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28/03/2016

Le travail à tout prix ?

 

 

De Béa Ausardia 26 mars, 14:55 ·

 

Les salariés mis dans l'obligation de demander et d'attendre l'accord par mail de leur chef pour aller aux toilettes... mobilisés !

L. O. "Teleperformance : les c…, ça ose tout
A Blagnac, les patrons de Teleperformance, le leader mondial des centres d'appel, envisagent d'imposer aux salariés de faire une demande par email avant chaque pause-pipi. Ils ont réalisé l'an passé 3,5 milliards de chiffre d'affaires sur le dos des travailleurs, mais ils en veulent plus, en grappillant quelques minutes par-ci, par-là.
Le CHS-CT a dénoncé ce projet, et la direction hésiterait à mettre en application son idée. La pression des travailleurs, qui ont débrayé, devrait l'aider à ne plus hésiter et à retirer son projet pour de bon. Mais cela illustre la bêtise et la rapacité de certains patrons qui vont chercher leurs « idées » dans les WC."

 
 

Citation la publication de Le travail à tout prix ? : De l’école à l’hôpital en passant par l’Etat, le chercheur Thibault Le Texier montre dans son ouvrage «Le Maniement des hommes» que plus aucun territoire n’est imperméable aux méthodes managériales, au risque de ne plus juger l’individu qu’à l’aune de l’efficacité.

 
 
 
LIBERATION.FR
 

Une nouvelle idée de La Poste, qu'ils disaient. Monistrol-sur-Loire. Après avoir quitté, en larmes, son poste de travail à La Poste, une factrice s’est donnée la mort au domicile de ses parents. C’était le 15 février dernier, à Sainte-Sigolène. La jeune fille avait 21 ans.

 
AMSPACHER |
  • d'Optim'services, réunie autour Xavier Roche. 160.000 salariés SNCF recours services nouvelle entité.

    d'Optim'services, réunie autour de Xavier Roche. 160.000 salariés de la SNCF ont recours aux services de cette nouvelle entité. - Photo Samuel Croix

     


    Business case En rassemblant, sous une même ombrelle, nombre de services support de la SNCF, le directeur général de la nouvelle structure, Xavier Roche, vise des prestations optimisées en coût et en qualité.

La SNCF fait les choses en grand. Le 26 janvier, les 500 cadres de la direction des centres de services étaient conviés dans les lounges du Stade de France. Officiellement, il s'agissait de parler de décloisonnement et d'organisation.

Rassemblés depuis l'hiver dernier par la juxtaposition de plusieurs centres de services (paie, comptabilité, RH, SI, environnement du travail) et centres de services partagés issus des trois établissements publics (Epic) de la SNCF, ces 5.500 agents ne sont guère rodés à travailler ensemble. Ce séminaire parisien était donc l'occasion pour ces cheminots, venus de toute la France, de découvrir leur feuille de route, ainsi que la nouvelle identité de leur direction, Optim'services. A en juger par les visages ébahis, ce secret avait été bien gardé.

Compliments et mises en garde

En quelques formules bien choisies, Jacques Rapoport, président délégué du directoire de la SNCF et président de SNCF Réseau, a planté le décor :

- une baisse nette de la confiance des pouvoirs publics sur le sujet de la sécurité depuis les accidents de Brétigny et d'Eckwersheim,

la montée de la concurrence intermodale encouragée par la loi Macron - notamment celle des autocars low cost -,

enfin la stagnation des ressources publiques alors que la rénovation du réseau exige des recettes supplémentaires.

« A ce titre, l'organisation de fonctions transverses sous forme de CSP constitue un facteur de performance et d'économies d'échelle s'inscrivant dans le cadre des plans Excellence et Réseau 2020 », a-t-il éclairé. Alternant les compliments et les mises en garde, le président Rapoport a cherché à mettre les équipes sous tension. Evoquant la bascule des systèmes d'information des trois Epic de la SNCF sur le système HR Access, en juillet, il a parlé d'« une oeuvre titanesque qui a parfaitement réussi grâce à la mobilisation des métiers », mais il a toutefois pointé le retard des agents en matière de digital.

Tout au long de ce « séminaire des 500 », il fut abondamment question de numérique, la clef de la transformation, selon Xavier Roche, le directeur général d'Optim'services.

