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09/04/2017

Mafia et Politique

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"Si un pouvoir quelconque pouvait faire quelque chose, c'était bien la Commune composée d'hommes d'intelligence, de courage, d'une incroyable honnêteté et qui avaient donné d'incontestables preuves de dévouement et d'énergie. Le pouvoir les annihila, ne leur laissant plus d'implacable volonté que pour le sacrifice. C'est que le pouvoir est maudit et c'est pour cela que je suis anarchiste".
Louise Michel - 1830-1905

 

Loi travail : condamné à 1 100 € pour rébellion sans motif d'interpellation: Recette pour création d'inculpation : inventez un "outrage" comme motif d'interpellation, ajoutez une pincée " d'incitation directe à la rébellion" en cours de garde à vue. Si il y a une vidéo qui prouve l'inexistence des 2 accusations, gardez simplement la "rébellion"Loi travail : condamné à 1 100 € pour rébellion sans motif d'interpellation PARIS-LUTTES.INFO

 
Vendredi 7 avril une manifestation a dégénéré devant la préfecture de Cayenne. Deux policiers ont été blessés dont un grièvement. FRANCETVINFO.FR
 
Le Pen en Corse reçoit des "rentre chez toi" ou des "ici t'es pas chez toi".
Alors Comment ça fait de voir appliquer son programme ?la publication de J'dis ça j'dis rien.
 

Mafia et république

"Mafia et République"un documentaire passsionnant qui retrace les liens entre le crime organisé corse et l’Etat français




Mafiosa est une série télévisée française créée par Hugues Pagan et diffusée du 12 décembre 2006 au 15 mars 2014 sur Canal+. Elle met en scène le milieu mafieux corse en s'inspirant de faits réels.Wikipédia MAFIOSA - Résumé officiel CANAL+ des saisons 1 à 4 [HD]

 

Au cinéma, les gangsters et les mafiosi offrent aux réalisateurs l’occasion de camper des personnages fascinants, truculents, voire séduisants comme le furent Delon et Belmondo dans Borsalino ou Al Pacino en Michael Corleone. Mais, à la fin, comme il se doit, la loi et la justice doivent triompher, même bien abîmés, comme le flic Gene Hackman dans French Connection.

Ces bons films, que nous revoyons toujours avec le même plaisir innocent, nous savons pourtant bien qu’ils ont été inspirés, peu ou prou, par des faits réels. Que la collusion de ces malfrats avec les hommes politiques et des flics ripoux ne se cantonne pas toujours au seul écran.

 A voir ce bon doc, que l'image bien surtout concernant l'affaire ELF ou raison d'Etat et raison mafieuse s'associe dans un but commun : faire du cash et asseoir leurs pouvoirs
 
https://www.challenges.fr/entreprise/l-affaire-elf-en-res...
 
L'histoire complexe et occultée de la mafia corse, qui a prospéré à partir de la fin des années 1920 avec la complicité de l'État français. En trois volets, cette série documentaire ausculte les liens scélérats qui ont uni mafieux corses et politiques de tous bords sur trois générations. Premier volet : Naissance d'un pouvoir invisible (1929-1945). ( 1/3)

D’ailleurs, de temps à autre, un scandale d’Etat, comme l’affaire Elf, et des morts en série, en Corse ou à Marseille, nous rappellent que, derrière le fait divers, la gangrène politique menace. Mais que savons nous de l’étendue du mal, et comment relier ces affaires entre elles pour en tirer une histoire ayant du sens ?

La passionnante série documentaire « Mafia et République », qui sera diffusée ce mardi 7 février à 20H55 sur Arte, nous permet de relier entre eux des noms, des faits, des affaires, dont la lecture des journaux depuis des décennies avait laissé quelques traces dans notre mémoire.

Tout à coup, les liens entre Carbone et Spirito dans le Marseille des années 30, et la personnalité sulfureuse d’Etienne Leandri, un ami deCharles Pasqua cité dans l’affaire Elf, deviennent clairs. La puissance duclan Guérini à Marseille, la guerre des salles de jeux, la French Connection, l’affaire Marcovic, Elf, la Brise de Mer ainsi que les règlements de comptes entre nationalistes corses, chaque pièce du puzzle prend sa place pour dessiner, dans une chronologie implacable, le tableau d’une France mitée par la corruption.

Christophe Bouquet, qui l’a réalisée, et Christophe Nick, qui l’a écrite avec Pierre Péan et Vanessa Ratignier, sont, aujourd’hui, les invités de l’Humeur Vagabonde.

