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10/09/2013

Centrales Nucléaires : Démantèlement Impossible ?

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Les élus locaux dans le piège nucléaire


Troisième volet de notre enquête sur les décideurs de l'énergie. Ce sont des élus de la République au niveau local, qui représentent un territoire, des citoyens.
Mais pas seulement. Ils sont aussi pris au piège de la rente nucléaire.
Lire l'article

 

  Il y a tout juste vingt ans, l'Europe décidait de libéraliser totalement le marché de l'énergie. A la clé, une promesse : celle d'une électricité moins chère grâce au jeu de la libre concurrence entre tous les opérateurs. Au final, une chimère que les Européens paient au prix fort. Le prix moyen de l'énergie a augmenté de 42 % en huit ans,...EXCLUSIF - «La situation du nucléaire est très préoccupante», selon le président de l'Autorité de sûreté
Après la découverte, au printemps 2015, d'un défaut dans la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclenché une campagne de contrôle sans précédent. Elle est loin d'être terminée. Son président, Pierre-Franck Chevet, souligne que la situation est « très préoccupante ». 
A lire : Pierre-Franck Chevet: «Il faut repenser le contrôle du nucléaire»
EDF: Greenpeace alerte sur l'avenir du groupe , Electricité le montant de la facture - YouTube

 

 

 

Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? 

 

 Année: 2011 _ Durée: 58' 01''Cet enregistrement disponible en libre accès ici Centrales nucléaires, le boulet du démantèlementplusconcient.netmet en lumière la problématique du démantèlement des centrales nucléaires à la fin de leur durée d’exploitation. Jean-Louis Basdevant, physicien nucléaire, détaille les 3 phases de l’opération, laquelle s’étale sur plusieurs décennies.

Source: France Culture, Science publique - Quels problèmes pose le démantèlement des centrales nucléaires ? 24 juin 2011

Ecouter également Fukushima, Printemps de l'énergie, Nucléaire, l'heure de la réflexion, Tchernobyl, la censure de l'OMS, La malédiction de l'uranium

 De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

Les crises économiques et budgétaires font la une de tous les journaux européens depuis des semaines. A travers l’Europe, les citoyens s’opposent aux mesures d’austérité qui mettent en péril les services les plus essentiels comme l’accès à la santé, aux énergies renouvelables, à l’éducation, à l’aide sociale ou aux emplois. Pourtant, nos décideurs oublient une chose inutile, coûteuse et dangereuse dont on pourrait se passer : les armes nucléaires ! Par exemple, en France, le coût d’entretien annuel d’une seule arme nucléaire – et nous en avons des centaines - permettrait de financer 130 000 consultations de médecine générale.

 

Nous sommes à un moment crucial ! C’est en ce moment même que nos gouvernements font leurs choix en matière budgétaire. Il est donc urgent pour nous, citoyens européens, de faire pression sur nos décideurs politiques pour leur faire part de ce qui compte vraiment pour nous. 18 000 personnes ont déjà signé notre pétition. Mais pour faire entendre notre voix et pour demander aux gouvernements de réduire les budgets pour les armes nucléaires, et pas pour les services essentiels, nous avons besoin de doubler au plus vite le nombre de signataires. Signez cette pétition maintenant !

 

http://cutnukes.globalzero.org

 

Les faits divers nombreux l'année dernière en France (Tricastin), Déchets radioactifs/Inde: 7 hospitalisés  (voir La sûreté nucléaire en France : reportage sur Terre Tv : ) Les bombes a uranium appauvri, le nucléaire civile et militaire. Le triste symbole est Tchernobyl…Rue 89  ( et déchets cauchemars du nucléaire).

 

23 ans après Tchernobyl, certains s’interrogent : sommes-nous à l’abri d’une catastrophe nucléaire … (Dans le reportage précédent sur Terre TV). ? Dans celui-ci la question est de savoir si l’OMS et l’AIEA sont bien indépendantes, transparentes sur le site Plusconcience ?

 OMS AIEA.gifTchernobyl, la censure de l'OMS (Année: 2009, Durée: 53' 47'') Dans cet enregistrement disponible en libre écoute, nous apprenons qu'il existe un accord secret signé en 1959 entre l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui subordonne toute étude sanitaire de l'OMS en rapport avec l'énergie nucléaire à l'approbation de l'AIEA. L'AIEA est l'unique agence onusienne qui dépend directement du Conseil de sécurité, alors que les autres agences, dont l'OMS, dépendent du Conseil du développement économique et social. Ainsi, toute tentative de faire la lumière sur les conséquences réelles de la catastrophe de Tchernobyl dans le cadre institutionnel et scientifique de l'OMS est bloquée ...S'expriment dans cet enregistrement Paul Roullaud, du collectif "Independent WHO", Wladimir Tchertkoff, journaliste et documentariste, Alison Katz, ancienne fonctionnaire de l'OMS. Source: Terre à terre, les archives non-officielles

 

