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21/04/2014

De la servitude volontaire

 

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

De la servitude volontaire  

"Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude."

 Au milieu du XVIème siècle, Etienne de la Boétie cherchait à comprendre le rapport domination d’un homme sur son peuple réduit à la servitude. Son discours  remettait  en cause  la légitimité des gouvernants ( maîtres et tyrans) qu'ils aient acquis leur statut par l'élection, la succession ou la violence.

Discours de la Servitude Volontaire Miss Mathieu 15 vidéos

 

"Nosotros nos dedicamos a subvertir el orden establecido, escandalizar a las buenas conciensias, y a poner el mundo de cabeza " - (Subcomandante Insurgente Marcos)

"Nous nous consacrons à renverser l'ordre établi, choquer les bonnes conciensias, et mettre le monde de tête " - (sous-Commandant Insurgé Marcos)

 

Ce n'est pas le Venezuela. Ce sont des enfants du sud du Chili dans une communauté mapuche. Ce n'est pas non plus 1973, c'est 2017 Messieurs..

Santiago Maldonado, jeune militant pro-Mapuche, a été enlevé par la gendarmerie au cours d’une violente opération à l’encontre de la communauté mapuche de Cushamen dans la province du Chubut, en Patagonie argentine. Comme pendant la dictature, les forces de répression enlèvent les militants et depuis le 1er août, personne ne sait où il se trouve. Une situation des plus inquiétantes qui met en lumière le sort qui est réservé aux communautés mapuches qui luttent, des deux côtés de la Cordillère, contre les grands propriétaires terriens et les compagnies minières. En savoir plus  la vidéo de Révolution Permanente

Aujourd'hui, 80 ans après la dissolution du conseil d'Aragon par ordre de indalecio prieto et exécutée par la 11 division de Legrand.
80 ans du rêve libertaire en Aragon.
On n'oublie pas ! Vous êtes un exemple !
http://www.bajoaragonesa.org/elagitador/11-de-agosto-de-1... 
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A lire À bas les chefs !


" Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante — et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter — puisqu’il est seul — ni aimer — puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts."  « Watergaffe et Watergate | Page d'accueil | De la servitude moderne » , bataille pour l'énergie : citoyen actif, "Le grand bond en arrière", De la servitude moderne, Ecouter parler le fracas..., révolution informationnelle, Aux enfants de la bombe, L'ouvrier et la machine, Le nouveau capitlisme

 

C'est un refrain qui commence à être connu. Depuis l'agression russe en Crimée, l'Europe s'est une nouvelle fois mis en tête de rompre sa dépendance à l'énergie russe. Déclarations intempestives des présidents et avertissements à Poutine de l'UE... la mélodie semble se faire entendre chaque fois que le Kremlin use de l'arme énergétique. Mais depuis les premières crises de 2006 et 2009, peu de chose ont été faites. L'agression de l'Ukraine va peut-être enfin conduire amener l'UE à prendre les choses en main.

 


De La Servitude Moderne  par ClaVieFrere2011

UKRAINE Ianoukovitch destitué, Timochenko libérée courrier internationale du 22 février

Après plusieurs jours de violences, qui ont entrainé la mort d'au moins 80 personnes, le président Ianoukovitch a été destitué le 22 février par le Parlement et l'opposante Ioulia Timochenko liberée. Courrier international 22 février 2014 Les manifestants célèbrent la destituation de Ianoukovitch devant le Parlement à Kiev le 22 février 2014 (Photo AFP/LOUISA GOULIAMAKI) AFP

La suite à suivre ici sur le site de Courrier international.

• 18h00 : La première photo de Ioulia Timochenko libre, diffusée par l'agence ukrainienne Unian: Le site de l'hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia • 14h11 : Selon Oukraïnska Pravda, ".de la possible fédéralisation du pays, titre aujourd'hui son live ", rapporte la chaîne de télévision ukrainienne TCN.  [Pour en savoir plus sur Radoslaw Sikorski, son portrait en français ici]. Le site ukrainien champion.com.ua, . A lire dans l'article Kiev : ville martyre.

Les principaux points de l'accord politique signé entre le pouvoir et l'opposition, révélé par le Kyiv Post :
- Création d'un gouvernement d'union nationale sous dix jours.
- Réforme constitutionnelle afin d'équilibrer les pouvoirs entre le président, le gouvernement et le Parlement.
- Tenue d'élections présidentielles dès l'adoption de la réforme constitutionnelle mais pas au-delà de décembre 2014.
- Des enquêtes seront menées sur les récentes violences sous l'égide des autorités, de l'opposition et du Conseil européen.


 Selon RIA Novosti, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a déclaré lors d'une réunion du gouvernement jeudi : "Il faut un pouvoir ukrainien légitime et efficace, sur lequel on ne s'essuiera pas les pieds comme sur une carpette." • 15h45 : Sberbank, la plus grande banque en Russie et en Europe de l'est, suspend les crédits à l'Ukraine d'après l'agence Interfax.

