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20/03/2016

: Frontières : la grande illusion ?

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 "La République peut accorder l'asile à qui elle veut ! C'est une pure question politique", Anicet Le Pors Entretien | L'actuelle crise des migrants met crûment en évidence les failles dans l'application du droit d'asile en Europe. L'analyse d'Anicet Le Pors, juge à la Cour nationale du droit d'asil.

 
A Ásotthalom (Hongrie ), le 31 août 2015, des barbelés sont installés sur la frontière avec la Serbie.

 

Dans Les Marchands de la ,peur Altman ( Alain Bauer)  : Je regrette de vous dire que non. Les riches sont bien pauvres en la matière. La peur est rare, voyez vous. La vraie peur, celle que l'on peu s'identifier, celle qui vous frôle au point de vous cure la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle toute la nuit. Et pourtant cette idée là est vitale. Dans nos société de liberté, c'est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi voudriez vous obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter des ordres ? Croyez moi un bonne ennemi est la clé de voute d'une société équilibré. Cette ennemi là, nous n'en avons plus » .Dans l'express intitulé : « Comment les Etats-Unis ont tué Ben Laden - L'Express  . Les attentats, vous savez sans ennemi. L'essentiel n'est pas là. Il ne suffit pas que se perpétuent des formes de la tragédie, il nous faut des héros pour les interpréter.
 
Dans l'émission du lundi 20 juillet 2015, selon 
Bernard Cazeneuve : "Il faut des contrôles systématiques aux frontières" 

 
L'actuelle crise des migrants met crûment en évidence les failles dans l'application du droit d'asile en Europe. L'analyse d'Anicet Le Pors, ancien ministre, président fondateur de l'Association française des juges de l'asile, qui plaide pour une redéfinition de ce principe au niveau international.

Devant l'afflux de réfugiés aux portes de l'Europe, la notion de droit d'asile est violemment questionnée. D'où vient-elle ? Comment s'applique-t-elle ? Pourquoi l'Allemagne est-elle la seule à tenir un discours d'ouverture ? Quel avenir pour ce droit d'asile ? Les réponses d'Anicet Le Pors, juge à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) de 2001 à 2014, et président fondateur de l’Association française des juges de l’asile (AFJA).

Rappelez-nous les grands principes et fondements du droit d'asile ?

L'asile est accordé sur la base de l'article 1 de la Convention de Genève du 25 juillet 1951 : « Le terme “réfugié” s'appliquera à toute personne (…) craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Cette protection comporte un élément subjectif (« craignant ») et un élément objectif (« avec raison »), et donne droit à un titre de séjour de dix ans.

Nous avons aussi un texte purement français : notre Constitution, dans son article 53-1, stipule que « La République peut conclure avec les Etats européens qui sont liés par des engagements identiques aux siens en matière d'asile (...), des accords déterminant leurs compétences respectives pour l'examen des demandes d'asile qui leur sont présentées. (…) Les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif. » C'est donc très clair : la République peut accorder l’asile à qui elle veut ! Il s'agit d'une pure question politique. Quand les autorités françaises ont accueilli Khomeiny ou Jean-Claude Duvalier (ancien président d'Haïti), elles ne s'en sont pas justifiées ...

Certains (comme Alain Juppé mardi sur France Inter), soutiennent que de nombreux demandeurs d'asile sont en réalité des migrants économiques déguisés…

Cette assertion n’a pas lieu d’être. Qui peut penser qu’un demandeur politique n’est pas, en même temps, privé de ressources et d’une vie normale ? Et dans un pays soumis à un despote, la privation de droits économiques et la violence de l’exploitation peuvent bien aussi s’apparenter à une persécution. Il existe encore des situations d’esclavage dans le monde. Il est donc tout à fait hasardeux de faire à ce sujet une distinction radicale.

 

Le 31 août 2015, plus de 2 500 réfugiés en provenance de Syrie arrivent au port du Pirée, à Athènes, depuis l'île grecque de Mytilène par le ferry Eleftherios Venizellos.

