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01/07/2015

Enquête Séries françaises

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Enquête

Séries : les scénaristes français voudraient se lâcher, mais...

 

Dans l'univers impitoyable des scénaristes, peu d'élus. Parmi les valeurs montantes ou confirmées : Audrey Fouché, Benjamin Dupas, Frederic Krivine, Anne Landois, Fanny Herrero.

 

© Iannis Giakoumopoulos pour Télérama

Portée par l'élan des meilleures séries d'outre-Atlantique, une nouvelle génération d'auteurs rêve de bousculer la fiction télévisée hexagonale. Comment vaincront-ils la frilosité des chaînes grand public ?

Evidemment, aucun d'eux ne cite Navarro. Lorsque, en novembre dernier, les dix étudiants de la première ­promo « création de séries TV » de la Femis résument, lors d'une cérémonie publique, le scénario original qu'ils ­viennent d'écrire, ils le comparent à Buffy contre les vampires, Breaking Bad ou Shameless. Cette nouvelle génération a le mérite de voir grand. Ces jeunes ont boulotté Game of thrones, House of Cards, True Detective, ont assisté aux master class du gourou du scénario John Truby et ­rêvent d'incarner une nouvelle vague française, rompue aux méthodes américaines, capable de pondre du divertissement de pointe – et pourquoi pas, un jour, un chef-d'œuvre comme Les Soprano...

Ils sont heureusement plus de dix dans le pays. Fondé il y a vingt ans, le Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle (CEEA) a formé plus de 200 scénaristes aguerris. Auxquels se greffe une meute d'autodidactes sérivores. Ecrire pour la télévision n'a jamais fait autant fantasmer : Canal+ croule sous les propositions et TF1 reçoit plus de 600 projets par an.

 

“Cela fait dix ans que je travaille dans le secteur et il n'y a pas une seule série à laquelle j'aie participé dont je sois fier.”

 

 

Côté téléspectateurs, pourtant, on peine à s'extasier. Certaines séries de Canal+, comme Les Revenantsou Engrenages – les seules comparables en termes d'exigence aux standards des chaînes câblées américaines –, restent des exceptions. Manifestement, le rêve américain a ses limites. Un diplômé de la première promo de la Femis a été recruté à Plus belle la vie (France 3), un autre écrit pour Profilage (TF1). Et la majorité des auteurs rongent leur frein en participant à l'écriture des dialogues de Camping Paradis, Nos chers voisins ou Candice Renoir...

 

« Je suis complètement déprimé, confie l'un des scénaristes parmi la vingtaine que nous avons sondés. Cela fait dix ans que je travaille dans le secteur et il n'y a pas une seule série à laquelle j'aie participé dont je sois fier. » De fait, les débouchés offerts par Canal+ et Arte restent marginaux dans la fiction télé. Les trois quarts des investissements viennent de TF1, France 2 et France 3. Seulement douze à quinze nouvelles séries originales sont lancées chaque année, toutes chaînes confondues. Et pour y accéder, mieux vaut s'être déjà fait un nom. « En France, on ne verra jamais un diffuseur prendre un scénario écrit par un total inconnu, comme HBO l'a fait avec True Detective», explique Frédéric Chancel, scénariste pour TF1. « Pour réussir, un jeune auteur a plutôt intérêt à aller se bourrer la gueule dans un festival près d'un scénariste renommé pour essayer de l'embarquer dans son projet. » Sans compter que les chaînes ont tendance à multiplier les coproductions internationales ou les collaborations avec les showrunners – ces super auteurs garants de la ligne et de la cohérence d'une série, de l'écriture au montage – étrangers : sur les quatre nouvelles séries de Canal+ en 2015, une seule est écrite par un Français — Le Bureau des légendes, d'Eric Rochant.

 

200 projets soutenus par le CNC, 2 diffusés

 

Celui qui rêvait, tout juste diplômé, d'offrir le Mad Men français ou de devenir le prochain Nic Pizzolatto (True Detective) est prié de rentrer gentiment chez lui. La preuve en un chiffre : sur les 200 projets de séries télé dont l'écriture et le développement ont été soutenus par le Fonds d'aide à l'innovation du CNC en dix ans – avec des représentants des chaînes dans le jury –, seules deux ont été diffusées à l'antenne, le ­format court Vestiaires et la série Tiger Lily, avec Lio, sur France 2. Le reste n'a jamais trouvé preneur. Jugé trop fantaisiste, ou déconnecté du marché. Des centaines de projets assez avancés croupissent ainsi dans les tiroirs. De quoi fantasmer sur de possibles pépites oubliées sous des couches de poussière...

