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07/09/2012

Mario Draghi ou le pompier pyromane

 

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

 

 

 

 

Hollande

ALERTE - La BCE achètera sans limite des obligations d'Etat de 1 à 3 ans

 

Traité comme la dernière des dernières, mécanisme européen d'austérité, Pacte des banksters européens, la France prête pour la la r€gle d'or ?
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Jean-Louis Mourier (Aurel BGC) : « Des garanties ont été données aux "faucons" de la BCE Attendu, le nouveau plan de Mario Draghi vise à faire retomber la tension sur les dettes périphériques tout en apportant des garanties aux « faucons » analyse Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC. La balle est maintenant dans le camp des Etats en difficulté

" Les pays qui demanderont de l’aide devront se placer dans le cadre d’un programme FESF/MES (sous réserve de la décision de la cour de Karlsruhe le 12/09). Cela implique des mesures d’ajustement et la surveillance du FMI aussi bien pour définir le programme d’ajustement que pour surveiller son exécution. La BCE ne pourra rien faire tant que les pays concernés n’auront pas demandé de l’aide. La tension sur les marchés risque de remonter à nouveau si certains pays comme l’Espagne tardent trop à demander de l’aide"

-  la Banque centrale européenne -- comme semblent le croire les hommes politiques, économistes et autres zinzins. Donc lui demander de créer de la monnaie en quantité illimitée pour :

1/ prêter en dernier ressort aux banques (contre collatéraux douteux) sur des appels d'offre de moins en moins conventionnels et sur des maturités de plus en plus longues ;
2/ acheter en dernier ressort la dette des Etats périphériques en émettant ex nihilo ;
3/ financer d'éventuelles moins-values sur des stocks de titres dépréciés...
... devient complètement absurde.

economie,poitique,sciété,polique monétaire,la bce,banque centrale europenne,le ministre de l'economie et des finances,pierre moscovici,mario draghiPourtant, Mario Draghi a donné des espoirs excessifs aux marchés. Il est allé jusqu'à affirmer que le financement de certaines dettes publiques ne serait pas de la création monétaire ! Mais ce que s'apprête à faire la BCE (cet après-midi ou à la prochaine échéance) est et restera du non-conventionnel de la même nature que les précédents LTRO. Car en achetant de la dette périphérique sur des maturités maximales de trois ans, c'est comme si la BCE faisait un nouveau LTRO de trois ans aux banques italiennes et espagnoles, entièrement destiné à acheter la dette de leurs souverains.

- Une nouvelle version du LTRO ?
La différence avec les LTRO passés, c'est que l'on va réussir cette fois à mettre en place une vraie déconnexion entre le risque bancaire et le risque souverain.

Définition du risque bancaire et types des risques bancaires Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité Typologie des risques bancaires

a-  Le risque de contrepartie
b- Le risque de taux
c- Le risque de change :
Les risques bancaires

d- Le risque de liquidité :
e- Le risque pays :
Gestion du risque Crédit au Crédit Agricole

Le début de semaine encore en hausse hier est freiné ce mardi par les nouveaux avertissements des agences de notation à l'attention de l'Europe. Les Bourses asiatiques reculent d'ailleurs de concert ce mardi matin, avant les rendez-vous monétaires de la fin de semaine sur le vieux continent et alors que Wall Street était fermée hier soir pour le Labor Day aux Etats-Unis. Alors que Moody's a abaissé ce matin à "négative" la perspective négative à la note de crédit 'Aaa' de l'Union Européenne, , statu quo de la Banque centrale australienne sur ses taux directeurs.

 ECO ET DEVISES . "Sur le marché des changes, l'Euro reste cependant bien orienté face au Dollar. De son côté, l'or continue de profiter des perspectives de création monétaire aux Etats-Unis et en Europe".

 Concernant l'Europe, les investisseurs attendent avec une certaine anxiété la réunion de la BCE, jeudi, au cours de laquelle ils espèrent obtenir des détails sur l'opération de rachat d'obligations d'Etat évoquée depuis le mois d'août... Hier, le président de la BCE, Mario Draghi, a donné quelques pistes, en suggérant que la banque centrale pourrait acquérir des titres de maturité inférieure à 3 ans. De tels achats ne seraient pas contraires au droit communautaire, qui interdit à la BCE de financer directement les Etats membres de la zone Euro, a-t-il estimé lors d'une intervention devant une commission du Parlement européen. Reste à savoir si ce type d'action suffira à rassurer les marchés sur les perspectives de long terme de la zone Euro, où l'activité s'est encore contractée en août dernier (indice PMI manufacturier tombé à 45,1), pour le 13ème mois consécutif.

La BCE rachètera la dette des Etats qui acceptent les règles du jeu

Très attendu, le programme de rachat d'obligations à court terme proposé par Mario Draghi est salué par les économistes. Il pourrait soulager l'Espagne et l'Italie, au prix d'une mise sous tutelle économique.

07/09/2012 André Sapir, Clemente de Lucia, Florence Pisani, Mariano Rajoy, Mario Draghi, Mario Monti, BCE, conditionnalité, OMT, Outright monetary transactions, rachats de dette, SMP

 

 

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Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde - videos.arte.tv  (a voir pendant 7 jours sur le site d'arte) Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche : Mardi 4 septembre d...

e 20:50 à 22:05 sur Arte

 

andré sapir,eurozone,clemente de lucia,florence pisani,mariano rajoy,mario draghi,mario monti,bce,conditionnalité,omt,outright monetary transactions,rachats de dette,smp,goldman sachs,mario draghi ou le pompier pyromane,jacques sapir,economie,poitique,sciétéDocuments officiels

·         Banque centrale européenne

Communiqué sur le nouveau programme de rachat de dette (OMT)

·         Banque centrale européenne

Communiqué sur les collatéraux

L'expression était devenue aussi systématique qu'incantatoire, au risque de se vider de son sens. «L’irréversibilité de l’euro», expression fétiche des dirigeants européens, dispose enfin d’un contenu, grâce à l'entremise de Mario Draghi.

A l'issue du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 6 septembre, vécu comme un Jour J pour l'eurozone, l'Italien a présenté une série de mesures pour préserver « l’unité » de la zone euro. Depuis des mois, les pays périphériques empilent les réformes sans que les investisseurs n’abandonnent l’hypothèse d’une sortie de la zone euro de ces Etats vulnérables. Ces craintes sont «infondées », a insisté le président de la BCE au cours de son intervention.

