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05/08/2017

Le foot mondial, au miroir de la folie Neymar

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Dans les pays démocratiques et développés, l’argent est devenu la seule balise. Après avoir été méprisés ou honnis jusqu’à la fin des années 1970 – une Rolls était alors le sommet de la ringardise –, le « fric » et ses attributs clinquants se sont imposés en force depuis les années 1990. Une caste étroite a vu son patrimoine et ses revenus grimper à des sommets inédits, pendant que se développait simultanément une grande classe pauvre de chômeurs, d’immigrants, d’employés saisonniers ou temporaire

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Le foot mondial, au miroir de la folie Neymar

Selon l'Editorial du MONDE | . Le PSG vient de s’offrir le joueur brésilien pour le montant irréel de 222 millions d’euros, on aimerait entendre les mots « régulation » et « redistribution »..

«Un Barça sans Neymar? Ça n’arrivera pas, aucun club ne paiera sa clause», a affirmé Robert Fernandez, le directeur technique du club, en conférence de presse ce lundi. L'avenir lui a montré qu'il s'est trompé.

 
 n Transfert : Paulinho au FC Barcelone pour 40 millions d'euros
Foot. Le milieu de terrain brésilien Paulinho, qui jouait dans le club chinois Guangzhou Evergrande depuis juin 2015, va signer au FC Barcelone pour 40 millions d'euros.

PSG.Le retentissant transfert de Neymar passé, un nouveau feuilleton s'ouvre dans le mercato parisien. Et l'annonce d'une possible arrivée de Kylian Mbappé, prodige attaquant de Monaco, prend place dans les esprits parisiens. (photo AFP)A lire sur Libération.fr

«Paulinho passera jeudi matin la visite médicale, et la signature du contrat et la présentation officielle comme nouveau joueur du FC Barcelone se feront le même jour», a indiqué le club catalan dans un communiqué. Il s'agit du premier recrutement du club catalan depuis le départ de Neymar au Paris SG pour la somme record de 222 millions d'euros.

Pure folie ? Sans doute, mais qui obéit à l’implacable logique du marché du football. L’ex-président de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, mettait en garde, il y a vingt ans, contre « l’exubérance irrationnelle des marchés financiers ». A l’inverse, l’on est conduit à constater, aujourd’hui, l’effervescence rationnelle du « foot business », dont l’ahurissante inflation du coût des transferts de joueurs donne la mesure : celui du prodige brésilien est environ cinq fois plus élevé que celui de Zinédine Zidane, alors meilleur joueur du monde, au Real Madrid en 2001.

NEYMAR AU PSG: «LE MARCHÉ EST FOU, MAIS CE SONT LES PRIX POUR S’OFFRIR UN CADOR»Par La rédaction Mis à jour le 04/08/2017 

Christophe Remise, spécialiste foot au Figaro et Louis Tellier, journaliste vidéo, étaient au Parc des Princes pour accueillir Neymar.

Avec Neymar, le club change de dimension et devient important dans le monde

Vincent Chaudel, expert en marketing

Pour Le Figaro/Sport24.com, Vincent Chaudel, expert en marketing sportif au sein cabinet de conseil Wavestone explique comment le PSG espère rentabiliser rapidement l'investissement colossal du recrutement de Neymar. Retrouvez l'intégralité de l'article sur notre site. Par 6 leviers : Levier n°1: le contrat de l'équipementier, entre 25 et 75 M€ supplémentaires par an; Levier n°2: le sponsor maillot, environ 50 M€ supplémentaires par an; Levier n°3: les ventes de maillot, entre 30 et 40 M€ supplémentaire par an; Levier n°4: la billetterie, quelques millions d'euros supplémentaires par an ; Levier n°5: un co-branding au gros potentiel pour attirer des sponsors ; Levier n°6: les droits télé à l'étranger à la hausse à moyen-terme

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Des millions de fans via les réseaux sociaux, source indirecte de revenus pour le PSG

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Starisation, spéculation et mondialisation

Trois mécanismes font flamber les prix : starisation, spéculation et mondialisation. Dans l’industrie du spectacle qu’est devenu le football moderne, Neymar est une valeur sûre. Belle gueule, beau jeu et marketing millimétré en ont fait une marque mondiale, à l’instar de son ancien partenaire barcelonais Lionel Messi ou de son concurrent madrilène Cristiano Ronaldo. Ses dizaines de millions de « fans » sur les réseaux sociaux en attestent, comme l’invraisemblable engouement qu’il suscite, dès à présent, chez les supporteurs parisiens.