 Plus d’informations sur le site : La catastrophe de Tchernobyl et la santé, sortir du nucléaire : pétition à télécharger) : Reportage de lachaine.ch, L'atome pour la paix (L'Atoms for Peace Award) un bien beau programme (été créé en 1955 par Ford par une donation d'un million de dollars, pour récompenser des contributions importantes pour l'utilisation à des fins pacifiques de l'énergie nucléaire. Une association à but non lucratif a été créée pour administrer le prix) , mais un flop monumental ! D'abord les faits : l'énergie nucléaire produit, au plus, 5 ā 6 pour cent ( voir PDF] ATOME POUR LA PAIX : UNE FAILLITE... PHARAONIQUE !. Le site pour l'indépendance de l'OMS . Voir déchets cauchemars du nucléaire. Académie des Sciences et Académie de Médecine,  Institut National de Veille Sanitaire, Les plus grands spécialistes français

 Le gouvernement français est face à un choix : il peut rester campé sur une politique sécuritaire dépassée et de moins en moins partagée, ou faire un pas cette année vers un désarmement nucléaire mondial lors du G20 qu’il préside en novembre prochain. Rejoignez les citoyens du monde entier qui demandent aujourd’hui aux décideurs politiques de choisir la sauvegarde des services essentiels plutôt que les armes nucléaires. Devenez un acteur de cette mobilisation ! Déterminez vos priorités : La santé ? Oui. L’éducation ? Oui. Des armes nucléaires ? Non !

 (France, 2013, 68mn)
ARTE F

 ARTE Le Nucléaire et la gestion impossible des déchets - YouTube

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Des spécialistes de l'énergie ? 

Les élus de collectivités abritant des sites nucléaires sont souvent spécialisés sur les questions énergétiques au niveau de la représentation nationale. Ainsi, ils sont ainsi : président de l’OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), membres de la Commission des affaires économiques qui sera en première ligne sur le projet de loi sur la transition énergétique, ou du groupe d’étude sur l’énergie.

 

En clair, ils sont ceux qui prendront les rênes des débats parlementaires sur la politique énergétique au moment où le projet de loi sur l’énergie arrivera à l’Assemblée nationale puis au Sénat d'ici fin 2013. Leur influence est donc forte sur un texte pour lequel l’exécutif cherchera à obtenir une majorité solide. Si François Hollande décide d'écouter ces députés, de les suivre, cela risque fort de compromettre toute ambition sur la réduction de la part du nucléaire dans la future loi sur l'énergie.

 

Des ambassadeurs ?

Ils sont des ambassadeurs, à double titre : de la majorité au pouvoir au niveau local, et de l'industrie nucléaire implantée sur leur territoire au niveau national. Ils en assurent régulièrement la défense dans les médias, locaux autant que nationaux, avec des arguments qui rappellent ceux des industriels : industrie de pointe, tarifs, emplois ... (voir notre décryptage complet des arguments des industriels du nucléaire)

 

Quelques citations, pour illustration :

Patrice Prat, député-maire de Laudun-l’Ardoise (installations nucléaires de Marcoule et Tricastin) :  "Oui, le nucléaire est une filière d’avenir ! Arnaud Montebourg a exprimé fidèlement la position du président de la République. [...] notre pays ne va pas tourner le dos à cette énergie, sur laquelle il devra pouvoir compter pour fournir aux entreprises et aux ménages, l’énergie la plus sûre et la moins coûteuse possible." le 30 août 2012, en soutien à Arnaud Montebourg

 Christian Bataille, député du Nord (centrale nucléaire de Gravelines), vice-président de l’OPECST :   "L'accord entre le PS et les Verts est désastreux sur le plan industriel et électoral; il ne durera pas" le 29 novembre 2011 dans une interview aux Echos. ou encore : "De nombreux parlementaires, élus de zones industrielles, considèrent qu'il faut privilégier l'industrie et qu'on ne peut pas faire repartir l'économie à coup d'emplois d'avenir." le 2 août 2013 dans une interview au Figaro.

 1 2Leur influence

3 4 Majorité gouvernementale, Parlement, territoires : un réseau d'influence.

Certains élus de collectivités abritant des sites nucléaires ont trois sphères d’influence : la première au sein de la majorité gouvernementale, la seconde au sein du Parlement et enfin la dernière au niveau des territoires. Dans chacune de ces sphères, des élus jouent sur l’équilibre politique pour garantir les intérêts de l’industrie du nucléaire et ainsi maintenir les revenus des collectivités (communes, communautés, départements, régions) auxquels ils doivent leurs sièges (vous découvrirez ces éléments dans la partie concernant leurs intérêts).

À l'échelon national, dès les débuts du programme électronucléaire français, il y a toujours eu des élus du nucléaire devenus ministres défendant l'atome.

Plus proche de nous, Eric Besson, maire de Donzère (centrale du Tricastin), était ministre de l’énergie et de l’industrie pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, quatre ministres ancrés dans des territoires vivant du nucléaire œuvrent au gouvernement.

Bernard Cazeneuve est ministre du Budget et ex-maire de Cherbourg (centrale nucléaire de Flamanville, usine nucléaire de la Hague) ; Arnaud Montebourg est ministre de l’Industrie, particulièrement actif sur les questions d’énergie, et ex-président du conseil général de Saône et Loire (usine Areva du Creusot) ; Sylvia Pinel est ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, ex-députée de Valence d’Agen (centrale de Golfech) ; enfin Geneviève Fioraso est ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 1ère vice-présidente de "La Métro" (la Communauté d'Agglomération de Grenoble), et ancienne collaboratrice auprès du CEA de 1989 à 1995.

