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10/03/2017

Chaleur record dans le monde en 2016

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De la servitude moderne

 

 « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

une photo à l’album Rions un peu... N° 5.
3 h ·
 
 
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Aussi le Capital et l’Etat vide la vie, intégralement s’ils le peuvent, de la convertir en un temps compté, mais simultanément les gens ne doivent pas se rendre compte qu’on leur fait ça.
C’est nécessaire. Telle est la fonction essentielle des loisirs.

Pour remplir le temps vide que certains encore, d’une manière honteuse, appellent « le temps libre ». Pour remplir le temps vide ; et on arrive ainsi à laisser ce temps vide aussi vide qu’auparavant et, en plus, personne ne se rend compte qu’il à été vidé .

G Calvo

http://www.atelierdecreationlibertaire.com/…/pdf/doc-166....

Mon amie, c'est la finance.

"Emmanuel Macron a précisé ce mercredi sur France Inter ses projets pour l'impôt sur la fortune (ISF). Le candidat à la présidentielle souhaite le supprimer pour les actionnaires d'entreprises, au nom du "financement de l'économie". Une recette économique à la saveur libérale, qui va faire le bonheur de Liliane Bettencourt, Vincent Bolloré et consorts..."Macron "l'anti-système" veut supprimer l'ISF pour les actionnaires MARIANNE.NET . Mais selon  Alain Minc : « L’affaire Fillon, c’est parce que les politiques ne sont pas assez payés » (sic) NDF.FR

 
Ben tiens ! C'est tout pour la finance le seul programme de cet enfoiré !
 
 

Ce 22 février, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du principal campement des Sioux et de leurs alliés qui s’opposaient encore à la construction de l’oléoduc Dakota Access, aux États-Unis. Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations et des incidents ont émaillé l’évacuation. Selon le compte-rendu duGuardian, deux mineurs auraient été victimes de brûlures graves suite à une explosion inexpliquée dans un tipi du camp. e nouveau président , Donald Trump  possède des actions dans Energy Transfer Partners (ETP), l’entreprise qui construit l’oléoduc, et compte parmi ses plus proches alliés un magnat du pétrole de schiste (lire notre article).

En attendant, les affaires continuent. Selon les données collectées par les Amis de la Terre et l’organisation spécialisée Banktrack, Natixis et le Crédit agricole ont débloqué en janvier, au moment de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, plusieurs dizaines de millions de dollars au profit d’Energy Transfer Partners (72 millions pour Natixis et 35 millions pour le Crédit agricole). Aux côtés de BNP Paribas, elles auraient également participé à un prêt pour la même entreprise de 2,2 milliards de dollars au début du mois de février.

 

Olivier Petitjean

Lire aussi : Les grandes banques françaises derrière le projet d’oléoduc combattu par les Sioux , Quatre banques françaises contre les Sioux du Dakota, expulsés par Trump BASTAMAG.NET

Le plus vaste récif corallien du monde se porte très mal, menacé par le développement des énergies fossiles. Scientifiques et militants lancent aujourd’hui un appel à l’Unesco. 

D’après un rapport publié vendredi 10 mars, la Grande Barrière de corail – classée au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1981 – court aujourd’hui un grand danger. Des experts sont venus d’Australie jusqu’à Paris pour alerter les membres de l’Unesco. « En mars 2016, 93 % des coraux du récif ont blanchi et 22 % sont morts », témoigne David Karoly, de l’université de Melbourne, expert des questions climatiques.

En même temps que le récif, long de 2 600 kilomètres, c’est aujourd’hui tout l’écosystème marin qui est gravement menacé à cause de l’activité humaine et du changement climatique.EN IMAGES Vidéo : la Grande Barrière de corail connaît le « pire épisode de blanchissement jamais observé » VIDÉO

Recul historique de la banquise en janvier

La surface de banquise des deux pôles est tombée en janvier à son plus bas niveau depuis le début des mesures pour cette période de l'année, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère atteignant un record, rapporte aujourd'hui l'Organisation météorologique mondiale.

 

Antarctique : la fonte des glaces s'accélère. La banquise atteint un niveau record. (@ZLabe)

 

"La glace manquante aux deux pôles est assez phénoménale", a déploré David Carlson, directeur du Programme mondial de recherches sur le climat, lors d'une conférence de presse de l'Onu à Genève.

Les scientifiques craignent que le recul de la banquise dû au réchauffement climatique ne provoque une accélération du mouvement des glaciers vers la mer, ce qui pourrait se traduire par une élévation du niveau de l'eau à l'échelle mondiale.

Larsen A et B, des étendues de banquise de la côte nord de l'Antarctique, se sont respectivement désintégrées en janvier 1995 et en février 2002. Celle de Larsen C se fissure lentement depuis plusieurs années, mais le processus s'est brutalement accéléré en décembre.

LIRE AUSSI:

» Pour Greenpeace, un pianiste joue au milieu de l'Arctique

  
 
Selon l'Organisation Mondiale de la Météorologie (O.M.M), l'année 2016 devrait se placer au 1er rang des années les plus chaudes depuis la fin de l'ère préindustrielle (1880). Selon l'organisme, l'excédent de température pourrait atteindre 1,2°C par rapport à la température moyenne de la fin du XIXème siècle.