 


 Deuxième volet : Aux services de la France (1945-1975).(2/3)

 

. Dernier volet : La République gangrenée (1975-2016).Mafia et République 3/3
 





Voici ce qu`il faut savoir de l`"affaire Elf":

- Les faits:

Une des plus grosses affaires de corruption, une affaire politico-financière qui a éclaté en 1994, suite à une enquête de l`ancêtre de l`Autorité des marchés financiers actuelle (AMF), sur le financement de l`entreprise textile Bidermann, par le groupe pétrolier, entre 1989 et 1993.
L`entreprise pétrolière française publique Elf fut dévalisée de plus de 305 millions d`euros par ses cadres dirigeants, surtout durant le second septennat du Président socialiste François Mitterrand (1988-1995).
Aujourd'hui privatisée sous le nom de Total, la société pétrolière a abrité un vaste système de corruptionpermettant non seulement l'enrichissement de ses cadres principaux, mais aussi la rémunération de dirigeants africains. La Cour de cassation a clos ce volet de l`affaire mercredi 31 janvier 2007.
Celui qui s`ouvre jeudi 8 mars concerne les "emplois fictifs" d`Elf, qui auraient permis à un panel de personnalités et de dirigeants de toucher un total de 2 millions d`euros.
Parmi les autres volets connus de l`affaire se trouvent celui dit "Dumas", ou encore "Bidermann".



- Les révélations de Loïk Le Floch-Prigent, lors d`un entretien au Figaro et Aujourd`hui en France en 2001, révèle tout un système mis en place en 1967, dès la naissance d'Elf:

" En créant Elf à côté de Total, les gaullistes voulaient un véritable bras séculier d'État, en particulier en Afrique (...). Une sorte d'officine de renseignements dans les pays pétroliers. Sous la présidence de François Mitterrand, le système est resté managé par André Tarallo (P-DG d'Elf Gabon), en liaison avec les milieux gaullistes (...). Les deux têtes de pont étaient Jacques Chirac et Charles Pasqua (...). L'argent du pétrole est là, il y en a pour tout le monde. (...)
Un grand nombre de personnes au sein de l'État étaient parfaitement au courant des sommes en jeu et des dangers de cette procédure. Tous les présidents de la République, tous les secrétaires généraux étaient informés des montants et des pays destinataires. Les ministres des Finances étaient également au courant des détails les plus importants. Au final, pour chaque opération, une quarantaine de personnes savaient tout, et en temps réel (...). Sur ce sujet, pas un homme politique, pas un, ne peut jouer les Saint-Just. Ça suffit. (...)
L'affaire Elf ne porte pas sur les années 1989-1993 mais sur la période 1973-2001. On ne peut réellement le comprendre qu'à la lumière des relations complexes entre la société pétrolière, le pouvoir politique en place et les différents États concernés. " Complexité réelle, mais dont la finalité est simple en ce qui concerne le continent africain : Elf fut et reste une pièce essentielle du dispositif néo-colonial mis en place par Paris, quelques années après les indépendances, afin de maintenir sa tutelle économique et politique sur les pays de son ancien pré carré formellement émancipés. Les "soleils des indépendances", pour reprendre le titre de l'écrivain africain Ahmadou Kourouma, étaient par avance brouillés."


Mardi 07 20:50 - 21:50
Mafia et république
Documentaire
Réalisé en 2016 par  Christophe Bouquet
 
ARTE+7 | Mafia et République (1/3)(2/3)(3/3)

Votre n°22 : Dérives monarchiques et privilégiés de la République 
Cher lecteur, chère lectrice,

Comme promis, nous vous faisons profiter de notre premier numéro au format numérique nouvelle génération ! 

Ci celui ci vous plaît, vous pouvez profiter d'un abonnement gratuit pour une durée de 3 mois que nous offrons à l'occasion de notre première année d'existance depuis le 3 mai. Pour cela, rendez vous sur : 3 mois offert !

Bonne lecture ! 
 
