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06/01/2016

Bowie, l’homme cent visages ou le fantôme d’Hérouville

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Sur France Inter :

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 01/10/2018 06h53

 
Faire du neuf, ou du moins de l’original, sur un sujet très rebattu… Tel était la démarche de Gaëtan Chataigner coréalisateur du documentaire “David Bowie, l’homme cent visages ou le fantôme d’Hérouville”. Un film qui se concentre sur la féconde période seventies de la star diffusé sur France 4, mercredi 6 janvier.

David Bowie n’est nulle part, et en même temps il est partout. Alors qu’il n’a pas donné d’interview et n’est pas apparu dans les médias depuis des années, il n’a cessé d’occuper l’actualité depuis son come-back surprise de 2013. Quelques mois après le triomphe de l’expoDavid Bowie is à la Cité de la musique sort ces jours-ci un nouvel album plutôt expérimental, Blackstar.Diffusé à cette occasion, le documentaire deChristophe Conte (auteur) et Gaëtan Chataigner(réalisateur) aurait pu n’être qu’une énième biographie passant en revue les albums. Tout en restant informatif et en respectant la chronologie,David Bowie, l’homme cent visages ou le fantôme d’Hérouville est pourtant davantage : une évocation stylée, drôle et mélancolique, où passé et présent se répondent sans cesse. Gaëtan Chataigner, qui a longtemps été musicien (notamment au sein du groupe nantais The Little Rabbits) en parallèle de ses activités d’homme d’images, revient sur les grandes lignes du projet.

Trouver un lieu d’exception

« Pour partir à la recherche d’un fantôme, mieux valait encore se rendre dans un endroit qu’il a hanté », dit le commentaire. En l’occurrence, le château d’Hérouville, au nord-ouest de Paris, qui a accueilli les plus grandes stars du rock et de la variété des années 70. Bowie y a fait deux longs séjours : en 1973 pour enregistrer Pin Ups, album de reprises un peu anecdotique, et surtout en 1976, produisant à la fois The Idiot d’Iggy Pop et son propre Low, premier volet révolutionnaire de la trilogie dite « berlinoise ». Ce studio résidentiel, le premier du genre, lui a peut-être rappelé (en nettement moins délabré) Haddon Hall, vieille demeure de la banlieue londonienne où il a vécu à la charnière des sixties et des seventies.

« Au départ, Christophe Conte et moi avions proposé à France 4 un documentaire surl’histoire du château et de Michel Magne, le compositeur de musiques de films qui l’avait acheté pour le transformer en studio, raconte Gaëtan Chataigner. Et puis, il y a eu le succès de l’expo Bowie à la Cité de la musique au printemps dernier, et la chaîne nous a alors proposé de faire quelque chose sur lui. On a cherché à être un peu original, et  l’angle « Hérouville » s’est imposé de lui-même. »

Le chateau d'Hérouville dans les années 70

 

Petit problème : au moment du tournage devait commencer la réhabilitation du domaine, plus ou moins laissé à l’abandon depuis 1985… Quatre associés ont en effet décidé de faire revivre le lieu en le rendant à sa vocation d’origine – avec, on imagine, une gestion un peu plus rigoureuse que celle du fantasque Michel Magne. « Au départ, l’un d’eux n’était pas très chaud pour qu’on montre le parc du château dans cet état, alors que c’était justement cet aspect un peu négligé qui nous intéressait. Il y avait un côté romantique et spectral qui seyait bien à ce qu’on voulait raconter. On a réussi à convaincre le type, et les travaux de nettoyage et de débroussaillage ont même été repoussés de quinze jours afin qu’on puisse tourner comme on voulait. » Pas de véritables reconstitutions d’époque ici, plutôt des séquences illustratives à la nostalgie vaporeuse, dont la texture d’image rappelle celle du Super 8. « Ce n’est pas de la pellicule, juste une appli épatante sur l’iPhone, en fait », explique en souriant le réalisateur, habitué aux petits budgets, et donc à la débrouille.

