10.01.2012
Pétrole et gaz de schiste, une guerre pour 2012
Et si une guerre éclatait en 2012 ? Une guerre de l'énergie...
Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde et 5 scénarios catastrophe..., web-reportage "Nigeria : la...
Un documentaire a ne pas manquer ce soir :Le grand Monopoly du gaz - Economie par Martin Leidenfrost, Richard LakdaniL'Union européenne consomme de plus en plus de gaz et en produit de moins en moins. A qui achètera-t-elle le gaz dont elle a besoin ? Et qui l'approvisionnera à l'avenir ? Pour tenter de faire le point sur ces questions, le journaliste Martin Leidenfrost a interrogé les acteurs-clés de la production et du commerce international du gaz. De Bakou, en Azerbaïdjan, à Moscou et à la Sibérie, en passant par Bruxelles, Istanbul et Baumgarten en Autriche, coeur du dispositif gazier européen, les réponses des dirigeants politiques, industriels et celles des employés des compagnies gazières montrent à quel point les choix stratégiques sont dépendants des relations diplomatiques. L'Europe arrivera-t-elle à faire aboutir son projet de gazoduc Nabucco ou continuera-t-elle à dépendre entièrement des approvisionnements russes de Gazprom ? » voir pour mieux comprendre GDS infos | Facebook, Programmes | Ce soir | fr - ARTE, L'Europe des lobbies, communiqué : Fwd: diffusion..., NON AUX GAZ ET PETROLES DE... Voir le documenataire : le grand monopoly du gaz.flv - YouTube ( durée 1h55 minutes), Le dossier gaz-énergie sur Arte
Chaque futur belligérant cherchait à créer des alliances, conclure des traités de non-agression, de coopération etc.
Les regroupements se faisaient par affinités politiques, géographiques, culturelles, religieuses, ethniques... Pour au final aboutir à la création de deux grands camps. La Triple-Entente regroupant la France, l'Angleterre et la Russie. Et celui de la Triple-Alliance, Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie. Sur la scène internationale, en ce moment, c'est un peu ce qui se passe avec comme objectif la possession de l'énergie.
« Quand vous y pensez, l'énergie a toujours été un moteur (sans jeu de mot) de nombre d'initiatives humaines, en particulier les guerres. Dans l'Antiquité, il fallait conquérir des esclaves ; dans notre monde moderne, les nations s'étripent politiquement, économiquement et souvent même par la voie des armes pour la possession d'un champ de pétrole ou de mines d'uranium ».
Pensez aux tensions avec l'Iran. Ou encore celles entre la Géorgie et la Russie à propos du gaz ou celles entre les Etats-Unis et Chavez.
Depuis la fin de la guerre froide, la possession de l'énergie se cache derrière bien des interventions militaires. Sans vouloir porter d'accusation, difficile de ne pas y voir un motif récurrent de la diplomatie américaine.
Bref, l'énergie est le nerf de la guerre... économique.
En 2011, alors que les matières premières, dans l'ensemble, ont connu quelques revers de fortune, le pétrole s'est extrêmement bien porté. Et 2012 pourrait être une année chaude pour l'énergie.
L'Iran, un brasier en puissance
En parlant de guerre, cela chauffe du côté de l'Iran. L'Iran s'est lancé dans une démonstration de force en réalisant des essais de missiles. Téhéran a ensuite menacé de fermer le détroit d'Ormuz si les Etats-Unis décidaient le retour d'un de leur porte-avion militaire dans le Golfe. Or le détroit d'Ormuz est absolument stratégique pour le pétrole. Par ce détroit, et chaque jour, transitent 14 supertankers transportant un sixième de la production de pétrole.
La menace ne s'arrête pas là. Les relations entre l'Europe et l'Iran se sont dernièrement extrêmement rafraîchies. Jusqu'à présent prévalait l'accord suivant : l'Iran, qui est tout de même le quatrième producteur de pétrole au monde, fournissait du pétrole à l'Europe qui, en échange, exportait de l'essence vers l'Iran. L'essence ainsi fournie représente tout de même 50% des besoins iraniens.