La spéculation se nourrit de cette image hors norme. A supposer que ses prestations sportives soient à la hauteur des fantasmes qu’il déclenche, le Brésilien est une poule aux œufs d’or. Le PSG en attend un solide retour sur investissement (revalorisation de ses contrats avec ses sponsors, billetterie, ventes de maillots et autres produits dérivés…). Quant à la Ligue nationale de football, ravie de l’aubaine, elle se prépare déjà à renégocier très favorablement les droits de retransmission télévisée.

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Enfin, Neymar est devenu en quelques années une icône planétaire. Pour les marques dont il est la vitrine (le PSG et ses sponsors), il est capable d’ouvrir grand les portes des marchés les plus prometteurs, chinois, américain et africain. Pour le Qatar, il peut constituer un levier diplomatique opportun, au moment où l’émirat, organisateur du Mondial de football 2022, est en butte à l’hostilité de ses puissants voisins saoudiens.

Il reste qu’on aimerait entendre, ces jours-ci, prononcer deux mots : « régulation » et « redistribution ». La première, portant sur les transferts, ne peut être qu’européenne pour avoir quelque effectivité. La seconde serait le moindre des gestes, quand on sait que les plus de 200 millions déboursés par le PSG pour s’offrir Neymar dépassent le budget total des vingt clubs de Ligue 2, la deuxième division française. A défaut, il faudra admettre que le football moderne est un miroir cruel d’un monde où les riches sont de plus en plus riches et les autres de plus en plus vulnérables. n

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31/07/2017

Allemagne, année zéro

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On aime passionnément


 Bande Annonce

En 1945. L'Allemagne nazie a capitulé devant les armées alliées. Berlin n'est plus qu'un champ de ruines fumantes. Edmund Koehler, un garçonnet de 12 ans, parcourt les décombres à la recherche d'un peu de nourriture avant de rentrer dans l'immeuble à demi effondré où sa famille a trouvé un refuge précaire. Son père, malade, ne sait que gémir. Son frère, Karl-Heinz, un SS en fuite, se cache, tandis que sa soeur, Eva, fréquente les soldats étrangers avec lesquels elle va danser le soir. Au milieu de cette ambiance de fin du monde, le petit garçon sans repère tente de s'en créer de nouveaux, fuyant toujours un peu plus la terrible réalité...

Par Frédéric Strauss

poignant.
 
Deutschland im Jahre Null / Allemagne année zéro (Roberto Rossellini) [1947]

 

| Genre : date dans l'Histoire.

A Berlin, en 1947, le petit Edmund aide sa famille dans la misère en rendant toutes sortes de services. Auprès de son ancien maître d'école, apparemment habitué à manipuler les enfants à des fins sordides, l'innocent Edmund va chercher secours pour sauver son père malade...

Tourné pendant l'été 1947 au milieu des ruines où résonnait encore l'horreur de l'Histoire, Allemagne année zéro est le film d'un monde qui repart de rien, cerné par le sentiment du néant. Dans une société laminée où personne n'a de place enviable, celle d'Edmund est la pire. Au service des autres, il devient le relais de la haine qui a survécu et d'un désespoir auquel il ne survivra pas. Au plus près de la réalité, Rossellini éclaire aussi l'âme d'une époque, et prend toute la mesure de sa noirceur à travers l'histoire de cet inoubliable enfant de 12 ans. — Frédéric Strauss

Allemagne, année zéro

24/07/2017

la crise de l’esplanade des Mosquées

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Editorial. En installant des portiques de détection de métaux à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, la police israélienne a déclenché une nouvelle crise qui a déjà fait plusieurs morts. Dans le sang, Jérusalem vient de rappeler, une fois de plus, une vérité première : cette ville n’est pas comme les autres. Elle occupe une place particulière dans la vie des trois grands monothéismes – judaïsme, christianisme, islam. A l’intérieur, en son point focal, elle abrite, sur quelques mètres carrés, un concentré explosif d’histoire, de religion et de politique : l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, est soutenue, sur un côté, par le mur des Lamentations, l’un des lieux les plus sacrés du judaïsme.

