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10/09/2013

Centrales Nucléaires : Démantèlement Impossible ?

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La bataille de nos assiettes

Les élus locaux dans le piège nucléaire


Troisième volet de notre enquête sur les décideurs de l'énergie. Ce sont des élus de la République au niveau local, qui représentent un territoire, des citoyens.
Mais pas seulement. Ils sont aussi pris au piège de la rente nucléaire.

 

 



Lire l'article

 

 

Centrales nucléaires, démantèlement impossible ?

 De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

 (France, 2013, 68mn)
ARTE F

 Centrales Nucléaires : Démantèlement Impossible ? - YouTube :  

 

géopolitiques,batailles pour l'énergie,lobbing,gaz de schiste,nucléaire,japon,les etats unis,finance,economie,sociétéDes spécialistes de l'énergie ? 

Les élus de collectivités abritant des sites nucléaires sont souvent spécialisés sur les questions énergétiques au niveau de la représentation nationale. Ainsi, ils sont ainsi : président de l’OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), membres de la Commission des affaires économiques qui sera en première ligne sur le projet de loi sur la transition énergétique, ou du groupe d’étude sur l’énergie.

 

En clair, ils sont ceux qui prendront les rênes des débats parlementaires sur la politique énergétique au moment où le projet de loi sur l’énergie arrivera à l’Assemblée nationale puis au Sénat d'ici fin 2013. Leur influence est donc forte sur un texte pour lequel l’exécutif cherchera à obtenir une majorité solide. Si François Hollande décide d'écouter ces députés, de les suivre, cela risque fort de compromettre toute ambition sur la réduction de la part du nucléaire dans la future loi sur l'énergie.

 

Des ambassadeurs ?

Ils sont des ambassadeurs, à double titre : de la majorité au pouvoir au niveau local, et de l'industrie nucléaire implantée sur leur territoire au niveau national. Ils en assurent régulièrement la défense dans les médias, locaux autant que nationaux, avec des arguments qui rappellent ceux des industriels : industrie de pointe, tarifs, emplois ... (voir notre décryptage complet des arguments des industriels du nucléaire)

 

Quelques citations, pour illustration :

Patrice Prat, député-maire de Laudun-l’Ardoise (installations nucléaires de Marcoule et Tricastin) :  "Oui, le nucléaire est une filière d’avenir ! Arnaud Montebourg a exprimé fidèlement la position du président de la République. [...] notre pays ne va pas tourner le dos à cette énergie, sur laquelle il devra pouvoir compter pour fournir aux entreprises et aux ménages, l’énergie la plus sûre et la moins coûteuse possible." le 30 août 2012, en soutien à Arnaud Montebourg

 Christian Bataille, député du Nord (centrale nucléaire de Gravelines), vice-président de l’OPECST :   "L'accord entre le PS et les Verts est désastreux sur le plan industriel et électoral; il ne durera pas" le 29 novembre 2011 dans une interview aux Echos. ou encore : "De nombreux parlementaires, élus de zones industrielles, considèrent qu'il faut privilégier l'industrie et qu'on ne peut pas faire repartir l'économie à coup d'emplois d'avenir." le 2 août 2013 dans une interview au Figaro.

 1 2Leur influence

3 4 Majorité gouvernementale, Parlement, territoires : un réseau d'influence.

Certains élus de collectivités abritant des sites nucléaires ont trois sphères d’influence : la première au sein de la majorité gouvernementale, la seconde au sein du Parlement et enfin la dernière au niveau des territoires. Dans chacune de ces sphères, des élus jouent sur l’équilibre politique pour garantir les intérêts de l’industrie du nucléaire et ainsi maintenir les revenus des collectivités (communes, communautés, départements, régions) auxquels ils doivent leurs sièges (vous découvrirez ces éléments dans la partie concernant leurs intérêts).

À l'échelon national, dès les débuts du programme électronucléaire français, il y a toujours eu des élus du nucléaire devenus ministres défendant l'atome.

Plus proche de nous, Eric Besson, maire de Donzère (centrale du Tricastin), était ministre de l’énergie et de l’industrie pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, quatre ministres ancrés dans des territoires vivant du nucléaire œuvrent au gouvernement.

