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24/04/2015

« La sécurité est la première des libertés. "

 

 

« La sécurité est la première des libertés. »

 

Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes.
 

sa photo.
 

"Pensez ! Mais vous ne pouvez pas penser, parce que vous avez des administrateurs à élire, parce que vous avez des ministres à introniser, parce que vous avez besoin de parlements, parce que vous ne pouvez pas vivre sans gouvernement, parce que vous ne pouvez pas vivre sans chefs.
...
Pensez ! Vous n'avez besoin de rien d'autre.
Laissez d'un cœur apaisé et insouciant s'effondrer la vie économique; elle ne m'a pas apporté le bonheur et elle ne vous l'apportera pas non plus."

B. TRAVEN

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499  

« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ

Terrorisme d'État - Wikipédia : Le terrorisme d'État consiste en l'exercice illégitime par l'État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives. Le terrorisme d'État est donc un enjeu taxinomique puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice de l'État mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence

 Invasion Los Angeles part 1 - vidéo Dailymotion Invasion Los Angeles (They Live) est un film américain de science-fiction réalisé par John Carpenter, sorti en 1988. Il s'inspire de la nouvelle Les Fascinateurs(Eight O'Clock in the Morning1) de Ray Faraday NelsonThey Live 1988 | Full Movie - YouTube 

Errant dans Los Angeles à la recherche d'un travail, John Nada, ouvrier au chômage, découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, elles permettent de détecter d'épouvantables extraterrestres décidés à prendre le contrôle de la planète.  LAND OF THE DEAD - Bande annonce - VF - YouTube, THE LIVING DEAD Full Movie LIKE WALKING DEAD & ZOMBIELAND .Il faut surtout voir cela comme une métaphore de notre société. C'est le même genre que They Live) avec une critique a travers les lignes de la société capitaliste et consumériste

 , Land of the Dead (2005) FRENCH Film Complet en Francais  Il faut surtout voir cela comme une métaphore de notre société.

 
 

« La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

« La sécurité est la première des libertés », a répété Manuel Valls ce jeudi 19 novembre à l’Assemblée nationale. Et de compléter : « C’est pourquoi d’autres libertés pourront être limitées. »

 

...stupid society...Vals.... de gauche ?... Démocrate ?...... pour la liberté d'expression ? ....

Avec les 1er, 8 mai et Noël tombant un week-end et un jour ouvré supplémentaire, cette nouvelle année est propice à l'activité.
Ainsi, l'Insee anticipe un impact positif sur le PIB de l'ordre de 0,11%.
Pour lire l'article, cliquez ici.
 

Décryptage“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la formule s'est imposée dans le débat politique : L'actu Médias / NetAttentats du 13 novembrelibertés publiquesManuel Vallspolitiqueterrorisme

En 1981, quand Alain Peyrefitte faisait de la sécurité la première des libertés, Pierre Mauroy inversait la proposition. Depuis, la gauche, à commencer par Manuel Valls, a adopté cette posture hier affichée par le FN.

De la bouche d’un gaulliste à celle d’un Premier ministre socialiste. En passant par une affiche de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen dans les bras, pour les régionales en Paca, en 1992. « La sécurité, première des libertés » est une formule qui a fait du chemin, avant d’être reprise par Manuel Valls le 13 avril, dans l’hémicycle, pour défendre le controversé projet de loi sur le renseignement.

 L'affiche du Front national en 1992

L’affiche du Front national en 1992 (FranceTVinfo.fr)

Associée à la droite et l’extrême droite jusqu’aux années 90, l’expression n’est aujourd’hui plus du tout discriminante et constitue, comme le notait Libération en 2013 après une sortie d’Estrosi sur le sujet, « un poncif du débat public » depuis vingt ans. Il n’y a qu’à voir sa fréquence dans les débats parlementaires et les questions écrites (dédicace à toi, Eric Ciotti). Il faut dire que le sujet se prête particulièrement bien aux finasseries dialectiques. C’est d’ailleurs un classique du bac philo.

Du temps de Pierre Mauroy

L’image (caricaturée) d’une gauche, défenseur des libertés publiques et rétive à l’autorité, qui fait face à une droite partisane de l’ordre, de la propriété et de la sécurité, n’est aujourd’hui plus aussi claire. Elle l’a pourtant été : ainsi, au gaulliste Alain Peyrefitte, qui répète que « la sécurité est la première des libertés » lors de l’examen de sa loi « Sécurité et Liberté », le socialiste Pierre Mauroy rétorque, en mars 1981 :

« Pour la droite, la première liberté, c’est la sécurité. Nous inversons la proposition : pour nous, la première sécurité est la liberté. »

La loi portée par Peyrefitte, alors garde des Sceaux, comprenait, selon ses détracteurs, 95 fois le mot « sécurité » et 5 fois le mot « liberté ». Ce débat – passionné – est généralement utilisé pour dater le début du débat « sécuritaire ». Ce mot entre d’ailleurs dans le vocabulaire au début des années 80. A l’époque, la gauche, vent debout contre la droite « liberticide », demande son abrogation lorsqu’elle arrive au pouvoir. C’était un engagement de campagne de Mitterrand (n° 52).