 
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Cliquez ici pour agrandir Sénégal : Les confidences de Jean-Christophe Rufin , Dérives monarchiques et privilégiés de la République [PDF]RMC senat.pdf - lafautearousseau : Le Sénat, danseuse de la République ? La rédaction - RMC.fr, le 04/09/2008 « Le Sénat, enquête sur les super-privilégiés de la République », livre qui sort le 11 septembre, met en avant les nombreux avantages dont jouissent les sénateurs, leurs collaborateurs et les fonctionnaires du Sénat. Le Sénat, enquête sur les superprivilégiés de la République - Le Monde


L`affaire Elf en résumé - Challenges.fr
 
 Pour voir, ou revoir, l'émission "Connaissez-vous la Guinée équatoriale ?" Le site officiel de l'émission 'Le Dessous des cartes' sur ARTE, le magazine de géopolitique écrit et présenté par Jean-Christophe Victor. Le dessous des cartes | ARTE DDC.ARTE.TV nnnnn  

La programmation musicale

Franck Sinatra:Chicago

Bertrand Belin:La nation

Leonard CohenYou want it darker

L'HISTOIRE DU JOUR] Au pas militaire, le bras libéré, une marche longue de douze heures entre Madrid et la Valle de los Caídos devient le symbole du rassemblement fasciste européen. Direction ensuite le grand forum de la Souveraineté européenne pour achever ce périple dans les pas d'Yvan Benedetti.

NOUVEAU: découvrez les quatre volets de cette série consacrée au livre dePhilippe Pujol «Mon cousin le fasciste» en les payant au prix que vous le voulez!

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25/02/2017
Programme de Emmanuel Macron


25/12/2012
Capitalisme et délits d'initiés

Revendications populaires et recompositions politiques

"Mafia et République"un documentaire passsionnant qui retrace les ...

Corse - Les mafias , impunité - Les mafias

Mafia et république Créé le mardi 07 février 2017

TEMPSREEL.NOUVELOBS.COM
 

05/04/2017

BÊTISE DE LA PURETÉ, PURETÉ DE LA BÊTISE

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Yannis Youlountas
 

– Ne te révolte pas, c'est violent.
– Ne vote pas non plus, c'est humiliant.
– N'essaie pas de squatter, c'est illégal.
– Ne perd pas ton temps à aider, ça change rien.
– Ne vise pas la révolution, c'est impossible.
– Ne vivez plus, ça vous fatigue.

source la publication de Yannis Youlountas.

 

Ma page est un espace ouvert aux publications pour tou-te-s mes ami-e-s. Et si je pouvais en accepter plus, je le ferais volontiers. Mais par contre, merci me laisser en dehors des polémiques à deux balles.

BÊTISE DE LA PURETÉ, PURETÉ DE LA BÊTISE

Déchirez-vous si vous voulez pour savoir si voter, c'est hallal, et si s'abstenir, c'est cachère. Crevez-vous les yeux réciproquement pour avoir bouffé ceci ou cela. Dénoncez-vous à chaque poignée de main avec des voisins de lutte idéologiquement hétérodoxes. Faites les beaux, les purs, les parfaits...

Soumission impossible

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la publication de Xavier Delucq.

Le débat d'hier a beaucoup servi à Jean-Luc Mélenchon. La présence des "petits" candidats lui a donné une position centrale sur l'ensemble des sujets abordés. Et du coup, l'a placé au-dessus de la mélée. Finie l'extrême-gauchisation" caricaturale vendue par les médias, son image a été nettement recentrée, tout en conservant la radicalité de changement complet exprimée dans le programme "L'avenir en commun". Tout en laissant l'envoi de SCUD à destination de Fillon ou Le Pen à Phillppe Poutou en premier tireur bien efficace hier soir. Macron, du coup, a passé son temps à essayer de passer entre les gouttes, et du coup, sa discrétion, le vide qui le caractérise n'en ont été que plus frappants. Il faut profiter de l'élan, on avance et on progresse.

Hervé Crouzet 4 avril, 22:25 · Annonay, Rhône-Alpes ·

( JL Melenchon largement au dessus des 10 autres sur LA POLITIQUE INTERNATIONALE !!!!! Même Jean Lassale approuve, LE BERGER va rejoindre les insoumis et votez pour JLM " Nous avons rallumé une flamme " !!!!  Votez pour vos idées, votez MELENCHON #JLM2017  #LeGrandDébatElysée2017 la publication de Hervé Crouzet.

Mais fichez-moi la paix : personne ici ne va me dire ce que je dois faire pour obéir à un dogme quelconque. J'irai voter si je veux et je n'irai pas si je ne veux pas. Je ne me suis pas lavé la pogne après avoir croisé Mélenchon, Poutou, Rouillan ou Coupat, ni après avoir trinqué comme à l'habitude avec mes compagnons anars et mes camarades antifascistes. Peu m'importe que beaucoup d'entre vous ne piffriez pas certains de ces noms : justement, je fais exprès de les citer. Oui, moi non plus je ne suis pas d'accord avec eux sur certains points, parfois importants, et alors ?