Laisser de la place aux jeunes

Dans le précédent documentaire du duo, consacré au compositeur de musiques de films François de Roubaix, défilaient face à la caméra divers représentants français de la chanson et de l’électro, qui évoquaient ce qu’ils devaient au maître. C’est encore le cas cette fois-ci – avec un casting sensiblement différent mais tout aussi pertinent –, et ces musiciens qui pourraient être les enfants, voire les petits-enfants de Bowie, ne se contentent pas de parler : souvent filmés à Hérouville, ils chantent et jouent également des reprises de son riche répertoire. Une façon de montrer son énorme influence sur la pop, le folk, voire la variété, et aussi de dévier un peu d’un axe purement anglo-saxon.

« La ligne éditoriale de France 4 pour ce type de documentaire, c’est que le portrait d’un artiste doit être brossé à travers le regard de musiciens plus contemporains,explique Gaëtan Chataigner. Cela évite de n’en parler qu’au passé, et permet de toucher plusieurs générations. On tenait à tourner le plus possible sur place et on n’avait que deux jours et demi, il était donc impossible de rassembler tous les gens qu’on voulait. Mais la palette me semble assez variée. »

Certains noms s’imposaient, comme Jeanne Added qui a participé au spectacle Wiebo,de Philippe Decouflé, ou Bertrand Belin, qui jouait le « fantôme » de Bowie dans une ambitieuse production filmique et scénique de Renaud Cojo (également interviewé dans le documentaire) autour de la « trilogie berlinoise ». Du côté des talents émergents, Mathieu Saïkaly (vainqueur de la Nouvelle Star en 2014 !), Théodore, Paul & Gabriel, Julien Gasc ou Moodoïd entretiennent des liens assez évidents avec le Thin White Duke. Un seul chanteur contemporain de l’idole – il n’a que deux ans de moins que lui – a réussi à se faufiler : Alain Chamfort, figure familière de la (bonne) variété française. Une façon de rappeler que tout avant-gardiste qu’il fût, Bowie ne dédaignait pas de se faire interviewer par Michel Drucker à l’époque où la télévision française ne comptait que trois chaînes (et où Iggy Pop ou Motörhead étaient, eux, invités chez Mourousi…). Loin de l’abstinent médiatique qu’il est devenu.

 

Tirer le meilleur des archives

«  Dans le cas de Bowie, il y a bien sûr beaucoup d’archives très, voire trop connues,reconnaît le réalisateur. On était obligé d’en utiliser certaines car ces images faisaient office de repères pour des spectateurs non spécialistes ; même si on n’a pas voulu faire un documentaire classique, il fallait que tout le monde s’y retrouve entre les différentes périodes. Mais on a essayé de montrer ces séquences différemment, de leur donner un éclairage nouveau en les confrontant à des images contemporaines. On a aussi cherché des choses plus rares, et Anne Gallois, une jeune documentaliste, a fait un boulot de stakhanoviste. Notre petit budget nous a malheureusement contraints à faire des choix, on a parfois dû utiliser des photos au lieu d’archives filmiques. »

Parmi les belles trouvailles, des séquences d’animation, dont une… en Lego®, très amusante, où l’artiste soumet à sa femme Angie ses idées pour un nouveau personnage. 

David Bowie en figurine Lego


Encore mieux que les archives, il y a aussi les souvenirs. Philippe Auliac, le « paparazzo du rock », revient ainsi sur l’un de ses plus fameux clichés : celui montrant Bowie débarquant à Londres, en mai 1976, et saluant la foule. Un geste qui fut abusivement interprété comme un salut nazi – le chanteur avait multiplié les déclarations ambiguës sur le sujet. Laurent Thibault, qui travailla au studio d’Hérouville et côtoya ainsi Bowie et Iggy Pop, livre également de précieuses anecdotes.

