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18/01/2018

Demain, la guerre dans l'espace

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A la recherche d’un nouvel ordre mondial

Dans un essai géopolitique, Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), ausculte les enjeux de gouvernance d’un monde de plus en plus mouvant Par Marc Semo

 
« Vivre le temps des troubles », de Thierry de Montbrial, Albin Michel, 170 p., 15 euros

 

Déchiffrer un monde en train de basculer et analyser les nouveaux défis qui se posent à une gouvernance mondiale encore balbutiante : tel est l’objectif pour le moins ambitieux de Thierry de Montbrial dans un essai ramassé et alerte qui veut penser à nouveau la longue durée. Il revendique « sa conception du présent comme l’intersection d’un futur déjà là et d’un passé encore là » en réaction à un air du temps obsédé par l’instantanéité et qui, trop souvent, tend « à surestimer les changements à court terme et sous-estimer ceux à long terme ».

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Dessous des Cartes L'Europe en dangers - YouTube Sécurité nucléaire : le grand mensonge - ARTE 

n Forces spéciales : le nouveau fer de lance de la défense française

Equipées de matériels dernier cri, polyvalentes et dotées d'un rayon d'action considérable, elles offrent la solution idéale dans les guerres contre les groupes djihadistes.

Les forces spéciales sont à la mode. Les guerres qui ont suivi le 11 Septembre, les conflits contre l'islamisme armé qui se déroulent depuis 2001 du Pakistan au Sahel en passant par l'Afghanistan, la Syrie, le Yémen, la Somalie et la Libye ont vu le rôle de ces forces d'élite se renforcer, au point d'en faire l'outil militaire par excellence pour les gouvernements occidentaux.

Evoluant à la lisière de deux mondes, celui du renseignement et celui des forces armées, sans appartenir complètement à l'un ou à l'autre, les forces spéciales sont devenues, au début du XXIe siècle, un élément prépondérant dans toutes les opérations militaires d'envergure. Les «petits hommes verts» russes, soldats masqués et sans insignes qui s'emparent sans coup férir de la Crimée au printemps 2014 ; les soldats américains, britanniques, français ou australiens qui ont appuyé en toute discrétion la ...

 Edge Of Tomorrow Official Trailer #1 (2014) - Tom Cruise ... - YouTube

 

 

The Bourne Identity (Trailer) - YouTube : The Bourne Identity 1988 Richard Chamberlain, Jaclyn Smith

La cyber-guerre au niveau international

Aujourd’hui, de nombreuses guerres non déclarées éclatent dans le monde entier. Je ne parle pas ici de disputes de frontières en Afrique ou des opérations américaines en cours en Afghanistan. Vous n’entendrez pas parler de ces guerres dans les journaux, même si les pays parmi les plus importants du globe y sont impliqués. En fait, il est très probable que les Etats-Unis, La Russie.. soient impliqués en ce moment même dans au moins l’une de ces "guerres".

 La guerre invisible (ARTE)

En effet, ces conflits ont lieu dans le cinquième domaine de la guerre : le cyberespace — le tout dernier champ de bataille après la terre, la mer, le ciel et l’espace. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans ces chroniques, la guerre n’est plus strictement cinétique, dans le mouvement physique. La portée maximale d’une armée ne dépend plus de la taille de son plus grand fusil — et la portée d’un navire militaire ne se mesure plus en nombre de kilomètres que ses missiles peuvent parcourir.

Dans le cinquième domaine de la guerre, des signaux invisibles vont et viennent à travers des fils et des circuits dans une tentative de glaner des informations ou de mettre hors service des systèmes clés. Les professionnels du business de la cyber-guerre font souvent référence à ces programmes comme des "computer network operations" ["opérations d’ordinateurs en réseau", ndlr.] ou CNO. Et on compte de plus en plus de "cyber-guerriers" chaque année. ▪ Nouvelles guerres et science-fiction Les descriptions de cyber-guerres relèvent plus de la science-fiction que des annales de l’histoire militaire : les offensives se déclenchent en frappant simplement une touche de clavier.

Les sentinelles sont les firewalls, les cryptages et les mots de passe. Les virus sautent par delà les lignes ennemies comme des guérilleros pour semer la confusion. C’est une façon entièrement nouvelle de faire la guerre et on peut prédire qu’elle dominera les relations internationales dans les années à venir. En fait, l’importance de plus en plus forte de la cyber-guerre pourrait bien ébranler l’équilibre actuel des puissances militaires à travers le monde.