Bernard Cazeneuve est ministre du Budget et ex-maire de Cherbourg (centrale nucléaire de Flamanville, usine nucléaire de la Hague) ; Arnaud Montebourg est ministre de l’Industrie, particulièrement actif sur les questions d’énergie, et ex-président du conseil général de Saône et Loire (usine Areva du Creusot) ; Sylvia Pinel est ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, ex-députée de Valence d’Agen (centrale de Golfech) ; enfin Geneviève Fioraso est ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 1ère vice-présidente de "La Métro" (la Communauté d'Agglomération de Grenoble), et ancienne collaboratrice auprès du CEA de 1989 à 1995.

Le corps des Mines est resté généralement dans l’ombre des gouvernements (voir notre enquête sur les X-Mines), mais certains corpsards préférent la lumière.

 

Alors que le projet de François Hollande est de réduire la part du nucléaire, qui entraînera la fermeture de réacteurs, le nucléaire a de nombreux protecteurs au gouvernement. Le président de la République décidera-t-il de les écouter au détriment des intérêts de la France et de sa transition énergétique ?

La politique énergétique se discute dans de multiples groupes ou commissions à l’Assemblée nationale et au Sénat.

On y retrouve de nombreux élus issus des territoires dépendant économiquement de l’activité nucléaire

 

 

Le secteur du pétrole est rentré en ébullition depuis quelques semaines, alors que les Etats-Unis sont en plein préparatif pour intervenir en Syrie. Il est difficile aujourd'hui de ne pas trouver un analyste financier qui ne ce soit pas reconverti dans l'analyse géopolitique, prédisant si ce n'est le chaos au Moyen-Orient, tout du moins une dégradation sévère de la situation... et une envolée du pétrole. Porte-avions, tomahawk, alliances... les marchés étaient tous disposés à "acheter au son du canon".

L'empressement de Barack Obama à ne pas intervenir s'explique de diverses façons. Il faut d'abord compter avec sa prudence, sa marque de fabrique. Le manque d'assurance sur l'issue politique en cas d'intervention est une deuxième explication. Enfin la désaffection de son principal allié, l'Angleterre, a fini de complexifier une affaire déjà mal engagée.

J'ajouterais une dernière raison, les Etats-Unis ont moins besoin d'intervenir en Syrie.

Il est rare de voir les Etats-Unis se préparer à intervenir au Moyen-Orient sans qu'on leur reproche de vouloir sécuriser leurs approvisionnements en pétrole. Bien entendu, la Syrie ne produit plus de pétrole, mais les combats impliquent tous les pays pétroliers de la région, de l'Arabie Saoudite à l'Iran en passant par l'Irak.

Mon opinion est que le Moyen-Orient n'est plus une priorité parce ce que le pétrole arabe n'en est plus une.

 

 

Le pétrole made in America
Les Américains consomment de moins en moins de pétrole arabe. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les importations de pétrole devraient tomber à 35% de la consommation globale en 2018, contre 51% aujourd'hui. Sur cette période, le Moyen-Orient et l'Amérique latine réduiront ainsi leurs exportations vers les Etats-Unis de 2,1 millions de baril par jour (Mb/j), alors qu'elles augmenteront de 3 Mb/j vers l'Asie.

Le boom des shale oil pourrait permettre aux Etats-Unis d'augmenter leur production locale. D'ici 2018, Washington produira 12 millions de barils par jour, soit l'équivalent de la capacité actuelle de l'Arabie Saoudite.

 les Etats-Unis font actuellement le choix du gaz naturel.

 



Photo 122.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans une étude récente de Natixis, Patrick Artus montre que le modèle énergétique de l'économie américaine est basé sur une dépendance de moins en moins forte vis-à-vis du pétrole et repose de plus en plus sur le la production de gaz de schiste. Les conséquences sont importantes : le prix du gaz naturel étant décorrélé du prix du pétrole, les Etats-Unis redeviennent très compétitifs par rapport au Japon et à l'Europe puisque le relatif faible prix du gaz équivaut à une baisse du coût du travail dans l'industrie de 6% et de 12% vis-à-vis de la zone euro.

 

 

Le virage gazier de Barack Obama
Vous vous souvenez de la première élection de Barack Obama en 2008 ? Au-delà du symbole pour les minorités américaines qu'avait représenté son élection, il avait également porté un élan autour d'un nouveau mix énergétique. Elu en pleine tempête financière, il avait porté les énergies renouvelables au pinacle. Elles étaient les nouveau relais de croissance, et la clef pour lutter contre le changement climatique.

