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16/07/2016

"Coup d'état en Turquie"

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Nice, Turquie : Les grands moyens 

la publication de Xavier Delucq.
 

LE MONDE | •| Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)

 

 

Aujourd’hui, titrer « la démocratie a gagné », serait d’une cécité politique totale, dans cette nuit qui va désormais durer.

En Turquie, Erdogan mène les purges à l’école
9Le 29 octobre restera un jour noir pour Erdem G., la cinquantaine, professeur dans une université d’Etat à Istanbul. « J’ai appris par les réseaux sociaux que j’étais licencié. Mon nom figurait sur un décret publié au Journal officiel. Je suis accusé de soutenir des organisations terroristes. Mes diplômes ont été confisqués, mon adresse mail a été effacée, l’accès à mon bureau m’est interdit. »

Après vingt ans de carrière à l’université, Erdem se retrouve sans emploi, sans assurance sociale, sans passeport. Sa femme et ses enfants n’ont plus de passeport non plus. En Turquie, les universitaires et leurs familles ont droit à des passeports de service, un privilège que l’Etat se réserve le droit de leur retirer. Quelque 74 562 passeports ont ainsi été annulés dans les trois semaines qui ont suivi le coup d’Etat raté du 15 juillet, selon un bilan annoncé alors par le ministère de l’intérieur.

Ces confiscations n’ayant pas fait l’objet d’une décision de justice, les passeports annulés sont répertoriés comme « perdus » par l’administration. Adopté dans le cadre de l’état d’urgence imposé au pays cinq jours après le putsch avorté, le décret ne peut être contesté. « Mon nom est marqué en lettres rouges sur le portail Internet du gouvernement, je ne pourrai plus travailler dans ce pays, ni dans le public ni dans le privé », murmure Erdem.

Coup d'état d'Erdogan suite ou push militaire manqué : 

Au moins 190 personnes ont été tuées et plus de 1150 blessées au cours de la tentative de putsch militaire menée dans la nuit en Turquie, a rapporté samedi l'agence progouvernementale Anadolu. » Suivez notre live sur la tentative de coup d'État en Turquie En Turquie, une longue histoire de coups d'État militaires. Dans un communiqué publié sur le site de l’état-major, les putschistes ont dit s’être rendus « totalement maîtres du pays ». Leur but, expliquaient-ils, était de « restaurer l’ordre constitutionnel, la démocratie, les droits de l’homme et les libertés », ils se prononçaient contre l’« autoritarisme ». « Tous nos accords et engagements internationaux restent valides. Nous espérons que nos bonnes relations continueront avec les autres pays », disait le texte. Fikri Isik, le ministre de la défense, a immédiatement dénoncé « un piratage » du site. Sur le Monde.fr : Les partis d’oppositions se désolidarisent du coup d’Etat militaireLa volonté de retour à la normale de la part des partis d’opposition représentés au Parlement a donc primé sur les puissantes tensions qui caractérisent leurs relations avec le pouvoir, dominé par l’AKP.

A 10h05 La tentative de putsch a été mise en échec, 104 putschistes ont été abattus, annonce le chef de l'armée par intérim

Le choc de ce « coup » est en revanche très dur y compris en terme d’image pour la Turquie, déjà frappée par le terrorisme jihadiste et déstabilisée par la reprise du conflit avec les rebelles kurdes du PKK dans le sud-est. La livre turque a dévissé en un jour de 6 % face au dollar. En outre, ce coup de force raté a été très violent comme le montrent les dégâts au Parlement. C’est aussi la première fois que des putschistes bombardent à Istanbul et Ankara.

Le tourisme déjà fortement dégradé va en subir les conséquences de la mégalomanie du président turc : L'aviation civile américaine a interdit à toutes les compagnies aériennes d'effectuer des liaisons entre la Turquie et les Etats-Unis, après le coup d'Etat manqué.

