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20/11/2012

Gaz, pétrole : guerres secrètes

 

Spécial investigation

Magazine d'information  

 
Lundi 19 novembre 2012 de 22:25 à 23:20 sur Canal+
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On aime un peu Gaz, pétrole : guerres secrètes

 Gaz, pétrole,  guerres secrètes, Spécial investigation investication, enquête,  enquête, spécial investication, gaz de schismeEn 2011, une coalition armée emmenée par la France a attaqué la Libye du colonel Kadhafi. Officiellement, il s'agissait d'intervenir au nom des droits de l'Homme. Mais un document a circulé, stipulant que Total pourrait exploiter 35 % du pétrole libyen en cas de changement de régime. L'accès aux hydrocarbures était-il, au fond, la véritable raison de cette guerre ? Au début des années 2000, c'est l'Espagne qui aurait fermé les yeux sur un projet de coup d'Etat en Guinée équatoriale dans l'espoir de retrouver un accès aux réserves off-shore de son ancienne colonie. Patrick-Charles Messance a rencontré des hommes de l'ombre qui témoignent pour la première fois devant une caméra, et lèvent un coin du voile sur ces opérations à hauts risques.
Gaz et pétrole: Guerres secrètes

 

gaz,pétrole,guerres secrètes,spécial investigation investication,enquête,spécial investication,gaz de schismeL'industrie américaine connaît une éclaircie. Les biens auparavant fabriqués en Chine le sont à présent à nouveau aux Etats-Unis -- c'est ce qu'on appelle le "reshoring". 

Ccette nouvelle tendance qui arrive subrepticement. Scott Huff, directeur d'Innovate International, une entreprise dans le développement de produits et la fabrication en sous-traitance pour plusieurs industries, est très impliqué dans le reshoring. Voici ce qu'il en dit :


"Cela va à l'encontre du paradigme que les gens ont accepté [à propos de ce qui est fabriqué en Chine]. Mais les gens ont en général 10 ans de retard dans leurs perceptions. Tout ce qui coûte cher à transporter aux Etats-Unis, il faut envisager de le fabriquer aux Etats-Unis. Les coûts de transport qui sont économisés et le fait de ne pas avoir à transporter des stocks permet de dégager du cash".

Ceci est particulièrement important aujourd'hui, alors qu'il est difficile de financer le commerce. Une entreprise a toujours une certaine somme immobilisée dans des factures en attente d'être encaissées (créances) et dans des stocks. Généralement, les banques en financent une bonne partie. J'étais banquier avant de commencer à écrire des lettres d'information. Financer ces actifs négociables était une partie de mon travail (l'autre partie était de financer l'immobilier.) Mais aujourd'hui, les banques prêtent moins facilement pour de nombreuses raisons que nous ne détaillerons pas ici.

Le résultat de tout ceci ressemble à ce que nous voyons dans le marché du crédit hypothécaire : des taux extrêmement faibles auxquels peu d'emprunteurs ont accès. Par conséquent, les industriels doivent réduire la voilure ces derniers temps.

"Donc, si vous pouvez alléger votre processus de fabrication, vous pouvez dégager de la liquidité. Une façon de faire cela est de le faire localement et de faire circuler les dollars plus rapidement". Ainsi, on n'a pas à immobiliser du cash dans des marchandises qui se trouvent dans un bateau en provenance de Chine.

- La Chine devient chère...
Naturellement, cette renaissance ne tire pas son origine que dans les coûts de transport. Beaucoup des facteurs que nous avions évoqués en mai dernier sont encore d'actualité aujourd'hui. A savoir : il devient coûteux de faire des affaires en Chine.


"La grande époque des exportations chinoises est terminée", remarque Scott. "Maintenant, il devient difficile de travailler dur. L'ajustement du renminbi [la monnaie chinoise] a un peu allégé la pression qui pesait sur les sociétés d'exportation mais le coût de la vie ne cesse d'augmenter -- en particulier la nourriture et le logement. Et ces coûts ne baisseront pas. Il y a toujours une limite à ce qu'on peut faire avec les monnaies".

Des prix de l'énergie aux Etats-Unis moins chers poussent également cette tendance au reshoring. Les entreprises chimiques et celles qui produisent des engrais veulent s'implanter durablement aux Etats-Unis et profiter des ressources en gaz naturel bon marché. En Asie, le gaz naturel coûte au moins quatre fois plus cher.

"La production de gaz naturel est parvenue au point où nous ne pouvons plus la stocker entièrement", explique Scott. "Le prix du gaz naturel devrait même être encore plus bas. Et ce qui est fabriqué à partir de gaz naturel, comme par exemple les plastiques oléfines, le propylène et l'éthylène, devraient être meilleur marché à fabriquer ici. Nous devrions avoir le propylène et l'éthylène les moins chers au monde aux Etats-Unis".

