04.07.2010
Ecologie : ces catastrophes qui changèrent le monde
Depuis 1952, avec le smog londonien, responsable de 12 000 décès, jusqu'au dérèglement climatique actuel et son cortège de catastrophes, retour en images sur l'émergence de la prise de conscience écologiste. L'empoisonnement au mercure de la baie de Minamata, au Japon, en 1959, le naufrage du superpétrolier Torrey Canyon, la marée noire de l'Amoco-Cadiz, l'explosion de l'usine de pesticides de Bhopal en Inde, l'explosion du réacteur nucléaire Tchernobyl, le début de la déforestation massive de la forêt amazonienne sont autant d'événements dramatiques qui ont suscité chez de nombreuses personnes le désir de s'engager pour la défense de l'environnement.
Documentaire de Virginie Linhart, coécrit avec Alice Le Roy (France, 2008). 65 mn. Rediff.
La baby-boomeuse Virginie Linhart connaît trop l'amertume des lendemains qui déchantent pour croire encore aux effets d'annonce. Aux grands discours politiques sur l'environnement, elle privilégie donc l'implacable témoignage de l'Histoire et des images d'archives. Ici, les yeux révulsés des enfants de Minamata, intoxiqués au mercure et sacrifiés sur l'autel de l'essor industriel du Japon. Ou les doctes exposés à la télévision martelant, montages cartographiques à l'appui, que le nuage radioactif de Tchernobyl ne passerait pas les frontières françaises.
Autant de preuves cinglantes du cynisme des puissants en matière de protection de l'environnement. Autant de jalons, aussi, d'un long mais réel cheminement des idées et des concepts d'écologie politique, de la création du premier ministère de la protection de la nature et de l'environnement à la mise en oeuvre du fameux principe du « pollueur payeur ». Virginie Linhart et sa coauteure Alice Le Roy livrent ici un film précieux, admirablement construit entre archives et réflexions éclairantes de spécialistes, sans verser dans la somme historique ou le brûlot écolo.
http://television.telerama
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04.04.2010
L’homme, ce fléau planétaire (et ça ne date pas d’hier)
Enfer et damnation, idées noires et affliction : l’heure n’est pas à la gaudriole. Si pléthore de livres déprimants me sont déjà passés entre les mains, aucun ne rivalisait - en la matière - avec Une Brève histoire de l’extinction en masse des espèces, de Franz Broswimmer. N’empêche : il faut le lire. Ne serait-ce que pour mieux comprendre le désastre écologique actuel.
L’homme, ce fléau planétaire (et ça ne date pas d’hier)
Franz Broswimmer, "Une Brève histoire de l’extinction en masse des espèces", traduction revue par Jean-Pierre Berlan, éditions Agone, 2010
vendredi 2 avril 2010, par Lémi
« Et ils sciaient les branches sur lesquelles ils étaient assis, tout en se criant leurs expériences l’un à l’autre pour scier plus efficacement. Et ils chutèrent dans les profondeurs. Et ceux qui les regardaient hochèrent la tête et continuèrent de scier vigoureusement. » Métaphore parfaite. Brecht himself, bien avant les shadoks, avait parfaitement saisi l’absurdité de la logique à l’œuvre dans le développement des sociétés humaines. L’homme : race super-prédatrice, super-dominatrice et… super-destructrice. En toute connaissance de cause. Connaitre le résultat final (la chute) lui importe peu, l’important est de scier.