La Federal Aviation Administration (FAA) a également interdit aux compagnies américaines de proposer des vols à destination des aéroports turcs.

"La FAA examine la situation en Turquie en collaboration avec ses partenaires du département d'Etat et du département de la Sécurité intérieure, et actualisera les restrictions en fonction de l'évolution de la situation", dit-elle dans un communiqué.

Résolues à reprendre au plus vite le ­contrôle de la situation, les autorités n’y sont pas allées de main morte pour venir à bout des insurgés. A Ankara, un F-16 a abattu un hélicoptère piloté par des insurgés. A Istanbul, des chasseurs ont survolé la ville toute la nuit, larguant au moins deux bombes (aux environs de la place Taksim, en plein centre-ville, et à Alibeyköy, en banlieue, où un barrage a été touché).

Dans la confusion de la nuit, la foule s'oppose à l'armée

 

 

Alors que cette tentative de putsch se heurte à la mobilisation des partisans de Recep Tayip Erdogan, l'identité des putschistes demeure floue. Le gouvernement turc a accusé samedi la confrérie Gülen d'être impliquée. 

La Turquie renoue avec ses vieux démons. Des militaires se sont emparés de points stratégiques à Istanbul et à Ankara, dans la nuit de vendredi à samedi. Un communiqué a été diffusé au nom de l'armée, annonçant que les militaires dirigent le pays.

En l'absence de leaders visibles, les auteurs du coup d'État sont l'objet de toutes les hypothèses. On est tenté de prime abord d'attribuer le putsch à des militaires partisans restés fidèles à la vision du fondateur de la République turque, Mustapha Kemal.

Historiquement, l'armée turque, dirigée par des officiers nationalistes, liés les uns aux autres par des sociétés parallèles de type maçonnique, veille à la «laïcité» du régime: le contrôle de l'islam par l'État, selon le modèle napoléonien du Concordat. Elle se considère également comme la garante de l'unité du pays.

n mai 1960, les militaires renversent le premier ministre Adnan Menderes, qui mettait en cause leur pouvoir. En 1971, l'armée conduit un bref coup d'État sans effet politique. Mais le 12 septembre 1980, le général Kenan Evren dirige un putsch qui bouleverse la Turquie: soutenue par les Etats-Unis, dans un contexte de guerre froide, l'armée turque s'empare du pouvoir. La répression s'abat sur les opposants. En trois ans, on dénombre 49 pendaisons, 650.000 gardes à vue (souvent accompagnées de torture), 30.000 Turcs exilés, plus d'un 1,5 millions d'habitants fichés par les services secrets.

«Le nom du groupe putschiste, le Comité Paix dans la Nation, est un clin d'oeil au kémalisme»Bahar Kimyongür, spécialiste de la Turquie.

L’espace d’une nuit, la population turque et les autorités se sont retrouvées plongées à l’époque la plus noire de leur proche passé, quand l’armée, pilier du système unitaire, autoritaire et laïque instauré par Atatürk en 1923, n’hésitait pas à interférer dans la vie politique par des coups d’Etat violents. Elle le fit à trois reprises, en 1960, 1971 et 1980. Sa dernière intervention, en 1997, consista en une mise à l’écart du gouvernement du chef islamiste Necmettin Erbakan, l’ancien mentor de M. Erdogan, forcé par les « pachas » (les généraux) à abandonner le pouvoir, tandis qu’une vague de répression s’abattait sur les militants de son parti. Cet épisode est encore perçu aujourd’hui par les islamo-conservateurs comme un traumatisme duquel ils ne se sont jamais vraiment remis.

A chaque fois, lors des putschs précédents, l’armée était unie dans sa décision de renverser le pouvoir civil. Rien de tel ne s’est produit cette fois. Très vite, les putschistes sont apparus comme représentatifs d’un courant hyperminoritaire, tandis que la majorité des militaires demeurait fidèle au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo- ­conservateur au pouvoir), lequel jouit d’une large assise populaire.

