Avertir le modérateur

24/07/2016

Nigéria

n

 Le dessous des cartes - Nigeria, une émergence retardée - 20 octobre 2012 

Le Nigeria résume bien les paradoxes de cette nouvelle Afrique en marche, où l’ancrage dans une modernité mondialisée cohabite, parfois violemment, avec des traditions qui se vivent encore au quotidien. Ce dualisme est pourtant une source d’inspiration permanente pour le cinéma nigérian dont l’explosion créative contraste avec le rigorisme des extrémistes religieux. Le Dessous des Cartes tente de décrypter ce pays riche avec une population pauvre.

 L'ancien président a été battu l'an dernier par son rival Muhammadu Buhari qui a depuis lancé une vaste campagne anti-corruption visant les proches du gouvernement précédent

L'ONG Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) a publié d'une étude sur les intentions des 1,8 million de déplacés dans le nord-est du Nigeria. Sur les 27.000 personnes déplacées interrogées par l'organisation humanitaire, 86% d'entre elles ont indiqué qu'elles n'étaient pas prêtes à retourner chez elles, citant en majorité l'insécurité comme raison majeure. Le conflit entre le groupe djihadiste et l'armée nigériane a fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 et a atteint son pic en 2013.

Le district de Konduga est un bastion de Boko Haram. L'armée nigériane assure avoir mis fin à l'insurrection jihadiste, mais Boko Haram continue de mener des attaques contre les villages, notamment pour s'approvisionner en nourriture  et la situation sécuritaire reste extrêmement précaire tout autour du lac Tchad.

 Comprendre le conflit au Nigeria (Afrique de l'Ouest) - YouTube

n
 

Au Nigéria, Boko Haram diffuse une vidéo d'exécution dans le nord-est du Nigeria sur le modèle de la propagande propre à l'organisation Etat islamique (EI). A l'image de l'EI, Boko Haram avait déjà diffusé par le passé des images de décapitations insoutenables, mais la mise en scène copiant la propagande des exécutions en Syrie ou en Irak est inédite.L'influence que le groupe Etat islamique exerce sur Boko Haram fait l'objet de débats depuis qu'Abubakar Shekau a fait allégeance à cette organisation en mars 2015.La qualité des vidéos de Boko Haram a depuis beaucoup évolué, avec des images beaucoup plus nettes et moins granuleuses, et un meilleur son, avec des techniques de production et de montage qui rivalisent avec celles de la maison-mère.

 

Watch Inside Story - Has Boko Haram been defeated?

n Jean Christophe Servant : « La menace Boko Haram sert les intérêts de beaucoup de personnes » - Afri : L’organisation, qui fait beaucoup parler d’elle dans les médias, est en réalité méconnue. Qui se cache derrière Boko Haram ? Éléments de réponse avec Jean-Christophe Servant, journaliste spécialiste du Nigeria pour Le Monde diplomatique Un ancien porte-parole du président nigérian arrêté (Goodluck Jonathan) .  

 

Yémen , Libye : les maîtres de Tripoli Source: News agencies

Nigeria : comment la situation au Biafra s’est sensiblement aggravée Velléités indépendantistes résurgentes, répression militaire brutale : le sud-est du pays est pris dans un engrenage de violences. Mélanie Gonzalez (contributrice Le Monde Afrique, Abuja)

DÉCRYPTAGE Nigeria : comment la situation au Biafra s’est sensiblement aggravée

Le Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (IPOB) réclame la création d’une République indépendante dans le sud-est du Nigeria, à grande majorité igbo, où le sentiment de mise à l’écart par Abuja au profit du nord est de plus en plus fort.

Pourquoi le Biafra veut-il devenir indépendant ?

L’indépendantisme au sud-est, région la plus riche du pays en réserves pétrolières, ne date pas d’aujourd’hui. Les premiers gisements de pétrole ont été découverts au mitan des années 1950 et 1960, dans le delta du fleuve Niger et au large de la côte nigériane. Une première tentative de sécession en 1967 avait été réprimée dans le sang par les autorités. Mais le rêve d’indépendance demeure vif dans l’esprit des Biafrais et refait régulièrement surface avec, en toile de fond, la question de la gestion de la rente pétrolière.

Lire aussi :   De retour au Nigeria après trois mois d’absence, Buhari apparaît fragile mais déterminé

En octobre 2015, la situation s’est à nouveau tendue avec l’arrestation du leader de l’IPOB, Nnamdi Kanu, poursuivi pour « trahison » et « atteinte à la sécurité de l’Etat ». Malgré sa libération sous caution fin avril 2017 en attendant le début de son procès en novembre, la tension n’est pas vraiment retombée.

Début septembre, l’armée a massivement déployé des troupes dans l’Etat d’Abia, officiellement dans le cadre d’opérations de lutte contre la criminalité, mais l’IPOB y a dénoncé une répression sanglante ciblant ses membres au cours de laquelle plusieurs militants auraient été tués. Des heurts violents ont opposé l’armée et indépendantistes dans l’Etat d’Abia et la ville pétrolière de Port Harcourt, dans l’Etat voisin de Rivers. Ces violences ont ensuite menacé de prendre une dimension interethnique plus large lorsque des troubles ont éclaté dans la ville de Jos, dans le centre du pays.

