Avertir le modérateur

11/04/2012

Transition Days

Bonjour à tous,

Incroyable. Tout bonnement incroyable. Pourquoi les altermondialistes , les décroissants, les mouvements sociaux et citoyens( et peut être les indignés s’il s’inscrivent dedans)  avaient raison depuis le début : Le méthane : problème..., Quels risques climatiques..., Faut-il craindre les..., Il est déjà trop tard" :..., Le scénario de Nicolas..., SEPTEMBRE 2009 : Deuxième..., Climat : vers le point de...

Depuis quelques semaines, j'en suis persuadé. Le climat nous avons dépassés les points de non retour, mais on peut en douter en écoutant l’actualité française. J’étais déjà un écologiste convaincu du réchauffement et bouleversement climatique, avec la disparition accélérée des espèces et énergies dits fossiles. Le réchauffement climatique n'est plus 'une vieille rengaine pour post-soixante-huitards désœuvrés, mais une réalité mis et accéléré par le système capitaliste. Mais l’écologie n’est plus d’actualité médiatique, pourtant les mouvements altermondialistes, citoyens, sociaux… se mobilisent ( avec le transition day, voir plus bas).

transition days,la simplicité volontaire,sobriété heureuseVous savez pourquoi ?

Parce que plus personne n'en parle. J'en ai conclu que c'était réglé. Sur TF1, Nicolas Sarkozy nous annonçait la semaine dernière que des "islamistes" avaient été arrêtés ; sur France 2, François Hollande abordait la question des bourses étudiantes ; et sur France 3, Eva Joly, quasiment tout les candidats surfaient sur la question du permis pour résorber le chômage... bon d'accord, je n'écoutais plus... mais je n'étais pas le seul manifestement.

Revenons à la réalité, le capitalisme nuit a la santé , l'écologie, au bien commun et bien être

Plus qu'un mal, cette disparition des thématiques environnementales de la campagne électorale est un symptôme. La crise économique a brutalement volé la vedette à ces problèmes environnementaux.

Parce que les néolibéraux n’ont jamais voulu remettre en cause le dogmatisme idéologique de profit sous couvert de «  progrès » Le secteur du renouvelable reste plus que jamais vu comme un  secteur d'avenir dont certains spéculateurs « institutionnel ou non »  cherchent a travers cette  sous-médiatisation de permettre « d'investir intelligemment, et surtout, à peu de frais ! » dans une vision bien sur court termiste et retirer ses sous rapidement ( profit oblige). Ce n’est donc pas viable

L'avenir du renouvelable n'a jamais été véritablement voulu être mis en place, sauf dans une logique verticale par des multinationales et « investisseur institutionnalisé ou non » cherchant a diversifier leur profit sans remettre en cause le néolibéralisme institutionnel et économique pour profiter à long terme des retombées industrielles de ce secteur. Les états comme eux ont vu un bon filon, peu chère a court terme et calmer la colère des écologistes mais pas seulement.

La solution écologiste ne peut passer dans un système néolibérale productivisme, prédateur socialement et écologiquement. L’écologie comme les peuples sont victimes des aléas d’un marché financier et boursiers ( ex CO2, nucléaire, solaire, éolien,….) Les exemples d’échecs (volontaire ou non) de l’état et du marché ne manquent pas.

Solaire, morne plaine
En Europe, le secteur de l'énergie solaire vient brutalement de plonger.

Une explication : « Q-Cell. Le géant du solaire allemand Q-Cell a déposé le bilan le lundi 2 avril. Si cette faillite s'inscrit dans un mouvement de fond, Solar Millenium, Solon et Solarhybrid l'avaient précédé au bureau du Pôle emploi allemand, l'importance économique de Q-Cell a eu un impact structurel sur le secteur.Le tracker sur le solaire "Market Vectors Solar Energy ETF" a ainsi perdu 11% depuis l'annonce de la faillite ».

