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29/11/2011

Occuper Durban et la COP17 pour débloquer les négociations ?

Bonjour.

Climat : faibles espoirs à Durban28/11 Les négociations internationales sur l’avenir du protocole de Kyoto s’ouvrent en Afrique du Sud pour deux semaines. La probabilité de trouver une issue globale à cet accord, qui s’achève en 2012, est quasiment inexistante ( cf « Le climat est pris en otage par le G2 Chine/Etats-Unis » - Réchauffement climatique - Environnemen, Référendum mondial climat sondage d'opinion pétitions )

Ce lundi 28 novembre s'ouvre une nouvelle conférence internationale sur le climat à Durban (Afrique du Sud).
Voici quelques documents d'analyse et de compréhension :

N'hésitez pas à diffuser ces articles, à les publier sur des sites ou dans les réseaux sociaux.

Bonne réception.

NB : L’accord sur la directive efficacité énergétique repoussé à 2012

21/12/2009

Comment Rebondir après l'échec de Copenhague selon Laurent Adouin et Denis Baupin

Cher(e)s ami(e)s internautes,

Pour Laurent Audouin ( des verts) Je te livre une tribune de Denis Baupin qui me semble bien résumer la situation politique de l"après-Copenhague". Si l'issue de ce sommet est décevante, il y a aussi des raisons d'espérer du fait de l'ampleur de la mobilisation de la société civile à travers le monde et de l'importance politique qu'a prise ce sommet. Je rajouterais un point de politique internationale par rapport au texte de Denis : Obama va enfin faire adopter sa réforme de santé dans les prochains jours, il devrait donc avoir les mains beaucoup plus libres lors des futures sessions de négociation qui sont d'ores-et-déjà programmées. Le combat - et la mobilisation - continuent !


http://www.mediapart.fr/club/edition/quel-temps-copenhague/article/191209/rebondir-apres-lechec-de-copenhague

Comment Rebondir après l'échec de Copenhague selon Denis Baupin

Malgré la gueule de bois, malgré la révolte, voire le découragement, il va falloir très vite penser l'avenir post-Copenhague ( voir
La conférence de Copenhague sur le climat est un échec catastrophique ). Car, nous le savons tous, pendant que les négociations échouent, la crise s'aggrave : les Maldives et Tuvalu sont menacés d'engloutissement, les paysans africains, sud-américains et asiatiques subissent déjà la précarité des aléas climatiques (à voir absolument "Climate Voices" dernier film de Yann Arthus Bertrand), etc. et de d'autant plus que, si on devait en rester aux résultats de Copenhague, c'est vers un réchauffement minimum de 3,5 degrés que nous nous orienterions, et non de 2 degrés comme affirmé officiellement. Le livre de l'après-copenhague nous, peuple dernier : L'histoire du peuple qui réchauffa sa planète. La page du livre Quelles que soient les difficultés lourdement soulignées par l'échec de Copenhague, il faudra donc bien que la communauté internationale finisse par trouver la voie. Mais force est de constater que si on laisse les chefs d'Etat entre eux ils n'y arrivent pas.

Pour autant, tout n'est pas perdu.

Pour la vice-présidente du Modem, le fiasco de Copenhague est d'abord celui des responsables politiques. Dans le Monde, rubrique Planète : la société civile ne peut plus compter que sur elle-même, par Corinne Lepage. Par l'importance même prise par l'événement, l'après Copenhague sera forcément différent de l'avant Copenhague. Dans quatre domaines au moins, la situation est porteuse d'espoirs qui peuvent permettre demain de modifier les rapports de force :

- le milieu associatif : jamais comme dans la préparation de Copenhague le monde associatif ne s'est aussi mobilisé en mêlant des familles associatives diverses (environnement, altermondialiste, solidarité
Nord-Sud, droits de l'Homme, etc.), certes avec des nuances stratégiques - mais que pour ma part je ressens bien plus complémentaires qu'antagonistes - mais dont la diversité reflète parfaitement que ce qui se joue sur le climat dépasse largement l'enjeu environnemental. Cette convergence apparaissait fortement lors du Forum Copenhague que nous avions organisé à l'Assemblée Nationale. Nul doute que ce mouvement en marche ne s'arrêtera pas. Et il est porteur d'une société civile potentiellement capable de donner une suite au mouvement
altermondialiste en recherche de second souffle.

