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05.02.2012

Insurrection des désirs dans l'Italie des années 1970

 

Insurrection des désirs dans l'Italie des années 1970
 
Marcello Tari retrace l'atmosphère de l'autonomie dans l'Italie des années 1970. Loin de la grisaille léniniste des Brigades rouges, ce « réformisme armé » mâtiné de gauchisme mortifère, l'insurrection autonome apparaît comme une fête, nourrie par le désir, le plaisir, la passion. 
 


 
Autonomie.gifLes « années de plombs » pour l'État apparaissent comme des années de jouissance pour le prolétariat. L'aventure du mouvement autonome, qui enfièvre l'Italie des années 1970, demeure méconnue. Les médias traitent cette histoire de révoltes et de luttes sur le registre judiciaire à travers les « affaires » Cesare Batisti ou Marina Petrella. Les milieux intellectuels s'intéressent davantage au gauchisme mondain de Toni Negri , ancien militant autonome qui chante les vertus du capitalisme new look. En revanche, peu d'études sérieuses se penchent sur l'effervescence de l'Autonomie italienne, sinon pour la réduire à un déchaînement de violence.

L'ouvrage de Marcello Tari replonge dans l'ambiance du « Mouvement », à travers ses tracts et ses multiples journaux. L'Autonomie, loin de se réduire à patauger dans des flaques de sang, renvoie à un mouvement qui s'attache à passionner la vie pour transformer radicalement le monde. Les attaques contre le capital s'accompagnent d'une critique radicale de la vie quotidienne.


  
Autonomie 1.jpgRadicalisation et élargissement des luttes ouvrières

 
Depuis la fin des années 1960, la tension sociale s'avive dans l'usine Fiat de Turin. Mais la collaboration des syndicats permet au patronat de contenir les désirs insurrectionnels. Dans ce contexte une révolte ouvrière devient une lutte sociale et politique contre la production et l'État. En 1969, une lutte majeure éclate à la Fiat avec une victoire qui démontre que les ouvriers peuvent former une puissance collective capable de déstabiliser le puissant patronat italien. En 1973, lorsque les ouvriers se rencontrent sans les bureaucrates syndicalistes, ils échangent leurs idées et leurs pratiques. Grève sauvage, sabotage, blocage de l'usine: de nouvelles formes de lutte émergent. 

 Mais les ouvriers décident de bloquer non seulement leur usine, mais aussi toute la ville, pour s'approprier le territoire. Ce blocage total dure trois jours mais marque durablement les pratiques du mouvement ouvrier qui sort de l'usine pour occuper l'ensemble de l'espace urbain. Mais le blocage de la production renvoie également au refus du travail, pour vivre enfin pleinement. « Bloquer la production signifiait laisser libre cours aux flux du désir », résume Marcello Tari. Cantines illégales, squats, « marchés rouges »: de nouvelles pratiques, par la construction d'espaces autonomes et autogérés, se répandent depuis l'usine de Mirafiori de Turin pour embrasser l'ensemble du territoire métropolitain. 

 En 1973, le président chilien Allende est assassiné. La peur d'un coup d'État fasciste devient plus concrète. Les dirigeants du Parti communiste italien (PCI) décident de se rapprocher de la Démocratie chrétienne (DC). Les autres communistes commencent à s'armer.

 
Idées et pratiques nouvelles
 
Le Mouvement se distingue des multiples groupuscules gauchistes, à la prose illisible, qui grouillent sur les vagues de contestation sociale. L'Autonomie comprend de multiples courants politiques avec toutes les variétés du marxisme et de l'anarchisme, mais aussi le luxembourgisme, le dadaïsme, et un marxisme libertaireinfluencé par les idées situationnistes ou conseillistes. Potere Operaïo concocte un étrange mélange de léninisme et de spontanéisme. Mais la volonté léniniste de construire un parti se dissout dans l'ampleur du Mouvement. 
L'Autonomie semble diverse et non réductible à une idéologie. Le refus de la délégation politique et du réformisme demeurent ses traits les plus saillants. Le désir de subversion et la réinvention quotidienne du communisme unissent les multiples subjectivités radicales qui composent ce mouvement. 
 