« Vous surestimez ce qu'on reçoit, se défend Marie Guillaumond, directrice de la fiction à TF1. Les bons projets ne tombent pas du ciel. En France, on a beaucoup de talents, mais le génie est rare. Si vous imaginez qu'on m'envoie chaque semaine par courrier un scénario incroyable tout prêt dans une enveloppe, vous vivez dans le monde de Oui-Oui. »

Pas de violence, pas de sexe, pas de drogue, pas de politique...

Bien entendu, les scénaristes, eux, font entendre un son de cloche différent : « Les diffuseurs tiennent un double discours qui me rend dingue », peste un auteur qui, comme tant d'autres, préfère témoigner anonymement. « On nous dit : “Lâchez-vous”, et puis on se fait raboter tout ce qui dépasse. » Comme elles financent 80 % de la production, les grandes chaînes ne se privent pas d'imposer leurs règles. Si Canal+ et Arte offrent une certaine souplesse, le jeune scénariste fan de Weeds ou de Breaking bad déchante rapidement en découvrant la liste des sujets qui fâchent sur TF1 ou sur le service public : pas de violence, de sexe, de drogue... Et prière d'y aller mollo sur les questions politiques, bioéthiques, etc.

Diffusée début 2013, Tiger Lily a été expurgée de ses aspects les plus « rock » – jugés trop clivants par France 2. Conçue au départ comme l'histoire d'une bande d'ex-pop­stars un brin déglinguées, la série a viré au remake pâlot de Desperate Housewives. Un autre projet a capoté : France 3 ­refusait d'intégrer un personnage de psychanalyste. Motif : « C'est trop élitiste, notre public ne va pas chez le psy ! »

 

Et le casting impose... Anthony Delon

 

Gommer les aspérités ou les différences est devenu un réflexe : à l'origine, le héros chirurgien de la série Interventions, diffusée en novembre sur TF1, devait être un jeune médecin, élevé à la Ddass, qui transcendait ses origines d'enfant d'immigré. Sauf qu'au dernier moment, le casting a imposé... Anthony Delon, obligeant les scénaristes à réécrire les épisodes dans l'urgence (et sabordant tout l'enjeu de la série).

Le formatage se joue à tous les niveaux. « Dans toutes les histoires, on nous demande de rajouter un peu de thriller, du suspense », déplorent la majorité des auteurs rencontrés. Une chronique sociale se voit subitement flanquée d'un tueur en série, avant que la chaîne juge l'ensemble « trop sombre » et la métamorphose en comédie. Autres exemples entendus : un héros de 55 ans transformé en héroïne de 20 ans, une relation crypto-gay entre deux hommes qui se mue en entraide fraternelle à la Joséphine, ange gardien, etc.

“N'oubliez pas qu'on écrit pour des vieux !”

Les chaînes le reconnaissent : « Diffuser un drame intimiste comme Six Feet under serait compliqué sur notre antenne, concède Thierry Sorel, patron de la fiction de France 2. Notre vocation est de rassembler quatre millions de téléspectateurs en prime time. » Mais, pour lui, les choses évoluent : « Les séries françaises ne sont plus aussi timorées qu'avant », affirme-t-il, mettant en avant « le héros alcoolique de Boulevard du Palais » (sic), quand TF1 se flatte d'« évoquer le djihad dans un épisode d'Alice Nevers » (re-sic). « Notre boulot, c'est d'accompagner la créativité des auteurs sans les censurer », explique Marie Guillaumond, de TF1.

Les jeunes scénaristes ne captent pas le même message. « Tu te crois sur HBO ? » s'est vu rétorquer un auteur travaillant pour France 2 à propos d'une scène pourtant anodine. A la direction de France 3, on rappelle à l'envi : « N'oubliez pas qu'on écrit pour des vieux ! » Résultat, certains ont intégré la consigne. « En dix ans, mes mécanismes d'autocensure ont été multipliés par 200 », explique un ancien scénariste de Plus belle la vie.