Je vous laisse la pureté qui vous importe tant.

Le mieux est l'ennemi du bien. L'absolu est une voie sans issue. La surenchère ne mène qu'à l'isolement, au solipsisme et à l'impuissance. Je ne fréquente ni les fachos ni leurs passerelles, ni la droite ni le PS, et c'est déjà bien il me semble.

Je ne mange pas au râtelier des médias mainstream, alors que bien peu déclinent leurs invitations.

Je ne me nourris pas de mes créations quand d'autres se dépêchent de développer habilement leur business et leur packaging.

Et je ne veux surtout pas du pouvoir qui est, à mes yeux, le principal fléau.

Alors, allez voir ailleurs si ça n'est pas assez pour mériter votre respect.

Je ne suis qu'un compagnon de lutte parmi d'autres, ni plus ni moins. Et j'aime tout autant monter sur les barricades que philosopher avec les enfants.

J'avance, avec celles et ceux qui le souhaitent, vers une société moins autoritaire, tant pour les humains que pour tous les autres, même si je sais que le chemin sera long et que les révolutions désirées ne tomberont pas du ciel.

Je vous laisse votre sectarisme et votre bêtise. Je garde l'amour de la diversité et le pari de l'intelligence collective.

La porte est là et j'ai mieux à faire qu'argumenter sans cesse face à des rabâcheurs de dogmes brandissant je ne sais quelle table de la foi. Intolérants de tous bords, passez votre chemin, vous n'êtes pas les bienvenus ici.

A la veille de repartir en Grèce, avec cette fois plus de 60 camarades et 26 fourgons remplis grâce à des milliers d'entre vous, j'ai une pensée pour mon camarade et ami "H." de Marseille, poignardé par deux fachos, dans la nuit de lundi à mardi. Tout mon soutien à lui, à son entourage et à nos camarades de l'Action Antifasciste Marseille.

En effet, quand elle n'est pas seulement de la bêtise, l'obsession de la pureté tourne au crime.

 

Yannis Youlountas

Aucun texte alternatif disponible.
Soyons sauvages la photo de Soyons sauvages. NE VOTONS PAS ........
 

Ne pas voter ? Brûler sa carte électorale, s'organiser sans les politiques !

design par Lille Offensive.

 

L’abstentionniste manque-t-il à son devoir civique ou est-il le révolutionnaire de demain ? En tout cas, les Français sont nombreux aujourd’hui à ne pas déposer de bulletin dans l’urne, autour de 20 % lors du dernier scrutin présidentiel de 2012.

Antoine Peillon est l’auteur de Voter, c’est abdiquer. Il y explique que les abstentionnistes sont en grande majorité très politisés. Loin des clichés véhiculant souvent l’image d’un désintérêt global pour la chose publique.

Alors qui sont les abstentionnistes militants aujourd’hui ? De quelle « culture » politique sont-ils issus et quel est leur projet de société ? Interview vidéo avec Antoine Peillon.

https://www.youtube.com/watch?v=wS3_PYGT55U

la publication de Yannis Youlountas23 mars, 20:03 ·
 
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France Info résumé la soirée débat en 10 dessins ... dont 4 de Deluc qhttp://www.francetvinfo.fr/…/en-images-presidentielle-le-...

20/11/2016

Pourquoi parler de "crise" ?

 

 

Je vous transmets le texte, cela peut servir de groupe de réflexion

 

Photo 073.jpg

 

 

 

Pourquoi parler de crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

 

De l’extrême droite à l’extrême gauche, on entend partout aujourd’hui un même discours: l’économie réelle serait saine, seule une finance ayant échappé à tout contrôle mettrait en danger l’économie mondiale.

 

 

Dans une version plus conspirationniste, la crise ne serait qu’un prétexte, une stratégie des capitalistes eux-mêmes qui seraient en réalité en parfaite santé. Car, en fait, ces gros menteurs ont un trésor bien caché qu’il faudrait trouver pour ensuite le redistribuer à tous les pauvres. C’est pourquoi de la gauche à la droite on propose de raboter les niches fiscales et de trouver l’argent caché pour le réinjecter dans les États. cf : pensée complotiste d'A. Soral, théorie du complot

 

 

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

 

Photo 154.jpgLes dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.une photo de Cathy PG. : "ahahahahaa!!! Ils n'ont rien de mieux en Italie, la patrie de tant de génies?????"

