail des données récoltées.

Le recensement devrait servir de base pour modifier la carte électorale des élections législatives prévues en 2018, la répartition des sièges entre les provinces à l'Assemblée nationale, ou encore la distribution des fonds fédéraux lors des prochains budgets.

 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. Pendant plus de trente ans, le Pakistan a inspiré, entraîné, soutenu, financé, protégé et instrumentalisé différents groupes islamistes radicaux. Ces djihadistes, dont les plus connus sont les talibans afghans, étaient autant d'armes au service des intérêts stratégiques pakistanais, contre l'Inde dans la région disputée du Cachemire ou en Afghanistan pour donner au Pakistan une profondeur stratégique accrue. L'ISI, les puissants services secrets pakistanais, était le grand ordonnateur de ce jeu complexe, qu'il pratiquait sans toujours en référer aux gouvernements en place à Islamabad.
 

La chute des talibans afghans en 2001 n'a pas interrompu ces manœuvres, et les États-Unis ont eu beau faire, cajoler ou menacer, Islamabad est resté un allié bien peu fiable dans le jeu régional, offrant asile aux talibans et à al-Qaida, tout en poursuivant avec une vigueur variable certains groupes djihadistes.

Cette politique s'est finalement retournée contre ses instigateurs. Le Pakistan fait aujourd'hui face sur son propre territoire à une version pakistanaise des talibans afghans qu'il a contribué à créer et a abrité. L'armée pakistanaise est engagée dans une guerre brutale dans les mêmes vallées de la province de la Frontière du Nord-Ouest, où les Britanniques livraient à l'époque impériale de «splendides petites guerres» contre les Pathans. La version moderne n'a rien de splendide: elle est vicieuse et cruelle, comme vient de le montrer l'attaque de Lahore.

Voici encore trois ans, les États-Unis et les pays voisins du Pakistan émettaient les plus grands doutes sur la volonté d'Islamabad de lutter contre ses talibans, et soupçonnaient l'ISI de continuer à manipuler en coulisses l'organisation. Ce n'est plus le cas. L'armée pakistanaise a commencé sérieusement à s'attaquer à sa version des talibans. Les offensives dans les agences du Nord-Waziristan et de Khyber ont été de grande envergure. Beaucoup de cadres se sont réfugiés en Afghanistan.

Autre signal de changement: la coopération entre les États-Unis et les militaires pakistanais, au point mort depuis l'opération contre Ben Laden en 2011, s'est récemment améliorée. Les Américains ont lancé plusieurs attaques de drones sur le territoire afghan contre des chefs talibans pakistanais, et ont accepté de livrer au Pakistan Latif Mehsud, un responsable taliban capturé l'année dernière en Afghanistan.

Mais il est peut-être déjà trop tard pour Islamabad pour reprendre le contrôle de son territoire. Comme l'Arabie saoudite, qui se voit dépassée dans son fondamentalisme par l'État islamique, le Pakistan, pays créé au nom de l'islam et dont les dirigeants ont systématiquement instrumentalisé la religion à des fins politiques, se voit finalement concurrencé par plus radicaux que lui.

 
WATCH UPFront: India and Pakistan: Forever rivals?
 
 
 
 

ongoing violence in the province has fuelled concern about security for projects in the $57bn China Pakistan Economic Corridor, a transport and energy link planned to run from western China to Pakistan's southern deep-water port of Gwadar.

INSIDE STORY: Pakistan's sectarian tensions

11/12/2016

Les Philippines

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terroriste ...

Terrorisme - Le Monde diplomatique : 

Tactique d’emploi de la violence (sabotages, attentats, assassinats, enlèvements, prise d’otages ...) à des fins politiques, pour déstabiliser et frapper massivement l’opinion publique et les États concernés. Le terrorisme peut être le fait d’individus ou de groupes non-étatiques en lutte contre un régime politique, mais également constituer un mode de gouvernement par la terreur ; il s’agit alors de terrorisme d’État.

Toute tentative de définition du terrorisme soulève invariablement des débats car elle pose la question de la violence légitime et du droit à la résistance d’une part, et de l’illégitimité de la violence étatique de l’autre. L’appellation « terroriste » utilisée par les États, les institutions ou les partis politiques est hautement péjorative, et toujours contestée par ceux qu’elle désigne ainsi comme (individus ou) groupes ennemis.