A l’époque, Peyrefitte réussit (page 15 du PDF) déjà l’exploit de la synthèse. Non, liberté et sécurité ne sont pas antagonistes :

« Certains feignent de penser que tout renforcement de la sécurité se fait aux dépens de la liberté ; et qu’en revanche, il faut se résoudre à payer toute extension des libertés par une croissance de l’insécurité. Dieu merci, il n’en est rien ! Le gouvernement ne vous propose pas de résoudre la quadrature du cercle. Liberté et sécurité sont solidaires : voilà le vrai. La sécurité est la première des libertés. »

 

Jospinade

Là, comme dans tant d’autres domaines, la frontière entre la droite et les socialistes va tendre à s’estomper.

C’est en 1997 qu’au Parti socialiste, le tournant sécuritaire a pris forme. A l’époque, l’insécurité est un thème à la mode. Lors d’un colloque organisé par le gouvernement de Lionel Jospin, à Villepinte, le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, s’efforce de démonter l’équation supposée entre « gauche » et « laxisme » avec des formules chocs tels que « dur avec le crime, dur avec les causes du crime » (page 5 du PDF).

Le « Che » est connu pour son amour de l’ordre républicain, mais il s’appuie en l’occurrence sur la déclaration de politique générale de Jospin, qui le 19 juin de la même année, affirmait (page 2 du PDF) :

« La sécurité, garante de la liberté, est un droit fondamental de la personne humaine. »

C’est même une priorité de son gouvernement (derrière le chômage, quand même). La formule ne quittera plus le PS, comme en 2009, dans la bouche du maire de Lyon, Gérard Collomb – proche de la ligne Valls.

Retour en 1789

Pour justifier cette pirouette sémantique, la gauche fait appel à la fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, texte révolutionnaire s’il en est, qui fait figurer la « sûreté » parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme dans son article 2 :

« Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Mais sécurité n’est pas sûreté. L’ancien ministre de la Justice socialiste Robert Badinter le rappelle dans un entretien au Monde, en janvier 2004 :

« Ce qui est consacré dans la Déclaration des droits de l’homme, c’est la sûreté, c’est-à-dire l’assurance, pour le citoyen, que le pouvoir de l’Etat ne s’exercera pas sur lui de façon arbitraire et excessive. Le droit à la sûreté, c’est la garantie des libertés individuelles du citoyen. »

Le célèbre avocat-blogueur Maitre Eolas ne dit pas autre chose lorsqu’il invite à « relire la notice » – la DDHC.

« La première des libertés » sert de figure rhétorique pour demander toujours plus :

  • LOPSI  : « La sécurité, première des libertés » est le slogan de ce projet de loi, dès sa sortie du Conseil des ministres, en juillet 2002 (présidence Chirac).
  • LOPPSI : « La sécurité représente la première des libertés. Ce projet de loi a pour ambition de permettre l’application pleine et entière de ce droit légitimement revendiqué par les Français. » (Eric Ciotti, rapporteur, en décembre 2010, présidence Sarkozy).
  • Responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants : « Parce que le droit à la sûreté proclamé par la Déclaration de 1789 est la première des libertés, il nous appartient d’adapter notre législation pénale sur la responsabilité parentale, conscients que la répression est une composante essentielle de la prévention. » (proposition de loi de députés UMP, en avril 2000)

Qui a dit ?

Bref, pas très malin pour les socialistes. D’ailleurs, les meilleures critiques de la formule, ce sont eux-mêmes, les socialistes. Ainsi, Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois, a un jour (lointain) écrit sur son blog :

« C’est l’occasion pour moi de dire que je ne comprends pas le slogan répété à satiété selon lequel “la sécurité serait la première des libertés”. [...] Si je suis de gauche, c’est d’abord parce que je veux vivre dans un pays libre ! [...] Et s’il faut conjuguer la sécurité avec notre devise républicaine, alors affirmons que “ la sécurité est la garantie de l’égalité ”. Voilà le combat historique de la gauche ! »

Et Moscovici, qui n’est pas à une contradiction près (il a été le « dépensier » ministre des Finances français avant de devenir l’« austère » commissaire européen), s’enflamme dans son livre « Défaite interdite » (Flammarion, mai 2011) :

« [...] La gauche [doit] assumer son approche particulière de la sécurité, faite d’un balancement équilibré entre prévention et sanction. Il nous faudra pour cela mettre le doigt sur les errements sécuritaires de la droite, dénoncer l’idée que “la sécurité est la première des libertés”, comme le répète sans cesse Nicolas Sarkozy. Non, la première des libertés , en vérité, c’est bien la liberté elle-même : un Etat démocratique ne saurait accepter que les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité soient attentatoires aux libertés. »

Manuel Valls lui-même, dans son livre « Sécurité : la gauche peut tout changer » (éditions du Moment), sorti en avril 2011, écrivait que « l’opposition affichée systématiquement entre sécurité et liberté [lui paraissait] toujours un peu creuse. » Tout en moquant :

« Ceux qui tentent d’échapper à ce piège idéologique en affirmant, rapidement, que la sécurité est la première des libertés. »

Il n’en conclut pas moins :

« L’institution policière [...] a favorisé l’émancipation de l’individu. »

Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d’une « infraction reposant sur des faisceaux d’indices concordants » afin de mettre « hors d’état de nuire, les individus soupçonnés d’être de potentiels terroristes avant qu’ils ne passent à l’action. »

l n'en conclut pas moins :


« L'institution policière [...] a favorisé l'émancipation de l'individu. »


Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d'une « infraction reposant sur des faisceaux d'indices concordants » afin de mettre « hors d'état de nuire, les individus soupçonnés d'être de potentiels terroristes avant qu'ils ne passent à l'action. »

 

MINORITY REPORT -Bande-annonce - Minority Report 2002  -  cf  : La loi de Santé : un passage en force dès le 19 novembre - Actusoins 


On n'est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est COMPLÈTEMENT nié. Bye, bye la liberté.
“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la ...