On observe un net décrochage cette année puisque on est passé d'un excédent de 1,02°C en 2015 à 1,2°C en 2016. L'excédent de température très important en 2016 s'explique en grande partie par des températures océaniques très élevées en lien avec l'épisode El Nino qui a été observé jusqu'au début de l'année 2016. Comme l'inertie thermique des océans est importante, cet excédent de températures s'est répercuté plusieurs mois après la fin du phénomène El Nino, celui-ci ayant pris fin au printemps.

 

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

Nombreux records de chaleur battus cette année

Une très faible extension de la banquise arctique

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La Torture made in USA

Les Scenario de la COP21 2:2 Créé le lundi 30 novembre 2015

02/11/2016

Voyage aux origines de la Terre

N« Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui », écrit Claude Lévi-Strauss dans Tristes tropiques ; pour le moment, et comme jamais, l'humanité lui imprime sa marque. Si depuis 500 millions d'années la Terre a connu cinq grandes phases d'extinction d'espèces, la sixième – en cours – est bien plus rapide et l'homme y est pour beaucoup.

Comment notre planète s'est-elle formée ? De quoi est-elle constituée ? Quelle a été l'influence du soleil, des astéroïdes ? 

La Terre est peut-être la seule planète à abriter la vie. Les explications à cette exception sont enfouies dans les profondeurs de son passé. Ce film en deux parties, conçu en images de synthèse, propose un voyage dans le temps et remonte aux origines de la Terre afin de mieux comprendre le monde tel qu'il est maintenant.

Les origines de la Terre (Documentaire) - YouTube

Notre terre est âgée de plus de 4.5 milliards d'années. Afin de comprendre l'histoire de la terre, un documentaire en deux parties. 

Si la vie a eu du temps a se matérialisé, elle s'est rapidement développé mais a connu aussi de grandes extinctions de masse. 

i nous devions réduire l'échelle de la terre a une seule durée de 24 heures, si nous remontions le temps a l'apparition de l'espèce humaine, nous foulerions le sol exactement trente secondes avant 22h50. Comment une espèce ayant une durée si courte peu avoir un tel impact sur l’écosystème. S

Douée d'une force créatrice, mais surtout destructrice, nous sommes la seules espèces conscientes de son environnement, mais incapable de changer son comportement. Nous sommes entrain de créer une extinction de masse, comme seul la période de la pangée, puis des dinosaures a pu le connaitre avant. 

Voyage aux origines de la Terre (1/2) - Planète en fusion ... - YouTube 

 Retour dans le passé : il y a 5 milliards d'années. A cette époque, la Terre n'existe pas. Au coeur de l'univers, une unique jeune étoile, le Soleil, existe parmi un important nuage de poussières cosmiques. Petit à petit, un lent processus se met en place. De minuscules roches commencent à s'entrechoquer. Leur rencontre donne lieu à la création d'amalgames. Cette magistrale accumulation de matière donne naissance à une planète.

Voyage aux origines de la Terre (2/2) - Planète vivante FRANCE 5 (2012) 

 

 

 Nous sommes en 40 000 avant J.-C... Toute la planète semble obéir aux lois de la sélection naturelle... Toute ? Non : une vallée résiste encore et toujours à l'évolution.Alterdarwinisme - "Silex and the city" - ARTE

 

 

Magnifique documentaire sur l'évolution de l'espèce humaine - YouTube

 

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Animal Armageddon 7 Le feu et la glace 

ARTE+7 | Le supervolcan de Toba : Le supervolcan de Toba - l'indigné révolté 
Il y a 75 000 ans, en Indonésie, une monstrueuse éruption faillit détruire la Terre. Le supervolcan de Toba pourrait-il se réveiller et provoquer un nouveau cataclysme, synonyme de morts par dizaines de millions ?
ARTE garantit que le courriel fourni servira uniquement à l'envoi de cette recommandation. Arte - Le Supervolcan de Toba - Vidéo Dailymotion :A voir aussi Supervolcan de Yellowstone, un monstre en sommeil.

La terre en 2075 - Documentaire
 

Le film de Lech Kowalski, diffusé en début d'année sur Arte, suivi d'un plateau auxquels ces industriels ont refusé de participer, nous invite à une autre lecture.

De la Pologne à la Pennsylvanie, le réalisateur met au jour le fossé entre le discours des industriels et la réalité de l'exploitation du gaz de schiste.
Vivant et engagé, La malédiction du gaz de schiste est une chronique de la lutte des opposants au gaz de schiste.
Une "énergie non conventionnelle" propre et bon marché, vraiment ? 

Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? : citoyen actif 21 juil. 2011 – Faisons un tour des enjeux et des lobbies derrière le Gaz de Schisme en commençant par l'état des lieux aux Etats Unis ....

« UNE SOCIÉTE SE SUICIDE ? : Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre mieux »

J’ai eu envie d’aborder le thème de la natalité, car au même titre que la surconsommation ou l'endettement : sont a l’origine de nombreux débats et de possible problème comme la crise alimentaire, social et/ ou écologique..Avec l’augmentation de « la dette écologique » (voir précédent post ICI : « Démographie responsable »capacité qu’a la terre de se regénéré), cette question ne cesse de prendre de l’importance.La surpopulation est définit non pas seulement par le nombre d’habitant au m2, mais aussi par les ressources disponibles. Extrait : « Quand Yves Paccalet écrit « L’humanité disparaitra, bon débarras », il pense en écomalthusien. Quand je publie un pamphlet – certes un peu décoiffant – sous le titre de « Faire des enfants tue », mon éloge de la dénatalité se veut écomalthusien, et nullement écofasciste. En appeler à l’avènement d’une génération dénataliste afin de vivre moins nombreux pour vivre mieux n’est-il pas un dessein plus altruiste, plutôt que de vivre plus nombreux dans un monde invivable ? »