The Secret Space War - YouTube

 En vidéo Ce qu’une grand-mère chypriote peut vous apprendre sur la faillite de la France… … et trois moyens de vous en protéger. Tout est là !  Comment les responsables politiques et les généraux peuvent-ils résister ? Sans trop m’avancer, c’est ce que les militaires peuvent avoir de mieux comme guerre sans risque. Vous voulez détruire le programme d’armes secrètes d’un pays ennemi mais vous ne pouvez pénétrer dans leur espace aérien sans être détecté ? Lancez un virus au lieu d’une bombe ! Voilà le genre d’option que les responsables politiques et les militaires ont la possibilité de choisir aujourd’hui. La donne est complètement changée. En effet, selon certains experts, les guerres du futur ne seront menées qu’avec des opérateurs de forces spéciales et des programmeurs informatiques. De mon côté, je me contenterai de parler des programmeurs informatiques — la cyber-guerre et les opportunités de profits qu’elle vous offre à vous, investisseurs.

La cyber-guerre est une industrie de 55 milliards de dollars. C’est aussi l’industrie américaine qui connaît la plus forte croissance : on prévoit qu’elle doublera au cours des 12 prochains mois. Une étude récente a qualifié la cyber-guerre de "dernière arme asymétrique" — je préfère le terme de "cinquième domaine de la guerre". ▪ Changement de donne L’un des plus grands défis qui commence à apparaître depuis que la guerre est entrée dans le cinquième domaine est que les capacités de la cyber-guerre offrent un effet multiplicateur puissant et immédiat pour des Etats voyous.

Des pays qui auparavant présentaient une faible menace selon les standards militaires conventionnels — par exemple l’Iran — posent aujourd’hui de bien plus gros problèmes. Il y a eu un grand changement : l’Iran ne possède pas de force militaire conventionnelle adéquate pour défier directement ses ennemis de la région, l’Irak et Israël, sans parler de ses ennemis au niveau mondial comme les Etats-Unis.

L’armée iranienne conventionnelle n’entre même pas dans la liste des 10 premières armées au monde. Même si elle possède plus d’un million d’hommes sous les drapeaux et plusieurs milliers de véhicules blindés et d’avions de combat, il est peu envisageable qu’elle puisse survivre à une guerre conventionnelle. En fait, elle y a à peine réussi contre les forces de Saddam Hussein dans les années 1980, qui furent à leur tour écrasées par les forces de l’OTAN au cours de l’une des guerres les plus courtes de l’histoire moderne.

Pourtant, une récente étude sur la cyber-guerre menée par Atlantic Council, un think tank périphérique, a classé l’Iran comme une force cybermilitaire de niveau trois. Cela signifie que le pays est capable de provoquer des dégâts importants sur les réseaux civils aux Etats-Unis, si ce n’est au niveau des réseaux gouvernementaux. Quel progrès pour les capacités de cette puissance militaire de quatrième ordre à l’autre bout du monde ! Au plus fort de sa puissance, l’Iran pouvait à peine espérer couler un navire de guerre américain mais avec ses capacités croissantes dans le domaine de la cyber-guerre, soudain, la menace devient réelle. L’anonymat qui fait de la cyber-guerre le moyen parfait pour les Etats voyous d’attaquer les Etats-Unis et ses alliés en fait également l’arme parfaite pour les pays démocratiques.

Aujourd’hui, sans un mandat pour envoyer des troupes sur le terrain ou sans une autorisation de l’ONU, ils peuvent lancer des attaques préventives ou de représailles contre ces menaces. Des unes des journaux, ces attaques ne sont plus perçues que comme de simples clins d’oeil entendus. Plus récemment, on a su que la destruction du dernier centre d’essais nucléaires iranien a été menée dans le cinquième domaine par un virus appelé Stuxnet. Cette opération a été menée conjointement par la NSA, la CIA et l’armée israélienne. C’est la première fois qu’un virus provoque des dégâts importants dans un centre militaire.

 On nous écoute (1/2) : Cyberguerre, l'arme fatale ? - INFRAROUGE

A lire aussi :

 Poutine contre les USA , La guerre des boutons,

Il faut s’attendre à voir plus de ce genre d’attaques au cas où une cyber-guerre "froide" se réchaufferait.

