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07/07/2014

Les raisons de la colère

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Le pétrole , source de Conflit : Le pétrole a bien sûr attisé les convoitises des puissances coloniales (Grande-Bretagne et France) et des Etas-Unis, dont les compagnies exploitent les gisements à leur profit. En 1951, le premier ministre Mossadegh nationalise le pétrole en Iran. En 1956, le leader Egyptien Nasser fait de même avec le canal de Suez.
 
Le pétrole arabe coule à flot sur Israël alors qu’aucun des États producteurs des régimes arabes ne peut le vendre ou le donner aux Palestiniens agonisant. Ces derniers dépendent de l’occupant qui leur livre au compte-gouttes le carburant venant des pays « de leurs frères arabes ! » Pour leur faire du chantage Israël cesse momentanément de leur livrer cet « or noir » dont dépendent les hôpitaux et diverses infrastructures vitales pour maintenir en vie un million et demi d’habitants de Gaza pris en otage par Israël, au vu et au su du monde entier.
 
 

Quelques jours après la visite de Barack Obama en Israël et en Palestine, qui apparaît comme un fiasco pour la résolution du conflit qui anime ces pays, il parait intéressant de se demander où en est cette crise.

En effet, depuis le partage instauré par l’ONU en 1948, Israël et Palestine connaissent un conflit politique et armé.

Plusieurs guerres ont opposé l’Etat hébreux à ses voisins (la Syrie, la Jordanie ou l’Egypte), qui défendent la cause palestinienne, et leurs intérêts dans la région.

De plus, les Palestiniens luttent également farouchement à l’occupation israélienne, via plusieurs mouvements:  l’OLP de Yasser Arafat (de type nationaliste), ou le Hamas, lié au mouvement des Frères Musulmans  (de type religieux). Cela a notamment débouché sur deux intifadas : des soulèvements de populations civiles palestiniennes contre le pouvoir israélien.

Si ces guerres ont permit au conflit d’être largement médiatisé, elles n’ont jamais résolu la situation. L’Etat d’Israël a gagné des territoires depuis sa création en 1948 (cf carte);  et des colons juifs s’installent régulièrement dans des « colonies » au sein des territoires palestiniens. Cela génère de nombreux déplacés et réfugiés ( au Liban,  en Egypte…), ainsi que des tensions très fortes entre les différentes communautés.

 

Sur cet ensemble de cartes -tiré du site « ceriscope », spécialisé dans les questions frontalières-, la question de l’annexion de territoires par l’Etat israélien est soulignée par l’élargissement de ses frontières, aux dépends des territoires palestiniens et de ses voisins  (la Syrie avec le plateau du Golan par exemple).

Aujourd’hui, rien ne semble arrêter cette avancée des colons israéliens dans les territoires palestiniens, au niveau local (affrontements/justice) comme au niveau international (diplomatie/médiats). L’Etat israélien, sans ouvertement soutenir cette colonisation, ne semble pas s’y opposer.

De plus, dans les deux camps, de nombreux partis extrémistes (orthodoxes juifs, ou intégristes musulmans) entretiennent le conflit via des affrontements et attentats, entretenant un cercle vicieux de représailles et exactions.

La reconnaissance de l’Etat de Palestine par Israël et le reste du monde, serait un premier pas pour la reconstruction de la paix dans la région. Toutefois, malgré son nouveau statut d’observateur à l’ONU (depuis Novembre 2012) les négociations entre les deux pays semblent paralysés.

La récente visite du président Américain en Israël et Palestine n’a aucunement fait avancer la situation au Proche Orient. Barack Obama continue de soutenir son allié l’Etat hébreux, malgré une visite diplomatique des territoires palestiniens.

 

La colonisation est un processus d'expansion territoriale et/ou démographique qui se caractérise par des flux migratoires, l'invasion, l'occupation et l'exploitation d'un espace géographique, la mise sous tutelle et la domination politique, culturelle, religieuse et économique, voire le génocide, des populations qui s'étaient établies préalablement sur ce territoire. La colonisation, à différencier du colonialisme lequel est une doctrine ou idéologie, est pratiquée par certains États sur des peuples ou d'autres États[1] alors contraints d'accepter des liens de dépendance[2]. Il s'agit d'un processus expansionniste d'occupation, qui consiste en l’établissement d’une ou plusieurs colonies par la mise sous influence étrangère d'autres territoires. Lorsqu'il y a domination politique du territoire et assujettissement de ses habitants, on parle alors d'impérialisme de la part du centre politique de décision appelé métropole

 

 

 

 

Fin du XIXe siècle

Début de l’immigration juive.

1917

Le Royaume-Uni s’engage à soutenir la création d’un foyer national juif en Palestine.

1920

La Palestine est confiée à l’administration britannique.

Début des violences entre Arabes palestiniens
et Juifs.

1947

Plan de partage de la Palestine en deux États (l’un arabe, l’autre juif), rejeté par les pays arabes.

1948

Israël proclame son indépendance. Les pays arabes voisins entrent en guerre contre le nouvel État.

1967

Guerre des Six Jours. Israël occupe la Cisjordanie et
la bande de Gaza.

1973

Guerre du Kippour.

1978

Accords de Camp David entre Israël et l’Égypte.

1987

Première Intifada (soulèvement) contre Israël dans les Territoires occupés.

1993

Accord d’Oslo sur l’autonomie des territoires palestiniens.

À partir de 1996

Ralentissement des
négociations de paix.

2000

Deuxième Intifada.

2011

L’Autorité palestinienne fait une demande officielle d’adhésion à l’ONU.