En novembre dernier, les tensions entre les deux partenaires ont tout d'un coup augmenté d'un cran.
En réponse à la poursuite du programme nucléaire par l'Iran, la Grande-Bretagne a mis fin à toutes ses relations avec les banques iraniennes. Quelques jours plus tard, la foule prenait d'assaut l'ambassade britannique. Ensuite, ce fut l'emballement. La Grande-Bretagne a fermé son ambassade à Téhéran et a exigé la fermeture de l'ambassade iranienne à Londres. La Norvège a suivi son exemple.
La France et l'Allemagne ont quant à elles rappelé leur ambassadeur en Iran "pour consultation", selon la langue de bois diplomatique.
Depuis, les chefs d'Etat et ministres des Affaires étrangères des deux côtés de l'Atlantique évoquent régulièrement sanctions musclées et/ou représailles armées contre l'Iran. Et l'Europe doit se décider sur la fin de l'accord pétrole/essence avec l'Iran.
L'Otan et/ou les Etats-Unis et/ou Israël décideront-ils d'une attaque contre Téhéran dans les mois qui viennent ? Peut-être... Mais en tout cas, ces tensions internationales ne laissent pas présager une baisse importante du cours du pétrole.
Quelles conséquences sur les cours du pétrole ?
Si l'Iran exécutait ses menaces de fermer le détroit d'Ormuz, ou si une attaque militaire contre Téhéran était décidée, le baril pourrait connaître une flambée semblable à celle qu'il a connu en pleine révolution libyenne, soit un bond de 20 $ ou 30 $.
Evidemment, des pays comme l'Arabie Saoudite pourraient augmenter leur production pour compenser la fin des exportations iraniennes. Mais rappelez-vous ce qui s'est passé pendant la révolution libyenne, l'OPEP n'avait pas paru particulièrement décidée à ouvrir les vannes de sa production... certains en avaient même conclu que les pays de l'OPEP avaient atteint les limites de leur capacité à produire de l'or noir.
Ces tensions géopolitiques ne doivent en outre pas nous faire oublier que la tendance haussière repose sur des fondamentaux solides. D'après l'Agence internationale de l'énergie, cette année, la demande de pétrole devrait atteindre un plus haut à 89,5 millions de barils par jour.
Quant à l'OPEP, elle semble très bien s'accommoder d'un baril flirtant avec les 100 $. Autant dire que l'ère du pétrole cher ne prendra pas fin en 2012.
Le gaz aiguise les appétits
Conséquence d'un baril de pétrole cher, les autres sources d'énergie attisent l'appétit des Etats et des compagnies pétrolières. Et en particulier, le gaz. Vous le savez, le cours du pétrole et du gaz sont corrélés. Quand le brut augmente, le gaz aussi.
Et dans le monde du gaz, c'est les grandes manœuvres..
Total vient d'annoncer qu'il investissait 2,32 milliards dans le projet d'exploitation de gaz de schiste (shale gas) de la société américaine Chesapeake dans l'Ohio. Investissement qui lui permet de prendre une participation de 25% sur le projet d'exploitation des gaz de schiste lancés par Chesapeake et son partenaire Enervest.
Ce n'est pas la première fois qu'un tel accord est signé entre le Français et l'Américain. En 2010 déjà, Total avait investi 2,5 milliards de dollars dans un autre projet de Chesapeake, cette fois situé au Texas.
Vous avez certainement suivi les polémiques qui ont eu lieu ces derniers mois en France sur l'exploitation des réserves de gaz de schiste -- dont le territoire national est confortablement pourvu. Les opposants au projet ont souligné la pollution engendrée par une telle exploitation. En effet, le gaz de schiste est inclus dans la roche de schiste.
Pour le récupérer, une des principales méthodes consiste à injecter de l'eau à haute pression pour fractionner la roche et récupérer le précieux gaz, technique dite de la fracturation hydraulique. Or cette technique serait dommageable pour l'environnement, en particulier parce que le gaz et/ou l'eau polluée risquent de contaminer les nappes phréatiques. La technique a donc été interdite en France l'année dernière.