Elles se sont pourtant répercutées sur les conditions de financement des Etats italien et espagnol, asphyxiés par l'envolée des taux d'intérêt et des primes de risque. « S'il n'y a pas un acteur public qui intervient, la dynamique de contagion ne peut pas être enrayée, explique Florence Pisani, économiste chez Dexia asset management. Les investisseurs se séparent des obligations dont le prix a trop baissé et la vente fait encore plus descendre les prix. » Ce qui pousse mécaniquement les taux d'intérêt à la hausse…

Jeu d'équilibriste

 la BCE a mis au point un pare-feu, fondé sur le rachat de dette de court terme, dans le cadre d'un nouveau programme baptisé "OMT" (Outright monetary transactions ou transactions monétaires fermes).(..) . qui permet à Mario Draghi de ne pas franchir le Rubicon : les statuts de la BCE prévoient la possibilité de réaliser des « achats fermes » et l'institution ne prête pas directement aux Etats. Elle intervient seulement sur le marché secondaire

Le dispositif antérieur, connu sous le nom de "Securities Markets Programme", mis en place par Jean-Claude Trichet, portait sur des titres de plus long terme, et avait été lancé à reculons. «..... »

L'Allemagne isolée au sein de la BCE

En ciblant les obligations à 3 ans, Mario Draghi espère que son action permettra, à terme, de réduire les emprunts souverains à plus long terme (5 à 10 ans). ( ...) A cet argument s'ajoute la crainte d'une course à l'inflation savamment entretenue par les médias allemands. (...) . « Il faut arrêter avec cette caricature », a réagi Mario Draghi, s'éloignant pour l'occasion du ton policé des banquiers centraux. La BCE n'est pas aux mains d'une « clique du Sud ».

Le sort de l'Espagne bientôt connu

Devant la presse, Mario Draghi a clairement posé ses conditions en martelant les contreparties strictes sans lesquelles la BCE n'interviendra pas. Comme il l'avait déjà annoncé, l'acquisition de titres doit être précédée par le déclenchement des fonds de secours européens (FESF ou MES).

Ces derniers peuvent intervenir sur le marché primaire des dettes souveraines, mais leur utilisation est assortie d'obligations de réformes plus ou moins lourdes.

Si l'option d'une simple "ligne de crédit" octroyée pour une année est par exemple retenue pour l'Espagne, les conditions sont allégées. (… ) La deuxième option reposerait sur un sauvetage de plus grande ampleur, où l'Espagne serait littéralement mise sous tutelle économique.

Dans les deux cas, le pays devra de toute façon apprendre à travailler avec les "hommes en noir" de la Troïka, tels que les décrit la presse ibérique. ";;;", anticipe André Sapir, économiste au think tank Bruegel, ....".

Une conditionnalité à double tranchant

En balisant strictement le déclenchement des rachats, Mario Draghi comble les lacunes du système précédent mis en place par Jean-Claude Trichet. Gouvernée à l'époque par Silvio Berlusconi, l'Italie avait pu bénéficier des largesses de la BCE sans que le Cavaliere ne se lance dans un plan de réformes.

Mais ces garde-fous seront-ils efficaces ? Le Premier ministre espagnol, qui chiffre ses efforts budgétaires à 65 milliards d'euros (hausse de la TVA, des impôts, baisse des indemnités chômage, coupes généralisées dans les dépenses, y compris la santé et l'éducation…), veut éviter l'idée d'un nouveau train de mesures, cette fois-ci imposé de l'extérieur.

"Un pays qui se fait aider doit accepter des abandons de souveraineté. Il est normal que le prêteur vérifie qu'il ne fait pas un chèque en blanc, souligne Florence Pisani. Aujourd'hui, le problème est de parvenir, collectivement, à ce que les programmes européens soient plus raisonnables. On demande aux pays de rééquilibrer leur déficit de 4 à 5 points par an, la contraction s'accélère, puis on s'étonne qu'ils ne tiennent pas leurs engagements."

Echapper à la récession ( .... : , écrit dans une note Clemente de Lucia, économiste chez BNP Paribas. C'est ce dont la zone euro a désespérément besoin pour échapper à la récession."

Marie Herbet

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- Rachats d'obligations de court terme (1 à 3 ans), sans limitation de montant ni de durée

- Acquisitions conditionnées à l'utilisation du FESF ou MES donc adossées à des obligations de réformes plus ou moins poussées

- Les volumes de rachats seront publiés chaque semaine et la répartition par pays chaque mois

- Rachats ouverts aux Etats actuellement sous programme (Irlande, Portugal, Grèce), une fois qu'ils sont de nouveau en capacité de se financer sur les marchés

- L'OMT signe la fin du Securities Market Program mais la BCE garde les bons achetés dans le cadre du SMP jusqu'à ce qu'ils arrivent à échéance

- Comme à l'époque du SMP, les rachats sont "stérilisés". Les injections de la BCE sont censées être compensées par les actifs que les banques déposent auprès d'elle.

- La BCE renonce à son statut de créancier privilégié dans le cadre de ces opérations, de façon à rassurer les investisseurs privés qui assumaient un risque de perte plus important, puisque leur remboursement intervenait plus tard.

Ce nouveau cadre a été présenté au moment où la BCE a également revu ses prévisions. L'inflation va poursuivre sa baisse dans la zone euro, pour être ramenée à 1,9% en 2013, contre 2,5% cette année. La Banque prévoit une contration du PIB de 0,4% en 2012, avant une reprise molle à 0,5% l'année prochaine.

  

Mario Draghi ou le pompier pyromane

Par Jacques Sapir  |  7 septembre 2012     →    Imprimer

 
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Les mesures décidées par la Banque centrale européenne (BCE) le 6 septembre ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de soulager la zone euro dans la durée, elles ne peuvent, au mieux, que lui apporter un répit très temporaire. La crise de compétitivité et les forces de récession et de dépression vont continuer de s’étendre et leur effet se fera très rapidement sentir.

La président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’« illimitée » de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans, mais aux conditions suivantes :

  1. Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT doit en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées aux programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires que sont le (FESF) et son successeur, le Mécanisme (MES). Ou bien accepter un programme similaire, dit « de précaution », le Enhanced Conditions Credit Line, (....) .
  2. Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. (...).

Ces mesures apparaissent limitées et restrictives. Elles sont limitées car elles ne s’adressent qu’au marché secondaire, et uniquement aux titres dont la maturité n’excède pas trois ans. De ce point de vue, il faut signaler le danger de voir l’endettement des pays de la zone euro se déformer vers le cours terme si ces pays veulent avoir l’espoir de bénéficier des opérations d’OMT.