 

“Les diffuseurs réfléchissent deux ans pour savoir s'il faut y aller ou pas. Et attendent en général des choses qu'ils ont déjà vues”

 

 

Partout, le même constat : les chaînes « ont peur de leur ombre » et les conseillers de programmes tremblent pour leur job. « Aux Etats-Unis, la concurrence est si féroce que vous êtes obligé d'innover. Alors qu'ici, c'est l'inverse : vous restez à votre poste si vous ne faites pas trop de vagues », se marre le scénariste Duong Dang-thai (Le Bureau des légendes). Cette frilosité engendre des délais de développement interminables. « Les diffuseurs réfléchissent deux ans pour savoir s'il faut y aller ou pas. Et attendent en général des choses qu'ils ont déjà vues », raconte un jeune auteur de Canal+.

 

A force de faire la navette entre les chaînes et la production, les cerveaux s'épuisent : « Notre boulot, c'est d'être payés des clopinettes pour réécrire 25 fois le scénario, selon les caprices d'un chargé de programmes », déplore une plume d'Arte. Quand ils ne se font pas éjecter en plein milieu de la vingt-quatrième version... Même une pointure comme Emmanuel Carrère (embauché sur Les Revenants) a fini par ­jeter l'éponge, ainsi qu'il le raconte dans les premières pages de son roman Le Royaume : « Je supportais moins bien [...] de passer constamment des examens devant des petits jeunes gens à barbe de trois jours qui avaient l'âge de mes fils et faisaient des moues blasées devant ce que nous écrivions. »

Des textes plus subtils

Sous-financé, fastidieux, interminable, ce processus de développement se révèle foncièrement contre-productif : « On en arrive à des aberrations, constate Guilhem Cottet, ­délégué général de la Guilde des scénaristes. C'est surréaliste que le remake américain des Revenants soit diffusé sur Netflix avant même que la saison 2 française n'arrive sur Canal+ ! »

 

Heureusement, la situation n'est pas figée. De-ci de-là, des auteurs parviennent à imposer des textes plus subtils, des registres plus sophistiqués : le soap à suspense dans les cuisines d'un restaurant (Chefs, France 2) ou le thriller familial à la Broadchurch (Disparue, France 2). Les scénaristes se professionnalisent, leur savoir-faire s'affine. En 2004, Plus belle la vie a ouvert la voie aux ateliers d'écriture, avec une organisation très hiérarchisée et un rythme de production industriel, à l'américaine. Techniques employées depuis dans Un village français ou Le Bureau des légendes, sous la supervision d'un showrunner (Frédéric Krivine, Eric Rochant).

 

Les jeunes s'organisent en collectifs

De leur côté, les plus jeunes ont compris l'intérêt de s'organiser en collectifs (le SAS, la Mafia Princesse, la Squadra...) pour « forger un langage commun », « échanger », « se sentir moins seul », « rationaliser les questions d'organisation ». Et tenter d'améliorer le statut de l'auteur, qui reste extrêmement précaire : pas d'intermittence, pas de chômage, et des « pitchs » (l'argument de la série) payés souvent au rabais. « C'est le combat de notre génération », dit Fanny Herrero, 40 ans, cofondatrice du SAS. Valeur montante du scénario français, comme Benjamin Dupas (son coauteur dans Un village français et Kaboul Kitchen) ou Audrey Fouché (Borgia), elle fait partie d'une jeune garde optimiste et tout-­terrain, rodée aux techniques collectives, qui, en dépit des obstacles, commence à faire entendre sa voix.

 

Dans les ­petits groupes qui se forment aujourd'hui, on sait qu'il faut être capable d'exécuter de la commande, de faire ses armes sur des séries grand public, comme l'a fait l'Américain Matthew Weiner, passé par la sitcom bas de gamme Une fille à scandales, avant d'écrire pour Les Soprano, puis de développer plus tard son génial Mad Men. « Il ne peut pas y avoir une génération spontanée de showrunners », explique Emmanuel Daucé, producteur d'Un village français. « On n'est pas au casino. Une chaîne ne va pas confier 50 millions d'euros comme ça à un débutant. Les scénaristes ont besoin de se faire la main, un peu comme les compagnons : il faut faire son tour de France avant de réaliser un chef-d'œuvre. »

 

Enquête

 

Séries : les scénaristes français voudraient se lâcher, mais...