Il pourrait en aller de même avec le pétrole. La production américaine est en hausse de 25% depuis 2008 -- depuis que de nouvelles technologies ont permis d'exploiter de nouvelles ressources. Au moment où j'écris ces lignes, le prix du West Texas Intermediate, le standard dans la fixation du prix du pétrole aux Etats-Unis, est en baisse de près de 16% sur les douze derniers mois.

L'avantage concurrentiel de la Chine sur les coûts a ainsi été détruit de plusieurs façons. Toutefois, relocaliser aux Etats-Unis ne va pas sans difficultés -- entre autres, on constate un manque de savoir-faire industriel.

"Des expériences se déroulent dans l'Illinois et le Michigan et dans des endroits qui sont traditionnellement des centres d'excellence pour certains de ces processus industriels", explique Scott. "Un outilleur qui a des capacités et qui a suivi les évolutions technologiques -- eh bien, disons simplement qu'il n'y a pas beaucoup d'outilleurs au chômage. Il existe pléthore d'opportunités en ce moment puisque tout le monde essaie de se relocaliser".

Scott décrit également un renversement des rôles pour le moins fascinant :

"La grande majorité de mes ingénieurs d'études sont Chinois et travaillent dans mon bureau en Chine", raconte Scott. "Ces hommes sont avec moi depuis cinq ans ou plus, et pour certains depuis mon installation en Chine. J'y suis depuis huit ans. Ils ont acquis beaucoup d'expérience".

"Donc", continue-t-il dans un gloussement, "nous commençons aujourd'hui à faire venir certains employés des Etats-Unis pour travailler avec eux. C'est en quelque sorte un renversement des rôles. Nous avons des ingénieurs d'études qui établissent des schémas de conception en Chine pour que les produits soient fabriqués à Chicago. Il y a huit ans, je prenais quelques Américains plus âgés et expérimentés en Chine pour m'aider à travailler avec ces jeunes concepteurs chinois. Et maintenant c'est le contraire. A présent j'envoie de jeunes diplômés américains en Chine pendant six mois pour apprendre au contact des personnes qui maîtrisent le savoir-faire".

source Le reshoring, ou comment les Etats-Unis se réindustrialisent



La relocalisation de l'économie pour des choix pragmatique, ne créra pas forcément des emplois. Ce peut être par une robotisation accrue ou demander plus de flexibilité a une masse salariale déjà bien maléable.

C'est surtout le résultat de politique désastreuse en terme économique, social et écologique avec le lancement de la prospéction de gaz de schisme.

A voir :

 

09/04/2012

Terreur à Bombay

 

A voir Terreur à Bombay ( l'émission en direct sur canal +)

 

En novembre 2008, Bombay, la plus grande ville d'Inde, est la cible d'une attaque terroriste sans précédent : dix hommes sèment le chaos pendant trois jours. Fusillades aveugles, attentats à la bombe, prises d'otages, incendies, l'équipée sauvage fera 170 morts et 300 blessés. De nombreux témoignages de rescapés, notamment celui d'un terroriste, permettent de reconstituer l'enchaînement des faits. Le réalisateur a aussi eu accès à des conversations enregistrées par les services secrets indiens, entre les dix tueurs et leurs commanditaires, cachés au Pakistan. Ces échanges hallucinants, captés pendant le massacre, permettent de découvrir leur fanatisme politique et religieux, leur détermination à faire un maximum de morts et leur soumission absolue à leurs chefs.

La critique TV de télérama du 07/04/2012

2T

Diffusé sur la chaîne américaine HBO et actualisé en France avec des interviews de spécialistes, ce documentaire analyse les attentats qui ont fait plus de cent soixante-dix morts et trois cents blessés à Bombay, en novembre 2008, à travers le récit des victimes et les images des terroristes. Pilotés depuis le Pakistan par les chefs de l'organisation djihadiste Lashkar-e-Toiba, ces tueries, incendies et prises d'otages sont le fait de dix jeunes kamikazes, aussi instrumentalisés que démunis. Ils ont accosté de nuit dans un petit port de Bombay, avant de se séparer par groupe de deux et de semer la mort partout : dans des hôtels, à la gare centrale, dans un café... Seul survivant, Amir Kasab a été filmé sur son lit d'hôpital.

Si les victimes disent l'effroi et le sang versé de façon arbitraire, les dialogues, hallucinants, entre les commanditaires et les exécutants interceptés par les services secrets indiens permettent d'approcher leur logique. « Sois courageux, mon frère. Pour que ta mission soit réussie, tu dois te faire tuer ! Dieu t'attend au paradis ! » Soumis à leurs chefs, les kamikazes exécutent les ordres avec une sidérante docilité, tout en respectant un objectif essentiel : commettre des attentats à forte portée médiatique et visuelle en incendiant des bâtiments symboles (comme le palace du Taj Mahal) afin d'alimenter les télévisions du monde entier. Hasard du calendrier, ce documentaire fait écho à la récente affaire Mohamed Merah, en dévoilant les motivations de ces jeunes, prêts à mourir en martyrs.

Emmanuelle Skyvington

L'Inde confrontée à la montée du radicalisme islamiste

 
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