La crise du solaire s'étend à d'autres pays...
Aux Etats-Unis, il faut souligner l'importance du ralentissement du secteur, et son impact sur la campagne électorale. Après la faillite du géant Solyndra, qui avait pourtant bénéficié d'un prêt du département de l'Energie de plus de 500 millions de dollars, et les déboires de First Solar, les arguments des politiques ont largement évolué. Désormais, Barack Obama prône un développement de toutes les énergies. Pétrole et gaz y compris donc. ... et à d'autres secteurs
Ce ralentissement du solaire semble également avoir jeté l'opprobre sur d'autres secteurs du renouvelable.

Cette semaine, les appels d'offres de l'Etat français dans l'éolien offshore ont été accueillis avec la plus grande méfiance. Ce matin même, un éditorialiste des Echos se demandait si "la France [a] raison de miser de nouvelles poignées de milliards d'euros sur le développement de l'éolien ?". ( bref rien comparait aux seaux de dollars dans les énergies fossiles, nucléiares…)

Pourtant le secteur de l'énergie renouvelable n'est pas en déclin, mais en recomposition.

Les raisons de la tourmente du secteur solaire sont connues :

=> L'arrêt des subventions en Europe et aux Etats-Unis

« Comme le confiait récemment le ministre de l'Industrie italien Corrado Passera à propos de la mise en place d'une économie zéro carbone, il faut être capable de la mettre en place "sans dépendre excessivement des ressources des contribuables".

=> La concurrence chinoise

Certains producteurs chinois n'ont pas hésité à vendre à perte pour inonder les marchés. Ainsi, ces deux raisons ont fait plonger le secteur, qui avaient été jusque-là abondement aidé. Pourtant il s'agit bien d'investissement de long terme.

Aux Etats-Unis...
Alors qu'un nouveau producteur solaire est à nouveau passé sous les fourches caudines du chapitre 11 du droit américain (synonyme de faillite), le gouvernement a décidé de continuer à soutenir financièrement ses producteurs. Le département à l'Energie devrait bientôt approuver un nouveau round de prêts au secteur du renouvelable.

C'est simple,  les Etats-Unis ont changé de stratégie : l'Etat américain renforcera son contrôle sur les prêts publics, et se focalisera désormais sur les points forts du pays.

Et à l'échec de Solyndra sera opposé le succès de projets de sociétés comme NRG Energy, qui a bénéficié d'un prêt proche du milliard de dollars. La société est en train de développer la plus grande installation solaire du monde, située en Arizona.

C'est donc une nouvelle dynamique qui est en train de prendre forme à Washington. Il est pratiquement sûr qu'elle finira par passer de l'autre côté de l'Atlantique. Les profits du secteur décolleront alors.

... car le "rebond de l'industrie solaire pourrait être violent"
C'est ce qu'anticipe Olivier Ken, gérant du fonds Performance Environnement chez Financière de Champlain. Avec la baisse du prix du polysilicium et la sous-valorisation du secteur, les industriels du solaire s'attendent à un rebond prochain.

De manière plus large, Paolo Frankl, responsable de la division énergies renouvelables à l'Agence internationale de l'énergie, résume bien dans Le Monde du 3 avril ce à quoi nous assistons actuellement : "Dans tous les secteurs industriels, il y a toujours eu une phase de consolidation de l'industrie, qui signifie qu'elle devient plus mûre. C'est le cas actuellement pour le photovoltaïque".

L’écologie ne peut donc être vu dans une vision marchande, de droite, comptable et productiviste. Elle doit être au contraire a gauche, dans une vision internationaliste dans une des problématiques avec la culture, les libertés sociales, collectives et individuelles…Elle doit aussi s’inscrire a mon sens dans une démarche décroissante et locale face a un monde avec des besoins illimités (provoqués) et des ressources ( fossiles) finies. Le niveau des océans pourrait augmenter de plus de 20 mètres , 2001-2010 : la décennie la plus chaude jamais enregistrée, De puissantes tornades frappent Dallas (Etats-Unis) et projettent des camions dans les airs, Présidentielles 2012 : quel candidat défend le mieux l'environnement ?