 

  

 

Les raisons de la colère - YouTube :  : extrait : «  Nous vivons, je pense une période  de clôture de tout un dispositif politique, de représentation qui ne fonctionne plus, cette espace commun s'est effondrée. Il y a toute une série de violence, de colère qui ne peut plus s'exprimer dans 'espace politique et donc s'exprime d'une autre façon :

 - violence contre la mort d'un jeune

- violence politique et de l'espace urbain que les émeutes se déclenchent

 

Aujourd'hui la ville n'est plus seulement le lieu des affrontements, elle est aussi un enjeu. L'exemple de Copenhague est emblématique. En 2007, l'élément déclencheur de la colère sociale est la destruction par les autorités danoises de la maison des jeunes. Haut lieu de la contre culture urbaine 69 défense de la maison des jeunes au dannemark 2/3 :

 

C'est évènements sont le résultat d'un processus d'exclusion à l'œuvre dans la majorité des pays quelques soit les régimes politiques. Il y a une tentation de la part des états d'assoir leur légitimité non plus sur la capacité à inclure tout le monde mais sur sa capacité a dire ce qui n'en font pas parti. Cela dit à un certains nombre de gens, vous n'avez pas votre place ici. Vous n'avez pas seulement le droit à la parole, mais le droit de vit. Et si on y regarde bien , c'est la question de la place des gens à un endroit donné, de savoir s'ils sont pris en compte ou pas pris en compte. C'est un éléments principaux des émeutes  "Pour les habitants de la maisons des jeunes de Copenhague, ce processus débute en aout 2010 ».  

 

Les responsables israéliens sont partagés sur les représailles à adopter, entre une opération massive visant à «éradiquer» le Hamas ou une réplique mesurée. Israel intensifies hunt for missing teenagers . ( 21-Jun-2014 )  Les corps des trois disparus , deux auteurs présumés de l'enlèvement ont été détruites par l'armée  Israël multiplie les raids à Gaza après la mort de trois adolescents 6

 

 

Frappes dans la Bandes de Gaza :

Toujours plus de morts au Proche Orient. Une attaque israélienne dans la Bande de Gaza a fait de nouveau mort.

Maison palestinienne bombardée à Hebron, mardi 1er juillet.

 

 

Israel : Attaque sur la Bande de Gaza

Le proche orient s’enflamme. La nuit dernière, l'armée israélienne a mené plusieurs raids sur la Bande de Gaza. Pendant ce temps, la jeunesse arabe israélienne se révolte dans l'Etat hébreux et en Cisjordanie. Au proche orient, l'escalade de la violence continue. La nuit dernière dans la Bande de Gaza neuf personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes en provenance d'Israël. Selon des sources palestiniennes, sept d'entre elles serait des membres de la branche armée du Hamas. C'est le bombardement d'un tunnel a Rafah qui a été le plus meurtrier pour le Hamas qui aurait fait aux moins quatre morts. Une réponse de l'Etat Hébreux aux 45 tirs en provenance de Gaza. Depuis dimanche. Une réponse ferme, c'est ce que réclame la communauté arabe d'Israël après la mort de Mohammad Abou Khdeir, un adolescent palestinien de 13 ans. Au tribunal de Telma a Tel Aviv, six suspects appartenant à un groupe extrémiste juif ont été arrêté. Gêné, le premier ministre israélien a condamné le meurtre du jeune palestinien.

 

 

Benjamin Netanyahu (Benyamin Nétanyahou) , premier ministre israélien : " Dans notre société, la société israélien, il n'y a pas de place pour de tel meurtrier. C'est toute la différence entre nous et nos voisins. "

 

Les villes arabes en ébullition

 

Echauffourées entre la police israélienne et des manifestants palestiniens lors des funérailles d'un jeune Palestinien de 16 ans, vendredi 4 juillet à Jérusalem.

 

Echauffourées entre la police israélienne et des manifestants palestiniens lors des funérailles d'un jeune Palestinien de 16 ans, vendredi 4 juillet à Jérusalem. | AP/Mahmoud Illean

Le meurtre de Mohammad Abou Khdeir rejoint la liste des exactions les plus graves commises par des extrémistes juifs parmi lesquelles le massacre du caveau des patriarches à Hébron en 1994, commis par Baroukh Goldstein, et le meurtre du Premier ministre Yitzhak Rabin par Yigal Amir en 1995.

  

Sur les images de caméra de surveillance, deux hommes qui pourrait être les ravisseurs du jeunes palestiniens, enlevé et brulé vif. Cette vidéo a été rendu publique par la famille de la victime. A Jérusalem, devant la porte de Jaffa, c'est un sentiment de vengeance qui prédomine. : " Tout les arabes méritent de souffrir pour ce qu'ils ont fait aux juifs. "

 

Ce climat de violences intercommunautaires enflamme aussi les réseaux sociaux, où les appels à la vengeance se multiplient des deux côtés. Edito du Monde Proche-Orient : sans processus de paix, la haine prospère 22

 

 

Edito du « Monde ». Chaque jour davantage, le face-à-face israélo-palestinien devient moins un conflit entre deux mouvements nationaux qu'un affrontement religieux ou communautaire. « Mort aux Arabes » : une haine décomplexée sur le Web israélien 117 La mort de trois jeunes Israéliens a déclenché l'expression d'une violence anti-arabe, notamment en ligne, qui alimente le cycle de représailles.

 Des photographies publiées par des Israéliens sous le slogan « Le peuple israélien réclame vengeance ».

 

Des photographies publiées par des Israéliens sous le slogan « Le peuple israélien réclame vengeance ». | Twitter

Par ailleurs, des affrontements ont éclaté en Cisjordanie et en Israël. Certains parlent déjà d'une troisième intifada. PROCHE ORIENT Le pire scénario pour Benjamin Netanyahu

 

  Les corps des trois jeunes Israéliens enlevés le 12 juin ont été retrouvés, lundi. Israël a répliqué par des raids massifs, accusant le Hamas.