Mais, cette fois, le « coup » a raté et l’armée a étalé ses divisions. « Pour la première fois dans une telle situation, des militaires ont tiré contre des militaires. Les fractures de la société turque, attisées par Erdogan, se sont répercutées au sein de l’armée », analyse Ahmet Insel, intellectuel turc de renom et directeur de la revue Birikim,

Gülen, ennemi juré d'Erdogan, condamne la tentative de coup d'État

 
Le prédicateur Fethullah Gülen, ennemi juré du président turc Recep Tayyip Erdogan, a condamné "dans les termes les plus forts" la tentative de coup d'État lancé vendredi soir en Turquie par des soldats rebelles, depuis les Etats-Unis où il réside.

"J'ai souffert de plusieurs coups d'Etat militaires au cours des 50 dernières années et trouve donc particulièrement insultant d'être accusé d'avoir un quelconque lien avec cette tentative. Je réfute catégoriquement ces accusations", a indiqué dans un communiqué M. Gülen, qui a été accusé par M. Erdogan d'être lié aux militaires putschistes.
 
 
Jadis meilleur allié de Recep Tayyip Erdogan, l’imam Gülen, dont le mouvement gère encore des centaines d’écoles à l’étranger (en Afrique notamment), est devenu sa bête noire. Son exil américain sert à enjoliver le récit officiel d’une Turquie assiégée par des « forces obscures », des « agents » à la solde des puissances étrangères (les Etats-Unis surtout), avides de démantelerle pays
 
 
 

A qui profite donc le crime ? La formule est bateau, mais la question est essentielle.

Rien ne permet d’affirmer que la main même de l’AKP serait derrière cette tentative manquée, même si ce serait tellement facile de le penser. Il est sûr qu’Erdogan, qui ne s’en était pas caché, préparait une « purge ». Là, déjà 29 colonels, 5 généraux ont été retirés de leur fonction par le ministre de l’intérieur. Et ce n’est qu’un début.



"Le président turc va en ressortir plus populaire que jamais" 

Il est vrai qu’une fois aux manettes Recep Tayyip Erdogan et son fidèle allié Fethullah Gülen ne souhaitaient qu’une chose : faire rentrer au plus vite les militaires dans leurs casernes. De cette façon, ils tenaient leur revanche sur cette élite en épaulettes qui s’était tellement opposée à l’avènement de l’islam politique en Turquie.

Vint ensuite le temps des règlements de comptes et de grands procès retentissants (de 2008 à 2013), quand des centaines d’officiers furent condamnés à de lourdes peines de prison pour avoircherché à renverser le gouvernement. Une fois brouillé avec le prédicateur Gülen, en 2013, il n’était plus possible d’affronter les ennemis sur deux fronts. M. Erdogan a donc tout fait pour serapprocher des militaires. En avril, les condamnations de 275 « putschistes » ont été cassées par la Haute Cour d’appel, la réconciliation semblait totale.

Quel courant au sein de l’armée a pu croire qu’un putsch était possible ? Qui ? Combien ? Pourquoi ? Très peu d’informations ont filtré sur l’identité des auteurs du soulèvement, pas un visage, pas un grade, pas un nom de famille. Les autorités parlent d’une cinquantaine d’officiers, issus de la gendarmerie et d’une partie de l’armée de l’air (d’où l’emploi des hélicoptères).

De cette épreuve, le président turc va ressortir plus populaire que jamais. Si un référendum est convoqué demain pour la mise en place du système présidentiel fort dont il rêve, nul doute qu’il obtiendra une large ­majorité des voix, tant, dans son ensemble, la population, y compris ses détracteurs, ­réprouve le recours à la violence.

 Il a fait sortir le loup du bois pour l’abattre, et ainsi pouvoir mieux profiter de l’exposition de sa dépouille.