Consommation de métaux : « On ne peut pas continuer à appuyer sur l’accélérateur »
Pour la plupart des métaux, il ne reste qu’un demi-siècle de réserves exploitables. « La physique est têtue et il faut savoir que l’on tape dans un stock fini, au détriment des générations futures. Il ne faut pas croire que l’on ira chercher des métaux dans la lune ou les astéroïdes », rappelle Philippe Bihouix, auteur de l’ouvrage, Quel futur pour les métaux ? - Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société.En savoir plus

Le pétrole chute face à la surabondanceLes cours du pétrole ont baissé mercredi au plus bas depuis plus d'un mois, poursuivant une très mauvaise semaine face à de multiples signes d'une offre jugée trop élevée, aux Etats-Unis comme dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).Si le marché a si lourdement baissé mercredi, "c'est à cause de la plus importante hausse hebdomadaire des stocks américains de brut depuis 1982", a mis en avant Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.Alors que les réserves américaines de brut n'avaient presque enregistré que des semaines de baisse depuis deux mois, surprenant régulièrement les analystes, le département de l'Energie (DoE) a brusquement ramené les investisseurs à la réalité en faisant état d'un bond de quasiment 15 millions de barils.


A lire sur Le Monde.fr La Lloyd’s et Chatham House : une pénurie de pétrole menace le monde. Dans un rapport publié le 8 juin, la Lloyd’s, s’alarment à leur tour de l’éventualité d’un choc pétrolier imminent Les auteurs, deux chercheurs de Chatham House, soulignent qu’un déclin de la production pétrolière est « probable à court ou moyen terme », et évoquent la nécessité d’une « troisième révolution industrielle ». Ils préviennent :

« Même avant que nous atteignions le pic pétrolier, nous pourrions assister à une pénurie de pétrole à cause de la hausse de la demande en Asie. » « Un déclin de la production pétrolière est probable à court ou moyen terme. » Ce scénario de la pénurie de pétrole a été évoqué avec d’autres sujets comme le réchauffement, bouleversements climatiques et la hausse des tensions géopolitiques ; Documentaire fiction Les temps changent

 

Deux institutions anglaises ô combien prestigieuses viennent de rejoindre la liste déjà longue des lanceurs d’alerte sur le ‘peak oil’ (ou ‘pic pétrolier’, c’est-à-dire l’instant historique à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin irréversible).

La Lloyd’s, l’un des leaders mondiaux de l’assurance, et Chatham House, l’institut royal des affaires internationales, s’alarment à leur tour de l’éventualité d’un choc pétrolier imminent. Les auteurs, deux chercheurs de Chatham House, soulignent qu’un déclin de la production pétrolière est « probable à court ou moyen terme », et évoquent la nécessité d’une « troisième révolution industrielle ». Ils préviennent :

« Même avant que nous atteignions le pic pétrolier, nous pourrions assister à une pénurie de pétrole à cause de la hausse de la demande en Asie. »

 

 

 

Le "réchauffement climatique renforce la fréquence d'événements météo extrêmes"Le réchauffement a renforcé la fréquence d'événements extrêmes, en particulier les sécheresses et les vagues de chaleur, survenus entre 2011 et 2015, affirme l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un rapport publié aujourd'hui à Marrakech à la COP22. Records saisonniers et annuels de températures aux Etats-Unis en 2012 et en Australie en 2013, étés chauds en Asie de l'Est et en Europe de l'Ouest en 2013, vagues de chaleur au printemps et en automne 2014 en Australie, record annuel de chaleur en Europe en 2014, vague de chaleur en Argentine en décembre 2013: autant d'évènements favorisés par le réchauffement, explique l'OMM.

Plus de la moitié des 79 études, publiées par la Société américaine de météorologie et compilées dans ce rapport, établissent un lien entre le réchauffement et l'évènement extrême en question. S'il est impossible d'attribuer un évènement particulier au seul changement climatique, les travaux des climatologues démontrent que les phénomènes extrêmes seront plus nombreux à mesure que le réchauffement sera plus marqué.

Les effets du changement climatique (hausse de la température moyenne mondiale, sur les continents comme dans les océans, augmentation du niveau des mers, fonte des glaces) "ont augmenté les risques d'évènements extrêmes tels que vagues de chaleur, sécheresses, records de précipitations et inondations", souligne Petteri Taalas, le secrétaire général de l'OMM.

L'OMM indique que les années 2011-2015 ont été la période de cinq ans la plus chaude pour tous les continents, sauf l'Afrique (2e période la plus chaude): la température moyenne a été 0,57°C au dessus de la moyenne de 1961-1990. Juste derrière 2014, l'année 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée et a dépassé de plus de 1°C celle d'avant la Révolution industrielle, rappelle également l'organisation.

LIRE AUSSI :

» La bataille pour le climat ne fait que commencer

» COP22 : Les îles face à la menace du réchauffement climatique

Népal: drainage d'un lac proche de l'Everest Le Népal a procédé au drainage d'un lac glaciaire proche de l'Everest, écartant ainsi le risque d'inondations qui auraient menacé des milliers de personnes, selon des sources officielles aujourd'hui. Les scientifiques ont mis en garde de longue date contre la les conséquences d'une fonte accélérée des glaciers de l'Himalaya suite au réchauffement climatique, créant d'immenses lacs glaciaires susceptibles de déborder et de dévaster des localités entières. Imja Tsho, situé à 5.010 mètres d'altitude, à dix kilomètres au sud de l'Everest, est le lac glaciaire en voie d'expansion le plus rapide au monde.