Le corps des Mines est resté généralement dans l’ombre des gouvernements (voir notre enquête sur les X-Mines), mais certains corpsards préférent la lumière.

 

Alors que le projet de François Hollande est de réduire la part du nucléaire, qui entraînera la fermeture de réacteurs, le nucléaire a de nombreux protecteurs au gouvernement. Le président de la République décidera-t-il de les écouter au détriment des intérêts de la France et de sa transition énergétique ?

On peux regarder aussi sur le site de sortir du nucléaire des documents:

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=pourquoi&...

30 années de recherches mises au placard par le gouvernement. Personne ne sait ce que la Belgique va faire de ces substances hautement dangereuses pendant… 240.000 ans Comme vous le savez, la production d'électricité d'origine nucléaire écrase tout en France. Que l'on parle d'argent, de puissance électrique ou de disponibilité de la ressource, l'atome a toujours le dernier mot.

Le premier réacteur nucléaire de la centrale de Chinon a été mis en service en 1963 il y a plus de 50 ans. Nous avons tous vécu la majorité de notre vie en utilisant de l'électricité nucléaire, et l'abandon total et immédiat de cette source d'énergie n'est plus envisagé par personne

 

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer...

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer...

"Ce dossier vous propose d'examiner une histoire plus objective, celle du nucléaire réel. Les faits laissent perplexe sur la rationalité des acteurs politiques et économiques qui président à nos destinées. Pourquoi faut-il, par exemple, générer encore plus de déchets et de pollutions pour séparer du plutoniumet de l’uranium que finalement l'on entasse ? En attendant leur utilisation dans d’hypothétiques réacteurs ou dans des bombes bien réelles ? On se prend à penser à l’imperturbable logique des shadoks : “s’il n’y a pas de solutions,il n’y a pas de problèmes.” z

édito 3. Peut-on recycler les déchets radioactifs ?

De l'uranium au plutonium 2.

Retraiter n'est pas recycler 4.

Transports à hauts risques 6.

L’alibi nucléaire français 8.

Monde : le retraitement ne fait pas recette 10.

Le mythe de la surgénération 11.

Le recyclage en question 12.

Peut-on recycler les matières nucléaires ? Supplément

à la revue Sortir du nucléaire n°41, janvier 2009.

La politique énergétique se discute dans de multiples groupes ou commissions à l’Assemblée nationale et au Sénat.

On y retrouve de nombreux élus issus des territoires dépendant économiquement de l’activité nucléaire

 

 

Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes

Posté sur Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes - ecologie.blog.lemonde.frPremier défaut majeur : les risques sismiques n'ont pas été pris en compte lors du choix des sites des centrales, souvent construites à l'époque soviétique. Et la plupart des réacteurs - sur les 32 opérationnels - ne sont pas prévus pour s'arrêter automatiquement en cas de séisme. Mais en réalité, les centrales russes pourraient ne pas avoir besoin de l'aide de Mère nature pour s'effondrer : du fait de leur âge avancé, les bâtiments abritant des réacteurs montrent "des signes d'affaissement et d'inclinaison progressifs", selon le rapport.

Les centrales les plus préoccupantes sont celles de Leningrad et Kola,   le rapport qualifie la conception de "gravement défaillante"  avec les grappes de commande, nécessaires pour maintenir la réaction nucléaire sous contrôle. 

"Le rapport révèle des carences qui n'ont jamais été mentionnées publiquement, ni signalées internationalement", a estimé Ole Reistad, ingénieur à  l'Institut norvégien de technologie et de l'énergie. Pour les scientifiques norvégiens, ce rapport pourrait ainsi signifier une amorce de changement dans l'attitude de la Russie, jusqu'alors plus encline à se livrer à la propagande en ce qui concerne la soi-disant "sécurité" de son parc nucléaire.

Le coût d’une catastrophe nucléaire évalué à 430 milliards d’euros : Pas cher le nucléaire 

L’institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) vient d’évaluer le coût d’une catastrophe nucléaire à 430 milliards d’euros. Ces chiffres sont cohérents avec ceux que l’Organisation des Nations Unies a publiés à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, dont le coût est estimé à 500 milliards d’euros (hors coût sanitaire… !).De Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, en cas d’accident nucléaire, l’opérateur historique bénéfice d’une responsabilité limitée (comprendre « une irresponsabilité illimitée » ?!) et n’est couvert par une assurance qu’à hauteur de 91,5 millions d’euros par sinistre. Force est de constater que le nucléaire n’est même pas assuré au tiers !

 

Le reste des coûts inhérents à une telle catastrophe serait supporté par les citoyens français. Comme de mauvaises coutumes, le nucléaire est un système énergétique qui socialise les pertes et privatise les bénéfices.

 

La déliquescence du parc nucléaire français alliée à son vieillissement, la privatisation larvée du secteur énergétique, la dangerosité intrinsèque du nucléaire nous amènent à ne plus pouvoir exclure une telle catastrophe.