Maîtriser les coûts de fonctionnement

Après avoir annoncé l'équipement de tous les agents en smartphones qui leur permettront moult opérations en ligne, il a dévoilé son plan : délivrer une meilleure qualité de services aux 160.000 bénéficiaires tout en maîtrisant les coûts de fonctionnement. Pour y parvenir, la feuille de route est stricte et exigeante : simplifier les process pour optimiser la gestion administrative, industrialiser - en particulier la mise à jour des dossiers du personnel - puis réorganiser les offres. « La production de services est bonne, mais la satisfaction des clients internes est modérée, car l'offre est confuse. Joindre le bon interlocuteur n'est pas simple, quelle que soit la question (facture fournisseur, note de frais, procédure de recrutement, etc.). »

A moyen terme, l'ex-directeur financier de RFF espère également éradiquer le papier et constituer un portail unique d'accès à l'ensemble des services. A la manoeuvre, un cabinet interne d'excellence opérationnelle, dirigé par un ancien de McKinsey, devrait permettre d'atteindre les 2 % annuels de productivité visés. En priorité, « pour fluidifier, les équipes travailleront sur une organisation de bon sens », a annoncé l'ex-consultant Stéphane Boulanger. « Au moment de l'ouverture à la concurrence, l'entreprise se doit de se présenter le plus svelte possible. L'Etat ne pourra durablement financer une entreprise qui ne se situe pas aux standards du marché », a de son côté insisté Xavier Roche. S'il ne fut jamais question de « lean management », la thématique affleurait.

Présent au grand complet, le comité de direction d'Optim'services s'est toutefois voulu rassurant sur l'emploi. « En délivrant des services de qualité, les agents d'Optim'services permettent aux cheminots d'accomplir leur métier, faire rouler les trains », a rappelé Xavier Roche, avant de s'engager : aucune activité ne sera « off-shorisée », nulle menace de plan social ne plane. « Optim'services, en revanche, doit maigrir », a t-il reconnu. Afin de « prendre sa part » du plan de 1.400 suppressions d'emplois de SNCF en 2016, les départs en retraite ne seront pas remplacés et certains postes disparaîtront : « Déchargés de tâches sans valeur ajoutée, les agents pourront se concentrer sur les demandes les plus complexes. »

Les ateliers ont, par grappes, abordé les notions de digital, de productivité et de performance. Ils ont aussi présenté divers métiers d'avenir : analyste paie, contrôleur interne, chef de projet solutions SI, etc. A leur issue, les managers ont reçu un kit de communication incluant une vidéo sur le sens de la réforme. A eux désormais « d'embarquer » leurs équipes et de transformer cette direction en « centre de valeur ajoutée ».

La signification du mot « néolibéralisme » a beaucoup varié au cours du temps : le terme n'est pas du tout consensuel et son utilisation requiert une grande prudence, tant il a oscillé entre différentes significations :

Lorsqu’il apparaît, en 1844, le terme désigne -de manière assez générale- une forme de libéralisme qui admet une intervention limitée de l'État[2].

A la fin des années trente, des économistes français -comme notamment Auguste Detœuf ou Louis Marlio- utilisent ce terme pour désigner une forme de libéralisme qui n’est pas forcément synonyme de laissez-faire (on parle alors de libéralisme manchestérien)..
Dans cette lignée, (Depuis les années 50, jusque vers la fin des années 70 ), le mot a une signification proche de social-libéralisme. Dans ce sens Donald Moggridge présente John Maynard Keynes comme l'un des premiers néolibéraux à défaut de meilleur terme pour le qualifier[3]. Quoi qu'il en soit cette forme de libéralisme émerge à la même époque que l'ordolibéralisme allemand avec lequel il est intéressant de le comparer.

À partir des années soixante-dixMilton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l'emprise des mécanismes du marché à l'ensemble de la vie. ,. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme.

Dans le débat contemporain, (il est vrai très controversé, sinon polémique depuis les années 70 ), le terme « néolibéral » est couramment utilisé par les courants critiques du libéralisme pour qualifier leurs adversaires.


A lire : « lean management »Le prix a payerLes Mulliez, une famille en or

13/07/2014

L'éloge de la "paresse contestataire"

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utopie.jpg

UTOPIE

Henri Salvador - Le travail c'est la sante (1965) - YouTube : Donner libre cours à sa paresse. Il se couche pour un repos bien mérité qui durera - espère-t-il - plusieurs semaines...