Entre 1973 et 1975, des collectifs autonomes déclenchent des luttes dans les quartiers populaires romains à partir des problèmes liés au logement. Ses conflits semblent massifs avec 3000 logements occupés et 25 000 auto réductions qui concernent l'électricité, le gaz, l'eau, le téléphone. A Turin, des auto réductions s'organisent dans les transports en commun. A Milan des expropriations se déroulent dans les supermarchés. En 1974, des groupes tentent d'entrer gratuitement dans des concerts de rock. Ses diverses pratiques se répandent et traduisent le mot d'ordre issu des luttes ouvrières: de la revendication à l'appropriation. 
 
En mars 1973, à Bologne, l'Autonomie ouvrière organisée réunit les assemblés et comités ouvriers de différentes villes. 


Autonomie 2.jpg Nouveaux sujets révolutionnaires
 
De 1974 à 1976, Milan devient le lieu de convergences de multiples luttes et expériences autonomes. La contestation sociale s'étend au-delà du mouvement ouvrier et des usines de Turin. « Prenons la ville ! » devient le slogan de l'organisation Lotta Continua et de tout un mouvement. L'Autonomie forme alors « une constellation de collectifs, de revues, de comités, de singularités qui se reconnaissent dans ce paradigme de la subversion » selon Marcello Tari.
 
Des actions directes sont organisées. Mais le mouvement autonome se distingue des groupes clandestins, comme les Brigades rouges, qui fétichisent la violence pour prendre le pouvoir et non pour le détruire. L'action violente doit exprimer le désir du mouvement et non être planifier par une avant-garde qui se vit comme une « délégation prolétarienne ». Les exploités, ouvriers mais aussi employés, critiquent l'assujettissement au travail, à l'image de la caissière obligée de sourire. Les chômeurs, les étudiants, les femmes et les minorités sexuelles, composent la « plèbe » selon l'expression de Foucault, et deviennent des nouveaux sujets révolutionnaires. 
 
Des journaux, comme Rosso, et autres revues permettent d'exprimer une subjectivité radicale, avec une critique de la culture, de l'intellectuel et toute forme de médiation. « La théorie de la révolution veut dire une pratique directe de la lutte de classes » affirme Mario Tronti. Les rues et les places deviennent des « territoires libérés » pour permettre une convergence des désirs. Le Mouvement transforme le quotidien en ouvrant des espaces de rencontres. « C'était un autre monde, oui, tout autre que les places désertifiées, plastifiées et hypersurveillées des métropoles européennes aujourd'hui » souligne Marcello Tari.
 
Les lycéens s'opposent à « l'organisation capitaliste des études ». La « société de répression », contre les drogues et l'homosexualité, est critiquée y compris au sein des organisations politiques imprégnées par la morale sexuelle du gauchisme. 
 
 


Jouir plutôt que travailler
 
Le Mouvement porte la guerre sociale dans la vie quotidienne et refuse la séparation entre le politique et le personnel. Les rapports humains, qui reposent sur des bases sexistes et classistes, sont attaqués. L'amour, l'amitié, la sexualité doivent devenir révolutionnaire. Cette perspective débouche vers des luttes de libération. 
 
Le refus du travail doit permettre « l'habitation d'un temps libéré, antiproductif et fortement érotisé » selon Marcello Tari et s'inscrit dans une critique, non seulement du capitalisme, mais aussi de la vie quotidienne. Le travail demeure perçu comme un rapport d'exploitation mais aussi comme une aliénation des individus. Face au capital, l'Autonomie riposte par la jouissance et le communisme comme « totalité de la libération ». « La pratique du bonheur est subversive lorsqu'elle se collectivise » affirme le journal A/traverso
 
Un article intitulé « De la lutte salariale à la nouvelle subjectivité ouvrière » analyse le passage de la « revendication des besoins » à « l'explosion des désirs ». L'affrontement investit la vie quotidienne. « On veut parler ici de la lutte contre le commandement, contre les chefs, contre la hiérarchie et en même temps, du refus ouvrier de la machine bureaucratique léniniste, quel que soit le groupe qui la propose » continue l'article. La libération des désirs s'attaque à toutes les formes d'autorité, de contrainte, de soumission. 
 