 

Voici l'appel au "Transition Day" à faire circuler dans vos réseaux.

 

Si vous voulez aider d'une manière ou d'une autre au succès de cette idée n'hésitez pas à venir.

 

 

transition days,la simplicité volontaire,sobriété heureusePhoto

 

 

Appel au Transition Day. #5

Le 5 mai soyons le changement que nous voulons voir dans le monde. Ici et ailleurs changeons nos modes de vie afin de rendre le monde meilleur dès aujourd'hui. Le futur c’est dès maintenant.

Cette action n'est pas seulement un moyen d'agir ou de vivre un peu mieux mais un levier permettant de renforcer les alternatives existantes et de susciter l'envie d'en créer d'autres.
Chacun de nous peut participer à son rythme, par des actions progressives, à sa portée.

De cette manière nous pouvons opérer des transitions, des résistances concrètes dans le but d'exercer un rapport de force sur l'économie et contribuer au désarmement de la logique du profit.

Pour rendre concret le Transition Day, organisons sur les places le Samedi 5 mai des grands dons, amenons tous quelque chose à donner à partager, à recycler, à transmettre, un service à offrir...

Nos places publiques, seront alors le lieux de rassemblement,rencontres et partages de gens soucieux de construire le monde de demain.
Faisons de ce moment ,de cet évenement le départ d'une initiative visant a étendre le projet,les prémices d'une organisation alternative possible.
Nous pourrons alors penser à rendre viable l'application de nos idées par le biais d'outils concrets (répertoire locale,transmission de savoir,troc,création de réseaux ,écriture de livrets informatifs....)


Un "transition day" a été lancé aux États-Unis sur une thématique précise qui est celle des banques. La population a été appelée a quitter le système bancaire classique ultra-prédateur, pour rejoindre des banques plus éthiques 600 000 personnes ont changé de banque à cette occasion. Ce qui a été fait sur ce sujet peut s'étendre à tous les domaines.

La prise de conscience que chacun de nos actes a une répercussion est la première des chose à réaliser, nous avons tous notre part de responsabité face à la situation actuelle et celle à venir.

Transistons !

https://www.facebook.com/pages/Transition-Day/213517792080069
, Days of Transition, N-1: 5th. OF NOVEMBER - TRANSITION DAY,

 

Une mine d'information - de mobilisation -réflexion : Le mouvement des Villes en..., Crowdfunding, économie..., Vidéo : Croissance or not... ,  L'Histoire des Choses, La dictature de l'immédiateté , La simplicité volontaire... , Face a la dérive du... , Etre plutôt qu'avoir, le... , La Fontaine de Jouvence, Un autre Israël est possible, Programmes électorales, Japon : déni atomique, Marche des banlieues , Retour sur la manifestation... , La révolution néolibérale, Total et néolibéralisme

 

Le paysan et les lobbies, Compte-rendu « Ferme du... Les multinationales et les..., Bénéficiaires de la PAC :... , Productivité, alimentation... , Engrais : l’absurdité d’une..., Irrigation : état des lieux, Irrigation : état des lieux, France Amérique Latine fête..., Survie Paris à la fête de..., Débat avec Stéphane Hessel... , AREVA en Afrique,

04/04/2012

Total et néolibéralisme

Cher lecteurs,- lectrices,

Total est sous le feu des projecteurs depuis mardi et l'annonce d'une importante fuite de gaz sous l'une des plateformes du champ gazier d'Elgin-Franklin. En fin de semaine dernière, le groupe tentait de temporiser et de rassurer en indiquant avoir localisé la fuite en question. Mais aujourd'hui le mal est fait : la comparaison avec le spectre de BP en 2010 est dans toutes les têtes... La fuite de gaz Total en mer du Nord hors de contrôle