On connait tous la propension de l’homme moderne à utiliser la planète comme serpillière sans se soucier des conséquences. Même le plus obscurantiste des ploucs néolibéraux est capable de se rendre compte des dégâts infligés ; il s’en soucie peu, mais il sait. Par contre, on ignore généralement les performances en la matière de nos prédécesseurs, pourtant fervents adeptes du saccage environnemental. Mayas, Romains, Vikings, Sumériens, habitants de l’île de Pâques… clapotaient eux aussi allégrement dans l’agression écologique la plus éhontée. Seulement, leur capacité de destruction restait minime comparée à la nôtre, localisée : ils ne sciaient que leur propre branche, pas l’arbre entier. Franz Broswimmer le rappelle : « Ce n’est qu’au moment où la biologie humaine se combine avec un comportement social, organisationnel et institutionnel particulier que nait le danger de créer un écocide mondial. »
Une Brève histoire de l’extinction en masse des espèces (éditions Agone [1]) travaille au corps le concept d’ « écocide [2] », à savoir la destruction pure et simple d’un cadre biologique et environnemental (par la main de l’homme [3]). Mais là où la plupart des analyses se focalisent sur une période précise, l’ouvrage de Broswimmer englobe toute l’histoire de l’humanité, des premiers fils de singes aux derniers fils de l’atome. Vaste tâche dont l’auteur, puits d’érudition et de connaissances, se tire à merveille. Naviguant entre les civilisations et les époques, il ébrèche magistralement le mythe du bon sauvage fusionnant avec mère nature, et trace un tableau noir de l’évolution de l’espèce humaine, fléau planétaire
Constant : nos capacités de destruction ont désormais atteint des sommets, se pratiquent à une échelle planétaire. D’où une érosion vitesse grand V de la biodiversité. S’il est naturel que certaines espèces disparaissent sur le long terme (extinction de fond), le rythme actuel des destructions correspond à une extinction de masse, piteux chant du cygne : « Nous savons aujourd’hui avec certitude qu’au moins cent espèces disparaissent chaque jour de la planète Terre, un rythme sans précédent dans l’histoire humaine. Alors que le taux d’extinction régulière reste faible en période normale. La vague actuelle d’extinction, véritable hémorragie, est uniquement comparables aux trois grandes extinctions cataclysmiques du lointain passé géologique [4]. » Si la question de la biodiversité et de la sauvegarde des espèces menacées passe parfois pour une coquetterie, une broutille relevant de l’esthétique (un monde sans dodos ? Bordel, sale époque), elle n’a rien d’anodin [5], bien au contraire. L’histoire l’a montré, une société qui bousille son environnement est condamnée à court terme à l’extinction. Et puisque le cadre de nos nuisances est désormais globalisé, notre action collective contemporaine nous fait courir à la catastrophe généralisée comme des lemmings à leur falaise. Et ils chutèrent dans les profondeurs...
Extension du domaine du saccage : nos ancêtres, les écocideurs
« Pas de moas, pas de moas dans la vieille Aoteaora. On ne peut les attraper, ils les ont mangés. Ils sont partis et il n’ y en a pas ! » (Chanson Maori)
C’est une phrase anodine, perdue en note de bas de page : « Néron organisa même des joutes entre ours polaires et phoques. » Impossible de dire pourquoi, mais elle continue à me trotter dans la tête. Fascinant : imaginer la logistique nécessaire à la chose, les efforts inouïs pour ramener les animaux jusqu’au cœur de Rome, le grand bassin dressé dans l’amphithéâtre, la foule abrutie s’extasiant devant le prodige : « T’as vu, mémé, z’ont même réussi à ramener des ours blancs… allez les phoques ! » La stupidité humaine dans toute sa splendeur. Et plus loin : « la célébration de la conquête de la Dracie (en Roumanie actuelle) par l’empereur Trajan donne lieu à des jeux durant lesquels 11 000 animaux sauvages sont massacrés. » Hors d’œuvre.
« Homo œsophagus colossus »
« ’Dinosaure’ devrait être un terme d’éloge, non d’opprobre. Ils ont régné en maître pendant plus de 120 millions d’années, et lorsqu’ils sont morts, ce n’était pas par leur propre faute. » (Jay Gould)
. Les pique-assiettes du grand « buffet final »
« Il devient évident que la nature doit dans un avenir pas trop lointain intenter une action en faillite contre la civilisation industrielle. » (William Catton)
immer cite ainsi cette publicité du gouvernement des Philippines dans le magazine Fortunes :
Afin d’attirer des sociétés comme la vôtre, nous avons renversé des montagnes, rasé des jungles, asséché des marais, détourné des fleuves, déplacé des villes, tout cela pour que vous et votre entreprise puissiez plus facilement faire des affaires ici.