Quatre ans après, Barack Obama ne jure que par le gaz de schiste. Lors de sa deuxième élection, le président américain s'était transformé en VRP de ces gaz. Et on comprend les raisons de ce renversement en faveur d'une énergie fossile. Ils espèrent avec Le gaz des schiste la création de "de 400 000 à 650 000 emplois selon les estimations", et le président à parle de 600 000 nouveaux emplois créés d'ici 2020 grâce au gaz de schiste. Les retombées pour propriétaire ( et dans une moindre mesure pour les ménages ) en termes de pouvoir d'achat sont également très importantes.

Le gaz va-t-il entrer en concurrence avec le pétrole ?
Pour l'instant, c'est le charbon qui est laminé par le gaz de schiste. La concurrence faite au charbon est soutenue par l'Etat, puisque l'EPA, l'agence de l'environnement américaine, a imposé des limites d'émissions de CO2 aux centrales thermiques. Les nouvelles centrales au charbon sont fortement pénalisées face aux centrales au gaz.

Toutefois, il n'est pas impossible de voir le gaz concurrencer le pétrole, du moins dans des marchés de niche comme les flottes de véhicules. Si la révolution du pétrole de schiste va augmenter les réserves américaines en pétrole, la baisse des prix de l'essence va être moindre que celle sur le marché du gaz, car le gaz s'échange sur un marché régional. .

Comme l'a expliqué récemment le
Wall Street Journal, la politique énergétique d'Obama pourrait encore évoluer dans les prochains mois. Si la conversion augaz de schiste d'Obama a été "le fruit en partie d'un calcul politique, il est possible de voir le président américain soutenir à nouveau les énergies renouvelables une fois éloignées les prochaines échéances électorales.."

 

Sur mon blog

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE, une conférence de Bakounine, Quoi encore, la Syrie ?, Une reprise en trompe l'oeil , L'eau, source de la discorde ?, Emballement climatique, le changement dans la..., coluche, quand je serais grand,

Sur L'Indigné Révolté

Gasland , Grand centrale : nucléaire mon amour , Quoi encore, la Syrie ? , Message caché des films " d'horreurs ou d'épouvantes" , À bas les chefs ! , "le changement dans la continuité" , coluche, quand je serais grand , Le dessous des cartes - SYRIE : LES IMPLICATIONS ... , Le sable - Enquête sur une disparition , La guerre de Syrie fait tache d'huile , LA MALÉDICTION DU GAZ DE SCHISTE , Le mystère de la disparition des abeilles , Batailles pour l'énergie , Le dessous des cartes - Mondialisation , Irak, l'ombre de la guerre , Planète alu , La crise. Quelle crise ? , Créer des problème, puis offrir des solutions , La bataille de nos assiettes , Histoire de la géopolitique au Moyen Orient

Sur L'indigné

Mutations (Slugs) - Une série B réjouissante !

 

 

 

15/08/2013

Bioéthanol, Gaz de schisme : meme combat

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  1. « As-tu compris que la cause principale de tous les maux, c'est la misère, et que cette misère est une conséquence nécessaire de l'organisation économique actuelle de la société, et notamment de l'asservissement du travail c'est-à-dire du prolétariat sous le joug du capital c'est-à-dire de la bourgeoisie ? »
    bakounine

    "La misère fut la cause première des richesses. Ce fut elle qui créa le premier capitaliste. Car avant d'accumuler la «plus-value», dont on aime tant à causer, encore fallait-il qu'il y ait des misérables qui consentissent à vendre leur force de travail pour ne pas mourir de faim. C'est la misère qui a fait les riches"
    kropotkine
  • Photo : « As-tu compris que la cause principale de tous les maux, c'est la misère, et que cette misère est une conséquence nécessaire de l'organisation économique actuelle de la société, et notamment de l'asservissement du travail c'est-à-dire du prolétariat sous le joug du capital c'est-à-dire de la bourgeoisie ? »
 bakounine 

"La misère fut la cause première des richesses. Ce fut elle qui créa le premier capitaliste. Car avant d'accumuler la «plus-value», dont on aime tant à causer, encore fallait-il qu'il y ait des misérables qui consentissent à vendre leur force de travail pour ne pas mourir de faim. C'est la misère qui a fait les riches"
kropotkine

 

Ne pas oublier que si l’industrie du gaz de schisme, des lobbies privés est eu  autant de facilité pour exploiter et détruire l’écosystème, c’est que l’Etat ( l’institution) a des intérêts financiers à les autoriser

 

De nombreuses organisations, parmi lesquelles Attac France, les Amis de la Terre, Bankwatch et d'autres, ont interpellé le gouvernement français à plusieurs reprises et sous diverses formes : une lettre, des demandes de rendez-vous, des tribunes comme celle-ci ou encore cette pétition qui a recueilli près de 4000 signatures en moins de 5 jours pour demander que les gaz de schiste soient formellement exclus de la politique de la BEI.