« total et néolibéralisme,plateformes du champ gazier d'elgin-franklin,système,privatise les bénéfices (spéculation,hausse des bénéfices) et socialise les pertesAlors que la question de la réparation (voire de la remise en ordre de marche) reste posée, faut-il s'attendre à la même débâcle boursière sur Total dans les semaines qui viennent ou, au contraire, y voir une opportunité ? »

  Le parallèle avec BP deux ans plus tôt

Si les enjeux et les conséquences aujourd'hui semblent tout de même très éloignés par rapport à la catastrophe de Deepwater, voilà en tout cas les deux scénarios de Reuters :

  • dans le meilleur des cas (arrêt temporaire), l'impact se limiterait à quelques centaines de millions d'euros. Les analystes mettent en avant le fait que seul du gaz et des produits "légers" s'échappent du puits. Il ne s‘agit pas de pétrole : le risque de pollution est donc nettement moindre ;
  • en cas de scénario noir toutefois (arrêt voire explosion de la plateforme d'Elgin-Franklin), la facture pourrait alors dépasser les 10 milliards de dollars...

Lors de la catastrophe de Deepwater dans le golfe du Mexique en 2010, le groupe anglais avait vu sa capitalisation boursière divisée par deux dans les deux mois qui avaient suivi cette annonce. Le coût global pour le groupe britannique avait alors dépassé les 37 milliards de dollars. Pour Total, avec une chute de près de 10% la semaine dernière, cela représente déjà une perte de capitalisation d'environ 8 milliards d'euros. « Depuis lundi toutefois, un rebond technique s'est mis en place, faisant suite aux dernières annonces du groupe ».

Mais pour autant, en faisant un équivalent rapide avec le cas de BP (rapport entre le coût final et la perte de capitalisation boursière perdue aux extrêmes), on peut raisonnablement estimer que le marché "pricera" le pire avec une chute dépassant les 15%.

Quel scénario face a un système qui privatise les bénéfices (spéculation, hausse des bénéfices) et socialise les pertes (les coûts qu’ils entrainent au niveau social, économique et écologique)? voir Privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, Énergie libre: Les injustices commises contre l'humanité , L'Afrique, nouvel eldorado? Tant qu'il y aura des profits, Spéculation sur le bien commun, source L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin :  source L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin , Tant qu'il y aura des profits, La révolution néolibérale

A ce stade, si l'hypothèse d'un brusque retournement haussier ne peut être exclue en cas de résolution rapide, le scénario le plus probable risque d'être une lente temporisation descendante dans les prochains jours/semaines. « A moyen terme, vu les niveaux du pétrole ces derniers mois et les tensions politiques persistantes au Moyen-Orient, l'affaire reste belle. Comme toujours, à terme, ce genre d'actualité sera une opportunité d'achat (BP a par exemple repris plus de 50% à ce jour depuis son point bas de juin 2010). Mais n'oubliez pas trop vite que sur les marchés, il ne faut jamais occulter l'aspect psychologique qu'une telle annonce fait peser sur les marchés à court terme ». .Sur l'abstention

 

total et néolibéralisme,plateformes du champ gazier d'elgin-franklin,système,privatise les bénéfices (spéculation,hausse des bénéfices) et socialise les pertesA voir et discuter

 The end of suburbia

  The End of Suburbia - 52 minute documentary on peak oil - YouTube The end of suburbia fin du petrole 4 - Vidéo Dailymotion, Autres vidéos pour the end of suburbia »,

 total et néolibéralisme,plateformes du champ gazier d'elgin-franklin,système,privatise les bénéfices (spéculation,hausse des bénéfices) et socialise les pertesDocumentaire de Gregory Greene, Canada, 2004, 79 min

"Nous sommes littéralement coincés dans un cul-de-sac..." - James Howard Kunstler

 

L’épuisement des ressources pétrolières et l’effondrement du rêve américain

 

Que signifie la crête de production de pétrole pour l'Amérique du nord Comme les prix de l'énergie monteront en flèche durant les prochaines années, comment les populations du "Suburbia" réagiront-elles à l'effondrement de leur rêve ? Les banlieues d'aujourd'hui sont-elles destinées à devenir les taudis de demain ? Et qu'est-ce qui peut être fait MAINTENANT, individuellement et collectivement, pour éviter La Fin de Suburbia?