LES FAITS

  • Après l'assassinat de deux policiers israéliens par trois Palestiniens, le 14 juillet, Israël a décidé d'installer des portiques de sécurité aux abords de l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem.
  • La mesure a scandalisé les fidèles musulmans, et les troubles violents ont fait huit morts et plus de 800 blessés depuis le 21 juillet.

A lire En image Tensions en Israël autour de l’esplanade des Mosquées

 Quels sont les enjeux de la crise de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem ?  

En un moment de l’affrontement israélo-palestinien où chacune des parties prenantes habille de plus en plus aux couleurs du religieux sa revendication nationale, Jérusalem est devenue le symbole du conflit – l’esplanade des Mosquées en étant l’épicentre. Ici, tout peut dégénérer

ECLAIRAGE Jérusalem : un demi-siècle de conflit expliqué en cartes VIDÉO

 

Une modification du statu quo « aurait des conséquences imprévisibles dans le monde et dans l’ordre régional », a-t-il dit. Ce n’est pourtant pas l’avis des représentants du Waqf – la fondation pieuse jordanienne administrant le site – dépossédés de leurs attributions pendant le week-end, qui dénoncent les initiatives unilatérales d’Israël.

Piotr Smolar, correspondant du « Monde » à Jérusalem, répondra à vos questions à partir de 15 heures. SUIVEZ LE LIVE DE L'ÉVÉNEMENT

Policiers, émeutiers, « martyrs » tueurs de colons : ces acteurs classiques des violences dans le conflit israélo-palestinien ont joué leur triste partition, vendredi. Mais un mouvement de résistance civique, non violent, mobilise aussi l’opinion publique palestinienne, chauffée par les médias et les responsables religieux.

Benyamin Nétanyahou était sous la pression de la droite nationale religieuse, incarnée par le ministre de l’éducation Naftali Bennett. Celui-ci a affirmé que « se soumettre à la pression palestinienne porterait atteinte à la dissuasion israélienne ». Si le premier ministre avait retiré les portiques, son camp l’aurait accusé de faiblesse en matière de sécurité.
 

La suite des événements demeure imprévisible. M. Nétanyahou s’en est remis à la police, se ménageant ainsi une marge de manœuvre au sujet des portiques. Les concertations avec la Jordanie se poursuivent. Mais pour l’heure, le premier ministre a choisi d’assumer le prix des affrontements, qui le placent dans une situation classique de gestion de crise.

La mosquée Al-Aqsa est la maison commune à défendre, par la prière de rue. Pour les croyants, il en va non seulement de leur foi, mais de leur identité et de leur fierté comme Palestiniens. Les habitants de Jérusalem-Est sont particulièrement mobilisés. L’esplanade des Mosquées fait partie de leur géographie intime. En y mettant les pieds, fin septembre 2000, Ariel Sharon, alors chef du Likoud, avait déclenché la seconde Intifada.

Alors que la tension reste vive à Jérusalem-Est, secouée depuis une semaine par la crise de l’esplanade des Mosquées, Amman, la capitale jordanienne est à son tour visée. Un Jordanien a été tué et un Israélien grièvement blessé lors d’un « incident » survenu dimanche 23 juillet à l’intérieur de l’ambassade d’Israël à Amman, la capitale jordanienne, selon une source des services de sécurité jordaniens.

À LIRE AUSSI Israël - Palestine. Jérusalem-Est sur le point de s’embraser ?

