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20/01/2018

Trump, les 300 jours

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Ne pas juger Donald Trump sur les apparences

Editorial. « Affaire russe », climat, commerce international, conflit israélo-palestinien, accord nucléaire iranien… Après un an de mandat, ces dossiers imposent de prendre en compte le président américain pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est. 

La politique étrangère de Donald Trump, en un mot ? Imprévisible. Le président des États-Unis a annoncé que son pays reconnaît Jérusalem comme capitale officielle d’Israël. Un choix qui pourrait déclencher un grand bouleversement dans tout le Moyen-Orient. Mais en matière de surprises géopolitiques, Trump n’en est pas à son coup d’essai : avec l’Iran, la Corée du Nord ou encore le Mexique, il a déjà sérieusement ébranlé les relations diplomatiques. Retour sur ses derniers hauts faits. 
Cela se traduit aussi sur le prestige en interne et à l'international des Etats Unis.
 

 

 
Enfin derrière la façade de clown de trump, il a réussit déjà à imposer une partie de son programme en faveur des plus riches, de sa classe électorales ( religieuses, populistes et conservatrice) et des lobbyistes financiers et industriels
 

 
 
 
Depuis un an, Donald Trump n'est pas populaire mais conserve ses fidèles
 

INFOGRAPHIES - La popularité du président américain est constante depuis plusieurs mois, évoluant entre 37 et 40% selon les sondages. Un score plus bas que celui enregistré par les précédents présidents américains, mais qu'il faut analyser avec prudence, car, dans le même temps, son électorat ne l'a pas abandonné.

 

● Une Amérique coupée en deux

 

 
 

 Trump moins populaire que les autres présidents américains? Oui, mais...

 Donald Trump conserve l'électorat républicain

Les résultats selon les préférences politiques illustrent cette coupure nette entre pro-Trump et anti-Trump. Le président américain n'a guère perdu son électorat, de même plus largement que l'électorat républicain.

 
«Le président américain n'a pas seulement bien résisté, il a posé les bases d'un véritable système Trump, fondé sur une division profonde de l'Amérique», conclut l'universitaire. L'affaire russe sur une possible ingérence russe lors de la campagnepourrait-elle défaire ce système? «Pour l'instant, Donald Trump n'est pas pénalement inquiété. Au contraire, cette affaire lui permet de se victimiser auprès de sa base. C'est la théorie du chaos qu'il applique depuis le début de sa campagne», estime Jean-Eric Branaa. «Elle peut avoir un impact à la marge. Les hostiles n'en ont pas besoin pour être hostiles, les fans resteront fans et prétexteront le complot, la cabale, la persécution, mais c'est au centre que ça se joue. Ça dépendra aussi de ce qui sort de cette affaire. S'il apparaît comme un escroc, ou pire, un traître antipatriote, là oui il peut y avoir un retour de bâton au centre et chez les républicains modérés», modère Lauric Henneton, qui conclut à son tour: «Il faut rester prudent. Donald Trump a résisté à toutes les catastrophes annoncées. Si on se fie à beaucoup de choses qui paraissaient évidentes, il ne serait pas président».
 
 

Editorial du « Monde ». Donald Trump ne pouvait imaginer pire anniversaire. Un an après son arrivée à la Maison Blanche, ce n’est pas dans sa luxueuse propriété de Mar-a-Lago, en Floride, qu’il a célébré l’événement, comme il l’avait prévu, mais du bureau Ovale, pour tenter de trouver une solution à la paralysie de l’administration américaine. En effet, faute de compromis sur le budget entre républicains et démocrates au Congrès, l’Etat se retrouve, samedi 20 janvier, à court d’argent, obligeant la première puissance mondiale à fonctionner au ralenti.