Quoi qu'il en soit, le gaz de schiste suscite l'intérêt de nombre d'Etats et de compagnies gazières et pétrolières. En particulier les réserves américaines qui ont l'avantage d'être nombreuses, bien exploitées et de bénéficier d'une législation favorable. Conclusion, les Etats-Unis sont progressivement en train de réduire leur dépendance énergétique.
A peine l'investissement de Total dans le projet de Chesapeake dévoilé que la société chinoise Sinopec, un des géants du secteur, a annoncé sa participation dans le projet de forage de l'Américain Devon Energy en Louisiane, dans l'Oklahoma, le Michigan, le Colorado et le Wyoming. Coût de l'investissement : 900 millions de dollars tout de suite et 1,2 milliard dans les années à venir.
Citons aussi les partenariats de Chesapeake avec BHP l'année dernière pour 4,75 milliards de dollars ou encore le rachat par ExxonMobil de XTO Energy pour 41 milliards.
Bref, le gaz de schiste devient un des axes majeurs de développement de nombre de compagnies. Comme me l'expliquait Florent, le gaz de schiste est l'une des sources d'énergie les moins chères à produire. On comprend mieux l'intérêt qu'il suscite alors que, comme nous l'avons vu, le pétrole devrait demeurer cher en 2012, aussi bien pour des raisons fondamentales que conjoncturelles (tensions croissantes au Proche et Moyen-Orient).
Leurs conseils pour toujours plus profiter à votre niveau de la guerre énergétique?
« Depuis la fin de l'année dernière, Florent mise sur le secteur de l'énergie pour donner des couleurs à votre portefeuille. Il a d'ailleurs consacré un numéro entier de Matières à Profits au gaz. Et il pense bientôt réinvestir sur des majors du secteur : pour retrouver sa recommandation
En attendant, si vous voulez miser sur l'engouement pour le gaz de schiste, vous pouvez vous intéresser à Chesapeake. Ou encore à la très combative compagnie chinoise, Sinopec.
Chesapeake est particulièrement peu chère. Peut-être parce que certains investisseurs sont sceptiques sur la stratégie de
joint-venture choisie par le groupe. Chesapeake achète des terres puis s'associe avec des majors pour l'exploitation proprement dite des réserves de gaz de schiste. Les terrains possédés par le groupe intéressent les majors, dont Total, Statoil ASA ou la compagnie chinoise CNOOC.
Vous intéresser de près à Chesapeake peut donc être une bonne idée pour 2012 ».
En savoir plus :
· Total se renforce dans le gaz de schiste aux Etats-Unis - LeMonde.fr, Ravages du Pétrole de schiste aux USA, L’Élysée couvre les gaz de schiste, Total investit avec le Japon dans un projet gazier géant en Australie - AFP
16:45 Publié dans gaz de schisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pétrole et gaz de schiste, une guerre pour 2012
21.07.2011
Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ?
Pourquoi faire une enquête sur les lobbysmes ( et donc sur le nucléaire (civile et militaire), les gaz de schismes) et son évolution. Parce qu’il est une part importante de la réussite ou des échecs d’une négociation comme l’indique le monde diplomatique Archives en Février 2001et l’échec retentissant du sommet sur le climat tenue a La Haye en 2001. pas de contrepoids écologique aux lobbying industrielle ( cf Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying ) Pour mieux comprendre cette logique destructrice : Documentaire | L'Histoire des Choses, ( a story of stuff : Texte) Le lobbying du secteur du nucléaire : une bonne année pour l'industrie nucléaire ( dans le monde) :., Fukushima : dormez brave gens, Tepco veille – Greenpeace - Energie / Climat | le 20 juillet 2011
Plus besoin de faire le procès sur le gaz de schisme, les preuves ne manque pas (résumé le film Gasland et le film en VO avec sous-titres en français ( cliquez ICI en 3 partie sur Aldeah ) Gaz de Schiste gros dégâts pour la nature et la santé... blogs.mediapart.fr : « En Allemagne, le 4 avril 2011, Gemot Kalkoffen, patron du géant pétrolier Exxon Mobile » ), mais ce qui nous manque, c’est les intérêts qui se cache derrière et le contexte économique qui pousse ces multinationale a aller a l’encontre de l’intérêt général. .! Différent citations sur les enjeux du gaz de schisme pour les industriels dans des articles de usines nouvelles, Agora vox ou des économistes, afin d’en comprendre tout les rouages..