Transmise de génération en génération comme une chanson de geste politique, ballotée dans tous les coins de l'échiquier politique, la-sécurité-première-des-libertés est en réalité une grossière erreur d’appréciation. Présentée comme un héritage direct de la Révolution française, elle ressemble surtout à un contre-sens historique. En 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme le droit inaliénable à la sûreté, qui protège le citoyen de l’arbitraire de l’Etat, et l’immunise contre les arrestations ou les emprisonnement arbitraires. En 2015, la sécurité, son glissement sémantique, c’est précisément l’inverse. Et c'est inquiétant.

24/04/2015 « La sécurité est la première des libertés. "

"C'est une décision très difficile mais, à mon grand regret, nous n'avons pas le choix", faute d'aide de la part du ministère, a déclaré Nir Barkat, cité par le communiqué de ses services.
Il a précisé que 170 employés dans le nettoyage avaient déjà reçu leurs lettres de licenciement. Les secteurs de la culture, de la protection sociale, de l'éducation et de la sécurité seront aussi touchés.
 
Cette annonce vient contredire une autre Israël: aide conséquente pour les Arabes israéliens
 
 

Interpellation,
Je pensais que la sagesse devait me conduire à m’exprimer sur la déchéance de la nationalité au lendemain de l’expression du Président de la République du 31 décembre. Mais la publication, ce jour, d’un sondage tendant à prouver que près de 9 Français sur 10 seraient favorables à inscrire la déchéance de la nationalité dans la révision constitutionnelle me conduit maintenant, à dire, combien un tel choix, non seulement m’apparait à ... Lire la suite

 A lire Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

Terrorisme d’Etat : Europol, la gauche et les anarchistes - source non- Fides  le lundi 29 avril 2013

- Pour la France, les bureaucrates ont décidé de mentionner à cette rubrique "un nombre d’incidents motivés par l’expulsion de demandeurs d’asile", et concluent plus généralement leur analyse des menaces (p29) par "en 2011, des anarchistes ont rejoint les rangs des protestations en France et en Italie lors de manifestations contre la construction du futur aéroport de Notre Dame des Landes à Nantes et la ligne de train à grande vitesse en Italie en Val de Susa". En réalité, c’est presque mot pour mot la déclaration du ministre de l’intérieur Manuel Valls lors d’une conférence de presse le 5 novembre 2012 après une réunion ministérielle sur l’organisation internationale de la police Interpol : "[ce dernier] a aussi préconisé davantage de coopération face "aux formes de violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou d’autonomes", en citant "des groupes violents" gravitant autour de projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ou l’aéroport de Notre Dame des Landes en France" (AFP, 06/11/2012). Le copié/collé en kit des sous-Bauer de ministère, en quelque sorte. 

Repris de Brèves du Désordre 

13 novembre 2015, par sa lutte antiterroristes

Le discours qui reviens régulièrement en autre est l'admiration devant Israël par un certains nombres de politiciens l, après les attentats du 13 novembre 2015, par sa lutte antiterroristes depuis 30 ans en lui copiant ses méthodes sécuritaires, comme la volonté de mettre des hommes en civil armé dans les avions. C

 Après toutes ces années d'efforts pour éradiquer l'idéalisme, l'utopisme, le réalisme et romantisme révolutionnaire. Afin de maintenir la tensions lié au risque terroriste , on doit diffuser régulièrement des attaques avérées ou nom comme à Munich  est revenu au niveau où il se situait "avant les menaces d'attentats" du passage au Nouvel An et n'est plus considéré comme imminent, a annoncé le chef de la police locale.

"Globalement j'évalue la situation à Munich" en matière de risque terroriste "comme étant celle qui prévalait avant ces menaces concrètes d'attentats", ayant conduit notamment à évacuer deux gares de la région au moment du réveillon du Nouvel An, a déclaré à la presse Hubertus Andrä.

"Selon les derniers éléments de l'enquête, il n'y a pas de danger concret d'attentat à Munich", a ajouté la police munichoise dans un communiqué.

L'alerte avait été donnée dans la soirée après que autorités allemandes eurent reçu des indications de deux services de renseignement étrangers "de pays amis", a souligné le responsable policier, sans donner plus de détail.
 
Autres nouvelles de ces fêtes : Moins d'accidents liés aux pétards à Strasbourg  Les services d'urgences de Strasbourg ont constaté une nette baisse du nombre des victimes des pétards pour cette nuit de la Saint-Sylvestre, signe que les campagnes de prévention semblent porter leurs fruits. 
 