 On nous écoute (2/2) : L'histoire secrète de la NSA - INFRAROUGE

Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/cyber-guerre-international/
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War In Space - The Next Battlefield - CNN - YouTube

La cyber-guerre au niveau international | La Chronique Agora

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 Bouche trou'Fire and Fury'Vivre le temps des troubles

Le présent s’écrit au futur Running Man"2084" - La fin du monde"La ferme des animaux –...Globalia. JC RuffinLe cauchemar climatisé...Les mondes de Philip K DickIDIOCRACY

16/01/2018

Poutine contre les USA

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J’suis un bohême, un révolté
J’ai tout scié : Patrie, Famille,
Et m’dégoût’ la vieille société,
Faut s’vend’ pour avoir la croustille.
J’aurais pu dev’nir un bandit,
Mon aïeul était royaliste.
J’ai brûlé mes lett’ de crédit,
J’suis anarchiste.

Paul Paillette

« Il » pourrait être bon, généreux, raisonnable, juste… Sauf qu'« il » n'est souvent qu'abus, corruption, et égoïsme. « Il » soumet, donne l'illusion de la toute-puissance, écrase avec une force terrifiante et réduit au silence.
 
VIDÉO Robert Mueller, à la tête de l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016, a assigné à comparaître devant le grand jury l'ex-conseiller de Trump, déjà entendu ce mardi par une commission de la Chambre des représentants.
 
 
Comment la Russie a interféré dans l'élection présidentielle ...

Le 8 novembre 2016, à la surprise générale, Donald Trump remportait l’élection présidentielle américaine. Un an plus tard, les services secrets américains en ont la conviction : la Russie de Vladimir Poutine a cherché à influencer cette élection, et ce, avec la possible collaboration d’un des candidats. Les agents russes sont intervenus outre-Atlantique à au moins deux niveaux : la propagande sur les réseaux sociaux, d’une part, le piratage et la divulgation des e-mails du Parti démocrate, d’autre part. Récit en vidéo. dans le monde.

 

Rétrospective de « l’ère Poutine » retraçant avec exactitude la manière dont la Russie s’est ingérée dans l’élection présidentielle américaine 2016, cette enquête en deux parties met au jour la vulnérabilité de la première puissance mondiale.

L'intrusion russe dans les rouages de l'élection présidentielle américaine pour faire battre Hillary Clinton est-elle avérée ? En janvier 2017, trois semaines avant l'intronisation de Donald Trump à la Maison-Blanche, les agences de renseignement américaines ont publié un rapport accusant le président russe Vladimir Poutine d'avoir planifié des cyberattaques coordonnées afin d'influer sur le cours de la campagne, sans toutefois en livrer les preuves, «classifiées», selon le jargon en vigueur. Près d'un an plus tard, au fil d'une enquête de six mois pour laquelle elle a interviewé au total cinquante-six sources, l'équipe de «Frontline» accrédite ces accusations.

Les relations entre les Etats-Unis et la Russie n'ont cessé de se détériorer pour s'enflammer, fin 2013, à propos de l'Ukraine et du soutien affiché de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton au mouvement de Maïdan. Lors de l'invasion de la Crimée, Vladimir Poutine teste le camp occidental parvenant grâce à cette offensive faite de désinformation et d'agression militaire, à imposer le fait accompli. Les agences de renseignement américaines estiment que le coup suivant s'est joué avant l'élection, notamment grâce aux cyberattaques qui ont permis de s'emparer de milliers de mails internes du Democratic National Council, la plus haute instance du Parti démocrate, rendus publics par Wikileaks.

Les interactions entre le locataire de la Maison-Blanche et l'homme fort du Kremlin sont scrutées à la loupe en raison en particulier de l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine.

ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016. États-Unis: Steve Bannon entendu par une commission parlementaire Steve Bannon, ancien conseiller en stratégie de Donald Trump, doit être entendu ce mardi à huis clos par une commission de la Chambre des représentants dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle am

Le même jour, une information exclusive du New York Times a fait l'effet d'une bombe: selon le quotidien new-yorkais, l'ancien conseiller en stratégie de Donald Trump aurait reçu la semaine passée une assignation à comparaître du procureur spécial Robert Mueller, en charge de l'enquête russe.

À lire l'édito de notre rédactrice en chef publié dans notre nouveau magazine Sans Frontières. http://www.magazinesansfrontieres.com/…/edito-le-pouvoir....

  
Édito: Le pouvoir

« Il » est une arme redoutable.