Le pari était sans conteste risqué, mais il vient de l’emporter. Il démontre ainsi la force de ses soutiens populistes bigots, la faiblesse totale et même l’impuissance désormais de l’opposition kémaliste pour un temps long, et lance un avertissement aux fractions ultra nationalistes qui ne lui auraient pas encore fait une totale allégeance. En prime, il récolte au passage des soutiens internationaux à la « démocratie turque et l’état de droit » sur sa personne. La confusion l’emporte, et le tapis vert lui est déroulé pour la suite. On peut s’attendre à des « appels au peuple », sur fond de présidentialisation totalitaire…

La tentative de coup d'Etat accroît la menace sur la stabilité régionale, selon Moscou

 
La tentative de coup d'Etat en Turquie accroît la menace sur la stabilité régionale, déclare la diplomatie russe.
En une nuit, la Turquie bel et bien a changé de visage. L’institution militaire, bien plus impliquée dans le putsch qu’il y paraissait au premier abord, a perdu son crédit. Elle ressortira affaiblie des purges dans ses rangs (un général sur trois), ce qui interroge quant à sa capacité à mener à bien simultanément les opérations de lutte antiterroriste contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, autonomiste) dans le sud-est du pays, et la guerre contre l’organisation Etat islamique (EI).

 
Coup d’Etat ou « coup du maître » ?
 

08/05/2016

Erdogan "offensé" par une chanson allemande

 

 

 

np ériode tendue entre Merkel et erdogan, sous fonds d'un accord honteux sur le retour des réfugiés vers la Turquie en échange d'une aide financière, de visa turc pour l'europe et de fermer les yeux sur les droits de l'homme en Turquie. Dans cesz conditions, un journaliste et une chanson allemande sont venus brouillée l'idille entre la chancelière Merkel et le troublion Erdogan. l'homme qui ne fait plus rire Angela MerkelJan Böhmermann, 35 ans, animateur de l'émission satirique Neo Magazin Royale a provoqué un quasi-incident diplomatique en traitant le président turc Erdogan de zoophile et de pédophile dans un poème destiné à le brocarder.

Un signe de la dérive autoritaire du patriarche de la Turquie : En Turquie, un fidèle d'Erdogan nommé premier ministre Binali Yildirim va travailler en «totale harmonie» avec le chef de l'État, qui est pressé d'augmenter ses pouvoirs.

Turquie: Merkel évoquera l'état de démocratie turc au président Erdogan avec AFPAngela Merkel compte évoquer lundi lors d'une rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdogan l'état de la démocratie en Turquie, a annoncé Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande.

"Pour la stabilité intérieure de toute démocratie, il est important que tous les groupes sociétaux pertinents soient représentés aussi au Parlement. Et l'ensemble de ces questions fera très certainement partie des thèmes que la chancelière abordera avec le président de la Turquie" lundi, a-t-il dit, réagissant au vote attendu du Parlement turc pour lever l'immunité des députés visés par des procédures judiciaires.

Elle aura du travail, enfin si elle a abordé le sujet, car selon le monde, Le vendredi 20 mai s’annonce comme une journée-clé pour l’avenir des institutions politiques turques. Le Parlement a engagé, dans la matinée, l’examen d’un projet de révision constitutionnelle dont le but officiellement affiché est depermettre la levée de l’immunité des députés visés par des procédures judiciaires, mais dont l’objectif sous-jacent est de contribuer à installer un régime présidentiel fort, ainsi que le souhaite l’actuel président turc, Recep Tayyip Erdogan.

  • Sur quoi porte la réforme constitutionnelle soumise au Parlement ?

Le projet de révision constitutionnelle, porté par le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir, est destiné à lever plus facilement l’immunité des parlementaires dans le collimateur de la justice : il suspendrait par une clause provisoire l’article 83 de la Constitution qui garantit cette immunité.Discutée depuis des mois, cette levée de l’immunité des députés, soupçonnés de propagande en faveur du « terrorisme » (du PKK), a donné lieu à des pugilats lors de son examen en commission.