Jusqu'ici, le gouvernement était resté discret.
Ce mercredi, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, nous a répondu ce mercredi après-midi sur Twitter : « la France défend le non financement du charbon et des gaz de schiste par la BEI ».
(Plus de détail ici)

Où en est l'Arctique aujourd'hui ? Les sources scientifiques sont multiples, mais toutes sont alarmistes. La banquise perd inévitablement de son étendue et de son épaisseur et pourrait complètement disparaître en été dès 2030.
Lire l'article

Il y a un an, le 21 juin 2012, alors que le sommet de Rio se déroulait, ne portant que très peu d’espoirs pour le climat, nous lancions notre campagne “Save The Arctic“.“.

 

 

 

 

, les défenseurs de l’Arctique ont œuvré, pendant des jours et des jours, sur le terrain, dans plusieurs pays, partout où Shell est présent

 

Selon WWF, plus de 180 espèces de requins étaient menacées en 2010, contre 15 en 1996 ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Requin

 
Selon WWF, plus de 180 espèces de requins étaient menacées en 2010, contre 15 en 1996 ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Requin

Officieusement, de nombreux lobbies font pressions sur les états, eux même attirés par une manne financière ( impots directe et indirecte) alors que les pays industrialisé sont confrontés à une crise de la dette ( de la finance ou du capitalisme). Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question.

la photo de Plantu [Page officielle].

ET SI ON ARRÊTAIT DE TAPER SUR LE GOUVERNEMENT?       Le dessin de ce samedi dans Le Monde.

 FRANCE • Un ministre, ça ferme sa gueule ou c'est limogé | Courrier ... : « Ironie de l’histoire, Delphine Batho avait été choisie à ce poste car, justement, on attendait d’elle qu’elle ne fasse pas de vagues. De fait, un an durant, la modestie de ses interventions a été remarquable. Absente sur les gros dossiers en matière d’énergie comme de transports, la ministre avait jusqu’ici su se montrer transparente et parfaitement inoffensive. Trop sans doute pour cette ancienne fidèle de Ségolène Royal. »  Les coups de Delphine Batho, la riposte embarrassée de la majorité

 

Dessin de Burki, Suisse.

 


Lire aussi : Delphine Batho se dit victime des lobbies économiques

Lire aussi : Hollande en Tunisie : "Je ne veux pas parler de ça ici"

 Limogeage de Delphine Batho

Arnaud Montebourg a l'art de faire parler de lui. La dernière déclaration en publique concernant le gaz de schisme, le ministre du Redressement productif a envisagé la création d'une "compagnie publique et nationale" qui pourrait être destinée à l'exploitation du gaz de schiste français. Le ministre sait aussi très bien ne faire parler que de lui. Peu de gens auront retenu que la réunion au cours de laquelle le ministre s'est exprimé était initialement consacrée à la réforme du code minier

 la photo de Consommateur Ethique.

"Le 12 juin 2007, la France acceptait de faire rentrer 0,9% d’OGM dans les produits bio de norme AB, sans étiquetage particulier, histoire de tromper le consommateur ...
http://wp.me/s2gRJb-2648

Du côté des soutiens à la fracturation, on compte la Pologne, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Roumanie, la Lituanie et la République tchèque. Bien évidemment, les compagnies pétrolières soutiennent ces pays, comme Exxon Mobil, Chevron, Haliburton ou encore Total, Statoil, PGNiG ou Shell. Leurs arguments sont simples. Ces ressources permettent d'abord de réduire la dépendance de l'UE au gaz russe, et ensuite réduisent les émissions de CO2 en remplaçant le charbon ou le pétrole.

Le 6 août, à Balcombe (sud de Londres), des opposants au gaz de schiste manifestent contre les travaux de la société Cuadrilla, qui a commencé à creuser un puits dans l'espoir d'y trouver des hydrocarbures.