• 15h10 : La télévision ITV diffuse une vidéo dans laquelle le ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski prévient les leaders de l'opposition à la sortie des négociations : "Soit vous signez l'accord, soit vous avez la loi martiale, l'armée. Vous serez tous morts."• 15h02 : "L'accord sur le règlement de la crise en Ukraine est signé", annonce l'agence de presse russe RIA Novosti. affirme le journal russe Vzglyad. , d'après le journal russe Kommersant.


 Dans son communiqué, Ianoukovitch promet également un retour à la Constitution de 2004, ce qui implique un retour au régime parlementaire. Pour conclure, il écrit : "En tant que président de l'Ukraine et garant de la Constitution, je remplis mon devoir envers le peuple, l'Ukraine et le Seigneur Dieu, et au nom de l'Etat, pour sauver la vie des gens, au nom de la paix et de la tranquilité sur notre terre." Dans un communiqué sur le site de la présidence, Viktor Ianoukovitch annonce des élections anticipées et la mise en place d'un gouvernement de coalition.

Extrait de la lettre ouverte de Oleksandr Sokhouniak, président de l'Union des banques ukrainiennes, à Viktor Ianoukovitch, diffusée par la radio polonaise TOK FM :

 

"Cher Viktor. Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles je te tutoie. Premièrement, nous avons le même âge. Deuxièmement, ma fortune me garantit des privilèges. Mais, grâce à dieu, je suis beaucoup plus riche que toi. Alors que ce soit clair : mes besoins matériels sont satisfaits. Pourquoi alors j'écris ? Parce que j'en ai assez, comme tous les citoyens." Il traite également le président ukrainien de "parasite", "voleur" et "menteur pathologique".


 Le quotidien moscovite Izvestia titre à la une : "Cette fois c'est vraiment la guerre". En sous-titre : "Les deux camps sont armés, les morts se comptent par dizaines, les blessés par centaines."D'après Oukraïnska Pravda, "des officiers militaires en provenance de Lviv sont venus à Maïdan en uniforme et armés pour protéger les manifestants des 'berkout', les policiers antiémeute". Vladimir Poutine a décidé d'envoyer Vladimir Loukine, responsable des droits de l'homme auprès du président russe, en qualité de médiateur à Kiev pour participer aux négociations entre le président Ianoukovitch et l'opposition, rapporte le journal russe Kommersant.


 Déclaration d'Ostap Semerak, député du parti d'opposition Batkivchtchina et conseiller d'Arseni Iatseniouk, l'un des leaders de la contestation gouvernementale, lors de la réunion du Parti populaire européen (PPE) à Cracovie, en Pologne : "Il faut agir, immédiatement. Il faut un nouveau plan Marshall pour l'Ukraine." Propos retransmis par le journal polonais Gazeta Wyborcza.

La radio Sloboda (ou Radio Liberté) a mis en ligne ces vidéos de tirs de forces de l'ordre sur des manifestants alors que ces derniers avancent vers le Palais d'Octobre, ce matin dans Kiev. Attention, certaines images peuvent choquer. • 14h49 : Une grenade a été repérée par des manifestants près de la grande scène place Maïdan,indique Unian. Des spécialistes et des vétérans de guerre l'ont désamorcée.

 
  Les ministres des Affaires étrangères européens présents ce matin à Kiev auraient quitté la ville sans rencontrer le président Ianoukovitch, indique l'agence de presse Unian. Tweet d'un journaliste de la chaîne américaine ABC présent à Kiev : "Un sniper vient de tirer à travers la vitre de ma chambre d'hôtel, visant ma caméra posée sur un trépied. #hôtelukraine"sur le site de Courrier international.
Le site d'informations ukrainien Obozrevatel.com rapporte qu'un gradé de la police a annoncé sur la scène dressée sur Maïdan : "Je m'appelle Khorochok Vladimir, je suis le lieutenant-colonel de la police, j'ai donné ma démission et je me suis rangé du côté du peuple." La foule lui a répondu "Bravo !".  Russia Today, la télévision russe à l'international, retransmet en direct des images en provenance de la place Maïdan commentées en anglais.35 morts parmi les manifestants, ".

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L'Europe s'est une nouvelle fois mis en tête de rompre sa dépendance à l'énergie russe


L'Europe peut-elle se passer du gaz russe ?
Un axe énergétique Bruxelles-Moscou 


En 2013, la Russie était le premier producteur de pétrole au monde ainsi que le premier producteur de gaz. Et l'Europe a abondamment profité de ces ressources. Respectivement 25% et 28% du gaz et du pétrole consommés en Europe viennent de Russie.

Mieux, les entreprises russes sont largement intégrées dans l'économie européenne. Fin mars, l'Allemagne bouillonnait d'inquiétude devant la découverte de l'achat par Gazprom de parts dans l'entreprise allemande Wingas, une société spécialisée dans le stockage et la distribution de gaz.

Cette fois, pourtant, l'UE semble prête à agir. L'Europe va-t-elle acheter à prix d'or son indépendance ?