Pourquoi la situation s’est-elle brusquement dégradée ?

Le leader de l’IPOB Nnamdi Kanu, également fondateur de Radio Biafra, l’antenne indépendantiste, a vu sa popularité fortement grandir durant ses dix-huit mois d’incarcération. Les militants ont vécu son retour à Umuahia, ancienne capitale biafraise, comme un nouveau départ, à point nommé pour commémorer le cinquantenaire du début de la guerre du Biafra (1967-1970).

Les indépendantistes biafrais ont donc multiplié les manifestations et renforcé leur présence sur Internet, diffusant des messages sécessionnistes virulents et des informations délibérément fausses. De nombreux médias nigérians ont relayé les intox, affolant l’opinion publique. En juin, l’Arewa Youth, un groupe nordiste de jeunes musulmans radicaux, riposte aux provocations en demandant l’expulsion des Igbo chrétiens du nord du pays avant le 1er octobre. L’organisation est depuis revenue sur ses menaces, mais l’ultimatum lancé par les nordistes a mis le feu aux poudres.

51:12 Boko Haram : Les origines du mal

Lire aussi :   Au Nigeria, le souvenir prégnant de la guerre du Biafra

A la mi-septembre, la situation dégénère dans l’Etat d’Abia. L’armée assaille par deux fois le domicile de Nnamdi Kanu à Umuahia et tue une quinzaine de militants ayant tenté de s’interposer en jetant des pierres aux soldats. Selon le Daily Post, le leader indépendantiste aurait été entendu pour la dernière fois le 14 septembre au cours d’une conversation téléphonique avec son avocat, Ifeanyi Ejiofor. Il lui aurait confié que l’armée avait assiégé sa maison familiale et qu’il se trouvait à l’intérieur. Pour Emmanuel Kanu, son frère cadet, le leader indépendantiste a « soit été arrêté, soit été tué par les militaires lorsqu’ils ont attaqué son domicile ». D’autres spéculations le disent en fuite. L’armée, quant à elle, dément formellement détenir Nnamdi Kanu.

La réaction des autorités a-t-elle été disproportionnée ?

Des clashs meurtriers entre soldats et militants de l’IPOB ont été déplorés les jours suivants dans plusieurs villes de l’Etat d’Abia. Une vidéo diffusée le 13 septembre montre des humiliations imposées par les soldats nigérians aux séparatistes. « Celui-là, il est mort », indique la voix hors champ, lorsque la vidéo s’attarde sur un corps inanimé et recouvert de sang. Les autorités de leur côté mettent en garde contre le « bidonnage » et les images « manipulées » que propagerait l’IPOB.

Amnesty International s’est dit « profondément préoccupé » par ces violences ainsi que « les pertes de vie présumées à travers le Nigeria » dont on ne connaît pas encore l’ampleur avec certitude. Reporters sans frontières a par ailleurs dénoncé une violente intrusion militaire au sein du centre de presse de l’Etat d’Abia, le 12 septembre : « Ils ont brutalisé certains des journalistes présents, et confisqué ou détruit leur matériel de reportage. »

Lire aussi :   Un repenti de Boko Haram : « J’ai plus appris à tuer qu’à lire le Coran »

Le 15 septembre, les autorités fédérales ont classé officiellement l’IPOB « organisation terroriste militante » alors que l’armée l’avait déjà qualifiée ainsi, donnant l’impression que la procédure juridique a été précipitée pour donner du crédit aux militaires.

Deux jours plus tard, la police annonce l’arrestation de 59 personnes, dont 14 seraient impliqués dans la mort d’un agent à Aba lors d’un incendie criminel dans un commissariat. Leur procès a été ajourné au 4 octobre.

Le 19 septembre à Abuja, une coalition des organisations de la société civile met en garde contre Nnamdi Kanu et les militants de l’IPOB qu’elle juge « plus dangereux que Boko Haram ». Les parallèles dressés lors de cette conférence de presse entre les peuples autochtones du Biafra et le groupe djihadiste sont largement relayés dans la presse nigériane.

Le conflit peut-il encore dégénérer ?

C’est une première, l’armée de l’air a rallié l’opération « Danse du python ». Sur le papier, l’opération vise les criminels et les réseaux d’enlèvements dans le sud-est. Mais le déploiement d’avions militaires au Biafra suscite de nombreuses interrogations. Les observateurs redoutent que les militants biafrais soient désormais dans le viseur des forces aériennes.

Lire aussi :   Amnesty international alerte sur la recrudescence des attaques de Boko Haram

Par ailleurs, des signes de solidarité avec la cause biafraise ont été émis par un groupe de rebelles du Delta du Niger. Ces derniers auraient appelé le président Buhari à accorderl’indépendance aux Biafrais avant qu’une autre guerre civile n’éclate, comme le rapporte le Daily Post.