Elles sont également restrictives : non seulement elles sont accompagnées d’une conditionnalité stricte en matière de politique d’ajustement fiscal et budgétaire, mais elles doivent en plus se faire à masse constante de liquidité. Or, en raison de la récession dont pâtit la zone euro, les banques, mais aussi les entreprises, auront de plus en plus des besoins de financement qu’il faudra couvrir par des obligations. Dans les règles de la stérilisation, il faut donc s’attendre à ce que les taux d’intérêt se stabilisent pour la dette souveraine, mais augmentent sensiblement pour les agents privés. Ceci aura des conséquences très néfastes pour la croissance et conduira à amplifier la récession que nous connaissons déjà.

En dépit de ses rodomontades, Mario Draghi a été obligé de céder sur les deux points importants mis en avant ces derniers jours par les dirigeants de la Bundesbank.

D’une part, il accepte de lier les interventions de la BCE à une supervision des politiques fiscales et budgétaires, point sur lequel la Bundesbank avait d’emblée mis l’accent. Cette supervision signifie l’accroissement et la généralisation des politiques d’ajustement déjà menées en Grèce, au Portugal, en Irlande, en Espagne et en Italie, avec les résultats désastreux que l’on connaît, tant dans ces pays qu’à l’échelle de l’ensemble de la zone euro. Ces politiques ont pourtant fait la preuve de leur inefficacité et de leur nocivité : elles sont incapables de réduire significativement le déficit budgétaire et elles provoquent une dépression économique accompagnée d’une crise sociale qui prend dans les pays qui les appliquent une tournure tragique.

D’autre part, en acceptant que les interventions de la BCE se fassent à liquidité constante (principe de stérilisation), Mario Draghi a cédé devant les plus dogmatiques des responsables monétaristes de la Bundesbank qui ont remporté une victoire claire et nette.

Une fois que la satisfaction de voir bouger la BCE se sera dissipée, il faudra bien se rendre à l’évidence :

  1.  La crise de compétitivité interne à la zone euro - qui est en réalité la « mère » de la crise de la dette - n’est absolument pas affectée par ces mesures. Pire, en contribuant à élever le coût de l’argent et en impliquant une aggravation de la pression fiscale, elles vont rendre encore plus difficile la solution de cette crise pour les pays qui ont de sérieux problèmes de compétitivité
  2.  Ces mesures vont aggraver les politiques d’ajustement et enfoncer un peu plus la zone euro dans la récession, voire dans la dépression, rendant impossible en dernière analyse l’ajustement pourtant recherché.
  3.  Dans les semaines qui viennent, les marchés vont comprendre que ces mesures ne règlent rien. (....). Ceci viendra renforcer de manière considérable les pressions récessives et dépressives qui affectent de nombreuses économies.

 

 cONCLUSION /

 

Les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro. En mettant l’accent sur la question de la liquidité - un accent fort contraint par les positions de la Bundesbank -, on « oublie » la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond : l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative que l’on connaît dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de « l’irréversibilité de l’euro ».

Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?

- Perte de souveraineté populaire et dans une moindre mesure des gouvernements
- Risque de faillite des pays, donc aussi de la France
- Des organismes créer avec le capitalisme : les banques centrales, OMC, PACS dont le seul objectifs est de satisfaire le marché et de soutenir les industries capitalistes
- D'une crise de la régulation a une crise systémique
- La crise permanente du système capitaliste ou fonctionnement du capitalisme. Celle ci s'en retrouve accentué avec son déclin
- Une dette souveraine du a plusieurs causes : loi de 1973, la chute tendanciel des profits ( baisse des bénéfices, du pouvoir d'achat, des impôts, lois avantageuses pour les plus riches,....). Résultat depuis 30 ans, la balance commerciale est déficitaire et nous payons que les intérêts de la dettes. Nous hypothéquons l'avenir des prochaines générations
- Les politiciens ont perdu le contrôle de la situation.
Les espoirs de nouvelles mesures de soutien à l'économie de la part des banques centrales mondiales ont encore une fois soutenu les indices alors que l'actualité macro et microéconomique devient de plus en plus réduite à l'approche de la mi août.      

 

La question du nouveau traité européen agite l'actualité. Il contient des mesures
qui vont nous concerner très directement, causant probablement une catastrophe
sociale... Mais quel est le contenu exact de ce traité?


Tout d'abord, il faut savoir qu'il n'y a pas un mais deux traités, souvent confondus : le MES et le TSCG. Que cachent ces sigles barbares ? Le premier, le MES, ratifié le 21 février 2012, concerne le mécanisme européen de stabilité. Celui-ci est censé remédier aux faillites des États comme par exemple les demandes d'aide à l'Union européenne de la Grèce, l'Irlande ou encore l'Espagne. Il consiste en une gigantesque réserve de 700 milliards d'euros qui peuvent être prêtés à des taux
assez bas aux États. Évidemment, la carotte ne va pas sans le bâton : dès qu'une demande d'aide est enclenchée, il faut appliquer des réformes structurelles décidées par la Banque centrale européenne et la Commission européenne.

Celles-ci peuvent être des privatisations, des réductions de salaires ou encore la casse de la sécurité sociale... En gros, ce mécanisme est la création d'un FMI interne à l'Europe qui permettra d'imposer toujours plus d'austérité et de réformes
structurelles.

On notera au passage qu'il coute 142 milliards à la France soit l'équivalent de trois fois le budget annuel de l'Éducation nationale... Ce traité ne concerne que les États déjà en faillite qui doivent faire appel à l'Union européenne.
Heureusement, pour faire appliquer l'austérité aux États qui ne sont pas encore en faillite, il y a le frère jumeau du MES, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSGC). Sous prétexte de complexes règles dont nous épargnerons les détails aux lecteurs et lectrices, ce traité impose un taux maximum de déficit public (variable). Celui-ci est connu sous le nom de «règle d'or».

Concrètement, cela veut dire qu'un État qui dépasse un certain taux de déficit a l'obligation de le réduire, et comme l'argent ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, appliquer une cure d'austérité dont nous ne connaissons que trop bien le contenu. A cela s'ajoutent des sanctions automatiques dès que le déficit atteint plus de 3 % du PIB.

En France, le déficit s'élève en 2012, à environ 4,5 % du PIB. Si le traité TSCG rentre en application, en 2014, celui-ci ne devra pas s'élever à plus de 1,22 % du PIB. Cela signifie qu'en un an, afin de se plier aux obligations du traité, les
socialistes devront trouver de 70 à 80 milliards d'euros, ce qui implique une cure d'austérité massive.


L'austérité: une guerre aux classes populaires!

Depuis le début de la crise, les plans d'austérité se succèdent. Les deux nouveaux traités ne sont que des étapes de ce mécanisme d'austérité qui est à l'oeuvre à l'échelle européenne. Faire une liste exhaustive de toutes les mesures prendrait
bien trop de place.