Le Mouvement se caractérise par sa diversité et se révèle sauvage et indomptable. L'Autonomie refuse toute forme d'unification ou de centralisation.
 
 
 
Libération des désirs
 
L'autonomie féministe se distingue du féminisme légaliste. Les féministes autonomes s'attaquent au travail domestique pour remettre en cause l'ordre patriarcal et la famille. Des groupes d'« autoconscience » permettent aux femmes d'échanger leurs expériences, d'exprimer leurs désirs et de critiquer leurs conditionnements sociaux. Ce féminisme, à l'image de l'Autonomie, s'attaque à tous les dispositifs de pouvoir et aspire à balayer toutes les normes. « Les thèmes du corps, de la sexualité, de la psychanalyse, envahissent les collectifs d'usines, de quartiers, les dispensaires, de même que la théorie marxiste des besoins, rapportée à la matérialité de l'oppression sexuelle des femmes, et à la « critique de la survie affective » imprègne les deux groupes issus de collectif milanais de via Cherubini » observe Lea Melandri. L'autorité des petits chefs mâles du Mouvement se voit contestée et ridiculisée. 
 
Bifo et A/traverso distinguent un clivage entre une autonomie qui s'attache à une direction centralisée opposée à « l'autonomie comme capacité de vivre ses propres besoins, ses propres désirs, en dehors de toute logique de négociation avec le gouvernement ». 
Dans le sillage de l'autonomie féminisme émerge des mouvements homosexuels. Ils pratiquent également des groupes d'autoconscience. La lutte contre la répression sexuelle s'intensifie. Après le slogan « Prenons la ville », le nouveau mot d'ordre devient « Reprenons la vie » pour élaborer une pratique collective du bonheur. « Où que l'on aille à l'époque, il y avait des endroits, des rues, des maisons, des lieux où on pouvait faire de nouvelles rencontres, construire des langages, étreindre des corps, fabriquer des machines de guerre au-delà et à l'encontre de tout conventionnalisme » souligne Marcello Tari. 
 
 
 
 
Passionner la vie
 
Les jeunes prolétaires politisent la contre-culture. La revue Re Nudo organise des rassemblements musicaux et politiques. Des jeunes refusent de payer l'entrée des concerts et perturbent les représentations des pseudo-stars. Des lycées sont occupés pour contester l'autorité des professeurs. Des auto-réductions se pratiquent dans les cinémas et les restaurants. A l'occasion d'occupations de places du centre ville des fêtes sont improvisées. « Nous ne préparons pas des festivals, nous créons des situations » affirme le journal Puzz dans une veine situationniste. 
 
Le journal A/traverso et Radio Alice expriment l'esprit du Mouvement et insistent sur la réalisation des désirs. A/traverso estime que le groupe devient une alternative à la famille, au parti, et à toutes les organisations hiérarchisées. Mais le groupe ne doit pas se replier sur lui-même mais être lié à l'ensemble du Mouvement. Radio Alice s'attache à la destruction de l'ordre symbolique et linguistique pour permettre une multiplication des désirs. Dans le sillage du mouvement dada, la séparation entre l'art et la vie est abolie pour passionner le quotidien.
 
 


Luttes insurrectionnelles
 
Le Mouvement de 77 apparaît comme l'apogée de l'Autonomie. Le contexte est différent de celui des grandes grèves ouvrières. Le capitalisme s'est restructuré et le secteur industriel décline. Mais les salariés du secteur des services, les travailleurs précaires, les chômeurs, les étudiants forment un prolétariat diffus. « Du travail pour tous, mais très peu et sans aucun effort » devient le slogan scandé par les manifestants, loin des revendications salariales traditionnelles. 
 