Déclaration de guerre
Comparées aux molles protestations de 2006 et 2009, lorsque la Russie avait coupé ses approvisionnements de gaz en direction de l'Ukraine, les mesures prises en sanction de l'affaire de la Crimée paraissent presque sévères.
Fin mars, l'administration Obama a appliqué des sanctions à l'encontre d'une vingtaine de personnalités proches de Vladimir Poutine.

Si plusieurs politiciens ont été visés, Washington s'est surtout attaqué au coeur du pouvoir russe : le pétrole et le gaz. Gennady Timchenko, un des fondateurs d'un des premiers traders en pétrole du monde, Gunvor, et les frères Rotenberg, partenaires de Gazprom, faisaient partie des cibles.

 

 A lire Dans l'Etat et la noir finance :  Gazprom : ru) (en) Site officiel, (en) Informations financières : Classement des entreprises leader de l'énergie , Gazprom neft, filiale pétrolière de Gazprom , Géostratégie de la Russie , Relations entre la Russie et l'Union européenne , Géopolitique du pétrole 

[Gazprom un géant qui fait peur] - Vidéo Ina.fr, [PDF]  Le Monde selon Gazprom - CNDP Le grand monopoly du gaz | Monde | fr - ARTE

Plus important encore, les Européens et les Américains se sont entendus pour aider l'Ukraine en cas de nouvelles coupures de ses approvisionnements en gaz. Car la menace est réelle. Gazprom a déclaré début mars vouloir interrompre ses ventes à l'Ukraine en raison d'une dette de 1,89 milliard de dollars.

Guerre du gaz
L'Ukraine est dépendante aux deux tiers de la Russie pour ses approvisionnements en gaz. Pour "sauver" Kiev, deux solutions sont possibles : le gazoduc ou le GNL (Gaz Naturel Liquéfié).

Les Européens et les Américains se sont entendus pour aider l'Ukraine en cas de nouvelles coupures de ses approvisionnements en gaz

Le GNL est un peu comme le pétrole. Liquide, transportable par bateau, il peut approvisionner n'importe quel pays dans le monde

Les gazoducs russes approvisionnent les pays européens en traversant la Biélorussie, l'Ukraine et, de plus en plus, en passant par les mers. Les Européens voudraient inverser le sens des gazoducs des pays voisins de l'Ukraine pour compenser une éventuelle coupure. Ainsi la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie pourraient fournir du gaz à Kiev d'ici la fin de l'année. Mais cette option ne peut être que provisoire, puisque les 3 pays cités finiront par avoir besoin de gaz également. Reste le GNL.

Kiev peut se vanter d'avoir su anticiper. Depuis la crise de 2009 avec la Russie, le pays a en effet mis sur pied un consortium avec l'Espagnol Gas Natural Fenosa et l'Américain Excelerate Energy pour la construction d'une usine de regazéification sur les bords de la mer Noire.

Cette usine n'est cependant pas la panacée. La date d'achèvement de 2016 reste lointaine, compte tenu de l'urgence. Mais un plus gros obstacle va bloquer le projet : la centrale se situe sur le port d'Ioujny, près d'Odessa. Or des troubles provoqués par des troupes russes ont été signalés ces derniers jours dans la ville déjà pro-russe. L'explication est simple, pour contrôler la Crimée, la Russie a besoin de contrôler les régions adjacentes.

 

Les Etats-Unis, conscients à la fois de l'aubaine économique et de l'opportunité politique, viennent d'ailleurs, la semaine dernière, d'autoriser l'exportation de gaz américain par GNL


Sur le marché français, sachez que GTT, une des start-up les plus innovantes au monde sur les membranes pour le GNL, va bientôt s'introduire en Bourse. La société de Saint-Rémy-lès-Chevreuse équipe 70% des méthaniers actuellement, et 93% de ceux actuellement en construction. Avec 30% de son budget consacré à la R&D et 561 brevets, la société est une étoile filante. Elle affichait tout récemment encore une marge impressionnante de 55%La France, championne du GNL
Après une phase de déprime vers 2010-2011, le marché du GNL est donc à nouveau en pleine expansion. Les quelques sociétés spécialisées ont retrouvé la voie de la croissance, comme Cheniere Energy  ou Energy Transfer Partners .

  

 
 Escalade. La Corée du Nord a présenté son projet détaillé pour tirer une salve de quatre missiles au-dessus du Japon vers le territoire américain de Guam, dans le Pacifique, surenchère dans sa confrontation avec Donald Trump accusé d'avoir «perdu la raison». Selon Pyongyang, «seule la force absolue» aura un effet sur le président américain. Lequel a affirmé dans un tweet que l'arsenal nucléaire américain est «plus fort et plus puissant que jamais». Notre article. Corée. Le régime nord-coréen a confirmé ce jeudi vouloir tirer quatre missiles vers l'île américaine de Guam, dans le Pacifique, affirmant que seule la force fonctionne avec le président américain Donald Trump, «un gars qui a perdu la raison». Notre analyse sur l'escalade verbale des derniers jours.
 