« Il » pourrait être bon, généreux, raisonnable, juste… Sauf qu’« il » n’est souvent qu’abus, corruption, et égoïsme. « Il » soumet, donne l’illusion de la toute-puissance, écrase avec une force terrifiante et réduit au silence.

Très peu de choses sont équitablement partagées dans le monde. Malheureusement, les dégâts causés par le pouvoir le sont. Les exemples de l’universalité de sa puissance étouffante ont défrayé les manchettes ces derniers mois. Que ce soit dans le local de la photocopieuse d’une entreprise de communication au Canada, dans le bureau de direction d’un syndicat en France ou encore dans les couloirs obscurs d’un centre de détention pour migrants en Libye, « il » est un terreau fertile pour les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, une de ses œuvres préférées.

Les agresser est facile, rapide, et si glorifiant pour l’ego – son double incestueux. Naturel et instinctif, oseront dire certains.

Heureusement, certains autres ont levé le poing et pointé un doigt sur « lui ». Une, puis deux, puis des dizaines d’enquêtes journalistiques – le vrai journalisme existe encore, alléluia ! – ont fait état de ses dérives. Réelles, destructrices, avilissantes.

Mais dans ce vacarme, certes nécessaire, utile et parfois confus, il est de notre responsabilité collective d’entendre le silence. Celui de ceux – surtout de celles – qui se taisent. Par pudeur, par culpabilité, par honte ou par incapacité d’accès aux projecteurs médiatiques. Les millions de victimes silencieuses de tous les continents, autant les plus vulnérables que les plus marginalisées.

Ces victimes qui regardent le bateau de l’indignation passer, avec son lot de vagues et de remous, mais dont on sait que les cliquetis d’agitation se feront de plus en plus sourds. C’est comme ça. Ça l’a toujours été. Le temps fait oublier les horreurs. Sinon, l’humanité n’aurait pas survécu à ses démons.

Le pire, c’est que le pouvoir semble indispensable. « Il » est la voie que les hommes ont choisie pour organiser au mieux leur contrat social. Mais comme tout ce qui les touche, « il » est corruptible et son abus devient trop souvent systématique.

Une fois décrite cette réalité, aujourd’hui impossible à nier, ne reste plus qu’à espérer un changement total de paradigmes, de volontés politiques et de modèle sociétal. Un nouvel idéal, en somme.

Voir se transformer le bourdonnement actuel en une réelle dynamique constructive.

Pour qu’« il » devienne « nous ».

Zora Ait El Machkouri 
Rédactrice en chef 
Magazine sans frontières 

 

 

Poutine contre les USA (1-2) - La Russie et les élections ... - Dailymotion

 Poutine contre les USA (2-2) - Un assaut contre la ... - Dailymotion

Poutine contre les USA La Russie et les elections US - Dailymotion

 Mardi 16 20:50 - 21:45 Poutine contre les USA  
Documentaire Réalisé par Michael Kirk Fiche programme
 
MAGAZINESANSFRONTIERES.COM
 
 
 
16 janvier 2018 poutine contre les usa
Poutine contre les US Indigné Révolté

26/12/2017

Les ressorts du système Poutine

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"l'égalité de droit est un mensonge, seul l'égalité sociale et économique compte. 
Si vous êtes né de parents millionnaires vous aurez plus de droit que si vous êtes pauvre d'où le ridicule de certains passage des droits de l'Homme.
"tous étaient égaux, mais certains étaient plus égaux que d'autres" G.Orwell

Je dis ça, je dis rien.

 
"Selon que vous soyez puissants ou misérables, les jugements de la cours vous rendront blanc ou noir" - Jean de La Fontaine
 
Trois exemples parmi d'autre : Trumps, Valdimir Poutine et Erdogan pour ne citez qu'eux.... Le pouvoir se durcit au fur et a mesure que le pouvoir s'installe et que la corruption règne....
 
 

En Turquie, la purge sans fin

Editorial. Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016, la répression menée par Recep Tayyip Erdogan n’épargne personne. Elle masque pourtant mal la faiblesse réelle de son pouvoir.