Termes génériques : ConflitPolitique

 Voir aussi : StratégieViolence

 

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escadron de la mort - YouTube

Documentaire "Les escadrons de la mort: L'École franco ... Documentaire "Les escadrons de la mort: L'École Française" qui explique les techniques utilisé par les gouvernements pendant les Guerres Civiles. Technique utilisé par l'Armée algérienne et le DRS pendant la Guerre Civile des années 90

 

La France exporte ses méthodes de torture forgées en Algérie.

Pour le spectateur un tant soit peu sensibilisé à la cause des droits de l'Homme, ces révélations font l'effet d'une gifle. Télérama

Fruit d'une enquête de deux ans ce film révèle l'implication directe de militaires français dans l'histoire des guerres sales d'Amérique du Sud.
Un film de Marie-Monique Robin France 2003, VO St Fr, 1h03 min, DVD Spécial Investigation GAL Des Tueurs d'Etat Reportage ... - YouTube

 

ARTE Reportage - Irak / Philippines

n Irak 01:40 - Philippines 27:09 ARTE Reportage Irak Mossoul, annee zero Philippines Duterte, le justicier

27:09 Philippines : Duterte, "le justicier" Un an après l’élection du sulfureux Rodrigo Duterte à la présidence des Philippines, la guerre contre la drogue a fait plus de sept mille morts dans le pays. Lors de ses discours, l’ancien avocat se félicite du combat qu’il mène. Malgré ses déclarations injurieuses, unanimement condamnées par la communauté internationale, et les atteintes régulières aux droits de l’homme, le président, surnommé "le justicier", bat des records de popularité. Qui se cache derrière cet homme à poigne adulé ?

Philippines. Interview de la rapporteuse spéciale de l'ONU Agnès Callamard, qui ne peut enquêter en raison de pressions exercées par Manille. Exécutions sommaires, emprisonnements abusifs, crise sanitaire.. elle alerte sur le virage autoritaire du pays.

Les témoignages se multiplient sur les dérives de la politique de lutte contre la drogue menée par le président philippin. Près de 3600 personnes auraient déjà été tuées alors que l'État est suspecté d'utiliser des escadrons de la mort. La région de Mindanao, dansLe sud des Philippines en 'catastrophe humanitaire'" avec des centaines de milliers de déplacés, dû aux typhons, sécheresse et diverses rébellions armées, notamment le soulèvement islamiste de Marawi, ont dénoncé plusieurs ONG aujourd'hui. "Les besoins primaires ne sont pas couverts. Même le minimum des besoins basiques ne l'est pas", regrette Thibault Henry, le directeur d'Acted aux Philippines, qui chiffre à "un million" le nombre de déplacés internes. 

Les escadrons de la mort -la guerre subversif - YouTube

Le président Rodrigo Duterte avais promis des morgues pleines à craquer pendant sa campagne. C'est chose faite. De sa politique de lutte anti-drogue, qui consiste à éliminer physiquement toutes les personnes pouvant avoir un rapport avec le trafic, résulte bien des milliers de cadavres. Près de 3600, selon les médias locaux, soit environ 36 par jour. Un journal tient même une macabre liste des exécutions qu'il met à jour quotidiennement.

Le quotidien britannique The Guardian a pu recueillir le témoignage d'un policier se déclarant membre d'un escadron de la mort. L'homme décrit comment des équipes sont organisées afin d'éliminer des drogués, des dealers ou autres criminels

Selon son témoignage, les opérations se déroulent la plupart du temps de nuit. Le chef de l'escadron reçoit l'ordre par radio. Une fois sur place, ils ont une ou deux minutes pour extraire les cibles et les abattre. Ce témoin, qui reste anonyme, explique que les victimes sont ensuite abandonnées non-loin, avec une pancarte signalant la faute de l'exécuté tel que «baron de la drogue» ou encore «dealer». D'autres sont simplement jetés dans les flots d'une rivière.

Loin de l'état de droit

Philippines : Duterte poursuit ses croisades malgré les pressions

Connu pour ses déclarations fracassantes, le président philippin a prononcé hier son deuxième discours sur l’état de la nation. Ses guerres contre la drogue et contre les djihadistes musulmans de Marawi, à Mindanao, regagnent en intensité.LE MONDE |

Le président philippin menace d'expulser des diplomates européens sous prétexte que leurs gouvernements comploteraient pour faire exclure Manille des Nations unies. Au cours d'un discours virulent, le président a dit qu'il ne tolèrerait pas que les Européens critiquent sa politique de lutte contre la drogue, qui a abouti à ce que la police tue au moins 3850 personnes depuis son arrivée au pouvoir en 2016.