Ainsi dans le communiquer Communiqués « Gaz de Schiste Provence, Gaz de schiste : les industriels ne désarment pas - Energie – Usine nouvelle « Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’interdire l'exploitation des gaz de schiste, les groupes désireux d’expérimenter cette technologie en France s’indignent. Total, GDF Suez. ou Toréador soulignent la nécessité de s’informer sur le sous-sol de l’Hexagone, et de ne pas tuer dans l’œuf la recherche dans le domaine » et conclue par « Alors qu'un rapport d'étape doit être rendu aujourd'hui 15 avril au gouvernement, Toréador multiplie les rendez-vous d’influence auprès des ministres et des députés. Tout comme l’australien Vermillon, l’américain Schuepbach Energy, ou les Français Total et GDF Suez, rompus au lobby hexagonal. Un calcul pourrait intéresser ses interlocuteurs. En prenant l’hypothèse de 8 milliards de barils extraits des réserves du bassin parisien dans les trente prochaines années, l’Etat français mettrait la main sur 160 milliards d’euros de recettes fiscales. Il souhaiterait s’en priver ? "C’est étonnant ». Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon » Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait.
Faisons un tour des enjeux et des lobbies derrière le Gaz de Schisme en commençant par l’état des lieux aux Etats Unis, les enjeux économiques et des multinationales qui se placent dessus comme BHP Billiton.
Les Etats-Unis, la terre promise des gaz de schiste ?
« Historiquement, les Etats-Unis ont été les premiers à consommer du gaz de manière industrielle. Il était tout naturel qu'ils soient les premiers à découvrir cette nouvelle ressource qu'est le gaz non conventionnel.
L'histoire commence à être connue. Ce sont les petits producteurs qui ont développé les nouvelles techniques de forage, à base de fracturation et de forages horizontaux. Puis les mastodontes de l'énergie sont arrivés sur le marché, penauds d'avoir loupé un si beau marché. Après BP et Shell, Exxon Mobile et Total se sont à leur tour positionnés aux Etats-Unis sur ce gaz »
La crise économique forme une bulle sur le marché
« Le problème, c'est que le marché du gaz a sombré dans le sillage de la crise économique de 2008. L'arrivée de cette nouvelle offre de gaz a conduit à la formation d'une bulle gazière de surproduction. Conséquence, les prix se sont effondrés… Deux acteurs ont survécu :
- les petits producteurs, flexibles et disposant de la technologie de fracturation ;
- les géants de l'énergie, qui ont les reins assez solides pour supporter de produire du gaz vendu à seulement 5 $ le mmbtu.
Si ces géants ne se sont pas désengagés du secteur, c'est que tout le monde arrivait à voir le bout du tunnel. Car comme l'a annoncé l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, l'âge d'or du gaz est devant nous.
Soutenue par les affres du nucléaire et le manque d'efficacité des énergies renouvelables, la consommation de gaz devrait rapidement dégonfler la bulle en absorbant les stocks et le surplus d'offres. C'est pourquoi le secteur commence à attirer de nouveaux acteurs.
BHP Billiton cherche une assurance dans le gaz
« Cela faisait plusieurs années que BHP Billiton cherchait à se diversifier. Charbon, potasse, rien n'y a fait. En juillet, le géant de Melbourne a finalement décidé de poser 15 milliards de dollars sur la table pour racheter le producteur de gaz Petrohawk Energy. C'est plus de 50% au-dessus du cours de Bourse de Petrohawk !
Cette prime de 50%, pour le moins généreuse, signifie une chose : le gaz a changé de statut ».
BHP Billiton y est arrivé !
« Ça y est, les actionnaires peuvent souffler un peu. BHP s'est diversifié !
Cela faisait plusieurs années que le géant minier australien cherchait à étendre son portefeuille de matière. Après des échecs dans les mines et dans la potasse, le minier a jeté son dévolu sur... le gaz !