Israel bombs Gaza after settler bodies found

Air raids come hours after Israeli PM blames Hamas for three settlers found dead in west bank after going missing. Interactive: Gaza, life under siege  Middle East  Gaza family traumatised

 Le conflit israélo/palestinien: un combat sans fin? Posted by Docteur Prémilivier on 22 mars 2013

La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans : citoyen actif : Deux Egypte face a face : : Altermonde, Blog de Nico Citoyenactif sur Netlog

Irak : l'Iran s'en mèle - altermonde

Source de Conflit - Citizen Khane

le tourbillon jihadiste : Citoyenactif

 

A lire aussi : Israël, attaque, la bande de gaza, Cisjordanie, Palestine, conflit, moyen orient, les raisons de la colère, intifada, haine décomplexée, extrême droite, colons, religion, nationalisme, benjamin Netanyahu, middle east, conflit israélo-palestinien, Proche-Orient , la confrérie, enquête, les frères musulmans

 

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30/06/2014

« l'EIIL est à son apogée en Irak »

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God - John Lennon - YouTube : Imagine all the people living life in peace. You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one. I hope someday you'll join us, and the world will be as one”

 

I DON’T BELIEVE IN JOHN LENNON :)

 

 « God is a Concept by which
we measure our pain
I don't believe in magic
I don't believe in I-ching
I don't believe in Bible
I don't believe in Tarot
I don't believe in Hitler
I don't believe in Jesus
I don't believe in Kennedy
I don't believe in Buddha
I don't believe in Mantra
I don't believe in Gita
I don't believe in Yoga
I don't believe in Kings
I don't believe in Elvis
I don't believe in Zimmerman
I don't believe in Beatles
I just believe in me...and that realit
y

 

 

Daech, naissance d un état terroriste | part 1


Daech, naissance d'un Etat terroriste - 04/02/2015 - YouTube

 

Les pays composants les deux coalitions internationales contre Daesch et le terrorisme islamistes ( qui a endeuillé les pays européens et fait monter les mouvements et partis d'extrême droite, le replis communautaires ) a tout misé sur la solution sécuritaire et militaires aux détriments d'autres solutions plus efficace. daesch profite des guerres confessionnelles instrumentalisées par des dictateurs cyniques et ses bailleurs de fond devant des occidentaux impuissants.  Un enieme  accord américano-russe prévoyant un arrêt des combats sur deux fronts en Syrie mais excluant la ville d'Alep, en proie à de violents combats, entrera en vigueur demain à l'aube, ont annoncé aujourd'hui des sources américaines, syriennes et russes. Un regain de violence aussi brutal que le symbole qu'il véhicule: l'assassinat, par Damas, des derniers espoirs nés de la fragile trêve entrée en vigueur le 27 février dernier. La situation en Syrie est à "plusieurs égards hors de contrôle", a déclaré lundi devant la presse à Genève le secrétaire d'Etat américain John Kerry. 

 Kerry, qui tente de sauver la trêve en Syrie, s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

  The Genesis of the Islamic State (ISIS)DOSSIER SPÉCIAL - La révolte en Syrie , l'EIIL à la conquête de l'Irak, La crise irakienne s'internationalise -- Le Monde.fr avec AFP ,

 

 

Près de 2.000 personnes ont été tuées en juin dans les violences en Irak, théâtre d'une offensive djihadistes fulgurante, le plus haut bilan mensuel depuis mai 2007, selon des chiffres officiels publiés aujourd’hui. Selon ces chiffres compilés par les ministères de la Santé, de l'Intérieur et de la Défense, 1.922 personnes sont mortes en juin - 1.393 civils, 380 soldats et 149 policiers. Par lefigaro.fr avec AFP : Plus de 2 400 morts en Irak en juin  - le Monde  Selon l'ONU, plus de 2 400 personnes ont été tuées au mois de juin en Irak. Ce bilan ne prend pas en compte les victimes de la province d'Anbar qui est largement passée sous le contrôle des djihadistes sunnites

 

Défilé de l'EIIL à Mossoul, le 23 juin 2014.

Défilé de l'EIIL à Mossoul, le 23 juin 2014. | AP/STR 

L'Iran a secrètement déployé des drones de surveillance en Irak où elle convoie également du matériel militaire par voie aérienne pour aider Bagdad dans sa lutte contre les insurgés sunnites, affirme le New York Times. FORCE AL-QODS ET SOUTIEN AÉRIEN

 Des drones américains armés de missiles survolent Bagdad, mais uniquement pour «protéger» le cas échéant les militaires et diplomates américains présents, a indiqué à l’AFP un diplomate américain

Le Monde.fr | 30.06.2014 à 17h28 •

 Les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), engagés dans les combats en Syrie et en Irak, ont annoncé, dimanche 29 juin, le rétablissement du califat, le régime politique islamique disparu il y a près d'un siècle, et le changement de nom de l'organisation en « l'Etat islamique ». L'EIIL a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme « calife » et donc « chef des musulmans partout » dans le monde. Il est désormais nommé « calife Ibrahim » en référence à son véritable prénom.

An official document was also released, in English and several other languages.

UN MINI-ETAT ENTRE SYRIE ET IRAK

Lire la synthèse : Offensive sans précédent des djihadistes en Irak

L'irak s'enfonce toujours plus dans la guerre civile. l'Etat Islamique et Irak et au Soleil Levant ( EIIL) et au soleil levant continuent leur progression sans rencontré de véritable opposition des forces de l'ordre. Une offensive de grande ampleur et belle et bien lancée. Après Mossoul ( Les insurgés Irakiens gagnent du terrain Mossoul au main des insurgés ( google) ,  Mossoul au main des insurgés - Citoyenactif) 

 

 

Irak : les insurgés prennent l'ouest  L e soir la ville de Tikrit àrak : Les rebelles sèment la terreur dans l'ouest Après Mossoul ( Mossoul au main des insurgés - Citoyenactif) , 

 

« Les islamistes de l'EIIL sont à leur apogée en Irak »

Pour le spécialiste de l'islam Thomas Pierret, cette proclamation de l'EIIL pourrait se révéler contre-productive pour le mouvement djihadiste.

Mikcael Luder, politologue spécialiste du proche orient. : " L'EIIL est l'ennemi juré des chiites( Le chiisme)  , est un courant minoritaire de l'islam sont le grand ennemi de l'occident et le deuxième ennemi est les Etats Unis, le troisième est Israël.Les chiites continuent a être pris pour cible et à Bagdad, un attentat suicide a été perpétré contre un conseil de tribut et à Mossoul des diplomates turc ont été pris en otage.