Lire aussi :   Aux Etat-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »

 

Budget américain : Trump dépoile la diplomatie pour rhabiller l'armée

Ce shutdown illustre jusqu’à la caricature le fonctionnement chaotique de la présidence de M. Trump. Depuis douze mois, il est engagé dans une campagne électorale perpétuelle qui préfère exciter sa base plutôt que représenter le plus grand nombre. Un responsable qui entretient un rapport torturé aux faits et qui attaque la presse avec des accents d’autocrate. Le commandant en chef de la plus puissante armée au monde qui manie l’insulte publique sans le moindre filtre.

Le déni, un péril insidieux

Une administration aussi peu conventionnelle ne peut que désorienter, aux Etats-Unis comme partout dans le monde, au risque d’exposer les détracteurs du président à un péril insidieux : le déni. Un procès en illégitimité resurgit en effet régulièrement, au travers de débats de comptoir sur la santé mentale de Donald Trump, l’éventualité d’un impeachment ou l’application du vingt-cinquième amendement de la Constitution, qui dispose que le président peut être remplacé par son vice-président lorsqu’il se trouve dans l’incapacité d’exercer ses fonctions.

Ce déni occulte le fait qu’une élection présidentielle n’est pas un relevé d’aptitudes mais bien une compétition démocratique que le magnat de l’immobilier a remportée, même s’il n’a pas obtenu la majorité des suffrages exprimés. Elu pour quatre ans, doté d’une « excellente » santé, selon le médecin de la Maison Blanche, Donald Trump a déjà en ligne de mire sa réélection en 2020.

Un début de bilan

Le déni empêche surtout de voir que, en dépit du tumulte qui entoure son exercice singulier du pouvoir, ce président dispose déjà d’un début de bilan, aussi poussif soit-il : une réforme fiscale, une vague de dérégulation, des nominations massives de juges fédéraux en place pour les décennies à venir. Et puis, malgré une impopularité sans précédent après douze mois de pouvoir, il est à la tête d’une économie florissante, et cette bonne santé sera peut-être portée un jour à son seul crédit, alors qu’il est partagé aujourd’hui avec un prédécesseur qu’il exècre, Barack Obama.

Certes, des ombres persistent dans ce tableau. L’enquête « russe » tout d’abord, consacrée aux interférences avec la campagne électorale de 2016 prêtées à la Russie par le renseignement américain. Conduite par un procureur spécial dont l’intégrité est à toute épreuve, Robert Mueller, elle n’en finit pas de hanter la Maison Blanche en mettant en cause l’entourage direct du président. La volonté de Donald Trump, ensuite, de soumettre les équilibres incertains du monde à des crash-tests permanents, que ce soit sur la lutte contre le réchauffement climatique, le commerce international, le dossier israélo-palestinien ou encore l’accord nucléaire conclu avec l’Iran.

Autant de dossiers qui imposent de prendre en compte Donald Trump pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est. C’est à cette aune qu’il doit être jugé, plus que sur le tapage soulevé par les messages matutinaux intempestifs qu’il publie sur son réseau social préféré.

 

WATCH

 

Confidential: Surveilling Black Lives Matter

 

Trump : la diplomatie dérangée - Déshabillons-les (10/06 ... - YouTube

Editorial. Le gel des fonds américains destinés aux réfugiés palestiniens met en danger la stabilité des camps où sont installées des millions de personnes.
 
 
Après des années de hausse, les premières inscriptions d’étudiants étrangers diminuent, ce qui conduit les universités à des restrictions budgétaires, selon « Courrier Expat ». « A mesure que vous perdez ces étudiants, les revenus assurés par les frais de scolarité sont affectés. Nous devons faire des choix budgétaires, nous adapter », reconnaît Michael Godard, de la Missouri central university dans le New York Times. Alors que les étudiants étrangers acquittent des droits d’inscription deux fois plus élevés que ceux payés par les étudiants originaires de l’Etat, son université a déjà ressenti un manque à gagner de 14 millions de dollars (11,45 millions d’euros).Près de la moitié des campus concernés

Selon Raja Bandar, de l’Institute of International Education, cette baisse serait due à « plusieurs facteurs qui se combinent ». D’une part, la concurrence avec les universités canadiennes, australiennes ou britanniques est de plus en plus forte. D’autre part, des pays comme lBrésil ou l’Arabie saoudite ont récemment revu les conditions d’attribution des bourses à leurs étudiants désireux de poursuivre leurs études à l’étranger. Enfin, et surtout, la politique anti-immigration de l’administration Trump a des effets bien au-delà des six pays musulmans dont les ressortissants sont désormais interdits de séjour aux Etats-Unis.