"Cette année a été beaucoup plus calme que les précédentes", a déclaré Philippe Liverneaux, responsable du service SOS Mains des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, basé à Illkirch-Graffenstaden, qui n'a reçu que trois personnes blessées par des pétards au cours de la nuit. Sur ces trois personnes, une seule, un enfant de 7 ans ayant ramassé un pétard qui lui a explosé dans la main, était gravement atteint.Cette année, les services de l'Etat avaient mis en place un encadrement encore plus drastique qu'à l'accoutumé des pétards an Alsace, où la tradition consistant à célébrer le Nouvel An à grand renfort d'explosions est bien enracinée. L'usage des pétards, même les plus petits, est interdit lors des "grands rassemblements" de personnes jusqu'au 15 janvier en Alsace-Moselle, une disposition décidée dans le contexte des attentats de Paris."
 

3 façons parmi tant d'autres de relater un fait divers.... comme quoi il est important de croiser les sources d'infos...

  
Il est intéressant de voir comment nos chères politiciens utilisent leurs larges prérogatives antiterroristes et leurs communications afin de "protéger efficacement" la population.
 
L'attentat du 13 octobre a suscité l'émotion, de l'indignation, tout ce qui est habituel. Le gouvernements s'est engagé a punir les coupables. De grandes avancées dans l'enquête sur les réseaux terroristes sont annoncés. Et pourtant il y a une gène. 
 
Comme Baikal, je suis épris de liberté. On le voit il est facile sous couvert de lutte contre le terrorisme, de mettre en place toujours plus de  contrôle nom de la sécurité. La liberté est un dommage collatérale, ou devrais je dire la liberté collective, la solidarité, l'entraide. La seule liberté autorisé est la société de consommation. Les actes terroristes réel ou provoqué n’entraîne de contrôle des mouvements des citoyens que pour les moyens à un producteur-consommateur .

À en croire certains thuriféraires du libéralisme, contester cette idéologie s'apparente à minima à de l'angélisme, au pire à une complicité active avec le terrorisme.
Le «diplo» nous en fait une petite synthèse :A lire Etat d’urgence éditoriale MONDE-DIPLOMATIQUE.FR 

 
 Par Rue89
Franco-Péruvien, -Gabonais, -Tunisien, -Algérien, -Portugais, -Américain.... tous racontent un bout de leur histoire et expriment une déception, une colère ou une inquiétude quant à l’avenir. Le débat sur la déchéance de nationalité s’est déplacé sur les réseaux sociaux. Sur Twitter notamment, où des binationaux déçus ont utilisé le hashtag ...

On n’est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est complètement nié. Bye, bye la liberté.

Suite aux attentats et aux derniers rassemblements dispersés par les forces de l'ordre , je me suis rappelé de ces musiques et les paroles d'un très bon livres : Globalia de Jean Christophe Ruffin ( vous trouvez un extrait de son interview plus bas) 
 
 

Le business de la peur : un documentaire salutaire
 
Cash Investigation consacré au « Business de la peur », que l'on peut revoir sur le Pluzz ou bien sur Youtube. Cette enquête a été réalisée notamment par deux journalistes indépendants, Jean-Marc Manach et Jean-Pierre Canet. L'émission se présente ainsi : « La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. Cash investigation révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ? ».

Penseurs du monde occidental " . Chez FIDES 2005.

Renaud société tu m'auras pas

ACAB !

Victime de violences policières, il n'aurait eu que le suicide comme ultime recours pour porter sur la place publique la question des violences policières aux USA.

 
Liberation : " Le fondateur de Debian, un système d'exploitation libre pour ordinateur, avait 42 ans". 
 
 

L'AG des opposants à l'aéroport vient de décider de riposter à l'annonce de l'audience en expulsion le 13 janvier des habitants et paysans historiques :

LA GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION SUR LA ZAD DE NOTRE-DAME DES LANDES, INITIALEMENT PRÉVUE LE 16 JANVIER, EST AVANCÉE AU SAMEDI 9 JANVIER !

Venez nombreux/ses !

 
Bonne année les amis : Je souhaite plein de solidarité, fraternité et liberté ainsi que plein de bisous . Ne cédons pas à la peur et mieux vaut perdre sa sécurité que sa liberté. Un pied de nez au discours officiel 
 
 
 
 
 
 

 Globalia. JC Ruffin Par Enkolo dans Accueil le Jean Christophe Rufin pour son livre Globalia, 19/01/2013 Afrique : 50 ans d’indépendance : http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/tag/francafrique, 04/01/2015 La Torture made in USA :  Les marchands de peur. La bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire ... > "A propos de la Syrie" - Alain Gresh 23 février 2012 - Nouvelles d'Orient  - Les blogs du Diplo, Globalia. JC Ruffin Par Enkolo dans Accueil le

 

20/07/2014

Vol spécial Arte

 

 

 

la publication de Flores Magon
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Vol spécial Arte 2014 HD 

 

Une saison en enfer

 

Après « La forteresse » (Léopard d’or au Festival de Locarno), tourné en immersion dans un centre suisse d’accueil de demandeurs d'asile, Fernand Melgar a obtenu l'autorisation exceptionnelle d'entrer dans un centre de détention. Pendant neuf mois, il a partagé le quotidien des détenus, entourés par une équipe d'accueil soudée qui tente tant bien que mal d'adoucir des situations dramatiques. En filmant directement les confrontations, où les détenus renvoient sans cesse leurs gardiens à l'absurdité et à l'inhumanité de la politique qu'ils appliquent – jusqu'à l'apogée du "vol spécial" qui tourne mal –, Fernand Melgar parvient sans manichéisme à alerter violemment son spectateur sur un système administratif aveugle, hypocrite et indigne. Un film rendu encore plus nécessaire depuis que la limitation de l'immigration proposée par le leader populiste Christoph Blocher, a été votée en février dernier

 

 

 

 n La Domination policière - Mathieu Rigouste : Être GOUVERNÉ, c'est .... : Xenophobie Bussiness : a quoi servent les controle migratoire?« La sécurité est la première des libertés. »n

 

Des milliers de Roms expulsés chaque année Des milliers de familles Roms continuent d'être expulsées chaque année de campements ou bidonvilles en France sans solution de relogement pérenne. Ils restent ainsi condamnées à l'errance et à la précarité, dénoncent aujourd'hui plusieurs ONG.