 

En adoptant le point de vue étriqué d’un économiste libéral, il est peu de dire que le nucléaire bénéfice d’un régime d’exception qui mériterait un peu plus d’équité. Face à ce qui apparaît comme un soutien évident à cette industrie, le droit de la concurrence est-il respecté ? Le développement des énergies renouvelables bénéficie-t-il du même soutien déguisé de la part de l’État français ? La réponse est clairement négative. Ce faisant, il est grand temps que les acteurs du nucléaire soient clairement mis devant leur responsabilité et soient désormais dans l’obligation de souscrire une assurance couvrant l’intégralité des dommages potentiels.

 

L’Europe doit se pencher rapidement sur cette responsabilité limitée des producteurs d’électricité nucléaire. La convention de Paris qui régit ce système assurantielle spécifique doit être profondément revue.

 

Il n’est pas acceptable qu’en plus de ne pas provisionner assez d’argent en vue de financer le démantèlement des réacteurs à l’arrêt ou « gérer » les déchets nucléaires durant des millénaires, EDF puisse être considéré comme irresponsable en cas de catastrophe nucléaire.

Il est enfin à noter que cette estimation de l’INRS fait abstraction de l’impact d’une catastrophe sur la vie humaine et sur les écosystèmes. Puisque la vie humaine n’a pas de prix, puisqu’une catastrophe nucléaire ne peut être exclue, l’arrêt du nucléaire doit être envisagé le plus rapidement possible.

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Le pétrole made in America
Les Américains consomment de moins en moins de pétrole arabe. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les importations de pétrole devraient tomber à 35% de la consommation globale en 2018, contre 51% aujourd'hui. Sur cette période, le Moyen-Orient et l'Amérique latine réduiront ainsi leurs exportations vers les Etats-Unis de 2,1 millions de baril par jour (Mb/j), alors qu'elles augmenteront de 3 Mb/j vers l'Asie.

Le boom des shale oil pourrait permettre aux Etats-Unis d'augmenter leur production locale. D'ici 2018, Washington produira 12 millions de barils par jour, soit l'équivalent de la capacité actuelle de l'Arabie Saoudite.

 les Etats-Unis font actuellement le choix du gaz naturel.

 



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 Dans une étude récente de Natixis, Patrick Artus montre que le modèle énergétique de l'économie américaine est basé sur une dépendance de moins en moins forte vis-à-vis du pétrole et repose de plus en plus sur le la production de gaz de schiste. Les conséquences sont importantes : le prix du gaz naturel étant décorrélé du prix du pétrole, les Etats-Unis redeviennent très compétitifs par rapport au Japon et à l'Europe puisque le relatif faible prix du gaz équivaut à une baisse du coût du travail dans l'industrie de 6% et de 12% vis-à-vis de la zone euro.

 

 

Le virage gazier de Barack Obama
Vous vous souvenez de la première élection de Barack Obama en 2008 ? Au-delà du symbole pour les minorités américaines qu'avait représenté son élection, il avait également porté un élan autour d'un nouveau mix énergétique. Elu en pleine tempête financière, il avait porté les énergies renouvelables au pinacle. Elles étaient les nouveau relais de croissance, et la clef pour lutter contre le changement climatique.

Quatre ans après, Barack Obama ne jure que par le gaz de schiste. Lors de sa deuxième élection, le président américain s'était transformé en VRP de ces gaz. Et on comprend les raisons de ce renversement en faveur d'une énergie fossile. Ils espèrent avec Le gaz des schiste la création de "de 400 000 à 650 000 emplois selon les estimations", et le président à parle de 600 000 nouveaux emplois créés d'ici 2020 grâce au gaz de schiste. Les retombées pour propriétaire ( et dans une moindre mesure pour les ménages ) en termes de pouvoir d'achat sont également très importantes.

Le gaz va-t-il entrer en concurrence avec le pétrole ?
Pour l'instant, c'est le charbon qui est laminé par le gaz de schiste. La concurrence faite au charbon est soutenue par l'Etat, puisque l'EPA, l'agence de l'environnement américaine, a imposé des limites d'émissions de CO2 aux centrales thermiques. Les nouvelles centrales au charbon sont fortement pénalisées face aux centrales au gaz.

Toutefois, il n'est pas impossible de voir le gaz concurrencer le pétrole, du moins dans des marchés de niche comme les flottes de véhicules. Si la révolution du pétrole de schiste va augmenter les réserves américaines en pétrole, la baisse des prix de l'essence va être moindre que celle sur le marché du gaz, car le gaz s'échange sur un marché régional. .

Comme l'a expliqué récemment le
Wall Street Journal, la politique énergétique d'Obama pourrait encore évoluer dans les prochains mois. Si la conversion augaz de schiste d'Obama a été "le fruit en partie d'un calcul politique, il est possible de voir le président américain soutenir à nouveau les énergies renouvelables une fois éloignées les prochaines échéances électorales.."

 

"Slugs:The Movie" (1988) 
 

Mutations (Slugs) - Une série B réjouissante ! 