 

Faire un peu de musicologie (distrayante)

Il est finalement rare que des documentaires sur le rock se risquent à l’analyse musicale, sans doute par peur de perdre en route des téléspectateurs pas forcément spécialistes. Conte et Chataigner ont résolu le problème en s’adressant à Chilly Gonzales, réputé, entre autres choses, pour ses concerts-master class-performances ludiques et accessibles. Devant son clavier, le Canadien velu décortique les accords deLife on Mars pour montrer tout ce que le morceau doit à My Way. Et ce n’est pas un hasard : on avait en effet demandé à Bowie d’écrire une adaptation en anglais deComme d’habitude, version restée inédite car Paul Anka avait entre temps acheté les droits du morceau original et publié la sienne. Life on Mars en est une sorte de réécriture secrète.

Etude comparée de Life on mars et My way par Chilly Gonzales 

 

La séquence a en fait été tournée après le reste. « On avait fini le montage, et un ami musicien nous a raconté cette anecdote. On s’est dit qu’il fallait absolument en parler dans le film, et on a tout de suite pensé à Gonzales pour rendre ça vivant. » C’est sûr qu’on aurait adoré l’avoir comme prof de musique au collège.

Ne pas sombrer dans le panégyrique

Au-delà de l’évidente cinégénie du lieu, le choix d’Hérouville correspondait à la période que les auteurs voulaient aborder. En gros, la décennie 70, où Bowie s’est quasiment renouvelé à chaque album, conciliant succès populaire et crédibilité rock et s’affirmant comme une référence incontournable pour ses pairs. Tout ce qui suit est expédié en quelques secondes, vers la fin. Les années 80, marquées par une sévère baisse d’inspiration, sont jugées sans indulgence.

Si l’expo David Bowie is avait tendance à statufier et muséifier le personnage et ses nombreux avatars, la démarche des deux documentaristes est quelque peu différente.« Ses zones d’ombre sont aussi ce qui le rend si intéressant, estime Gaëtan Chataigner.Ce n’est pas un saint, et comme beaucoup d’artistes dans tous les domaines, il a traversé des périodes troubles. Dans le film, des intervenants comme Castelbajac sont plutôt dans l’éloge et la fascination, ce qui est normal ; les propos de Lou Doillon sont beaucoup plus nuancés, et rétablissent un équilibre. Elle insiste sur son côté fan obsessionnel et son goût pour la propagande, elle dit : “Bowie me fout un peu la trouille” et “C’est un vampire”. Mais je trouve qu’il apparaît en définitive humain et touchant. » Qu’on rassure en tout cas les fans, et les autres : au terme du documentaire, le “Starman” garde tout son mystère.

l'émission du mercredi 6 janvier 2016

 France 4 : à Hérouville, sur les traces du fantôme Bowie ...

 Documentaire David Bowie, l'homme cent visages ou le fantôme d'Hérouville 06/01/2016 22h35 sur France 4

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29/12/2015

Lemmy, un des moteurs du rock mondial s'éteint

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Le leader metic de Mortorhead est mort, il a bercé toute ma jeunesse . C'est l'un des plus grand groupe de Métal. Lemmy Kilmister a influencer toute la scène Métal
 

 Motörhead: Live Fast Die Old (Documentary) - YouTube

 

 

et France Inter ont partagé un lien.

 
J'ai longtemps cru que Lemmy nous enterrerait tous, comme Clint Eastwood. 
La possibilité de l'immortalité vient d'en prendre un coup.
Lemmy est mort mais son cadavre bouge encore. Le temps d'évacuer 50 ans d'amphétamines.
Des plantes bizarres risquent de pousser autour de sa tombe.
Lemmy est mort un mois après Philty Animal Taylor
Ozzy est toujours vivant, la mort a la berlue.
Lemmy est mort, vive le rock and roll
 
"S'il-vous-plait, dès aujourd'hui, écoutez la musique de Lemmy FORT. Buvez un verre ou deux. Célébrez la VIE que cet homme merveilleux avait lui-même célébré si ardemment," lit-on sur la page fan d'Official Motörhead.
 