Ce que rappelait Jean-Pierre Berlan, ici-même, en évoquant sa préface au travail de Browsimmer :
Parce que la croissance économique qui se fait par définition à un taux exponentiel, c’est-à-dire à un taux constant, va inévitablement dans le mur. C’est l’histoire que je raconte dans la préface du livre « Une Brève histoire de l’extinction en masse des espèces », celle du nénuphar qui double de surface chaque année sur son étang. À la 39e année, il a occupé la moitié de la surface de l’étang. D’où la question : quand occupera-t-il la totalité de la surface ? La 40e année, il ne lui faudra qu’un an de plus pour doubler encore de volume et occuper la totalité de l’étang [10].
Source Un article issu de : L'homme, ce fléau planétaire (et ça ne date pas d'hier), À voir en ligne ici : http://www.article11.info/spip/spip.php?article758, l’incapacité globale à freiner la perte de la biodiversité, Documentaire | L'Histoire des Choses ( et ici sur mon blog), Claude Lévi-Strauss: "Ce n'est pas un monde que j'aime", La dette écologique, Charles Clover vous parle de surpêche
11:45 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : l’homme, fléau, planétaire, destruction, biodiversité
12.02.2010
Protection du thon : Deux spécialistes en débattent. Alain Fonteneau (I.R.D.).et François Chartier (Greenpeace)
Est-on en train d'éradiquer le thon rouge ? Sa sauvegarde est-elle un réel enjeu écologique ? Deux spécialistes en débattent. Alain Fonteneau l'Institut de Recherches pour le Développement (I.R.D.).et François Chartier (Greenpeace). L’un représentant les pécheurs et l’autre la société civile et la biodiversité.
Après les vagues suscitées par la position française sur le thon rouge, les consommateurs se demandent s'il faut arrêter sur le champ de manger du thon. L'affaire est plus compliquée qu'il n'y paraît.
Pour démêler le vrai du faux, Rue89 lire ICI a interrogé un chercheur de l'Institut de Recherches pour le Développement spécialiste du sujet et le chargé de campagne océans de Greenpeace, dont les avis ont l'art de ne pas toujours converger.
Les enjeux sont écologiques car la menace est là. Au-delà de la nécessité de protéger cette espèce se pose la question de l'écosystème, comme avec la morue de Terre Neuve. Mais ils sont aussi diplomatiques avec le Japon, politiques avec les élections régionales et les enjeux en Lanquedoc-Roussillon, et bien sûr aussi économiques avec la réaction des pêcheurs
Qu’en pensez vous ? Peut-on changer la gouvernance de la pêche ?
09:54 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : protection, thon, spécialistes, (i.r.d.), françois chartier, greenpeace)
10.02.2010
Êtes-vous prêt(e)s à vous mobiliser contre les OGM ?
Cher(e)s internautes,

2010 est une année cruciale
De nombreux défis nous attendent cette année tant en France qu'en Europe. Greenpeace va continuer à se mobiliser très fortement contre les importations, les cultures et la commercialisation de nouveaux OGM, que ce soit pour l'alimentation humaine bien sûr, mais aussi pour l'alimentation animale.
De nouveaux OGM arrivent...
Au niveau européen, plus de 50 plantes transgéniques pourraient être autorisées cette année. Tout indique que la nouvelle commission européenne est plus que jamais pro OGM et que les autorisations vont pleuvoir. Selon une dépêche AFP du lundi 8 février, le Président de la commission Européenne José Manuel Barroso veut favoriser rapidement l'autorisation ou ré-autorisation de deux OGM controversés, la pomme de terre Amflora de BASF et le maïs MON810 de Monsanto.
Et ce même MON810 doit donc être soumis à ré-autorisation dans les prochaines semaines comme c'est la règle au bout de dix années. Deux autres maïs OGM, de marques Syngenta et Pioneer, devraient être aussi soumis à autorisation.
Quelle sera la position du gouvernement français ?
La France a depuis février 2008 mis en place une clause de sauvegarde sur le MON810, tout comme cinq autres pays européens. Aujourd'hui, aucun OGM n'est donc autorisé à la culture en France. Si comme nous le préssentons, ces trois maïs étaient autorisés en Europe, la clause de sauvegarde française serait caduque.