La moitié des expulsions ont lieu en Ile-de-France

Au premier semestre 2017, 4382 Roms ont été expulsés de 50 lieux de vie (squats, bidonvilles, campements) en France, selon un recensement établi par la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Centre européen pour les droits des Roms (CEDR), avec le soutien du Collectif national droits de l'Homme Romeurope.

 

Relogement temporaire

"Les familles Roms installées sur des terrains, souvent dans des cabanes, sont expulsées à la suite d'une décision de justice ou d'un arrêté du maire. Dans plus de 50% des cas on leur propose une solution de relogement, mais elle n'est que temporaire, hôtel ou autre, pour quelques nuits ou au mieux quelques semaines",explique à l'AFP Radost Zaharieva, chargée de mission aux droits de l'Homme pour le CEDR.

Selon les ONG, 15.000 à 20.000 femmes et enfants originaires d'Europe de l'Est, Roms pour la plupart, vivent en France dans des bidonvilles, squats ou campements.

LIRE AUSSI :

» Propos sur les Roms: Jean-Marie Le Pen condamné en appel

» Le maire de Saint-Ouen refuse de scolariser des enfants roms

 

Etats-Unis : les arrestations de clandestins s’accélèrent

L’administration Trump a donné toute latitude à la police de l’immigration pour multiplier les reconduites à la frontière. Les arrestations visent de plus en plus les clandestins sans passé criminel.LE MONDE |

 

« Les familles sont séparées en silence »

Cinq mois après le changement d’administration, le scénario est devenu banal. Pendant que le pays a les yeux rivés sur le « show Trump », la police de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) s’active, sous le radar. Sans effet d’annonce, sans coordination, en « raids » qui seraient largement couverts par les médias, mais au cas par cas. Un clandestin à la fois, et peu importe qu’il ait un emploi, une maison, une voiture, un emprunt, des assurances et qu’il paie des taxes pour une couverture santé dont il n’a pas le droit de bénéficier.

Selon le Washington Post, 22 000 immigrants ont été arrêtés entre janvier et mars, soit une augmentation de 33 % par rapport à 2016. « Les gens sont ramassés en silence. Les familles sont séparées en silence, se désole Crissy Gallardo, qui tremble elle-même pour ses parents

Des enfants se retrouvant livrés à eux-mêmes

Par un décret du 25 janvier, le président Donald Trump a donné toute latitude à l’ICE pour accélérer les expulsions. Les policiers savent qu’ils sont soutenus. Ils multiplient les arrestations, dans l’ensemble du pays

Donald Trump, la victoire de l'anti-establishment

 

 

http://ventlibertaire29.over-blog.com/article-31444668.html
L’emprisonnement est l’exclusion de la société, l’isolement est l’exclusion de l’espèce humaine, c’est une vengeance sournoise qui fait préférer le suicide à de nombreux jeunes que l’on retrouve pendus dans les cellules de cachot et d’isolement, immolés par le feu vidés de leur sang, empoisonnés ou asphyxiés par les fumées d’incendie. Les meurtres des matons suite aux agressions qu’ils exercent sur les personnes à leur charge sont maquillés fréquemment en suicide. Nombreux sont les pendus pleins de contusions sur le corps, comme il y a peu, au Mitard de la Centrale de Clairvaux. Pour la dignité humaine il faut abolir cette violence barbare, institutionnalisée, préméditée et orchestrée scientifiquement pour écraser l’individu.

Dans les prisons françaises on traite les humains comme des bêtes sauvages qu’annihile cette arène ignominieuse, grâce à l’opacité de ses murs. Pour dissimuler ce massacre de milliers et de milliers de jeunes on invoque la sécurité des établissements pour empêcher les médias de filmer librement afin de révéler aux français et au monde ce scandale. 

La personnification d’une justice élégante dissimule en fait une justice qui ensanglante. Les milliers de jeunes et de pères et mères acculés au suicide chaque année démontre que ce modèle archaïque a atteint ses limites.

 

Il y a de ça 10 ans. Photographie de la maison d'arrêt de BOIS D'ARCY dans les Yvelines où j'ai été incarcéré en avril 2004 pour 18 mois de taule (J'en rassure certains ; je n'ai commis aucun crime, aucun viol, aucun meurtre).

Peine confirmée par la Cour d'appel de Versailles en septembre 2004. Il faut dire que, manque de moyens, mon Avocat ne mettait pas trop de coeur à l'ouvrage dans ma défense.
J'ai connu la privation de liberté, la promiscuité forcée avec d’autres détenus avec qui tu dois t’entendre.
Dans un environnement plein de frustrations, une embrouille part vite. A deux dans une cellule de moins de 10 m², pas moyen de s’esquiver : ça finit donc parfois violemment (en 2004, nous étions un peu plus de 800 à être incarcérés à Bois d'Arcy alors que la capacité d'accueil est de 501 détenus).