 

 

 

Mickael Luder, " Comment cela va continuer ?

D'abord l'EEIL va déstabiliser à terme la région proche et du moyen orient de façon massive

Dans un deuxième temps, l'EIIL représente une menace considérable pour l'Europe cf  l'Etat Islamique et Irak et au Soleil Levant EIIL - citizen Khane

J'insiste vraiment : nous assistons a un soumis politique et sécuritaire qui est entrain de prendre forme à la frontière sud est de la Turquie.

Lire (en édition abonnés) Abou Bakr Al-Baghdadi, le nouveau Ben Laden 

Thomas Pierret, spécialiste de l'islamisme, maître de conférence à l'université d'Edimbourg, en Ecosse, décrypte les implications de cette annonce.

Comment expliquer la décision de l'EIIL de proclamer maintenant un califat sur l'Irak et la Syrie ?

C'était dans les cartons depuis longtemps. Abou Bakr Al-Baghdadi était déjà « commandeur des croyants » depuis la création de l'EIIL en avril 2013. Depuis des mois, dans les milieux proches de l'EIIL, des idéologues religieux radicaux annonçaient le passage à l'étape du califat, qui combine pouvoir temporel et religieux. Sa proclamation, le 29 juin, est très certainement liée aux succès de l'opération militaire en Irak.

L'EIIL est à son apogée en Irak. Au sommet de sa gloire, il veut mettre toutes les cartes sur table et peut-être se créer des avantages. Il y a une idée répandue qui veut que cela peut permettre de créer des troubles internes dans les Etats ennemis qu'il pourrait exploiter. Il espère soulever la rue arabe et voir des groupes se mettre en action à l'idée que le « grand soir » est arrivé.

Qu'implique concrètement la proclamation du califat par le mouvement ?

Le chef de l'Etat islamique, Abou Bakr Al-Baghdadi, a une autorité politique et religieuse sur les musulmans du monde entier. C'est une fonction universelle. Son approche de la politique va être plus exclusive et sectaire qu'elle ne l'était déjà. Toute personne qui ne se soumet pas à sa volonté politique est désormais considérée comme rebelle. La sanction pour les rebelles dans le droit islamique est la peine de mort.

Sur le terrain, le califat n'implique pas forcément un changement de stratégie dans la gestion des territoires conquis. Les chefs de tribus vont prêter allégeance au calife et très certainement continuer à gérer les affaires locales comme avant. Il faut voir si l'EI décide de s'ingérer dans les moindres détails des pratiques tribales ou si il leur laisse une certaine autonomie. 

La proclamation du califat peut-elle permettre à l'Etat islamique d'étendre son pouvoir sur des zones plus larges et sur d'autres groupes ?

L'Etat islamique est une secte, convaincue que ce qu'elle fait est vrai et juste, mais elle n'est pas forcèment suivie. Les autres groupes djihadistes dans le monde ont été sommés de prêter allégeance au nouveau calife mais il n'est pas certain que cela convainc ceux qui ne l'étaient pas déjà. Certaines branches dissidentes d'Al-Qaida ou individus n'ont pas attendu la proclamation du califat pour déclarer leur allégeance à l'EI. Ce n'est pas le cas d'Al-Qaida central et de la plupart de ses filiales.

En ce qui concerne le recrutement de combattants étrangers, ce n'était pas nécessaire, car le concept de l'Etat islamique était suffisamment attractif pour eux. Sur le terrain irakien, en revanche, les anciens baasistes (sunnites) qui se sont alliés à l'EI pour mener l'offensive pourraient ne pas supporter d'être à la botte d'un nouveau calife, qui par ailleurs reste un personnage mystérieux, que personne n'a jamais vu.

La proclamation du califat peut-elle même se révéler contre-productive pour l'Etat islamique ?

Oui, cela peut générer beaucoup d'opposition. De nombreuses personnes, même radicales, peuvent se dire que c'est aller un peu vite en besogne que de proclamer le califat sur un proto-Etat qui ne couvre même pas l'intégralit de la Syrie et de l'Irak. Il existe un risque de décrédibiliser l'idée même de califat et ce, d'autant plus encore, si l'EI échouait à conserver les territoires conquis.

L'EI n'a, à mon sens, pas beaucoup de marge d'expansion supplémentaire et, avec la contre-offensive de l'armée irakienne, des batailles sérieuses s'annoncent. Pour la Syrie, c'est plus difficile à dire. Il existe des craintes qu'il ne relance une offensive sur Alep, mais rien ne dit qu'il ait le souffle pour mener cette opération à bien. Ils sont réellement très impopulaires dans le nord-ouest syrien.

Al-Qaida et son numéro un, Ayman Al-Zawahiri, vont très certainement utiliser cela et dénigrer cette manœuvre aventuriste qui ne respecte pas les positions des juristes islamistes dans l'histoire sur le califat.

juristes islamistes dans l'histoire sur le califat.

 
 

n « Les islamistes de l'EIIL sont à leur apogée en Irak »

 

«Rien n'a changé, souligne un ancien de l'armée de Saddam Hussein, joint au téléphone à Mossoul. Si ce n'est les quatre ou cinq missiles que l'armée irakienne a tirés près de chez nous.»

 

ISIL's gains in Libya and the case for intervention Libya has replaced Syria and Iraq as the top military priority, especially for Europeans.
 
Selon Aljazeera : " "It's from the former Gaddafi soldiers who have joined forces with ISIL. They know the territory very well and how we operate so they are a dangerous force. ISIL, we are not really worried about. They don't really fight with us. Everytime we see them they retreat," he said. Joining forces with locals that used to be the enemy is not an uncommon strategy for ISIL. In Iraq, in Saddam Hussein'shome town of Tikrit, it was former Republican Guard soldiers loyal to the former dictator that had trained a new generation of fighters that defended the city before it fell to the Iraqi army".