Selon les spécialistes, une telle inondation menacerait la vie de plus de cinquante mille personnes vivant dans ces villages, et ferait aussi courir des risques à des régions plus au sud. "Nous avons l'intention maintenant de procéder à la même opération pour d'autres lacs glaciaires à haut risque", a indiqué Top Bahatur Khatri. Le Népal possède quelque trois mille lacs glaciaires.

Une étude internationale d'envergure publiée en 2014 mettait en garde contre la fonte des glaciers de l'Everest, qui pourraient se réduire de 70% ou disparaître complètement d'ici la fin du siècle, en raison du réchauffement climatique. Une étude du International Centre for Integrated Mountain Development, basé à Katmandou, a montré grâce à l'utilisation d'images satellite que les glaciers du Népal se sont déjà réduits de près d'un quart entre 1977 et 2010.

 

An imminent catastrophe

In fact, it is probably worse than we think.

COP22 Climate change in pictures : The images that capture the consequences of our changing climate on the people most affected by it.

Sixième extinction : le monde s'achèvera-t-il sans l'homme ?La liste des espèces menacées de disparition s'allonge et Homo sapiens y est pour beaucoup, rappelle le biologiste et essayiste Jean-François Bouvet (1).

Global mass extinction'

About 60 percent of the world's fish, birds, mammals, amphibians and reptiles have been wiped out over the past four decades, largely because of human activity, researchers say. 

The Living Planet Report 2016, released on Thursday, blamed deforestation, pollution, overfishing, and the illegal wildlife trade for "pushing species populations to the edge".

On the current trend, the assessment predicts that by 2020 populations of vertebrate species could have fallen by 67 percent from 1970 levels unless action is taken to reverse the damaging effects of human activity.

 

 Habitat loss, overconsumption, pollution, invasive species and disease are the main drivers of the declines in species populations  [WWF "For the first time since the demise of dinosaurs 65 million years ago, we face global mass extinction of wildlife." http://aje.io/v2cv

Deon Nel, WWF conservation director, told Al Jazeera that in addition to 30 percent of the world's soil being degraded over the past 40 years, "we have lost 50 percent of tropical forests ... which are critical in stabilising the climate and absorbing carbon".

Inside Story - Can CITES save sharks from extinction?

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La biodiversité en danger - vidéo Dailymotion


 

En septembre à Hawaii, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) présentait sa dernière liste rouge mondiale des espèces menacées. Bilan : sur les 82 954 espèces étudiées, plus de 28 % sont menacées d'extinction

10 % des terres sauvages ont disparu en 20 ans

Parmi les victimes emblématiques de l'hécatombe mondiale, des grands singes d'Afrique – gorilles de l'Est et de l'Ouest – et d'Asieorangs-outans de Bornéo et de Sumatra –, en danger critique d'extinction… L'homme n'est pas tendre avec ses cousins primates.


Un monde sans humains - YouTube

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SSixième extinction : le monde s'achèvera-t-il sans l'homme ? Le Point -

L'odyssée de l'espèce.avi

ARTE+7 | La fabuleuse histoire de l'évolution

L'odyssée de l'espèce - l'indigné révolté,MANCréé le jeudi 30 juillet 2015016, Seulement un mauvais rêve ?

Créé le jeudi 18 juin 2015

Sixième extinction : le monde s'achèvera-t-il sans l'homme ?

16 fév 2010 -- Lobbying et gouvernement, les nouvelles tendances économiques

16 fév 2010 | Bill Bonner | Catégorie: Article

Les sources : sujet pouvant amener à la polémique, mais qui demande un débat citoyen.

Extermination de l'humanité

Réduction de la population mondiale : faire face à l’inévitable :
Urgent, cherche Terre de secours pour 2030 :
L'empreinte écologique à revoir et à corriger ?
Éloge de la dénatalité :
Une déclaration crépusculaire du magnifique Claude Lévi-Strauss :
Les dénatalistes sur TV PLANÈTE, au programme de l’émission Planète 2049 de Maïtena Biraben, sélectionner dimanche 5 avril 2009 et visionner : Pas d’enfant, merci ! (en prenant soin d’ouvrir le haut-parleur du site !
Une association antinataliste s’est créée en France :
Une fête des non-parents a lieu chaque année en Belgique :
Comment aborder la dénatalité ? (Blog Libération)

VIDEO
Scénario pour une sortie des énergies sales
Greenpeace propose un plan pour que la France se débarrasse en 40 ans des énergies fossiles et nucléaires.
En savoir plus

2 grands rendez-vous ( Mis sur Facebook )  la projection d’un film documentaire "Uranium, l’héritage empoisonnéUranium, l'hériatge empoisonné 1.3 - Vidéo Dailymotion - 20 min :Uranium, l'héritage empoisonné - 2sur3 - 20 min : : Documentaire "Uranium, l'héritage empoisonné" de Dominique Hennequin. (Nomades TV & Public Sénat, 52mn) Uranium, l'héritage empoisonné - 3sur3 - Vidéo Dailymotion - 15 min Documentaire - Uranium, l'héritage empoisonné - YouTube - 26 min :  Nucléaire / Nuclear : Uranium Le scandale de la France contaminée : France 3 - Pièces à conviction Niger: la bataille de l'uranium

source : Programme de survie Novembre - l'indigné révolté, Les damnés de la mer, L'énigme de l'autisme, Les moissons du futur, La « finance imaginaire » - Hensozu, Le chaos guette. un monde en crise , Le bout de la logique 1 : ( Quand le monde manquera de métaux), un monde en criseLes villes Transitions Invitation pour une 2e réunion sur les VILLES EN TRANSITION.