 

25/04/2013

La réalité au-delà de la fiction :

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 Real Humans – série télévisée suédoise créée par Lars Lundström -réalisée par Harald Hamrell et Levan Akin – 2013

 

Rudes sont les étapes, elles ne seront point éternelles ; ce qui est éternel c'est le progrès, mettant sur l'horizon un idéal nouveau, quand a été atteint celui qui la veille semblait utopie." Louise Michel (Londres, 20 Mai 1898)Real Humans - 100% Humain

Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à s’y méprendre aux êtres humains qu’ils remplacent dans les tâches domestiques.


Robocop.Simone Gierz construit des «robots merdiques». Après le robot qui commente sur Internet ou celui qui maquille, elle propose aujourd'hui le robot shampouineur. Merdique, en effet.
 

 

Swedish TV Program Shows Women In Charge & Men Are Trash - Even Robots Are Superior To Men. 

> La série

 

 Real Humans 2012
Season 1 Episode:1 Season 1 Episode 2

 
Real Humans - Saison 1 (bande-annonce) - ARTE
 

 


 

 

Real Humans (100% Humain)

Épisode 7 , Épisode 8 Deux épisodes tous les jeudis du 4 avril au 2 mai 2013 à 20h50

 Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à s’y méprendre aux êtres humains qu’ils remplacent dans les tâches domestiques. Une cohabitation qui engendre des relations complexes et des émotions contrastées, entre amour et haine, alors que certains humanoïdes rêvent d’émancipation (Suede, 2012, 59mn)  ARTE F  

 

A lire aussi Real humans Thèmes : Cinéma & FictionReal Humans, robots, série, Lars Lundström, Suède 

 

 

 

cinéma & fiction,real humans,robots,série,lars lundström,suède,révolution technologique,prêt à jeter - youtube : : film documentaire réalisé par cosima,joseph schumpeter,histoire,l'analyse économique,capitalisme,néolibéralisme,l'ost,la méthode kaban,destruction créatrice,semaine nationale de la robotiqueLe progrès techniques

 

Le système capitaliste est "techniquement progressiste"

 

Quel est le role du progrès technique dans l'économie?

 

Les sources du progrès technique :

 

Le progrès technique par l'innovation

 

Le progrès technique est une nouvelle combinaison permettant d'augmenter le volume ou la valeur des gains de productivité

 

Sa source principale est l'innovation qui consiste a transferer dans le champs de l'économie les découvertes et les inventions scientifiques

 

Shumpeter distingue cinq forme d'innovation

- l'innovation des nouveau produits ou de nouvelles qualités

- l'introduction de nouvelles méthodes de production ou de nouveaux procédés commerciaux

- l'ouverture de nouveaux marchés;

- la création de nouvelles organisations ( par exemple l'OST, la méthode Kaban)

 

 

joseph schumpeter ( google) :

Joseph Aloïs Schumpeterest un économiste autrichien du milieu XXe siècle, connu pour ses théories sur les fluctuations économiques, la destruction créatrice et l'innovation.

Il est l'auteur d'une Histoire de l'analyse économique, parue en 1954 et qui fait encore référence. Ni keynésien, ni néoclassique, on le rapproche souvent de l'École autrichienne d'économie. Il est considéré comme l'économiste de l'effervescence et on le qualifie d’économiste hétérodoxe pour ses théories sur l’évolution du capitalisme dans la démocratie, il estime voué à disparaître pour des raisons sociales et politiques cf Schumpeter (1883-1950) : innovation et capitalisme , Joseph Schumpeter (1883 - 1950) : Il a vu dans l'innovation le ... , Innovation and Schumpeter's Theories - Innovation Zen

 

Selon lui, l'entrepreneur est un innovateur : lers anciens produits et les méthodes de production étant conbstamment remplacées par d'autres, même si le rythme des innovations varie selon les périodes.

 

Les illusions du progrès technique - Les renseignements généreux :

Téléphone portable, automobile, ordinateur, console de jeux, lecteur MP3... Nous vivons dans un monde où la technologie est omniprésente, son évolution spectaculaire. Pourtant, le progrès technique est-il forcément synonyme de progrès social ? Quelles sont les conséquences sociales et environnementales de la course au high tech ? Quelles sont ses alternatives ?