- les collectivités locales : là aussi un mouvement s'est mis en marche. Des milliers de collectivités locales (1000 signataires de la Convention des Maires sur le climat en Europe) se sont engagées à agir sans attendre le Sommet de Copenhague, qu'il réussisse ou pas. Elles mettent en oeuvre "Copenhague en vrai". Et c'est d'autant plus important que plus de la moitié de la population planétaire vit en ville et émet les trois quarts des gaz à effet de serre. Et elles se sont dotées d'une coordination pour peser (avec CGLU, ICLEI, C40, Energie-Cités, etc.) et
d'un porte-parole, Ronan Dantec, qui a porté notre voix y compris dans les dernières heures de Copenhague. Sans attendre les collectivités vont continuer d'agir, non seulement sur le terrain via leurs Plans Climat,
mais aussi en se retournant vers les Etats qui ont donné leur accord pour la reconnaissance des collectivités dans la lutte pour le climat : sans attendre un accord mondial, beaucoup de choses peuvent déjà avancer pays par pays. Cela ne remplacera certes pas l'accord planétaire qui manque, mais toute tonne de gaz à effet de serre évitée d'ores et déjà est bonne à prendre. Et ce d'autant plus que ces actions sont extrêmement créatrices d'emplois et socialement justes tant sont nombreux aujourd'hui les précaires énergétiques.

- les citoyens du monde entier eux-mêmes : jamais la prise de conscience de la crise écologique n'a été aussi forte. Jamais, les médias n'auront autant mis en évidence les catastrophes potentielles. Jamais les scientifiques n'auront à ce point été unanimes sur la gravité et la nécessité d'action. Jamais les réponses les plus évidentes (transports collectifs, énergies renouvelables, etc.) n'ont été aussi crédibilisées. Et jamais nos concitoyens n'ont été aussi demandeurs de solutions appropriables facilement, pour autant que les politiques les favorisent.
Ce mouvement de l'opinion constitue lui aussi un point d'appui considérable, car les chefs d'Etat ne pourront rester longtemps en échec face à des citoyens inquiets et demandeurs d'action. C'est évidemment le cas dans le monde industrialisés abreuvé d'informations et de médias. Mais c'est sans doute encore plus potentiellement déstabilisant - de façon positive ou destructive - dans les territoires qui sont d'ores et déjà victimes du dérèglement climatique.

- le mouvement planétaire de l'écologie politique : 193 chefs d'Etat pour sauver la planète... mais combien d'écologistes parmi eux ? Il n'est pas interdit de penser que si l'écologie politique avait été représentée parmi ces chefs d'Etat, ne serait-ce qu'à son niveau de représentation planétaire moyen, les préoccupations globales uraient pu être mieux prises en compte face aux intérêts nationaux. Encore faut-il que ce mouvement d'écologie politique arrive enfin à occuper réellement son espace politique ! A coté de l'implantation historique allemande et belge, du renouveau français grâce à Europe Ecologie, du potentiel brésilien incarné par Marina Silva, et d'une vingtaine de pays où Les Verts se développent, combien de pays où le mouvement n'est encore qu'embryonnaire ? La rencontre à Copenhague du Global Green était de ce point de vue symbolique d'un mouvement qui se développe peu à peu, s'implante, gagne en crédibilité, mais à un rythme trop lent au regard de la crise écologique. C'est donc une priorité si on veut donner un débouché politique aux mouvements qui s'organisent et aux citoyens qui voudraient des dirigeants aptes à faire face aux défis du 21eme siècle.

Nous le savions avant même de rejoindre Copenhague : le sommet danois ne serait qu'une étape. Elle se révèle décevante. Raison de plus pour passer au plus vite à la suite. Les potentialités existent, à nous de nous en saisir.voir Ultimatum Climatique , Avaaz, le billet de Serge Orru( "
Place au réchauffement des conscience), A texte minimum, mobilisation maximum !   et se tenir au courant des mobilisations en s'inscrivant aux newsletter des ONG.Le texte final signé à Copenhague ne comprend que douze points en trois pages sans contrainte véritable imposée aux états. Un réveil douloureux pour les ONG évincées des débats les derniers jours.
La vraie surprise vient de vous tous : le mouvement de mobilisation sans précédent sur ces enjeux climatiques révèle une prise de conscience réelle. La pression de l’opinion va aller grandissante seule condition pour aboutir à de véritables décisions. Plus que jamais, agissons là où nous sommes et sur Planète Attitude,?