J'ai demandé à bénéficier d'une cellule seule. En vain. De toute façon, cela peut vite te conduire au mitard.

J'ai vu des gamins, des malades mentaux qui n'avaient aucunement leur place dans ce lieu d'infamie. J'ai vu des matons frapper, violenter des compagnons de cellule qui se rebellaient. Ils viennent à 3 où à 4 dans une cellue. 2 maintiennent le détenu. Un maton attrape le bras du détenu et passe une lame de rasoir sur les veines saillantes du poignet et disant "on va t'apprendre à fermer ta gueule".

Tu n’es rien de plus qu’un numéro aux mains d’une administration toute puissante et ses matons-soldats dociles. Ils sont là pour t’écraser. Quand on te traite en chien, tu peux finir par le devenir... chien soumis ou chien enragé.

Quand éclate la folie, la rage, le désespoir, la rancune, c’est dommage que ce ne soit pas toujours à la gueule de nos véritables ennemis.

Je m'en suis sorti. Ils ont voulu me faire rentrer dans leur moule, dans leur monde d'exploitation, de soumission, d'oppression.

En vain, j'ai et je garderai cette rage contre l'Etat, sa justice au service de la propriété privée et de la bourgeoisie. Je n'oublierai jamais cette expérience où le bras droit de l'Etat s'est abbatu sur moi. Ils ont voulu me briser ma soif de liberté et mon combat contre toute forme d'oppression. C'était peine perdue.

Ne renoncé jamais. Accrochez-vous coûte que coûte à vos rêves. Faites les vivre.

QUE CREVE LA TAULE. FEU AUX PRISONS, LES MATONS AU MILIEU.

 C'était peine perdue.
 


 
Prisons israéliennes dans l'enfer de l'arbitraire : http://www.youtube.com/watch?v=z3aF3lkB6Fs

 

C'est en solidarité avec notre compagnon Damien Camélio, que nous avons décidé de rendre publique les mauvais traitements qu'il subit au Centre Pénitenciaire de Mont de Marsan. 
Voici un extrait de sa dernière lettre :

« Les ailes probatoires sont réputés pour être les pires. Tout le monde veut se barrer de ces ailes, les gars préfèrent même l'isolement. Tous les morts ou presque, sont mort dans nos ailes. Un gamin de 19ans est mort ici il y a peu, c'est le 5ème en 2 mois. J'ai vu un mec s'arracher les veines parce-qu'il n'a pas supporté le traitement qu'il a subit (la même chose que j'ai subit moi). Il y a un autre mec qui s'est coupé le doigt avec un couteau, il a fini de se l'arracher avec les dents pour l'envoyer au procureur pour qu'il bouge d'ici (…) La torture j'y ai eu droit il y a peu et de la torture en recherche d'informations (6 jours de torture blanche avec privatisation de sommeil, flash de lumière et alarme en cellule). »
Afin d'être isolé, Damien est seul prisonnier politique au milieu de droits communs. Toutes demandes de travail, de sport, d'étude, de régime ouvert lui sont refusées. Des pressions sont faites à ceux qui se rapprochent de lui. Un de ses compagnons s'est ainsi vu refuser au dernier moment une permission. Le père de celui-ci ayant fait 700km pour voir son fils, a eu pour seule réponse : « Permission annulée, votre fils choisira mieux ses amis la prochaine fois ».

Pour soutenir Damien vous pouvez faire connaître son cas et lui écrire: 
Damien Camélio, numéro 5057, 
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan 
BP 90629, 40000 MONT DE MARSAN CEDEX. 

 



En solidarité avec tous les prisonniers politiques que le "Pays des Droits de l'homme" tente de faire taire !

 —Christophe Bxn

 

 

 

Vol spécial | ARTE :

A voir aussi :
L'enfer des prisons RMC Découverte :

 
Six mois au coeur d'une prison française Les caméras d'«Enquête d'action» ont pénétré plusieurs semaines dans cet univers à part où règne un climat particulièrement tendu du fait de la surpopulation carcérale. Des détenus mais aussi des surveillants de la prison d'Amiens ont accepté de se laisser ...
Six Mois Au Coeur D'une Prison Francaise : http://www.youtube.com/watch?v=C669bE-tuaE 

Carceral Dans l'enfer de la taule bande annonce VO  

Expulsions la honte , L'empilement des lois antiterroristes , Violences policières : Pour que leurs mémoires vivent dans nos luttes... - l'indignéVol spécial Arte - citoyen actif - 20minutes-blogs

EAST PUNK MEMORIES

22/04/2013

La Guerre de l'ombre

n

 

 

Cyber-attaque contre Téhéran - Le Monde diplomatique :

A la veille des négociations d’Istanbul sur le programme nucléaire iranien, en janvier 2011, des révélations fracassantes paraissent dans la presse : le virus informatique Stuxnet qui a affecté l’Iran aurait été mis au point en Israël avec l’aide des Etats-Unis. Ciblant des infrastructures industrielles, cette attaque présage-t-elle une nouvelle ère de cyberguerre ?