 

 

Les conséquences du progrès techniques :

 

Sur la production

 

- Une augmentation de la production, donc de l'abondance

- Une baisse des couts et des prix, donc la " démocratisation" des biens réservés à une élites

- une réduction de la durée de travail, surtout sur le long terme, voir chomage technique

- Disparition des biens obsoletes, remplacés par des substituts technique plus évolués, les disques vinyles et les cassettes par les CD, MP3 et DVD; les guichets de banques par les GAB et la " Banque directe" ( par téléphone ou Internet) cfPrêt à jeter - YouTube : : Film documentaire réalisé par Cosima Dannoritzer en 2010.

Sur les facteurs de productions :   

Les progrès technique est considéré comme neutre s'il ne modifie pas certains rapport de la combinaison des facteurs de production. Ex : le coefficient de capital, capital sur la valeur ajoutée, ne varie pas. 

 

En réalité, il entraine souvent une substitution du capital travail, notamment peu qualifié facilement remplacé par des automates .

 

 Le progrès technique exclus certaines catégories de travailleurs, les " travailleurs routiers" selon R.Reich. Ainsi la part des OS, les Ouvriers non qualifiés diniminue, alors que celle des OHQ, des techniciens et des ingénieurs augmente

. cf le terme de « destruction créatrice »

 

Lorsque l’accroissement de la rente devient le but déterminant de la politique des firmes – plus important que le profit qui, lui, se heurte à la limite interne indiquée plus haut – la concurrence entre les firmes porte avant tout sur leur capacité et rapidité d’innovation. C’est d’elle que dépend avant tout la grandeur de leur rente. Elles cherchent donc a se surpasser dans le lancement de nouveaux produits ou modèles ou styles, par l’originalité du design, par l’inventivité de leurs campagnes de marketing, par la « personnalisation » des produits

 

 
Real Humans - Saison 2 (bande-annonce) - ARTE

 

 

une photo de Andres Sosa.

 
La robotique est considérée comme l'une des technologies clefs pour l'avenir,
peut-être la prochaine grande révolution industrielle, comparable à Internet,
avec un marché estimé pour la seule robotique de service, à 100 milliards d'euros en 2020 par la Commission européenne, un marché multiplié par 30 en 10 ans."
– Ministère du Redressement Productive

Etes-vous devenus accros aux Hubots ? Pour ceux qui seraient passés à côté, les Hubots sont les héros de la nouvelle série phare d'Arte. Des héros de métal et de plastique, des robots humanoïdes, qui revendiquent leur place dans la société. S'il s'agit pour l'instant de fiction, les rêves les plus fous entourent bel et bien le monde de la robotique. Plus réaliste – enfin, si l'on peut dire – est le projet de Clive Palmer. Ce milliardaire australien a décidé de construire le fameux Jurassic Park, inspiré du film à succès paru dans les années 1990. A défaut de recréer des dinosaures vivants, il a prévu la fabrication en Chine de 165 robots-dinosaures, pour son nouveau parc d'attraction.

Laissons la fiction et les ambitions démesurées des milliardaires pour se pencher sur ce qui est réellement à portée de main. La robotique est un secteur qui n'attend pas. Innovations, investissements, contrats, conquête de nouveaux marchés et adoption par le grand public, la machine est lancée, à pleine vitesse.

Il suffit pour s'en convaincre de s'intéresser à iRobot, une des sociétés emblématiques du secteur. Au départ, iRobot fabrique des robots à vocation militaire. Puis le groupe se diversifie, avec succès, dans la robotique domestique, avec ses aspirateurs Roomba. iRobot est actuellement sollicité sur plusieurs de ses secteurs phares et ne cesse d'engranger de nouveaux contrats.

L'année dernière, la crainte d'un ralentissement des dépenses militaires américaines avait pénalisé la compagnie. Pourtant, le 12 avril dernier, le Pentagone a annoncé pour 1,3 milliard de dollars de nouveaux contrats dans la défense. Sur cette somme, 28,8 millions vont à iRobot, pour la commande de véhicules robotisés nommés Man Transportable Robotic System, ou MTRS. Livraison prévue en avril de l'année prochaine.