 

 

 

Estimez-vous que le droit d'asile devrait faire l'objet d'une mise en œuvre massive pour les migrants qui se pressent aux portes de l'Europe ?

Oui, et le droit positif existant ne s’oppose en rien à un tel accueil puisque celui-ci relève avant tout d'une question de volonté politique. La globalisation, la mondialisation impliquent l’interdépendance, la coopération, la solidarité. La politique d’asile correspondante doit être celle d’un large accueil. Les pays développés en ont la possibilité : répétons que ces flux, malgré leur importance, ne représentent qu’une très faible proportion des populations des pays d’accueil [moins de 0,1% des 500 millions d'habitants que compte l'Union, NDLR]. N'oublions pas non plus que plus des trois quarts des réfugiés dans le monde se trouvent en Afrique ou en Asie. Jusqu’à présent, l’Europe n’en accueille que 15%...

Comment expliquer les disparités de l'application du droit d'asile dans les différents pays de l'UE  ?

D’abord, les pays européens se sont révélés incapables de mettre en place un régime d’asile européen commun, comme ils l’avaient pourtant prévu et annoncé en 2004. Par exemple, ils ne parviennent même pas à se mettre d’accord sur une liste de « pays d’origine sûrs », où l'on peut renvoyer les personnes dont la demande est rejetée. Ce concept est au demeurant très discutable dans un monde aussi instable. Ensuite, l’Union européenne est en crise comme en attestent de nombreux dossiers d’actualité (Grèce, Ukraine …). Enfin, les différents pays de l’Union n’ont ni les mêmes intérêts, ni les mêmes histoires, ni les mêmes cultures. Cela conduit à des attitudes d’opportunisme, à des réactions nationalistes, à des comportements lâches face à des drames humains de masse.

La Hongrie, en érigeant un mur de barbelés, se met-elle en contradiction avec le droit international ?

Comme je l’ai souligné, la question est avant tout politique et humaine, plus que purement juridique. Cela dit, l’attitude du gouvernement hongrois est en contradiction avec le principe de non-refoulement du demandeur d’asile à la frontière, principe posé par l’article 33 de la Convention de Genève de 1951. Elle contrevient aussi aux différentes déclarations des droits de l’homme existantes et à la Charte des droits fondamentaux de l’UE

 

Que vous inspire le discours volontariste d'Angela Merkel ?

La chancelière allemande est dans une position économique dominante, qu’elle semble aujourd’hui en mesure de traduire sur le terrain politique – on a pu le constater à l’occasion de la crise grecque. L'Allemagne a longtemps fait prévaloir le droit du sang sur le droit du sol, les immigrés accueillis n'ayant pas réellement vocation à « s'intégrer » dans la population native, en particulier par des mariages « mixtes ». On le voit avec l'importante population turque... Le discours d'Angela Merkel est probablement empreint de compassion, mais aussi d'intérêt puisque l’Allemagne dispose d’une population nombreuse mais d’une démographie déclinante...

Et la France ?

A l'inverse, l'immigration y a toujours été vue comme devant mener à l'intégration, voire à l'assimilation, c'est-à-dire la fusion complète des populations présentes sur le territoire, quelles que soient leurs origines. Un tel langage d'ouverture est donc sans doute plus difficile à tenir politiquement. Pourtant, c'était à la France de le faire. C'est une véritable occasion manquée. François Hollande et Manuel Valls auraient pu et dû être à l'avant-garde d'un discours compassionnel sous-tendu par un puissant contenu politique, dicté par la tradition française de l'asile, depuis la Déclaration des droits de l'homme de 1789 et la Constitution de 1793 qui stipulait que « le peuple français est l'ami et l'allié naturel des peuples libres (…). Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans. » Oui, l'opinion est réticente, mais c'est cela la politique : être capable au besoin d'agir contre l'opinion. Avec courage.

Diriez-vous comme Bernard Cazeneuve, dans Libération du 2 septembre, que « la France n'a pas failli » ?