Le gouvernement Buhari ne semble pas ouvert au dialogue, malgré de nombreux appels. L’ancien président Olusegun Obasanjo, le président du sénat Bukola Saraki, l’archevêque d’Abuja et des élites intellectuelles telles que le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka disent haut et fort leur inquiétude et appellent au dialogue.

Cameroun: la lutte contre Boko Haram "aggrave" la pauvreté

La lutte contre le groupe djihadiste nigérian Boko Haram a "aggravé" le niveau de précarité dans l'Extrême-Nord, la région le plus démunie du Cameroun, confrontée désormais au "casse-tête de la reconstruction en période de conflit", explique un nouveau rapport du centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

"Avant l'arrivée de Boko Haram, l'Extrême-Nord était déjà la région la plus pauvre du Cameroun, avec 74% de la population vivant sous le seuil de pauvreté contre 37,5% au niveau national", rapporte ICG.

"Le conflit a aggravé cette situation", souligne l'organisation qui appelle à l'adoption d'un "contrat de développement" pour relancer l'économie de cette région de quatre millions d'habitants.

» Lire aussi - Boko Haram : plus de 1000 victimes au Cameroun

Depuis 2014, où le Cameroun est entré en guerre contre Boko Haram, ce groupe a tué "2000 civils et militaires" et enlevé "un millier de personnes" dans la région camerounaise, selon ICG.

"Entre 1500 et 2100 combattants de Boko Haram auraient également été tués". Le "conflit et ses conséquences ont entraîné la paralysie de l'économie locale et un ralentissement de l'économie nationale", souligne le centre d'analyse.

A défaut d'une étude nationale, le Fonds monétaire international (FMI) a évalué l'impact budgétaire du conflit, incluant les dépenses de guerre, "à environ 1 à 2% du PIB en 2015, soit entre 325 et 650 millions de dollars", souligne ICG.

» Lire aussi - Un jeune prodige de l’informatique récompensé par Google est privé d’Internet au Cameroun

De son côté, le gouvernement camerounais a estimé à 40 milliards de francs CFA (430 millions de dollars) le montant des destructions de biens, de maisons (40.000 habitations détruites), d'écoles, de marchés, de routes et de centres de santé, selon le même rapport.

"Le conflit a affaibli le tissu commercial local, appauvrissant des milliers de commerçants qui dépendaient des échanges avec le Nigeria". Le tourisme est "probablement le secteur qui a le plus souffert de ce conflit", totalisant "27 hôtels et des dizaines de restaurants" fermés depuis le début du conflit, indique encore ICG."L'agriculture, le transport, la pêche et l'élevage, qui employaient des centaines de milliers de personnes ont également été très touchés", d'après le rapport.

 Geopolitics of Nigeria

Head to Head - Nigeria's future: Failed state or African superpower?

 

LIRE AUSSI :

» Cameroun: 2 gendarmes tués par Boko Haram

» Cameroun: 4 morts dans un attentat-suicide de Boko Haram

» Cameroun: Boko Haram abat 15 personnes

» Lire aussi - Boko Haram exporte à nouveau sa terreur au Niger, » Lire aussi - Combat de chefs à la tête de Boko HaramNigéria, » Lire aussi - Des survivantes de Boko Haram reçues aux Nations unies

» L'origine de la pauvreté en Afrique et en Amérique du Sud

» La carte des richesses naturelles de l'Afrique dévoilée : vers un pillage organisé ?

L'Afrique, nouvel eldorado des Blancs pauvres

Bagdad, chronique d'une ville emmurée

n

 A Bagdad, capitale meurtrie par le conflit entre chiites et sunnites et les attaques répétées de Daech, des murs de béton censés protéger la population s'érigent partout et sans fin. Les grands reporters Laurent Van der Stockt et Lucas Menget, fins connaisseurs de l'Irak, ont sillonné la ville pour rendre compte du quotidien des Bagdadis,...
 
Bagdad, chronique d'une ville emmurée - ARTE ... - YouTube

 n La vie des habitants de la capitale irakienne est rythmée par des attentats réguliers. Entre 2004 et 2009, 45.000 civils y ont été tués, victimes des violences entre communautés religieuses et de celles des djihadistes de l'État islamique.

VIDÉO Publié - . Un effondrement soudain de la défense de l'État islamique, que rien ne semble pour le moment présager, la prise de la ville se présente comme une opération de longue haleine, beaucoup plus longue que la victoire rapide escomptée par un certain nombre de médias enthousiasmés par les premiers succès remportés

Selon le Figaro Acculé sur tous les fronts depuis plusieurs semaines, l'État islamique épuise depuis plusieurs jours l'armée de Bagdad. Les forces irakiennes sont par ailleurs accusée par Amnesty International d'actes de torture lors de l'offensive contre le fief des djihadistes.. Face à un ennemi bien préparé, mobile et d'une efficacité redoutable, exploitant à merveille le couvert des constructions et la présence des habitants, les blindés sont inutiles et ses hommes ne sont pas formés pour la guérilla urbaine, explique l'officier.L'officier souligne qu'il est impossible au premier coup d'œil de distinguer les civils des djihadistes qui se cachent parmi eux.