Va-t-il réinstaurer une clause de sauvegarde pour ces trois maïs afin de préserver l'environnement du risque de contamination inhérent à toute culture d'OGM en plein champ ? Ou va-t-il suivre insidieusement l'Union Européenne et laisser ces trois OGM envahir les champs français ?
Greenpeace fera tout ce qui est en son pouvoir pour
que la France reste exempte de toute culture OGM
sur son territoire.J’aurais besoin de vous !
Merci pour votre soutien et surtout, restez en veille
Avec Greenpeace, continuez à refuser les OGM au quotidien!
Utiliser le nouveau guide OGM. En ligne, en PDF et sur votre smarbox
07:20 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mobilisation, contre, ogm
02.02.2010
La France va se prononcer pour l'interdiction du commerce international du thon rouge
Ca y est. La nouvelle est tombée. La France va se prononcer ( wwf) officiellement position ( greenpeace) pour l'interdiction du commerce international du thon rouge, en demandant un délai de 18 mois pour la mise oeuvre de cette mesure. En effet, la France va proposer d'inscrire la pêche au thon rouge à l'annexe I de la convention de l'ONU sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites). Il est grand temps ! Selon le WWF, le stock de thon rouge est au bord de l'extinction. ?Les spécialistes estiment à 25 000 tonnes par an le potentiel de production du stock. Avec 50 000 tonnes pas an capturées, cette pêche n'est pas durable. Ces 25 000 tonnes supplémentaires sont prélevées directement sur le « capital » et réduisent sa capacité de production un peu plus chaque année.? .Mais le thon rouge ne peut pas attendre* !Selon les évaluations du comité scientifique de l'Iccat, qui gère la pêche au thon, il reste aujourd'hui moins de 15% de la population d'origine.Avec nous, agissez maintenant pour sauver le thon rouge ! *Cliquez ici* ( greenpeace) :
A cette occasion, TerreTv a souhaité consacrer sa programmation aux espèces en voie de disparition.Charles Clover vous parle de surpêche : « A l'heure où l'homme a pris conscience de l'importance du développement durable, il serait inconscient de ne pas réagir. Il faut que la pêche se réforme. Cependant, certains professionnels, comme en France les pêcheurs de langoustines du golfe de Gascogne, ont pris ce problème à bras-le-corps et montrent le chemin à suivre ». Voici ce que déclare Charles Braine dans la préface du livre "Surpêche, l'océan en voie d'épuisement" de Charles Clover. Entretien avec l'auteur. Entretien | Charles Clover vous parle de surpêche
Reportage | Des actions pour sauver les papillons, Reportage | Ours polaire / Spitzberg : Plus d'infos | www.climatetrackers.net, Reportage | Tortue luth : Plus d'infos | www.climatetrackers.net
16:30 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : france, prononcer, l'interdiction, commerce, international, thon, rouge
28.01.2010
AFP - 22-01-10 - Semences: Biocoop alerte sur "l'érosion massive de la diversité agricole"
PARIS - Le réseau français de magasins bio Biocoop a alerté vendredi sur l'"érosion massive de la diversité agricole" en raison de la disparition de nombreuses variétés anciennes de fruits et légumes.
En cette année internationale de la biodiversité, Biocoop veut soulever le problème des semences, premier maillon de la chaîne, auquel sont confrontés les producteurs bio.
"Aujourd'hui le marché de la semence est occupé par quelques grainetiers" qui se concentrent sur les semences les plus rentables, c'est-à-dire les espèces consacrées à l'agriculture traditionnelle, a affirmé à l'AFP Vincent Lestany, administrateur du réseau Biocoop.
Selon lui, "les producteurs bio ne trouvent pas ou plus de semences adaptées aux conditions de l'agriculture bio".
Or, les variétés anciennes, a-t-il expliqué, sont des espèces "rustiques" qui présentent l'avantage de s'accommoder aux conditions de cultures locales et donc de mieux résister aux maladies et parasites, évitant ainsi les produits ou engrais chimiques.
Biocoop, dont l'objectif est de développer l'agriculture biologique, soutient le réseau "Semences paysannes" qui cherchent à sortir de l'oubli des variétés abandonnées il y a des dizaines d'années car considérées alors pas suffisamment productives.