» Lire aussi - Philippines : Rodrigo Duterte, un président aux méthodes expéditives , »

L'Union européenne n'a jamais fait de commentaire sur une éventuelle mise à l'écart des Philippines des Nations unies. Mais dans une résolution, l'an dernier, le Parlement européen a fait part de son inquiétude face "au nombre extraordinairement élevé de personnes tuées dans des opérations policières" dans le cadre de la lutte contre la drogue. La résolution appelait Rodrigo Duterte à "mettre fin à la vague d'exécutions extrajudiciaires et de meurtres".

Dans un communiqué publié aujourd'hui, la délégation de l'UE aux Philippines a au contraire mis en avant sa coopération avec les autorités philippines. "L'UE et les Philippines travaillent ensemble de manière constructive et productive (...) dans de nombreux domaines, notamment, bien sûr, dans le contexte des Nations unies", a-t-elle souligné.

Lire aussi - Le président philippin se vante d'avoir jeté un homme d'un hélicoptère

Duterte's drug war won't save the Philippines - UpFront

 

Source: News agencies

Les exécutions extrajudiciaires peuvent également être l'œuvre de milices privées. Depuis longtemps présentes aux Philippines, elles ont saisi le signal envoyé par le président pour mettre en application cette justice expéditive, bien loin des pratiques normales d'un état de droit. Pour essayer d'échapper à ce sort, des dizaines de milliers de personnes se sont rendues aux autorités pour avouer leurs fautes et s'engager à ne plus vendre de drogue. Une protection insuffisante puisque certains repentis sont tout de même abattus.

«Pour le moment, la politique menée par le président Duterte rencontre une certaine popularité», constate pour Le FigaroSophie Boisseau du Rocher, chercheuse associée à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Les Philippins sont las de la corruption ambiante, de la lenteur et de l'inefficacité de la justice, si bien que nombre d'entre eux se réjouissent de voir les pouvoirs publics passer enfin à l'action.

La période de grâce pourrait cependant ne pas être éternelle pour Duterte. «La question est de savoir jusqu'où la classe politique va le laisser faire, explique la chercheuse. En 2000, les élites étaient intervenues pour destituer le président Joseph Estrada. Ensuite, les excès et dérapages à répétition de Duterte vont finir par lui faire perdre des soutiens dans l'armée. Enfin, la population elle-même est capable de descendre dans la rue pour mener une rébellion citoyenne: elle l'a fait en 1986 et a obtenu le départ du commandant Marcos. Il faudra alors répondre à une autre question: quelle autre politique mettre en œuvre contre la drogue?»

Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2016, le président Rodrigo Duterte mène une campagne de répression sans précédent contre les trafiquants de drogue. La police a tué près de 3.500 personnes dans le cadre de cette sanglante lutte, dont le président Duterte vante les mérites mais dont nombre d'organisations de défense des droits de l'homme dénoncent les excès.

Elles estiment qu'un grand nombre d'homicides sur lesquels des enquêtes sont en cours ont été commis par des milices ou des tueurs à gage bénéficiant du soutien de la police.

Malgré le nombre croissant d’exécutions, Rodrigo Duterte a reconnu des revers dans sa guerre controversée contre les stupéfiants. Il avait aisément remporté la présidentielle en promettant de faire tuer des dizaines de milliers de trafiquants ou de toxicomanes pour gagner la guerre antidrogue en trois ou six mois.

La semaine dernière, le président a cependant évoqué la possibilité que ses engagements puissent ne pas être tenus avant la fin de son seul mandat de six ans.

He said $19,500 worth of methamphetamine and 765 grams of cannabis were also recovered. 