 

Déchet nucléaire
Les vidéos de l'Arte :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2770704.html
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

 

Et celui-ci est le documentaire sur l'ils d'OLKILUOTO en suède, pour faire dormir durant 100,000 ans les déchets nucléaire,

sous-titré en japonais mais on entends en anglais. :

http://untouchable911.seesaa.net/article/202278359.html

 

Sur mon blog

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE, une conférence de Bakounine, Quoi encore, la Syrie ?, Une reprise en trompe l'oeil , L'eau, source de la discorde ?, Emballement climatique, le changement dans la..., coluche, quand je serais grand,

Sur L'Indigné Révolté

Gasland , Grand centrale : nucléaire mon amour , Quoi encore, la Syrie ? , Message caché des films " d'horreurs ou d'épouvantes" , À bas les chefs ! , "le changement dans la continuité" , coluche, quand je serais grand , Le dessous des cartes - SYRIE : LES IMPLICATIONS ... , Le sable - Enquête sur une disparition , La guerre de Syrie fait tache d'huile , LA MALÉDICTION DU GAZ DE SCHISTE , Le mystère de la disparition des abeilles , Batailles pour l'énergie , Le dessous des cartes - Mondialisation , Irak, l'ombre de la guerre , Planète alu , La crise. Quelle crise ? , Créer des problème, puis offrir des solutions , La bataille de nos assiettes , Histoire de la géopolitique au Moyen Orient

Sur L'indigné

 

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A lire « Fukushima : dormez brave gens, Tepco veille – Greenpeace - Energie / Climat | le 20 juillet 2011 ), L'Histoire des Choses, ( a story of stuff :  Texte) , Interview : Ryuichi Hirokawa a tout vu à Fukushima - source télérama,   (   LE MONDE BOUGE : À lire) et Testimony of Roger Burks: Senior Writer Japanese nuclear disaster

15/08/2013

Bioéthanol, Gaz de schisme : meme combat

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  1. « As-tu compris que la cause principale de tous les maux, c'est la misère, et que cette misère est une conséquence nécessaire de l'organisation économique actuelle de la société, et notamment de l'asservissement du travail c'est-à-dire du prolétariat sous le joug du capital c'est-à-dire de la bourgeoisie ? »
    bakounine

    "La misère fut la cause première des richesses. Ce fut elle qui créa le premier capitaliste. Car avant d'accumuler la «plus-value», dont on aime tant à causer, encore fallait-il qu'il y ait des misérables qui consentissent à vendre leur force de travail pour ne pas mourir de faim. C'est la misère qui a fait les riches"
    kropotkine
  • Photo : « As-tu compris que la cause principale de tous les maux, c'est la misère, et que cette misère est une conséquence nécessaire de l'organisation économique actuelle de la société, et notamment de l'asservissement du travail c'est-à-dire du prolétariat sous le joug du capital c'est-à-dire de la bourgeoisie ? »
 bakounine 

"La misère fut la cause première des richesses. Ce fut elle qui créa le premier capitaliste. Car avant d'accumuler la «plus-value», dont on aime tant à causer, encore fallait-il qu'il y ait des misérables qui consentissent à vendre leur force de travail pour ne pas mourir de faim. C'est la misère qui a fait les riches"
kropotkine

 

Ne pas oublier que si l’industrie du gaz de schisme, des lobbies privés est eu  autant de facilité pour exploiter et détruire l’écosystème, c’est que l’Etat ( l’institution) a des intérêts financiers à les autoriser

 

De nombreuses organisations, parmi lesquelles Attac France, les Amis de la Terre, Bankwatch et d'autres, ont interpellé le gouvernement français à plusieurs reprises et sous diverses formes : une lettre, des demandes de rendez-vous, des tribunes comme celle-ci ou encore cette pétition qui a recueilli près de 4000 signatures en moins de 5 jours pour demander que les gaz de schiste soient formellement exclus de la politique de la BEI.

Jusqu'ici, le gouvernement était resté discret.
Ce mercredi, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, nous a répondu ce mercredi après-midi sur Twitter : « la France défend le non financement du charbon et des gaz de schiste par la BEI ».
(Plus de détail ici)

Où en est l'Arctique aujourd'hui ? Les sources scientifiques sont multiples, mais toutes sont alarmistes. La banquise perd inévitablement de son étendue et de son épaisseur et pourrait complètement disparaître en été dès 2030.
Lire l'article

Il y a un an, le 21 juin 2012, alors que le sommet de Rio se déroulait, ne portant que très peu d’espoirs pour le climat, nous lancions notre campagne “Save The Arctic“.“.

 

 

 

 

, les défenseurs de l’Arctique ont œuvré, pendant des jours et des jours, sur le terrain, dans plusieurs pays, partout où Shell est présent

 

Selon WWF, plus de 180 espèces de requins étaient menacées en 2010, contre 15 en 1996 ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Requin

 
Selon WWF, plus de 180 espèces de requins étaient menacées en 2010, contre 15 en 1996 ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Requin

Officieusement, de nombreux lobbies font pressions sur les états, eux même attirés par une manne financière ( impots directe et indirecte) alors que les pays industrialisé sont confrontés à une crise de la dette ( de la finance ou du capitalisme). Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question.

la photo de Plantu [Page officielle].