Le 6 août, à Balcombe (sud de Londres), des opposants au gaz de schiste manifestent contre les travaux de la société Cuadrilla, qui a commencé à creuser un puits dans l'espoir d'y trouver des hydrocarbures. Crédits photo : LUKE MACGREGOR/REUTERS

Le gouvernement britannique adopte la fiscalité «la plus favorable au monde» pour encourager l'exploration.

Selon un rapport récent du British Geological Survey, les ressources en gaz de schiste dans le nord de la Grande-Bretagne seraient deux fois plus importantes qu'une estimation précédente des réserves dans l'ensemble du pays - ce qui représenterait l'équivalent théorique d'un siècle de consommation Le taux d'imposition sur la production sera réduit à 30%. Pour le chancelier de l'Échiquier, George Osborne, ce serait une «vraie tragédie» de laisser passer la «révolution énergétique». Il a annoncé la mise en place du régime fiscal«le plus généreux» - source Le figaro le 13/08/2013  

 

La Banque européenne d’investissements (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), deux banques publiques européennes dont la France est l’un des actionnaires principaux, et deux des plus grandes banques multilatérales d'investissement au monde, vont prochainement adopter leurs nouvelles politiques énergétiques (respectivement le 23 juillet et à l'automne).

Elles envisagent de maintenir leurs financements aux énergies fossiles et d'ouvrir leur porte-feuille de prêts à des projets d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille...).

 

 Chacun pourrait ainsi continuer son bonhomme de chemin si l'UE n'avait pas des velléités législatives. La Commission européenne devrait proposer un "cadre législatif" pour cet automne selon le correspondant de Libération. C'est pourquoi est en train de jouer une bataille homérique à la Commission et au parlement européen pour influencer la future législation

L'Union européenne a mis le temps, mais elle aura finalement admis sa faute. Six ans après avoir été accusée de commettre un "crime contre l'humanité", l'UE a finalement renoncé à soutenir... les biocarburants.

Le 10 juillet dernier, le comité Environnement du Parlement européen a voté pour un plafonnement de la part des biocarburants dans les réservoirs des véhicules européens. Six après que Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation pour l'ONU ait accusé l'UE de participer à la sous alimentation mondiale en accaparant des terres destinées à l'origine à la culture alimentaire, le paquebot européen vient de virer de bord.

L'Union européenne brûle ce qu'elle a adoré
Pour vous situer l'ampleur du changement, l'UE ne parlait que de betteraves, de céréales et d'oléagineux en 2008 pour remplir nos réservoirs d'essence. .

Les biocarburants étaient considérés comme le Graal. Historiquement, l'Union européenne avait commencé à s'intéresser aux biocarburants quelques années auparavant, avant tout pour se débarrasser des surplus agricoles générés par la Politique agricole commune (PAC). Par la suite, la poursuite des objectifs environnementaux de l'UE (règle des 3X20) a renforcé l'importance de cette énergie. Il s'agissait de "verdir" l'essence et le gazole de la communauté.

L'UE décidait ainsi qu'elle incorporerait 10% de biocarburant dans le transport d'ici 2020. Alors que le taux avait déjà atteint 4,5% en 2012, les députés européens de la commission environnement ont décidé début juillet de plafonner cette part à 5,5%. Cette directive doit encore être validée en septembre par l'ensemble du Parlement.

Le biodiesel plus polluant que le diesel
Nocifs pour l'alimentation, les parlementaires emmenés par Corinne Lepage soulignaient également depuis des années que ces carburants n'étaient pas moins polluants que les carburants classiques. Depuis 2008, ils expliquaient qu'en prenant en compte le CASI, le changement d'affectation des sols indirect, pour la production de biocarburant, leur bilan carbone était à relativiser.

C'est finalement une étude de l'organe de recherche européen qui aura porté l'estocade. Le Joint Research Center (JRC), le centre de recherche de la Commission européenne, a confirmé dans une étude récente que le biodiesel fait à partir de cultures comme le colza était plus polluant que le diesel lui-même.

L'UE n'est pas la première à s'intéresser au sujet. L'année dernière, en pleine flambée des prix historiques des prix alimentaires, le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, avait demandé aux Etats-Unis dans une tribune publiée dans le Financial Times de suspendre leur production de bioéthanol à partir de maïs afin d'éviter une crise alimentaire.