La projection sera suivie d’un débat en présence de :

Yves COCHET, député européen, président du groupe d’étude sur les pics pétroliers et gaziers à l’Assemblée.

Catherine ESPINASSE, psychosociologue, spécialiste des mobilités et des rapports à la voiture.

Florence LAMBLIN, adjointe au Maire du 13e chargée du développement durable, de l’environnement et du plan climat – architecte et urbaniste.

Mardi 3 avril à 20h00
Cinéma l’Escurial
11 boulevard de Port Royal


Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

 

Entretien avec Nnimmo Bassey des Amis de la Terre International afin de demander une action immédiate au fonds de pension

« Bienvenue sur Voices, le bulletin bimestriel qui vous informe du travail crucial effectué à travers le monde par nos 76 groupes membres. Ce mois-ci l’accent est de nouveau sur Shell, l’entreprise qui persiste à ne pas tenir compte des règles dans mon propre pays, le Nigeria. Moi-même et vingt-sept autres lauréats du Right Livelihood Award tentons désormais de cibler cette entreprise là où ça fait mal, à savoir dans les caisses. Vous trouverez ci-après comment participer. Nous avons une autre bête en ligne de mire : Monsanto. Notre nouveau rapport montre l’opposition intense qui existe face à cette multinationale, qui de toute évidence colporte ses produits génétiquement modifiés sans aucune considération pour les coûts qu’ils entrainent au niveau social, économique et écologique. Les nouvelles sont bonnes en provenance des Pays-Bas où notre groupe a provoqué un repli de la compagnie aérienne nationale sur son utilisation de biocarburants.

Je souhaite que cette lecture vous inspire et vous incite à vous impliquer.

En toute solidarité,


Nnimmo Bassey 
»

Appel au fonds de pension norvégien pour qu’il se désengage de Shell Le mois dernier, 28 lauréats du Right Livelihood Award ont écrit au fonds de pension du gouvernement norvégien pour lui demander de désengager toutes ses actions Shell en raison des dommages environnementaux graves engendrés par la négligence de l’entreprise dans le delta du Niger au Nigeria Nous vous invitons à rejoindre les lauréats, parmi lesquels
>> Il faut agir!  >> Lire la lettre rédigée par les lauréats de Right Livelihood

 

Argentine : l’immobilier menace des zones humides clés Les Amis de la Terre Argentine soutiennent un mouvement citoyen contre un projet immobilier de luxe de 620 hectares qui aura des conséquences sérieuses sur les zones humides de Río de la Plata, qui héberge des espèces animales uniques en Argentine.
>> En savoir plus et voir les photos

 

Pays-Bas : la compagnie aérienne promet de ne plus faire affaire avec la société d’investissement néerlandaiseSuite à un rapport et une cyber-action des Amis de la Terre Pays-Bas, la compagnie aérienne KLM/Air France a annoncé qu’elle n’achèterait plus de biocarburants de la société d’investissement néerlandaise Waterland après qu’elle a été dénoncée pour son exploitation des agriculteurs en Indonésie.
>> En savoir plus

 

 

Nuevo informe: Combatir a Monsanto

« Hoy, en el día en que la gigante de biotecnología Monsanto publica sus ganancias del segundo trimestre, nuestro nuevo informe muestra la creciente resistencia y el rechazo de pequeños productores, comunidades locales y movimientos sociales de todo el mundo a Monsanto y al modelo agroindustrial que representa.
El informe, realizado conjuntamente con La Vía Campesina y Combat Monsanto, brinda una mirada de las principales luchas contra Monsanto y otras empresas de agroquímicos que imponen los cultivos genéticamente modificados (GM) a los agricultores y el medio ambiente.
>> Lee el informe
 »