Contentons-nous de dire que la plupart des mesures d'austérité touchent prioritairement, les salarié-e-s, le prolétariat, que ce soit à travers des baisses du salaire indirect (des baisses de prestation de la sécurité sociale comme l'assurance maladie les retraites ou chômage), une diminution des services publics ou encore des attaques directe contre les salaires (ex : en Grèce moins 20% sur les salaires des fonctionnaires).

Si ces mesures augmentent temporairement le taux de profit de la bourgeoisie, il est très probable qu'elles auront des conséquences quasi apocalyptiques pour l'économie de la zone euro. En effet, une baisse globale de la masse salariale ajoutée à une baisse des dépenses étatiques dans un contexte économique de crise mène à une récession. Celle-ci, qui est une contraction de l'activité économique, va mener à une diminution des recettes fiscales, et donc a un fort déficit des finances publiques. En retour, le fort déficit va mener à de nouvelles mesures d'austérité et ainsi de suite. La boucle est bouclée.

Ce mécanisme est à l'oeuvre en Grèce où un nouveau plan d'austérité de 14 milliards d'euros va prendre effet en septembre alors que le pays connait une récession de 7 %. Il l'est aussi en Espagne, pays en récession depuis 2010, mais aussi dans une moindre mesure dans l'ensemble de la zone euro qui devrait connaître une récession de 0,4% en 2012.

Plus globalement, ces politiques d'austérité risquent d'approfondir la crise à l'échelle planétaire. En effet, l'Union européenne est le plus gros marché mondial :

 


Pour la bourgeoisie, pour les plus riches, cela signifie une augmentation des revenus, de leur taux de profit. Elle est obtenue au prix d'attaques massives contre la classe salariée européenne. Ces attaques, suite aux mécanismes décrits ci-dessus,
présentent une réelle possibilité de mener l'économie mondiale au fond du gouffre.


Perspectives

Face à ces perspectives d'effondrement, une réponse qui gagne du terrain consiste à proposer une autre gestion de la crise comme peuvent le faire une myriade d'intellectuels, des colonnes de Marianne à la fondation Copernic en passant par

Attac.

Le discours antilibéral propose en filigrane une autre gestion de l'économie capitaliste à base d'investissements publics, de relance monétaire et de protectionnisme. Les mesures qu'il prône comme la monétisation de la dette ou la relance keynésienne (à l'exception du protectionnisme) sont en application dans d'autres pays industrialisés comme les USA ou le Royaume-Uni (qui a refusé les traités) sans pour autant obtenir des rés ultats très probants.

Pour nous, cette perspective n'est ni réaliste ni souhaitable. Le capitalisme est un système mortifère qui détruit l'environnement, pour produire des biens en grande partie inutiles aux prix de l'exploitation toujours croissante de la majeure partie de l'humanité.

La crise majeure qu'il traverse est un moment où il faut se demander comment sortir du capitalisme et non comment l'amender.

Le deuxième traité (TSCG) n'est pas encore ratifié en France. La question du  référendum sur la question nous semble insuffisante. S'il y a résistance à ces traités, c'est dans la rue qu'elle se fera.

Les multiples plans d'austérité ont déjà suscité de nombreuses et fortes résistances que ce soit en Espagne, en Italie, en Grèce mais aussi au Royaume-Uni et en Roumanie.

Avant d'être à la rue, soyons dans la rue ! La cure d'austérité en France est d'ores et déjà annoncée et entérinée par les nouveaux traités européens. Elle consistera en une attaque directe et massive sur nos salaires et nos droits à la sécurité sociale.

 


Il importe de construire dès aujourd'hui les résistances à cette attaque et de se poser dès maintenant la question d'aller plus loin que la simple résistance à l'austérité...

Matthijs - AL-Montpellier


source : Alternative libertaire

TSCG : le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe, par Sydne93 

 

 un lien. Grèce : les dictateurs de l'UE exigent 6 jours de travail par semaine

 

 

 

04/09/2012

Goldman Sachs ...

 

 

 

documentaire,goldman sachs

 

 

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L’Amérique qui flippe ou l’Amérique qui floppe ? (9) - www.la-bas.org  

 

 

 

L’intérêt particulier contre l’intérêt général. C’est à cela que ressemble la politique aux États-Unis. Tous les quatre ans, les candidats se fabriquent à coup de millions de dollars, à coup de spots anti ou pro tel candidat. Et contrairement à l’idée reçue, ce ne sont pas les lobbyistes qui courent vers Washington, mais bien les élus locaux qui ont besoin d’argent.

 

Le monde à l’envers. Celui où les lobbyistes sont obligés de couper leur cellulaire pour échapper aux élus. Celui où l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours - autrement dit les Mormons - profite de la candidature de Mitt Romney pour dépoussiérer son image et imposer des thèmes de campagne sur leurs valeurs. Enfin, celui où un grand patron - David Siegel, fondateur et Pdg de Westgate Resorts - envoie un mail d’opinion à ses salariés en menaçant de les licencier si le président Obama est réélu.

« De l’enfer du jeu au paradis Mormon,
Celui qui paie l’orchestre choisit la musique. »

Reportage à Salt Lake City de Giv Anquetil et Daniel Mermet.

 


 

Programmation musicale :
-  Elson Smith : "Flip flop"
-  Johnny Cash : "Personal Jesus"

Documentaire : Goldman Sachs

Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche

documentaire,goldman sachsPlus qu'une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d'euros d'actifs, soit deux fois le budget de la France. Après s'être enrichie pendant la crise des «subprimes», en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l'un des instigateurs de la crise de l'euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l'argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d'influence unique au monde, et à son armée de 30 000 banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l'impunité des justices américaine et européennes. Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde

 

Goldman Sachs n'a rien fait de mal. Tel est le jugement - de poids - de Warren Buffett, qui a tenu samedi l'assemblée générale annuelle de Berkshire Hathaway. Les profits réalisés par son holding au premier trimestre ont atteint plus de 3,6 milliards de dollars. (Source AFP)

Dans le Figaro :  . C’est assez hypocrite de sa part. «C'est un peu dur pour moi d'avoir beaucoup de compassion pour une banque qui a fait le mauvais choix», a-t-il lancé, se référant aux établissements financiers qui ont acheté le fameux produit Abacus créé par le jeune Français Fabrice Tourre. Ou encore déclare que « la faute à la réglementation, pas aux banques ». C’est une façon hypocrite et cynique de dire que la faute ne vient pas de nous mais des autres.  On comprend mieux sa réaction, quand on sait que Berkshire Hathaway vire au vert (son fond). «Ces résultats montrent que l'économie montre des signes de reprises significatifs pour la première fois», en a conclu Warren Buffett. Dévoilés samedi, ces chiffres préliminaires témoignent de la vivacité de son activité sur les produits dérivés, qui renoue avec les profits : 1,41 milliard de dollars, quand la perte s'élevait à 3,24 milliards sur les trois premiers mois de l'exercice précédent. Le bénéfice d'exploitation s'est apprécié de 30% à 2,2 milliards de dollars contre 1,7 milliard un an plus tôt.