ET SI ON ARRÊTAIT DE TAPER SUR LE GOUVERNEMENT?       Le dessin de ce samedi dans Le Monde.

 FRANCE • Un ministre, ça ferme sa gueule ou c'est limogé | Courrier ... : « Ironie de l’histoire, Delphine Batho avait été choisie à ce poste car, justement, on attendait d’elle qu’elle ne fasse pas de vagues. De fait, un an durant, la modestie de ses interventions a été remarquable. Absente sur les gros dossiers en matière d’énergie comme de transports, la ministre avait jusqu’ici su se montrer transparente et parfaitement inoffensive. Trop sans doute pour cette ancienne fidèle de Ségolène Royal. »  Les coups de Delphine Batho, la riposte embarrassée de la majorité

 

Dessin de Burki, Suisse.

 


Lire aussi : Delphine Batho se dit victime des lobbies économiques

Lire aussi : Hollande en Tunisie : "Je ne veux pas parler de ça ici"

 Limogeage de Delphine Batho

Arnaud Montebourg a l'art de faire parler de lui. La dernière déclaration en publique concernant le gaz de schisme, le ministre du Redressement productif a envisagé la création d'une "compagnie publique et nationale" qui pourrait être destinée à l'exploitation du gaz de schiste français. Le ministre sait aussi très bien ne faire parler que de lui. Peu de gens auront retenu que la réunion au cours de laquelle le ministre s'est exprimé était initialement consacrée à la réforme du code minier

 la photo de Consommateur Ethique.

"Le 12 juin 2007, la France acceptait de faire rentrer 0,9% d’OGM dans les produits bio de norme AB, sans étiquetage particulier, histoire de tromper le consommateur ...
http://wp.me/s2gRJb-2648

Du côté des soutiens à la fracturation, on compte la Pologne, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Roumanie, la Lituanie et la République tchèque. Bien évidemment, les compagnies pétrolières soutiennent ces pays, comme Exxon Mobil, Chevron, Haliburton ou encore Total, Statoil, PGNiG ou Shell. Leurs arguments sont simples. Ces ressources permettent d'abord de réduire la dépendance de l'UE au gaz russe, et ensuite réduisent les émissions de CO2 en remplaçant le charbon ou le pétrole.

Le 6 août, à Balcombe (sud de Londres), des opposants au gaz de schiste manifestent contre les travaux de la société Cuadrilla, qui a commencé à creuser un puits dans l'espoir d'y trouver des hydrocarbures.

Le 6 août, à Balcombe (sud de Londres), des opposants au gaz de schiste manifestent contre les travaux de la société Cuadrilla, qui a commencé à creuser un puits dans l'espoir d'y trouver des hydrocarbures. Crédits photo : LUKE MACGREGOR/REUTERS

Le gouvernement britannique adopte la fiscalité «la plus favorable au monde» pour encourager l'exploration.

Selon un rapport récent du British Geological Survey, les ressources en gaz de schiste dans le nord de la Grande-Bretagne seraient deux fois plus importantes qu'une estimation précédente des réserves dans l'ensemble du pays - ce qui représenterait l'équivalent théorique d'un siècle de consommation Le taux d'imposition sur la production sera réduit à 30%. Pour le chancelier de l'Échiquier, George Osborne, ce serait une «vraie tragédie» de laisser passer la «révolution énergétique». Il a annoncé la mise en place du régime fiscal«le plus généreux» - source Le figaro le 13/08/2013  

 

La Banque européenne d’investissements (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), deux banques publiques européennes dont la France est l’un des actionnaires principaux, et deux des plus grandes banques multilatérales d'investissement au monde, vont prochainement adopter leurs nouvelles politiques énergétiques (respectivement le 23 juillet et à l'automne).

Elles envisagent de maintenir leurs financements aux énergies fossiles et d'ouvrir leur porte-feuille de prêts à des projets d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille...).

 

 Chacun pourrait ainsi continuer son bonhomme de chemin si l'UE n'avait pas des velléités législatives. La Commission européenne devrait proposer un "cadre législatif" pour cet automne selon le correspondant de Libération. C'est pourquoi est en train de jouer une bataille homérique à la Commission et au parlement européen pour influencer la future législation

L'Union européenne a mis le temps, mais elle aura finalement admis sa faute. Six ans après avoir été accusée de commettre un "crime contre l'humanité", l'UE a finalement renoncé à soutenir... les biocarburants.

Le 10 juillet dernier, le comité Environnement du Parlement européen a voté pour un plafonnement de la part des biocarburants dans les réservoirs des véhicules européens. Six après que Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation pour l'ONU ait accusé l'UE de participer à la sous alimentation mondiale en accaparant des terres destinées à l'origine à la culture alimentaire, le paquebot européen vient de virer de bord.

L'Union européenne brûle ce qu'elle a adoré
Pour vous situer l'ampleur du changement, l'UE ne parlait que de betteraves, de céréales et d'oléagineux en 2008 pour remplir nos réservoirs d'essence. .