ISIL, Daech ou l'Etat islamiste selon le nom que l'on lui donne profiterait du raliement des forces des anciens dictateurs de la régions comme Saddam Husseinou Kaddafi pour renforcer ces rangs. S'ils ne partagent pas la même idéologie et objectifs sur le long terme, ils peuvent trouver des raisons de se rassembler face a un objectif immédiat. Ainsi les rang de Daech verrait arriver des troupes organisées et bien entrainer et pourrait menacer les régions d'Iraq, de Syrie, de Lybie et a plus long terme de tout le Maghreb et du proche orient.

A lire : How serious is the ISIL threat in Libya?Analysis: As ISIL is squeezed inIraq and Syria, Libya has increasingly become a strategic alternative ground.

Qu'oiqu'il en soit un affaiblissement de Daesch ou une défaite militaire ne signifie pas la fin du terrorisme salafiste. Daesch  est en effet l'enfant d'Al Qaida, qu'y a fait sa crise d'adolescence, alors que l'on disait que la fin de son sanctuaire en Afghanistan et aux pakistan ainsi que la pression militaire constante contre lui aurait finis par l'abattre. Les djihadistes vont vers la maison mère qui leurs offirra le plus de publicité et de moyens. Hier Al Qaida, aujourd'hui daesch... Demain retour a Al Qaida, si Daesch périclite, il reste dans Daesch ou iront vers une nouvelle maison mère peut être plus radicale, sachant que le djiadiste se nourit des conflits communautaires, des failles des états, de l'hypocrisie des pays occidentaux et de l'exclusions d'une partie de la jeunesse occidentale ou moyen orientale.

 

Attentat en Isère : un défi politique


“Musulmans, lancez-vous, précipitez-vous dans le djihad. Ô moudjahidin du monde entier, pressez-vous pour faire du ramadan un mois de désastre pour les infidèles”, a déclaré le 23 juin le porte-parole de l’EI, Abu Mohammed Al-Adnani, dans une allocution radiophonique rendue publique cette semaine.
 
Un ancien cadre de la CIA interrogé par le New York Times note que les événements de ce 26 juin rappellent “les attaques simultanées que lançait Al-Qaida. L’opération au Koweït est particulièrement forte parce qu’elle est la première attaque de l’organisation Etat islamique dans un état du Golfe”, s’inquiète cet expert du contre-terrorisme.

 

 Cela ne peut qu’alimenter la rhétorique de ces groupes et leur dénonciation de l’hypocrisie des Occidentaux. Combattre le jihadisme en envoyant des drones contre Al-Bagdhadi ne sera pas non plus efficace. Seule la coalition anti-Bachar lutte efficacement contre l’EIIL. Et seul un succès de la révolution syrienne peut nous prémunir face à ce danger qui monte.

En 2003, au nom de la guerre contre le terrorisme, l'Amérique envahissait l'Irak. Onze ans plus tard, sur les décombres d'une folle invasion, le djihadisme triomphe en Irak ! Ultime désastre pour Washington. Tragédie sans fin pour les Irakiens et les Syriens. Menace à venir pour les Européens.

Life Inside Islamic State

 

Lire le portrait (en édition abonnés) : Abou Bakr Al-Baghdadi, le nouveau Ben Laden

(1) Dernier livre paru : «Je vous écris d’Alep», Denoël, 158 pp., 13,50 €.  

 

As the  Syrian conflict enters its seventh year, more than 400,000 people have been killed in the fighting and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes.

Enemy of Enemies: The Rise of ISIL (47:00)

 

Source: Al Jazeera News

Offensives djiadistesLa conquête djihadistes s'accélère dans le nord de l'Irak Par Georges Malbrunot Publié le 10/06/2014, Le Monde.fr avec AFP et Reuters

 

Welcome to the new Islamic State

The declaration comes as no surprise as ISIL's ambition has always been bold, but its significance is yet to unfold. ( 30-Jun-2014 )

The fierce ambition of ISIL's Baghdadi

ISIL: Rising power in Iraq and Syria

The 'Sykes-Picot' borders ISIL wants gone

Map: Rebels' path through Iraq

 

Afghan forces battle major Taliban offensive

About 100 Taliban rebels and dozens of Afghan soldiers and civilians killed in ongoing clashes in southern Afghanistan. ( 25-Jun-2014 )

Taliban frees university staff in Afghanistan

Afghanistan: Quisling with the Taliban?

 

Bodies of missing settlers found in West Bank

Israeli PM blames Hamas for death of three teens who disappeared two weeks ago in the occupied Palestinian territory.

Inside Story

Islamic caliphate: blessing or threat? ( vidéo de 25 min)

Middle East

Sunni rebels declare new 'Islamic caliphate'

Armed group ISIL changes name to Islamic State, and says its empire extends from Diyala in Iraq to Syria's Aleppo.

Israel teens search aims to 'break' Hamas

Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015

 

La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

28/06/2014

De Ben Laden a EI

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Cher lecteur,Bonjour !

  Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée

 

 

et plus la Divinité devient grande, plus l’humanité devient misérable. Voilà l’histoire de toutes les religions ;
voilà l’effet de toutes les inspirations et de toutes les législations divines.Le nom de Dieu est la terrible massue historique avec laquelle les hommes divinement inspirés ont abattu la liberté, la dignité, la raison et la prospérité des hommes....Le nom de Dieu est la terrible massue historique avec laquelle les hommes divinement inspirés ont abattu la liberté, la dignité, la raison et la prospérité des hommes.Bakounine  http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores Magon

Monde et terrorisme: De Ben Laden à Daesh documentaire 2016 HD


 Leur calcul est le suivant: en tournant contre eux son pouvoir massif, l’ennemi, fou de rage, déclenchera une tempête militaire et politique bien plus violente que celle qu’eux-mêmes auraient jamais pu soulever Terrorisme, raison d'Etat (1/2) - ARTE - YouTube La « mère de toutes les bombes » larguée en Afghanistan par les Etats-Unis En utilisant cette arme contre des djihadistes de l’EI, Washington met en scène sa détermination. De Ben Laden a EILes terroristes ne peuvent pas prévoir exactement ce qui sortira de leur action de déstabilisation, mais ce qui est sûr, c’est que la pêche a plus de chance d’être bonne dans ces eaux troubles que dans une mer politique calme. 