Pour en savoir plus : Les nouveaux rois des marchés... , La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat, Les vrais maitres du monde ???, Les risques de destabilisations lié a la crise financière, écologique…Après la crise financière, la guerre civile ?

 

 

Un film de Mathieu VERBOUD
2011, 52 mn

 

 Un documentaire à charge diffusé par Arte mène l'enquête sur la banque américaine. Extraits.Publié le 10 août 2012

Dans un documentaire diffusé mardi 4 septembre à 20h50, Arte plonge au cœur de la banque d'affaires qui incarne à elle seule tous les excès de la spéculation financière. Cette puissance étend son emprise sur les entreprises et les gouvernements.

Dans ce premier extrait, une ancienne employée de la banque témoigne de la manière dont Goldman Sachs inculque à ses troupes un esprit de compétition exacerbée en échange d'un salaire mirobolant. "Elle recrute les meilleurs et les transforme en mutants", assure William Cohan, un ancien banquier.Dans ce deuxième extrait, Nick Dunbar, journaliste qui a révélé les dessous du "deal" entre les Grecs et Goldman Sachs, revient sur le mécanisme qui a permis à la Grèce de réduire sa dette artificiellement de 3 milliards d'euros et à la banque d'engranger 600 millions d'euros.Extraits de "Goldman Sachs la banque qui dirige le monde" diffusé sur Arte le mardi 4 septembre à 20h50.

La pieuvre Goldman Sachs Ces chefs d'Etat qui se recyclent dans le business :Nombre d'anciens cadres de la banque américaine sont aux manettes des plus grandes institutions privées et publiques de la planète. LireJ'ai une confession à faire: je vais au lit tous les soirs, et je rêve d'une autre récession (...). Personnellement, j'ai rêvé de ce moment depuis trois ans", a déclaré Alessio Rastani sans ambages.

Interrogé sur la réponse des dirigeants à la crise de l'euro, le jeune homme de 34 ans a déclaré que les traders "se foutent" de l'euro. "La plupart des traders se fichent de savoir comment (...) la situation va être résolue. Notre boulot, c'est de faire de l'argent", a-t-il affirmé.

"Les gouvernements ne dirigent pas le monde. Goldman Sachs (banque d'affaires américaine) dirige le monde. Goldman Sachs s'en fiche de ce plan de sauvetage, tout comme les importants fonds spéculatifs", a-t-il assuré.

Les commentaires de M. Rastani, présenté comme un trader indépendant par BBC, ont provoqué de nombreuses réactions.

"Cela me semble immoral et amoral", a réagi la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado. "Le trader qui a soulevé le couvercle sur ce que la City pense vraiment", a titré The Independent.

Certains médias ont avancé que M. Rastani pourrait être un membre de Yes Men, un groupe basé aux Etats-Unis qui avait reconnu sa responsabilité dans une info bidon reprise par la BBC en 2004, selon laquelle la société Dow Chemical allait indemniser les victimes du désastre de Bhopal en Inde en 1984.

Mais Yes Men a démenti être cette fois impliqué, et dans une interview mardi au magazine financier Forbes, M. Rastani a insisté sur le fait qu'il était un trader travaillant à son compte.

Goldman Sachs, citée par M. Rastani, s'est refusée à tout commentaire.

Le rôle de la banque Goldman Sachs dans la chute de la Grece : Les dessous de la crise économique mondiale - TRADING 2.0, Il était une fois La crise de la finance mondiale Parti 1/ 2 Documentaire vidéo 2015, Krach 2008, l'origine de la crise

Comment la « machine à bulles » (Goldman Sachs) est entrée dans la tourmente et . Revoir Les maître du monde: « les vrais sont plus discret 200 patrons, banques, fond de pension détenant des milliers. Ce sont des gestionnaires assez froids. Les marchés se frottent les mains (crise du Mexique) ils seront rembourser. A-t-on retenu les leçons. » Cette phrase prophétique, surtout après l’énième blocage des marchés financier avec l’aide des républicains, et même de démocrate « Aucun pays ne peut bâtir une politique économique et sociale sans l’approbation des marchés financiers. Prenons les Etats-Unis, Bill Clinton est élu président il y a 4 ans, après une campagne basée sur la réduction des inégalités sociales (similaire actuellement avec Obama). Des sont investiture, il annonce tout le contraire ; réduction budgétaire, donc paiement de la dette donc engraissement des marchés financiers…..

"l'italie gouvernée,goldman and sachs,mario monti"

 Goldman Sachs, qui tire sa puissance et ses profits de la confusion entre les intérêts publics et les intérêts privés, accroit encore son influence avec la nomination d’un de ses cadres, Mario Monti, comme Premier Ministre de l’Italie.

Quand le gouvernement Monti sera lancé, ministres et sous-secrétaires trinqueront. Pas au champagne cependant, mais avec du Coca-Cola. Mario Monti est en effet membre de l’International Advisory Board de la multinationale étasunienne, c’est-à-dire du comité des experts qui la conseille sur comment accroître les colossaux profits déjà réalisés grâce à sa position dominante dans le marché mondial des boissons et de l’eau en bouteille. Et pourtant, quand il était commissaire européen à la concurrence, Mario Monti poursuivit Coca-Cola pour abus de position dominante. Le contentieux se termina avec un accord en 2004, mais la multinationale resta en excellents termes avec Monti, si bien que deux ans plus tard elle l’embaucha comme consultant.

À New York, la naissance du gouvernement Monti sera fêtée avec un très coûteux champagne, surtout chez Goldman Sachs, une des plus importantes banques d’investissement du monde, dont Mario Monti est international advisor, c’est-à-dire consultant. Ce groupe bancaire est spécialisé dans les produits financiers dérivés, outils dont la valeur est fondée sur celle d’autres biens, parmi lesquels les matières premières agricoles ; mécanismes spéculatifs qui d’une part ont permis de réaliser d’énormes profits, et de l’autre ont provoqué l’augmentation des prix internationaux des céréales, réduisant à la famine plus d’un milliard de personnes.