Pourtant les Etats-Unis n'ont pas modifié leur politique, de peur que l'arrêt des subventions ne fasse chuter les cours des cultures. C'est déjà ce qui est en train de se passer, avec la chute des cours du colza en Europe.

Surtout, cette nouvelle réglementation va fragiliser les industriels des biocarburants en Europe, dont le marché pèse pas moins de 13 milliards d'euros..

On croyait les biocarburants mis au placard depuis la crise alimentaire de 2008, accusés d'avoir participé à la flambée des prix alimentaires qui avait traumatisé nombre de pays en développement. Pour certaines ONG, en privant les marchés de tonnes de maïs pour l'alimentation, ils avaient contribué à hauteur de 30% de la hausse des prix à l'époque. Nous voyons pourtant les biocarburants revenir actuellement dans les médias. Une activité frénétique agite même le secteur.

En 10 ans, les biocarburants ont considérablement évolué. Aujourd'hui, une nouvelle génération de biocarburants est en train de s'imposer. Petit tour d'horizon sur une des industries les plus prometteuses du XXIème siècle.

Même les pétroliers s'y convertissent
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es majors du pétrole ont investi massivement en 2010 et 2011 dans l'énergie solaire ou éolienne. Ces investissements n'étaient pas uniquement des actes pour se donner bonne conscience. L'investissement de Total dans le constructeur de panneaux solaires Sunpower l'année dernière pesait quand même 1,38 milliard d'euros.

Major sur le marché : . "Le premier à agir a été Petrobras, le Brésilien, du fait de sa longue histoire dans l'éthanol. Shell a suivi, investissant également au Brésil. BP et Total ont pour leur part développé leur propre R&D sur les biocarburants. Même ExxonMobil, garant de l'orthodoxie du monde pétrolier, a investi 600 millions de dollars dans Synthetic Genomics en 2009. Les biocarburants sont alors sortis de leur niche et sont devenus de vrais marchés où des milliards de dollars sont investis".

Signe de cet essor, la première économie mondiale, les Etats-Unis, a récupéré cette énergie et devient en un temps record la tour de contrôle du marché. En 2010, les Etats-Unis produisaient 48% des biocarburants produits dans le monde.

Titre : Utilisation de maïs pour la fabrication d'éthanol aux Etats-Unis

 

Utilisation de maïs pour la fabrication d'éthanol aux Etats-Unis

 

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Le Brésil arrivait derrière, avec 29%. L'Europe, dont trois pays européens se répartissaient l'effort, l'Allemagne, la France et l'Espagne, représentait 14% de l'offre mondiale. Les prix étaient subventionnés, ce qui permettait en même temps de soutenir l'agriculture européenne et américaine.

Le péché originel des biocarburants de première génération
Pourtant si l'objectif des pétroliers était d'investir sur une énergie moins soumise aux critiques que le pétrole, on peut dire que l'opération est ratée. Ceux-ci cherchaient à éviter l'accusation de polluer la planète. Mais avec les biocarburants, ils peuvent désormais être accusés de l'affamer.

Les biocarburants sont très vite accusés de détourner des terres qui devraient être consacrées à la production alimentaire. Selon l'INRA, l'Institut scientifique de recherche agronomique française, la montée en puissance des biocarburants a accentué la pression sur les marchés du maïs, du sucre et des oléagineux. La FAO et l'OCDE ont calculé que la production de biocarburants a utilisé 11% de la production mondiale de céréales secondaires, 21% de la production de sucre et 11% de la production d'huiles végétales sur la période 2008-2010.

De manière globale, l'International Food Policy Research Institute (IFPRI) a calculé que 30% de la hausse des prix depuis 2006 s'expliquerait par le développement des agrocarburants. C'est ce constat qui a conduit à la création de la deuxième génération de biocarburants.

Le feu de paille de la deuxième génération
A la différence de la première, la deuxième génération est produite à partir de la cellulose et la lignine contenue dans le bois ou dans les parties non comestibles des végétaux.  Peu développer, on ne sait pas encore si elles seront une alternative crédible, surtout si elles sont accaparés par les industrielles et financiers.