"Notre puissant et noble ami Lemmy est décédé aujourd'hui après une courte bataille contre un cancer extrêmement agressif", a déclaré le groupe dans son message. "Il avait appris qu'il était atteint de cette maladie le 26 décembre, et il était chez lui, assis devant son jeu vidéo préféré, en compagnie de sa famille", a précisé Motörhead. "Nous ne parvenons pas à exprimer le choc et la tristesse que nous ressentons. Il n'y a pas de mots pour cela".
 

 
 
"S'il-vous-plait, dès aujourd'hui, écoutez la musique de Lemmy FORT. Buvez un verre ou deux. Célébrez la VIE que cet homme merveilleux avait lui-même célébré si ardemment," lit-on sur la page fan d'Official Motörhead.


Personnage excentrique, attachant il jouait sur les modes n'hésitant pas à porter des vétements du III reich pour le FUN, mais se disant clairement anti raciste

 
 
Il aurait couché avec plus de 2 000 femmes
 
 
Motörhead - Iron Fist


Motörhead sur Arte : Enregistré a partir depuis ma Freebox le 19/10/2013.

Un reportage sur le groupe mythique Motörhead.
 

La sexualité débridée de Lemmy a aussi fait sa légende. Dans un documentaire de la chaîne britannique Channel 4, intitulé Motörhead : Live Fast, Die Old ("Vivre vite, mourir vieux, en français), le journaliste affirme que le chanteur aux rouflaquettes aurait "couché avec près de 2 000 femmes"

Plus modeste sur ses capacités de séducteur, Lemmy ne revendique qu'un millier de conquêtes, dans une interview au Tampa Bay Times (en anglais). En 2009, le magazine masculin Maxim lui attribue aussi la huitième place dans son palmarès des "légendes vivantes du sexe".

 

 

 
 
À 70 ans, il dégageait encore sur scène une énergie au service du heavy metal que beaucoup lui enviaient. Le chanteur de Motörhead est décédé d'un cancer fulgurant, diagnostiqué samedi. "Born to lose, lived to win", affiche le groupe en…
FRANCEINTER.FR
 
 
un lien.
 
Un reportage sur le groupe mythique Motörhead.
 
 
 
Motörhead - Les Vieilles Charrues 2008 (Full Concert) Pro-Shot | HD | HQ Audio
 

02/08/2015

The Doors - Feast Of Friends

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Michèle Barbier et ARTE ont partagé un lien.
 
"Feast of friends" est l’unique documentaire réalisé sur les Doors. Expérimental et déroutant, il suit le groupe lors de la préparation de son troisième album studio, "Waiting for the sun". La caméra de leur ami Paul Ferrara capture des...
ARTE.TV

 

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The Doors, Feast of Friends 
01/08/2015 23h45 sur Arte
Durant cinq mois, le photographe Paul Ferrara a capté la quintessence des Doors

 The Doors - Feast of Friends HD (1968) 

"Feast of friends" est l’unique documentaire réalisé sur les Doors. Expérimental et déroutant, il suit le groupe lors de la préparation de son troisième album studio, "Waiting for the sun". La caméra de leur ami Paul Ferrara capture des scènes de vie incroyables.

The Doors Feast Of Friends 2014 PARTE 1 Subtitulado en español
The Doors - Feast Of Friends (Documentary) (Part 1/3)Part 2/3)Part 3/3)

The Doors, Feast of Friends - l'Indigné Révolté , The Doors - Feast of friends | ARTE

Rolling Stones, la French Connection

Rock-pop réalisé en 2010 par Stephen Kijak  

Rolling Stones, la French Connection : liste des épisodes

Rolling Stones, la French Connection - mercredi 30 mai 2012

 
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