Athènes : les anarchistes protestent après la mort d'une balayeuse, forcée par l'état à travailler 3 équipes en 36 heures en pleine canicule. Vidéo de protestation : https://www.youtube.com/watch?v=sCghKCWZZyE

Ecouter parler le fracas... ZEC plus Ultra

 

Il faut rappeler, constamment, au chef, qu’il est beaucoup moins chef qu’il ne le croit, et, et que… le dernier mot appartient au peuple."

Entendu par Allan B

Urgent crier

"Parler le Fracas"

.Tout le monde connaît la suite de ce conte [Une pluie d'étoiles, des frères Grimm]. "Enfin, si l’on voit non pas cent, non pas mille hommes, mais cent pays, mille villes, un million d’hommes ne pas assaillir celui qui les traite tous comme autant de serfs et d’esclaves, comment qualifierons-nous cela ? Est-ce lâcheté ? Mais tous les vices ont des bornes qu’ils ne peuvent pas dépasser. Deux hommes, et même dix, peuvent bien en craindre un ; mais que mille, un million, mille villes ne se défendent pas contre un seul homme, cela n’est pas couardise : elle ne va pas jusque-là, de même que la vaillance n’exige pas qu’un seul homme escalade une forteresse, attaque une armée, conquière un royaume. Quel vice monstrueux est donc celui-ci, qui ne mérite pas même le titre de couardise, qui ne trouve pas de nom assez laid, que la nature désavoue et que la langue refuse de nommer ?..."

Étienne de La Boétie
Discours de la servitude volontaire ou le contr'un

 

 

 On this day in 1923, Italo-American anarchist Carlo Tresca was arrested in the USA for writing articles denouncing fascism and the Italian monarchy. This is a good book length biography: https://libcom.org/library/carlo-tresca-portrait-rebel
 

L'idéologie mercantile a tous les étages : Logique néolibérale  : Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi,  L'argent sans foi ni loi 2, Ayn Rand, pasionaria du...Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière
Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de
Globalia http://www.gallimard.fr/catalog/entretiens/01050269.htm
 
Qu'est ce que le capitalisme :
Comprendre le capitalisme japonais, Comment s'endetter ? , le capital financier , Le nouveau capitalisme, les prix décernés demain § ! Voir Le capitalisme synonyme de problèmes économique , écologique et sociaux – Altermonde, Pourquoi parler de crise ?Posted on 22 avril 2012 by risc, Modèle Japonais généralisé , Globalia de Jean Christophe Ruffin, Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde , : lobbies industriels guerres secrètes ,, enquête , gaz de schisme, Gaz, pétrole : guerres secrètes : Spécial investigation Magazine d'information , La dépendance chinoise au charbon !, LA MALÉDICTION DU GAZ DE SCHISTE

 

 Discours de la servitude volontaire

 sur  SOCIALISME-LIBERTAIRE.FR

L'Europe peut-elle se passer du gaz russe ?
Florent Detroy

 

23/02/2014

Et si votre collègue était un robot...

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital

 


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Comment ? Grâce à sa perception parfaite des cycles économiques et sa découverte du concept de "destruction créatrice".  

Selon lui, "l'évolution capitaliste améliore progressivement le niveau d'existence des masses, non pas en vertu d'une coïncidence, mais de par le fonctionnement même de son mécanisme. L'évolution capitaliste accomplit ce résultat à travers une série de vicissitudes dont la sévérité est proportionnelle à la rapidité du progrès réalisé." 

 

Le cauchemar climatisé...   Ce qui est étonnant, avec ces romans antitotalitaires inspirés non seulement par la sauvagerie du fascisme et du stalinisme, mais également par la folie du contrôle total dans les démocraties commerciales, c'est qu'ils continuent d'être remisés au second rayon. En 1953, lorsque Fahrenheit 451 a paru en feuilleton aux Etats-Unis, il faisait pourtant figure de roman très sérieux. Pourquoi cette relégation dans les banlieues de la littérature, dont le seul George Orwell a fini par être extrait ?

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

  Par ailleurs les progrès continus de la technique, l’automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l’épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu’à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s’ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s’il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n’apporte pas une véritable abondance à ses titulaires. 

 

.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».

 

« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté.

 

Rappel : Capitalisme et libéralisme : Etude de textes.

La théorie de la valeur

« Le prix réel de chaque chose, ce que chaque chose coûte réellement, à celui qui veut se la procurer, c'est le travail et la peine qu'il doit s'imposer pour l'obtenir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l'a acquise et qui cherche à en disposer ou à l'échanger pour quelque autre objet, c'est la peine et l'embarras que la possession de cette chose peut lui épargner et qu'elle lui permet d'imposer à d'autres personnes. Ce qu'on achète avec de l'argent ou des marchandises est acheté par du travail aussi bien que ce que nous acquérons à la sueur de notre front. Cet argent et ces marchandises nous épargnent dans le fait cette fatigue. Elles contiennent la valeur d'une certaine quantité de travail, que nous échangeons pour ce qui est supposé contenir alors la valeur d'une quantité égale de travail. Le travail a été le premier prix, la monnaie payée pour l'achat primitif de toutes choses. Ce n'est point avec de l'or ou de l'argent, c'est avec du travail que toutes les richesses du monde ont été achetées originairement, et leur valeur pour ceux qui les possèdent et qui cherchent à les échanger contre de nouvelles productions est précisément égale à la quantité de travail qu'elles les mettent en état d'acheter ou de commander. »