 

L'an 01 - YouTube : On arrête tout et on réfléchit" "On nous dit: Le bonheur c'est le progrès faites un pas en avant. Et c'est le progrès... mais ce n'est jamais le bonheur. Alors si on faisait un pas de côté! Si on essayait autre chose! Si on faisait un pas de côté, on verrait ce qu'on ne voit jamais."

 

Tout n’était pas à jeter dans le désir de renouveau des révoltés de 68 : sans doute aurait-il fallu honorer la quête métaphysique qu’il recelait. Réguler les inclinations utopistes pour que l’utopie ne soit pas portée au pouvoir.

 

« Être capable d’inventer, plutôt que se résigner à reproduire, tel fut l’un des grands axes de cette quête spirituelle de Mai-68. "La barricade ferme la rue, mais elle ouvre la voie..." "Sous les pavés, la plage !" En Mai-68, le rêve semblait redevenir possible, chez cette génération de jeunes, pour qui le progrès technique et l’amélioration du train de vie ne constituaient plus des finalités pouvant donner sens à la vie. On peut aller jusqu’à parler de quête métaphysique. L’art semblait à portée de main pour tous. Il s’agissait de laisser libre cours à l’expression, d’apprendre à ne pas juger les oeuvres à partir de normes techniques, mais à partir de la seule inspiration. "N’allez pas en Grèce cet été, restez à la Sorbonne", voyait-on écrit sur les murs de l’université parisienne. Chacun était appelé à trouver sa place dans la prestigieuse Sorbonne. On a beaucoup rêvé en Mai-68 d’une société où chacun serait reconnu dans ses compétences et serait appelé à développer ses talents. Ces désirs, trop souvent tus ou annihilés par l’organisation sociétale, étaient appelés à prendre leur revanche. »

 

Il était une fois Franquin la gaffe | Le monument de la BD belge ... :

Franquin c'est le papa de Gaston Lagaffe, ce petit homme malicieux, gaffeur, politiquement et totalement incorrect. Le pape de la BD belge mort en 97 a écrit les plus belles pages de Spirou. Franquin s'expose en ce moment à Bruxelles. 

 


 

Sauf que cet inventeur gaffeur ne cesse, certes sans le vouloir de saboter la bonne marche de l'entreprise et des outils de production qui vont avec. Gaston est un fouteur de merde malgrés lui. Un grain de sable On ne nira pas jusqu'à poussé le bouchon et dire que Gaston ira garnir l'internationiste, organisation né comme lui en 1957. Néanmoins Gaston a parfaitement incarné le fameux graffiti de Guy Debors : " Ne travaillez jamais".  

 

Gaston, c'est juste une liberté incroyable Il a la liberté d'inventé. Il a la liberté de la donne. C'est peu être pour cela qu'il est révolutionnaire »   

 

gastonlagaffe

  

Gaston Lagaffe - YouTube : Gaston Lagaffe teaser  :

 

 

 

L'An 01 - part 1/9 - YouTube :

 

 Le Péril Jeune - YouTube 

 

 

 

Avant Alexandre le bienheureux ! - YouTube :  :01-Alexandre le bienheureux - YouTube :

Alexandre le Bienheureux / 1968 "Le ciel, la terre et l'eau" - YouTube : 

Télérama :Avec une verve heureuse, Yves Robert fait l'éloge de la paresse. Non, un homme qui refuse le travail ne se dégrade pas. Il retrouve sa liberté naturelle, le goût de flâner, d'admirer la nature, de pêcher à la ligne. Il y a dans la campagne buissonnière d'Alexandre quelque chose des contes ironiques et poétiques de Marcel Aymé. 

 

 

 

Il s’agit d’ Alexandre le bienheureux !
Allez, pour mon plaisir et j’espère également le vôtre, cet hymne
ultime à la nature, au fait de prendre son temps de vivre et
d’apprécier les choses, commence tout de suite dans la bande
annonce que je vous incite à découvrir ci-dessous… on n’en fait plus
des comme celle-là !!

 

 Alexandre le Bienheureux - Vidéo Dailymotion : Alexandre le Bienheureux 

Yves Robert a peint, avec de continuelles trouvailles comiques, une communauté paysanne pour laquelle il éprouve visiblement une vraie tendresse. Philippe Noiret incarne superbement cet Alexandre sympathique qui pourrait être un cousin de monsieur Hulot. Un véritable film de fête.