Pour Philippe Catinaud, de "Semences paysannes", ce réseau veut redonner accès aux agriculteurs à des espèces qui ne sont plus utilisées. Celles-ci présentent l'avantage de pouvoir être réutilisées par les paysans, ce qui n'est pas le cas des semences traditionnelles. Elles ne font l'objet d'aucun commerce mais d'échange entre producteurs.
La France est en retard en matière d'agriculture biologique. Elle est obligée d'importer 60% de la consommation de fruits et légumes bio pour répondre à la demande sans cesse croissante.
L'objectif défini au Grenelle de l'Environnement est que d'ici 2012, 6% des terres agricoles, contre 2% en 2008, soient consacrées au bio.
15:53 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agricole, alerte, biocoop, diversité, l'érosion, massive, semences
05.12.2009
La mise à jour de la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN rend compte de l’incapacité globale à freiner la perte de la biodiversité
La dernière mise à jour de la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature) révélant la perte continue et sans précédent des espèces ainsi que l’incapacité des mesures en place à la faire cesser devrait amener à se pencher sérieusement sur la question, estime le WWF.
La Liste Rouge 2009, publiée par l’UICN, montre que plus d’un tiers (36%) des 47 677 espèces recensées sont menacées d’extinction. Le recensement s’est particulièrement penché sur les espèces d’eaux douces, qui sont très affectées et par la pollution, et par la perte des zones humides et le détournement des cours d’eau. Les amphibiens de la planète, dont 1895 des 6285 espèces répertoriées figurent sur la Liste Rouge, sont les plus menacés.
La Liste Rouge classe les espèces selon le statut de leur population et le niveau des menaces. Elle témoigne des effets de la perte d’habitats et de leur dégradation, de la sur exploitation, des polluants et des changements climatiques sur les populations animales dans le monde.
« Alors que les négociations cruciales sur le climat à Copenhague approchent et que l’Année Internationale de la Biodiversité est à nos portes, ceci est un coup de semonce aux dirigeants politiques du monde entier » commente Amanda Nickson, Directrice du Programme Espèces du WWF International. « Nous nous trouvons en ce moment à mille lieux de protéger les espèces des menaces qu’elles confrontent selon les objectifs communément fixés lors de la Convention sur la Diversité Biologique s’accordant sur une réduction significative du taux de perte de biodiversité en 2010 ».
« Cet échec ainsi que les mesures à prendre pour les surmonter devront dominer l’agenda lors de la réunion l’année prochaine des parties à la Convention sur la Diversité Biologique ».
A travers son programme d’initiatives globales, le WWF et Greenpeace ( mobilisation pour le thon rouge) poursuit des efforts majeurs afin de stopper le déclin de la biodiversité au sein de plusieurs endroits remarquables et diversifiés sur la planète, ainsi que recouvrir les populations de certaines espèces les plus en danger, tels les tigres.
Il est estimé que moins de 3200 tigres vivent dans la nature au travers de contrées s’étendant de la Russie de l’Est à l’Inde et l’Indonésie. Les tigres, prédateurs suprêmes figurant au sommet de la chaîne alimentaire, occupent moins de 7% de la surface de leur habitat d’origine, qui a réduit de 40 % ces dix dernières années.
Dans la mesure où les tigres nécessitent, pour leur survie, d’un territoire d’occupation vaste, la protection de l’espèce et de son habitat profite considérablement à plusieurs milliers d’autres espèces. La conférence internationale prévue en 2010 à Vladivostok en Russie représente à ce titre une opportunité cruciale de faire régresser le déclin du nombre de tigres et assurer leur survie dans la nature.
« Les tigres constituent le symbole du sort de toute une série d’espèces à travers la planète et démontre l’urgence qu’il y a pour les dirigeant de ce monde à manifester la volonté politique qui permettra de trouver les ressources et les incitations à maintenir une planète vivante » ajoute Amanda Nickson. « L’UICN ne cache pas que ses estimations sont susceptibles de sous –évaluer l’étendue exacte de la perte des espèces ».
Parmi les réunions internationales importantes qui se pencheront sur le sujet de la perte de la biodiversité ainsi que les menaces pesant sur le l’écosystème planétaire l’année prochaine figurent la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CBD) ainsi que la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et Flore Sauvages Menac... (CITES).