Goldman Sachs a été aussi un des principaux auteurs de l’arnaque internationale des crédits subprime, concédés aux USA à des personnes économiquement peu fiables. Ils ont été transformés en obligations à haut risque, elles-mêmes mélangées à des titres fiables en paquets, définis comme « saucisses financières ». Garanties par les plus importantes agences de notation (Moodys, Standard & Poors et Fitch), les « saucisses » empoisonnées ont été acquises par des fonds de pension et par d’autres investisseurs institutionnels, se diffusant ainsi chez les petits épargnants du monde entier. L’explosion de la bulle spéculative, en 2008, a provoqué, à échelle mondiale, des faillites, restrictions du crédit, chutes d’investissements productifs, et ultérieurement restructurations pour réduire le coût du travail et, donc, une augmentation du chômage et de la pauvreté. De tout cela sont aussi remerciés les consultants de Goldman Sachs (parmi lesquels Monti), qui a spéculé jusque sur les interventions massives, faites par les gouvernements avec de l’argent public, pour le « sauvetage » des grandes banques qui avaient provoqué la crise. Quand la SEC, l’institution gouvernementale étasunienne de contrôle des marchés financiers, a accusé Goldman Sachs de délit de fraude, l’oiseau s’était envolé.

Après avoir contribué à provoquer la crise financière, qui depuis les États-Unis a aussi investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne. Il y a trois mois, le 16 août, elle a envoyé à ses plus importants clients un rapport réservé de 54 pages, en les avertissant de l’aggravation imminente de la crise dans la zone euro et en leur donnant des instructions précises sur comment faire de l’argent avec la crise. Il s’agit de la même technique que celle utilisée avec la crise des crédits : tandis qu’elle présentait publiquement les « saucisses financières » comme des investissements de fiabilité maximale, la banque conseillait secrètement à ses plus gros clients de s’en défaire au plus tôt.

Le rapport sur la crise financière en Europe a été envoyé en août à quelques centaines de gros investisseurs à échelle mondiale, tout en restant secret pour les autres. Le Wall Street Journal en a donné la nouvelle le 1er septembre, en ne fournissant cependant que quelques extraits génériques. Prévoyant que pour « sauver » les banques européennes il faudra un capital d’au moins 1 000 milliards de dollars, dans le rapport on conseille « aux investisseurs en produits financiers dérivés de tirer profit de la crise en Europe ». À coup sûr, Goldman Sachs ne s’est pas limitée à lire dans une boule de cristal, mais a mis la main à la pâte dans les mécanismes de la crise qui a investi l’Italie. Une crise que va affronter celui que le secrétaire du Parti Démocrate Italien Pier Luigi Bersani définit comme « un gouvernement digne de foi et à forte valeur technique ». On ne saurait en douter : il sera présidé par un international advisor de Goldman Sachs.
Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat

Le débat de la réforme de Wall Street : Être pour où contre des règles plus musclées pour les gros bras de Wall Street. Cet échec montre que alors que le scandale de Goldman Sachs est encore frais (

 

Le président Obama s’est dit «profondément déçu que les républicains du Sénat aient voté en bloc contre l’ouverture des débats sur la réforme de Wall Street. Les Américains ne peuvent se permettre cela», a ajouté le président qui a accusé certains républicains de retarder les débats pour «poursuivre les discussions derrière des portes closes, où les lobbyistes de l’industrie financière peuvent amoindrir la réforme ou bien la tuer».Le plus étonnant est que de nombreux démocrate est voté contre la réforme.

 

 

L'Europe du sud gangrénée


Le "Vegas" espagnol, future plaque tournante ?

Etant donné les intérêts colossaux en jeux, quel est la capacité d'action du pouvoir politique ? Difficile de réduire les Etats à un simple rôle de victime et de spectateur passif. En Afrique, en Amérique latine, dans les Balkans et en Europe de l'est, les entreprises criminelles agissent à une telle échelle qu'il est impossible que les gouvernements ne soient pas partie prenante, estime l'écrivain et chroniqueur d'origine vénézuélienne Moisés Naim dans une tribune de La Repubblica

Gouvernements, institutions internationales, grandes entreprises... Nul acteur de l'économie et de la finance n'échappe aujourd'hui à la toile tissée par Goldman Sachs, une "mégabanque" sans laquelle peu de décisions sont prises, et grâce à laquelle nombre de "coups" sont mis en œuvre. Au risque, souvent, de flirter avec l'illégalité.

Date de première diffusion : Mar., 4 sept. 2012, 20h50


Ces chefs d'Etat qui se recyclent dans le business :
"affaire Barroso".

Journal du Lundi 11 Juillet 2016 : U. E. / Barroso et Goldman Sachs officialisent leur relation 

L'infatigable combattant de la "Finance sans visage", François Hollande, est tout offusqué de ce changement de carrière qu'il juge "moralement inacceptable". Le Monde dénonce la "‘bulle' bruxelloise, au sein de laquelle se côtoient quotidiennement politiques, technocrates, lobbyistes et experts défendant les intérêts les plus divers

L'ancien président de la Commission européenne, Manuel Barroso, va chez Goldman Sachs. Et c'est le tollé général. Tollé surprenant car ça fait des dizaines d'années que Goldman se paie des politiques et envoie même ses anciens banquiers à des postes de haute responsabilité partout dans le monde pour créer un réseau qui lui permet d'être encore debout et vaillante malgré sa responsabilité dans la crise des subprimes et tous les scandales auxquels la banque est mêlée. Mais c'est vrai que c'est un scandale. Imaginez qu'en France un banquier devienne ministre de l'Économie ou qu'au contraire un conseiller du président devienne patron d'une des plus grandes banques commerciales! Inimaginable...Vraiment?

Royaume-Uni : Boris Johnson renonce à sa lucrative chronique dans « The Daily Telegraph ». Selon le monde e tout nouveau ministre des affaires étrangères britannique , Boris Johnson, a faitsavoir lundi 18 juillet qu’il renonçait à sa chronique hebdomadaire dans le quotidienThe Daily Telegraph. Il met ainsi fin à un très lucratif contrat de 250 000 livres(299 000 euros) par an. « Il serait inopportun pour lui de continuer à écrire sa chronique (…), eu égard à ses nouvelles fonctions de ministre », a commenté son porte-parole.

José Manuel Barroso, l’anti-européen MOBILE.LEMONDE.FR, Contrôle fiscal des entreprises : le "fantastique appel à la fraude" de Sarkozy MARIANNE.NET

 
 

Il y a désormais une "affaire Barroso". C'est Le Monde qui le dit ! Le président de la Commission européenne de 2004 à 2014 va devenir conseiller pour le Brexit de la banque d'affaires Goldman Sachs.

. Manuel Barroso s'était recyclé en tant que professeur invité dans quelques grandes universités (Princeton, universités de Genève et de Lisbonne) mais pas de quoi nourrir grassement son homme. Il ne touchait plus que 15 000 euros d'indemnités mensuelles au titre d'indemnités de transition. Tandis que Goldman Sachs...