 Lire dessus : programme, survie, françois hollande, nucléaire, la projection, film, "uranium, l’héritage empoisonné", areva, lobbies, enquête, l'or noir, nigéria, pillages, ravages écologiques, bataille de lénergie, résistances

05/10/2016

«Le scénario de l’effondrement l’emporte»

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Les temps changent.... Le système reste !!

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C'est pas sorcier -HISTOIRE DU CLIMAT - YouTube : L'effet de serre est un phénomène naturel provoquant une élévation de la température à la surface de notre planète. Indispensable à notre survie, ce fragile équilibre est menacé. Les activités humaines affectent la composition chimique de l'atmosphère et entraînent l'apparition d'un effet de serre additionnel, responsable en grande partie du changement climatique actuel.

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu'au niveau micro-économique. Elle s'explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. Nous allons nous intéresser aux catastrophe liée aux réchauffement climatique, -- la pollution atmosphérique t sur les conséquences de cette pollution sur notre organisme, notre santé et s'interroge sur les raisons pour lesquelles cette question de santé publique n'est pas mieux prise en compte. Vous devez être conscient de ses conséquences globables.

Le mystère de la disparition des abeilles

La « restructuration écologique » ne peut qu'aggraver la crise du système. Il est impossible d'éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d'ici à l'an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l'ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu'à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C,

la terre en 2075


 

Dossier > Menaces sur la biodiversité :Protéger la biodiversité. Soit. Mais pourquoi ? « La biodiversité, c'est la vie même de la planète ».

Et bien plus encore, c'est « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, et des complexes écologiques dont ils font partie ».

La biodiversité ne se résume donc pas à l'inventaire des espèces. Pour la déchiffrer, il faut avoir une approche globale du vivant – des micro-organismes aux animaux en passant par les végétaux –, qui intègre les trois niveaux que sont les gènes, les espèces et les écosystèmes.

Et l'homme dans tout ça ? Il est au cœur de la biodiversité et ne cesse d'interagir avec elle.

S'il est besoin de trouver une cause utilitaire à la protection de la biodiversité, il suffit de mentionner que l'homme y puise ses ressources alimentaires, mais aussi les matières premières nécessaires à sa vie

La biodiversité menacée

Nature par Bernard Guerrini, Mathias Schmitt

La Biodiversité menacée : quelles solutions pour demain ? La biodiversité menacée | Comprendre le monde | fr - ARTE : Sale Temps Pour La Planete 1/2 - Vidéo Dailymotion : Sale temps pour la planèteTEASER TANZANIE LES DAMNES DE LA TERRE : http://www.dailymotion.com/video/xsorr4_teaser-tanzanie-les-damnes-de-la-terre_travel?search_algo=1

 
La  Victoire pour les espèces en dangers et le plan climat voulu par Barack Obama Climat: Obama salue une "journée historique", montre un début de prise de conscience mais insuffisant. La situation est sombre.
 
La Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées (Cites) a clos ses travaux aujourd'hui à Johannesburg après avoir adopté une série de décisions importantes pour agir contre le trafic des espèces animales et des plantes menacées.

Mais un vote sur le renforcement de l'interdiction de la vente de l'ivoire a mis en lumière des divisions parmi les Etats africains et les experts. Le trafic illégal en matière de vie sauvage est évalué à 20 milliards de dollars (18 milliards d'euros) par an.
 
 

  Climat: les insectes font 69 mds d'euros de dégâts chaque année Les insectes envahissants, en pleine expansion sous l'effet des échanges mondiaux et du réchauffement planétaire, font chaque année au moins 69 milliards d'euros de dégâts dans le monde, un chiffre largement sous-estimé, selon une étude parue aujourd'hui.


Dommages aux biens et services, coûts en matière de santé, pertes agricoles, les impacts des insectes envahissants (proliférant hors de leur milieu naturel) sont nombreux. Et le résultat chiffré de cette évaluation est a minima, soulignent les auteurs de cette synthèse inédite publiée dans Nature Communications.

La situation devrait encore se dégrader avec le réchauffement planétaire: les aires favorables à leur expansion devraient croître de 18% d'ici 2050, si rien n'était fait pour freiner le déréglement climatique, pointe l'étude. Aujourd'hui environ 10% des insectes introduits dans une nouvelle région s'y implantent, et 10% d'entre eux finissent par y proliférer.
 
 
 
Le président américain Barack Obama a salué ce mercredi "une journée historique" dans la lutte contre le réchauffement climatique après l'annonce de l'entrée en vigueur prochaine de l'accord international conclu à Paris fin 2015. "Aujourd'hui est une journée historique dans la lutte pour protéger notre planète pour les générations futures", a déclaré M. Obama, estimant qu'elle pourrait rester dans l'histoire "comme un tournant".