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations. Tome 1, Ch. V., (1776),

La manufacture d’épingles

« J’ai vu une manufacture d’épingles qui n’employait que dix ouvriers, et où, par conséquent, quelques uns d’eux étaient chargés de deux ou trois opérations. Mais quoique la fabrique fût fort pauvre et, par cette raison, mal outillée, cependant, quand ils se mettaient en train, ils venaient à bout de faire entre eux environ douze livres d’épingles par jour. (…) Chaque ouvrier faisant une dixième partie de ce produit peut être considéré comme donnant dans sa journée quatre mille huit cents épingles. Mais s’ils avaient travaillé à part et indépendamment les uns des autres, et s’ils n’avaient pas été façonnés à cette besogne particulière, chacun d’eux assurément n’eût pas fait vingt épingles, peut-être pas une seule, dans sa journée. (…) La division du travail, aussi loin qu’elle peut être portée, amène un accroissement proportionnel dans la puissance productive du travail. »

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations. Tome 1, Ch. V., (1776),

L'évolution du capitalisme

« La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat. Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés. Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples en un marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés. »

Karl Marx, Le Capital, livre 1, Ed Sociales, p.204-205.

 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.
  2. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

 

 

Et si votre collègue était  un robot...

Real Humans - 100% Humain

 

 «Real Humans», le cyber des mondes

> Le robot aménagé
La série reprend tous les fantasmes mythologiques liés au genre, avant même l’apparition du terme.

> «Pour les Japonais, l’humanoïde facilite les interactions sociales»
L’anthropologue Emmanuel Grimaud évoque le rapport aux robots.

 


La robotique industrielle est en train de connaître une révolutions technologique  qui devrait lui ouvrir de nouvelles parts de marché dans les usines : la collaboration homme-machine.

Jusqu'à très récemment, hommes et robots ne collaboraient pas.

La principale raison à cela ? Ces énormes bras articulés sont dangereux pour l'homme ; ils sont donc le plus souvent isolés de leurs collègues humains par des cages ou des grilles. Autant dire que pendant des années, l'idée de voir travailler des hommes main dans la pince avec des robots relevait de la science-fiction.

 

Graphe robot industriel

 

 

 

Les progrès en matière "d'intelligence robotique" ouvrent une voie nouvelle, celle de la collaboration.

Aujourd'hui, les robots sont capables d'identifier la présence d'un humain, de le contourner ou bien d'arrêter leur geste quand celui-ci s'approche de lui. Ils savent aussi s'adapter à des changements de contexte, à des imprévus... Plus légers, plus petits, ils sont programmés pour effectuer des gestes plus lents et précis qui leur permettent d'être sans danger pour leurs collègues humains.

C'est le cas par exemple de Baxter, un robot d'1m82 fabriqué par la société bostonienne Rethink Robotics, et qui est capable d'accomplir des tâches industrielles simples et répétitives, mais surtout de travailler côte à côte avec des humains.

 

Robot Baxter

 

 

 


Baxter est ainsi prévu pour effectuer des mouvements plutôt lents et surtout pour s'arrêter dès qu'un humain s'approche trop près de lui. Un écran de contrôle lui servant de tête indique son "humeur" à ces collègues : s'il n'a pas compris la tâche qui lui a été assignée, s'il est en plein travail, s'il est prêt à passer à une autre tâche, etc.

Cet écran facilite la communication avec ses collègues : Baxter regarde la tâche qu'il accomplit ou se tourne vers vous si vous le touchez.

 

une photo de Andres Sosa.

 

Dernier atout – et non des moindres – de ce robot : sa capacité à apprendre rapidement de nouvelles tâches, sans avoir besoin de recourir à un ingénieur. Grâce à ses caméras intégrées, Baxter peut en effet reproduire les gestes d'un employé et ainsi acquérir de nouvelles compétences. Prix d'achat de ce robot : autour de 22 000 $, ce qui lui permet d'être accessible à des sociétés de taille moyenne et surtout de faire tomber le coût de la main-d'oeuvre autour de 4 $ de l'heure, soit à peu près celui d'un ouvrier chinois.

Evidemment, Baxter n'est pas l'unique exemple de ces robots industriels nouvelle génération. Harvey de Harvest Automation, un robot capable de soulever et transporter des pots de 7 à 10 kg chez les pépiniéristes de gros, éviter les obstacles, et tout cela sans l'intervention d'un opérateur qualifié.

 

Robot Harvey

 

 

 

L'importance fondamentale de la robotique collaborative n'a pas échappé aux Etats qui soutiennent financièrement la recherche et l'investissement des entreprises dans ce sens.

Aux Etats-Unis, la National robotic initiative lancée par Barack Obama en 2011 en a fait une de ses priorités.