 

Australie : les agriculteurs vainqueurs contre la mine de charbon de Wandoan du groupe Xstrata

Un tribunal australien a recommandé que le groupe suisse peut poursuivre sa mine de charbon de Wandoan malgré les inquiétudes touchant aux impacts de la combustion du charbon. Cependant, la cour a décidé en faveur de la protection des terres et des ressources des agriculteurs et des propriétaires terriens.
>> En savoir plus

 

01/03/2012

La dépendance chinoise au charbon !

La Chine aura du mal à limiter sa dépendance au charbon malgré les pressions croissantes pour lutter contre le réchauffement climatique.  Voir L'Histoire des Choses, La crise de l'Euro, c'est...

Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz - )… Comprendre le grand jeu de l’énergie dont dépend notre avenir implique une démarche volontariste : on s’arrête, on réfléchit. Et ce n’est pas triste. Catalyseur de la course économique, l’exploitation de ces ressources a engendré une industrie elle-même mondialisée, modelée par les intérêts conjoints du capitalisme et des Etats. La rente y côtoie le marché ; la politique favorise les stratégies de puissance au dépens de l’intérêt des peuples. Et, dans l’ombre des cathédrales industrielles, le spectre de la guerre emboîte le pas à Prométhée. Aux XIXe siècle, le « grand jeu » désignait la sourde lutte que se livraient les empires russe et britannique pour la suprématie en Asie centrale. Depuis la désintégration de l’URSS en 1991, un nouveau « grand jeu » déploie son échiquier et ses pions en forme de tubes. Ses enjeux ? Le gaz et le pétrole. Ses protagonistes — Etats-Unis, Russie, Union européenne, Chine, Japon — se débattent dans un enchevêtrement d’intérêts commerciaux et de rivalités stratégiques. » III Consommation et reconvention  « Plus, mieux, ou autrement ? Depuis la première crise pétrolière, des voix questionnent l’avenir d’un mode de développement qui brûle toujours plus d’énergie. Hier marginaux, les écologistes ont gagné en audience. Au « toujours plus », les uns opposent un « consommer mieux » ; les autres, un modèle économique différent. Tous peinent à transformer leurs idées en puissance politique appuyée sur des forces sociales. » voir


la dépendance chinoise,au charbon !La Chine est incontestablement l'économie la plus dépendante du charbon au monde. Le charbon produit 70% de l'électricité du pays. Cette dépendance oblige la Chine à produire trois fois plus de charbon que les Etats-Unis, alors que Washington est déjà le deuxième producteur de charbon dans le monde. Elle profite a des spéculateurs voulant jouer dessus.

Je reprends tel quel, vu qu’il n’y a rien a changer de nombreuses infos.

Des ressources illimitées bientôt épuisées
Théoriquement, les ressources chinoises devraient suffire à répondre à la demande nationale. Les réserves prouvées de charbon en Chine atteignent 114 milliards de tonnes, soit les troisièmes réserves de charbon au monde, derrière les Etats-Unis et la Russie. Ces réserves représentent l'équivalent de 48 années d'exploitation, selon un calcul réalisé en 2008. Optimiste, les ressources atteindraient même 5 570 milliards de tonnes selon le China's General Geological Bureau.


Confiant devant l'ampleur de ses réserves, le gouvernement s'est lancé il y a quelques années dans un vaste programme de construction de centrales. D'ici 2030, selon l'International Energy Agency (AIE), la Chine a l'intention d'installer 1 312GW supplémentaires, soit davantage que la capacité actuelle des Etats-Unis. La Chine s'attend donc à devoir produire jusqu'à quatre fois plus de charbon que Washington. Le problème, c'est que le rythme de consommation a évolué si vite que la durée des réserves a été considérablement revue à la baisse.