Il ouvre la voie, à "une échelle sans précédent", aux investissements et à l'innovation dans une économie bas carbone, a-t-il ajouté. Cet accord "nous donne la meilleure chance possible sauver notre planète", a encore dit le président américain qui avait fait de la lutte contre le changement climatique l'une de ses priorités en arrivant au pouvoir en 2009. "Aucun pays, même un pays aussi puissant que le nôtre, ne peut relever ce défi seul. Nous devons nous y attaquer ensemble", a-t-il encore dit. Reconnaissant que la diplomatie était souvent un exercice long et frustrant, il a mis en exergue les négociations internationales sur le climat qui démontrent qu'avec "des efforts persistants, un fort leadership américain, de l'optimisme, de la confiance et de l'espoir", un résultat est possible. 
 
 
Ottawa aura beaucoup de mal à atteindre ses objectifs alors que les émissions de gaz à effet de serre progressent à un rythme effréné, du fait de la production pétrolière.Les émissions progressent à un rythme effréné

« Le monde entier se mobilise pour lutter contre les changements climatiques et on le fera sans les conservateurs », a indiqué le ministre des affaires étrangères Stéphane Dion, les accusant d’avoir bloqué le dossier pendant dix ans sous le règne de Stephen Harper (2006-2015). Le premier ministre Justin Trudeau est  davantage d’actions sur le front climatique et un objectif de réduction d’émissions plus ambitieux que celui fixé par son prédécesseur : une baisse de 30 % d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2005.C’est là où le bât blesse, car le Canada aura déjà beaucoup de mal à atteindre cet objectif alors que les émissions progressent à un rythme effréné. Ottawa a d’ores et déjà renoncé à sa promesse de ne dépasser pas la cible initiale. Concernant la taxe carbone Certaines provinces sont déjà plus vertueuses que d’autres : les plus prospères, représentant 80 % de la population canadienne, font leur part.
La Saskatchewan, grande productrice d’énergies fossiles, dans l’ouest du pays, y est par contre farouchement opposée. « Toutes les provinces doivent faire leur part », a précisé M. Trudeau lundi à Ottawa.

Autorisation d’oléoducs polluants

Dans le camp des critiques, on craint surtout que M. Trudeau ne souffle encore longtemps le chaud et le froid, oscillant entre sa volonté de réduire les émissions et celle de ne pas nuire à une croissance économique déjà anémique. En Alberta et en Saskatchewan, les gouvernements comme le lobby pétrolier réclament aussi que l’Etat fédéral autorise d’autres grands projets de pipelines, afin de faciliterl ’exportation du pétrole des sables bitumineux et la hausse de sa production.

Chez Greenpeace Canada, on relève que mettre un prix sur le carbone est « une bonne nouvelle » mais qui ne comblera pas plus du « tiers de l’écart entre la trajectoire actuelle des émissions et les objectifs de Paris ». Même son de cloche du côté de l’ONG québécoise Equiterre, où l’on estime qu’« à dix dollars la tonne, la taxe n’aura pas beaucoup d’impact sur une réduction des émissions »

Pétrole - Le Début De La Fin - Documentaire Complet En Francais

 

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Déjà en proie à un déficit chronique de précipitations, le sud-ouest des Etats-Unis est menacé d'une "méga-sécheresse" d'ici la fin du siècle à cause du réchauffement climatique, selon une étude publiée dans la revue américaine Science Advances
Les "méga-sécheresses" sont des périodes sévères d'aridité qui durent plus de trente ans, précisent les chercheurs dont les travaux ont été publiés hier. 
 
Situation la plus grave depuis 25 ans"

Aux Etats-Unis, il s'agit "sans doute de la situation la plus grave depuis 25 ans", avait affirmé le 18 juillet le secrétaire américain à l'Agriculture Tom Vilsack, après avoir rencontré le président Barack Obama pour évoquer cette catastrophe qui touche près de 61% des Etats-Unis, premier producteur mondial de soja et de maïs. En 1988, la sécheresse avait coûté des dizaines de milliards de dollars à l'économie américaine
 
Une telle méga-sécheresse créerait "une pression sans précédent sur les ressources en eau déjà limitées" en Californie, dans le Nevada, au Nouveau-Mexique, dans l'Utah et le Colorado, écrivent ces chercheurs, dont Toby Ault de l'université américaine Cornell qui a mené ces travaux. Le bassin du Colorado, qui s'étend entre l'Arizona, la Californie, le Nouveau-Mexique, le Nevada, l'Utah et le Wyoming, connaît une sécheresse depuis seize ans. En Californie, qui entre dans la sixième année d'une sécheresse exceptionnelle, les autorités ont imposé des limites strictes sur la consommation d'eau en 2015.
 
 
Some 80% of homes in Haiti's southern province destroyed as Hurricane Matthew marches through the Caribbean http://aje.io/j67x
 
  
 «Le scénario de l’effondrement l’emporte»
 
Wall-E - Bande-Annonce Française

WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre WALL·E 2008 Full Movie - YouTube

 

Dès le premier sommet de la Terre de 1972, le chercheur américain Dennis Meadows partait en guerre contre la croissance. A la veille de la conférence «Rio + 20», il dénonce les visions à court terme et dresse un bilan alarmiste.

En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) rédigent à la demande du Club de Rome un rapport intitulé The Limits to Growth (les Limites à la croissance). Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse établit clairement les conséquences dramatiques d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. En simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres, ces chercheurs élaborent treize scénarios, treize trajectoires possibles pour notre civilisation.

Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour tout le monde, la croissance économique ne se discute pas. Aujourd’hui encore, elle reste l’alpha et l’oméga des politiques publiques. En 2004, quand les auteurs enrichissent leur recherche de données accumulées durant trois décennies d’expansion sans limites, l’impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement. Et ils sont convaincus que le pire scénario, celui de l’effondrement, se joue actuellement devant nous. Rencontre avec l’un de ces scientifiques, Dennis Meadows, à la veille de la conférence de Rio + 20.

Le sommet de la Terre démarre mercredi à Rio. Vous qui avez connu la première conférence, celle de Stockholm, en 1972, que vous inspire cette rencontre, quarante ans plus tard ?

Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. C’est complètement fou. Dépenser l’argent que ça coûte à financer des politiques publiques en faveur de la biodiversité, de l’environnement, du climat serait plus efficace. Il faut que les gens comprennent que Rio + 20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.

Regardez les grandes conférences onusiennes sur le climat, chaque délégation s’évertue à éviter un accord qui leur poserait plus de problèmes que rien du tout. La Chine veille à ce que personne n’impose de limites d’émissions de CO2, les Etats-Unis viennent discréditer l’idée même qu’il y a un changement climatique. Avant, les populations exerçaient une espèce de pression pour que des mesures significatives sortent de ces réunions. Depuis Copenhague, et l’échec cuisant de ce sommet, tout le monde a compris qu’il n’y a plus de pression. Chaque pays est d’accord pour signer en faveur de la paix, de la fraternité entre les peuples, du développement durable, mais ça ne veut rien dire. Les pays riches promettent toujours beaucoup d’argent et n’en versent jamais.

Vous n’y croyez plus ?

Tant qu’on ne cherche pas à résoudre l’inéquation entre la recherche perpétuelle de croissance économique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas à quoi ça sert. A la première conférence, en 1972, mon livre les Limites à la croissance (dont une nouvelle version enrichie a été publiée en mai) avait eu une grande influence sur les discussions. J’étais jeune, naïf, je me disais que si nos dirigeants se réunissaient pour dire qu’ils allaient résoudre les problèmes, ils allaient le faire. Aujourd’hui, je n’y crois plus !

L’un des thèmes centraux de la conférence concerne l’économie verte. Croyez-vous que ce soit une voie à suivre ?

Il ne faut pas se leurrer : quand quelqu’un se préoccupe d’économie verte, il est plutôt intéressé par l’économie et moins par le vert. Tout comme les termes soutenabilité et développement durable, le terme d’économie verte n’a pas vraiment de sens. Je suis sûr que la plupart de ceux qui utilisent cette expression sont très peu concernés par les problèmes globaux. La plupart du temps, l’expression est utilisée pour justifier une action qui aurait de toute façon été mise en place, quelles que soient les raisons.

Vous semblez penser que l’humanité n’a plus de chance de s’en sortir ?

Avons-nous un moyen de maintenir le mode de vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : «Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait», ou «je me souviens, avant, on prenait l’avion comme ça». Pour les plus riches, cela durera un peu plus longtemps, mais pour l’ensemble des populations, c’est terminé. On me parle souvent de l’image d’une voiture folle qui foncerait dans un mur. Du coup, les gens se demandent si nous allons appuyer sur la pédale de frein à temps. Pour moi, nous sommes à bord d’une voiture qui s’est déjà jetée de la falaise et je pense que, dans une telle situation, les freins sont inutiles. Le déclin est inévitable.

En 1972, à la limite, nous aurions pu changer de trajectoire. A cette époque, l’empreinte écologique de l’humanité était encore soutenable. Ce concept mesure la quantité de biosphère nécessaire à la production des ressources naturelles renouvelables et à l’absorption des pollutions correspondant aux activités humaines. En 1972, donc, nous utilisions 85% des capacités de la biosphère. Aujourd’hui, nous en utilisons 150% et ce rythme accélère. Je ne sais pas exactement ce que signifie le développement durable, mais quand on en est là, il est certain qu’il faut ralentir. C’est la loi fondamentale de la physique qui l’exige : plus on utilise de ressources, moins il y en a. Donc, il faut en vouloir moins.

La démographie ne sera pas abordée à Rio + 20. Or, pour vous, c’est un sujet majeur…

La première chose à dire, c’est que les problèmes écologiques ne proviennent pas des humains en tant que tels, mais de leurs modes de vie. On me demande souvent : ne pensez-vous pas que les choses ont changé depuis quarante ans, que l’on comprend mieux les problèmes ? Je réponds que le jour où l’on discutera sérieusement de la démographie, alors là, il y aura eu du changement.

Jusqu’ici, je ne vois rien, je dirais même que c’est pire qu’avant. Dans les années 70, les Nations unies organisaient des conférences sur ce thème, aujourd’hui, il n’y a plus rien.

Pourquoi ?
 

Je ne comprends pas vraiment pourquoi. Aux Etats-Unis, on ne discute plus de l’avortement comme d’une question médicale ou sociale, c’est exclusivement politique et religieux. Personne ne gagnera politiquement à ouvrir le chantier de la démographie. Du coup, personne n’en parle. Or, c’est un sujet de très long terme, qui mérite d’être anticipé. Au Japon, après Fukushima, ils ont fermé toutes les centrales nucléaires. Ils ne l’avaient pas planifié, cela a donc causé toutes sortes de problèmes. Ils ont les plus grandes difficultés à payer leurs importations de pétrole et de gaz. C’est possible de se passer de nucléaire, mais il faut le planifier sur vingt ans.