En 2012, la France était la première destination des demandeurs d’asile en Europe, seulement derrière les Etats-Unis dans l’ensemble des pays développés. En 2014, elle n’était plus qu’en sixième position, loin derrière l’Allemagne, les Etats-Unis, la Turquie, la Suède et l’Italie. Le nombre des demandeurs a baissé en France, à l’inverse du mouvement général de croissance des demandes. Il conviendrait que le ministre de l’Intérieur d’un gouvernement se réclamant de la gauche s’explique sur l’évolution observée au cours de ce quinquennat ! En tant que juge de l'asile, j’ai constaté à quel point la France garde néanmoins aux yeux de nombre de demandeurs d’asile une réputation de « terre d’asile » et de « pays des droits de l’homme ». Il est dramatique de voir cette tradition se brouiller. Cela devrait interdire en tout cas toute expression de bonne conscience satisfaite.

 

Le 20 mai 2015, à Paris, une centaine de refugiés d'Afrique et du Proche-Orient sont installés sous le métro parisien, boulevard de la Chapelle.

 

 

 

La réforme en cours du droit d'asile en France est elle de nature à apporter des améliorations ?

Elle comporte des aspects positifs (présence d’une personne pouvant conseiller le demandeur lors de son entretien à l’Ofpra, attente réduite de la décision finale, augmentation annoncée du nombre de places d’accueil, etc.). Mais il y a aussi des côtés inquiétants : la réduction des délais paraît impossible dans le respect d’une enquête scrupuleuse ; cette réduction pousse à l’augmentation des décisions prises par un juge unique, ce qui prive le demandeur d'une audition devant une formation collégiale. Il est question de pouvoir répartitir arbitrairement des demandeurs sur le territoire sous menace de supprimer la protection sociale à ceux qui refuseraient, etc. Au total, cette réforme n’est ni suffisante ni satisfaisante.

Le droit d'asile doit-il être redéfini ? Comment voyez-vous son avenir ?
Son expérience est pluriséculaire, et résulte d'évolutions. On est ainsi passé de l’identification d’un lieu d’asile à la protection d’une personne, d’un acte discrétionnaire à une protection juridique internationale. Sans doute faut-il aujourd'hui envisager de nouvelles dispositions juridiques, mais elles n’auront d’effet que si elles sont le fruit de changements de politiques et d’évolution des mentalités. Il faudrait passer, par exemple, d’une politique de sécurisation et de contrôle des flux au droit à l’hospitalité et à la protection de la personne. Revivifier la tradition humaniste de la France.

Changer aussi la mentalité des décisionnaires, fonctionnaires et juges, en rappelant des idées simples : en matière d’asile, la preuve de la persécution n’est exigée par aucun texte, seule compte l’intime conviction du juge ; la décision finalement prise « au nom du peuple français » doit être une décision de justice, sérieuse et humaine, et pas seulement une application sèche et conformiste du droit. Enfin, des contradictions dans le récit des demandeurs ne doivent pas invalider automatiquement leur demande vu le parcours du combattant qui est le leur. C'est la crédibilité du récit dans son ensemble qu’il faut considérer et le doute devrait, au final, bénéficier au demandeur.

Cette crise signifie-t-elle la fin de l'espace Schengen? La fin de l'Europe?

L’espace Schengen n’est pas porteur de vertus par lui même vu l’hétérogénéité de sa composition et certaines règles qui y sont appliquées, comme celle qui oblige à déposer la demande d'asile dans le premier pays d’entrée. C'est sans aucune signification au regard du parcours aléatoire de l’intéressé ! Au cours des vingt dernières années, l’Union européenne a pris les mesures les plus coercitives en matière de droit d’asile (cette obligation de demande dans le premier pays d'entrée, la notion de pays d’origine sûrs, la longue durée de rétention...). Cette crise a le mérite de poser clairement la responsabilité de chaque pays devant cet aspect de la mondialisation. L’Union européenne, qui a démontré son incapacité à mettre en place une politique commune et ne semble pas près d’y parvenir, ne me paraît pas le bon niveau d’analyse et de décision. Il y a aujourd’hui bien plus de raisons qu’en 1951 avec la Convention de Genève de poser le problème au niveau mondial. C’est là sans doute l’un des grands défis du XXIe siècle.