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.

"... la décision d'envahir l'Irak en 2003 fut un désastre pour l'Amérique et pour le monde, dont nous payons encore la facture avec l'organisation Etat islamique "

"Les Etats-Unis ont dépensé au bas mot quelque 2.000 milliards de dollars, perdu et provoqué la mort de dizaines de milliers de vies humaines en intervenant en Irak sur la base d'un mensonge orchestré par le petit noyau idéologique néoconservateur de l'administration Bush.

Les dépenses militaires dans le monde se sont élevées pour la seule année 2015 à 1.676 milliards de dollars, à comparer avec le coût total du programme Apollo qui permit d'envoyer pour la première fois un homme sur la Lune : 163 milliards de dollars actuels, à peine 10% des budgets militaires mondiaux sur un an."

La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 Les années Obama (3/4) - ARTE
 En 2006, Obama arrive a la présidence américaine. L'enjeux : effacer l'héritage désastreux de la présidence Bush.

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien, Daech contrôle désormais un territoire grand comme la moitié de la France, sur lequel vivent quelque dix millions d'habitants. Contrairement à son aîné al-Qaida, dont la stratégie était d'emblée de porter le fer contre le grand Satan américain et ses affidés, la priorité affirmée de Daech, depuis le mitan des années 2000, est de construire un Etat. Comment s'est-il structuré ? Comment est-il parvenu à s'émanciper de tout financement extérieur ? Quelles sont ses visées expansionnistes ?

Daech, naissance d'un Etat terroriste - 04/02/2015 - YouTube


 

 

 

 

Sur la piste du terrorisme islamique

1 - La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans

Née en 1928 dans le contexte d'un retour au fondamentalisme religieux et du combat armé contre l'occupation occidentale, la Confrérie des Frères musulmans a développé une idéologie rigoriste. Longtemps traqués par les régimes dictatoriaux, laïcs ou nationalistes arabes, les Frères musulmans ont accédé au pouvoir en Egypte, en Tunisie, et partiellement au Maroc. Ils récoltent aujourd'hui les fruits de la révolution pour la démocratie, mais qu'en est-il réellement ? Prônent-ils, comme ils le prétendent, un islam modéré, en phase avec la modernité et compatible avec la démocratie ?

 

 

 

2 - d'Oussama Ben

 

L'exécution d'Oussama Ben Laden par les forces spéciales américaines en mai 2011 n'a pas mis fin aux exactions d'Al- Qaida. Paris et Washington ont aujourd'hui les yeux rivés sur l'Algérie, berceau de la dernière filiale d'Al-Qaida : Aqmi, Al-Qaida au Maghreb islamique. Active en Tunisie, au Maroc, en Lybie, au Mali, au Nigéria ou encore en Somalie, cette mouvance terroriste continue à appeler les populations à se mobiliser contre l'Occident, à multiplier les attentats et les prises d'otages. En compagnie d'analystes de la mouvance Al-Qaida, ce film tente de dénouer les fils d'une histoire complexe qui fait encore et toujours l'actualité.

 

 

 

 L'élimination d'Oussama

 L'élimination d'Oussama Ben Laden, en 2011, semblait signer la fin d'al-Qaida et de sa menace terroriste. Depuis, sa « cooccupation » du nord du Mali puis l'intervention française pour l'en déloger ont braqué les projecteurs sur al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), sans rien en dévoiler ou presque. Réalisée avant ces événements, l'enquête de Patrick Barbéris est plus que jamais bienvenue pour éclairer la généalogie de la mystérieuse organisation qui opère dans tous les pays du Sahel.

La facture classique (analyses de témoins et d'experts mêlées à des archives) se révèle adéquate pour suivre « la piste du terrorisme », tant elle est sinueuse, semée de paradoxes. Descendants du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), lui-même issu d'une scission au sein du GIA (Groupe islamique armé, de sinistre mémoire pour ses attentats et ses massacres de civils pendant la sanglante décennie 1990 en Algérie), les militants d'Aqmi ont reçu par deux fois le coup de pouce des Américains. Le premier quand ceux-ci soutinrent les djihadistes algériens venus combattre les Soviétiques en Afghanistan. Le second, involontaire, lors de l'invasion de l'Irak, qui eut pour effet de remobiliser des islamistes, alors en perte de vitesse, et déboucha sur l'affiliation du GSPC à al-Qaida. Dernier paradoxe, et pas des moindres : comment une « petite troupe hétéro­clite » plus ou moins réduite au banditisme parvient-elle à inquiéter de grandes puissances ? En donnant quelques réponses, Patrick Barbéris met en lumière l'intérêt stratégique d'une région au carrefour de trois mondes (Afrique, Europe, Orient), riche de ressources pétrolières, gazières et minières. —

 


Sur la piste du terrorisme islamique
 

 

A voir : Sur la piste du terrorisme islamique - YouTube, Une histoire du terrorisme 1 : Une histoire du terrorisme - Télévision - Télérama  : Une histoire du terrorisme : liste des épisodes

Acte 3 : les années jihad (1989-2011) - vendredi 15 février 2013
Acte 2 : les années de poudre (1970-1989) - vendredi 08 février 2013
Acte 1 : les années de libération (1945-1970) - vendredi 08 février 2013

 

Comment l'Etat instrumentalise le terrorisme | Rue89

 

Sanglante concurrence entre al-Qaida et Daech

Ce nouvel assassinat du groupe Ansar al-Islam s'inscrit dans un contexte de concurrence avec la branche locale de l'Etat islamique, qui multiplie également les exécutions ciblées.Les deux militants assassinés collaboraient au magazine Roopbaan. Qualifiée de «secte d'homosexuels» par le communiqué d'Ansar al-Islam, cette publication est l'unique organe de presse LGBT du Bangladesh  Il a déclaré la guerre à Al-Qaida, qui le jugeait trop violentAutrefois aux ordres d’Al-Qaida, Abou Bakr al-Baghdadi a bien grandi. L’Etat Islamique a récemment déclaré la guerre à l’organisation d’al-Zaouahiri. Al-Qaida lui reproche son extrême violence contre les chiites mais surtout sa tentative de contrôle du Front Al-Nosra en Syrie, aux ordres d’Al-Qaida.L’Etat Islamique est sans doute la plus grosse menace qui pèse actuellement sur Al-Qaida. Pour la première fois, l’ennemi cherche à truster la place de porte-étendard du jihad. Et il vient de l’intérieur.