Michael Godard constate : « L’Inde ne figure pas sur cette liste, mais de nombreux étudiants indiens de confession musulmane se sentent concernés par les restrictions en matière d’immigration. »

Les business schools américaines également touchées

La baisse d’attractivité de l’enseignement supérieur américain ne concerne pas que les universités. Nombre d’écoles de commerce ne sont pas mieux loties. « Les dernières données du Graduate Management Admission Council montrent que deux écoles de commerce américaines sur trois ont enregistré une baisse des inscriptions du côté des étudiants internationaux », signale le Financial Times.

Le prestige international des meilleures business schools américaines n’est pas menacé, prend soin de souligner le quotidien économique britannique. Quant aux autres, une perte de diversité se traduirait fatalement, à terme, par une baisse de la qualité des formations qu’elles proposent, avec notamment pour leurs élèves des possibilités restreintes en matière de constitution de réseau.

Les écoles de commerce canadiennes qui, pour le moment, accueillent en moyenne 60 % d’étudiants internationaux — nettement moins que les établissements équivalents en Europe —, pourraient être les grandes gagnantes d’un déclin durable des écoles américaines.

Cela peut induire une perte de compétitivité, de compétences et donc a terme du rayonnement intellectuel et productif des Etats Unis à l'interieur du pays et à l'international.
 
 

Furthermore, documents from the FBI and 

This article is part of a multipart series that examines the State of America Under Trump. Also read:

Trump's America: A shrinking space for protests

Trump's America: 'Dreamers must make deal with devil'

Trump's America: An 'attack' on climate change fight

Trump's America: 'War of attrition' on journalists

18/01/2018

Demain, la guerre dans l'espace

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A la recherche d’un nouvel ordre mondial

Dans un essai géopolitique, Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), ausculte les enjeux de gouvernance d’un monde de plus en plus mouvant Par Marc Semo

 
« Vivre le temps des troubles », de Thierry de Montbrial, Albin Michel, 170 p., 15 euros

 

Déchiffrer un monde en train de basculer et analyser les nouveaux défis qui se posent à une gouvernance mondiale encore balbutiante : tel est l’objectif pour le moins ambitieux de Thierry de Montbrial dans un essai ramassé et alerte qui veut penser à nouveau la longue durée. Il revendique « sa conception du présent comme l’intersection d’un futur déjà là et d’un passé encore là » en réaction à un air du temps obsédé par l’instantanéité et qui, trop souvent, tend « à surestimer les changements à court terme et sous-estimer ceux à long terme ».

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Dessous des Cartes L'Europe en dangers - YouTube Sécurité nucléaire : le grand mensonge - ARTE 

n Forces spéciales : le nouveau fer de lance de la défense française

Equipées de matériels dernier cri, polyvalentes et dotées d'un rayon d'action considérable, elles offrent la solution idéale dans les guerres contre les groupes djihadistes.

Les forces spéciales sont à la mode. Les guerres qui ont suivi le 11 Septembre, les conflits contre l'islamisme armé qui se déroulent depuis 2001 du Pakistan au Sahel en passant par l'Afghanistan, la Syrie, le Yémen, la Somalie et la Libye ont vu le rôle de ces forces d'élite se renforcer, au point d'en faire l'outil militaire par excellence pour les gouvernements occidentaux.