 

Changements climatiques: une menace pour la paix

Conférence environnementale - Vidéo Dailymotion :  : Par LCP  
Décryptage : François Hollande à la conférence environnementale  

 L'état et la tentation du gaz de shit - euh schisme - l'indigné

 

11/05/2013

Le bout de la logique ( suite)

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Le néolibéralisme doit sa renaissance au cours du dernier quart du 20ème siècle aux crises énergétiques des années 70, causées par les augmentations importantes et inattendues du prix du pétrole, de l'or( ...) , La dépendance chinoise au charbon ! : Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des hedge funds –, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire. cf Comprendre le capitalisme japonais : citoyen actif : "

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. (...)  Au-delà de 2°C,  les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables. ( cf  la surface agricole utile (SAU) en danger : Depuis des années, les politiques menées ont conduit à la formation de bulle de prix dans toutes les classes d'actifs. (...) )

 


Finance imaginaire.jpg

 

La finance, mon adversaire n’a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage.  Entretien Daniel Mermet avec Geoffrey Geuens. Voir les autres articles dessus

 

Prenons le cas d'un extrait de date du

Mardi 5 mars 2013 "Chroniques émergentes : un smog qui vaut de l'or" "Un smog qui vaut de l'or" - l'indigné : . Elle est le résultat d'un  capitalisme chinois qui  doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. ... . Face a ces contraintes menaçant son économie et la " paix sociale", " l'ordre social entre dominants et dominé), le régime chinois a décidé de s'attaquer à la pollution par une augmentation des pots catalytique, mais très gourment en palladium ( terre rare, donc limité). Cette augmentation de l'offre sur la demande va amener une hausse des prix propice à la spéculation et à la venue des bélligérants ( Etats, investisseurs institutionnels ou particuliers, mafias...)

 

 

Dans l’article Agora VoxNucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon »  Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et  profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait

 

Florent Detroy, rédacteur de Matières à Profits

De quoi les "terres rares" sont-elles le nom ?

On commence à savoir ce que sont les terres rares. Ce groupe de 15 métaux, les lanthanides, auquel on ajoute deux petits métaux annexes, sont indispensables à tous nos objets high-tech du quotidien, des iPod aux écrans-plasma en passant par nos batteries de téléphones. Aujourd'hui, ses approvisionnements sont critiques, car concentrés entre les mains de la seule Chine, tantôt présentés comme un ogre assoiffé de pouvoir, tantôt comme un pays en développement qui s'appuie sur ses mines pour croître.

Devant les risques de pénuries, tous les pays européens sont en train de rechercher des terres rares sur d'autres continents  la dépendance totale de l'Europe pour ses approvisionnements en métaux.

La Commission européenne a tiré la sonnette d'alarme sur cette dépendance en 2008, et essaie depuis tant bien que mal de reformer une politique minière commune. Au programme, réduction de la consommation, recyclage et relance de la mine. Pour l'instant, la relance de la mine passe d'abord par les Etats européens... et on commence à voir apparaître les premiers résultats.

Contrairement à ce qu'on l'on pense depuis 20 ans, l'Europe a encore un potentiel minier important. C'est ce qui explique l'arrivée de sociétés minières junior, qui prospectent actuellement en Allemagne, en France ou encore en Espagne. D'ailleurs, la relance de la mine est parfois simplement une opportunité d'investissement juteux. Les minières européennes, voici l'opportunité du moment.

Un géant minier en Europe, la Pologne
L'Europe ne compte qu'un seul pays dont la production est conséquente au niveau international, la Pologne. Souvent ignorée, la Pologne est le 11ème producteur de cuivre au monde selon l'USGS en 2011. Avec les neuvièmes réserves mondiales de cuivre, Varsovie restera un acteur majeur du marché.

Son champion national, c'est le groupe KGHM, dont l'Etat polonais est un important actionnaire. Pesant plus de 1,2 milliard de dollars (3,8 milliards de zloty) en bourse, le groupe a même lancé au printemps 2012 une grosse OPA sur le producteur de cuivre canadien Quadra FMX, devenant le huitième producteur de cuivre au monde. Egalement troisième producteur mondial d'argent, la croissance fulgurante de la Pologne ces dernières années, et son étonnante résistance cette année, doivent probablement beaucoup au maintient à des prix élevés de la tonne de cuivre.

Avec Quadra, KGHM suit résolument la stratégie de devenir une "compagnie internationale", selon les termes de son directeur général Herbert Wirth. Il profitera également de la diversification géographique de Quadra, qui est présente au Canada mais aussi au Chili et aux Etats-Unis, pour réduire ses coûts de production.