 

12/11/2009

L’état des lieux et enjeux du Sommet de Copenhague présenté par Terre Tv

terre tv.jpgToujours soucieux de proposer des reportages en lien avec l’actualité environnementale et sur les problèmes qui touchent notre planète, Terre Tv, la 1ère web TV sur l’environnement et le développement durable, vous propose des mini interviews et 4 grand débats ( conférences de WWF) sur le sommet de Copenhague. Pour cela, l’équipe de Terre Tv a rencontré Maïté Jaureguy-Naudin (Coordinatrice chercheur au réseau du programme énergie Ifri), Jean-Charles Hourcade (Directeur du Centre de Recherche sur l’Environnement et le Développement) , Isabelle Autissier ( Navigatrice, vice présidente du groupe 1 du Grenelle de la Mer), Denis Loyer ( Adjoint au Directeur des opérations AFD), Brice Lalonde (Président Fondateur d’Europe Ecologie, Ambassadeur Français pour le Climat), Célia Gautier (chargé de mission au sein du service politiques et régulations international du GRET), Alain Capmas ( Président du changement climatique au sein du MEDEF), Yves Leers ( Rédacteur en chef de Toogezer) Alain Lipietz (Un débat  et pour faire le point sur la question cruciale d’un accord sérieux. Certains sont optimistes, d’autres plutôt pessimistes.

 

Après le sommet de Kyoto qui a été un échec en terme de réduction des effets de serre, les différents acteurs font un point et explique ce qu’ils attendent de ce sommet. Ces mini interviews et ces 4 débats ont eu lieu / résumés à l’occasion de l’université de rentrée  de WWF du 20 et 21 octobre.

 

Un débat est organisé par wwf  lors « Université de wwf de la 4 conférence : ce que veulent les pays émergents »

D’une durée de 1h26 minutes. Evoque le sommet de Bangkok et le risque des réfugiés climatiques.

Elle explique la cacophonie des 3 voies (Europe, Etats-Unis et pays émergents).

On peut aussi voir les 1 et 2 conférences de WWF. Pour elle, les pays émergents se sont engagés sur des « points », c’est au pays du Nord de prendre les leurs (transfert de technologie, mettre de l’argent sur la table). Les demandes des différentes ONG sont : de facilité ces aides (éviter les entravent), mettre clairement le rôle de pollueurs / payeur….

Les intervenants sont la 4 conférence de WWF :

Elise Buckle (responsable énergie climat a WWF), Michel Colombier (Directeur Général d’IDDRI)

Manish Kunar Shrivastava (chercheur associé The Energie % Ressource), Sébastien Godinot (Coordinateur des campagnes des amis de la terre),  

Les intervenants sont la 2 conférence de WWF (1h40 minutes): «  S’adapter au changement climatique  » « Climat et drame humain : :

Luc Lampière (directeur général Oxfam France Agir ICI), Michel Brugère (Directeur Général de Médecins du Monde), Sandrine Mathy (Présidente Réseau Action Climat), Denis Loyer (Directeur adjoint au département technique des opérations de l’Agence française de développement)., Jean Louis Caffier ( journaliste), Alain Lipietz

Les intervenants sont la 1 conférence de wwf (1h40 minutes): «  Peut on se permettre un échec a Copenhague  »

 

Le succès, (selon Brice Lalonde) dépend de :

 

Pour Célia Gautier, par contre elle est pessimiste. Pour elle, l’accord doit être ambitieux avec des décisions claires, ce qui n’est pas le cas.

 

Le mot de la fin : « Il faut aller a contre courant de l’idée générale et rester Optimiste, car sinon cela ne va pas marcher » c’est ainsi qu’elle l’idée que pense WWF international et Greenpeace. «  Une Immense fenêtre d’opportunité du fait des médias et des nombreux débats qui jalonnent l’avant sommet de Copenhague ». Sébastien Godinot : « Idem : Il est trop tard pour être pessimiste. On est soi militant, soit indifférent. Gros risque si on ne fait rien du tout, 2) Ce sera a nous dans les deux décennie de reprendre notre mode de vie. Ce mode de vie est repris dans le monde. Bloquer sur des technologies. »Yves Petit «  Le cout de l’inaction dépasse celui de l’action »

 

Pour voir les reportages : cliquez ici

 

 

NB : cliquez sur les liens pour accéder aux différents reportages.

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