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.
 
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction On augmentait les salaires, mais on augmentait plus encore la production. On rendait marchands de nombreux secteurs qui ne l’étaient pas auparavant, comme aujourd’hui on est en train de le faire avec l’éducation, la santé ou la sécurité. On fournissait à coûts plus bas (par l’effet de l’industrialisation et de la massification) une foule de produits plus nombreux, et qui faisaient vivre les prolétaires tout en maintenant les bénéfices. Pour développer la production de cette manière, il fallait que la consommation envahisse la société entière, avec tout ce que cela signifie: publicité, manipulation du désir, production d’une foule de saloperies destinées à satisfaire des besoins socialement créés.f L'histoire secrète du patronat ; de 1945 à nos jours , Globalia de Jean Christophe RuffinGlobalia de Jean Christophe Ruffin, Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de Globalia
 
Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. Les délocalisations d’industries et de services ont alors permis de baisser le coût du travail au niveau mondial. La consommation a été soutenue par le développement du crédit, qu’il s’agisse de dépense publique (et de dette publique) ou privée. Mais ce système est lui-même à bout de souffle, comme le montre la crise qui a commencé en 2007. Le krach de 2008 n’a pu être rattrapé qu’au moyen d’une expansion massive de l’endettement étatique. Le montant de cette dette, désormais impossible à rembourser, est l’expression concrète de cette impasse. La crise de la dette publique en Europe et les perspectives de défaut de la Grèce, désormais bien réelles, en sont la preuve. Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.
 
Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».
 
« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté.
 
 

Les différentes structures du système capitaliste

 

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Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

La crise du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux Etats-Unis et en Europe. Ce nouveau « régime de croissance », qualifié de « fordiste » par l’école de la Régulation, repose sur 4 piliers principaux :

·         Le rapport salarial « fordiste », organisant le partage des gains de productivité issus des principes tayloriens de l’organisation scientifique du travail sur la base d’un compromis capital/travail. Ce compromis est le fruit de négociations entre patronat et syndicats au niveau des branches et des entreprises. Il a permis une hausse rapide des salaires ;

·         Des politiques économiques actives, budgétaires et monétaires, dont l’objectif est d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises ;

·         L’Etat-providence, c’est-à-dire un système de protection sociale fondé sur la solidarité entre les classes sociales et entre les générations ;

·         Des systèmes financiers administrés, destinés à assurer le financement de l’accumulation du capital productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles et contrôlés par les autorités monétaires.

Cet environnement institutionnel a contribué à créer un contexte économique et social d’une grande stabilité, particulièrement favorable à l’accumulation du capital industriel et à la croissance de la production : c’est la période des Trente glorieuses. La croissance est alors soutenue par la progression de la demande (…) et surtout par la progression du pouvoir d’achat des salaires découlant de leur indexation sur les gains de productivité et sur les prix. Enfin, la fixation administrative des taux d’intérêt garantit aux entreprises un coût du capital stable et bas, ce qui stimule l’investissement.

Ce régime de croissance rapide s’est essoufflé à partir des années 1970 avec le ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation. La décélération des gains de productivité a été un facteur décisif et est allée de pair avec une baisse des profits des entreprises. Cette évolution résulte de la perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail ainsi que de la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus, conflits qui créent des tensions inflationnistes. Les événements de 1968 et l’échec des accords de Grenelle en France en sont l’illustration.

La crise du capitalisme fordiste résulte aussi de la déstabilisation du Système monétaire international (SMI). Les rythmes d’inflation différant selon les pays, le régime de changes fixes – qui assurait la stabilité des monnaies entre elles dans le cadre du SMI de Bretton Woods – est remplacé par un système de changes flexibles en 1973. Cette crise du SMI vient fragiliser (…) les économies [qui] deviennent de plus en plus interdépendantes. C’est le début du processus de mondialisation. (…)

 

 

Les débuts du « capitalisme actionnarial »

A partir de la fin des années 1970, en réaction à la crise du régime fordiste, les politiques économiques changent de cap dans les principaux pays industrialisés. Ces politiquent prennent place dans trois domaines principaux : une nouvelle régulation macroéconomiques, la libéralisation du système financier et, en France, la privatisation de la quasi-totalité des grandes entreprises industrielles et financières.