 Ces derniers jours, on a beaucoup parlé d'iRobot aux Etats-Unis ; une notoriété auprès du grand public qui ne s'explique pas par les activités de Défense. Entre le 6 et le 14 avril dernier, s'est tenue outre-Atlantique la Semaine Nationale de la Robotique. Notre société, basée dans le Massachusetts, y a bénéficié une grande visibilité. Elle oeuvre en effet, aux côtés de la NASA et d'un Conseil Consultatif, à encourager les générations futures à travailler dans la robotique et à innover.

D'ailleurs, innovante, iRobot l'est. C'est bien pour cela qu'elle continue de remporter de nouveaux contrats. Quelques exemples des formidables capacités d'iRobot..  (...)  iRobot a réussi à mettre au point un programme de reconnaissance des formes, et donc des objets, d'une performance révolutionnaire.

Ce qui devient intéressant, c'est de savoir que l'utilité de ce programme ne se cantonne pas aux aspirateurs. Cette innovation pourrait être installée aux caisses des magasins, épargnant ainsi la recherche d'un code barre ou d'une puce. Elle pourrait aussi être utilisée sur les chaînes de montage des usines et ainsi diriger le rangement et le stockage des différents produits fabriqués. En somme, apporter de l'intelligence dans toutes ces tâches. 

iRobot ne vous perd cependant pas de vue, vous consommateur et grand public. C'est ce qui ressort de l'interview de Marc Dinee, vice-président des ventes internationales, sur le site Lesnumeriques.com. "[La robolution] n'arrivera que si, en tant que constructeurs, nous sommes responsables et mettons au point des produits plus performants, à des prix réalistes... On est insatiables en termes de projets, d'idées, mais il y a un temps pour tout et vous verrez sortir beaucoup d'innovations dans les prochains mois et années."

C'est justement la capacité d'iRobot à trouver des passerelles entre ses innovations de niche, dans le secteur de la Défense, et le marché de la robotique domestique, qui en fait une entreprise d'avenir, méritant un investissement. Comme le dit d'ailleurs Marc Dinee, "iRobot n'est plus la 'petite boîte de copains du MIT qui a commencé en 1990 dans un garage'. Présente sur 50 pays, l'entreprise compte plus de 500 personnes et 436 millions de dollars de CA."

En Bourse, le secteur de la robotique et celui des valeurs technologiques sont bien distincts. Attention d'ailleurs à ne pas les confondre. Certains analystes ont tendance à inclure dans leur liste de titres robotiques des sociétés qui ne font qu'utiliser des robots dans leurs activités ! .

Toutefois, cette séparation entre la robotique et le technologique pourrait un jour tomber... En effet, Apple, vient de recruter John Morrell, un spécialiste de la robotique. Il a entre autres travaillé à la conception des Segways. Une nouvelle qui a de quoi réjouir les geeks.


Documentaire "Comment vivre avec les robots " 720p 20/10/13

 


 OÙ tracer les limites ! ? ◄

L'inventeur d'un des premiers robots sexuels affirme qu'il pourra bientôt avoir un enfant avec sa création ...
 
L'inventeur d'un des premiers robots sexuels affirme qu'il pourra bientôt avoir un enfant avec sa création

Sergi Santos, l'inventeur de l'un des premiers robots sexuels au monde, affirme avec conviction que ses créations pourront bientôt avoir des enfants avec leur propriétaire. Il prédit un futur dans lequel les êtres humains se marieront avec des robots. 
Il tente présentement de réussir à fusionner la personnalité d'un robot aux croyances et caractéristiques d'une personne. Avec le résultat, il veut créer une autre forme d'intelligence artificielle et l'insérer dans un enfant robot. Ce dernier serait donc un genre de mélange entre les personnalités respectives de l'humain et son robot. 
L'une de ses créations se nomme Silicon Samantha et selon lui, elle est même capable ''d'intimité émotionnelle''.
Sergi Santos croit qu'il viendra un jour où les humains et les robots se marieront. 