De ce côté-ci de l'Atlantique, le projet européen Saphari (Safe and autonomous physical human-aware robot interaction) travaille à la fois à la création de robots industriels capables de travailler avec des humains et, pour les robots de service, sur des machines qui entreraient en contact direct avec les patients. Le chemin est encore long avant que les robots puissent parfaitement intégrer l'environnement humain, mais la recherche dans le domaine est prometteuse.

Enfin, du point de vue normatif, la norme ISO 10218 définit des critères de sécurité pour une collaboration homme-machine dans le cadre industriel. Critères qui définissent par exemple l'amplitude et la vitesse des bras articulés de ces robots.

 

 

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d’abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s’est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des

produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l’offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins. C’est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer.

 

Dans un premier temps, l’informatisation a eu pour but de réduire les coûts de production.

Pour éviter que cette réduction des coûts entraîne une baisse correspondante du prix des marchandises, il fallait, dans toute la mesure du possible, soustraire celles-ci aux lois du marché.

 

Cette soustraction consiste à conférer aux marchandises des qualités incomparables grâce auxquelles

elles paraissent sans équivalent et cessent par conséquent d’apparaître comme de simples marchandises.

La valeur commerciale (le prix) des produits devait donc dépendre davantage de leurs qualités immatérielles non mesurables que de leur utilité (valeur d’usage) substantielle. Ces qualités immatérielles – le style, la nouveauté le prestige de la marque, le rareté ou « exclusivité » – devaient conférer aux produits un statut comparable à celui des oeuvres d’art : celles-ci ont une valeur intrinsèque, il n’existe aucun étalon permettant d’établir entre elles un rapport d’équivalence ou « juste prix ». Ce ne sont donc pas de vraies marchandises. Leur prix dépend

de leur rareté, de la réputation du créateur, du désir de l’acheteur éventuel.

 

 Les qualités immaté - rielles incomparables procurent à la firme productrice l’équivalent d’un monopole et la possibilité de s’assurer une rente de nouveauté, de rareté, d’exclusivité. Cette rente masque, compense

et souvent surcompense la diminution de la valeur au sens économique que la baisse des coûts de production entraîne pour les produits en tant que marchandises par essence échangeable entre elles selon leur rapport d’équivalence. Du point de vue économique, l’innovation ne crée donc pas de valeur ; elle est le moyen de créer de la rareté, source de rente, et d’obtenir un surprix au détriment des produits concurrents. La part de la rente dans le prix d’une marchandise peut être dix, vingt ou cinquante fois plus grand que son coût de revient, et cela ne vaut pas seulement pour les articles de luxe ; cela vaut aussi bien pour des articles d’usage courant comme les

baskets, T-shirts, portables, disques, jeans, etc.

 

Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse 1.

 

Lorsque l’accroissement de la rente devient le but déterminant de la politique des firmes – plus important que le profit qui, lui, se heurte à la limite interne indiquée plus haut – la concurrence entre les firmes porte avant tout sur leur capacité et rapidité d’innovation. C’est d’elle que dépend avant tout la grandeur de leur rente. Elles cherchent donc a se surpasser dans le lancement de nouveaux produits ou modèles ou styles, par l’originalité du design, par l’inventivité de leurs campagnes de marketing, par la « personnalisation » des produits.

 

L’accélération de l’obsolescence, qui va de pair avec la diminution de la durabilité des produits et de la possibilité de les réparer, devient le moyen décisif d’augmenter le volume des ventes. Elle oblige les

firmes à inventer continuellement des besoins et des désirs nouveaux, à conférer aux marchandises une valeur symbolique, sociale, érotique, à diffuser une « culture de la consommation » qui mise sur l’individualisation, la singularisation, la rivalité, la jalousie, bref sur ce que j’ai appelé ailleurs la « socialisation antisociale ».

 

Tout s’oppose dans ce système à l’autonomie des individus ; à leur capacité de réfléchir ensemble à leurs fins communes et à leurs besoins communs ; de se concerter sur la meilleure manière d’éliminer les gaspillages, d’économiser les ressources, d’élaborer ensemble, en tant que producteurs et consommateurs, une norme commune du suffisant – de ce que Jacques Delors appelait une « abondance frugale ». De toute évidence, la rupture avec la

 

1 La valeur travail est une idée d’Adam Smith qui voyait dans le travail la substance commune de toutes les marchandises et pensait que celles-ci s’échangeaient en proportion de la quantité de travail qu’elles contenaient. La valeur travail n’a rien à voir avec ce qu’on entend par là aujourd’hui et qui (chez Dominique Méda entre autres) devrait être désigné comme travail valeur (valeur morale, sociale, idéologique etc.).