 

05/01/2016

Le business de la peur / intégrale

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La Fraction - Marchands De Peur
 

 

"  Ils sont tout ce que l'on veut, sauf incompétent, c'est précisément grâce à cela mais aussi à leur intelligence qu'ils sont et se maintiennent au pouvoir, prendre ces gens là pour des incompétent ou des cons serait une terrible erreur. Ne sous estime jamais un prédateur."


 
 

C'est en vous contrôlant par la peur, qu'ils obtiennent votre soumission et étouffe toute rébellion, c'est par la peur qu'ils vous font croire a toutes leurs mensonges et contradictions. le courage ce n'est pas de mourir au champ d'honneur, mais de garder vos convictions droite a l'intérieur de votre coeur.

 
 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499  
 
 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ

 
Évitez aussi d'être, comme moi, atteint d'une funeste « pathologie de la liberté », vous deviendriez vite l'ennemi public numéro un pour servir les objectifs d'une oligarchie vieillissante dont l'une des devises est :
« Un bon ennemi est la clef d'une société équilibré. » 

Globalia :Un grand roman d'aventures et d'amour où Rufin, tout en s'interrogeant sur 
le sens d'une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de l'obsession sécuritaire et du rapport nord sud, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.
 
 

"La protection, ce sont les limites. LES LIMITES, C'EST LA LIBERTÉ."
 
 
Suite aux attentats et aux derniers rassemblements dispersés par les forces de l'ordre , je me suis rappelé de ces musiques et les paroles d'un très bon livres : Globalia de Jean Christophe Ruffin ( vous trouvez un extrait de son interview plus bas) 
 

 
Cash Investigation consacré au « Business de la peur », que l'on peut revoir sur le Pluzz ou bien sur Youtube. Cette enquête a été réalisée notamment par deux journalistes indépendants, Jean-Marc Manach et Jean-Pierre Canet. L'émission se présente ainsi : « La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. Cash investigation révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ? ».

La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. «Cash investigation» révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ?

En 1981, quand Alain Perefaiteaisait de la sécurité la première des libertés, Pierre Mauroy inversait la proposition. Depuis, la gauche, à commencer par Manuel Valls, a adopté cette posture hier affichée par le FN.

 Dans Les Marchands de la ,peur Altman ( Alain Bauer)  : Je regrette de vous dire que non. Les riches sont bien pauvres en la matière. La peur est rare, voyez vous. La vraie peur, celle que l'on peu s'identifier, celle qui vous frôle au point de vous cure la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle toute la nuit. Et pourtant cette idée là est vitale. Dans nos société de liberté, c'est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi voudriez vous obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter des ordres ? Croyez moi un bonne ennemi est la clé de voute d'une société équilibré. Cette ennemi là, nous n'en avons plus » .Dans l'express intitulé : « Comment les Etats-Unis ont tué Ben Laden - L'Express  . Les attentats, vous savez sans ennemi. L'essentiel n'est pas là. Il ne suffit pas que se perpétuent des formes de la tragédie, il nous faut des héros pour les interpréter.

 

s, il faut agir avec discernement. Cela peut être utile de continuer à les pister pour remonter les filières. L'idée de mettre tout le monde dans un grand camp est absurde", dénonce-t-il.
 Qu'est ce qu'une fiche S ? A quoi servent-elles ? Terrorisme : qu'est-ce que la fiche S ?