LIRE AUSSI :» Aux Philippines, la sanglante guerre contre la drogue de « Duterte Harry »

l'US Army appuie les Philippines dans le combat contre Daech à Mindanao

L'engagement américain témoigne de la crainte de voir l'EI établir un nouveau front en Asie du Sud-Est. Mindanao, île de 22 millions d'habitants du sud de l'archipel philippin, a été placée sous le régime de la loi martiale le 23 mai dernier, après la prise de certaines parties de la ville de Marawi par des rebelles des groupes Abou Sayyaf, considéré par l'ONU proche d'Al Qaïda, et Maute, qui se réclame de l'Etat islamique et comprend d'anciens membres du Front Moro islamique de libération

Surgissant au-dessus de la jungle, la carlingue ventrue d'un P3 Orion a survolé vendredi le champ de bataille de Marawi, où l'armée philippine peine à venir à bout des djihadistes se réclamant de Daech. Cet avion espion américain a pu offrir des informations précieuses aux militaires déployés par le président Rodrigo Duterte, confronté à de farouches poches de résistances dans cette ville dont l'essentiel des 200.000 habitants ont fui les combats sanglants. En dépit de bombardements nourris et du déploiement d'hélicoptères d'attaque lourdement armés, et de la mort d'au moins 200 islamistes, les forces de Manille n'ont pas tenu leur objectif: reprendre Marawi, le Jour de l'indépendance nationale, lundi 12 juin.

Des centaines d'hommes armés ont attaqué aujourd'hui 21 juin des militaires dans un village du sud des Philippines, une opération qui pourrait avoir eu pour objectif de desserrer l'étau sur les insurgés islamistes de Marawi.

Philippines : Duterte poursuit ses croisades malgré les pressions

Terrorisme.Isnilon Hapilon, un chef islamiste qui figure sur la liste américaine des «terroristes les plus recherchés», a été tué ce lundi dans les combats pour reprendre la ville de Marawi, dans le sud des Philippines, a annoncé le ministre philippin de la Défense.

«Il y aura une nouvelle bataille».

What's behind the latest crisis in the Philippines?

n Duterte: Marawi 'liberated' from ISIL-linked fighters, Philippines News October 18, 2017 Duterte declares the liberation of Marawi City

Les analystes présentent Hapilon, 51 ans, comme «l'émir» de l'Etat islamique (EI) en Asie du Sud-Est, où le groupe veut établir un califat au moment où il subit des revers en Irak et en Syrie.

Le mois dernier, des responsables de la Défense avaient déclaré que d’autres chefs islamistes avaient été tués dans les combats de Marawi.

M. Lorenzana a déclaré cependant que le Malaisien Mahmud Ahmad était toujours recherché. Il l’a présenté comme un «conduit» entre l’EI et les groupes jihadistes du cru.

Les affrontements avaient éclaté cinq mois plus tôt après une opération pour capturer Isnilon Hapilon, un important chef djihadiste d’Asie du Sud-Est. Hapilon avait forgé une alliance avec le groupe des deux frères Maute, et peaufinait depuis des mois la prise de Marawi.

La Commission des droits de l'homme aux  Philippines a déclaré avoir commencé à enquêter sur des plaintes pour violation des droits de l'homme lors d'opérations militaires dans la ville de Marawi.Le gouvernement philippin a affirmé que les étrangers Marawi ont incité et mené la rébellion à Marawi. Amin Bacu, un Malaisien, et Ibno Kayin, un Indonésien, ont été nommés comme les leaders des derniers combattants encore résistants.

 

COMPTE RENDUPhilippines : fin des combats contre les djihadistes à Marawi

 

-'nouvelle bataille' -

Miranda est depuis des décennies en proie à une rébellion séparatiste musulmane, qui a fait plus de 120.000 morts et condamné de nombreux habitants à vivre sous le joug de seigneurs de guerre corrompus

Pour le chef de l’armée philippine, le général Eduardo Ano, la mort de Hapilon et de Maute signe la fin des groupes extrémistes. 

Les analystes jugent cependant que ces décès vont sûrement être suivis de représailles tandis que les morts seront remplacés par des plus jeunes.

«Le terrorisme prendra une autre forme dans la période post-Marawi car ces groupes liés à l’EI continuent d’innover, leurs opérations évoluent», a expliqué à l’AFP Rommel Banlaoi, président de l’Institut philippin pour la recherche sur la paix, la violence et le terrorisme. «Il y aura une nouvelle bataille».

Le gouvernement philippin retardant un accord de paix qui donnerait une plus grande autonomie à une région sud musulmane prédominante, des experts, des rebelles et même des officiels ont mis en garde contre des attaques possibles de plusieurs groupes armés qui ont prêté allégeance à l'Etat islamique d'Irak et au Levant.

Al Haj Murad Ebrahim, dirigeant du Front de libération islamique Moro (MILF), a déclaré à Al Jazeera:

«Des groupes radicaux ont émergé chaque fois qu'il y avait des échecs dans le processus de paix, des leaders aux idéologies radicales exploitent la frustration des gens.

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