Ce qui peut être aussi possible est une mise en concurrence entre les différents groupes djiadistes pour la suprémacie médiatique, politique et militaire. Alger craint l’influence grandissante de l’EIIL

An al-Qaeda breakaway group calls on Muslims throughout the world to swear allegiance.Inside Story Last updated: 30 Jun 2014 21:01LIRE AUSSI:Le "Calife" Abou Bakr Al-Baghdadi veut détrôner Al-Qaïda et Aymen Zawahiri dans la mouvance jihadiste


Selon Mathieu Slama, spécialiste de la communication de crise, la surenchère bat son plein entre les deux mouvements djihadistes rivaux: «al-Qaida et Daech sont en concurrence permanente», explique-t-il au Figaro. «Sur les réseaux sociaux, l'Etat islamique ridiculise régulièrement al-Qaida et son chef, le vieil Egyptien Ayman al-Zawahiri. De son côté, al-Qaida ne reconnaît pas la légitimité de Daech.» Les deux groupes sont également en conflit idéologique, la mouvance crée par Ben Laden ne défendant pas le califat proclamé par l'Etat islamique. «al-Qaida est en déclin par rapport à Daech, donc le groupe multiplie les attaques dans certaines zones pour bien marquer son territoire», décrypte Mathieu Slama. «Cette concurrence est également visible dans la propagande d'al-Qaida, qui a élevé ses standards et repris les codes de l'Etat islamique pour rétablir son niveau face à son rival». 

 

Les pays composants les deux coalitions internationales contre Daesch et le terrorisme islamistes ( qui a endeuillé les pays européens et fait monter les mouvements et partis d'extrême droite, le replis communautaires ) a tout misé sur la solution sécuritaire et militaires aux détriments d'autres solutions plus efficace. daesch profite des guerres confessionnelles instrumentalisées par des dictateurs cyniques et ses bailleurs de fond devant des occidentaux impuissants.  Un enieme  accord américano-russe prévoyant un arrêt des combats sur deux fronts en Syrie mais excluant la ville d'Alep, en proie à de violents combats, entrera en vigueur demain à l'aube, ont annoncé aujourd'hui des sources américaines, syriennes et russes. Un regain de violence aussi brutal que le symbole qu'il véhicule: l'assassinat, par Damas, des derniers espoirs nés de la fragile trêve entrée en vigueur le 27 février dernier. La situation en Syrie est à "plusieurs égards hors de contrôle", a déclaré lundi devant la presse à Genève le secrétaire d'Etat américain John Kerry. 

 IDÉO - A Raqqa, deux femmes ont filmé le quotidien en caméra cachée :

 

 Aujourd'hui, je vous propose cependant de nous intéresser à une autre matière première elle aussi au coeur de l'actualité... le pétrole. Alors que l'Irak s'enfonce dans la guerre civile et les troubles politiques et religieux, la question de l'approvisionnement en pétrole refait surface. Le pays est en effet un des principaux producteurs d'or noir au monde et alors que toutes les prévisions indiquent une augmentation de la demande et de la consommation mondiale, la moindre tension sur les approvisionnements se retrouve dans les cours. Allons-nous voir le cours du baril s'envoler ?

   A la tête de l'organisation l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un homme : Abou Bakr Al-Baghdadi, sacré "terroriste le plus puissant du monde" en décembre dernier par Time (article en anglais). L'homme est présenté comme un "extrémiste irakien ambitieux" par la New York Review of Books (article en anglais).  raconte Bruce Riedel (en anglais), ancien analyste de la CIA, aujourd'hui expert à la Brookings Institution, un think-tank américain. Le département d'Etat américain (en anglais) le surveille de près et a offert une prime de 10 millions de dollars pour toute information qui permettrait sa capture.

  

Le centre de l'Irak est lui aussi en grande partie sous la coupe de l'EIIL qui a pris Fallouja, une importante ville à 60 km à l'ouest de Bagdad (Faloudja, première ville à être tombée entre les mains des combattants de l'EIIL en janvier dernier). Et ce week-end, l'EIIL s'est emparé de 3 nouvelles villes. 

 

 

La montée en puissance d'un groupe comme l'EIIL (  l'Etat islamique en Irak et au Levant) trouve son origine  dans le maelstrom irakien, pays dans lequel les tensions religieuses (essentiellement entre sunnites et chiites) ont été attisées et soutenues par le régime de Saddam Hussein. Pendant des années, celui-ci a ouvertement favorisé les sunnites aux dépends des chiites.

 

Depuis sa chute, la situation s'est en grande partie renversée. Les sunnites se plaignent d'être exclus de la rente pétrolière. L'EIIL a ainsi rapidement progressé dans le nord de l'Irak, région dans laquelle il peut compter sur un important soutien de la population sunnite.

 

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A cela il faut ajouter une contagion de la guerre civile syrienne. En effet, l'EIIL, bien que né en Irak, a pu acquérir une couverture médiatique et une expérience des combats en Syrie où il est engagé dans la lutte contre le régime de Bashar Al-Assad. Il a d'ailleurs pris le contrôle d'une partie de la Syrie, près de la frontière irakienne, s'assurant ainsi une solide base arrière.  M. Kerry, qui tente de sauver la trêve en Syrie, s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

 

Des djihadistes inspirés par l'armée américaine

L'EIIL adopte aussi certaines méthodes de l'ennemi américain à l'instar du Hezbollah libanais, qui avait formé ses combattants au contact de l'armée israélienne pendant l'occupation du Sud-Liban dans les années 1990. Comme la guerre contre la drogue a contribué à la création d'empires mafieux, la guerre contre le terrorisme a créé à son tour un monstre d'une nouvelle dimension. L'idéologie djihadiste d'al-Qaida s'est nourrie en Irak de la vieille rivalité entre chiites et sunnites. L'occupation américaine a servi à recruter les combattants, et à leur donner une école de guérilla ; comme dans un processus darwinien, ceux qui ont survécu sont les plus adaptés. La guerre civile syrienne a fourni une expérience supplémentaire à des milliers de djihadistes. La perte de contrôle de Damas sur l'est de son territoire a enfin fourni au mouvement la base territoriale qui lui a permis de se lancer à l'attaque du nord de l'Irak.