 

 

 

 Jour de fête  © Les Films de Mon Oncle.

Jour de fête © Les Films de Mon Oncle. 

Жак ТАТИ " Les vacances de monsieur Hulot" on Vimeo

 

Les Vacances de Monsieur Hulot © Les Films de Mon Oncle.

Les Vacances de Monsieur Hulot © Les Films de Mon Oncle.

 Mon oncle © Les Films de Mon Oncle.

 

Mon oncle © Les Films de Mon Oncle

 

PlayTime © Les Films de Mon Oncle.

 

 PlayTime © Les Films de Mon Oncle

 

Trafic © Les Films de Mon Oncle.

 

Trafic © Les Films de Mon Oncle.

Bande annonce


 

Archives cinématographiques indispensables, 16 documentaires éclairant les dimensions ouvrière et paysanne de Mai 68.

Ce coffret de films documentaires, auquel Le Monde diplomatique a voulu s’associer, évoque un temps où le fond de l’air était rouge, à Paris comme à Berlin, à Mexico comme à Los Angeles, à Varsovie, à Prague…

Quarante ans après mai 1968, les commémorations médiatiques en ont surtout retenu le mouvement étudiant. Mais ce fut aussi le plus grand mouvement social de l’histoire de France, annoncé par d’âpres conflits ponctuels dans certaines usines, et suivi d’une vague durable de grèves.

Ainsi, entre 1971 et 1975, on dénombre en France quatre millions de journées de grèves annuelles : huit fois plus qu’entre 1990 et 1995. De l’usine Rhodiaceta à Besançon (1967) au Joint français à Saint-Brieuc (1972), un arc de contestations réveille le pays. Dans la chaleur des occupations, ouvriers et ouvrières forgent des utopies et pensent l’impensable.

Ces mobilisations payent : tour à tour sont arrachées des augmentations significatives de salaires, la réduction du temps de travail et la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise (1968), la quatrième semaine de congés payés (1969), la participation des immigrés aux élections professionnelles (1972). Le compromis établi après-guerre entre capital et travail paraît basculer en faveur du salariat. Plus tard viendront la crise, le chômage, l’essoufflement d’un élan…

De cette histoire sociale et politique souvent gommée des livres et que les choix actuels des gouvernements occidentaux voudraient anéantir, il reste des images. Le Monde diplomatique apporte son concours aux Éditions Montparnasse pour vous les rendre à nouveau accessibles. Avec l’espoir que cette mémoire fertilise les combats sociaux de demain.

Chapitre 1 : 1967-1968. Le vent se lève

« Le Premier Mai à Saint-Nazaire » / « Berlin 68-Rudi Dutschke » / « La Glu »

Chapitre 2 : Premières grèves dans l'industrie

« Cléon » / « Nantes Sud-Aviation »

Chapitre 3 : Mai 68 à Paris. L'explosion

« Ce n'est qu'un début » / « Le Joli Mois de mai »

« CA13, Comité d'action du 13e » / « Mikono » / « Le Droit à la parole »

« Avec les cheminots du dépôt SNCF de Paris Sud-Ouest »

Chapitre 4 : Les grèves d'occupation (du côté des ouvriers)

« Oser lutter, oser vaincre » / « Citroën-Nanterre »

« La Reprise du travail aux usines Wonder »

Chapitre 5 : Du côté des paysans

« Écoute Joseph, nous sommes tous solidaires »

Chapitre 6 : Juin 68 ou le retour à l'ordre

« Les Deux Marseillaises »
Fiche technique :

de témoignages d’époque très poignants et très révélateurs sur les violences policières en mai 68. Ces témoignages sont entrecoupés de scènes de guérilla urbaines. Il s’agit d’un montage réalisé à partir d’extraits de l’excellent film de Jean-Luc Magneron « Mai 68, la belle ouvrage » qui est passé sur LCP le dimanche 18 mai 2008. Pour voir le film en entier, en meilleure qualité et selon le montage opéré par l’auteur, ou pour le remercier pour son excellent film, vous pouvez l’acheter par exemple ici : Mai 68 images rares (part1) - YouTube  Pour comprendre les origines du mouvement de mai 68, découvrez les actualités d' Eclair, inédites et non censurées, diffusées dans les salles de cinéma de l'époque, en 16mm.

  

La Bande dessinée (Documentaire 1974) - YouTube :  

Ciné-club : Mai 68 au cinéma - Ciné-club de Caen :

 

Le cinéma de Mai 68 - La boutique du Monde diplomatique :

 

mai 68 - Témoignages sur les violences policières (vidéo d'époque ... : Cette vidéo est un ensemble

Petit abécédaire des 40 ans de Mai-68 - AgoraVox le média citoyen :

L an 01 Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean ... - YouTube : , L'an 01 (Year 01) - 1973 - English Subtitles (Sous-titres français en cours) : 

Images correspondant à documentaire gaston lagaffe

 

 

 Le cinéma de Mai 68 - La boutique du Monde diplomatique :

 

Le péril jeune Comédie dramatique réalisé en 1994 par Cédric Klapisch  
Avec Romain Duris , Elodie Bouchez , Vincent Elbaz ...  

Gaston Lagaffe

Date: juin 7, 2013Auteur: Frédéric Baylot Catégorie: Humoristique Tags : André Franquin

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L'éloge de la "paresse contestataire" - L'indigné Révolté

 

Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma

 

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31/03/2014

L'ouvrier et la machine

 

le 33 rue des vignoles,chronqiue,daniel mermet,foi d’anar,maurice joyeux,mikhail bakunin,documentaires,cnt ait,fai,ifa–

 

Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins

SOCHAUX , CADENCES EN CHAINES .

n

UN PENDU EN PLUS, UN...

 

Suicides : le document qui accuse France Telecom Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 

20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

http://www.congrespesticides.org/

" Depuis, quelques années, le sujet des pesticides

Les nouveaux esclaves des temps modernes - AgoraVox le média ...

 « Quand on gueule, on est des fous ! »,
 un ouvrier revient sur la lutte à PSA-Aulnay (0h33, mars 2014).
Retour sur la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay avec un ancien gréviste aujourd’hui au chômage. Politique syndicale, pression de la direction,répression étatique, liste noire patronale, chômage et nécessité d’agir collectivement sont les questions abordées. Dans ce court documentaire, Samir, un ouvrier de longue date et actif dans la grève, revient sur les conditions de travail imposées par PSA, sur sa double condition de prolétaire et d’enfant d’immigrés, sur le rôle des syndicats dans la lutte, les moyens d’actions... « Eux, PSA, ont repris l’ancienne politique de Michelin : "Tu travailles, tu fermes ta gueule. T’es pas content, tu prends tes affaires et tu dégages". Et ça c’est hors de question avec les
enfants d’immigrés ». cf Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !

Quand on gueule, on est des fous! Retour sur la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay avec un ancien gréviste aujourd'hui au chômage.
Site internet : acontrechamp.net

acontrechamp

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

L'ouvrier et la machine

9 janvier 2014, 10:11

"Maudite machine!" peste l'ouvrier, suant à grosse gouttes, las et découragé. "Maudite machine qui m'obliges à suivre ton rythme infernal, comme si, moi aussi, j'étais fait d'acier et entraîné par un moteur! Je te hais, engin de malheur, car faisant le travail de dix, vingt ou trente ouvriers, tu m'ôtes le pain de la bouche — et tu me condamnes, ainsi que ma femme et mes enfants, à crever de faim."

La machine geint sous les coups du moteur, paraissant ainsi partager la fatigue de son compagnon de sang et de muscles. Toutes les pièces qui la composent sont en mouvement, ne s'arrêtant jamais. Certaines glissent, d'autres tressaillent. Celles-ci oscillent, celles-là pivotent, suintant l'huile noirâtre, couinant, trépidant, fatiguant la vue de l'esclave de chair et d'os qui doit suivre attentivement tous leurs mouvements et résister à l'abrutissement qu'ils provoquent pour ne pas se laisser prendre un doigt par un de ces rouages d'acier, ou perdre une main, un bras, voire la vie…

 

"Machines infernales! Vous devez toutes disparaître, suppôts de Satan! Joli travail que vous faîtes! En un jour, sans autre dépense que quelques seaux de charbon pour alimenter le moteur, et avec un seul ouvrier, vous abattez chacune davantage d'ouvrage que ne le fait un seul homme en un mois, de sorte qu'un travailleur, qui pourrait avoir du labeur pour trente jours, le voit réduit en un seul à cause de vous… Si nous crevons de faim, cela t'est indifférent! Sans toi, vingt familles de prolétaires auraient leur pain quotidien assuré."

Les milles et une pièces de la machine sont en action. Elles tournent, glissent dans tous les sens, se rejoignent et s'écartent, suant d'infectes graisses, trépidant et couinant jusqu'à en avoir le vertige… La sombre machine n'offre pas un moment de répit. Elle respire bruyamment comme si elle était vivante. Elle semble épier la moindre seconde d'inattention de l'esclave humain pour lui mordre un doigt, lui arracher un bras, ou la vie…

À travers un soupirail pénètre une pâle lueur carcérale et sinistre. Le soleil lui-même se refuse à éclairer cet antre de misère, d'angoisse et de fatigue où se sacrifient de laborieuses existences au profit de vies stériles. Des bruits de pas viennent de l'extérieur -c'est le troupeau qui est en marche! Des miasmes sont à l'affût dans chaque recoin de l'atelier. L'ouvrier tousse… tousse! La machine geint… geint!

"Cela fait sept heures que je suis à tes côtés et il m'en reste encore trois à tirer. J'ai le vertige mais je dois résister. J'ai la tête lourde, mais gare au moindre moment d'inattention! Je dois suivre tes mouvements si je ne veux pas que tes dents d'acier me mordre et que tes doigts de fer m'emprisonnent… Encore trois longues heures! Mes oreilles bourdonnent, une soif terrible me dévore, j'ai de la fièvre, ma tête va éclater."

Des sons joyeux parviennent du dehors : ce sont des enfants qui passent, espiègles. Leurs rires, gracieux et innocents, effacent un instant la grisaille environnante, engendrant une sensation de fraîcheur semblable à celle que procure le chant d'un oiseau dans un moment d'abattement. L'émotion s'empare de l'ouvrier. Ses propres enfants gazouillent de même! C'est ainsi qu'ils rient! Et tout en regardant le mouvement des mécanismes, il se met à gamberger. Son esprit rejoint le fruit de ses amours, qui l'attend chez lui. Il frissonne à l'idée qu'un jour ses enfants devront eux aussi venir crever pour une machine dans la pénombre d'un atelier où les microbes pullulent.

"Maudite machine, je te hais!" 

La machine se met à trépider avec plus de vigueur, elle a cessé de geindre. De tous ses tendons de fer, de toutes ses vertèbres d'acier, des dures dents de ses rouages, de ses centaines de pièces infatigable, sort un son rauque plein de colère qui, traduit en langage humain, signifie :

"Tais-toi, misérable! Cesse de te plaindre, espèce de lâche! Moi je ne suis qu'une machine, entraînée par un moteur, mais toi, tu as un cerveau et tu ne te révoltes pas, malheureux! Arrête de te lamenter sans cesse, imbécile! C'est ta lâcheté qui est cause de ton malheur, pas moi. Empare-toi de moi, arrache-moi des griffes de ce vampire qui te suce le sang, et travaille pour toi et les tiens, crétin! En elles-mêmes, les machines sont un bienfait. Nous épargnons des efforts à l'homme, mais vous autres travailleurs, êtes si stupides que vous nous laissez aux mains de vos bourreaux, alors que vous nous avez fabriquées. Comment concevoir plus grande bêtise? Tais-toi, ne dis plus un mot! Si tu n'as pas le courage de rompre tes chaînes, alors cesse de te plaindre! Allons, il est l'heure de sortir. Déguerpis et réfléchis!"

Les paroles salutaires de la machine, associées à l'air frais de la rue, provoquèrent une prise de conscience chez l'ouvrier. Il sentit qu'un monde s'écroulait dans son esprit : celui des préjugés, des interdits, du respect de l'ordre établi, des lois et des traditions et, le poing levé, il s'écria :

"Je suis anarchiste! Terre et liberté!"

 

Ricardo Flores Magon

Regeneraciòn, n° 226, 12 février 1916.

 
Bande annonce - Nous ouvriers
Dans les années 1960 au début des années 1980 : espoirs révolutionnaires, vagues de licenciements, crise énergétique, chômage... Et " enfin" Mitterrand
 
Deuxième épisode de cette saga de la France  industrielle. Des témoignages et analyses dessinent une période d'avancée sociales et retours de balanciers.

"Nous, ouvriers"Créé le mercredi 06 juillet

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