Les robots sexuels s'immiscent dans notre société

Un nouveau rapport montre l'ensemble des façons dont les robots sexuels pourraient être utilisés dans la société.
Les robots sexuels et les poupées de même nature seraient de plus en plus avancés. C'est en tout cas ce que révèle un rapport intitulé « Notre avenir sexuel avec les robots », co-écrit par Noel Sharkey, un professeur en intelligence artificielle et robotique à l'Université de Sheffield.
« Nous avons constaté qu'il y avait beaucoup d'entreprises qui faisaient des commandes et nous avons pensé que nous devrions vraiment examiner la chose », a déclaré Noel Sharkey à l'occasion d'une conférence de presse organisée à Londres, ajoutant que certains robots sexuels seraient proposés pour une utilisation potentiellement douteuse.


l est également possible que les couples, engagés dans une relation à longue distance, puissent avoir une réplique de silicium l'un de l'autre. En tout cas, un sondage publié par l'agence d'innovation Nesta en juin a révélé qu'un quart des jeunes sauteraient avec joie un robot. Mais pour Sharkey, les robots ont un certain nombre de limites dans les relations : « S'ils le font, ça va être très triste car ce sera une relation à sens unique. Les robots n'ont pas d'autre émotion. Les gens se lient avec les robots, mais c'est vraiment un moyen. Tu aimes un artefact qui ne peut t'aimer et c'est triste. Ils peuvent avoir un orgasme ou quoi que ce soit et prétendent vous aimer. Mais ils ne seront pas aussi bons ».
Un débat très hot à suivre...

 

Conclusion :

"La robotique est considérée comme l'une des technologies clefs pour l'avenir, peut-être la prochaine grande révolution industrielle, comparable à Internet, avec un marché estimé pour la seule robotique de service, à 100 milliards d'euros en 2020 par la Commission européenne, un marché multiplié par 30 en 10 ans. "



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La comparaison avec la révolution Internet n'est pas anodine : à chaque phase économique son boom industriel : la machine à vapeur... le rail... l'électricité... l'électronique... l'informatique... chaque fois que le monde a connu une récession, l'Economie a été relancée par le progrès

Lily La Fronde a partagé un lien via Arthur Scheuer.
  1. "Pier Paolo Pasolini déclara en 1970 : « Je ne peux plus fixer mon regard, plus de quelques instants, sur un écran de télévision. C'est physique, ça me donne la nausée ». L'homme était poète. L'homme est mort. Deux raisons pour parler de lui." Par Max Leroy.
  2.  
  3. ragemag.fr
    Pier Paolo Pasolini - poète, écrivain et cinéaste - n'a cessé de mettre en garde ses contemporains contre la marchandisation des sociétés humaines.

 

« Sous couleur de démocratie, de pluralité, de tolérance et de bien-être, les autorités politiques, inféodées aux pouvoirs marchands, ont édifié un système totalitaire sans nul autre pareil. »

Contrôler par la consommation

La propagande fasciste, grossière et, somme toute, limitée aux moyens de communication de l’époque, baisse à raison les yeux devant la puissance de frappe du capitalisme : « Le journal fasciste et les inscriptions de slogans mussoliniens sur les fermes font rire à côté : comme (douloureusement) la charrue à côté du tracteur », notait Pasolini dans l’un de ses articles.


 

Des acheteurs allemands font la queue devant un magasin Apple pour le nouvel iPhone 5 (2012).

L’ouvrage Divertir pour dominer (2010) a justement mis en relief « l’ampleur et la sophistication des procédés mis en œuvre par les industries dites culturelles pour forger les consciences aux valeurs de l’hypercapitalisme » :

« La mise au pas est assurée sans que le sang ne soit versé. Servitude volontaire, ou presque. »

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Swedish TV Program Shows Women In Charge & Men Are Trash - Even Robots Are Superior To Men.
 

 

Season 2 Pilot To Swedish TV Series Shows Women In Charge & Men Are Trash!

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> «Real Humans», le cyber des mondes

> Le robot aménagé
La série reprend tous les fantasmes mythologiques liés au genre, avant même l’apparition du terme.

> «Pour les Japonais, l’humanoïde facilite les interactions sociales»
L’anthropologue Emmanuel Grimaud évoque le rapport aux robots.

eXistenZCréé le mardi 02 août 2016

real humans : citoyen actif

 

 

Vendredi 19 avril 2013

La réalité au-delà de la fiction : découvrez la robotique
 Ingrid Labuzan

 
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