LIRE AUSSI :
» La Turquie s'enfonce dans l'arbitraire et la violence, Lire :   En Turquie, Erdogan plaide l’« urgence » d’un référendum pour un régime présidentiel à sa mesure

Erdogan "offensé" par une chanson allemande Martin Erdmann, l'ambassadeur d'Allemagne à Ankara, a été convoqué cette semaine au ministère turc des Affaires étrangères pour la chanson satirique "Erdowie, Erdowo, Erdogan" diffusée le 17 mars sur une chaîne de télévision allemande. La chanson, qui critique les atteintes à la liberté de la presse et les dépenses personnelles du président turc Recep Teyyip Erdogan a été jugé offensante.

L'ambassadeur  "a été convoqué la semaine dernière pour lui faire part de notre protestation au sujet de cette émission que nous condamnons et nous avons demandé l'arrêt de sa diffusion", a précisé une source diplomatique sous couvert d'anonymat. La chaîne publique régionale NDR a elle protesté contre la décision turque. "Que manifestement le gouvernement turc s'active diplomatiquement en raison de l'émission "Extra 3" n'est pas compatible avec notre conception de la liberté de la presse et d'opinion", s'est insurgé le rédacteur en chef de NDR, Andreas Cichowicz, cité par l'agence allemande dpa.


 


Il n'a toutefois reçu jusqu'ici aucune protestation.  La chanson critique entre autres les dépenses pharaoniques engagées pour la construction de son luxueux palais près de la capitale turque, Ankara. "Il mène un grand train de vie, ce vantard du Bosphore, un journaliste qui écrit ce qui ne plaît pas à Monsieur Erdogan se retrouve le lendemain derrière les barreaux", ironise la chanson incriminée. Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002, d'abord comme Premier ministre puis président depuis 2014, est accusé de dérive autoritaire par ses détracteurs. Connu pour ses déclarations controversées, il a vivement critiqué ces derniers jours la présence vendredi de diplomates occidentaux, dont ceux de l'Allemagne et de la France notamment, à l'ouverture du procès de deux journalistes d'opposition à Istanbul.
 

Récemment, le gouvernement iranien a interdit certaines coupes de cheveux, jugées sataniques. Se les colorer en rouge ou en blond, porter un voile qui laisserait les entrevoir, se balader avec une veste pas assez longue, est passible d’une arrestation.

 
Jeunes au look coloré et aux coupes interdites, lesbiennes dans un pays où l'homosexualité est punie de mort, elles ont une vie clandestine avec Instagram,...
RUE89.NOUVELOBS.COM
 

nCOMPTE RENDUTurquie : derrière un vote sur l’immunité des députés, la marche vers l’hyperprésidence de M. Erdogan

Le parlement turc vote, vendredi, un projet de révision constitutionnelle supprimant l’immunité pour les élus visés par des procédures judiciaires. Les adversaires d’Erdogan dénoncent une initiative qui vise aussi à obtenir l’instauration d’un régime présidentiel.Marie Jégo (Istanbul, correspondante)



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» FIGARO PREMIUM - Migrants : les Européens proches d'un accord avec la Turquie
» Le procès pour « insulte », l'arme d'Erdogan
» Quand le président turc persuade un homme de ne pas se suicider

07/07/2014

Les raisons de la colère

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Le pétrole , source de Conflit : Le pétrole a bien sûr attisé les convoitises des puissances coloniales (Grande-Bretagne et France) et des Etas-Unis, dont les compagnies exploitent les gisements à leur profit. En 1951, le premier ministre Mossadegh nationalise le pétrole en Iran. En 1956, le leader Egyptien Nasser fait de même avec le canal de Suez.
 