Bagdad, entre les murs

 

 

Face à l’avancée des forces armées irakiennes, les djihadistes utilisent les habitants comme boucliers humains et multiplient les exécutions sommaires.Cette tactique, l’EI l’a réemployée sur plusieurs fronts depuis le début de l’offensive contre Mossoul, le 17 octobre. Les djihadistes se protègent en massant les civils, qui servent à couvrir leurs déplacements ; ils se réservent la possibilité d’en lâcher des milliers, par vagues, face à la pression de leurs assaillants ( le Monde)

Des enquêteurs européens ont inspecté six usines à Mossoul, appartenant au mini-complexe militaire bâti par les djihadistes.

 

Ces combats ont forcé plus de 5000 personnes à fuir leur domicile pour trouver refuge dans les zones reprises à l'EI. L'administration locale est mal équipée pour faire face à un afflux de déplacés. Cela prouve le manque de confiance des civils sunnites envers le pouvoir chiite et préfère se réfugié chez les territoires contrôle par l'organisation terroriste plutôt que dans le territoire kurde. A terme ses populations déplacées peuvent etre des recrue facile pour Daesch.

Des enquêteurs européens ont inspecté six usines à Mossoul, appartenant au mini-complexe militaire bâti par les djihadistes.

 

Une réunion de la coalition militaire anti-EI concernant la bataille de Mossoul en Irak aura lieu le 25 octobre à Paris, a annoncé aujourd'hui le ministère français de la Défense. Un live est maintenu par Al Jazeera et Associated Press pendant toute la durée de l'attaque de Mossoul, ville irakienne aux mains de l'État Islamique depuis 2014. L'opération militaire est menée par les forces irakiennes et soutenue par les forces kurdes, turques et la coalition formée autour des États-Unis. La bataille pour la reprise de la ville irakienne de Mossoul au groupe jihadiste Etat islamiste (EI) promet de durer "plusieurs semaines", voire "des mois", a averti aujourd'hui le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

» Lire aussi - À Bagdad, l'enfer au quotidien

Le groupe ultraradical sunnite a endossé la responsabilité de la plupart des attentats perpétrés en Irak ces derniers mois, dont les trois ayant fait plus de 40 morts le 30 mai à Bagdad et à Hit (ouest). Ils interviennent alors que les jihadistes perdent du terrain, notamment dans leur fief de Mossoul (nord), où les forces irakiennes ont poursuivi cette semaine leur progression.Last July, ISIL claimed an attack that killed nearly 300 people in the worst attack to hit the capital in 13 years of war.

LIRE AUSSI :Emni, la branche secrète de l'organisation État islamique -

 

This week he told a televised news conference that Iraqi forces would now require at least another three months.

Dozens have been killed since the push on Mosul started in apparent retaliation attacks. 

In a monthly report released by the UN Assistance Mission for Iraq, 1,792 people were killed in violence in Iraq in October, up from 1,003 the previous month.

An estimated 1,120 of the dead were civilians.

L'ONU accuse l'EI d'avoir tué 163 personnes fuyant Mossoul

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein a accusé aujourd'hui le groupe jihadiste Etat islamique (EI) d'avoir tué 163 personnes qui, le 1er juin, cherchaient à fuir l'ouest de la ville irakienne de Mossoul.

La capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats, alors que l’arméese bat pour chasser le groupe terroriste de ses derniers bastions sur le territoire. L’EI tente actuellement de conserver Tal Afar, son dernier fief dans la province de Ninive (dans le nord du pays).

LIRE AUSSI :

» Comment nos forces spéciales pourchassent les Français de Daech en Irak

» Mossoul : des civils piégés et exécutés par l'État islamique

» Mossoul sort du cauchemar de Daech

A lire Irak. Précipiter la bataille de Mossoul est une erreur MOYEN-ORIENT , IRAKMIDDLE EAST EYE - LONDRESREAD MORE: Mosul civilians face 'impossible choice'la bataille de Mossoul, et après?la bataille de Mossoul, et après? Créé le jeudi 27 octobre 2016

Bilan de la guerre "contre le terrorisme" - Enkolo

Terrorisme - citizen khane

PDF]Le documentaire sur ARTE en 2016

Bagdad, chronique d'une ville emmurée | ARTE Info

Articles de l-indigne taggés "documentaire" - Page 6 - l'indigné révolté  ... : Bagdad, chronique d'une ville emmurée - l'indigné révolté

La Somalie

n

 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

 

Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

 

 n  A lire Tag "La guerre de l'ombre au Sahara" - Enkolo : "La guerre de l'ombre au Sahara"

Envoye Special Somalie - vidéo Dailymotion SOURCE: AL JAZEERA  NEWSSOMALIA Mogadishu: 11 killed week after deadliest blast

 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

 n  A lire Tag "La guerre de l'ombre au Sahara" - Enkolo : "La guerre de l'ombre au Sahara"

 

Envoye Special Somalie - vidéo Dailymotion

 Depuis 2016, le groupe islamiste lié à Al-Quaïda multiplie les attentats à la bombe dans Mogadiscio. Délogé de la capitale et de plusieurs grandes villes en 2011, les djihadistes contrôlent toujours de nombreuses zones rurales. 