Plus précisément, sur du gaz de schiste. Vous savez, ce gaz que le monde s'arrache malgré les dégâts environnementaux infligés. Le mouvement de BHP doit nous éclairer : la course au gaz de schiste ne fait que commencer. Les petits producteurs sont encore légion dans ce secteur. Gare aux OPA !
Nous suivons de près ce secteur. Les récents événements de marché nous ont convaincus de faire un point sur les dernières opportunités à saisi »r.
Le gaz, c'est tendance ! C'est surtout bankable !
Avec le gaz, BHP Billiton vise deux objectifs :
- se diversifier dans des domaines moins cycliques que le pétrole et les mines ;
- profiter du retour de la consommation gazière.
Le gaz plus que jamais indispensable ?
Entre les affres du nucléaire et des panneaux photovoltaïques qui peinent encore à éclairer nos frigos, le gaz est appelé à un grand avenir. Ainsi le mouvement de BHP Billiton va probablement lancer une nouvelle série d'investissements dans le secteur. Rappelez-vous que la ruée sur les gaz de schiste ne fait que commencer. Les petites minières dans le viseur : Pour profiter du mouvement, il est encore possible de parier sur une quantité de petits producteurs. Pour progresser, certains devront également s'associer à des partenaires plus importants.
SP Energy ou Rosetta Resources constituent de bonnes opportunités d'investissements. L'avantage de ces deux minières est qu'elles ont toutes les deux un pied sur les deux plus grands champs de gaz de schiste des Etats Unis : Bakken et Eagle Ford.
Côté technologies, il faudra également garder l'oeil ouvert. Les technologies de fracturation et du forage horizontal ne sont utilisées que depuis 10 ans. Il reste une quantité de développement à apporter. Déjà, certains producteurs ont commencé à utiliser du gel de méthane pour améliorer le rendement de leur forage.
Nous poursuivrons demain. Vous allez voir, il n'y a pas que les Américains qui s'intéressent au gaz non conventionnel. Les émergents font une entrée remarquée dans ce secteur. Chine en tête. »
19:05 Publié dans gaz de schisme, Lobbies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, économie, gaz de schisme, lobbies
17.07.2011
NON AUX GAZ ET PETROLES DE SCHISTE
NON AUX GAZ ET PETROLES DE SCHISTE
D’autres manifestations sont prévues partout en France pour cette journée de mobilisation nationale polycentrée
Voir la carte : http://www.aldeah.org/fr/151617-avril-mobilisation-nationale-polycentree-pour-dire-stop-aux-gaz-et-petroles-de-schiste
Les annonces du gouvernement se veulent rassurantes : une proposition de loi déposée par l’UMP et visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels sera examinée en urgence. Toutefois, tant que la loi n’est pas adoptée et qu’elle ne s’accompagne pas d’un décret d’application, tant que tous les permis attribués à des entreprises pétrolières ne sont pas retirés définitivement, rien n’est gagné et LA MOBILISATION DOIT CONTINUER plus que jamais. Il est l’heure de dire à l’élite politique que nous n’avons pas confiance et que nous exigeons des actions et non pas des annonces médiatiques. Venez dire NON AUX GAZ ET PETROLES DE SCHISTE . MERCI DE DIFFUSER AUTOUR DE VOUS.
De quoi s’agit-il ?
Dans la plus grande discrétion, le Gouvernement a accordé en mars 2010 des permis de recherche et d’exploitation des gaz et huiles de schiste sur de vastes parties de notre territoire national, dont l’Ile-de-France (Seine-et-Marne, Yvelines).
Or, la technologie de forage utilisée, dite « non-conventionnelle » est aujourd’hui remise en cause en raison de graves contaminations de l’eau potable, de la pollution de l’air et de la destruction des paysages (sortie du film GASLAND le 6 avril en France http://www.terre.tv/fr/3703_bande-annonce--gasland ). Au moment où les Etats-Unis annulent les permis de forage, où le Québec a déclaré un moratoire, l’Europe et notamment la France s’apprêtent à lancer une gigantesque campagne d’exploitation de ces gaz et huiles enfouis en très grandes profondeurs.