Evoluant à la lisière de deux mondes, celui du renseignement et celui des forces armées, sans appartenir complètement à l'un ou à l'autre, les forces spéciales sont devenues, au début du XXIe siècle, un élément prépondérant dans toutes les opérations militaires d'envergure. Les «petits hommes verts» russes, soldats masqués et sans insignes qui s'emparent sans coup férir de la Crimée au printemps 2014 ; les soldats américains, britanniques, français ou australiens qui ont appuyé en toute discrétion la ...

 Edge Of Tomorrow Official Trailer #1 (2014) - Tom Cruise ... - YouTube

 

 

The Bourne Identity (Trailer) - YouTube : The Bourne Identity 1988 Richard Chamberlain, Jaclyn Smith

La cyber-guerre au niveau international

Aujourd’hui, de nombreuses guerres non déclarées éclatent dans le monde entier. Je ne parle pas ici de disputes de frontières en Afrique ou des opérations américaines en cours en Afghanistan. Vous n’entendrez pas parler de ces guerres dans les journaux, même si les pays parmi les plus importants du globe y sont impliqués. En fait, il est très probable que les Etats-Unis, La Russie.. soient impliqués en ce moment même dans au moins l’une de ces "guerres".

 La guerre invisible (ARTE)

En effet, ces conflits ont lieu dans le cinquième domaine de la guerre : le cyberespace — le tout dernier champ de bataille après la terre, la mer, le ciel et l’espace. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans ces chroniques, la guerre n’est plus strictement cinétique, dans le mouvement physique. La portée maximale d’une armée ne dépend plus de la taille de son plus grand fusil — et la portée d’un navire militaire ne se mesure plus en nombre de kilomètres que ses missiles peuvent parcourir.

Dans le cinquième domaine de la guerre, des signaux invisibles vont et viennent à travers des fils et des circuits dans une tentative de glaner des informations ou de mettre hors service des systèmes clés. Les professionnels du business de la cyber-guerre font souvent référence à ces programmes comme des "computer network operations" ["opérations d’ordinateurs en réseau", ndlr.] ou CNO. Et on compte de plus en plus de "cyber-guerriers" chaque année. ▪ Nouvelles guerres et science-fiction Les descriptions de cyber-guerres relèvent plus de la science-fiction que des annales de l’histoire militaire : les offensives se déclenchent en frappant simplement une touche de clavier.

Les sentinelles sont les firewalls, les cryptages et les mots de passe. Les virus sautent par delà les lignes ennemies comme des guérilleros pour semer la confusion. C’est une façon entièrement nouvelle de faire la guerre et on peut prédire qu’elle dominera les relations internationales dans les années à venir. En fait, l’importance de plus en plus forte de la cyber-guerre pourrait bien ébranler l’équilibre actuel des puissances militaires à travers le monde.

The Secret Space War - YouTube

 En vidéo Ce qu’une grand-mère chypriote peut vous apprendre sur la faillite de la France… … et trois moyens de vous en protéger. Tout est là !  Comment les responsables politiques et les généraux peuvent-ils résister ? Sans trop m’avancer, c’est ce que les militaires peuvent avoir de mieux comme guerre sans risque. Vous voulez détruire le programme d’armes secrètes d’un pays ennemi mais vous ne pouvez pénétrer dans leur espace aérien sans être détecté ? Lancez un virus au lieu d’une bombe ! Voilà le genre d’option que les responsables politiques et les militaires ont la possibilité de choisir aujourd’hui. La donne est complètement changée. En effet, selon certains experts, les guerres du futur ne seront menées qu’avec des opérateurs de forces spéciales et des programmeurs informatiques. De mon côté, je me contenterai de parler des programmeurs informatiques — la cyber-guerre et les opportunités de profits qu’elle vous offre à vous, investisseurs.

La cyber-guerre est une industrie de 55 milliards de dollars. C’est aussi l’industrie américaine qui connaît la plus forte croissance : on prévoit qu’elle doublera au cours des 12 prochains mois. Une étude récente a qualifié la cyber-guerre de "dernière arme asymétrique" — je préfère le terme de "cinquième domaine de la guerre". ▪ Changement de donne L’un des plus grands défis qui commence à apparaître depuis que la guerre est entrée dans le cinquième domaine est que les capacités de la cyber-guerre offrent un effet multiplicateur puissant et immédiat pour des Etats voyous.

