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06/11/2017

Trump et la NRA

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la publication de Paris Match 

 

Con jusqu'au bout .... ou marionnette des lobbies. .. 

Le président américain Donald Trump a réagi après la fusillade commise dans une église de Sutherland Springs, au Texas, dans laquelle 26 personnes ont été tués...

 

Donald Trump : «Que Dieu soit avec les gens de Sutherland Springs»

 
«Que Dieu soit avec les gens de Sutherland Springs. Le FBI et la police sont sur place, je supervise la situation depuis le Japon», a réagi Donald Trump actuellement en tournée en Asie.

Ce que l'on sait de L'auteur des coups de feu est entré dimanche dans l'édifice avec un fusil et a ouvert le feu, faisant de nombreuses victimes parmi les fidèles. Il a été retrouvé mort par la police, , a rapporté la chaîne locale KSAT12,  après avoir pris la fuite au volant d'un véhicule. Le tireur qui a tué dimanche 26 personnes dans une église du Texas était armé d'un fusil d'assaut et portait un gilet pare-balles, a déclaré un responsable des forces de l'ordre du Texas, Freeman Martin.

Trump: «Les armes ne sont pas le problème»

Au lendemain de la fusillade dans une église du Texas qui a fait 26 morts, le président américain Donald Trump a déclaré que "les armes ne sont pas le problème". Aux Etats-Unis, la question du port d'armes fait débat. 

» Lire aussi - Aux États-Unis, le débat sur le contrôle des armes progresse après la tuerie de Las Vegas

Donald Trump a estimé que la question à se poser n'est celle de l'encadrement des armes mais celle de la santé mentale de son auteur.

"La santé mentale est le problème ici (...) Ce n'est pas une question liée aux armes", a-t-il déclaré à l'occasion d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo.

Le discours de trump face a cet autre meurtre de masse n'a pas été le même que pour celui de New York.... peut être parce que l'auteur est blanc, américain et lié à la défense de l'amendement américain intouchable du port d'arme. Mieux vaut donc ne pas être noir ou arabes aux USA

» LIRE AUSSI - Les fusillades les plus meurtrières aux États-Unis depuis 25 ansREAD MORE The deadliest mass shootings in the US

Dénonçant un "acte de haine", l'ex-président Barack Obama a déclaré :

"Que Dieu nous accorde aussi à tous la sagesse de nous demander quelles mesures concrètes nous pouvons prendre pour réduire la violence et les armes parmi nous."

 Plus de 10 000 morts chaque année, quasiment une fusillade de masse par jour, des Américains propriétaires de dizaine d'armes... Franceinfo revient sur les chiffres…
 
 

nne, de plus de 17 armes.

 

22% des adultes américains possèdent des armes, 3% en possèdent la moitié.
22% des adultes américains possèdent des armes, 3% en possèdent la moitié. (NICOLAS ENAULT / FRANCEINFO)
 

Après la tuerie commise en décembre 2012 dans l'école primaire de Newton, l'Amérique semblait prête à revoir sa législation sur les armes. Barack Obama voulait encadrer le marché. Un an plus tard, le Président est en passe de perdre son duel avec le lobby des armes.


 

Duel sans merci au pays des flingues - Spécial investigation

Guns, the NRA and Donald Trump

In this episode of UpFront we challenge former National Rifle Association (NRA) President David Keene.

US & Canada, Politics, United States, Donald Trump

 
 
 
 
Un an après la victoire électorale du président américain Donald Trump', les controverses entourant son administration se multiplient. Son ancien président de campagne, Paul Manafort, a été accusé de conspiration contre les US alors qu'un autre ancien assistant de campagne a plaidé coupable de mentir au Federal Bureau of Investigation (FBI) sur le calendrier de ses contacts avec la Russia.

Malgré l'année tumultueuse de Trump et l'enquête du conseiller spécial Robert Mueller sur l'ingérence présumée de la Russie dans les élections présidentielles de 2016, beaucoup continuent à le soutenir.


"Il n'y a aucune preuve que le président ait jamais travaillé avec les ennemis de la nation", déclare David Keene, ancien président de la National Rifle Association, le lobby des armes à feu le plus puissant des Etats-Unis. "Je vais vous dire ceci, les Russes, les Américains, nous avons tous 'interféré' aux élections tout le temps, ne fonctionne pas habituellement."


Interrogée sur l'absence de contrôle des armes à feu et le fait que les États-Unis ont presque six fois plus d'homicides que le Canada, plus de sept fois la Sweden et près de seize fois l'Germany, Keene estime qu'il n'y a aucun lien entre la possession d'une arme à feu et les taux d'homicides .

L '«argument selon lequel les homicides résultent de l'existence d'armes à feu est clairement faux», dit Keene, qui est également le coauteur du récent livre intitulé «Ne pas être violé: les nouveaux assauts contre votre deuxième amendement». "Il n'y a pas de relation directe."

Dans cette spéciale UpFront, nous contestons David Keene, supporter de Trump et ancien président de la National Rifle Association américaine, à savoir si la NRA aide ou blesse les Etats-Unis.
 

 

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Source: Al Jazeera

UPFRONTIn this episode of UpFront we challenge former National Rifle Association (NRA) President David Keene.
 

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La déréglementation des silencieux, l'élargissement de la portée cachée et la sous-cotation des lois sur les armes à feu ne sont que quelques changements probables après que la National Rifle Association a soutenu le président Trump à un niveau sans précédent. Maintenant, l'ère des armes à feu Trump est là, et la NRA cherche à capitaliser sur leurs investissements électoraux.  La série documentaire d'AJ + Guns in America explore comment la peur et le pouvoir définissent la relation entre les Américains et les armes à feu. La série en six parties examine la controverse sur les fusils d'assaut, les armes à feu dans les écoles, la montée du carry caché, le nouveau programme de la NRA, les armes intelligentes et les taux de tournage record à Chicago.

 

Inside Trump's Era Of Guns: The NRA, Silencers And Deregulation, Part 4 | AJ+ Docs


The AR-15: Exploring America's Most Wanted Rifle, Part 2 | AJ+ Docs

 Documentaire - Les americains et les armes


 

Etats Unis, la loi des armes Documentaire Arte 02.12.2014

Family guns - Petite histoire de famille - FR

nLa Guerre des boutons -Columbine High School Massacre : citoyen actif

LES AMÉRICAINS ET LES ARMES

14/12/2016

Le gouvernement Trump

 L’image contient peut-être : 1 personne, texte

la photo de Flores Magon.  Pour aller plus loin, Le gouvernement TRUMP Par Enkolo dans Accueil le 09/11/2016 Quel président pour l'Amérique ? 

 

par "américain" je parle de gens qui défendent leur patrie avant des principes comme "l'égalité" ou " l'entraide". Je ne mets pas tout un peuple dans le même sac. Mais les USA étant omniprésent via leur propagande et leur marques commerciales on ne peut pas en faire l'impasse.
"C'est la destruction complète de la société actuelle et sa réorganisation sur de tout autres bases sociales qui amèneront à la disparition définitive de la peste nationaliste"
voline

"Elle est élastique, la démocratie, elle apparaît quand ça arrange les dirigeants et se rétracte quand ils en ont moins besoin."
Nigrida, Mikhaïl W. Ramseier

Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.  Le fascisme rouge , Terrorisme d'État , Etat 2 Guerre ,
 

Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a prôné aujourd'hui à Paris la fin de la gratuité de l'éducation pour les enfants étrangers.

"Je considère que la solidarité nationale doit s'exprimer à l'égard des Français. Je n'ai rien contre les étrangers, mais je leur dis: Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c'est terminé, c'est la fin de la récréation!" a lancé la présidente du FN, invitée de l'institut de sondage BVA pour un de ses petits-déjeuners "Pop 2017".

 

LIRE AUSSI: » Philippot déclenche une bronca au FN en s'attaquant à Marion Maréchal-Le Pen

 

Isolationniste, anti-écologiste, ultra-conservateur, anti-immigration, programme flou, les américains vont quand même pas donner les clefs de la maison blanche à ce milliardaire populiste ????! #Sueursfroides

 

Expérience zéro en politique, misogyne, islamophobe, mexicanophobe et climato-sceptique : Donald Trump avait tout pour se faire détester par tous, les démocrates, les républicains -son propre camp- ou la majeure partie de la communauté internationale. Pourtant, c'est bien lui qui devient le nouveau président américain. Déjouant tous les pronostics, il a remporté une victoire incontestable, porté apparement par une volonté de renouvellement de la classe politique. 

Donald Trump, la victoire de l'anti-establishment | ARTE Info

VIDEO. Donald Trump et l'extrême droite américaine, la "love story" ?

L’homme qui murmure a l’oreille de Trump

 
A lire Donald Trump, la victoire de l'anti-establishment | ARTE Info : VIDEO. Donald Trump et l'extrême droite américaine, la "love story" ? L’homme qui murmure a l’oreille de Trump  / Documentaire Politique : Noter ce docu Dans la même catégorie
 
Enquête sur le fonctionnement – et les dysfonctionnements – du nouveau pouvoir qui s’est installé à Washington, au sein du premier cercle des conseillers de Donald Trump. Déclarations fracassantes, luttes d’influence, confrontations idéologiques… : en s’appuyant sur de multiples sources à l’intérieur de l’administration, le film tente de déchiffrer l’avenir du pays, qui se joue derrière des portes closes. Au centre de cette enquête se trouve Steve Bannon, magnat de la presse « alt-right » (d’extrême droite), devenu le principal conseiller politique à la Maison-Blanche. Début avril, Donald Trump a voulu montrer qu’il prenait ses distances avec celui qu’on présente comme son éminence grise, notamment en le démettant de ses fonctions au Conseil national de sécurité. Mais comment interpréter ce petit coup de théâtre ? On doit en tout cas à Steve Bannon le caractère offensif du discours présidentiel d’investiture, ainsi que le « décret antimusulmans » du 27 janvier, retoqué depuis. Afin de mieux comprendre ses positions idéologiques, le film explore son passé de conseiller militaire dans la Marine américaine, puis de banquier chez Goldman Sachs, et surtout son rôle à la tête du site Breitbart News Network, devenu l’un des principaux relais médiatiques de la droite extrême et des ultraconservateurs. Passant au crible son parcours ainsi que ceux de deux autres hommes clés de l’administration Trump, le jeune conseiller politique Stephen Miller et le ministre de la Justice Jeff Sessions, le documentariste Michael Kirk explicite la vision qui préside aujourd’hui aux destinées de l’Amérique – et du monde.
 
 David Duke, le mauvais génie de Donald Trump L'ancien leader du Ku Klux Klan, présent samedi lors des violences à Charlottesville, a une longue histoire commune avec le président américain, qui a pourtant nié le connaître à plusieurs reprises. Il  n'a pas changé, depuis le temps où il paradait à la tête des «Chevaliers du Ku Klux Klan», dans son État de Louisiane. À 67 ans, David Duke a vieilli, bien sûr, son visage s'est émacié, ses tempes rousses grisonnent, mais la chirurgie esthétique fait des miracles et il n'a rien perdu de ses talents d'imprécateur, ni de harangueur antisémite.
Boston: Un monument en mémoire des victimes de l'Holocauste vandalisé
 

Donald Trump a confié les rênes de son équipe de transition au gouverneur ultra-conservateur de l'Indiana, un contrepoids au tempérament enflammé du président élu.

Il est assez inhabituel qu'un président élu confie les rennes de son équipe de transition à son colistier. Le choix de Mike Pence pour orchestrer l administration Trump  Pence est aussi un héraut de la droite conservatrice, connu pour ses positions intransigeantes contre l'avortement et le mariage gay. Après avoir défendu une loi qui aurait permis à des commerces de refuser des clients gays souhaitant se marier, au nom de la liberté religieuse, il avait toutefois dû s'incliner, les juges fédéraux refusant cette exception au nom du principe de non-discrimination.

Le nouveau président s'est donc entouré d’un mélange sans précédent de conseillers proches de la droite israélienne, mais aussi de figures antisémites

Charlottesville, révélateur des dysfonctionnements de la Maison Blanche

Histoire.En réponse aux affrontements racistes de Charlottesville (Virginie), Donald Trump a convoqué la mémoire de son prédécesseur, George Washington, qui a possédé des esclaves, pour relativiser les actes et les paroles des suprémacistes. Une tentative qui n'excuse rien et rouvre des plaies. Notre article. Ce qui est au mieux une stratégie de la confusion, au pire une apologie ou une nostalgie de ce Vieux Sud raciste qui défile ces jours-ci, en réaction aux militants progressistes de Charlottesville qui demandent le démontage d’une statue équestre du général Lee, général confédéré pendant la guerre de Sécession. Trump donne tort à ces activistes en poursuivant : «Va-t-on démonter les statues de George Washington ? Et que fait-on avec Thomas Jefferson ?»

Les changements de point de vue de Donald Trump, ces derniers jours, tiennent en partie à son choix de s’entourer de groupes idéologiques concurrents.En changeant de point de vue à deux reprises en moins de vingt-quatre heures sur les événements de Charlottesville, M. Trump a mis ainsi en évidenve la tâche impossible de l’équipe chargée de sa communication, à la remorque de décisions prises à l’instinct. Vacante depuis le départ précipité du deuxième titulaire depuis janvier – Anthony Scaramucci, resté dix jours en poste –, la direction de cette équipe a été attribuée à Hope Hicks, une proche du président, sans autre expérience que sa participation à la campagne présidentielle, à titre intérimaire.

 

Etats-Unis: dissensions dans l'équipe Trump LIRE AUSSI: » Le gouvernement de Donald Trump, un club de milliardaires

 Berlusconi trouve que Trump lui ressemble Silvio Berlusconi, milliardaire arrivé au pouvoir en Italie sans expérience politique en 1994, voit des "analogies évidentes" avec le président-élu américain Donald Trump, un entrepreneur qui "à moment de sa vie a décidé de consacrer ses capacités et son énergie à son pays".

"Il y a quelques analogies évidentes, même si mon histoire comme entrepreneur est très différente de celle de Trump, que je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer", déclare M. Berlusconi dans un entretien samedi au Quotidien La Repubblica.Critique du politiquement correct La tonalité même de leurs campagnes se ressemble:  l(....) . Ce style de communication politique peut être dit pour simplifier populiste ou démagogique.Cependant, au-delà de ces parallélismes évidents, force est de constater aussi les différences, qui témoignent du changement de contexte historique dans lequel s'inscrivent ces deux victoires.Au-delà de l'inanité de la candidature Clinton, cette différence indique sans doute que la vague de ressentiment populaire qui le porte au pouvoir est sans commune mesure avec celle qui porta jadis S. Berlusconi et ses alliés aux affaires

La différence entre le S. Berlusconi de 1994 et le D. Trump de 2016 tient surtout au fait que ces deux entrepreneurs devenus des leaders politiques opèrent dans des contextes historiques différents. S. Berlusconi s'inscrivait dans le cadre du triomphe de la vague néo-libérale qui a emporté l'Occident depuis 1979-80, D. Trump est l'expression des conséquences délétères de cette dernière. Surtout, le niveau de colère, d'insatisfaction, de frustration de leurs électorats n'a presque rien à voir, parce que la grande crise économique commencée en 2007-08 est passée par là et que les changements sociaux perçus comme négatifs par une bonne part de l'électorat se sont aggravés depuis le début des années 1990.

 Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d’une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s’accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s’ouvrent dans une mesure qu’il est encore difficile d’estimer.

La crise aux USA ( ) Etats Unis, le nouvel apartheid,  » Donald Trump, un Berlusconimade in USA ?à l’album Trumpland. 

 
 Quel est les points qui rassemblent Fillon, Poutine et Trump? La révolution conservatrice, populiste , démagogique et réactionnaire. Le patron de Breitbart News a joué un rôle central dans l'élection de Donald Trump. Il prophétise une révolution politique aux États-Unis et une « révolte populiste mondiale ».
 
 
Avec l’officialisation, mardi 13 décembre, du choix de Rex Tillerson, patron d’ExxonMobil, pour diriger la diplomatie américaine, la future administration Trump est désormais presque au complet. Composée par un novice en politique auteur d’une magistrale OPA inamicale sur le Parti républicain, elle était attendue avec d’autant plus de curiosité que M. Trump s’est contenté pendant la campagne de mots d’ordre assez généraux.

 

 The Dead Zone (1983 Lire aussi :   Comment Donald Trump pourrait gagner Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version) Story of Stuff, Un grand classique : "L'île aux fleurs" de Jorge Furtado (1989).LE CAPITALISME RÉSUMÉ EN 12 MINUTES

Etats-Unis : les arrestations de clandestins s’accélèrent

L’administration Trump a donné toute latitude à la police de l’immigration pour multiplier les reconduites à la frontière. Les arrestations visent de plus en plus les clandestins sans passé criminel.LE MONDE | « Les familles sont séparées en silence »cf lire Vol spécial Arte

Aucun chef d'État n'est toutefois arrivé dans le Bureau ovale en possédant une telle nébuleuse d'actifs que Donald Trump, d'où un risque sans précédent. Son empire hôtelier s'étend par exemple de la Turquie à l'Uruguay en passant par les Philippines et la Corée du Sud. Il possède des parcours de golf aux Émirats arabes unis, en Irlande ou encore en Grande-Bretagne.

Jamais un gouvernement américain n’aura rassemblé autant de grosses fortunes que celui nommé par le futur président américain.

 

Lorsque le président républicain George W. Bush a formé son premier gouvernement en 2001, les médias ont aussitôt parlé d’un club de milliardaires et les critiques se sont demandé si ces gens pouvaient vraiment être conscients des problèmes rencontrés par la plupart des Américains.

À eux tous, les membres de ce club pesaient environ 250 millions de dollars, soit un dixième environ du patrimoine du seul futur ministre du Commerce des États-Unis.

Donald Trump est en train de mettre sur pied le cabinet le plus riche de l’histoire américaine moderne. Les personnes à qui il va confier les plus hautes fonctions incluent plusieurs milliardaires, l’héritière d’une immense fortune familiale et deux milliardaires certifiés par Forbes, dont la famille de l’un pèse autant que le magnat de l’industrie Andrew Mellon lorsqu’il était ministre des Finances il y a presque cent ans.

À en croire les rumeurs sur les candidats aux autres postes, Trump pourrait bientôt ajouter quelques grosses fortunes de plus.

De riches héritiers

Nombre des personnalités nommées par Trump sont nées riches, ont fréquenté des écoles d’élite et ont continué à accroître leur fortune à l’âge adulte. Mis ensemble, ils ont beaucoup plus d’expérience dans le financement de candidats politiques que dans la direction de ministères.

Leur richesse collective contredit à bien des égards les promesses populistes de Trump pendant sa campagne. Leurs liens avec le monde

[...]

 VIDÉO - La marque de prêt-à-porter de la fille du président américain élu a fait la promotion du bracelet à 10.000 dollars qu'elle portait lors de l'interview télévisée de son père.Une interview présidentielle le dimanche et une publicité le lundi: un bracelet porté par Ivanka Trump lors de l'entretien télévisé de son père illustre les risques de conflits d'intérêts qui guettent le futur président américain. L'émission a été regardée par près de 20 millions d'Américains..,selon le Washington Post.
 

 

 

Le nouveau président renoue avec une vieille tradition de l’histoire économique américaine, mais y ajoute, pour l’économiste Henri Bourguinat, une dérégulation financière qui fournit aux Etats-Unis l’instrument de sa puissance.

C’est la ligne dure de « l’Amérique d’abord » qui se confirme ; elle paraît tourner la page du libre-échange et bien au-delà, parce qu’elle prévoit d’associer un tournant protectionniste avec la libéralisation d’une finance pourtant honnie il y a peu. C’est la conjonction de ces deux politiques qui doit le plus nous inquiéter.

La volonté d’instaurer un isolationnisme commercial – et, donc, de mettre en cause la mondialisation – n’est évidemment pas neutre. C’est le signe que les Etats-Unis renoncent à être partout le porte-drapeau du libre-échange. Mais qui connaît l’histoire de la politique commerciale américaine peut le comprendre aisément. Le fameux Rapport sur les manufactures, d’Alexander Hamilton, publié en 1791, fut la véritable bible du protectionnisme industriel.  

Son futur secrétaire d’Etat, M. Tillerson, a été choisi parce qu’il est « réellement l’un des grands hommes d’affaires de ce monde », a expliqué le président élu dans un Tweet : tout est dit. Les talents demandés aux membres de l’équipe Trump ne sont ni politiques ni idéologiques, mais ceux de praticiens et d’hommes d’affaires, à l’image du futur président lui-même. A l’exception de deux femmes – les milliardaires Betsy DeVos, à l’éducation, et Elaine Chao, fille d’armateur, aux transports, comme il se doit –, d’un Noir, le neurochirurgien Ben Carson, au logement, cette administration est d’abord masculine, blanche et riche.

En politique extérieure, deux orientations se dessinent : une ligne dure avec la Chine, qui, en quelques jours, a dû encaisser la remise en cause de la politique de la « Chine unique », et un rapprochement avec Taïwan, ainsi que des Tweets vengeurs sur sa politique commerciale et la militarisation de la mer de Chine méridionale ; et un assouplissement probable à l’égard de la Russie.

 

Etats-Unis: dissensions dans l'équipe Trump LIRE AUSSI: » Le gouvernement de Donald Trump, un club de milliardaires

 

Editorial du « Monde ». Candidat des petites gens, Donald Trump a mené une campagne populiste sur le malheur des laissés-pour-compte de la mondialisation, fustigeant la mainmise des élites et brocardant l’arrogance des puissants. Président élu, il s’entoure de milliardaires, de patrons de multinationales, de généraux (trois) et d’anciens de la banque Goldman Sachs (trois).

13:13Etats-Unis : Steven Mnuchin, ancien de Goldman Sachs, nommé secrétaire au Trésor le 30/ 11/2016 Alors que Donald Trump n’a eu cesse de fustiger « les élites de la finance » pendant la campagne présidentielle, Steven Mnuchin, qui a travaillé pour la banque Goldman Sachs, annonce qu’il sera secrétaire au Trésor dans la prochaine administration américaine. 

 

 

Etats-Unis: dissensions dans l'équipe Trump LIRE AUSSI: » Le gouvernement de Donald Trump, un club de milliardaires

L'équipe de transition de Donald Trump, déjà remaniée vendredi, a enregistré mardi un nouveau départ, sur fond de dissensions qui menacent d'interférer avec le processus de transition.Après Chris Christie, écarté vendredi au profit de Mike Pence pour le poste de président de l'équipe, le modéré Mike Rogers un temps pressenti pour diriger la CIA a quitté mardi l'équipe de transition de Donald Trump.Ancien représentant du Michigan, Mike Rogers était chargé des questions de sécurité nationale au sein de l'équipe.Ce changement pourrait freiner le travail avec la Maison blanche. Les équipes de Donald Trump doivent fournir de nouveaux documents avant que des réunions ne puissent être organisées, agence par agence, pour assurer la transition, a annoncé une porte-parole de la Maison blanche après avoir accusé réception d'un premier texte.Donald Trump aurait choisi les responsables économiques de son futur gouvernement, a annoncé mardi son allié de longue date, l'investisseur Carl Icahn. Le trésorier de campagne et ancien de Goldman Sachs Steve Mnuchin est pressenti au Trésor tandis que le milliardaire Wilbur Ross irait lui au département du Commerce

Donald Trump a formellement confié le poste de secrétaire à la Sécurité intérieure de sa future administration au général des Marines à la retraite John Kelly, a annoncé aujourd'hui son équipe de transition dans un communiqué.

Le général Kelly, ancien chef du Commandement Sud de l'armée américaine, qui couvre l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et les Caraïbes, aura pour mission prioritaire de "mettre fin à l'immigration illégale et de sécuriser nos frontières", lit-on dans le communiqué.

Il devra aussi améliorer les relations entre les agences de renseignement et les forces de sécurité, ajoute l'équipe de Donald Trump.

John Kelly est le troisième officier supérieur à la retraite à intégrer le gouvernement du président élu. Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, avait auparavant choisi Michael Flynn comme conseiller national à la sécurité et James Mattis comme secrétaire à la Défense.

Avec la nomination, mardi 13 décembre, du PDG d’ExxonMobil, Rex Tillerson, à la tête de la diplomatie américaine, la future équipe de M. Trump est pratiquement au complet. Cinq semaines de transition du haut de la Trump Tower ont donné une idée de la méthode Trump en politique : désordonnée et imprévisible, elle foule aux pieds les promesses de campagne et donne la priorité à l’efficacité individuelle de chacun, quitte à ce que les positions des uns et des autres soient en totale contradiction.Trump officialise la nomination de Rick Perry à l'Energie : Donald Trump a officialisé aujourd'hui le choix de Rick Perry, ancien gouverneur du Texas, à la tête du département de l'Energie de la future administration fédérale des Etats-Unis. Le département de l'Energie est chargé de la politique énergétique des Etats-Unis et supervise le programme nucléaire militaire du pays.Avec Perry, qui avait proposé en 2012 de supprimer le département d'Energie, c'est un défenseur supplémentaire de l'industrie des hydrocarbures qui est nommé dans la future administration.L'ex-gouverneur siège au conseil d'administration de la société texane Energy Transfer Partners, la compagnie chargée du chantier Dakota Access Pipeline dans le Dakota du Nord, bloqué par un mouvement de contestation emmené par les indiens de la tribu sioux de Standing Rock. Il se range aussi parmi les climatosceptiques, estimant que les études scientifiques sur le changement climatique sont "fluctuantes". Trump nomme Ryan Zinke à l'Intérieur un ancien militaire et fervent partisan de l'exploitation du charbon, au poste de secrétaire à l'Intérieur, où il aura notamment sous son autorité les parcs nationaux américains.

Lire aussi :   Qui est Rex W. Tillerson, patron d’Exxon propulsé à la tête de la diplomatie américaine ?

«Ils ont profité d'une crise qui a particulièrement touché des travailleurs»


«Après que sa banque ait empoché des milliards de dollars venant des contribuables dans le cadre du sauvetage financier, Mnuchin a fait fortune en dirigeant une banque qui a agressivement saisi les logements de familles affectées par la crise.» et a fait perdre des milliers de retraites par la faillite des fonds de pension.

 

 
SLATE.FR
 
Goldman Sachs et la Maison Blanche, une histoire d’allers-retours et d’intérêts bien compris
 
 Donald Trump ne fait pas exception, en dépit de son discours hostile aux élites, annonçant d’emblée l’arrivée de trois anciens « Goldman boys » à des postes-clés. S’il est une entreprise qui est sortie gagnante de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, c’est bien la banque d’affaires Goldman Sachs, dont le cours en Bourse s’est amélioré d’un tiers depuis le 8 novembre. Institution financière réputée, Goldman Sachs a longtemps été le lieu d’où venaient et où atterrissaient les hauts fonctionnaires, du Trésor en particulier, suivant la dynamique desrevolving doors (« portes tambour », en français, c’est-à-dire le passage du public au privé).
 
 
L’actuel dirigeant de la banque, Lloyd Blankfein, a lui-même estimé que celui, dont il ne pouvait pas « imaginer » quelques mois plus tôt « qu’il ait le pouvoir nucléaire », était un « gars intelligent » :« M. Trump pourrait se révéler un bien meilleur président que tous les gens qui ont occupé cette place », saluait-il dernièrement.

Ce travail quantitatif ne permet pas de visualiser la totalité des liens entre la banque et le pouvoir politique, mais il permet d’en tracer les grandes lignes. Premier enseignement, c’est sous l’administration Bush que la pieuvre a étendu ses ramifications, avec le plus de puissance, en nombre d’employés recrutés mais aussi d’organismes pénétrés.
Poste actuel des anciens de Goldman passés par le service public américain.
 

Démocrates et républicains confondus

Si certains employés de Goldman ont exprimé des préférences politiques (Gary Cohn, par exemple, est toujours inscrit comme démocrate sur les listes électorales), leur générosité ne dessert pas un camp au profit de l’autre : selon les décomptes de l’association Open Secrets, la banque a été parmi les plus généreuse donatrices pendant les campagnes de Barack Obama et d’Hillary Clinton. Le volume des dons avantage toutefois traditionnellement les républicains

Son actuel président, Robert Zoellick, est un pur produit de ce système de vases communicants :

« Pendant vingt-cinq ans, il a évolué entre le gouvernement et le secteur privé, prenant à chaque fois des postes plus élevés », résume la page qui lui y est consacrée sur le site Internet de l’institution.

Entre deux nominations au sein de la banque, M. Zoellick a trouvé le temps de servir les Bush, père et fils, tout en plaçant ses pions dans une dizaine d’instances au rayonnement international : institutions, universités, sommets, clubs… avant de retourner en 2013 chez Goldman Sachs, pour la troisième fois.

Un empire qui s’étend à l’Europe

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que « la firme » étend son empire : l’embauche de l’ancien président de la Commission européenne, Manuel Barroso, cet été, comme conseiller de la banque pour la branche londonienne (l n’est pourtant pas le seul : avant lui, les Italiens Romano Prodi, les deux Mario (Draghi et Monti), le Grec Lucas Papademos, et jusqu’à la Banque d’Angleterre (Mark Carney)…actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a décidé de durcir le ton et proposé de rallonger la période pendant laquelle les ex-commissaires doivent rendre des comptes sur leur parcours professionnel,

DÉCRYPTAGE Goldman Sachs et la Maison Blanche, une histoire d’allers-retours et d’intérêts bien compris , Lire aussi :   Goldman Sachs, enquête sur une société secrète Mathilde Damgé

 

 
Elon Musk (Tesla Motors), Tim Cook (Apple), Jeff Bezos (Amazon), Sheryl… 
MASHABLE.FRANCE24.COM|DE MASHABLE FR la publication de Mashable FR.
 

La réglementation financière dans le collimateur de TrumpDonald Trump promet d'abroger une loi emblématique votée après la crise financière de 2008 mais Wall Street elle-même reste circonspecte sur les intentions du nouveau président républicain. Si Trump affirme vouloir en finir avec le Dodd-Frank Act et dit travailler à le "remplacer par de nouvelles politiques pour encourager la croissance économique et la création d'emplois", il reste cependant avare de détails sur la manière dont il entend procéder. La loi Dodd-Frank, réponse de 848 pages de l'administration Obama à la crise financière, régule l'ensemble du secteur financier et a pour objectifs d'éviter une répétition des errements ayant conduit à la banqueroute de la banque Lehman Brothers et de mettre fin au "Too big to fail" (banques trop grosses pour faire faillite).

Elections présidentielles américaines., Lire aussi :   Trump président : à Londres, la City n’a rien vu venir Lire aussi :   Quelles sont les futures figures de l’administration Trump ?

C’est le cas, par exemple, à propos de l’accord sur le nucléaire iranien, sur le chan­gement climatique ou sur le commerce mondial. On cherche en vain, ici, une ligne politique directrice, une vision cohérente, en dehors de la ligne « America First ». Le président Trump se chargera sans doute lui-même d’aplanir les divergences, le moment venu.

Progressive advocates and some politicians say selection of top adviser shows Trump ‘intends to carry racism and antisemitism straight to the White House’

 

Lire aussi :   La diplomatie de Donald Trump placée sous le signe des ruptures, Lire aussi :   Qui est Rex W. Tillerson, patron d’Exxon propulsé à la tête de la diplomatie américaine ?

Trump fait appel au milliardaire Carl Icahn et à l'économiste Peter Navarro Donald Trump a nommé le milliardaire et homme d'affaires américain Carl Icahn conseiller spécial chargé de la simplification des "règles excessives" qui pèsent sur les entreprises américaines, a annoncé mercredi son équipe de transition.

 
Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, a par ailleurs désigné l'économiste Peter Navarro, qui préconise une ligne dure face à l'expansion de la Chine, à la tête du Conseil du commerce national, une structure nouvellement créée dépendant de la Maison blanche.
 
Icahn, opposé à la loi bancaire Dodd-Frank
 
Carl Icahn, qui est âgé de 80 ans, ne sera pas rattaché à l'administration fédérale et n'aura non plus de missions spécifiques mais interviendra en tant que conseiller spécial sur des domaines comme la régulation financière ou les règles environnementales. Il ne sera pas rémunéré pour ses conseils, a précisé un membre de l'équipe Trump.
 
"Il est temps de nous libérer de la régulation excessive et de laisser nos entrepreneurs faire ce qu'ils font le mieux: créer des emplois et soutenir les communautés", souligne Icahn dans un communiqué diffusé par l'équipe de transition.
 
Icahn, qui juge que la loi bancaire Dodd-Frank adoptée en 2010 est allée "trop loin" dans les normes imposées à Wall Street, a également exprimé son opposition aux obligations réglementaires en matière d'énergies renouvelables. Ses préconisations seront surveillées de près, Icahn détenant notamment des parts dans l'assureur American International Group et dans les raffineries CVR Energy
 
Un "faucon" contre la Chine
 
Lors de la campagne électorale, Trump avait soulevé l'idée de lui confier le soin de négocier de meilleures relations commerciales avec la Chine. Ce dossier sera suivi de près par Peter Navarro, qui va prendre la tête d'un nouveau Conseil du commerce national auprès de la Maison blanche. Agé de 67 ans, cet économiste qui fut conseiller de Trump durant la campagne prône une redéfinition des relations commerciales et politiques avec la Chine.
 
Il est l'auteur de plusieurs livres, dont un essai au titre limpide, adapté ensuite en documentaire, "Death by China: How America Lost its Manufacturing Base" (La mort provoquée par la Chine: comment l'Amérique a perdu sa base industrielle), dans lequel il décrit la menace chinoise sur l'économie américaine et l'ambition de Pékin de devenir la puissance économique et militaire dominante en Asie.
 
Un "visionnaire" qui sera à même de "mener des politiques commerciales qui réduiront notre déficit commercial, porteront notre croissance et contribueront à stopper l'exode des emplois loin de nos côtes", dit de lui l'équipe Trump dans le communiqué annonçant sa nomination. Navarro défend également un engagement accru des Etats-Unis avec Taïwan que la Chine interdit à ses partenaires de reconnaître diplomatiquement et appelle à remettre en cause le "principe de Chine unique" défendue par Pékin, sans pour autant proposer de reconnaître Taïwan. "Il n'est pas nécessaire de titiller inutilement le panda", dit-il.
 
Sa nomination pourrait accentuer l'inquiétude de Pékin, déjà troublé depuis que Trump a rompu le mois dernier avec une tradition établie depuis 1979 aux Etats-Unis en faisant savoir qu'il s'était entretenu par téléphone avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen et en s'interrogeant à voix haute sur la pertinence de la politique de "Chine unique".
 
"J'ai lu il y a quelques années un des livres de Peter sur les problèmes commerciaux de l'Amérique et j'ai été impressionné par la clarté de ses arguments et l'exhaustivité de ses recherches. Il a consigné de façon visionnaire les torts infligés par la mondialisation aux travailleurs américains et dégagé une voie pour rétablir notre classe moyenne", a déclaré Trump.
 
Après avoir investi dans des pans entiers de l’industrie mondiale, les Chinois se pressent dans le monde de la culture. Leurs secteurs de prédilection ? Le cinéma, notamment hollywoodien, et le marché de l’art.
 
Mario Tavella, PDG de Sotheby’s France et coprésident de Sotheby’s Europe, se veut très optimiste :
 
« Je suis ravi, un actionnaire chinois est bienvenu. La Chine fait partie de notre stratégie, c’est la mondialisation, les ventes à Hong Kong sont devenues incontournables », explique-t-il au Monde.

 
LIRE AUSSI:
COMPTE RENDU Les investissements chinois déferlent dans la cultureDeux secteurs ont les faveurs des investisseurs chinois, le marché de l’art et le cinéma, notamment hollywoodien.
Nicole Vulser et Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

Changements radicaux

Donald Trump a confié les rênes de son équipe de transition au gouverneur ultra-conservateur de l'Indiana, un contrepoids au tempérament enflammé du président élu.

Donald Trump a aussi nommé comme chef de la stratégie et haut conseiller à la Maison Blanche Steve Bannon, son directeur général de sa campagne. Bannon est un représentant de l'extrême droite conspirationniste et suprématiste blanche. Il est à l'origine de la campagne complotiste de Trump dénonçant un ordre mondial contrôlé par des élites politiques et financières contre le peuple. Bannon est un antisémite notoire qui dénonce l'immigration, le multiculturalisme et l'islam. Pour le dire franchement : Bannon est un raciste, un judéophobe et un fasciste. Les demi-habiles qui rivalisaient depuis mardi pour nous assurer qu'avec Trump ce serait "business as usual" vont devoir rectifier leurs commentaires apaisants.Appointment of 'white nationalist' Steve Bannon must be reversed, critics declare

 
THEGUARDIAN.COM|PAR DAVID SMITH

Lire aussi :   La firme ultraconservatrice de Donald Trump L’équipe hétéroclite du président élu respecte la feuille de route la plus à droite du Parti républicain.Le grand basculement...Le nouveau président s'est donc entouré d’un mélange sans précédent de conseillers proches de la droite israélienne, mais aussi de figures antisémites

 

 

Dans les deux cas, ces changements radicaux vont avoir des conséquences pratiques importantes pour l’Europe, en termes de sécurité, de commerce et d’économie. Pour les entreprises occidentales, quel va être l’impact d’inévitables tensions sino-américaines ? Comment les gouvernements européens vont-ils gérer une éventuelle levée des sanctions contre la Russie, qui sont – peut-être faut-il le rappeler à M. Trump – des sanctions euro-américaines ?

Les électeurs américains ont choisi Donald Trump. Le reste du monde n’a pas été consulté. C’est pourtant avec ce président-là qu’il va falloir travailler. Attachez vos ceintures.Le grand flou du programme économique de Donald Trump 1Selon Le Monde l. Au passage, notons que les mesures fiscales de M. Trump, qui s’est fait élire sur la promesse de protéger les plus fragiles, doperaient les revenus des 1 % les plus riches de 13,5 %, contre seulement 4,1 % pour le reste de la population.

 

« La plupart de ces baisses d’impôts ne sont pas financées et, donc, elles ne passeront pas l’obstacle du Congrès », estime Gregory Daco, économiste chez Oxford Economics. Or, l’étroitesse de la majorité républicaine au Sénat va contraindre le futur président à passer des compromis avec les démocrates. Quant au Parti républicain, également majoritaire à la Chambre, il a lui-même ses propres divergences avec M. Trump.

« On se trouve dans un cas de figure inédit, avec l’un des présidents américains les plus inexpérimentés sur le plan politique de toute l’histoire. Il va falloir que, tôt ou tard, il revienne sur terre en réalisant que gouverner, c’est négocier, ce qui devrait l’amener à revoir à la baisse ses ambitions », insiste M. Daco.


Ainsi, l’expulsion de 11,5 millions d’immigrés clandestins sur la durée du mandat apparaît peu réaliste. A la fois en termes de rythme, de coût pour le budget, mais aussi sur le plan macroéconomique. Car, qu’on le veuille ou non, ce serait autant de consommateurs en moins. Avec un certain cynisme, le Parti républicain sait également que l’économie américaine serait handicapée si elle devait se priver du jour au lendemain de cette main-d’œuvre bon marché. D’autant que les Américains que M. Trump a promis de prendre sous son aile protectrice ne sont pas forcément prêts à les remplacer au pied levé.

 

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. 
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Tournée Générale - 6 milliards
 
 

 



Lire aussi :   Sur le plan économique, « la stratégie de Donald Trump sera centrée sur l’Amérique »

L’équipe Trump : attachez vos ceintures !

 Erdogan, l'ivresse du pouvoir”La fortune cachée de Poutine 1-2 Créé le dimanche 11 décembre 2016, LE CRIMINEL, C'EST L'ÉLECTEUR !Créé le dimanche 04 décembre 2016, «Le monde selon Trump»Les acteurs clés de l'administration atypique de Donald Trump ORTRAITS - Pour diriger les États-Unis à partir du 20 janvier, le président américain élu a choisi une équipe de fidèles, composée notamment de conservateurs purs et durs, de riches businessmen et de généraux.

The Dead Zone -Créé le mercredi 04 mai 2016, Tournée Générale - 6 milliards Créé le jeudi 05 mai 2016, Miss Helium - Tolerance zero Créé le mercredi 04 mai 2016, Des souvenirsCréé le mardi 03 mai 2016

02/08/2015

Au coeur de la Maison Blanche

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La Maison-Blanche est la résidence officielle et le bureau du président des États-Unis. Elle se situe au 1600, Pennsylvania Avenue NW à Washington. Découvrez l'histoire la maison blanche, ou sont passé les présidents des états unis d’Amérique, comme Barack Hussein Obama, John Fitzgerald Kennedy,et plein d'autres présidents.

Bienvenue à la Maison Blanche des états unis d’Amérique

 

n Dans les coulisses de la Maison Blanche Documentaire France 5 01.08.2016

Au coeur de la Maison Blanche : Barack Obama - part 1/2 , part 2/2
- Dailymotion

 

Extrait: Source: Center for Responsive Politics, 21 août 2012

 

Barack Obama

  • Université de Californie: 491 868 dollars
  • Microsoft: 443 748 dollars
  • Google: 357 382 dollars
  • DLA Piper: 331 715 dollars
  • Université d'Harvard: 317 516 dollars
 

Mitt Romney

  • Goldman Sachs: 676 080 dollars
  • JP Morgan Chase & Co: 520 299 dollars
  • Morgan Stanley: 513 647 dollars
  • Bank Of America: 510 728 dollars
  • Credit Suisse Group: 427 560 dollars

 Au total, 67 millions de dollars sont déjà allé, cette année, dans les caisses de campagne du candidat Romney contre 44 millions de dollars pour Barack Obama. 

 Documentaire Obama, l'homme qui voulait changer le monde : 'Obama, l'homme qui voulait changer le monde', demain dans Grand Format à 22 h 00 20 heures : [émission du 5 novembre 2008]

 

La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat

Le débat de la réforme de Wall Street : Être pour où contre des règles plus musclées pour les gros bras de Wall Street. Cet échec montre que alors que le scandale de Goldman Sachs est encore frais  

Le président Obama s’est dit «profondément déçu que les républicains du Sénat aient voté en bloc contre l’ouverture des débats sur la réforme de Wall Street. Les Américains ne peuvent se permettre cela», a ajouté le président qui a accusé certains républicains de retarder les débats pour «poursuivre les discussions derrière des portes closes, où les lobbyistes de l’industrie financière peuvent amoindrir la réforme ou bien la tuer».Le plus étonnant est que de nombreux démocrate est voté contre la réforme.

Les années Obama (1/4) - ARTE - YouTube

 
Acte I : comment, deux mois avant son investiture, Barack Obama doit mettre de côté ses ambitieuses promesses de réformes pour gérer la plus grande crise économique que le monde ait connue depuis la crise de 1929, et découvre que les Républicains ont résolu de le contrer par une opposition systématique



Mais comment expliquer ce revirement de confiance dans la politique d'Obama? La réponse tient, principalement, à ce que les milieux financiers américains détestent le plus, comme l'explique à Yuval Rosenberd le fondateur de SeaPort Securities, Ted Weisberg:

« Je n'ai jamais vu dans ma vie de telles politiques dysfonctionnelles à Washington. (...) L'élection est ici un enjeu énorme, parce que si les politiques actuelles ne changent pas - ou, le cas échéant, se renforcent - cela signifie que nous repartons pour 3 à 4 ans pour nulle part. Et ce pays a désespérément besoin d'un changement. (...) S'il ya un changement, je pense que le marché va rugir car le marché est avant tout une question de confiance et de ce que j'appelle le facteur de bien-être. »
 
Les années Obama (2/4) - ARTE
 

 Pour autant, l'attentisme est de mise vis à vis de Mitt Romney qui doit toujours démontrer à travers un programme clair et audible l'alternative qu'il représente.Le monde pour de très nombreuses raisons traverse la plus grave crise économique de toute l'histoire mondiale. Soyons lucides.

Ce qui se passe aux USA, c'est aussi une crise politique et financière. La donne est simple : les démocrates ont perdu la majorité au Congrès. Or, actuellement, la dette américaine est arrivée à un niveau qui va nécessité de remonter son plafond, faute de quoi, le Trésor américain a annoncé qu'il ne pourrait plus rembourser ses créanciers à partir du 2 aout. C'est-à-dire très bientôt.

Or, à l'instar de Ted Weisberg, beaucoup d'acteurs du marché sortent lessivés d'une paralysie presque totale du gouvernement en raison de la disparition de tout bipartisanisme au Congrès américain en raison de l'opposition farouche et sans concession des deux côtés Républicains et Démocrates. L'incertitude des orientations pesant systématiquement sur les marchés durant de longs mois de débats pour toute initiative ou proposition de loi a fini par assécher l'esprit d'initiative et réduire les volumes de transactions, avec des conséquences lourdes pour la plupart des entreprises d'un pays où tout se joue sur les marchés.
Le grand écart de l'opinion américaine
De manière assez révélatrice, l'opinion des Américains fait le grand écart sur la question. Mais le noyau dur du ressenti de la situation est solide, comme l'explique l'analyse que publie l'Institut Gallup, dans laquelle il note:


« De toutes les données de Gallup, qui ont été recueillies dans le monde entier et sur pratiquement toutes les questions, la conclusion la plus profonde est la suivante: La volonté première du monde n'est plus la paix, la liberté ou même la démocratie, ce n'est pas d'avoir une famille, ni un Dieu, ni de posséder une maison ou un terrain. La volonté du monde est d'abord et avant tout d'avoir un bon travail. Tout le reste vient après. Un bon emploi est une valeur sociale. C'est un énorme changement sociologique de l'humanité. Cela change tout sur la façon dont les gens mènent les pays, les villes, et les organisations. »

En ce qui concerne les Etats-Unis, Gallup aligne les dix facteurs qui façonnent l'opinion américaine aujourd'hui. En résumé, ces facteurs sont:

 
Lorsqu'ils sont interrogés actuellement sur l'ensemble de ces éléments, les Américains font profil bas et leur niveau de confiance dans leur pays montre des signes persistants de scepticisme. Ils se retrouvent pris en étau entre le sentiment globalement favorable qu'il portent vis à vis de Barack Obama - sa côté de sympathie est haute, et se situait il y a trois jours, dans USA Today, à 54% contre 31% pour son rival Romney - et le besoin de voir l'Amérique réagir plus vigoureusement qu'à travers des réformes à long terme. Le même sondage montre ainsi que 52% font plus confiance à Romney pour prendre en main l'économie du pays tandis que 43% soutiennent Obama dans ce domaine.

Des chiffres qui trahissent une certaine impatience dans un pays habitué à des cycles rapides et à des reprises spectaculaires, et où la réapparition du chômage de longue durée, l'assèchement du crédit au particulier et la mise en place d'une réforme coûteuse et à long terme du système des soins génèrent une angoisse difficilement maitrisable. De nombreux Américains soutiennent ainsi le plan de Barack Obama, mais ce n'est pas là que le bâ blesse. Ils n'ont globalement pas confiance dans le gouvernement pour leur venir en aide - l'Etat providence n'est pas une valeur américaine -, ils désespèrent du Congrès dont la paralysie leur est insupportable, surtout, ils sont habitués à compter sur eux-mêmes mais l'entrepreunariat fait face aux pires difficultés face aux banques et à un marché atone. Ils ont été, également, échaudés par trop de promesses en 2008.


Au cours des deux années qui ont suivi son élection, le président a fait passer un record de 50 régulations fédérales du marché financier. Mais à la différence des lois, ces régulations ont souvent été habilement contournées. Et les consommateurs ont attendu en contrepartie, mais en vain, la réalisation de promesses qui devaient contrebalancer l'aide apportée aux géants de Wall Street. Parmi les 504 engagements du candidat, 318 n'ont pas été tenus par le Président. Y figurent entre autres, pour la partie économique:

  • La création d'un fonds d'aide de 10 milliards de dollars (8 mds d'€) pour prévenir la faillite des propriétaires endettés
  • La suppression des abattements fiscaux pour les plus riches mise en place par George W. Bush
  • Le durcissement des règles concernant la collusion possible entre les lobbyistes et les responsables politiques
  • La réduction des frais d'assurance santé pour les ménages jusqu'à 2500 dollars par an (2000 €)
  • L'extension des allocations pour les enfants et les personnes dépendantes
  • L'obligation pour les employeurs disposant de plans de retraite d'enroller leurs employés
  • La création d'un crédit d'impot pour les retraités aux plus bas revenus
  • La suppression des impots sur le revenu pour les séniors gagnant moins de 50 000 dollars par an (40 000 €)
  • L'interdiction pour les entreprises faisant faillite de distribuer des bonus et des dividendes
  • L'interdiction pour les laboratoires pharmaceutiques de bloquer la mise sur le marché de médicaments génériques
  • Obliger les employeurs à couvrir 7 jours de maladie par an et par employé
  • Accroître le salaire horaire minimum pour le porter à 9,50 dollars de l'heure (7,60 €)
 
L'étendue du programme d'Obama s'est, en réalité, limitée en pratique à la réforme de la santé et au soutien aux banques en faillite. Deux gros chantiers qui ont occupé la première moitié de sa mandature avant que le passage aux mains des Républicains de la Chambre des représentants n'enterre 90% de ce programme qui promettait d'engendrer une révolution sociale aux Etats-Unis. Pourquoi avoir tout misé sur ces deux aspects seulement lorsqu'il avait les coudées franches à la fois au Sénat et à la Chambre entre 2008 et 2010? Le reproche n'est jamais loin.
 
 



Les années Obama (3/4) - ARTE
 

Les années Obama (4/4) - ARTE

 4. L'Amérique pure et dure

En 2012, la réélection d'Obama semble propice à réformer l'Amérique en profondeur sur des thèmes aussi capitaux que le port des armes ou l'immigration. Mais, après une série de bavures policières, c'est la question raciale qui va dominer la fin de son mandat. Cet ultime volet revient sur le massacre perpétré dans l'école primaire de Sandy Hook (Connecticut) et l'échec d'Obama pour imposer un contrôle accru des ventes d'armes. Y sont rappelés aussi les aléas de sa réforme de l'immigration, qu'il décide de faire passer en force, par décret présidentiel. Enfin, la série se clôt sur la colère grandissante des Noirs à travers le pays, qui à Ferguson (Missouri), en août 2014, donne lieu à de véritables émeutes. Obama raconte comment, en tentant de ramener le calme, il a cherché à s'inspirer de l'héritage de son héros, Martin Luther King. 

Une crise institutionnalisée : histoire des oligarchies actuelles ( dates, nom...),

 La crise financière a donné l'occasion aux réseaux mafieux de s'infiltrer davantage dans l'écomomie mondiale, en investissant du liquide dans les banques européennes et américaines. C'est ce que démontre Roberto Saviano, l'auteur italien de Gomorra, dans une longue enquête qui suscite de nombreuses réactions.  A qui profite la crise ? Aux mafias du monde entier, répond Roberto Saviano. Dans deux articles publiés le même jour (lundi 27 août) dans La Repubblica et le New York Times,  le journaliste et écrivain italien montre à quel point la crise financière a fait l'objet d'un business planétaire pour les réseaux mafieux. Retwitté le jour même par l'économiste Nouriel Roubini, traduit en grec et publié dans I Kathimerini, l'article de Saviano a suscité depuis de nombreuses réactions.

HSBC et les cartels mexicains :  le New York Times a révélé que la filiale mexicaine de HSBC avait transféré 7 milliards de dollars d'argent sale des cartels vers HBUS, la filiale américaine de HSBC
Un appel que les acteurs de la lutte antimafia, notamment en Italie, ont aussi relayé. Cité par La Repubblica, le procureur national antimafia italien Piero Grasso estime que le gouvernement italien doit impérativement réformer ses mécanismes législatifs et que l'Europe doit se doter au plus vite d'un "code pénal antimafia unique

 
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