 
Il n'a toutefois reçu jusqu'ici aucune protestation.  La chanson critique entre autres les dépenses pharaoniques engagées pour la construction de son luxueux palais près de la capitale turque, Ankara. 
Certes, en quinze ans, Recep Tayyip Erdogan et son parti ont remporté toutes les élections, notamment grâce à une politique économique qui a multiplié par trois le revenu par habitant. Mais les fractures creusées délibérément par le pouvoir . La Turquie de demain ne se reconnaît plus en Erdogan. Ce dernier l’a parfaitement compris. D’où son inquiétude et sa volonté d’imposer sa poigne de plus en plus autoritaire.
 
le système Poutine a généraliser le système de corruption innitier par ses prédécesseur. La Russie souffre d'une très large corruption. En 2012, le pays est classé 133e sur 176 pays selon l'indice de perception de la corruption de Transparency International à égalité avec les Comores, le Guyana, les Honduras, l'Iran et le Kazakhstan.
 
 
Dans les Echos, il démontre comment Vladimir Poutine qui a fait de la lutte contre les fonctionnaires véreux un thème de sa campagne pour la présidentielle de dimanche. C'est pourtant sous son règne que la corruption, de plus en plus agressive, s'est étendue à tous les niveaux de la sphère publique
 
Les pots-de-vin en tout genre représenteraient 300 milliards de dollars par an, soit plus de 15 % du PIB russe, selon le think tank russe Indem. « C'est impossible à chiffrer ! », nuance Elena Panfilova, directrice du bureau russe de Transparency International, mais, selon elle, « une chose est sûre : la corruption a changé de nature en douze ans de pouvoir sous Vladimir Poutine ».
 
En 2000, elle était avant tout l'oeuvre d'hommes d'affaires et de fonctionnaires s'échangeant faveurs contre argent. Au sortir du communisme, « le message du pouvoir aux diverses administrations a été clair : Aidez-nous à lutter contre le crime organisé, renforcez nos institutions, mais, comme nous n'avons pas les moyens d'augmenter vos salaires, libre à vous de faire des extras, explique Elena Panfilova. Résultat : l'Etat est effectivement devenu plus fort, mais, dans le même temps, ses agents se sont transformés en extorqueurs. Aujourd'hui, ils placent leurs activités privées au-dessus de leurs tâches publiques. » A la corruption traditionnelle a donc succédé une forme plus agressive où, en position de force, l'agent public s'est mué en homme d'affaires malveillant. Un système d'autant plus incontrôlable que, en dix ans, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40 %.
 
Entrée dans les moeurs, la corruption s'est étendue à tous les niveaux de la sphère publique. « Pour résoudre un problème, ne pas perdre de temps en paperasserie, on donne un cadeau ou un billet. On cède à la facilité car c'est rapide et efficace », peste Oleg, simple Russe
 
Dans les hôpitaux comme dans les établissements scolaires, la pratique des cadeaux plus ou moins déguisés est devenue une habitude pour obtenir de meilleurs soins ou éviter une longue queue à l'étage des radios, s'assurer une place en maternelle ou s'enregistrer à la bonne école de quartier
 

Une inflation cachée qui, en freinant la modernisation des infrastructures, entrave clairement le développement économique.

« Dans chaque contrat public, 20 % des fonds en jeu disparaissent. Et comme la majorité des contrats en Russie implique l'Etat... ", s'alarme Igor Yurgens, président d'Insor, un influent think tank, qui poursuit : « Vladimir Poutine est conscient du problème. Pas d'un point de vue moral. Mais sur le plan économique. »

Peu de condamnations

Grâce à ces réformes, la Russie a gagné 11 places en un an dans le classement de Transparency International : elle figure désormais au 143e rang sur 183 pays répertoriés du moins au plus corrompu. Parallèlement, le sujet est devenu moins tabou, les scandales de pots-de-vin ou d'extorsion éclatent souvent dans les médias. Mais, au regard du nombre d'affaires révélées, celui des condamnations reste faible.

 

 Le président russe, Vladimir Poutine, candidat à sa réélection lors du scrutin de mars 2018

A la tête de la Russie depuis plus de dix-sept ans, M. Poutine faisait planer le doute sur son éventuelle candidature. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, mercredi 6 décembre, sa candidature pour un quatrième mandat au scrutin de mars 2018. Il a fait sa déclaration, lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.

« La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et, dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais », a lancé le chef de l’Etat devant un public conquis.

Peu d’observateurs doutaient que Vladimir Poutine, à la tête de la Russie depuis plus de dix-sept ans, serait candidat à sa réélection, malgré les tergiversations du Kremlin qui a fait durer le suspense pendant plusieurs jours. Une victoire en mars le placerait à la tête du pays jusqu’en 2024.

Quelle opposition lors du scrutin ?

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui entend défier M. Poutine lors du scrutin dans quatre mois, a réagi sur Twitter en ironisant sur la longévité politique du président russe : « A mon avis, c’est beaucoup. Je propose de nous y opposer. »

Charismatique blogueur anticorruption aux accents parfois nationalistes, M. Navalny a organisé deux manifestations antigouvernementales d’ampleur en mars et juin et a eu à subir de nombreuses condamnations en justice et de courtes périodes de détention.

« Dire qu’Alexeï Navalny est le plus sérieux des opposants de Poutine c’est une réalité, c’est juste. Mais même s’il pouvait se présenter et même s’il est difficile de prédire un quelconque score, Vladimir Poutine reste crédité d’un taux de popularité frôlant les 80 % en Russie », relativise Jean de Gliniasty. En réaction au rejet de sa candidature, Alexeï Navalny a appelé lundi 25 décembre au boycott du prochain scrutin.

 Le risque d’une participation faible est réel. Ce n’est pas lié à Navalny, mais à la perte d’intérêt dans les élections au vu d’un résultat connu à l’avance », explique à l’AFP la politologue Ekaterina Schulmann, de l’université Ranepa.

Poutine : les ressorts d'une popularité presque sans faille 

Le président russe, candidat en mars à un quatrième mandat, et auréolé par avance de l'organisation de la coupe du Monde de football en Russie l'été prochain, recueillerait 61 % des intentions de vote. 

Vladimir Poutine, le vainqueur autoproclamé de la guerre en Syrie contre le terrorisme connaitra-il les mêmes succès sur le terrain diplomatique et la scène politique intérieure? Le premier semestre 2018 qui s'annonce constitue un test pour le chef du Kremlin qui briguera le 18 mars un quatrième mandat à la tête du pays, lui permettant de se prévaloir, juste derrière Staline, de la plus grande longévité politique d'un dirigeant soviétique et russe en exercice: 24 ans au sommet du pouvoir. Aucun concurrent ne semble en mesure de lui faire de l'ombre, seul un faible taux de participation étant susceptible de ternir sa victoire.

Selon un récent sondage de l'institut Levada, le chef du Kremlin recueillerait 61 % des intentions de vote, très loin devant l'éternel leader nationaliste Vladimir Jirinosvky (8 %) et plus loin encore de la journaliste Ksenia Sobtchak (1 %), la seule susceptible d'incarner l'opposition libérale en l'absence d'Alexeï Navalny, condamné pour malversation, et interdit par la Commission électorale centrale de se porter candidat. Hormis ces personnalités, une multitude d'autres prétendants à la candidature espèrent sortir de l'anonymat, ne serait-ce que dans la perspective des prochaines élections de 2024, lors desquelles Vladimir Poutine devrait enfin laisser la place.

«Un vrai Moujik»

En attendant, l'homme fort du Kremlin est jugé «courageux, dur, calme, sûr de lui, respecté dans le monde, qui soutient l'armée et protège [son pays NDLR] de l'Occident», selon les appréciations les plus courantes qu'en donnent ses concitoyens, selon Levada. En résumé, «un vrai Moujik». À cet égard, les succès militaires remportés par l'armée russe en Syrie importent plus que les percées diplomatiques hypothétiques dont Vladimir Poutine est encore loin de pouvoir se prévaloir dans la région.

À cette occasion, la Jeunesse russe est appelée à vénérer son armée, selon un projet de loi sur «l'éducation patriotique» bientôt en discussion à la Douma.

« Nous ferons tout pour que la coupe du Monde de football devienne une fête sportive grandiose. »

Vladimir Poutine

Le bannissement par le CIO de la délégation russe aux prochains Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud, pour cause de dopage institutionnel lors des précédents JO de Sotchi, n'affecte pas la popularité du président, pourtant implicitement mis en cause dans ce scandale. La propagande présente la décision des autorités sportives comme un complot de l'Occident destiné à «perturber l'élection présidentielle». Même éculée, l'explication est susceptible de souder l'opinion publique autour de son leader.

Quatre mois après les Jeux Olympiques, la Russie aura enfin l'occasion de briller lors de la coupe du Monde de football qu'elle organise. «Nous ferons tout pour que cet événement devienne une fête sportive grandiose», a promis Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin espère bien à cette occasion bénéficier d'une popularité au zénith.

 

Poutine : les ressorts d'une popularité presque sans faille Par   Publié

 
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