Le pétrole arabe coule à flot sur Israël alors qu’aucun des États producteurs des régimes arabes ne peut le vendre ou le donner aux Palestiniens agonisant. Ces derniers dépendent de l’occupant qui leur livre au compte-gouttes le carburant venant des pays « de leurs frères arabes ! » Pour leur faire du chantage Israël cesse momentanément de leur livrer cet « or noir » dont dépendent les hôpitaux et diverses infrastructures vitales pour maintenir en vie un million et demi d’habitants de Gaza pris en otage par Israël, au vu et au su du monde entier.
 
 

Quelques jours après la visite de Barack Obama en Israël et en Palestine, qui apparaît comme un fiasco pour la résolution du conflit qui anime ces pays, il parait intéressant de se demander où en est cette crise.

En effet, depuis le partage instauré par l’ONU en 1948, Israël et Palestine connaissent un conflit politique et armé.

Plusieurs guerres ont opposé l’Etat hébreux à ses voisins (la Syrie, la Jordanie ou l’Egypte), qui défendent la cause palestinienne, et leurs intérêts dans la région.

De plus, les Palestiniens luttent également farouchement à l’occupation israélienne, via plusieurs mouvements:  l’OLP de Yasser Arafat (de type nationaliste), ou le Hamas, lié au mouvement des Frères Musulmans  (de type religieux). Cela a notamment débouché sur deux intifadas : des soulèvements de populations civiles palestiniennes contre le pouvoir israélien.

Si ces guerres ont permit au conflit d’être largement médiatisé, elles n’ont jamais résolu la situation. L’Etat d’Israël a gagné des territoires depuis sa création en 1948 (cf carte);  et des colons juifs s’installent régulièrement dans des « colonies » au sein des territoires palestiniens. Cela génère de nombreux déplacés et réfugiés ( au Liban,  en Egypte…), ainsi que des tensions très fortes entre les différentes communautés.

 

Sur cet ensemble de cartes -tiré du site « ceriscope », spécialisé dans les questions frontalières-, la question de l’annexion de territoires par l’Etat israélien est soulignée par l’élargissement de ses frontières, aux dépends des territoires palestiniens et de ses voisins  (la Syrie avec le plateau du Golan par exemple).

Aujourd’hui, rien ne semble arrêter cette avancée des colons israéliens dans les territoires palestiniens, au niveau local (affrontements/justice) comme au niveau international (diplomatie/médiats). L’Etat israélien, sans ouvertement soutenir cette colonisation, ne semble pas s’y opposer.

De plus, dans les deux camps, de nombreux partis extrémistes (orthodoxes juifs, ou intégristes musulmans) entretiennent le conflit via des affrontements et attentats, entretenant un cercle vicieux de représailles et exactions.

La reconnaissance de l’Etat de Palestine par Israël et le reste du monde, serait un premier pas pour la reconstruction de la paix dans la région. Toutefois, malgré son nouveau statut d’observateur à l’ONU (depuis Novembre 2012) les négociations entre les deux pays semblent paralysés.

La récente visite du président Américain en Israël et Palestine n’a aucunement fait avancer la situation au Proche Orient. Barack Obama continue de soutenir son allié l’Etat hébreux, malgré une visite diplomatique des territoires palestiniens.

 

La colonisation est un processus d'expansion territoriale et/ou démographique qui se caractérise par des flux migratoires, l'invasion, l'occupation et l'exploitation d'un espace géographique, la mise sous tutelle et la domination politique, culturelle, religieuse et économique, voire le génocide, des populations qui s'étaient établies préalablement sur ce territoire. La colonisation, à différencier du colonialisme lequel est une doctrine ou idéologie, est pratiquée par certains États sur des peuples ou d'autres États[1] alors contraints d'accepter des liens de dépendance[2]. Il s'agit d'un processus expansionniste d'occupation, qui consiste en l’établissement d’une ou plusieurs colonies par la mise sous influence étrangère d'autres territoires. Lorsqu'il y a domination politique du territoire et assujettissement de ses habitants, on parle alors d'impérialisme de la part du centre politique de décision appelé métropole

 

 

 

 

Fin du XIXe siècle

Début de l’immigration juive.