Des pays qui auparavant présentaient une faible menace selon les standards militaires conventionnels — par exemple l’Iran — posent aujourd’hui de bien plus gros problèmes. Il y a eu un grand changement : l’Iran ne possède pas de force militaire conventionnelle adéquate pour défier directement ses ennemis de la région, l’Irak et Israël, sans parler de ses ennemis au niveau mondial comme les Etats-Unis.

L’armée iranienne conventionnelle n’entre même pas dans la liste des 10 premières armées au monde. Même si elle possède plus d’un million d’hommes sous les drapeaux et plusieurs milliers de véhicules blindés et d’avions de combat, il est peu envisageable qu’elle puisse survivre à une guerre conventionnelle. En fait, elle y a à peine réussi contre les forces de Saddam Hussein dans les années 1980, qui furent à leur tour écrasées par les forces de l’OTAN au cours de l’une des guerres les plus courtes de l’histoire moderne.

Pourtant, une récente étude sur la cyber-guerre menée par Atlantic Council, un think tank périphérique, a classé l’Iran comme une force cybermilitaire de niveau trois. Cela signifie que le pays est capable de provoquer des dégâts importants sur les réseaux civils aux Etats-Unis, si ce n’est au niveau des réseaux gouvernementaux. Quel progrès pour les capacités de cette puissance militaire de quatrième ordre à l’autre bout du monde ! Au plus fort de sa puissance, l’Iran pouvait à peine espérer couler un navire de guerre américain mais avec ses capacités croissantes dans le domaine de la cyber-guerre, soudain, la menace devient réelle. L’anonymat qui fait de la cyber-guerre le moyen parfait pour les Etats voyous d’attaquer les Etats-Unis et ses alliés en fait également l’arme parfaite pour les pays démocratiques.

Aujourd’hui, sans un mandat pour envoyer des troupes sur le terrain ou sans une autorisation de l’ONU, ils peuvent lancer des attaques préventives ou de représailles contre ces menaces. Des unes des journaux, ces attaques ne sont plus perçues que comme de simples clins d’oeil entendus. Plus récemment, on a su que la destruction du dernier centre d’essais nucléaires iranien a été menée dans le cinquième domaine par un virus appelé Stuxnet. Cette opération a été menée conjointement par la NSA, la CIA et l’armée israélienne. C’est la première fois qu’un virus provoque des dégâts importants dans un centre militaire.

 On nous écoute (1/2) : Cyberguerre, l'arme fatale ? - INFRAROUGE

A lire aussi :

 Poutine contre les USA , La guerre des boutons,

Il faut s’attendre à voir plus de ce genre d’attaques au cas où une cyber-guerre "froide" se réchaufferait.

 On nous écoute (2/2) : L'histoire secrète de la NSA - INFRAROUGE

Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/cyber-guerre-international/
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War In Space - The Next Battlefield - CNN - YouTube

La cyber-guerre au niveau international | La Chronique Agora

Une ONG et une firme de sécurité informatique disent avoir pisté des pirates à l’origine d’une campagne mondiale d’espionnage informatique jusqu’au cœur de Beyrouth.

COMPTE RENDUDark Caracal, une vaste opération de cyberespionnage lancée depuis Beyrouth Pierre-Olivier Chaput

A lire aussi :

 Bouche trou'Fire and Fury'Vivre le temps des troubles

Le présent s’écrit au futur Running Man"2084" - La fin du monde"La ferme des animaux –...Globalia. JC RuffinLe cauchemar climatisé...Les mondes de Philip K DickIDIOCRACY

17/01/2018

la ZAD a vaincu, la ZAD doit vivre

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Pour Rémi, ce n'est que le début ...