Lors de son voyage en Europe, M. Nétanyahou a fait une autre comparaison, devant les journalistes israéliens. « Lorsque j’ai visité la tour Eiffel, j’ai noté que quelque chose avait changé. Vous savez quoi ? Ils ont installé des détecteurs de métaux. »

Mais cette pédagogie sécuritaire méprise l’importance religieuse et psychologique de la mosquée Al-Aqsa pour les Palestiniens. Privés de toute perspective politique et de l’émergence d’un véritable Etat, soumis depuis cinquante ans au régime d’occupation, ils voient le lieu saint comme le cœur battant de leur identité, un rare havre de paix et un lopin de souveraineté menacé, dans une ville annexée par Israël depuis 1967. Ainsi À Bethléem, la «barrière de séparation» d'Israël asphyxie les Palestiniens de Cisjordanie : LES MURS DANS LE MONDE (2/6) - Le mur, qui englobe des colonies, protège des attentats mais prive les agriculteurs de leurs terres et empêche une majorité de Palestiniens de se rendre sur leurs lieux saints.

C’est particulièrement vrai à Jérusalem-Est, où la population palestinienne vit dans une sorte de trou noir, délaissée par tous. Elle ne relève pas de l’Autorité palestinienne, tandis que la mairie de Jérusalem la néglige. Aucun autre lieu ou sujet ne mobilise autant la martyrologie palestinienne qu’Al-Aqsa. Le gouvernement israélien prend le risque de l’activer.

 

Watch Inside Story: Is Israel changing the status quo around Al Aqsa?

 Source: News agencies

L’esplanade est une cause sacrée dans le monde arabe. Le rapprochement entre Israël et le front arabe sunnite anti-iranien peut être remis en cause par les événements de Jérusalem. Parce qu’il est à la tête d’un gouvernement qui défend d’abord l’extension de la colonisation, M. Nétanyahou ne veut pas céder sur les portiques après la tuerie d’Halamish. Le piège se referme. La Ville sainte entre, une fois de plus, dans la zone des tempêtes. Ce n’était pas inévitable.

Israël-Palestine. À Jérusalem, trouver le bon compromis Pour arrêter l’escalade de la violenceISRAËL devrait retirer les portiques de sécurité compliquant l’accès à l’esplanade des Mosquées. La sécurité du site devrait être assurée en concertation avec les parties concernées, estime le chroniqueur YEDIOT AHARONOT - du quotidien populaire de TEL-AVIV

Le correspondant du Monde à Jérusalem, Piotr Smolar, a fait le point vec les internautes du Monde.fr.

Les critiques émises par la ligue arabe ou par le président turc peuvent-elles infléchir la position israélienne ? Si ces derniers étaient démontés, cela suffirait-il à faire revenir le calme ?

Le contexte régional au MOYEN-ORIENT ( PALESTINE )  importe, bien sûr, mais il n’est pas déterminant. Tout d’abord, les critiques de la Ligue arabe ont été tardives et modérées. Les pays sunnites sont franchement accaparés par l’affaire du Qatar, ainsi que par leur confrontation avec l’axe chiite, conduit par l’Iran. Ils n’ont aucune envie qu’un nouveau front religieux s’ouvre à Jérusalem.

 "Le cycle de violences, ouvert par l’attaque du 14 juillet sur l’esplanade des Mosquées, risque fort d’échapper au contrôle des dirigeants israéliens et arabes"

 Propos de Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris)

Plus le temps passe et plus le pourrissement s’installe. Plus la crise dure, et plus le risque d’actions palestiniennes violentes, en Israël et en Cisjordanie, s’accroît. Ceux qui doivent trouver le compromis ne sont pas non plus dans de bonnes dispositions, sous pression de leur opinion publique. M. Nétanyahou ne veut pas être accusé par la droite nationale religieuse de capitulation. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, très impopulaire, doit épouser la colère de la rue et annonce la fin des contacts avec Israël, y compris la précieuse coordination sécuritaire.

kadosh d'Amos Gitai

19/07/2014
Au nom du Temple - citoyenactif

Au nom du TempleCréé le lundi 15 août 2016

Pierre Bourdieu sur l'EtatCréé le mercredi 21 août 2013

Les débats

 

 
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