C’est la même chose avec la population. Si soudainement vous réduisez les taux de natalité, vous avez des problèmes : la main-d’œuvre diminue, il devient très coûteux de gérer les personnes âgées, etc. A Singapour, on discute en ce moment même de l’optimum démographique. Aujourd’hui, leur ratio de dépendance est de 1,7, ce qui signifie que pour chaque actif, il y a 1,7 inactif (enfants et personnes âgées compris). S’ils stoppent la croissance de la population, après la transition démographique, il y aura un actif pour sept inactifs. Vous comprenez bien qu’il est impossible de faire fonctionner correctement un système social dans ces conditions. Vous courez à la faillite. Cela signifie qu’il faut transformer ce système, planifier autrement en prenant en compte tous ces éléments.

La planification existe déjà, mais elle ne fonctionne pas. Nous avons besoin de politiques qui coûteraient sur des décennies mais qui rapporteraient sur des siècles. Le problème de la crise actuelle, qui touche tous les domaines, c’est que les gouvernements changent les choses petit bout par petit bout. Par exemple, sur la crise de l’euro, les rustines inventées par les Etats tiennent un ou deux mois au plus. Chaque fois, on ne résout pas le problème, on fait redescendre la pression, momentanément, on retarde seulement l’effondrement.

Depuis quarante ans, qu’avez-vous raté ?

Nous avons sous-estimé l’impact de la technologie sur les rendements agricoles, par exemple. Nous avons aussi sous-estimé la croissance de la population. Nous n’avions pas imaginé l’ampleur des bouleversements climatiques, la dépendance énergétique. En 1972, nous avions élaboré treize scénarios, j’en retiendrais deux : celui de l’effondrement et celui de l’équilibre. Quarante ans plus tard, c’est indéniablement le scénario de l’effondrement qui l’emporte ! Les données nous le montrent, ce n’est pas une vue de l’esprit.

Le point-clé est de savoir ce qui va se passer après les pics. Je pensais aussi honnêtement que nous avions réussi à alerter les dirigeants et les gens, en général, et que nous pouvions éviter l’effondrement. J’ai compris que les changements ne devaient pas être simplement technologiques mais aussi sociaux et culturels. Or, le cerveau humain n’est pas programmé pour appréhender les problèmes de long terme. C’est normal : Homo Sapiens a appris à fuir devant le danger, pas à imaginer les dangers à venir. Notre vision à court terme est en train de se fracasser contre la réalité physique des limites de la planète.

N’avez-vous pas l’impression de vous répéter ?

Les idées principales sont effectivement les mêmes depuis 1972. Mais je vais vous expliquer ma philosophie : je n’ai pas d’enfants, j’ai 70 ans, j’ai eu une super vie, j’espère en profiter encore dix ans. Les civilisations naissent, puis elles s’effondrent, c’est ainsi. Cette civilisation matérielle va disparaître, mais notre espèce survivra, dans d’autres conditions. Moi, je transmets ce que je sais, si les gens veulent changer c’est bien, s’ils ne veulent pas, je m’en fiche. J’analyse des systèmes, donc je pense le long terme. Il y a deux façons d’être heureux : avoir plus ou vouloir moins. Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins.

Partout dans les pays riches, les dirigeants promettent un retour de la croissance, y croyez-vous ?

C’est fini, la croissance économique va fatalement s’arrêter, elle s’est déjà arrêtée d’ailleurs. Tant que nous poursuivons un objectif de croissance économique «perpétuelle», nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du XXIe siècle. Par effondrement, il faut entendre une chute combinée et rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête. Nous sommes dans une période de stagnation et nous ne reviendrons jamais aux heures de gloire de la croissance. En Grèce, lors des dernières élections, je ne crois pas que les gens croyaient aux promesses de l’opposition, ils voulaient plutôt signifier leur désir de changement. Idem chez vous pour la présidentielle. Aux Etats-Unis, après Bush, les démocrates ont gagné puis perdu deux ans plus tard. Le système ne fonctionne plus, les gens sont malheureux, ils votent contre, ils ne savent pas quoi faire d’autre. Ou alors, ils occupent Wall Street, ils sortent dans la rue, mais c’est encore insuffisant pour changer fondamentalement les choses.

Quel système économique fonctionnerait d’après vous ?

Le système reste un outil, il n’est pas un objectif en soi. Nous avons bâti un système économique qui correspond à des idées. La vraie question est de savoir comment nous allons changer d’idées. Pour des pans entiers de notre vie sociale, on s’en remet au système économique. Vous voulez être heureuse ? Achetez quelque chose ! Vous êtes trop grosse ? Achetez quelque chose pour mincir ! Vos parents sont trop vieux pour s’occuper d’eux ? Achetez-leur les services de quelqu’un qui se chargera d’eux ! Nous devons comprendre que beaucoup de choses importantes de la vie ne s’achètent pas. De même, l’environnement a de la valeur en tant que tel, pas seulement pour ce qu’il a à nous offrir.

Laure Noualhat
 
 
 
fin de petrole
 


 
Un monde sans humains - YouTube

 Faut-il Avoir Peur de la fin du Pétrole

 

Les limites à la croissance  de Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers Rue de l’Echiquier, 432 pp., 25 €.

INTERVIEW
«Le scénario de l’effondrement l’emporte»
Par Laure Noualhat
 
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