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L'Allemagne et la France relancent la mine
Les deux premières économies de la zone euro ont également amorcé leur retour à la mine. La stratégie des deux pays a suivi une étonnante similarité, notamment dans la sécurisation d'approvisionnement à l'étranger. Les deux capitales ont frappé à la porte du même pays, le Kazakhstan. Dans les deux cas, ce sont les industriels français qui ont poussé à la mise en place de telles stratégies, notamment, en Allemagne, à travers l'alliance formée au sein de la German industrial association BDI.

Mais les sols français et allemands intéressent également les entreprises. En France, c'est la société Variscan, société fondée par deux anciens membres du BRGM, qui s'est fixée l'objectif de creuser à nouveau le sous-sol français. Leur objectif est en premier lieu le cuivre, l'or, ainsi que le tungstène et l'étain. Des opérations ont déjà commencé dans la Sarthe, et bientôt en Bretagne. Mais pour l'instant, la société est encore suspendue au bon vouloir du ministère de l'Industrie sur l'attribution d'un permis.

En Allemagne, les projets sont bien plus avancés.

La Saxe, eldorado minier
La chute du mur de Berlin n'a pas seulement permis la réunification de l'Allemagne, mais a apporté également d'importants gisements miniers aux industriels occidentaux. Avec la montée des prix et les besoins de sécuriser les approvisionnements, certains lands sont devenus de nouveaux eldorados miniers. C'est le cas du petit land de Saxe, qui voit se multiplier ces dernières années les demandes de permis, au point que l'on peut parler de véritable rush minier. Voici un petit passage en revu non exhaustif des principaux projets :

·         Terres rares

Un des projets les plus en vue a été le projet d'exploitation d'un gisement de 38 000 tonnes de terres rares dans l'est de l'Allemagne, dans la région de Delitzsch. Du cérium, du lanthane, du néodyme et de l'europium pourraient être produits. Le chef d'orchestre de cette politique est Deutsche Rohstoffagentur (DERA) ( Deutsche Rohstoffagentur: BGR), l'équivalent du BRGM en Allemagne (Bureau de Recherche Géologique et Minière).

·          Etain

Le groupe Deutsche Rohstoff, avec sa filiale Tin International Limited, espère quant à lui produire du tungstène et de l'étain toujours en Saxe.

·         Lithium

La compagnie d'énergie solaire Geos GmbH associée à d'autres acteurs, veut produire du lithium à Zinnwald, au sud de Dresde.

·         Molybdène

C'est le groupe canadien Tinco Exploration qui s'est intéresse au molybdène de la Saxe, alors que d'importantes réserves sont soupçonnées par l'autorité minière du land.

·         Cuivre

C'est le land de Brandebourg qui a accueilli le projet du groupe Kupferschiefer Lausitz d'exploiter un gisement de 200 millions de tonnes à partir de 2017.

La Grèce, premier producteur d'or... d'Europe
La sécurisation des métaux n'est pas la seule motivation pour prospecter en Europe. Le profit en est un autre. C'est ce qui explique que la Grèce a récemment donné un coup de fouet à sa production.

Engluée dans les lourdeurs de l'administration grecque, la société Goldfield European attendait depuis 5 ans qu'Athènes l'autorise à exploiter un gisement d'or. En chute libre à la bourse, son titre minier a fini par aiguiser l'appétit de nombreux investisseurs, dont notamment le fonds souverain qatari. C'est finalement Eldorado Gold qui racheta la junior. Le timing était parfait. Depuis que la Grèce fait les gros titres des journaux pour d'autres raisons que les colonnes de l'Acropole, le gouvernement a accéléré l'obtention de permis. Avec la relance de la mine, la Grèce devrait ainsi doubler en 2016 la Finlande et devenir le premier producteur d'or d'Europe.

Il existe bien d'autres projets miniers en Europe, comme les gisements de terres rares au Groenland, sans parler du nickel de Nouvelle-Calédonie. Ce rapide exposé avait d'abord pour but de vous montrer que les opportunités de miser sur la mine en Europe sont nombreuses. Peu de grandes sociétés y sont présentes par contre, fautes de gisements géants, et il faudra miser sur des petites minières juniors.

La seule exception est KGHM (KGH:WSE), cotée sur la Bourse de Varsovie.

source : L'Europe sortira-t-elle de la crise grâce à ses mines ?

Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde 

 
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