 

Les principaux piliers du régime fordiste sont remis en cause. Les politiques de rigueur salariale déconnectent l’évolution des salaires de celle des gains de productivité, les politiques de libéralisation et de privatisation font reculer la régulation publique et les réformes financières bouleversent la logique du système financier : l’économie d’endettement administrée fait place à une économie de marchés financiers libéralisée. A la suite de ces choix politiques et idéologiques, un nouveau régime de croissance se met progressivement en place : le « capitalisme actionnarial », dans lequel la finance de marché joue un rôle central. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le cœur. (…) Ses principales caractéristiques sont : (…) le rôle primordial des marchés d’actions et des investisseurs (…), la prépondérance de la logique actionnariale induisant de nouvelles formes de gouvernement d’entreprise ; (…) la perte d’autonomie des politiques économiques face aux marchés financiers (…) »

 

Extraits de D. Plihon (2003), Le nouveau capitalisme, Paris, La Découverte, coll. Repères, pp. 48-

 

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer. 
 
La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde  un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.
_________________________
 
[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

 L'extrême droite en Ukraine

Des groupes néo-nazis ukrainiens sont regroupés dans la formation nationaliste d’extrême droite Pravy Sektor(Secteur de droite) qui est à l'intiative des violences lors des manifestations pro-UE "EuroMaïden". Pour Jean-Marie Chauvier, ceux qu'on appelle  par euphémisme les jeunes " volontaires de l’autodéfense" sont en fait de véritables commandos levés par l’extrême droite dans son bastion de Galicie.

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris


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Observez le CAC 40, qui compte entre autres Total et son milliard d'euros de bénéfices mensuels, dont la valeur était de 7 000 points en l'an 2000 pour une valeur de seulement 3 500 points treize ans plus tard, soit 50% de baisse sur la période. Il n'est pas le seul indice boursier à avoir "plongé" au niveau mondial... ce qui ne durera pas.

Mais d'autres actifs doivent faire partie de votre patrimoine, tels les SCPI (sociétés civiles de placements immobiliers) de grande qualité, payées cash et/ou à crédit, sans oublier les maisons de retraites médicalisées, qui, avec la fiscalité du LMNP (loueur en meublé non-professionnel) vous feront profiter de plusieurs réductions d'impôts et d'une récupération de TVA.

Pour comprendre comment nous sommes arrivés dans les difficultés actuelle de la crise de la dette, de la hausse du chomage, de la récession  en France et en Europe et à plus long terme du ralentissement mondial ( et peut être blocage) de l'économie mondiale, il faut comprendre les différentes théories et iédologies qui ont façonné notre environnement :

- Les fondements du système mondial

- Les principaux échanges de bien et service

 

Ces principes permettents a des initiés dans des banques, des funds de pensions, des Etats.... d'investir au meilleures couts, de rentabiliser aux maximum leurs fonds et de le revendre après bénéfice pour maintenir ( les 7 à 8% promis aux clients pendant la crise.



Comme nous l'avons déjà écrit, les personnes qui vont payer la crise sont celles qui placent de l'argent à 2% ou 3% dans une inflation réelle de 6%, 10% ou 15%...

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source : 2013, l'optimisme est permis ! | La Chronique Agora

Impasse de la « compétitivité »

Il faut en effet tout le pouvoir de distorsion de la vue néolibérale du monde pour persister à voir dans la situation économique présente une crise d’offre, (...)

. La crise qui suit un choc financier comme celui de 2007-2008 n’est pas une crise d’offre, mais une crise de demande par contraction du crédit, une crise d’effondrement cumulatif de l’investissement et de la consommation par incapacité des agents à renouveler leurs financements ordinaires ((....) ajouter de la récession à la récession. (....) .

En premier lieu, le commerce extérieur des Etats européens étant : les stratégies de compétitivité sont des stratégies non-coopératives, puisqu’elles visent à la constitution d’un avantage unilatéral, (....)Bien sûr « nullité » ne s’entend pas pour tout le monde puisque entre temps les entreprises engrangent méthodiquement les avantages (les régressions) qui leur ont été concédés sous couleur d’une « compétitivité » dont l’amélioration est en fait totalement étrangère aux données réelles du problème. On n’en revient donc pas de l’énormité des conquêtes patronales,

Croissance économique : l'OCDE abaisse ses prévisions - Euronews

 
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