Les biocarburants étaient considérés comme le Graal. Historiquement, l'Union européenne avait commencé à s'intéresser aux biocarburants quelques années auparavant, avant tout pour se débarrasser des surplus agricoles générés par la Politique agricole commune (PAC). Par la suite, la poursuite des objectifs environnementaux de l'UE (règle des 3X20) a renforcé l'importance de cette énergie. Il s'agissait de "verdir" l'essence et le gazole de la communauté.

L'UE décidait ainsi qu'elle incorporerait 10% de biocarburant dans le transport d'ici 2020. Alors que le taux avait déjà atteint 4,5% en 2012, les députés européens de la commission environnement ont décidé début juillet de plafonner cette part à 5,5%. Cette directive doit encore être validée en septembre par l'ensemble du Parlement.

Le biodiesel plus polluant que le diesel
Nocifs pour l'alimentation, les parlementaires emmenés par Corinne Lepage soulignaient également depuis des années que ces carburants n'étaient pas moins polluants que les carburants classiques. Depuis 2008, ils expliquaient qu'en prenant en compte le CASI, le changement d'affectation des sols indirect, pour la production de biocarburant, leur bilan carbone était à relativiser.

C'est finalement une étude de l'organe de recherche européen qui aura porté l'estocade. Le Joint Research Center (JRC), le centre de recherche de la Commission européenne, a confirmé dans une étude récente que le biodiesel fait à partir de cultures comme le colza était plus polluant que le diesel lui-même.

L'UE n'est pas la première à s'intéresser au sujet. L'année dernière, en pleine flambée des prix historiques des prix alimentaires, le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, avait demandé aux Etats-Unis dans une tribune publiée dans le Financial Times de suspendre leur production de bioéthanol à partir de maïs afin d'éviter une crise alimentaire.

Pourtant les Etats-Unis n'ont pas modifié leur politique, de peur que l'arrêt des subventions ne fasse chuter les cours des cultures. C'est déjà ce qui est en train de se passer, avec la chute des cours du colza en Europe.

Surtout, cette nouvelle réglementation va fragiliser les industriels des biocarburants en Europe, dont le marché pèse pas moins de 13 milliards d'euros..

On croyait les biocarburants mis au placard depuis la crise alimentaire de 2008, accusés d'avoir participé à la flambée des prix alimentaires qui avait traumatisé nombre de pays en développement. Pour certaines ONG, en privant les marchés de tonnes de maïs pour l'alimentation, ils avaient contribué à hauteur de 30% de la hausse des prix à l'époque. Nous voyons pourtant les biocarburants revenir actuellement dans les médias. Une activité frénétique agite même le secteur.

En 10 ans, les biocarburants ont considérablement évolué. Aujourd'hui, une nouvelle génération de biocarburants est en train de s'imposer. Petit tour d'horizon sur une des industries les plus prometteuses du XXIème siècle.

Même les pétroliers s'y convertissent
L
es majors du pétrole ont investi massivement en 2010 et 2011 dans l'énergie solaire ou éolienne. Ces investissements n'étaient pas uniquement des actes pour se donner bonne conscience. L'investissement de Total dans le constructeur de panneaux solaires Sunpower l'année dernière pesait quand même 1,38 milliard d'euros.

Major sur le marché : . "Le premier à agir a été Petrobras, le Brésilien, du fait de sa longue histoire dans l'éthanol. Shell a suivi, investissant également au Brésil. BP et Total ont pour leur part développé leur propre R&D sur les biocarburants. Même ExxonMobil, garant de l'orthodoxie du monde pétrolier, a investi 600 millions de dollars dans Synthetic Genomics en 2009. Les biocarburants sont alors sortis de leur niche et sont devenus de vrais marchés où des milliards de dollars sont investis".

Signe de cet essor, la première économie mondiale, les Etats-Unis, a récupéré cette énergie et devient en un temps record la tour de contrôle du marché. En 2010, les Etats-Unis produisaient 48% des biocarburants produits dans le monde.

Titre : Utilisation de maïs pour la fabrication d'éthanol aux Etats-Unis

 

Utilisation de maïs pour la fabrication d'éthanol aux Etats-Unis

 

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Le Brésil arrivait derrière, avec 29%. L'Europe, dont trois pays européens se répartissaient l'effort, l'Allemagne, la France et l'Espagne, représentait 14% de l'offre mondiale. Les prix étaient subventionnés, ce qui permettait en même temps de soutenir l'agriculture européenne et américaine.

Le péché originel des biocarburants de première génération
Pourtant si l'objectif des pétroliers était d'investir sur une énergie moins soumise aux critiques que le pétrole, on peut dire que l'opération est ratée. Ceux-ci cherchaient à éviter l'accusation de polluer la planète. Mais avec les biocarburants, ils peuvent désormais être accusés de l'affamer.

Les biocarburants sont très vite accusés de détourner des terres qui devraient être consacrées à la production alimentaire. Selon l'INRA, l'Institut scientifique de recherche agronomique française, la montée en puissance des biocarburants a accentué la pression sur les marchés du maïs, du sucre et des oléagineux. La FAO et l'OCDE ont calculé que la production de biocarburants a utilisé 11% de la production mondiale de céréales secondaires, 21% de la production de sucre et 11% de la production d'huiles végétales sur la période 2008-2010.