1917

Le Royaume-Uni s’engage à soutenir la création d’un foyer national juif en Palestine.

1920

La Palestine est confiée à l’administration britannique.

Début des violences entre Arabes palestiniens
et Juifs.

1947

Plan de partage de la Palestine en deux États (l’un arabe, l’autre juif), rejeté par les pays arabes.

1948

Israël proclame son indépendance. Les pays arabes voisins entrent en guerre contre le nouvel État.

1967

Guerre des Six Jours. Israël occupe la Cisjordanie et
la bande de Gaza.

1973

Guerre du Kippour.

1978

Accords de Camp David entre Israël et l’Égypte.

1987

Première Intifada (soulèvement) contre Israël dans les Territoires occupés.

1993

Accord d’Oslo sur l’autonomie des territoires palestiniens.

À partir de 1996

Ralentissement des
négociations de paix.

2000

Deuxième Intifada.

2011

L’Autorité palestinienne fait une demande officielle d’adhésion à l’ONU.

 

  

 

Les raisons de la colère - YouTube :  : extrait : «  Nous vivons, je pense une période  de clôture de tout un dispositif politique, de représentation qui ne fonctionne plus, cette espace commun s'est effondrée. Il y a toute une série de violence, de colère qui ne peut plus s'exprimer dans 'espace politique et donc s'exprime d'une autre façon :

 - violence contre la mort d'un jeune

- violence politique et de l'espace urbain que les émeutes se déclenchent

 

Aujourd'hui la ville n'est plus seulement le lieu des affrontements, elle est aussi un enjeu. L'exemple de Copenhague est emblématique. En 2007, l'élément déclencheur de la colère sociale est la destruction par les autorités danoises de la maison des jeunes. Haut lieu de la contre culture urbaine 69 défense de la maison des jeunes au dannemark 2/3 :

 

C'est évènements sont le résultat d'un processus d'exclusion à l'œuvre dans la majorité des pays quelques soit les régimes politiques. Il y a une tentation de la part des états d'assoir leur légitimité non plus sur la capacité à inclure tout le monde mais sur sa capacité a dire ce qui n'en font pas parti. Cela dit à un certains nombre de gens, vous n'avez pas votre place ici. Vous n'avez pas seulement le droit à la parole, mais le droit de vit. Et si on y regarde bien , c'est la question de la place des gens à un endroit donné, de savoir s'ils sont pris en compte ou pas pris en compte. C'est un éléments principaux des émeutes  "Pour les habitants de la maisons des jeunes de Copenhague, ce processus débute en aout 2010 ».  

 

Les responsables israéliens sont partagés sur les représailles à adopter, entre une opération massive visant à «éradiquer» le Hamas ou une réplique mesurée. Israel intensifies hunt for missing teenagers . ( 21-Jun-2014 )  Les corps des trois disparus , deux auteurs présumés de l'enlèvement ont été détruites par l'armée  Israël multiplie les raids à Gaza après la mort de trois adolescents 6

 

 

Frappes dans la Bandes de Gaza :

Toujours plus de morts au Proche Orient. Une attaque israélienne dans la Bande de Gaza a fait de nouveau mort.

Maison palestinienne bombardée à Hebron, mardi 1er juillet.