L’image contient peut-être : 2 personnes, foule et texte
 
 
 
 
Vivent les ZADs ! A bas le capital et la flicaille à ses ordres sur notre argent public !
https://zad.nadir.org/spip.php?article2889
 
NDDL. Le gouvernement a décidé mercredi d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et un référendum local favorables, au profit d'un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes. Edouard Philippe a aussi invité les «squatteurs» à quitter les lieux, leur donnant «jusqu'au printemps»
 
NDDL. Après la victoire écologiste sur Notre-Dame-des-Landes, va-t-on remettre d'autres chantiers controversés en question ? On pose la question ce jeudi (photo Cyril Zannettacci pour Libération).
 

--- Le gendarme responsable de la mort de Rémi Fraisse innocenté ---

Ce qu’il faut retenir du non-lieu prononcé par la justice

"Comme tous les magistrats - procureurs, juges d’instructions – statuant sur les violences et les morts au main de la police, il faut donc remercier Anissa Oumohand et Elodie Billot. Elles ont, le 8 janvier, prouvé leur propre inutilité, l’inutilité de leur institution. Elles ont rappelé que ce n’est pas là qu’il faut aller chercher la "justice"."

 
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Mediapart a récemment publié l’ordonnance de non-lieu prononcée la semaine dernière par les deux juges toulousaines en charge de l’affaire Rémi Fraisse. Décryptage et analyse.

  • Terreur
 

COMMUNIQUÉ DES HABITANTS DE LA ZAD DE NDDL

Communiqué : Les habitant.e.s de la zad ne sont toujours pas légalement expulsables. Ce matin, le ministre de l’intérieur affirmait que la zad serait évacuée des « éléments les plus radicaux », appuyant une nouvelle fois la fable d’un groupe fantômatique de quelques dizaines d’"ultra-violents" que l’on cacherait quelque part dans le bocage. Nous réaffirmons qu’il n’y a
pas des "éléments plus radicaux" d’un côté et de "bons zadistes" paysans de l’autre. Comme le soutient l’ensemble du
mouvement, repris à son tour en ce sens par un ensemble d’organisations,syndicats et ong’s nationales dans une tribune hier, nous nous opposons à "toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y projeter leurs vies et leurs activités". Par ailleurs, nous entendons beaucoup parler de mouvement de troupes et de volonté d’expulser au plus vite aéroport ou pas". Au-delà de toute considération politique ou logistique sur la légitimité et la faisabilité d’expulser les habitants de Notre-Dame-des-Landes, il nous semble nécessaire de rappeler que cela n’est aujourd’hui tout simplement pas légalement possible. Nous l’avions démontré dès l’automne 2016, appuyé en cela par le Syndicat des Avocats de France, le DAL et le Syndicat de la Magistrature et la situation légale n’a pas évolué depuis :
- les 14 lieux d’habitation de la zad ayant été l’objet de procédures d’expulsion bénéficient tous de la trêve hivernale. Ceux-ci ne sont donc pas expulsable avant le 31 mars.
- plus de 60 autres habitats situés sur la zad n’ont pas encore été l’objet de procédures d’expulsion. Le droit français est strict à ce sujet : tout.e habitant.e d’un lieu considéré comme son logement principal, même sans doit ni titre, doit pouvoir bénéficier d’une procédure nominative avant qu’un juge décide de son expulsion et que la préfecture puisse ensuite accorder le concours de la force publique pour la mettre en oeuvre. Il serait donc bon que ceux qui brandissent des menaces d’expulsion à
tout va commencent par respecter le droit dont ils se prétendent garant. Pour une meilleure compréhension de ces enjeux, nous vous renvoyons au communiqué commun du Syndicat de la Magistrature, du Syndicat des Avocats de France et du DAl paru le 2 novembre 2016 et toujours d’actualité : https://zad.nadir.org/IMG/pdf/com_nddl_saf_sm_dal_.pdf

Communiqué des habitants de la ZAD de NDDL le journal en ligne sans dieu ni maître de la Fédération anarchiste MONDE-LIBERTAIRE.NET

Documentaires28minDe Creys Malville à Sivens : Vital Michalon et Rémi Fraisse 11/01/2018Le 31 Juillet 1977, sur le site dédié à la centrale nucléaire Superphenix, et le 25 octobre 2014, sur le site promis au barrage de Sivens, Vital Michalon et Rémi Fraisse, militants écologistes sont tombés sous les grenades offensives de la gendarmerie. Souvenirs de leurs proches.