 

Marx a affiné et retravaillé la théorie d’Adam Smith. En simplifiant à l’extrême, on peut résumer la notion économique de valeur en disant : une entreprise crée de la valeur dans la mesure où elle produit une marchandise vendable avec du travail pour la rémunération duquel elle met en circulation (crée, distribue,) du pouvoir d’achat. Si son activité n’augmente pas la quantité d’argent en circulation elle ne crée pas de valeur. Si son activité détruit de l’emploi elle détruit de la valeur. La rente de monopole consomme de la valeur créée par ailleurs et se l’approprie. Les services à la personne ne créent pas de valeur mais en redistribuent. tendance au « produire plus, consommer plus » et la redéfinition autonome d’un modèle de vie visant à faire plus et mieux avec moins, suppose la rupture avec une civilisation où on ne produit rien de ce qu’on consomme et ne consomme rien de ce qu’on produit ; où producteurs et consommateurs sont séparés et où chacun s’oppose à lui-même en tant qu’il est toujours l’un et l’autre à la fois ; où tous les besoins et tous les désirs sont rabattus sur le besoin de gagner de l’argent et le désir de gagner plus ; où la possibilité de l’autoproduction pour l’autoconsommation semble hors de portée et ridiculement archaïque – à tort.

 

Et pourtant, la « dictature sur les besoins » perd de sa force. L’emprise que les firmes exercent sur les consommateurs devient plus fragile en dépit de l’explosion des dépenses pour le marketing et la publicité. La tendance à l’autoproduction regagne du terrain en raison du poids croissant qu’ont les contenus immatériels dans la nature des marchandises. Le monopole de l’offre échappe petit à petit au capital.

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

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En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

Nb :

le collectif RISCdont les textes affirment le caractère structurel de la crise actuelle du capitalisme. 19h30 : concert des Bécasses + bouffe prix libre.

Objet d’analyse de la Sc Eco:

 

La microéconomie: étude du comportement d’une unité économique individuelle.

n         La macroéconomie: étude du comportement d’une économie donnée.

n         La mésoéconomie: étude d’une branche d’activité donnée.

 

 

 

20/02/2014

Le cauchemar climatisé continue

 

Cher-e-s camarades,

Rudes sont les étapes, elles ne seront point éternelles ; ce qui est éternel c'est le progrès, mettant sur l'horizon un idéal nouveau, quand a été atteint celui qui la veille semblait utopie." Louise Michel (Londres, 20 Mai 1898)

 

 

  Fahrenheit 451

Livre de Ray Bradbury

  Fahrenheit 451 est un roman de science-fiction dystopique de Ray Bradbury publié en 1953 aux États-Unis chez l'éditeur Ballantine Books. Le titre fait référence au point d'auto-inflammation, en degrés Fahrenheit, du papier. Wikipédia

   Date de publication : 1953

 Auteur : Ray Bradbury

 Langue originale : Anglais

 

 

Fahrenheit 451 - VO - Bande annonce du film Fahrenheit 451 (1966)

 

Fahrenheit 451 : le cauchemar climatisé continue - Marianne

 

 

Mercredi 6 Novembre 2013

Sébastien Lapaque

 

Soixante ans après sa parution, le génial roman d'anticipation de Ray Bradbury semble plus actuel que jamais. Il continue d'inspirer de jeunes romanciers qui inventent la SF d'aujourd'hui.

 

 

 

  

Extrait du film FAHRENHEIT 451 avec Julie Christie

A quoi reconnaît-on un grand romancier ? A sa capacité à créer des personnages qui lui échappent. Certaines de ces créatures d'encre et de papier vont même jusqu'à devenir autonomes en survivant à leur créateur. Ce phénomène a inspiré un mot fameux à Gustave Flaubert agonisant : «Je vais mourir et cette pute de Bovary va vivre.»

Raymond Douglas Bradbury s'est éteint le 5 juin 2012, à l'âge de 91 ans, après une vie d'écriture bien remplie, mais Guy Montag, le pompier pyromane de Fahrenheit 451, chemine toujours avec nous. Il éclaire notre présent, nous réveille en pleine nuit, nous parle à l'oreille comme un vieil ami. Et pas seulement parce que François Truffaut lui a donné un visage dans le film qu'il a tourné en anglais en 1966, une œuvre à part dans sa filmographie. Montag, c'est la parfaite incarnation de l'angoisse de l'homme moderne face à la puissance de la Grande Machine.

On se souvient de l'argument de Fahrenheit 451, édité aux Etats-Unis en octobre 1953 par Ballantine Books, en des temps marqués par une paranoïa anticommuniste de tous les instants, et traduit en France deux ans plus tard chez Denoël. Dans un futur proche qui n'est pas sans évoquer notre époque pleine de gadgets électroniques, le corps de pompiers spécialisés auquel appartient Guy Montag est chargé de brûler tous les livres qu'il trouve : ces vieilleries appartiennent à un passé dont la société technologique décrite par Ray Bradbury ne veut plus se souvenir. Mais Montag, après avoir pris conscience de son aliénation, se révolte et devient alors un rebelle antisocial qui va être impitoyablement pourchassé.

Des utopies négatives

Soixante ans plus tard, Fahrenheit 451 est devenu un classique. Il importe donc peu de savoir qu'il a été reçu chez nous comme un livre de genre, voire un roman de gare. Car il serait malheureux de s'interdire de le lire, en daubant la science-fiction comme un genre mineur. La même erreur a souvent été faite avec le Meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, paru en 1932, avec 1984, de George Orwell, qui date de 1949, et avec le moins connu (mais néanmoins très important) (....) .