Il est apparu que les entreprises engagées dans ces forages pratiquaient une désinformation systématique sur les conséquences sanitaires et environnementales de leurs activités. Les mêmes entreprises sont présentes en France et utilisent la même technologie (fracturation hydraulique provoquant des mini-séismes pour libérer les hydrocarbures). Elles emploient les mêmes discours rassurants tout en refusant de communiquer des informations précises, notamment sur les gigantesques quantités d’eau prélevées et sur les produits chimiques injectés dans le sol.
Il faut savoir que les parisiens sont alimentés en eau potable par les nappes phréatiques de Seine-et-Marne, donc directement concernés.
A l’heure où la catastrophe nucléaire au Japon nous conduit à nous interroger sur l’avenir de l’énergie atomique, ne passons pas d’un cauchemar à un autre en pariant sur les gaz et huiles de schiste au nom de l’indépendance énergétique. Car en plus des pollutions directes par les additifs chimiques, les forages libèrent de l’arsenic et des particules radioactives contenus dans les roches qui remontent par percolation vers les nappes phréatiques.
La véritable réponse au prix de l’énergie est aujourd’hui de cesser les gaspillages et de privilégier une économie sobre en énergie, créatrice d’emplois car redonnant à l’humain une place centrale. Cette sobriété est également la seule réponse raisonnable face aux conséquences mortelles à moyen terme du réchauffement climatique.
Au contraire, l’exploitation des gaz de schiste constitue un grave retour en arrière sur les engagements des nations à réduire leurs émissions de carbone car le bilan de ces forages est extrêmement lourd et contribue à accélérer la catastrophe planétaire.
COMMENT REAGIR ?
Signer la pétition en ligne http://www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci
D’autres manifestations sont prévues partout en France pour cette journée de mobilisation nationale polycentrée
Voir la carte : http://www.aldeah.org/fr/151617-avril-mobilisation-nationale-polycentree-pour-dire-stop-aux-gaz-et-petroles-de-schiste
23:26 Publié dans gaz de schisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mobilisation, contre, gaz, schisme, pétrole
26.04.2011
Le 2 mai à 19h30 à l'Espace Jean Dame (Paris 2). Gaz et huiles de schiste, pour ou contre?
Venez nombreux et merci de diffuser autour de vous !
GAZ ET HUILES DE SCHISTE : POUR OU CONTRE ?
Projection, débat et controverses, buffet solidaire
Le Lundi 2 Mai 2011 à 19h30 à l’Espace Jean DAME,
17 rue Léopold Bellan Paris 2°
Que savez-vous sur les gaz et huiles de schiste et la fracturation hydraulique ? Aux Etats-Unis ? Au Canada ? Et en France ?
Avez-vous été informés de l’attribution des permis de recherche (qui concernent déjà plus de 10% du territoire français et 80% du territoire de la Seine-et-Marne)? Et des négociations en cours ? Vous-a-t-on demandé votre avis ?
Que savez-vous des conséquences de l’exploitation de ces hydrocarbures dits « non conventionnels », pour l’eau, pour la santé, pour les territoires ?
Pensez-vous que le gouvernement y mettra fin ? Pensez-vous que les citoyens ont leur mot à dire ?
Pensez-vous, enfin, que les conséquences néfastes de l’exploitation de ces hydrocarbures sont des sacrifices nécessaires pour améliorer notre autonomie énergétique ? Ou bien, croyez-vous que des alternatives existent ?
Ces questions vous interpellent ? Retrouvez-nous pour en parler.
Déroulement de la soirée :
- Projection d’un reportage de Radio-Canada
- Débat et controverses : échanges avec les membres du collectif citoyen Ile-de-France « Non aux gaz et pétroles de schiste » et Benoît Thévard, ingénieur conseil en énergie et résilience des territoires
- Pause buffet solidaire
- Débat sur les alternatives où chacun pourra partager ses idées
22:28 Publié dans gaz de schisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : projection, débat et controverses, buffet solidaire, gaz de schisme