With reporting by Abdirisak Mohamud Tuuryare in Mogadishu

s militaires, somaliennes ou étrangères.

 

Pour exemple, nous pouvons analyser la situation sécuritaire en Afghanistan ou en Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis. Les islamistes somaliens shebab ont mené une attaque au camion piégé contre une position de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), aujourd'hui à Beledweyne, dans le centre de la Somalie ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.

"La Somalie doit organiser dans les semaines à venir des élections au suffrage indirect qui se solderont par l'élection du président le 30 octobre"Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, refusant le plus souvent le combat conventionnel au profit d'opérations de guérilla et d'attentats-suicides.  

Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides -souvent jusque dans la capitale somalienne- contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom 

Somalia has been embroiled in conflict and lawlessness since the early 1990s following the toppling of Mohamed Siad Barre.

Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 mort) et de l'université de Garissa, dans l'est (avril 2015 - 148 victimes).


Le dessous des cartes - L'Afrique dans le maintien de la paix - 8 octobre 2016

Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, ont annoncé les autorités. Rivaux des miliciens d'Al Chabaab, les combattants pro-EI ont capturé le port de Qandala après avoir brièvement affronté les forces de sécurité locales. C'est la première fois que les partisans de l'Etat islamique s'emparent d'une ville. S'il leur est arrivé d'entrer dans des villages, ces incursions étaient suivies d'un retrait rapide. Le Groupe islamiste du Puntland est dirigé par Abdiqadir Mumin, un ancien commandant d'Al Chabaab qui a rompu avec les milices islamistes et qui s'inspire de l'organisation Etat islamique. » Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

 

Somalie: attaque d'un tanker sri-lankais au large de la Corne de l'Afrique et détourné vers les côtes du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, selon un expert en piraterie somalienne aujourd'hui, qui soupçonne des pirates d'être les auteurs de cette attaque. Si l'identité des assaillants est confirmée, il s'agirait de la première attaque d'un navire commercial par des pirates somaliens depuis 2012.

 » Lire aussi - Tribal-Kat : le dernier procès de pirates somaliens en France débute ce mardi

La piraterie somalienne, qui avait repris à une échelle industrielle en 2005, a connu son apogée en 2011, et les attaques avaient très sérieusement perturbé la navigation internationale dans cette zone maritime très fréquentée. Au plus fort de la crise (janvier 2011), les pirates détenaient 736 otages et 32 bateaux. Mais les mesures de lutte anti-piraterie ont fini par porter leurs fruits, avec notamment le déploiement de forces navales internationales. Les pirates avaient abandonné la partie ou été arrêtés pour plusieurs centaines d'entre eux.

 » Explosion à Mogadiscio: des dizaines de tués Le bilan du double attentat samedi à Mogadiscio de l'explosion de deux véhicules piégés à Mogadiscio samedi s'est considérablement alourdi et s'établit désormais  qui a fait près de 300 morts n'a pas été revendiqué mais porte la marque des islamistes al-Chebab. Le groupe, que l'on sous-estime souvent, réaffirme ainsi sa capacité de nuisance et défie les autorités.

D'une violence inédite, cette dernière attaque apparaît comme une démonstration de force d'un groupe que l'on dit trop facilement sur le déclin

» Lire aussi -  , Somalia declares three days of mourning after blast, » Somalie

En Somalie dans  la stratégie de déstabilisation d'al-Chebab Al-Chebab est de nouveau passé à l'offensive. À quelques mois d'importantes élections, le groupe terroriste somalien opère une résurgence inattendue qui inquiète les autorités et souligne la fragilité des progrès militaires réalisés ces dernières années. L'apparition d'une faction alliée à Daech dans la province semi-autonome du Puntland a fait monter les enjeux pour le groupe armé qui cherche à réaffirmer sa dominance idéologique dans cette région de la Corne de l'Afrique.

Une réponse aux frappes américaines

Depuis le début de l'année, les attentats ou les attaques à l'arme automatique ont fait plus de 700 morts et blessés à Mogadiscio et dans sa région. Les experts américains estiment qu'en 2016 les raids d'al-Chebab ont causé plus de 4 200 morts dans le pays, ce qui en fait le groupe le plus sanglant d'Afrique, devant Boko Haram ou Aqmi pourtant plus médiatisés . Les pertes globales de l'Amisom depuis son déploiement en 2007 sont inconnues, mais elles se montraient à plusieurs milliers.

En Somalie, al-Chebab est de retour somalie reportage arte - YouTube

L’attentat de Mogadiscio leur est attribué par les autorités somaliennes. Pourquoi, si c’est bien eux, ne le revendiquent-ils pas ?

En 2017, les Chabab ont pris le contrôle de plusieurs camps militaires somaliens et de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) – mission régionale de maintien de la paix en Somalie menée par l’Union africaine avec l’aval des Nations unies à la suite de la guerre civile somalienne. Ils sont donc les seuls à disposer d’explosifs en grande quantité.

Si les Chabab ne revendiquent pas cet attentat, c’est sans doute parce que leur objectif n’était pas de faire exploser un véhicule plein d’explosifs dans une zone où il n’y avait aucune cible politique significative. Comme quelques observateurs somaliens, je pense qu’il y a eu un problème, sans doute un accident, et que le chauffeur a fait sauter son véhicule pour ne pas avoir à se rendre.

Les Chabab subissent la concurrence de l’État islamique (EI), également présent en Somalie. Comment s’adaptent-ils ?

L’État islamique existe près de Qandala dans le nord-est de la Somalie et regroupe au maximum deux cents ou trois cents combattants. La tentative de l’EI de créer une filiale somalienne en octobre 2015 a vite tourné au fiasco car les Chabab n’ont pas fait l’erreur de leur homologue en Syrie : ils entendent bien maintenir leur monopole du discours djihadiste à l’intérieur de la Somalie.

Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

Les soldats, étrangers ou somaliens, ainsi que les hommes politiques, les journalistes ou les personnalités sont les cibles habituelles des djihadistes locaux. Le double attentat aveugle apparaît donc comme une rupture. Il pourrait aussi être une réponse à la décision américaine, prise par Donald Trump, de lever les restrictions sur les frappes en Somalie.

Al-Chebab souhaite sans doute enfin déstabiliser un peu plus le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, dit «Farmajo». Élu il y a six mois, après un long processus, l'homme n'est pas parvenu à s'imposer dans le trouble jeu politique somalien. Son gouvernement reste dramatiquement faible et totalement dépendant de l'aide extérieure, tant sur le plan militaire que financier. Mais il se vantait souvent de savoir conserver une certaine paix.

En frappant durement, al-Chebab veut démontrer aux politiques et aux Somaliens que le passé n'est pas si loin. La stratégie pourrait se retourner contre ses auteurs. Choqués par tant de sang, des Somaliens sont descendus dimanche pour protester dans les rues de la capitale

 
somalie reportage arte

 

Documentaire 2015 - Somalie, la saison des pirates - YouTube : Afrique de l'Est (1/2) : Les pirates somaliens - France Culture

 
Des déchets toxiques sont déversés en Somalie.
Déverser une tonne de déchets toxiques le long des côtes somaliennes ne coûte que 2,50 dollars.
C'est la décharge la moins chère du monde, et une source de bénéfices confortables pour les Occidentaux.
Mais ces polluants anéantissent les ressources maritimes, provoquent des malformations génétiques et des cancers chez les enfants...
 

 

Celebrities join forces on social media to help famine-hit Somalia http://aje.io/lf35 

View image on Twitter

Toxic Somalie: L'autre Piraterie - YouTube : «Toxic Somalia : l'autre piraterie», documentaire sur le trafic des ... - RFICOMPTE RENDU, What is a famine?

« Au Somaliland, les hôpitaux sont débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère »

Dans un tchat sur Lemonde.fr, Bruno Meyerfled, journaliste au « Monde » basé à Nairobi, revient sur son reportage sur la famine en Somaliland, Etat qui a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991.

Bruno Meyerfeld, journaliste au « Monde » rentrant du Somaliland, a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr, mardi 28 mars, à l’occasion d’une journée spéciale sur la famine au Soudan du Sud, au Nigeria, en Somalie et au Yémen.

Depuis quand existe le Somaliland ? Sous quel régime vivent ses habitants ?

Bruno Meyerfeld : Le Somaliland a déclaré son indépendance du reste de la Somalie le 18 mai 1991, après des années de guerre civile. Il n’est pour l’instant pas reconnu par la communauté internationale. Mais plusieurs pays y ont des représentations, notamment lEthiopie et la Turquie, et beaucoup d’ONG et d’institutions internationales sont présentes. Le pays s’est montré capable, depuis son indépendance, d’assurer la sécurité de la population et d’organiser des élections jugées démocratiques. Mais à cause de la sécheresse et d’importants mouvements de population, le scrutin prévu en mars 2017 a été reporté, au grand dam de la communauté internationale.

Pouvez-vous nous expliquer quelles sont sur le terrain les conséquences de la famine ? D’ailleurs, le Somaliland est-il officiellement entré dans une phase de famine ? Les humanitaires sont-ils présents ?

Rappelons d’abord que la famine n’a pour l’instant été déclarée qu’au Soudan du Sud, et seulement dans l’Etat de Unity. Le Somaliland, et a fortiori la Somalie, sont dans une situation de crise alimentaire critique qui, selon les experts et les officiels rencontrés sur place, pourrait mener à la famine. Mais heureusement, on n’en est pas encore là.

Sur le terrain, la situation est malgré tout très difficile. En Somalie, plus de 250 000 personnes ont quitté leur foyer en quête d’eau ou de nourriture, fuyant les zones atteintes par la sécheresse, dont plusieurs dizaines de milliers au Somaliland. Partout au Somaliland, j’ai vu des centaines de cadavres d’animaux morts de soif, des champs autrefois fertiles et ravagés par la sécheresse, des villages vidés de leurs habitants, des hôpitaux débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère. On observe aussi un afflux de déplacés vers les villes, où se forment des premiers camps informels.

Vous dites qu’il y a un exode pour fuir la famine, mais où vont les habitants ? Est-ce qu’ils trouvent refuge ailleurs ? Comment est-ce qu’ils sont accueillis ?

Au Somaliland, les populations fuient l’est du pays, à savoir les régions de Sanaag et Sool, qui sont les plus affectées par la sécheresse. Ils partent vers l’Ouest, dans la région de Borama (près de l’Ethiopie) et d’Hargeisa (la capitale) ou carrément vers l’océan Indien. A Borama, j’ai rencontré une femme qui avait parcouru plus de 700 kilomètres avec son bébé !

Pour l’instant, les Somalilandais se montrent solidaires des déplacés. Mais à mesure que les arrivées, venues des campagnes, se multiplient, la situation se tend avec les urbains. Dans la ville d’Ainabo, dans la région de Sool, quelques milliers de déplacés ont trouvé refuge et monté un petit camp. Ils m’ont expliqué que les habitants de la ville essayaient de leur voler leur eau et s’infiltraient la nuit dans le camp pour leur dérober leurs derniers biens.

Comment réagissent les autorités locales ? La famine est-elle taboue ou pas ?

Encore une fois, la famine n’a pas été déclarée en Somalie. La situation est très différente dans le sud et dans le nord de la Somalie. Dans le sud, notamment à Mogadiscio, la présence d’un Etat central est toute relative et le pays est encore en état de guerre civile. Dans le nord, par contre, le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991, l’Etat a plus de moyens et la sécurité est assurée.

Mais les moyens du Somaliland sont très limités : le budget de l’Etat est de seulement 250 millions de dollars (environ 230 millions d’euros), soit l’équivalent d’une ville moyenne française, pour un pays de 3,5 millions d’habitants. Sur place, la ministre de l’environnement m’a confié que l’Etat central ne disposait que de 6 camions-citernes pour livrer de l’eau aux populations fragiles : une goutte d’eau, dans un pays grand comme la Grèce, où l’immense majorité des routes ne sont pas asphaltées !

Est-ce que le Somaliland a reçu des aides alimentaires des pays voisins ?

Oui. Les gouvernements de Djibouti et de l’Ethiopie ont apporté une assistance alimentaire à 20 500 foyers, soit à peu près 120 000 personnes. Cela reste une goutte d’eau : selon l’ONU, près de 1,5 million de personnes auraient besoin d’une assistance alimentaire au Somaliland.

Avez-vous pu observer le travail des ONG sur place ? Quelles sont leurs priorités actuellement ?

J’ai pu observer l’action de nombreuses ONG. Il est difficile d’avoir des chiffres spécifiques pour le Somaliland car les humanitaires ne le considèrent pas comme indépendant de la Somalie. Mais d’importants programmes de transfert d’argent par mobile et de livraisons d’eau ont été mis en place par les ONG.

Mais c’est loin d’être suffisant : les programmes de transfert d’argent que j’ai observés représentaient 62 euros par mois et par famille. Or, une famille, c’est parfois plus de 20 personnes ! Les livraisons d’eau sont également jugées insuffisantes par la population : dans le village de Beer, dans la région de Togdheer, j’ai vu une foule de villageois prendre à partie des membres de l’ONG Save The Children, réclamant davantage de camions-citernes.

Est-il compliqué de se rendre au Somaliland en tant que journaliste ? Comment avez-vous pu travailler là-bas ?

Non. A la différence du reste de la Somalie, le Somaliland est à peu près sécurisé. Cependant, le gouvernement impose une escorte armée pour sedéplacer dans le pays. Peu de routes sont asphaltées, il faut donc un bon véhicule. Malgré tout, les zones situées le plus à l’Est, comme Sanaag et Sool, sont inaccessibles car très instables et disputées par la région voisine du Puntland – toujours membre de la Somalie. Même les ONG n’osent pas y aller.

Dans quel cadre êtes-vous allé au Somaliland ? Le pays n’est donc pas en situation de famine officielle, quelles actions sont à développer pour éviter une telle catastrophe ?

Pour l’instant, il faut gérer l’urgence, c’est-à-dire réunir des fonds, mettre en place des programmes efficaces de transfert d’argent et surtout de livraisons d’eau et commencer à aménager les camps de déplacés. Il faut aussi s’occuper de ramasser les cadavres des animaux morts, qui pourraient transmettrede nombreuses maladies.

Ceci dit, il faut commencer à penser à des solutions à long terme. La pluie ne résoudra pas les problèmes des paysans nomades qui ont perdu tout leur bétail, d’autant que certaines zones pourraient devenir totalement incultivables. En effet, les paysans les plus pauvres, et qui ont tout perdu, se mettent àcouper les arbres et vendre du charbon. Résultat : le sol s’appauvrit, la pluie ne s’infiltre plus et, à long terme, plus rien ne pourra pousser. De grands programmes de reboisement seront donc nécessaires.

On envisage bien sûr une aide humanitaire dans ces circonstances si affreuses. Mais est-ce qu’on évoque, à plus long terme, des actions pour prendre le mal à sa racine ? Sa vraie racine est la surpopulation, la démographie galopante, sans aucune relation avec les possibilités d’hébergement dans ces pays. Pourquoi un tel silence sur cette cause première – en Afrique comme dans bien d’autres régions ?

Même si les familles sont très nombreuses en Somalie et au Somaliland, je ne dirais pas que la “surpopulation” est le véritable problème. Le Somaliland fait la taille de la Grèce, mais il est trois fois moins peuplé. La densité de population en Somalie est dix fois moins élevée qu’en France. Selon moi, le vrai problème, c’est le manque d’accès aux populations vulnérables à cause de l’insécurité et le phénomène de désertification.

Dans les villes qu’ont rejointes des milliers de Somalilandais, est-ce que l’accueil de ces populations a été anticipé ? Les ressources agricoles y sont-elles moins affectées par la sécheresse ? En gros, les populations qui arrivent vont-elles pouvoir s’alimenter ?

Là où je me suis rendu, comme par exemple à Aynabo, rien n’a été préparé. Les quelques milliers de déplacés y ont planté leurs tentes (des branches, des toiles en plastique et du tissu troué) sur un sol brûlant et dur comme de la pierre. L’eau à laquelle ils ont accès est épaisse et pleine de minéraux. Plusieurs habitants m’ont dit qu’ils n’arrivaient même pas à la boire, et qu’elle provoquait des diarrhées et des indigestions chez les bébés et les plus âgés. Je n’ai vu ni médecin, ni camion-citerne, ni système d’administration.

Etant actuellement en poste dans une ONG au Somaliland, nous faisons face également à l’afflux de réfugiés et de Somalilandais provenant du Yémen tout proche. Avez-vous pu aller à la rencontre de cette population s’ajoutant déjà au 81 000 personnes déplacées au Somaliland ?

Non, je n’ai rencontré aucun Yéménite.

Est-ce que la famine peut faire basculer le Somaliland dans le chaos politique, comme ses voisins du Puntland et de Somalie ? Est-ce que les Chababs ont des velléités de jouer un rôle humanitaire au Somaliland, et ainsi gagner la population de cette région à leur cause ?

Rien n’est exclu. A ce stade, je dirais que le Somaliland “tient”. Mais le fait d’avoir repoussé les élections à la fin de l’année – alors que celles-ci auraient déjà dû avoir lieu en 2015 – accroît les tensions entre les différents clans composant le Somaliland. Certains y voient déjà un prétexte pour le gouvernement actuel de se maintenir au pouvoir. Des violences ne sont pas à exclure.

Concernant les Chababs, ils ne représentent pas une menace au Somaliland, où ils ne contrôlent pas de territoire. Je n’ai pas constaté de processus de radicalisation religieuse. La population s’en remet pour l’instant au gouvernement, à la solidarité familiale et clanique et aux ONG… en attendant la pluie.

Where does Somalia go from here? - The Stream

 

   nMogadiscio: double attentat à la voiture piégée Il y a 15 jours, deux attentats au véhicule piégé ont fait 358 morts dans la capitale somalienne.

 

Al-Shabab have also claimed responsibility for a series of cross-border attacks in recent months, including a spate of roadside bombings targeting security forces.

Fight against armed groups dominates US-Africa defence summit – Inside Story

Syrie, dans l'enfer d'Alep , Somalia: Al-Shabab launches deadly attack on army baseSomalie: Au moins 137 morts et 300 blessés dans un attentat à Mogadiscio, World reacts to 'sickening' Mogadishu bomb attack n

Somalia: The Forgotten Story - Al Jazeera World

 

 

» Lire aussi - Somalie : la famine atteind le seuil d'urgence , 

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

"La guerre de l'ombre au Sahara" Par Enkolo dans Accueil le  2015 12 01 23 00, Somalie Par Enkolo dans Accueil le

 Toxic Somalia Créé le lundi 27 août 2012 
 
LA SOMALIE 28 OCTOBRE 2017
» LIRE AUSSI - Somalie : la stratégie de déstabilisation d'al-Chebab
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu