10.07.2011
Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle -
Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ? The Australian rapporte une interview bien pessimiste du célèbre scientifique australien Frank Fenner. Pour lui, nous avons déjà scellé le destin de l'Humanité : dans moins de 100 ans, les sociétés humaines ne seront plus... Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle - notre-planete.info
Dans une interview accordée au quotidien national The Australian, et publiée le 16 Juin 2010, Frank Fenner, professeur émérite de microbiologie à l'Université nationale australienne, prédit la disparition de l'Humanité dans les 100 prochaines années.
Ce mauvais augure pourrait prêter à sourire, mais le scientifique de 95 ans a une carrière impressionnante : Membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal Society, son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de centaines de textes scientifiques. Il a notamment été impliqué dans la disparition du virus responsable de la variole et dans la lutte contre la surpopulation de lapins en Australie via l'introduction volontaire du virus de la myxomatose dans les années 50.
Officiellement en retraite depuis des dizaines d'années, ce scientifique renommé poursuit toujours ses travaux de recherche et ses écrits, en se déplaçant quotidiennement à l'institut de médecine John Curtin de l'Université nationale australienne, dont il fut directeur de 1967 à 1973.
Sa compréhension approfondie de l'évolution des espèces n'a jamais entamé sa fascination pour l'observation sur le terrain. Du niveau moléculaire aux planètes, Frank Fenner s'intéresse à tous les écosystèmes. Il a commencé à publier ses premières études environnementales au début des années 70 lorsque l'impact des sociétés humaines sur notre planète devenait problématique.
De quoi inspirer confiance, ou au moins de l'intérêt pour ses déclarations.
"Nous allons disparaître. Quoique nous fassions maintenant, il est trop tard"
Cette affirmation de Frank Fenner a de quoi inquiéter, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une vision sur des millions d'années mais d'une prédiction pour le siècle en cours !
Pour Frank Fenner et d'autres scientifiques reconnus comme Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, la Terre est entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, depuis 1800 avec la révolution industrielle et l'exploitation massive des combustibles fossiles. Cette nouvelle époque géologique succèderait à l'Holocène débuté il y a dix mille ans.
Bien que non officielle sur l'échelle des temps géologiques, l'Anthropocène a été admis dans la terminologie scientifique et correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l'écosystème de la Terre.
En effet, nos activités réchauffent le climat planétaire d'une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels et nous entamons la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse sans doute plus rapide encore que celle qui a conduit, il y a 65 millions d'années, à l'extinction des dinosaures suite à la chute d'un astéroïde, comme le souligne Eric Lambin, membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis(1)...
L'explosion démographique en cause : "il y a déjà trop de monde"
A l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner incrimine l'explosion démographique et la "consommation effrénée".
Selon l'ONU, le nombre d'humains devrait dépasser 6,9 milliards cette année(2). Vu l'inertie de nos sociétés et décideurs politiques sur l'urgence et l'importance des mesures à prendre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, Fenner demeure pessimiste : "Nous allons subir le même sort que les personnes sur l'île de Pâques. Le changement climatique ne fait que commencer. Mais nous pouvons déjà voir des changements remarquables dans la méteo."
"Les Aborigènes nous ont montré qu'en l'absence de science et d'émissions de dioxyde de carbone responsables du réchauffement climatique, ils pouvaient survivre pendant 40 000 à 50 000 ans. Mais notre monde ne le peut pas. L'espèce humaine est susceptible de prendre le même chemin que beaucoup d'espèces que nous avons déjà vu disparaître." déclare t-il dans son interview.
"Homo sapiens devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde [sur Terre]" ajoute -til.
L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner.
Un peu d'optimisme avant le naufrage de l'Humanité ?
Stephen Boyden, collègue et ami de Fenner, pense qu'il y a un profond pessimisme chez certains écologistes, mais que d'autres sont plus optimistes : "Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous nourrissent encore l'espoir que la situation entraînera une prise de conscience et, par conséquent, les changements révolutionnaires nécessaires pour atteindre la durabilité écologique".
Stephen Boyden ajoute : "C'est là que Frank et moi sommes différents. Nous sommes tous deux conscients de la gravité de la situation, mais je n'accepte pas qu'il soit forcément trop tard. Bien qu'il y n'ait qu'une lueur d'espoir, cela vaut la peine de résoudre le problème. Nous avons la connaissance scientifique pour le faire, mais nous n'avons pas la volonté politique."
A ce titre, Frank Fenner a ouvert le 23 juin 2010 le symposium "Healthy Climate, Planet and People"(3) à l'Académie australienne des sciences. Cette conférence vise justement à combler le fossé entre la science et les politiques environnementales.
En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."
Notes
- La Terre sur un fil, Eric Lambin - Le Pommier, 2010
- Une population de 9 milliards de terriens en 2050... - notre-planete.info, 04/2009
- Healthy Climate, Planet and People- Fenner conference 2010 - ANU
Source
Frank Fenner sees no hope for humans -The Australian, 26/06/2010
Auteur
Christophe Magdelaine / notre-planete.info (tous droits réservés)
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Pour en savoir plus Le scénario de Nicolas Stern est entrain de se réaliser, , Climat : vers le point de rupture ?mat : vers le point de rupture ?, SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880, Quels risques climatiques majeurs ?, Faut-il craindre les hydrates de méthane ? Documentary | L'Histoire des Choses, Extract a story of stuff : Texte, Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale
14:08 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, il est déjà trop tard" : l'espèce humaine, s'éteindre, ce siècle -
07.08.2010
Le scénario de Nicolas Stern est entrain de se réaliser
On ne se rend jamais compte a quel point la planète va mal (catastrophe sociale et écologique) car les infos sont mise tel qu'elles sans recule et sans liens, mais dés que l'on les rassemblent, les relies et mais les points communs... C’est le seul moyen de prendre du recul et d’analyser les conséquences sur notre vie et l’Environnement. Beaucoup de ces catastrophes sont liés a un laxisme des autorités envers les firmes privés, réduction de couts salariaux et sur la sécurité environnementale
Je ne sais pas si vous connaissez le terme de la dette écologique : l'Homme vit au-dessus de ses moyens et entendu parler du rapport Nicholas stern , mais cela est aussi un point inquiétant. Mais cela y ressemble beaucoup a une course dans le mur
En se moment, cela n’a jamais été aussi grave. Entre les feux de forêts en Russie, les inondations au Pakistan, nous arrivons à un triste record de 15 millions de réfugiés climatiques, plus de 1100 morts, des milliers d’hectares de forêts et de zone dévaster, des cultures ravagées, une augmentation rapide du C02 dans l’atmosphère (et moins pour le reprendre). Avant, nous avons eu les évènements dramatiques : les sécheresse aux Sahel, les inondations au Brésil, et dans l’ouest de l’Afrique, la catastrophe sans fin de BP et la marée noir en Chine…. La liste est longue.
Le climat et les catastrophes sont devenus hors de contrôle : Russie : «De nouveaux foyers se déclarent sans cesse», de nouvelle pluie dévastatrice sont prévu en Inde…. Et un nouvelle aspect dramatique de ses changements climatiques : Arctique: un énorme bloc se détache , SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880 . Sauver un système déficient et retarder les causes des solutions douloureuses ( pour les firmes) en faisant semblant de bouger Capitalisme vert, sans rien changer aux système voir même continuer a faire plus de bénéfice. L’échec de Copenhague et des sommets précédent et même futur en atteste : Les enjeux et scénarios de Copenhague, L’homme, ce fléau planétaire (et ça ne date pas d’hier
20:04 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : le scénario de nicolas stern, catastrophes, écologiques, sociales, économique, se réaliser
03.12.2009
SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880
La National oceanic and atmospheric administration (et annonce la NOAA) vient de publier l'image ci contre. Elle représente l'écart de température moyenne mesuré en septembre 2009 relativement à la moyenne climatologique.
Cette situation est surtout due aux températures des continents, au deuxième rang derrière septembre 2005. La température des océans est au cinquième rang. Cette information confirme celle donnée pour l'été 2009 par la NOAA, avec un record en aout pour les océans et un troisième rang pour les températures globales des trois mois d'été (boréal). Nul doute que les débats entre climatologues sur l'évolution à moyen terme - les 10 à 20 prochaines années - vont... évoluer avec ces nouvelles données.
Cette situation est d'autant plus remarquable que le Soleil est toujours dans une phase exceptionnellement calme de son cycle. Quant à l'océan Pacifique, il se trouve juste au dessus de la barre "El Niño", si ce phénomène se poursuit cet hiver et au début de 2010, il devrait conduire à des températures océaniques plutôt plus élevées que la moyenne durant plusieurs mois, puis, logiquement, un reflux ensuite. cet El Niño est toutefois d'un genre spécial, baptisé Modoki (similaire mais différent en japonais). Au lieu d'avoir un franc basculement des eaux chaudes de surface de l'Ouest vers l'Est du Pacifique on a plutôt un faible réchauffement à l'Est et à l'Ouest, ce qui perturbe la mousson indienne et provoque une sécheresse en Australie. Un nouveau mode pour ce phénomène qui semble plus fréquent dans les simulations numériques d'un climat réchauffé.
Il est bien entendu stupide de vouloir tirer des enseignements climatologiques de périodes aussi courtes en les isolant de leur contexte temporel plus large. En revanche, elles sont intéressantes dès lors qu'on les resitue dans ce contexte. Ainsi, l'année 2008 restera simultanément la plus froide depuis sept ans et que l'année 1998... et l'une des dix années les plus chaudes depuis... 100 ans. Si 2009 s'avère plus chaude que 2008 - ce qui sera probablement le cas - elle ne dira pas à elle seule l'avenir du climat, pas plus que 2008 ne le faisait... comme le prétendaient de curieux militants comme Claude Allègre et Vincent Courtillot (l'actuel directeur de l'IPGP). En revanche, elle va encore alourdir la statistique climatologique qui nous dit, affirment les spécialistes, que l'évolution actuelle du climat (dans toutes ses dimensions, pas seulement la température de surface de la planète) ne peut s'expliquer sans le réchauffement produit par les émissions massives de gaz à effet de serre qui se poursuivent et l'augmentation de la teneur en GES de l'atmosphère qui en découle.
Si l'image ci dessus montre un "trou" d'enregistrement pour l'arctique - une petite zone à l'échelle de la planète - il est utile de savoir que la reconstitution de la banquise est exceptionnellement lente en cette fin d'automne.
Il écrit ainsi page 201 à propos de l'utilisation exagérée ou erronée des aléas du climat actuels (tempêtes, inondations...) pour faire comprendre les risques du changement climatiques : «cette vision très orientée de ce qu'est une catastrophe modifie en profondeur la perception des dangers qui nous guettent. Nous savons qu'une grande partie des changements à venir se jouera sur un autre tempo : lente asphyxie économique de certaines zones semi-arides, pression progressive sur les régions côtières, recul inéluctable des glaciers de montagnes et des réserves en eau associées. C'est la prise en compte par le grand public des représentations les plus justes des dérèglements à venir qui permettra à un véritable débat démocratique d'avoir lieu autour des problèmes environnementaux. (...) Les grandes catastrophes font oublier les misères quotidiennes et un désir d'apocalypse accompagne souvent les périodes de crise. Vouloir le flatter est infondé scientifiquement et dangereux politiquement.»
Voir l’article et les graphique sur le blog un journaliste du Monde CLIQUEZ ICI :
Ce constat contredit tout les dénégations des négateurs du climat et montre que nous allons dans le mur si nous n’agissons pas NOW !!!
08:20 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, climatiques, mois, plus, chaud, 1980
28.10.2009
Climat : vers le point de rupture ?mat : vers le point de rupture ?
Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique
Le monde est entré dans une ère de changements climatiques dangereux et destructeurs, accélérés par notre inaction. Notre capacité à inverser la tendance pour éviter les pires impacts de ce dérèglement du climat dépend s objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront adoptés au niveau mondial au cours des prochaines années sont décisifs.
Une profusion de nouveaux résultats scientifiques montre que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes présentées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son quatrième Rapport d’évaluation (RE4) en 2007.
L’ampleur de la fonte estivale des glaces de l’Arctique en 2007 et 2008, alarmante, en est probablement l’exemple le plus visible, conduisant à une réévaluation de la proximité d’un dérèglement incontrôlé du climat. La glace de mer estivale de l’Arctique fond manifestement plus vite que ne l’avait prévu le GIEC il y a à peine 2 ans, et l’on peut craindre sa disparition complète pendant les périodes estivales d’ici à dix ans. Le système climatique s’approche dangereusement de ce point de basculement, et nombreux sont les impacts dus au dérèglement du climat qui dépassent les prévisions du GIEC.
La réalité montre clairement que le niveau actuel du réchauffement climatique est insoutenable. La capacité de la terre à s’adapter à une concentration sans cesse croissante de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est déjà saturée.
Il est évident que les réductions d’émissions envisagées jusqu’ici sont tout simplement insuffisantes. Face à cette situation d’urgence inégalée jusqu’alors, la communauté internationale doit prendre sans plus attendre des mesures efficaces pour que les émissions de gaz à effet de serre atteignent leur point culminant d’ici à 2015 au plus tard, et déclinent aussi rapidement que possible pour parvenir à « zéro émission » par la suite.
‘‘Pas de temps à perdre - plus nous attendrons, plus les dégâts seront importants’’
Leo Meyer, présentation des principaux résultats du GIEC, RE4, octobre 2008
Lire la suite ( en PDF) : http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/climat-vers-le-point-de-rupt.pdf
18:57 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.08.2009
Valoriser le méthane sans provoquer une bombe infernale
Après les différents sujets sur les risques du méthane, il serait bien aussi de voir son utilité dans la production d’énergie, s’il est bien contrôlé. Sa source liée a la production alimentaire humaine, ces stocks sous-marins, le permafrost… Le Méthane ne peut plus être ignoré. Mais existe il des opportunités.Voir même un développement pour des pays et aller vers une autonomie énergétique.
Un exemple de réussite dans son utilisation et possible source de revenu pour les populations, pourtant longtemps un risque : « Le méthane du lac Kivu pour éclairer la région » lire l'article « Le méthane du lac Kivu, un danger et une source d’énergie » ICI
D’où la question de valoriser le méthane sans provoquer une bombe infernale :
L’USGS (le Geological Survey américain) estime à plusieurs dizaines de millions de milliards de mètres cubes la quantité de méthane ainsi piégée dans ces glaces instables. «Cela représente au moins le double de tout le carbone contenu dans l’ensemble des gisements d’énergie fossile, pétrole, gaz et charbon compris», assure un spécialiste. Et dans sa dernière édition «le Journal du CNRS» s’enthousiasme pour «ce fantastique pactole qui gît au fond des mers».
Valorisation du méthane dans l'industrie, dans le secteur de la production d'énergie, dans la gestion des déchets, dans l'agriculture... De nombreuses possibilités sont ouvertes où plusieurs installations biogaz sont présentées, qui devra être abordée a Copenhague le 15 décembre. Lire la suite
Cette technique s’appellerait la méthanisation et peut être mis en application dans les activités agricoles « activités agricoles de méthanisation et de compostage » voir le site Le cadre réglementaire et juridique des activités agricoles de méthanisation et de compostage étude « Réalisé pour le compte de l'ADEME par APES » A voir Téléchargez le guide réglementaire et juridique sur le site de l'ADEME –rubrique "en savoir plus"-
Le cas intéressant de cette ferme en Allemagne : « Méthanisation à la ferme en Allemagne - données de base » Ce document à télécharger est une synthèse des principales données . Le Méthane et le dioxyde de carbone, arrivent en bonne place dans la conception du biogaz
Source : UNESCO Les limites continentales détiennent-elles la clé des ressources énergétiques futures ? forum de discution ( GEOSTRATEGIQUE.net ) sur le sujet ICI
14:38 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, ressources, hydrate de gaz, hydrates de méthane, environnement, effet de serre, emballement, valorisation
03.08.2009
Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?
Il faut recentrer le débat autour du réchauffement sur le méthane. Car celui-ci - le deuxième gaz à effet de serre d'origine anthropique par son importance- présente des opportunités importantes pour lutter contre le changement climatique. En effet, il possède une durée de vie relativement courte et donc une action peut amener des résultats rapidement. De plus, il existe des solutions pour en limiter rapidement les émissions.
Lorsque la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est entrée en vigueur en 1994, les conséquences d'une modification du climat semblaient lointaines. Plus maintenant. En effet, il n'est pas un jour sans qu'on nous parle de changements affectant glaciers, inlandsis, océans et écosystèmes : le changement climatique semble donc bien là.
Résultat : le débat sur ce qu'il convient de faire change également. Les projets de géo-ingénierie, qui relevaient auparavant de la quasi science-fiction, sont maintenant pris très au sérieux. Cependant, c'est sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone que s'est porté l'essentiel de l'attention. Lire la suite Les rapports ((Proceedings of the National Academy of Sciences, vol 97, p 9875). (International Journal of Climate Change Strategies and Management, vol 1, p 42)
"Le CO2 n'est responsable que de la moitié environ du réchauffement climatique qui s'est produit jusqu'ici. Le reste est dû aux autres gaz à effet de serre et particulièrement au méthane " "Tout cela fait donc du méthane une cible de choix pour les réductions d'émissions"
Autre aspect important : " l'impact sur la santé des hommes. De tous les gaz à effet de serre, le CO2 est l'un des moins nocifs. Le méthane, en revanche, est un précurseur de l'ozone troposphérique qui est un polluant atmosphérique toxique
Des solutions simples : "Réduire les têtes de bétail et la production de riz nécessiterait de changer nos habitudes de consommation, ce qui ne serait pas nécessaire concernant la gestion des déchets et les fuites liées à l'exploitation des combustibles fossiles. Remédier à ces problèmes ne menace pas directement nos modes de vie et permet un contrôle direct ; plus besoin de taxe carbone controversée ni de système de marché de droits d'émissions"
Source : 25 juin 2009 par Kirk Smith, professeur de santé environnementale mondiale à l'Université de Californie à Berke dans New Scientific : New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les nouvelles issues de la communauté scientifique, ainsi que des articles de prospective qui peuvent être tout aussi bien techniques que philosophiques.
New Scientist n'est pas une revue à comité de lecture, mais il est beaucoup lu à la fois par des scientifiques et des non-scientifiques qui peuvent ainsi prendre connaissance des développements de la science hors de leurs propres domaines d'intérêt. Un grand nombre des articles scientifiques qui paraissent dans la presse généraliste sont basés sur des contenus publiés dans le magazine
00:46 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : santé environnementale, méthane, co2, gaz a effet de serre
02.08.2009
Quels risques climatiques majeurs ?
Même si ce n’est pas le plus probable à court terme, le risque d’un emballement du climat qui provoque un empoisonnement de l’atmosphère et des extinctions massives doit constituer notre horizon, la menace qu’il faut absolument éviter et, pour cela, même si on n’arrive pas à limiter le réchauffement à 2°C, ce qui semble hors de notre portée, tout faire pour ne pas dépasser en tout cas les 4°C de réchauffement, ce qui n’est pas gagné d’avance et dépend entièrement des prochaines décennies. Impossible de réduire les incertitudes du climat ! lire la suite.
Car, après c’est l’inconnu. Aucun scientifique ne peut prévoir les conséquences sur notre Environnement au dessus de 2°.
Jamais le réchauffement climatique n’a été aussi rapide. Il y a tellement de variable, comme la capacité de stockage des océans qui pourraient baisser du fait de la dilatation, ni des changement que cela occasionnerait sur les courants marins comme le Guff Stream.
Rejoint hier à ses bureaux de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, le professeur Émilien Pelletier, chimiste et écotoxicologue marin, voit dans ce phénomène « l’extension en milieu marin de ce qui se passe dans le permafrost terrestre ». Si les constats des scientifiques suédois annoncent le début d’un dégel du permafrost sous-marin, dit-il, l’humanité doit s’attendre à une libération massive de gaz à effet de serre susceptible de lancer le climat dans un changement potentiellement irréversible.
Les hydrates de méthane, dit-il, sont présentes dans plusieurs grandes mers. Sous l’effet des eaux très froides et aux pressions inimaginables des grandes profondeurs, le fonds, le méthane s’y solidifie parfois sous forme d’énormes cristaux. Des sociétés commerciales cherchent même à exploiter ces combustibles stockés à grande profondeur.
Dans les mers arctique, un autre phénomène semble se produire, dit-il, d’après les constats rapportés par The Independant.
Dans un autre article paru récemment dans le New Scientist lire la suite
01:15 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emballement, réchauffement climatique, menace
01.08.2009
Faut-il craindre les hydrates de méthane ?
Pourquoi diantre se préoccuper du méthane, tout d'abord ?
Bien que "on" se focalise souvent sur le seul CO2 quand "on" parle de gaz à effet de serre, il n'en reste pas moins que le CO2 n'est pas le seul de ces gaz à être mis dans l'atmosphère par l'homme : environ un tiers de nos émissions se compose d'autre chose, et dans cet "autre chose" une bonne moitié est due au méthane.lire la suite ( voir les tableaux et graphiques)

Climat : la bombe à retardement du méthane est enclenchée
The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers résultats obtenus, qui suggèrent que le gaz méthane contenu dans d’énormes gisements sous-marins en Arctique s’échappe vers la surface en raison du réchauffement et de la disparition des glaces.
Le comportement de ces réserves souterraines de méthane revêt une importance majeure car les scientifiques pensent que leur libération subite dans l’atmosphère a provoqué par le passé une augmentation rapide de la température terrestre, entraînant des bouleversements du climat et même une extinction massive d’espèces. Les scientifiques embarqués à bord d’un bateau scientifique qui a navigué sur toutes les côtes nord de la Russie ont découvert des concentrations intenses de méthane - allant parfois jusqu’à 100 fois les niveaux habituels - sur plusieurs zones, couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien.
Durant ces derniers jours, les chercheurs ont observé des zones où la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz remontant des « cheminées de méthane » émergeant dans les fonds marins. Ils estiment que la couche de pergélisol sous-marin qui agissait comme un « couvercle », empêchant le gaz d’être libéré, a fondu par endroits et permet au méthane de s’échapper des dépôts qui s’étaient formés avant le dernier âge glaciaire.
Les chercheurs mettent garde sur le fait que ce phénomène pourrait être lié au réchauffement rapide qu’a connu la région au cours des dernières années.
Le méthane est un gaz dont l’effet de serre est environ 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et de nombreux scientifiques craignent que sa libération pourrait accélérer le réchauffement de la planète par le biais d’un gigantesque processus de rétroaction dans lequel le méthane répandu dans l’atmosphère provoquerait une élévation des températures, ce qui aggraverait la fonte du pergélisol et libérerait encore plus de gaz.
On estime que la quantité de méthane piégée sous l’Arctique est supérieure à la quantité totale de carbone contenue dans des réserves mondiales de charbon. Il est donc de toute première importance que ces réservoirs restent stables au moment où cette région se réchauffe à un rythme plus rapide que d’autres parties de la terre.
Orjan Gustafsson, l’un des responsables de l’expédition, décrit l’ampleur des émissions de méthane observées dans un émail envoyé depuis le navire scientifique russe Smirnitskyi Jacob.
« Nous avons travaillé fiévreusement pour terminer le programme de prélèvement d’échantillons hier et la nuit dernière », écrit le Dr Gustafsson. « Une vaste zone d’intense libération de méthane a été découverte. Sur les précédents sites nous avions observé de fortes concentrations de méthane dissous. Hier, pour la première fois, nous avons observé une zone où la libération est si intense que le méthane n’a pas eu le temps de se dissoudre dans l’eau de mer, mais arrive sous forme de bulles de méthane à la surface. Ces « cheminées de méthane » ont été observées sur échosondeur et avec les [instruments] sismiques. »
À certains endroits, les concentrations de méthane atteignaient 100 fois les niveaux habituels. Ces anomalies ont été constatées dans la mer de Sibérie orientale et la mer de Laptev. Elles portent sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, et totalisent des millions de tonnes de méthane, a déclaré le Dr Gustafsson. « Cela pourrait être du même ordre de grandeur que ce que l’on estime actuellement pour l’ensemble des océans. » indique-t-il. « Personne ne sait combien d’autres zones existent sur le grand plateau continental de la Sibérie orientale.
« L’hypothèse habituelle était que le « couvercle » de pergélisol sur les sédiments sous-marins du plateau continental Sibérien pouvait retenir ces énormes gisements de méthane. L’augmentation des observations de libération de méthane dans cette région inaccessible peut donnent à penser que le pergélisol, le couvercle, commence à être perforé et laisse donc fuir le méthane ... Le pergélisol présente maintenant des petits trous. Nous avons constaté des niveaux élevés de méthane au-dessus de la surface de l’eau et plus encore dans l’eau juste en dessous. Il est évident que la source provient des fonds marins. »
Les résultats préliminaires de l’étude du plateau sibérien 2008, en cours de préparation pour publication par l’American Geophysical Union, sont supervisés par Igor Semiletov du département de l’Extrême-Orient de l’Académie Russe des Sciences. Depuis 1994, il a dirigé environ 10 expéditions dans la mer de Laptev. Durant les années 1990, il n’avait pas détecté de niveaux élevés de méthane, mais depuis 2003, il a fait état d’une augmentation du nombre de « points chauds » de méthane, qui sont désormais confirmés par les instruments plus sensibles qui sont présents à bord du Jacob Smirnitskyi.
Le Dr Semiletov suggère plusieurs raisons pouvant expliquer pourquoi le méthane d’Arctique s’échappe désormais, dont l’augmentation du volume des eaux relativement plus chaudes qui sont rejetées des cours d’eau Sibériens en raison de la fonte du pergélisol terrestre.
La région de l’Arctique dans son ensemble a connu une hausse des températures moyennes de 4 degrés centigrades au cours des dernières décennies, avec un déclin spectaculaire de l’étendue recouverte par la banquise durant l’été. De nombreux scientifiques craignent que la disparition de la banquise ne puisse accélérer la tendance au réchauffement climatique car l’océan absorbe plus la chaleur du soleil que ne le fait la surface réfléchissante de la glace.
Sur le web :
La page personnelle d’Orjan Gustafsson sur le site de l’Université de Stockholm
Le Devoir, Canada : La bombe méthane est amorcée
Rejoint hier à ses bureaux de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, le professeur Émilien Pelletier, chimiste et écotoxicologue marin, voit dans ce phénomène « l’extension en milieu marin de ce qui se passe dans le permafrost terrestre ». Si les constats des scientifiques suédois annoncent le début d’un dégel du permafrost sous-marin, dit-il, l’humanité doit s’attendre à une libération massive de gaz à effet de serre susceptible de lancer le climat dans un changement potentiellement irréversible.
Les hydrates de méthane, dit-il, sont présentes dans plusieurs grandes mers.
Encyclopédie Britannica article Global Warming.
Publication originale The Independent, a pris connaissance d'une partie des premiers résultats obtenus par cette mission traduction Contre Info ou ICI
Illustration : NASA , Le méthane des océans contribuerait davantage à l'effet de serre
23:00 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaz a effet de serre, co2, méthane, réchauffemet climatique