 

 

Israel : Attaque sur la Bande de Gaza

Le proche orient s’enflamme. La nuit dernière, l'armée israélienne a mené plusieurs raids sur la Bande de Gaza. Pendant ce temps, la jeunesse arabe israélienne se révolte dans l'Etat hébreux et en Cisjordanie. Au proche orient, l'escalade de la violence continue. La nuit dernière dans la Bande de Gaza neuf personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes en provenance d'Israël. Selon des sources palestiniennes, sept d'entre elles serait des membres de la branche armée du Hamas. C'est le bombardement d'un tunnel a Rafah qui a été le plus meurtrier pour le Hamas qui aurait fait aux moins quatre morts. Une réponse de l'Etat Hébreux aux 45 tirs en provenance de Gaza. Depuis dimanche. Une réponse ferme, c'est ce que réclame la communauté arabe d'Israël après la mort de Mohammad Abou Khdeir, un adolescent palestinien de 13 ans. Au tribunal de Telma a Tel Aviv, six suspects appartenant à un groupe extrémiste juif ont été arrêté. Gêné, le premier ministre israélien a condamné le meurtre du jeune palestinien.

 

 

Benjamin Netanyahu (Benyamin Nétanyahou) , premier ministre israélien : " Dans notre société, la société israélien, il n'y a pas de place pour de tel meurtrier. C'est toute la différence entre nous et nos voisins. "

 

Les villes arabes en ébullition

 

Echauffourées entre la police israélienne et des manifestants palestiniens lors des funérailles d'un jeune Palestinien de 16 ans, vendredi 4 juillet à Jérusalem.

 

Echauffourées entre la police israélienne et des manifestants palestiniens lors des funérailles d'un jeune Palestinien de 16 ans, vendredi 4 juillet à Jérusalem. | AP/Mahmoud Illean

Le meurtre de Mohammad Abou Khdeir rejoint la liste des exactions les plus graves commises par des extrémistes juifs parmi lesquelles le massacre du caveau des patriarches à Hébron en 1994, commis par Baroukh Goldstein, et le meurtre du Premier ministre Yitzhak Rabin par Yigal Amir en 1995.

  

Sur les images de caméra de surveillance, deux hommes qui pourrait être les ravisseurs du jeunes palestiniens, enlevé et brulé vif. Cette vidéo a été rendu publique par la famille de la victime. A Jérusalem, devant la porte de Jaffa, c'est un sentiment de vengeance qui prédomine. : " Tout les arabes méritent de souffrir pour ce qu'ils ont fait aux juifs. "

 

Ce climat de violences intercommunautaires enflamme aussi les réseaux sociaux, où les appels à la vengeance se multiplient des deux côtés. Edito du Monde Proche-Orient : sans processus de paix, la haine prospère 22

 

 

Edito du « Monde ». Chaque jour davantage, le face-à-face israélo-palestinien devient moins un conflit entre deux mouvements nationaux qu'un affrontement religieux ou communautaire. « Mort aux Arabes » : une haine décomplexée sur le Web israélien 117 La mort de trois jeunes Israéliens a déclenché l'expression d'une violence anti-arabe, notamment en ligne, qui alimente le cycle de représailles.

 Des photographies publiées par des Israéliens sous le slogan « Le peuple israélien réclame vengeance ».

 

Des photographies publiées par des Israéliens sous le slogan « Le peuple israélien réclame vengeance ». | Twitter

Par ailleurs, des affrontements ont éclaté en Cisjordanie et en Israël. Certains parlent déjà d'une troisième intifada. PROCHE ORIENT Le pire scénario pour Benjamin Netanyahu

 

  Les corps des trois jeunes Israéliens enlevés le 12 juin ont été retrouvés, lundi. Israël a répliqué par des raids massifs, accusant le Hamas.

Israel bombs Gaza after settler bodies found

Air raids come hours after Israeli PM blames Hamas for three settlers found dead in west bank after going missing. Interactive: Gaza, life under siege  Middle East  Gaza family traumatised

 Le conflit israélo/palestinien: un combat sans fin? Posted by Docteur Prémilivier on 22 mars 2013

La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans : citoyen actif : Deux Egypte face a face : : Altermonde, Blog de Nico Citoyenactif sur Netlog

Irak : l'Iran s'en mèle - altermonde

Source de Conflit - Citizen Khane

le tourbillon jihadiste : Citoyenactif

 

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