De manière globale, l'International Food Policy Research Institute (IFPRI) a calculé que 30% de la hausse des prix depuis 2006 s'expliquerait par le développement des agrocarburants. C'est ce constat qui a conduit à la création de la deuxième génération de biocarburants.

Le feu de paille de la deuxième génération
A la différence de la première, la deuxième génération est produite à partir de la cellulose et la lignine contenue dans le bois ou dans les parties non comestibles des végétaux.  Peu développer, on ne sait pas encore si elles seront une alternative crédible, surtout si elles sont accaparés par les industrielles et financiers.

 

Changements climatiques: une menace pour la paix

Conférence environnementale - Vidéo Dailymotion :  : Par LCP  
Décryptage : François Hollande à la conférence environnementale  

 L'état et la tentation du gaz de shit - euh schisme - l'indigné

 

06/05/2013

L'externalisation du gaz de schisme

n
 
 
 

extrait :

La situation sur les gaz de schiste : . Les principaux pays exploitant ce gaz sont à l'origine d'une révolution énergétique qui est en train de se muer en révolution géopolitique. L'indépendance en gaz à laquelle les Etats-Unis sont promis va réduire leurs importations de gaz des pays du Golfe et d'Afrique.

La France, elle, reste les bras croisés. Ce n'est pas tant son refus d'exploiter ses ressources qui est inquiétant que son refus même de les connaître. Depuis juillet 2011, il est interdit d'utiliser la fracturation hydraulique, seule technique pour l'instant efficace pour évaluer ces ressources. .

L'Etat -- qui sait que si économiquement legaz de schisme est intéressant, il serait désastreux politiquement -- est en train de contourner le problème. C'était tout l'objet de la première audience publique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) qui s'est tenue le 18 avril dernier.

OPECST cherche technologie désespérément
L'objet de cette réunion était principalement de déterminer quelles sont les alternatives possibles à la fracturation hydraulique. L'Usine Nouvelle est revenue sur les différentes techniques proposées. Voici les principales :

- La stimulation au propane pur
Il s'agit de remplacer l'eau et les produits chimiques injectés dans le puits par un mélange de propane et de proppant (sable et céramique), ce qui permet de réduire l'usage en eau de la fracturation hydraulique.

- La fracturation électrique
La fissure de la roche qui permet de libérer le gaz est effectuée par une décharge électrique. Mais comme l'a reconnu Bruno Courme, directeur de la filiale Total Gas Shale Europe, la technique "ne nous semble pas efficiente".

A côté, deux techniques de fracturation ont été abordées, la fracturation par explosion et la fracturation par approche thermique. Ces techniques restent au stade expérimental. D'ailleurs, il n'est pas sûr qu'une technique basée sur "l'explosion" ravisse les mouvements écologiques...

L'objet de la réunion avait cependant un intérêt, celui de réinstaller le débat. Pris de court par les mouvements des écologistes dans l'information sur ces gaz, le gouvernement a dû imposer en catastrophe un moratoire sur la fracturation hydraulique, avant même qu'un réel débat scientifique ait lieu. L'opinion est alors devenue radicalement opposée aux gaz de schiste. .

Une scène européenne divisée
Sans tomber dans l'interdiction totale, la France n'est pas le seul pays à prendre ses précautions avec le gaz de schiste. Seuls l'Angleterre et la Pologne se sont lancées réellement dans l'exploitation du gaz de schiste. Les autres pays réservent encore leur décision.

Si les réserves polonaises se sont révélées bien plus faibles que prévues, les réserves anglaises devraient à l'inverse être revues à la hausse selon le BGS (British Geological Survey). Un récent article duFinancial Times révélait même que le gouvernement britannique envisageait de lier les contrats d'exploitation à des offres d'infrastructures au niveau local, dans le plus pur style chinois en Afrique.

Pour être en pole position sur le marché européen des gaz de schiste, l'Angleterre est l'acteur privilégié. Les compagnies Igas Energy ou BG Group font parties des candidats à l'exploitation.

Toutefois ces groupes n'ont pas commencé à produire du gaz, et en sont encore à la phase d'exploration. Pour l'instant, un seul pays représente une réelle opportunité d'investissement dans lesshale gas, les Etats-Unis.

L'industrie des gaz de schiste aux Etats-Unis connaît actuellement un regain de forme. La cause est simple, les prix remontent. Le prix du million de BTU (british thermal units) est remonté au-dessus des 4 $, . Si ce niveau est largement soutenable pour les industriels qui consomment du gaz, comme les sidérurgistes, les usines chimiques ou les producteurs d'engrais, il l'est surtout davantage pour les producteurs de gaz. Pour preuve, le grand producteur de gaz non-conventionnel Chesapeake Energy est en hausse de 15% sur l'année.

Outre-Atlantique. Avec le retour de la croissance, même faible, et un retour des prix du gaz à des niveaux soutenables, les producteurs de gaz américain connaissent une nouvelle jeunesse

une photo de Guy Bernard.

 

Source Gaz de schiste, externalisez vos investissements !

l'ère du pétrole va t'elle s'achever ?

, The End of Suburbia - 52 minute documentary on peak oil ( durée 52 min)

Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde 

 
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