Ce qui est étonnant, avec ces romans antitotalitaires inspirés non seulement par la sauvagerie du fascisme et du stalinisme, mais également par la folie du contrôle total dans les démocraties commerciales, c'est qu'ils continuent d'être remisés au second rayon. En 1953, lorsque Fahrenheit 451 a paru en feuilleton aux Etats-Unis, il faisait pourtant figure de roman très sérieux. Pourquoi cette relégation dans les banlieues de la littérature, dont le seul George Orwell a fini par être extrait ?

Certaines dystopies sont certes alourdies par la thèse défendue par l'auteur ; le Nous autres de Zamiatine et le Meilleur des mondes de Huxley ressemblent par moments davantage à des essais qu'à des romans ; mais cette critique ne peut pas être faite à 1984 ou à Fahrenheit 451,  l deux fictions marquées par un cousinage évident. Winston Smith et Guy Montag sont à la fois de vrais héros de roman et des frères en désolante lucidité. La particularité de Fahrenheit 451 est de décrire un cauchemar climatisé dans lequel les individus se sentent bien et n'ont aucun sentiment de soumission - à l'exception de Montag. Il est intéressant de noter que, dans les deux livres, c'est la rencontre avec une femme qui est l'élément déclencheur de la révolte. Dans Fahrenheit 451, Montag s'intéresse aux livres qu'il était chargé de brûler à la suite de conversations troublantes avec Clarisse McClellan, une jeune fille de 17 ans qui le fascine. L'opposition entre l'éternité des surprises de l'amour et la quête moderne de l'extase technologique produit un effet très poétique. 

 



L'obsession sécuritaire : surveillance : Voir les notes (20)

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

 

 

On a souvent évoqué le contexte du maccarthysme pour éclairer la genèse de Fahrenheit 451. Bradbury n'a jamais confirmé ou infirmé cette hypothèse. En revanche, certaines scènes du film de François Truffaut évoquent de toute évidence les autodafés nazis. Mais, autant que les folies du XXe siècle, ce sont les mutations présentes de la techno-science économique que le roman de Bradbury donne à mieux penser. Le bonheur obligatoire, avec abrutissement télévisé en flux continu, calmants et antidépresseurs, ça ne vous dit rien ?

 Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

 

 

Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre: 

 

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ.  

 La reprise en édition de poche du livre de Jean-Christophe Rufin invite à lire ou à relire cet ouvrage plutôt ambitieux, à mi-chemin entre fiction futuriste et analyse sans concession des sociétés démocratiques modernes.

 En effet l’artifice romanesque qui situe l’action dans un futur pas si lointain, où la planète serait organisée en une vaste fédération mondiale entrecoupée par des zones de non-droit, ne parvient pas à dissimuler la méditation sur notre monde contemporain, le propos véritable de l’auteur (prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil). Ce n’est pas par hasard que JCR cite Tocqueville dans sa postface, la filiation avec l’auteur de la Démocratie en Amérique ne faisant aucun doute. La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama

 
Citizenfour (2014) Part 1 | HD Documentary film (multi Subs) 

“Citizenfour” : les coulisses du doc sur Edward Snowden, entre paranoïa nécessaire et devoir de vérité
Olivier Tesquet<:">Projet de loi renseignement : liberté, égalité, surveillésLoi renseignement : “2 minutes pour parler des libertés fondamentales, ça commence à bien faire !”Le projet de loi renseignement défendu par son concepteurTous ses articles
Publié le 23/02/2015. Mis à jour le 24/04/2015 à 22h09.<:figure class="with-legend article-media center">Oscar du meilleur documentaire 2015, “Citizenfour” sort ce mercredi 4 mars. Pour “Télérama” , la réalisatrice Laura Poitras fait le récit de deux ans de travail clandestin avec Edward Snowden et ses incroyables révélations sur la NSA.
 

 

Citizen Four - Documentary [2014] - YouTube

Cet été, Claire Nouvian présente la nouvelle émission "Lanceurs d'alerte" le samedi à 13h30. Écoutez son coup de cœur pour le documentaire Citizenfour

emande pourquoi il signe « Citizen Four », il m'explique qu'il n'est ni le premier, ni le dernier lanceur d'alerte. Il n'est qu'un parmi d'autres.
 

Lanceurs d'alerte, coupables ou héros? - vidéo Dailymotion

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Pendant cette campagne présidentielle, les sites de plusieurs partis ont été la cible d’attaques pirates…déjouées par des bénévoles.

Et si demain, vous deveniez lanceur d’alerte… Mais sans les ennuis judiciaires qui vont avec ? Vous pourriez ainsi entrer dans le système informatique d’un parti politique, repartir avec le fichier de ses donateurs, prévenir les autorités compétentes qu’il y a comme un trou dans la raquette… et tout ça sans vous retrouver, vous, avec une grosse amende. C’est tout l’objectif deZérodisclo.com : une plateforme française qui met en relation les petits génies de l’informatique avec l’ANSSI, l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information

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 Mardi 30 22:45 - 00:20
Lanceurs d'alerte : coupables ou héros ?
Documentaire

Réalisé en 2014 par  James Spione

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