Goldman Sachs lui offre une noble mission, à la hauteur de son dévouement : celle de "minimiser les nuisances" de la décision  des Britanniques de quitter le paradis de l'Union européenne. La banque d'affaires américaine, qui avait son idée sur cette question, avait financé à hauteur de 500 000 livres le camp du "remain". Mais rien n'y a fait, les Britanniques ont mal voté. Selon le Financial Times, Barroso, ce héros de l'Union, devra négocier la délicate question du passeport bancaire.

Le passeport bancaire désigne la faculté pour les banques établies au Royaume-Uni d'utiliser leurs licences britanniques pour se livrer à des opérations en euro sur le marché européen. Faute de ce précieux sésame, les banques étrangères établies à Londres devront se trouver un autre pays européen d'accueil désireux de soutenir et réguler leurs activités les plus complexes : le shadow banking, la finance de l'ombre et ses dizaines de milliers de milliards de produits dérivés... "Si mon conseil peut aider dans ces circonstances, je suis prêt à contribuer, bien sûr", a déclaré Barroso, modeste, au Financial Times.

 
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Ne vous trompez pas d'ennemi : Comme le disait Winston Churchill, "il vaut mieux prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par le cou".


La finance imaginaire, analogie du capitalisme La Finance imaginaire - Là-bas si j'y suis : ".

 L'envers de la méfaille*

Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde PDF]  GOLDMaN SaCHS La BaNQUe QUI DIrIGe Le MONDe Au Coeur De La Maison Blanche Barack Obama Créé le lundi 18 juillet 2016

Marc Roche et Jérôme Fritel : Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde ; Jacques Généreux  - france inter

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(ré)écouter cette émission

disponible jusqu’au 30/05/2015 20h00

L’interview de Mario Draghi – citoyenactif , Source : Wall Street Journal, http://www.les-crises.fr/modele-social-draghi/

Confession d’un trader

doc PDF intéressant a lire : ]  Mario Monti au Figaro :  «  Mon gouvernement peut tomber demain, nous ne sommes pas ici pour survivre, mais pour accomplir un un bon travail » propos recueilli par Richard Heuzé du 05/01/2012

libéralisme | Mediapart 

Le capitalisme à la source des problèmes sociaux et environnementaux

Manipulations de Goldman Sachs. Encore et toujours

reportages :

Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde - videos.arte.tv

Goldman Sachs - Analyse d'une pieuvre financière mondiale ...

dman Sachs : Analyse d'une pieuvre ...

ITALIETrop d’argent sale derrière le TGV

ITALIEMilan, nouvelle capitale de la mafia

ÉCONOMIESaviano : la mafia au service de la finance mondiale

 analyse de Golman sachs par les libertaire :

 analyse de Goldman sachs + libertaire

 Austérisons-nous - Le Monde Libertaire : " Qu’est-ce qui est arrive à Papandréou ?

http://www.youtube.com/watch?v=dk_7tFZ7a58&NR=

 A voir ce soir ( mis sur Facebook) , ( dans la thématique mis sur Facebook),( mis sur le mur de Jacques ), ( mis sur le mur de Thierry Noirtault via Charlie Fougere : voir iciSur ARTE : Documentaire : Goldman Sachs , Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde - arte +7 ( a voir pendant 7 jours sur le site d'arte) Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche : Mardi 4 septembre de 20:50 à 22:05 sur Arte La piel que habito  Drame réalisé en 2011 par Pedro Almodóvar Mardi 4 septembre de 20:55 à 22:50 sur Canal+ La danse des garçons afghans : Société réalisé en 2010 par amie Doran  Mardi 4 septembre 2012 de 20:40 à 21:35 sur France 5 Voir dans la grille Little Miss Sunshine : Comédie dramatique réalisé en 2006 par Jonathan Dayton, Valerie Faris Mardi 4 septembre de 20:45 à 22:25 sur France 4 Voir dans la grille

A vOir : L’article que j'ai mis : " Travailleurs et pauvres: les Européens qui triment en 2010 ,

Naomi Klein - la stratégie du choc , Les maîtres du monde (dailymotion), Après la crise financière, la guerre civile ?Paradis Fiscaux , Industriels Contre Verts : La Bataille Du LobbyingSoutien aux communautés Mapuche du Chili «Seguir luchando para seguir existiendo»

Source : reseau Voltaire

15/03/2012

Pourquoi je quitte Goldman Sachs"

Interview intéressante

« Aujourd'hui, c'est mon dernier jour chez Goldman Sachs. Après presque 12 ans dans cette entreprise -- d'abord en tant que stagiaire pendant que j'étais étudiant à Stanford, puis à New York pendant 10 ans, et maintenant à Londres -- je pense y avoir travaillé assez longtemps pour comprendre l'évolution de sa culture, ses membres, et son identité. Et je peux dire honnêtement que l'environnement y est désormais plus toxique et destructeur que jamais.

Pour tout dire de manière la plus simple possible, les intérêts du client continuent d'être mis de côté dans le fonctionnement de l'entreprise. Goldman Sachs est pourtant une des plus grandes et plus importantes banques d'investissements de la planète, et elle est trop fondamentale dans le monde de la finance pour se permettre de continuer ainsi. L'entreprise a tellement changé depuis le jour où je l'ai rejointe après mes études que je ne peux plus aujourd'hui, en bonne conscience, dire que je m'identifie à ce qu'elle représente.

Cela étonnera un public sceptique, mais la culture d'entreprise a toujours été un aspect important du succès de Goldman Sachs. La banque exigeait des principes tels que l'esprit d'équipe, l'intégrité, l'humilité, et surtout de toujours faire ce qui convient au client. Cette culture était le secret qui nous a permis d'obtenir et de garder la confiance de nos clients pendant 143 ans, et qui a fait qu'on aimait y travailler. Il n'était pas seulement question de gagner de l'argent, car s'il n'était question que de cela, l'entreprise n'aurait pas duré aussi longtemps. Je suis triste de dire qu'en regardant autour de moi aujourd'hui je ne vois plus aucune trace de cette culture qui m'avait tant donné envie de travailler pour cette entreprise, pendant tant d'années. Je n'ai plus du tout de fierté, ni de foi.

Cela n'a pas toujours été ainsi. Pendant plus de 10 ans j'ai recruté et encadré des candidats tout au long de notre pénible processus d'entretiens. J'ai été sélectionné parmi 10 personnes (dans une entreprise qui compte plus de 30 000 employés) pour apparaître dans notre vidéo de recrutement, qui tourne dans tous les campus étudiants auxquels nous rendons visite dans le monde entier. En 2006, je gérais le programme des stagiaires d'été en ventes et trading à New York que suivaient les 80 étudiants qui avaient réussi à se démarquer des milliers de postulants.