 

par Philippe Rivière, mars 2011

 

« Un nouveau Tchernobyl ! » En ce début de 2011, M. Dmitri Rogozin, l’ambassadeur russe auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), fait sensation en demandant l’ouverture d’une enquête sur Stuxnet, le virus informatique qui a attaqué les installations nucléaires iraniennes au cours des derniers mois. Ce virus, affirme-t-il, aurait pu conduire à une explosion thermonucléaire à Bushehr, la centrale de production d’énergie nucléaire située au sud du pays.

Une hypothèse « virtuelle [et] complètement infondée », répond l’expert en sécurité allemand Ralph Langner, auteur en septembre de la première étude complète sur ce virus. « Tout d’abord, Stuxnet ne ciblait pas Bushehr. » C’est en effet Natanz, où sept mille centrifugeuses enrichissent de l’uranium, qui est touchée. « Et même dans ce cas, il n’aurait pu interagir avec les systèmes du circuit primaire [au contact de la radioactivité] (1). »

 

Les Allemands en question sont ceux de la firme Siemens, qui fabrique les systèmes informatiques de supervision industrielle (dits « Scada ») employés dans l’usine de Natanz. Selon certains scénarios, après s’être diffusé à travers la planète, notamment en Inde et en Indonésie, Stuxnet aurait fini par pénétrer sur le site de Natanz à travers la clé USB infectée d’un de ses fournisseurs russes.

- Assassinats de physiciens

- Le piratage est un sport de combat

 

A Washington, où l’on garde un vif souvenir du piratage de la messagerie de Google par les Chinois (vraisemblablement), le président demande un bouton lui permettant de couper tout Internet, ultime ligne de défense en cas de « cyberattaque provenant de l’étranger ». L’Estonie, qui a fait les frais en 2007 d’une telle agression non élucidée (mais dont tout laisse penser qu’elle provenait de la Russie), héberge désormais le Centre d’excellence de l’OTAN pour la défense cybernétique

par Philippe Rivière, mars 2011

 

 Fiche du film La Guerre de l'ombre

scène avec jamal kadah Ad la guerre de l'ombre.avi - YouTube,

 

 

La guerre de l'ombre
 Cécile Chevré

 

 

Cécile Chevré, rédactrice de Défis & Profits

 

C'est une guerre de l'ombre qui se mène aujourd'hui, en toute discrétion, mais dont les ravages, bien réels, coûtent des milliards de dollars chaque année

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Depuis quelques années, derrière chaque conflit, qu'il soit ouvert ou larvé, se tient la menace de cyber-attaques voire de cyber-guerre. Les exemples ne manquent pas

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Dernier en date, la montée des tensions entre la Corée du Nord d'un côté, et son voisin du Sud et les Etats-Unis de l'autre. Alors que la Corée du Nord annonce être prête à lancer des attaques contre les Etats-Unis, ceux-ci préparent la riposte avec l'arrivée de navires de guerre et le déploiement d'un système de missiles antibalistiques dans le Pacifique

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Si le conflit armé n'en est qu'au stade des menaces et des rodomontades, un autre conflit, virtuel mais pas sans conséquences, a déjà commencé. La Corée du Sud soupçonne en effet l'ennemi du Nord d'être à l'origine des cyber-attaques qui, le 20 mars dernier, ont visé le réseau informatique de trois chaînes de télévision du pays et de deux banques sud-coréennes. Autre victime, le fournisseur d'accès à Internet LGUplus. Ce n'est pas la première fois que le pays est victime de cyber-attaques suspectes. En 2009 et 2011, Séoul avait déjà subi des attaques de vastes envergures. A chaque fois, la Corée du Nord et la Chine sont soupçonnées

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Une nouvelle forme de guerre prise au sérieux


En matière de cyber-attaques, la Chine se trouve régulièrement sur le banc des accusés. Il y a quelques semaines, les Etats-Unis ont ainsi dénoncé une vague d'attaques visant les entreprises américaines et, pour la première fois, Barack Obama a directement accusé de Pékin de soutenir des raids informatiques

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Si le président américain est monté au créneau, c'est que cette guerre prend une dimension jusque-là inconnue. L'année dernière, un sénateur américain, Mike Rogers, avait accusé la Chine d'avoir volé un volume de données équivalent à 50 fois les informations contenues dans la bibliothèque du Congrès. Un chiffre très largement sous-estimé – d'au moins 5 fois – d'après la plupart des spécialistes de la question

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En février, un rapport mené par la société de cyber-sécurité Mandiant a mis en lumière les activités d'un groupe qu'il a appelé APT1 et qui serait à l'origine du piratage de plus de 140 entreprises américaines au cours des derniers mois. Localisation de ce groupe très actif ? Shanghai, dans un bâtiment de l'armée chinoise

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Une guerre qui prend une telle ampleur que Barack Obama s'en est publiquement ému : "Les Etats-Unis doivent aussi faire face à une menace grandissante de cyber-attaques. Nous savons que des hackers s'emparent de l'identité d'individu et infiltrent leurs messageries email. Nous savons que des entreprises et des pays étrangers volent des informations stratégiques à nos entreprises. Maintenant nos ennemis cherchent également à saboter notre réseau électrique, nos institutions financières, nos systèmes de contrôle du trafic aérien. Aujourd'hui, il est impossible de ne pas regarder en arrière sans se demander : pourquoi n'avons-nous rien fait pour nous protéger de ces menaces contre notre sécurité et notre économie ?"