Amanda Nickson note que l’objectif 2010 de la CBD a très probablement sous-estimé l’impact croissant des changements climatiques, qui est maintenant de plus en plus reconnu comme une menace supplémentaire conduisant les espèces de faune et de flore vers l’extinction.
L’estimation concernant les espèces d’eau douce continue à provoquer des inquiétudes dans la mesure où plus d’un tiers des poissons d’eau douce répertoriés et la quasi-moitié des mollusques se trouvent au bord de la disparition. En Chine, dans le lac Dianchi, l’étude a révélé que l’intégralité des sept espèces de gastéropodes d’eau douce ainsi que 12 des 13 espèces de poisson d’eau douce encore nouvelles sur la Liste Rouge sont menacées par la surpêche, la pollution et les espèces introduites.
Cependant, l’unique rayon de soleil de l’étude, un poisson d’eau douce, l’ombre « australien » (Australian Grayling), poisson de la famille des Actinoptérygiens (poissons à nageoires rayonnées) |est passé de la catégorie Vulnérable (VU) à la catégorie Quasi menacée (NT) suite à des efforts de conservation qui ont comporté l’installation d’échelles à poissons au sein de barrages, l’amélioration de la végétation le long des cours d’eau et le contrôle des pêcheurs.
00:43 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : la mise à jour, liste rouge, espèces, menacées, de l’uicn, rend, compte, l’incapacité, globale, à freiner
22.11.2009
Péril climatique et extinction de masse.
Chers internautes,
D’ici 2050, 30% des espèces animales connues pourraient avoir disparues, soit directement du fait de l’homme (chasse, pêche à outrance) soit par la modification du climat et donc du milieu
À ce jour, le rythme d’extinction des espèces (animales ou végétales) est de 1 000 à 10 000 fois supérieur à la normale. Selon l’Union Mondiale pour la Nature (IUCN), 15 589 espèces animales sont en danger, dont 7 000 en voie d’extinction.
La destruction des écosystèmes en est l’une des causes principales, notamment le réchauffement climatique qui vient perturber le comportement de certaines espèces animales. Par exemple, l’ours blanc, dont la banquise est le principal terrain de chasse : on a relevé récemment des comportements cannibales chez certains individus, cela provoqué par la raréfaction du gibier, de même que la présence de plus en plus grandes d’ours polaires aux abords des communautés, à la recherche de nourriture.
La fondation SEDNA (sedna.tv ) est à l’origine d’une mission d’observation en Antarctique. Un équipage constitué notamment de chercheurs et de biologistes canadiens et argentins a passé près 15 mois autour de la péninsule Antarctique. Ils ont rapporté qu’en 50 ans, le réchauffement dans certaines zones de la péninsules antarctique avoisinait les 6°C (les observations portaient sur le mois de juin, début de l’hiver antarctique). Or, on sait qu’au-delà d’un réchauffement de 1°C des océans, certaines espèces (anémones, coraux, étoiles de mer) ne sont plus en mesure d’assurer leurs fonctions vitales.
L’impact du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité est énorme et avoir des incidences au niveau environnemental bien sur, mais aussi humain, démographique et géopolitique (le Conseil de Sécurité vient d’ailleurs d’inclure ces problèmes à son programme puisque le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences sur le maintien de la paix dans le monde).
Source : Conférence Mission Antarctique : la Terre vue de la mer (changements climatiques et biodiversité), Montréal, 22 mai 2007 et voir aussi ICI
la campagne de WWF pour la protection de la biodiversité : Comme vous le savez déjà peut-être, dans 16 jours, le sommet de Copenhague mettra l'humanité face à son destin en abordant le sujet capital du dérèglement climatique.
Les espèces, elles, en subissent chaque jour les conséquences et sont en danger. N'attendons pas Copenhague pour agir !
Aujourd'hui, 22 km de corail, 1 ours polaire, 3 orangs-outans,
820 grands cétacés marins ont disparu.
Leurs jours sont comptés, ils comptent sur vous.
Merci d'agir dès maintenant
L'équipe du WWF France
10:20 Publié dans biodiversités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la campagne, wwf, pour, protection, biodiversité, copenhague