J'ai su qu'il était temps de partir lorsque je me suis rendu compte que je ne pouvais plus regarder ces étudiants dans les yeux et leur dire que Goldman Sachs était un endroit fantastique pour travailler.

Lorsqu'on écrira l'histoire de Goldman Sachs, on notera que l'actuel PDG, Lloyd C. Blankfein, et le président, Gary D. Cohn, ont été responsables de la perte de cette culture. Je crois sincèrement que le déclin de la fibre morale de cette entreprise représente la menace la plus importante pour sa survie à long terme.

Au cours de ma carrière, j'ai eu le privilège de servir de conseil pour le montage de deux des plus gros hedge funds de la planète, pour trois des plus importants fonds souverains du Moyen-Orient et de l'Asie, et pour cinq des plus grands gestionnaires d'actifs aux Etats-Unis. Les actifs sous gestion de mes clients valent plus de mille milliards de dollars. J'ai toujours été très fier de pouvoir conseiller mes clients dans leur propre intérêt, même si cela représentait moins de revenus pour la banque. Ce point de vue est devenu de moins en moins populaire chez Goldman Sachs. Encore une indication qu'il était temps de partir.

Comment en sommes-nous arrivés là ? L'entreprise a changé la façon dont elle perçoit le leadership, la position de dirigeant. Il fut un temps où être un bon leader signifiait avoir des idées, montrer l'exemple et faire ce qui est juste. Aujourd'hui, si vous gagnez assez d'argent pour la banque (sans être un tueur en série), vous serez tout de suite promu à un poste important.

Quelles sont les trois manières de devenir rapidement un leader, désormais ?

A) Exécuter son client avec les "haches" de l'entreprise, un terme utilisé chez Goldman Sachs pour dire qu'il faut convaincre les clients d'investir dans des actions ou d'autres produits dont on essaie de se débarrasser car ils ne représentent pas un profit potentiel.

 B) "Chasser les éléphants". Traduction : convaincre ses clients -- certains sophistiqués, d'autres moins -- de négocier en Bourse ce qui rapportera le plus de profit à Goldman. Vous pouvez me traiter de ringard, mais je n'aime pas vendre à mon client un produit qui ne lui convient pas. C) Dénicher un poste consistant à placer un produit financier illiquide et opaque, résumé par un acronyme à trois lettres.

Aujourd'hui, beaucoup de ces leaders affichent la culture de Goldman Sachs à zéro pourcent. J'assiste aux réunions de ventes de produits dérivés, et pas une minute n'est consacrée à se demander comment aider nos clients. Il s'agit simplement de déterminer comment les utiliser pour gagner un maximum d'argent. Si vous étiez un Martien assistant à l'une de ces réunions, vous penseriez que le succès ou le progrès d'un client n'entre pas du tout en compte dans nos réflexions.

Cela me rend tout simplement malade de voir à quel point les gens peuvent parler sans gêne de voler leurs clients. Sur les 12 derniers mois, j'ai vu cinq directeurs gestionnaires différents traiter leurs clients de "marionnettes", parfois dans des e-mails en interne. Même après les histoires de fraude avec l'intervention de la SEC, l'affaire Fabulous Fab (1), Abacus, "l'oeuvre de Dieu" (2), Goldman Sachs traité de "vampire des abysses" par le magazine Rolling Stone (3) ?... Aucune humilité ? Allons donc. Et de l'intégrité ? Encore moins. Je ne parle pas de fraude ou de comportement illégal, mais quant à forcer les clients à acheter des produits compliqués et lucratifs, alors que ce sont ni les investissements les plus simples ni ceux qui s'accordent avec leurs objectifs ? On le fait tous les jo urs.

Je trouve stupéfiant de voir à quel point la direction ne comprend pas une vérité toute simple : si le client ne vous fait pas confiance, il ne travaillera plus avec vous, que vous soyez le plus intelligent ou non.

Ces jours-ci, la question la plus fréquemment posée par les analystes juniors au sujet des produits dérivés, c'est "combien d'argent avons-nous gagné sur le dos du client ?" Je suis gêné à chaque fois que je l'entends, car ce comportement reflète ce qu'ils observent chez leurs dirigeants, leurs "leaders". Projetons-nous dans 10 ans : inutile d'être psychologue pour comprendre que ces jeunes analystes, qui entendent à longueur de journée les termes "marionnettes", "arracher les yeux" et "se faire payer" ne vont pas devenir de petits anges.

Moi aussi, lorsque j'étais analyste junior de première année, je ne savais pas où étaient situées les toilettes ni comment faire mon noeud de cravate. On m'a plutôt appris à me préoccuper de savoir ce qu'était un produit dérivé, de comprendre la finance, de connaître nos clients et ce qui les motive, d'apprendre comment ils jaugent le succès et ce qu'on pouvait faire pour les aider à atteindre ce but.

Les grands moments de fierté de ma vie -- recevoir une bourse étudiante pour venir d'Afrique du Sud à Stanford, être sélectionné au niveau national pour la bourse Rhodes, gagner la médaille de bronze en tennis de table lors des Maccabiades -- ont tous été obtenus grâce au travail, sans raccourcis. Goldman Sachs aujourd'hui met en avant la culture du raccourci et non de l'accomplissement. Cela ne me paraît pas moral.

J'espère que ceci sera une sonnette d'alarme pour le conseil d'administration de Goldman Sachs. Remettez le client au coeur de l'activité. Sans clients, vous ne gagnerez rien. D'ailleurs vous n'existerez plus. Expulsez les employés corrompus, peu importe les montants qu'ils rapportent à la société. Revenez à la culture d'entreprise d'origine, afin que les gens viennent travaillent pour les bonnes raisons. Ceux qui se préoccupent uniquement de gagner de l'argent ne maintiendront pas la banque -- ni la confiance des clients -- en vie très longtemps.

© New York Times 2012
Texte traduit de l'anglais par Ségolène Zimmern


NDLR

(1) Fabulous Fab, alias Fabrice Tourre. Ce trader français fut au coeur de l'enquête menée par la SEC en 2010. Il fut l'un des concepteurs des produits titrisés subprime Abacus

 

voir aussi : Renflouages cachés , Libéralisation selon Monti, Confession d'un trader, Ces «hedge funds» qui..., Warren Buffett soutient... , Les nouveaux rois des..., Les implications des hedges..., Les vrais maitres du monde ???, Comment la « machine à...Goldman Sachs, documentaires : Les nouveaux maîtres du monde -Goldman Sachs, Goldman Sachs - Analyse d'une pieuvre financière mondiale
  

 

 
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