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On ne peut pas dire les choses plus clairement : la guerre est déclarée. Et pas une semaine ne se passe sans qu'une cyber-attaque d'importance ne soit découverte

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Qui sont les cibles ?


Les attaques sur les données personnelles (compte emails, informations bancaires, vol d'identité) sont aujourd'hui monnaie courante

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A ces attaques, qui s'apparentent à du vol à l'arrachée, s'ajoutent les tentatives d'espionnage industriel ou stratégique : vol de technologies, d'informations confidentielles...

Enfin, des attaques, par leur ampleur et leurs cibles, s'apparentent à de véritables tentatives de déstabilisation d'un Etat. Le récent exemple des attaques visant la Corée du Sud en sont l'illustration. Et c'est ce qu'évoque Barack Obama en soulignant les risques qui pèsent sur les réseaux électriques ou de communication américains. Et ne parlons même pas de la sécurité de sites nucléaires..

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Des entreprises sous pare-feu
Economiquement, le coût des cyber-attaques est estimé à 110 milliards de dollars chaque année dans le monde

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On estime qu'environ 80% des entreprises américaines et européennes ont subi des attaques de virus ou de chevaux de Troie et plus de 70% des tentatives de fishing (usurpation d'identité ou tentatives de fraudes)

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Selon une étude récente menée sur 45 grandes entreprises américaines, le coût moyen des cyber-attaques s'élève à 3,8 M$ par entreprise et par an. Une autre étude menée sur des PME cette fois estime ce coût à plus de 240 000 $ par an

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Les entreprises se sont donc tournées vers des spécialistes de la protection des réseaux, qui sont aussi souvent des fabricants de routeurs. Le principal outil de protection est le pare-feu qui protège le réseau des entreprises des intrusions extérieures en décidant quels types de données sont autorisés à y pénétrer. La capacité du pare-feu à filtrer les informations et surtout sa vitesse de réaction (de calcul, en fait) sont les deux points clés pour les entreprises

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Le marché du pare-feu pour les entreprises – et autres solutions de sécurité – est dominé par plusieurs entreprises : Cisco, Check Point Software ou encore Juniper Networks

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Ces dernières années, la sécurité des données est devenue encore plus cruciale pour les entreprises et donc pour les sociétés fournissant des pare-feux que les habitudes des utilisateurs ont changé, au fur et à mesure qu'ordinateurs portables, smartphones, tablettes et connexions mobiles s'imposaient dans notre quotidien, et notre manière de travailler. La plupart de salariés veulent maintenant pouvoir se connecter à leur réseau d'entreprise, accéder à leurs données, leur boîte email ou leur calendrier de rendez-vous qu'ils soient en déplacement ou chez eux

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Ces connexions mobiles, hors du réseau protégé de l'entreprise, sont particulièrement vulnérables aux cyber-attaques. Les fournisseurs de sécurité Internet doivent donc s'adapter à cette nouvelle demande et proposer des solutions efficaces pour ces nouveaux types d'usages

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Un secteur d'avenir... en restructuration


Au vu de la montée des cyber-menaces, vous pourriez en conclure que tout va bien pour le secteur de la sécurité et des réseaux. Eh bien, pas tant que cela. Première raison, conjoncturelle, une demande en baisse de la part des entreprises confrontées, engluées dans la crise et qui cherchent à réduire leurs dépenses. Plusieurs pointures du secteur, dont Cisco, viennent d'ailleurs d'être dégradées par un analyste qui justifie sa décision par les craintes grandissantes de récession durable en Zone euro

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De manière plus générale, le secteur des réseaux et de la sécurité informatique est extrêmement concurrentiel. Les réputations se font et se défont en quelques années au gré des choix stratégiques des entreprises et surtout de leur capacité d'innovation technologique.

"

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Dans les années 2000, Juniper Networks a par exemple connu une évolution foudroyante, menaçant par ses produits et son expertise le leader du domaine, Cisco. Mais depuis quelques années, le vent a tourné. Des concurrents plus agressifs et plus innovants comme Palo Alto Networks sont arrivés sur le marché et grignotent progressivement les parts de ses aînés.

L'exemple de Palo Alto Networks au hasard. La société a en effet été fondée par l'ingénieur israélien, Nir Zuk, ancien employé de Check Point Software et de Juniper, deux sociétés dont il est parti pour désaccord sur les évolutions stratégiques. En proposant un pare-feu plus efficace sur la sélection des données filtrées, Palo Alto peut aujourd'hui se targuer de proposer des solutions bien plus innovantes que ses concurrents

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Si le domaine de la sécurité Internet est particulièrement dynamique, il est aussi très compétitif. L'innovation ou la mort pourrait être leur devise. Innovation d'autant plus indispensable que les pirates et autres soldats du monde virtuel débordent de créativité et d'imagination

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sources

 :

(1) «  The virtual Chernobyl  », Langner.com, 1er février 2011.

(2) William J. Broad, John Markoff et David E. Sanger, «  Israeli test on worm called crucial in Iran nuclear delay  », The New York Times, 15 janvier 2011.

(3) Cf. Haaretz, Tel-Aviv, 7 janvier 2011.

(4) «  Iran’s nuclear setbacks : a key for U.S. diplomacy  », United States Institute of Peace, 18 janvier 2011.

(5) Scott Ritter, «  In perspective : The Stuxnet effect  », Nuclear Intelligence Weekly, New York, 31 janvier 2011

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