Vers un pic charbon en Chine ?
C'est l'AIE qui est venue jeter un pavé dans la mare au milieu des années 2000. Selon l'agence, avec un taux de croissance de 5%, la Chine ne disposerait finalement plus que de 28 ans de charbon. Selon des calculs encore plus récents, les ressources de 114 milliards de tonnes de la Chine correspondraient à moins de 30 ans de consommation. C'est notamment l'analyse du courtier CLSA. Toujours en gardant l'hypothèse d'une hausse de 5% par an de la consommation, la Chine connaîtrait une pénurie de charbon dans 21 ans.

Le décalage entre l'optimisme des années 2000 et les craintes actuelles réside dans le fait qu'aucune nouvelle évaluation des réserves n'avait été faite depuis 1992. Certains analystes estiment qu'une mise à jour des chiffres placerait le pic charbon, c'est-à-dire le moment où la production commence à diminuer, proche de 2020.

Des importations devenues obligatoires
Ne représentant encore que 2% à 6% de la consommation, les importations vont devenir de plus en plus cruciales dans les années à venir. Car cette tendance va être accélérée par trois autres raisons :


1- Problème de sécurité
Historiquement, l'industrie chinoise s'est construite autour de géants miniers publics tels que Shenhua ou China Coal. Ces entreprises fonctionnaient selon les objectifs des plans quinquennaux, souvent établis en fonction des besoins de l'industrie lourde.


A partir des années 1980 et 1990 se sont développées une kyrielle de petites installations minières. Le gouvernement a autorisé ce développement pour faire face à la hausse de la demande que les entreprises publiques n'arrivaient plus à satisfaire. Ces sociétés étaient contrôlées par les gouvernements locaux, ou étaient carrément des entreprises privées. Leur nombre a approché les 20 000.

Ces dernières années, le gouvernement a décidé de donner un nouveau coup de frein à leur expansion. Parfois oeuvrant dans l'illégalité, ces mines sont devenues extrêmement dangereuses. En 2006, 4 746 décès ont été enregistrés dans les mines chinoises. Sur ce total, deux tiers de ces accidents mortels se produisaient dans ces mines. Au total, entre 2005 et 2008, 12 155 petites mines ont ainsi été fermées. Ces fermetures ont totalisé un manque dans la production de charbon de 300 millions de tonnes.

Les prix du charbon sur le marché intérieur ont alors décollé. En 2011, la tonne se négociait autour de 110 $, soit le double des prix de 2006. Il est ainsi devenu plus avantageux pour les sidérurgistes et les compagnies électriques d'acheter du charbon sur les marchés internationaux, en Australie, au Vietnam ou encore en Indonésie.

2- Les mauvaises infrastructures

Pour paraphraser un ancien président français, en Chine le charbon est à l'ouest, et les usines à l'est. Oui, les gisements de charbon de la Chine sont très éloignés des zones de consommation. La majorité des gisements sont répartis dans le nord et l'ouest du pays, notamment dans la région du Shanxi. Or les voies ferrées et les routes ne sont pas structurées pour relier ces zones aux zones industrielles du sud, notamment dans le Guangdong.


Les faiblesses de ces infrastructures rendent le marché extrêmement vulnérable à la moindre anomalie. Ainsi en 2010, c'est une panne sur une voie de chemin de fer qui reliait la région de Shanxi qui a ralenti les exportations de charbon, faisant exploser temporairement les cours.

3- Le risque politique

De plus, on peut voir une troisième raison expliquant le recours massifs aux importations de charbon : les tensions ethniques. La région charbonneuse du Xinjiang connaît des tensions ethniques depuis des dizaines d'années. Les tensions se cristallisent notamment autour des droits de la minorité musulmane des Ouïghours, dont une manifestation a été réprimée dans le sang il y a deux ans dans la capitale Urumqi. Pékin ne veut pas prendre le risque de voir la région, qui détient 40% des réserves de charbon du pays, paralysée.


