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03/02/2013

ARTE Reportage

 

Burkina Faso : l’exode des « hommes bleus »
Dans le nord-est du Burkina Faso, près de Dori, le camp de Goudebou accueillait déjà de nombreux réfugiés touaregs, conséquence dramatique de la rébellion menée de l’autre côté de la frontière en mars dernier par les groupes islamistes comme Ansar Dine ou le Moujao.
Depuis l‘intervention de l’armée française au Mali le 11 janvier dernier, leur nombre a fortement augmenté. Quasi quotidiennement, des dizaines de camions transportent des familles entières vers Goudebou. Ces réfugiés seraient aujourd’hui près de 5 000, à 90 % selon HCR qui administre le camp, d’origine touareg. Aujourd’hui dans leur propre pays, ces maliens « à la peau claire » sont souvent assimilés aux « terroristes » par les populations noires qui ont eu à souffrir des exactions des jihadistes. Certains d’entre eux se disent victimes d’une « chasse aux turbans ». Dans un abri de fortune vit désormais Amidi Ag Habo, le maire d’Intahaka, petit village du Nord du Mali victime de récents pillages. Téléphone vissé à l’oreille, il aide ses administrés qui cherchent à le rejoindre malgré les risques. cf bataille de l'énergie 2



Chine : le déclin de Wenzhou
Rien ne va plus dans le berceau du capitalisme privé chinois. Frappée de plein fouet par la crise, la ville côtière de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle.

Depuis un an, le vent tourne et les entreprises enregistrent des pertes, tandis que la production stagne. Le gouvernement a relevé les taux d’intérêt et gelé une grande quantité du capital dans les banques d’état.
Des centaines de milliers de personnes ont perdu leur travail. Contraints de s’adapter pour subvenir aux besoins de leurs familles, certains ouvriers s’improvisent conducteurs de pousse-pousse ou vendeurs de fruits et légumes. D’autres travailleurs itinérants retournent chez eux, à la campagne, où la vie est moins chère.
La crise que traverse la région provient du modèle même de développement de Wenzhou, qui repose sur la production massive de marchandises vendues à bas coût avec des marges peu élevées. Gagner le plus d’argent le plus rapidement possible : une démarche à court terme qui a précipité le déclin d’une région qui incarnait le miracle économique chinois.

Retour à Stalingrad
2 Février 1943, 2 février 2013. 70 ans après la fin de la bataille qui a marqué un tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale, l’équipe d’ARTE Reportage est retournée à Stalingrad. Symbole international de la victoire sur le nazisme, l’aura de Stalingrad est intacte.
Entièrement reconstruite, rebaptisée Volgograd, la ville s’apprête à recevoir Vladimir Poutine pour la célébration en grande pompe de cet anniversaire. En quête de symboles patriotiques forts, c’est une occasion rêvée pour le régime d’afficher son pouvoir en s’appropriant cette page glorieuse de l’Histoire soviétique. Prendre appui sur le fantôme de Staline, encore présent dans la conscience collective pour restaurer la grandeur de la Russie dans le monde. Un nouveau patriotisme susceptible de séduire la jeunesse comme les anciens combattants, tout en envoyant un message fort à l’Occident.

(France, 2013, 52mn)
ARTE


Date de première diffusion : Hier, 18h37

Date(s) de rediffusion : Lundi, 4 février 2013, 10h45

 

02/02/2013

le chômage : mission impossible

 

Social 

Économie,finance,international,chômage des jeunes,formation,chômage,allemagne,angela merkel,danemark,ocde,emploisPôle Emploi : mission impossible | Les Infiltrés | France2 : Pôle Emploi : mission impossible Émission du 01/02/2013 

Les infiltrés

Pôle emploi, mission impossible

Aujourd'hui, Pôle emploi accompagne plus de trois millions de chômeurs, presque un million de plus qu'il y a quatre ans au moment de sa création. Pour faire face à cette vague, l'organisme a recruté des agents en CDD d'un an dans le courant de l'année 2012. Une journaliste des «Infiltrés» a réussi à intégrerIntégrale , 1h40m , Diffusion : 01/02 à 22h50

En Espagne et en Grèce, le chômage des jeunes peut dépasser 50 % 30/01/2013

Ce chiffre est atteint chez les 15-24 ans, si l’on exclut du calcul les étudiants et les jeunes qui suivent une formation. Économie & finance , International, Chômage des jeunes , formation , chômage , Allemagne , Angela Merkel , Danemark , Allemagne , ocde

Crimes contre l'humanité des dirigeants patronaux et leurs gouvernements. Des serial killers ! : Par Béa Ausardia · il y a environ un mois

 
D’après la Work Foundation, de l’Université de Lancaster, à Londres, il n’existe pas de solution unique au problème du chômage des jeunes en Europe. Les différences de taux très marquées entre les pays européens reposent sur des raisons complexes.

En Europe, le chômage des jeunes entre 15 et 24 ans a augmenté de 7 à 9 % entre 2007 et 2011, selon un rapport de l’OCDE. Mais, en Espagne, ... l’Allemagne,  Pays-Bas, ...Les chiffres sont encore pires si l’on exclut du compte les étudiants et les jeunes qui suivent une formation. Le taux du chômage des jeunes dépasse alors les 50 % en Grèce et en Espagne.

Mesures nécessaires

Pour le directeur adjoint pour l’emploi de l’OCDE, Stefano Scarpetta, l’Europe est confrontée à une crise importante contre laquelle les gouvernements doivent lutter par tous les moyens. « Je suis plutôt surpris que, dans certains pays où le chômage des jeunes est de 50 % ou plus, il n’y ait pas plus de tensions sociales », indique-t-il.

L’augmentation du chômage de longue durée, qui déconnecte les plus jeunes du monde du travail, attire particulièrement l’attention du directeur adjoint. En Italie, 10 % des jeunes ont abandonné leurs recherches d’emploi, souligne-t-il. « Ils ne participent pas au marché du travail, car la plupart d’entre eux estiment qu’il n’y a pas d’emploi pour eux », ajoute M. Scarpetta. « Si vous voulez parler d’une génération gâchée, il s’agit du groupe de jeunes sur lequel vous devez vous concentrer. »

Priorité pour l’Allemagne

Les mêmes recettes ne marchent pas partout, mais le think-tank londonien fait remarquer la qualité du système de formation professionnelle allemand, le travail en amont du Danemark pour prévenir le chômage des jeunes, ainsi que le rôle des emplois flexibles aux Pays-Bas.

Lors du Forum économique mondial à Davos, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que des mesures contre le chômage étaient nécessaires pour empêcher l’éclatement de l’instabilité politique et économique. « Notre tâche principale doit être de présenter des perspectives, voire de permettre des mesures de transition jusqu’à ce qu’elles provoquent un déclin du chômage. L’avenir proche se résume à cela », a-t-elle indiqué.

Le pays a également exigé des mesures pour que davantage de grandes entreprises offrent un apprentissage professionnel. En Allemagne, la plupart des entreprises de plus de 500 employés engagent des apprentis alors qu’en Grande-Bretagne, moins d’un tiers le font.

avec Reuters - Traduit de l'anglais

 Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend!

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)...

  Ils sont appelés minijobs, ces contrats précaires à temps partiel, dont la rémunération est inférieure à 400 euros par mois. Cela représente 7,4 millions de contrats et permet de faire artificiellement baisser le taux de chômage. Mais clairement pas le nombre de pauvres. voir aussi " Modèle Allemand" - citoyenactif

Ces minijobs à salaires très bas sont en outre accusés d’empêcher parfois la création de vrais emplois en Allemagne. C’est ce que dénonce une étude d’un institut dépendant de l’Agence allemande pour l’emploi (BA) diffusée lundi. Ces contrats ultra-précaires, ont été créés lors des grandes réformes du marché du travail de 2003 à 2005 menées par le chancelier social-libéral Gerhard Schröder. Ce sont des emplois à temps partiel dont la rémunération ne dépasse pas 400 euros par mois — 450 à partir de janvier prochain — et qui peuvent être exercés en parallèle de l’aide sociale, ou cumulés. Ce sont des cadeaux qu’adorent les patrons, puisque outre le salaire ridicules, ces emplois sont en outre quasiment dispensés de charges sociales. De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins : la “flexibilité” en somme.

La BA recense 7,4 millions de contrats de travail de ce type. Plus d’un tiers des salariés sous contrats de ce type cumulent les emplois. L’étude dénonce “des indices évidents (selon lesquels) les minijobs ont pris la place d’emplois soumis aux charges sociales”. Sans surprises, c’est dans les entreprises de petites tailles et dans les secteurs du commerce de détail et de la restauration, où les “minijobs” sont les plus nombreux, que cet effet serait le plus fort. ....

Face à l’Europe patronale, la solidarité internationale

Quelle drôle d'époque ! Hier encore, on a fermé une usine, jetant sur la route des milliers de personnes. Pas assez rentable. Alors on ferme, on fusionne, on délocalise. Alors qu'en face on construit une prison. Faudrait-il effrayer les chômeurs ? Faudra-t-il que les exclus enferment leurs désirs sous peine d'être enfermés eux-mêmes ? Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ? cf Festival CNT

Partout en Europe des salarié-es se battent contre les politiques d’austérité menées par les élites au pouvoir. Partout en Europe, les capitalistes ont la même stratégie : nous mettre en concurrence pour tirer nos droits vers le bas. Face à l’Europe des patrons, nous devons profiter du 1er mai, journée internationale de lutte, pour rappeler que notre seule arme c’est la solidarité des travailleurs et des travailleuses !

L’Union européenne es tau service du patronat.

L’UE est antisociale. Les patrons profitent de l’UE pour tirer en permanence nos acquis sociaux vers le bas. L’UE permet par exemple aux patrons français de faire venir des travailleur-ses bulgares en appliquant le droit bulgare. Ces travailleur-ses dits « détaché-es » sont ainsi payés une misère et les patrons français en profitent pour faire du chantage à l’emploi aux salarié-es français. Nos ennemis, ce ne sont pas les travailleur-ses étrangers, ce sont les patrons qui nous exploitent !

L’UE est antidémocratique. En 2005, les peuples de France et d’Irlande ont dit NON au Traité constitutionnel européen par référendums, mais le même texte, renommé traité de Lisbonne, a été adopté, cette fois sans nous demander notre avis. L’UE est un lieu de décision arbitraire, où règnent les technocrates et lobbys défendant les intérêts des capitalistes. cf

 Etienne Chouard et l'extrême droite : D'une vision tolérante et proche des altermondialiste, Etienne Chouard s'est rapporché de la bloggosphère fascisante ou " complotiste" tout comme Thierry Meyssan.

 

PDF]  Les liens en PAUL DUAN VEUT BALAYER LE CHÔMAGE... GRÂCE À DES ALGORITHMES !

Généralement, quand on pense au big data et au traitement des données informatiques, on pense illico aux stratégies commerciales agressives et à la surveillance généralisée des citoyens. Mais Paul Duan lui, y voit surtout la possibilité d’un monde meilleur. A 22 ans, ce génie revient des Etats-Unis avec la ferme intention de diminuer le chômage… rien qu’avec des algorithmes ! Explications.

L’accord entre Pôle Emploi et Bayes Impact a été signé en janvier dernier et une première version du logiciel devrait être disponible dès ce printemps pour un lancement officiel vers la fin de l’année !

Rien qu’avec cet outil, Paul Duan est convaincu de pouvoir faire baisser le chômage de 10% ! 10 % sans nouvelles primes à l’embauche, sans refonte du code du travail et sans reprise économique… Non, non : 10% rien qu’avec l’exploitation de toutes les données existantes ! Pas étonnant que les autorités françaises lui déroulent le tapis rouge.

Crédit photo : L'Échappée Volée
Crédit photo : L’Échappée Volée

Quoi qu’il en soit, la philosophie de ce jeune entrepreneur audacieux parti de loin est vraiment très belle. D’ailleurs, si vous voulez mieux faire connaissance avec lui, on ne saurait trop vous conseiller le visionnage de cette courte conférence qu’il a donnée récemment. Ça vaut le coup !

Avec son talent et son esprit d’entreprise, il aurait pu choisir de faire un maximum d’argent dans n’importe quel secteur (la finance par exemple). Au lieu de ça, il a choisi de mettre son cerveau à la disposition de causes communes. Chapeau !

tre Etienne Chouard et l'Extrême Droite - SuperNo, Les liens entre etienne chouard et l'extrême droite. | Les morbacks ...Les gouvernements nationaux sont responsables. L’UE n’a que le pouvoir que nos gouvernements veulent bien lui donner. Elle est souvent un alibi pour mener des réformes antisociales («  imposées par l’Europe »), alors que ces réformes ont été négociées entre les États. 

 

 e seul avantage d'être pauvre c'est de ne pas se sentir concerné par la pénurie de beurre. Perso c'est tout les 10 du mois que c'est la pénurie d'un peu tout!
Quand a celles et ceux qui ont peur, je me marre! Cuisinez à la graisse d'oie, au saindoux ou à l'huile ( d'olive ou tournesol) et faites pas chier le monde!
n https://www.facebook.com/flores.magon.5/posts/16838989683...

L’image contient peut-être : texte

 

A voir le documentaire : Les Infiltrés- Pôle emploi, "mission impossible" [France 2] - YouTube, Les infiltrés Mission impossible Pôle emploi - Vidéo Dailymotion

 » A lire : Pôle emploi, « infiltré » par France 2 - l'indigné révolté, Pole Emploi en temps de crise - l'indigné, Chomage en France - citizen Khane, Pôle emploi, "mission impossible - Saltabank, État libéral dégénéré  - alterfinance

Mon blog citoyenactif
Attention Danger Travail , La crise au pays des... merveilles, Le chômage explose, Après PSA, c’est ta boite..., Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en France , Emploi-jeûne : génération..., Situation du travail en France , 2012, paupérisation Europe,... , Suicides : le document , Attention Danger Travail , Think Thank et " crise" , Pourquoi parler de "crise" ? , Après PSA, Doux au rapport ? , Mario Draghi ou le pompier... , Japon : cette déflation , Ennieme sommet européen , ».Hollande et le changement! , Economie d’échelle : cas... , Loi 1973 et gardes fous , Modèle Japonais généralisé , La dette ou la vie ! , néolibéralisme : dates et noms , Equation néolibérale : Garde fous du néolibéralisme , Grèce, Hongrie, même combat ? , Le cercle vicieux , Sur le toboggan de la crise... , Le retour de l'Histoire , La démocratie menacée? ,

 

07/01/2013

le big bang du marché du travail

 Venue de Le matraquage de la " compétitivité " - source Zebre en cavale, Zebre plus ultra

Dégradez les conditions de travail pour obtenir une nouvelle hausse de la rémunération du capital

compétitivité,rapport gallois,parti de gauche" Venue de la droite et du MEDEF, l’obsession de la compétitivité est désormais une préoccupation centrale de François Hollande et du gouvernement.

Faute d’avoir relancé une véritable politique industrielle, ils ont commandé en juillet au Haut Commissaire à l’investissement Louis Gallois, un rapport sur le « défi de la compétitivité ».

Or, censée redonner un avenir à l’industrie et lutter contre le chômage, la compétitivité est une illusion économique doublée d’une impasse sociale et écologique. "

> Article : Le mirage de la compétitivité Parti de Gauche :

 

Rapport Gallois : le mirage de la compétitivité par lepartidegauche

Marre des compromissions des directions certaines centrales syndicales !!!  
 
précarité.jpgCe que pourrait vous réserver le big bang du marché du travail : Après des semaines de négociations houleuses, on saura ce vendredi 11 janvier si les partenaires sociaux, s'entendent pour flexibiliser le travail dans l'hexagone, tout en sécurisant nombre de droits des salariés. Mais une chose est sûre : si ce big bang social a lieu sans que les chefs d'entreprise ne concrétisent leurs promesses d'embauches, alors la gauche sera pour de longs mois fâchée avec les classes populaires. Voici pourquoi.

 
C'est une négociation sociale à haut risque dont la technicité, redoutable, a jusqu'ici masqué les enjeux. Vendredi 11 janvier, on saura pourtant si à la demande du président François Hollande, patronat et syndicats paraphent à 6 ou 7  un  compromis « historique » susceptible de favoriser les embauches dans l'hexagone tout en « sécurisant » les parcours professionnels de salariés, trop fréquemment recrutés en CDD. Rien n'est encore joué. « La balle est dans le camp du patronat », a d'ailleurs prudemment martelé, vendredi 4 janvier, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT.

Échaudé par les déchirements de sa centrale sur la réforme des retraites en 2003 et les réticences de ses fédérations, le successeur de François Chérèque, n'entend pas, en effet, engager  la signature de son syndicat sans nouvelles concessions du Medef. Et pour cause...
 
Comme l'attestent un document de travail, si le projet d'accord rédigé par les employeurs était validé en l'état, des centaines de milliers de salariés pourraient être rapidement confrontés, après consultation de leurs élus, à des mutations forcées dans un rayon de 50 kilomètres ou supporter des baisses de salaires sur deux ans, dans le cadre d'accords majoritaires de maintien dans l'emploi.  Le tout sous la menace d'un licenciement, alors qu'ils ne bénéficieront éventuellement de leurs nouveaux droits - complémentaire maladie pour tous, formation étendue et accès accru aux indemnités de chômage - au mieux en 2014, voir 2015. Un décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !
décalage dans le temps difficilement supportable dans le contexte de crise !


Et d'autant plus pénalisant que le Medef persiste à vouloir imposer une nouvelle  possibilité d'embauche en CDI... de projet : curieux oxymore qui reviendrait de fait à créer un CDD... à durée indéterminée permettant aux chefs d'entreprise de se séparer sans formalités de leurs  recrues, y compris leurs cadres, une fois leur tâche accomplies.  « Le salarié était dans un rapport de subordination vis à vis de son employeur, il sera désormais dans un rapport de complète soumission. » critique vertement Maurad Rabhi de la CGT, syndicat qui   curieusement n'est guère entré de plein pied dans la négociation pour mobiliser, le moment venu, les parlementaires de gauche.
 
De fait, alors même que les Français se sont enflammés pour le combat des sidérurgistes de Florange, ces batailles qui voient salariés et syndicats défendre face à des multinationales, le tissus économique hexagonal, pourraient bientôt n'avoir plus cours. Puisque selon les nouvelles modalités de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposées par le Medef, en cas de désaccord avec les représentants de salariés, une direction pourrait se contenter de faire «  homologuer » son PSE par l'administration du travail sous 15 jours.

« Or je ne vois pas pourquoi un employeur s'enquiquinerait encore à négocier un PSE avec ses instances représentatives, s'alarme Astrid Toussaint, inspectrice du travail et militante à Sud Travail. Contrainte par ce délai, l'administration ne pourra plus confronter les informations qu'il lui transmet aux témoignages des salariés. Elle se contentera donc, comme pour les ruptures conventionnelles,  de donner des coups de tampons formels sur les documents reçus. » ainsi les délégués mécontents devront alors se tourner vers les tribunaux administratifs dont la compétence est exclusivement nationale et dont les délais d'audiencement peuvent avoisiner...trois ans !

Autant de sujets brûlants qui d'ici vendredi feront l'objet de tractations acharnées. Mais qui devraient passionner l'ensemble des salariés, avant que leur sort ne soit scellé !
 
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SOS classe moyenne
Pour James Galbraith, "la réelle menace pour la classe moyenne" américaine, c'est la remise en cause des programmes hérités du New Deal, tels que l'assurance retraite, l'assurance santé, les programmes de logement ou l'éducation. La solution de la crise par le haut, ce sont donc les institutions sociales et les investissements publics. > Lire la suite.
 
 
capitalisme,le triomphe de l'argent roi,livre
 
Marché du travail : liberté, inégalité, flexibilité
— janvier 2013 —
 
 couverture

Le constat est en train d'ébranler les responsables politiques et les économistes américains : la classe moyenne est en péril. Les revenus des ménages les 40 % les plus pauvres stagnent résolument depuis quarante ans ; et les salaires réels sont en chute libre depuis 2010.

Pour Michael Greenstone et Adam Looney, membres du think tank progressiste et pro-croissance Hamilton Project, le salaire

 
Marché du travail : liberté, inégalité, flexibilité
Soit. Mais quelles sont les causes ? Dans les années 1990, des théoriciens avaient inventé l'idée du "progrès technique en faveur des plus diplômés". Si certaines personnes étaient mal payées, c'est parce qu'elles ne disposaient pas des qualifications demandées par les entreprises à l'âge d'Internet. Cette explication avait pour énorme avantage d'éluder les questions gênantes comme la mondialisation, le recul des syndicats (massacrés sous Reagan) ou les politiques de rémunération des entreprises. Et elle proposait une solution consensuelle : accroître le niveau d'éducation des travailleurs
 
Mais voilà que le consensus se fissure. En réponse à un questionnaire proposé par le New York Times, de nombreux économistes ont osé mentionner la mondialisation. Il faut dire que, selon Michael Spence, lauréat du prix de la Banque de Suède, les secteurs de l'éducation, de la santé, et de la fonction publique - rien que du non-délocalisable - ont créé un emploi sur deux aux Etats-Unis au cours de la décennie 2000 (...) Le constat semble net : même dans un pays flexible comme les Etats-Unis, la mondialisation détruit les emplois industriels et pousse les salaires à la baisse.
 
 
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