 

 
Nous sommes victimes de notre succès en un sens. La protection sociale a bien travaillé. Les églises, les mosquées, les synagogues, les sectes, les banlieues, les associations sont truffées d'indicateurs. Tout est sous contrôle et nous n'avons plus d'ennemi digne de se nom. Le danger, nous l'avons repoussé a l'extérieur, dans les zones de non zones, Mais les non zone sont isolées, morcelées, a ce point bombardées que toute forme organisée y a aussi été cassée. »
 

 

Alain Bauer : Des milliers de " Fiche S " - Lutte Terrorisme - Septembre 2015
 
Ainsi Alain Bauer, professeur en criminologie dit texto :"Il n'y a pas une uniformité sur le sujet, il a fallut presuqe deux siècle pour que le crime organisé soit plus ou moins définit a la convention de palerme. le trrorisme pose un problème d'autant plus complexes, que d'abord, il n'est pas singulier, mais pluriel. Et d'abord, on dit le terroriste ou le résistant de quelqu'un d'autre . Et la facilité avec lequel on utilise se terme pose un problème. Donc je préfère une définition des actes terroristes par rapport à la cible à la tentative plutot qu'a l'auteur. Si vous prenez les grandes organisations terroristes ou supposées comme telle , l'IRA ou l'ETA par exemple . Et bien l'ETA fait sauté le carrérro Blanco , résidence du premier ministre dictateur Franco. Et bien elle est considéré comme le libérateur, un mouvement d'unité nationale . Avec la même bombe, elle fait sauté la caserne d'une garde civile après la démocratie , c'est pas bien mais on considère que ce sont les espagnol qui occupent le pays basque. Avec la même bombe, elle fait sauté un supermarché a barcelone, elle devient tout a coup une organisation sanguinaire et barbare.  parce que personne dans le supermarché n'était en mesure de répondre à la revendication de l'IRA.


Donc la meilleure façon de regarder, ce n'est pas de regarder qui est  la cible du terroriste et non la personne, ce qui facilite beaucoup la vie du criminologue. Et du coup, la difficulté, elle est là. Du coup le résistant français qui tuait des soldats allemands étaient des terroristone, , les espagnols qui assassinait au couteau était des 
 
Nous avons des informations larges, c'est a dire que nous avons  des milliers de fiche S et 1 millions 500 personnes sur la No fly list américaine. Du coup tout le monde peut être un terroriste en puissance.  Ce n'est donc pas un problème de coopération , c'est plutot un problème de coordination Et si nous sommes très bons dans la collecte de l'information , excellent dans la réaction post  évènement, c'est dans la logique analytique   Il y a a la fois un manque de compétence , un manque d'expérience et peut être un manque de coordination dans l'action. De ce point de vue là, la coordination s'est beaucoup améliorer." 
 
A la question : En matière de lutte contre le terrorisme, quelle méthode la France a t'elle choisi?
 
Alain Bauer répond : " La France a réussi une méthode d'activité efficace, luttilisation d'outil spécialisé, un service antiterroriste de grande qualité, des services antiterroriste qui se sont peu a peu imposé à la fois la police judiciare ou dans le renseignement  Le problème, c'est que la police judiciare est marqué par la lutte contre les stupéfiant, et les renseignement est marqué par la lutte contre le contre espionage. Deux méthodes qui demandent du temps, ou il faut remonter les filières et toujours chaque semaines de gagner un point supplémentaires un contactsupplémentaire, un réseau supplémentaire , . un point de communication, un refuge , une base arrière et le temps est votre ami, ce n'est pas bon. Ce n'est pas vrai avec le terrorisme, le temps est votre ennemi. Internet a boostérisé le terrorisme  Aujourd'hui on est dans une phase ou le temps fonctionne en arrière et ou nos outils sont marqués par un terrorisme de confort  si possible de type soviétique, car c'est cela que nous avons en arrière pensée.  au crime organisé ; alors que nous sommes face a des terrorisme internationaux aux pluriel avec des hybrides , des opens terroristes, d'état en voie d'extinction, de tendance régionalistes qui encore fabrique 95% des activités terroristes en Europe, en quantité mais pas de manière suffisamment spectaculaire pour que l'arbre ne cache pas la forêt. Aujourd'hui  on est obsédés par un sujet et on ne voit pas beaucoup les autres. La France est le premier, d'abord par ce qu'elle a expérimenté le terrorisme souvent , qu'elle a inventé le mot , le concept et la défiinition . C'est aussi le pays qui s'est le mieux adapté au sujet puisque c'est une dapatation en cours, ce n'est pas une adaptation terminée." 
 