La #ZAD a vaincu, la ZAD doit vivre !

Le gouvernement a enfin capitulé devant l’évidence : il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. C’est une victoire de la convergence des luttes ouvrières et paysannes. A présent, l’État doit renoncer à détruire la ZAD.

Ça y est ! Le gouvernement a annoncé l’abandon du projet de délocalisation de l’aéroport de Nantes vers le site de Notre-Dame-des-Landes.

Il s’agit évidemment d’une victoire pour tout le mouvement d’opposition au projet. Il s’agit d’une victoire de l’unité du mouvement, dans sa diversité, allant du collectif ACIPA, aux occupants de la ZAD, en passant par toutes et tous les paysans organisés au sein de COPAIN, et enfin du plus récent collectif syndical contre l’aéroport – regroupant des militantes et militantes de la CGT, de Solidaires et de la CNT. Il s’agit d’une victoire de la convergence des luttes ouvrières et paysannes, un des moteurs de cette unité.

Il s’agit d’une victoire contre la destruction de terres agricoles et contre la dégradation de la biodiversité. Cette victoire nous permettra de réensemencer un espoir dans nos résistances contre le capitalisme dévoreur du monde vivant et de l’humanité.

Mais nous n’oublions pas que le conflit n’est pas terminé pour autant. Le gouvernement n’a pas encore mis en œuvre ce qu’il appelle la « restauration de l’état de droit » sur le site de Notre-Dame-des-Landes, c’est à dire réimposer l’ordre capitaliste sur cette poussière territoriale qui lui échappe depuis 2012. Choisiront-ils, comme cela se murmure par-ci, par-là, une solution comme au Larzac dans les années 1980 où l’État a cédé la gestion du foncier aux agriculteurs ? Dans ce cas des compromis seront trouvés et la situation s’apaisera. Les expérimentations sociales et agricoles en cours sur la ZAD s’inscriront dans un cadre de compromis avec les pouvoirs publics.

Mais si le gouvernement choisit l’affrontement, s’il envoie des milliers de militaires avec, comme certains l’annoncent, des véhicules blindés et le génie de l’armée pour détruire les barricades et les habitations de la ZAD, il sera le seul responsable de ce qui se déroulera sur le site, mais aussi dans les villes comme Nantes et Rennes. Dans un tel scénario, Alternative libertaire s’associera à l’appel à mobilisation du mouvement d’opposition au projet. Une mobilisation qui s’organisera aussi bien dans et autour du site que dans toutes les villes où s’active l’un des 200 comités de soutien créés dans l’Hexagone.

Déjà, sans attendre la décision du gouvernement, que toutes celles et ceux qui s’opposent la destruction de zones humides et de terres agricoles affirment collectivement leur volonté de s’opposer aux expulsions, au travers de manifestations partout où elles seront organisées, et en particulier le 10 février, lors du rassemblement sur la ZAD.

En 2012, c’est par dizaines de milliers que des manifestantes et des manifestants ont convergé vers Notre-Dame-des-Landes. « L’opération César » s’est terminée par une déroute en rase campagne de la gendarmerie. Depuis, le mouvement s’est renforcé. Si le gouvernement choisit l’affrontement, nous nous mobiliserons pour une victoire complète à Notre-Dame-des-Landes.

Le gouvernement a enfin capitulé devant l’évidence : il n’y aura pas d’aéroport…
ALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

20:38 Publié dans Mobilisations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la #zad

 
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