 

 

Comprendre la guerre en Syrie en cinq minutes - Le Monde :

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :

 Syrie, dans l'enfer d'Alep (Ligne de Front) - YouTube :

 

 

 

 

 

De ce qui était autrefois le cœur économique du pays, il ne reste presque plus rien. De la vieille ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ne subsistent que des ruines. Méthodiquement, les chars, les mortiers et les hélicoptères de Bachar Al-Assad ont détruit des quartiers entiers.

Pour contrer l'effet de cette vidéo, le gouvernement irakien a diffusé un clip montrant un djihadiste jouant avec un serpent apprivoisé qui disparaît dans des flammes à l'arrivée d'un soldat irakien

Enfin, derrière la progression de l'EIIL se profile le conflit entre l'Arabie saoudite (sunnite) et l'Iran (chiite), la première étant clairement soupçonnée de financer l'organisation terroriste sunnite.

L'Iran, s'inquiétant du possible établissement d'un califat sunnite en Irak, envisage même une alliance avec son vieil ennemi les Etats-Unis pour tenter de stopper la progression de l'EIIL. Intervention conjointe à laquelle l'administration américaine ne semble pas opposée puisque, selon les sources diplomatiques officielles, de "brèves discussions" ont eu lieu entre les 2 pays.

Face à cette progression, l'ONU et les Etats-Unis semblent cependant hésitants quant à la conduite à suivre. Revenir en Irak est un pari dangereux pour Barack Obama, 2 ans à peine après avoir retiré ses troupes du pays.

La question du pétrole pourrait une nouvelle fois faire pencher la balance

Car tout ce que le monde compte de consommateurs de pétrole a les yeux braqués sur le pays... et ses ressources de pétrole, les 5e de la planète.

 

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande mondiale devrait augmenter de 1,3% par an d'ici 2019. Or l'Irak devait augmenter de près de 1,28 million de barils sa production journalière sur les 5 ans à venir. Avec ce doublement de sa production, l'Irak devait ainsi contribuer à plus de la moitié de l'offre supplémentaire de l'OPEP.

Mais cela, c'était avant la percée de l'EIIL. L'avancée des djihadistes dans le nord et le centre du pays menace une partie de ses réserves pétrolières, et tout particulièrement les champs du Kurdistan. Depuis mars, une partie de la production irakienne est ainsi au point mort.

 

La fébrilité des marchés est accentuée par la stagnation voire la baisse de la production dans certains pays comme producteurs, embourbés dans des crises politiques internes, comme la Libye ou le Nigéria.

 

La diplomatie américaine est manifestement à l’épreuve. On n’entend pas beaucoup les Etats-Unis quand l’Arabie, le Qatar, le Koweït ou la Turquie interviennent ouvertement dans les désordres de Syrie et d’Irak. Ou quand le Maréchal Sissi restaure en Égypte une dictature bien plus oppressive que le régime de Bashar el-Assad. Ou quand la Libye sombre dans "l’anarchie sanglante". Ou quand le Président Obama débloque 600 millions de dollars au profit de l’opposition syrienne (laquelle ?) comme il vient de le faire hier. C’est une position qui va être de plus en plus difficile à tenir à mesure que la situation dégénère en chaos régional et s’analyse en marche victorieuse des ennemis djihadistes de l’Occident et de l’Amérique.

 

 

 

Mercredi dernier, on apprenait que l'EIIL avait attaqué la principale raffinerie du pays, située à Baïji, à 200 km au nord de Bagdad. Mais là encore les conséquences devraient être réduites pour le pétrole : "L'attaque contre la principale raffinerie de Baïji peut constituer une source de pétrole pour l'EIIL et ses partisans (...). Mais elle ne fournit pas de pétrole hors d'Irak et l'impact de l'attaque est probablement moindre que ce que l'on craint", expliquait à l'AFP Rebecca O'Keeffe, analyste chez Interactive Investor.

En effet, les principales ressources pétrolières sont situées dans le sud du pays, loin du champ d'action actuel de l'EIIL.

Les djihadistes peuvent-ils progresser vers le sud et menacer une région d'où part 90% des exportations irakiennes ? C'est une possibilité mais plusieurs obstacles devraient ralentir la progression de l'EIIL.

Premièrement, les sunnites y sont moins nombreux et l'EIIL ne bénéficiera pas du même soutien plus ou moins actif de la population. Ensuite, ni le gouvernement irakien, ni les Etats-Unis, ni encore les pays voisins ne souhaitent voir la guerre civile progresser vers le sud et menacer ce qui constitue la principale richesse du pays.

 


Reste que sur le moyen/long terme, la progression de l'EIIL et la montée des périls en Irak n'est pas une bonne nouvelle pour le pays et sa production de pétrole.

 

L'instabilité politique ne devrait pas favoriser les investissements étrangers, indispensables au secteur pétrolier pour accroître sa production. "Il est important pour l'Irak qu'il y ait un processus politique qui normalise la façon dont le pays est géré, qui en fasse un bon endroit pour investir", notamment à partir de 2016, quand est prévue la prochaine grande vague d'investissements dans l'exploration, explique Hans Nijkamp, président pour l'Irak du groupe pétrolier britannique Shell, à l'AFP.

Certains investisseurs pourraient préférer des pays politiquement plus stables, comme le Brésil ou l'Amérique latine en général. . 


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A synopsis of the various fighters in Iraq grouped by religion, culture, region, and political agendas. ( 27-Jun-2014 )
 
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