Le terme de terroriste a évolué ainsi que les cibles définies. Elles ont varier dans l'histoire au grés des belligérants suivant les tensions ou les accords :commerciaux, territoriaux, ..... L'Etat étant versatile dans sa définition : une chose peut être décrété légale et une autre illégale, et changer demain. le risque actuelle est de voir, même dans une démocratie, des lois liberticides qui faciliterons demain l'arrivé au pouvoir d'un régime autoritaire. Surtout que l'Etat parle de changer la constitution en Force.  Ainsi Rue89 publie  

 

Antiterrorisme d'État Contre Libertés Publiques: Vers un État d'Exception Permanent


Le risque zero n'existe pas. Nous voyons depuis maintenant une année, une tentative de nombreux gouvernement de faire passer a répétion des lois d'urgence renouvelable a répétition en vue de maintenir un climat de peur et de controle.  Le prochain attentat permettra de légitimer cet état d'exception permanent. 


Le risques est ùêmes accrue par les décisions prise par cette coalition qui est tout sauf homogène, chacun défendant ces intérêt personnel tout en réprimant avant tout ces oppositions personnel. La lutte contre Daesch n'étant qu'un prétexte. 

 Comme des centaines d'autres, ces cas ont été recensés sur le blog Vu de l'intérieur par un journaliste du Monde qui a mis en place un « observatoire de l'état d'urgence » et par l'association La Quadrature du Net. Ils tranchent avec le tableau (...)
 

 Julien Dray : Si on enferme tous les fichés S nous n'aurons plus de signalisation
 
la nouvelle loi antiterroriste, qui doit se substituer à l'état d'urgence et doit être définitivement adoptée mercredi en fin d'après-midi. "Je ne défèrerai pas ce texte au Conseil constitutionnel
 
LIRE AUSSI : 
» Macron lance en grande pompe sa «police de sécurité du quotidien»


Non au FN
"Pour éviter de stigmatiser les binationaux, certaines personnalités proches du pouvoir encouragent Hollande à appliquer la déchéance à tous les terroristes, quitte à produire des apatrides.
Ce débat a lieu en coulisse. Mais déjà quelques personnalités, de différents bords, l'ont soulevé publiquement. La liste est assez ecclectique : on y trouve des proches de Hollande comme Julien Dray ou Jean Pierre Mignard, mais aussi Jean-Vincent Placé, Olivier Duhamel (constitutionnaliste et ex eurodéputé PS) ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Pierre Chevènement... Leur argument est simple, voire simpliste : quand on hait la France, on ne peut pas être français, point barre".


 
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: Vers un État d'Exception PermanentLe business de la peur / intégrale

La loi antiterroriste définitivement adoptée : » Lire aussi - Loi antiterroriste : un test pour Collomb , » Lire aussi - 57 % des Français sont favorables au projet de loi antiterroriste , Treize attentats déjoués en France depuis le début de l'annéeProjet d'attentat: Castaner n'a pas été informé

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» Loi anti-terroriste: une occasion de tout repenser en matière de sécurité

» Loi antiterroriste : un accord entre députés et sénateurs

» L'Assemblée adopte largement la loi antiterroriste

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06/12/2015

La " fin du rêve" européen

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 Je remets deux citations de romans d'anticipations qui ne m'ont jamais paru aussi actuel, ainsi que le documentaire passé sur ARTE.
Et n'oublions pas :« La guerre, c'est la paix
La liberté, c'est l'esclavage
L'ignorance, c'est la force » (1984 George Orwell)© Pierre Grandmonde 2015


 

Jean Christophe Ruffin de pars son expérience en tant que médecin et ambassadeur pour la France a écris trois romans ( rouge brésil, Globalia, et un sur les pélerins de compostels). Contrairement a Orwells, la description qui en est faite est plus pernicieuse, car l'impression de démocratie existe et il n'y a pas de lavage de cerveaux, mais un consentement libre de la population par la peur et la société de consommation.

Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d'un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :
 
« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ. »

Jean Christophe Rufin pour son livre Globalia - Archive INA

Comme beaucoup, je me suis abstenu et je ne le regrette pas, malgré la non surprise du scrutin : 

 
 
 
Photo de Jean-Pierre Callac.
 

 

Léo Férré Ils Ont Voté : MICKEY 3D La France a peur (clip officiel ... - YouTube

 

L’Europe a été  créer dans un  objectif d’en finir avec les guerres qui ont ravagé ce continent depuis plusieurs centaine d’années et surtout les derniers gros conflits : le génocide mis en place par le nazisme et ces 20 millions de morts ainsi qu’une europe ravagé et mis sous perfusion avec le plan Marshall, sous dépendance américaine. Puis la guerre froide qui s’en ai suivi et le contexte de tension entre les deux bloc : bloc soviétique dirigé d’un coté par l’URSS et capitaliste dirigé par les Etats-Unis. Après 1945, mais surtout 1989 et la chute du rideau de fer, l’Europe a mis en place dans un grand marché commun différents acteurs – pays, a commencé par les deux pays fondateurs ( La France et l’Allemagne) puis par l’élargissement au ex pays satellites de l’URSS. Afin d’éviter de nouveaux affrontements meurtriers et le retour du fanatisme et du nazisme, l’Europe a mis des bases : traité de shengen et la libre circulation des bien, de la finance et des être humain…. Il repose sur 5 piliers, comme les murs d’une maison.

 

Ce qui arrive actuellement m’inspire un constat cruel de la fin du « rêve européen » voulu par ses fondateurs.

 

L’Europe a connu de multiples crises a commencé par « la crise grecque », puis la crise des réfugiés, la crise «  terrorisme – sécurité » synonyme de perte des libertés et du bien être en commun.

 

Si a ces débuts, j’étais plutôt assez convaincu du projet européen malgré ces défauts, il me parait actuellement qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même. Des signes précurseurs pouvaient apparaître, mais compensé par quelques réussites qui permettaient de compenser ou cacher ces atermoiements. Comme on dit, c’est l’arbre qui cache la forêt.

 


 

citation d'une grande actualité

 
 
Photo de Flores Magon.
sa photo.

Les signes les plus graves ont commencé avec la crise grecque. La division des pays européen entre les pays du sud, les plus vulnérable face aux marché financiers mondialisés, à leur endettement ont aussi été les plus durement frapper par des plans de mesures que certains pourraient appelé « casse budgétaire » tant ces plans se sont révélés douloureux et désastreux pour l’économie de ces pays, surtout la Grèce. L’Allemagne et les pays scandinaves ont été se qui s’en de sont sortis le mieux. La France avec certains pays se trouvent entre les deux, mais préservé de cette crise commencé en 2008 et qui a surtout frapper l’Europe. Le manque de cohésion et une sorte d’unanimité de façade pour sanctionner la Grèce, tout en évitant de la voir sortir de l’Union Européenne, ce qui aurait signifier le départ d’autre pays dans la même situation et la fin du projet européen. Les problèmes ont donc été remis a plus tard.

 

La crise Ukrainienne avec l’ingérence de Moscou dans le conflit ont montré le manque de volonté politique et de moyens de pression sur Poutine, qui malgré les sanctions s’en est sorti à moindre cout.

 

Vient enfin la crise des réfugiés, principalement syrien du a une guerre civile, puis régionalisée particulièrement meurtrière et l’apparition de Daesch ou état Islamique sur la scène régionale puis internationale. L’Europe porte une grande responsabilité mais aussi les membres de l’ONU dont aux moins deux sont des dictatures ou pouvoir autoritaires et ont empêché toute résolution du conflit. Un premier retour des «  valeurs européenne » ont été piétinée a commencé par le respet de la conférence de Genève, la libre circulation des personnes dans l’union européenne et la montée des nationalistes, des mouvements populistes et xénophobes. Le retour des murs, symbole de division et de replis qui avaient été pourtant détruit symboliquement en 1989 et qui était sensé ne pas revenir Ce qui m’amène au troisième point :

 

La résurgence sur le continent européen, qui a eu le bonheur de ne pas connaître de guerre depuis 50 ans dans un monde pourtant troublée, se voit rattraper par le contexte internationale et les erreurs passées. Les décisions unilatérales ( après un matraquages médiatiques) des gouvernements européens, de l’OTAN et des Etats-Unis de revenir de privilégier la lutte contre Daesch, quitte a religitimer Poutine, Bachar Al assad, l’Iran et l’Arabie saoudite pourtant largement responsables de la situation humanitaire et sécuritaire actuelle. Ce dernier point a renforcé les mouvements et pays populistes, nationalistes et xénophobes qui mène actuellement, par leurs pressions les décisions européennes.

 

Pour ces raisons, je considère que l’Europe n’a plus de raison d’exister. Elle ne reste plus que l’ombre d’elle-même, et n’est plus qu’a la solde des décisions du marché et des mouvements populistes. Ont le voix de plus en plus avec la criminalisations des mouvements de gauches, pacifiques, des réfractaires a la société de consommation et aux allergiques aux contrôle et a l’état policier.

 


Jean-Christophe RUFIN : "Nous sommes tous entrés en guerre"
 
De fait, rares sont les théoriciens de la chose politique ou les publicistes à voir dans la démocratie un modèle idéal (Fourier constitue une exception remarquable). L'immense majorité se contente de répéter qu'elle est le « moins mauvais des régimes possibles ». La démocratie, en effet, n'est pas d'abord une construction intellectuelle. Elle est une aspiration qui se développe chez les peuples qui se sont déjà accoutumés à l'idée de l'égalité et elle s'instaure sous leur pression. Elle est fragile et imparfaite. Elle est actuellement en périle

 


Anars, écolos, gauchistes, zadistes, anti-télés, révolutionnaires en tous genres... préparez-vous : pensez à vous inventer une couverture, de fausses activités et des opinions maquillées pour vos voisins. Pensez aux nains de jardins, aux CD de Michel Sardou, aux bouquins de Philippe Bouvard, ainsi qu'à faire pavoiser le drapeau. On n'est jamais trop prudent.
Facholand, ça prend un L ou deux L ?
Y.Y.
http://blogyy.net
http://jeluttedoncjesuis.net
 
Un documentaire très intéressant mais aussi très inquiétant. Il y a une tentation, qui ne date pas d'hier surtout pendant les élections, d'une tentation sécuritaire pour éviter les autres tas d'urgences. On le voit que le terrorisme sert de prétexte de fermeture des frontières, de fichages, la mise en place d'état d'urgence qui peut être remis perpétuellement et pas quand France. 
 

 REPORTAGE CHOC 2015 Le MONDE SOUS SURVEILLANCE H24 Un oeil sur Chacun d'entre nous

Certains dirons que l'échec de l'Europe vient du manque de cohésion et de volonté politique des pays qui la composent, de la réussite d'un point qui est la libre circulation financière et la libéralisation des économies.... Mais que l'Europe manque de politique commune entre eux et sur la scène internationale, qu'il n'y ai pas d'armée commune. Peut être ont il raison, mais je vois surtout un problème plus grave : Le seul projet à la fin a été les projets de libéralisation a tout criant, et la politique de la peur.

 

Conséquences des memorandums successifs et de l'austérité...En Grèce, une passe pour le prix d’un sandwich Voilà l’une des conséquences les plus glauques de la crise que traverse la Grèce depuis près de six ans : au cours de cette période, les tarifs des prostituées... LIBERATION.FR

 

Nous avons donc paupériser les grecs au nom du maintien de l'Europe en Etat. cela s'est révélée innefficace et ce sont les lois d'urgences, la montée de l'extreme droite populistes et xénophobes en Europe et la fin des lois des conventions de Genèves qui auront mis a bas ce projet

 

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