La hausse de la croissance économique dans cette région est ainsi devenue problématique, puisqu'alimentant un sentiment d'inégalité dans la répartition des richesses. Le recours aux importations est ainsi devenu un moyen de contourner ce problème.

Du coup, la Chine regarde vers l'international
C'est véritablement en 2009, avec la conjugaison de ces obstacles techniques, économiques et politiques, que la Chine a commencé à recourir massivement aux importations. Pendant ces trois années, les compagnies chinoises ont acheté pour 20,96 milliards de dollars d'actifs à l'étranger. L'Australie a ainsi longtemps représenté un eldorado charbonnier pour la Chine. Pourtant en 2011, l'Australie a été détrônée par un autre pays :
la Mongolie.

La Mongolie, l'"Arabie Saoudite de l'Asie"
Devant la hausse inévitable des importations dans les années à venir, les industriels ont en toute logique regardé quel pays possédait des ressources. Deux pistes se sont dégagées :
- les pays avec des ressources abondantes ;
- les pays proches géographiquement.


La Mongolie a tout de suite présenté l'intérêt de regrouper ces deux caractéristiques. D'abord géographiquement, la Mongolie partage une frontière de 4 600 km, au nord de la Chine. Le pays partage ainsi les gisements de la Mongolie intérieure, appartenant à la Chine. Surtout, le pays possède parmi les plus importantes et diversifiées ressources en minerai du monde. Le pays possède aussi bien du cuivre que de l'or, du fer, du molybdène, de l'uranium ou du pétrole. Et bien entendu, des réserves gigantesques de charbon.

Du fait de sa faible population, à peine 3 millions d'habitants, on a également comparé le pays au Qatar, ou à Brunei. D'ailleurs, le pays affiche des taux de croissance similaires. La croissance au troisième trimestre 2011 a atteint 21% comparé à la même période en 2010. Et entre 2012 et 2016, la croissance devrait atteindre en moyenne 14% selon le FMI.

Welcome in "Mingolia"
Un troisième surnom a été attribué à la Mongolie : "Mingolia". Il a ma préférence. Car la Mongolie ne doit pas sa richesse au pétrole, mais essentiellement à la mine. La Mongolie a très vite vu dans la croissance chinoise un moyen d'écouler ses gigantesques réserves de minerais. Jusque-là enclavées, les lignes de fer récemment construites sillonnent désormais sa frontière avec
la Chine.

Aujourd'hui, 80% des exportations vont en direction de la Chine. Ce chiffre devrait atteindre 95% dans les années à venir. Car la Mongolie commence à peine à exploiter ses ressources.


Le charbon, l'or noir
Si l'Arabie Saoudite a prospéré grâce aux importations US de pétrole, la Mongolie va prospérer grâce aux importations chinoises de charbon. La Mongolie possède 10% du charbon mondial, soit 125 milliards de tonnes, selon l'AME Mineral Economics. Comme le rappelle Chris Mayer, l'Indonésie est actuellement le plus grand exportateur de charbon du monde, mais la Mongolie possède l'équivalent de deux fois le charbon indonésien.


On parle là de toute la gamme de charbon -- du charbon cokéfiable de haute qualité (utilisé dans la fabrication de l'acier) au lignite de faible qualité. La Chine ne s'y est pas trompée. Selon M. Huang Jingang, président de l'Association de l'industrie du charbon, sur les neuf premiers mois de 2011, la Chine a importé 26,5 millions de tonnes de charbon.

Ces importations ont représenté 43% du total, alors que l'Australie ne représente plus que 21%. C'est une hausse de 32% pour la Mongolie. La Chine a clairement fait le choix de la Mongolie comme première source d'approvisionnement.


 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu