28.05.2011
Une autre raison de s'indigner, une de plus
Une étude de l’INSEE ( en PDF) vient de sortir sur l’évolution des loyers :
Un petit graphique qui montre que
1) Les loyers – en vert- augmentent plus vite que les prix à la consommation – en vert - (alors que les loyers sont censés être indexés sur l’indice des prix à la consommation)
2) Parce qu’ils sont entraînés dans leur sillage par les loyers de relocation –en bleu - (quand on change de locataire, il n’y a aucune régulation)
3) Par conséquent, il faut encadrer les baux à la relocation comme les baux en cours, ce qui ramènerait les courbes bleues et violettes au niveau de la courbe verte !
Pour l'ANIL , la hausse des prix n'est pas dut à un manque de logement:
"Deux études récentes s’inscrivent en faux contre ce jugement, souvent invoqué pour expliquer la hausse des prix et des loyers. Les analyses d’Alain Jacquot et du Centre d’analyse stratégique (CAS) convergent pour attribuer à d’autres facteurs le doublement en termes réels du prix des logements entre 1997 et 2010 : les deux pointent l’effet des conditions de financement (baisse des taux et allongement des prêts). Certaines mesures ont pu également avoir un effet inflationniste, c’est le cas, selon le CAS, de l’ouverture du PTZ à l’acquisition de logements anciens sans obligation de travaux en 2005 et de la déductibilité des intérêts d’emprunts de la loi TEPA. Mais ces causes ne suffisent pas à expliquer la déconnexion croissante entre l’évolution des prix et celle des revenus des ménages. La question de l’existence d’une bulle spéculative, par essence impossible à prouver selon le CAS, reste donc posée."
L'auteur dit qu'il faut quand même construire dans les grandes agglos.
On va faire péter, la bulle immobilière! cf Les défis de la société française
11:10 Publié dans immobiliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immobiliers, étude, l’insee, anil, s'indigner, démocratie réelle