Le gouvernement démocrate chrétien impose des mesures de rigueur. Une université est occupée par les étudiants après une agression fasciste. La contestation s'amplifie, contaminée par l'esprit de l'Autonomie. « On respirait dans les cortèges un climat de fête et de guerre, d'érotisme et de créativité, qui avaient caractérisé l'irruption des différents mouvements autonomes de libération » décrit Marcello Tari. Le 5 février, toutes les facultés romaines sont occupées. Dans les universités, les étudiants sont rejoints par le jeune prolétariat: les Indiens métropolitains. Ils expriment une créativité joyeuse inspirée par les mouvements dada et surréaliste. Ils participent aux manifestations autonomes en criant des slogans comme « Orgasme libre ». Une inscription gigantesque barre la façade de l'université romaine: « L'imagination détruira le pouvoir et un éclat de rire vous enterrera ». Les interventions des petits bureaucrates qui respirent l'ennui militant sont perturbées, tout comme les cours. 
 
Mais le PCI, qui dirige la mairie de Rome, tente de déloger les occupants. Pourtant, le terrible service d'ordre du PCI fuit à l'assaut des autonomes. La police attaque l'université, mais les occupants parviennent à s'échapper. Selon Marcello Tari cet épisode révèle l'antagonisme, entre le PCI institutionnalisé et le mouvement des autonomies, « entre le socialisme des sacrifices et le communisme des désirs ».
 
 
 
Apogée et chute du mouvement
 
Bologne devient l'épicentre du mouvement de 1977. Cette ville, administrée par le PCI, concilie communisme et consumérisme. Dans cette ville étudiante, le mouvement privilégie la contre-culture, l'extranéité  et les pratiques de réappropriation immédiates comme les autoréductions. Mais, avec le durcissement de la répression, le Mouvement bolognais ne peut plus échapper à la confrontation directe avec l'État. Malgré la violence des affrontements, les autonomes sont soutenus par des personnes qui ne participent pas au Mouvement. « Ne pas séparer la subversion contre l'État de celle contre le quotidien, la déstabilisation du capital-État de la déstructuration de la société » explique le succès du Mouvement à Bologne selon Marcello Tari. « L'arme qu'utilise le mouvement est la plus terrible, celle de la transformation du quotidien » résume un collectif de Bologne. 

Le 12 mars, les barricades sont dégagées et le PCI pense que le mouvement est terminé. Mais de nouveaux cortèges sillonnent la ville. Une émeute éclate dans une prison qui enferme des manifestants. Mais, le lendemain, les chars occupent la ville.
 
« Nous n'appartenons plus à votre civilisation ! » scandent les manifestants à Rome. A partir du 12 mars, le mouvement de contestation prend une ampleur nationale. Un défilé de plus de 100 000 personnes sillonne la capitale. Malgré des scènes de guérilla urbaine, avec des fusillades et des bâtiments incendiés, l'insurrection ne fait aucun mort. Milan apparaît également comme un autre foyer de contestation. Mais les petites villes semblent les plus actives. Dans le sud de l'Italie, le mouvement autonome pallie l'absence d'État. Cependant, la répression s'accentue. Des attaques et des explosions visent surtout des cibles symboliques. Mais aucune action ne permet de bloquer durablement l'économie. Les premiers morts, dans un contexte de répression féroce, génèrent un délitement progressif du mouvement. Acculés à l'illégalisme par l'État policier, les autonomes peuvent difficilement rester liés aux luttes légales importantes, comme celle pour les transports gratuits. 
 
 
 
Pour vivre la révolte
 
Le livre de Marcello Tari ne se distingue pas par sa réflexion stratégique, notamment pour expliquer l'échec du Mouvement. Mais son texte permet de décrire les débats et les luttes qui animent le courant le plus radical et libertaire du mouvement révolutionnaire de l'Italie des années 1970.
 
La référence à l'Italie des années 1970 est utilisée par les autonomes français noyés dans l'activisme et l'insurrectionalisme à grand spectacle, de type black block. Plutôt que la violence symbolique et minoritaire ou les alternatives de pacotille, les grands mouvements de lutte se révèlent plus efficaces. L'appropriation des entreprises et le blocage des flux de production permettent d'attaquer plus concrètement le capital. Sébastien Schifres souligne les limites d'un mouvement qui n'aspire pas à la réappropriation des moyens de production et à une perspective de révolution sociale. Surtout, le mouvement autonome ne touche que les franges précaires de la jeunesse et semble loin de contaminer l'ensemble de la société.
 
Mais, dans cette période de crise du capitalisme, l'Autonomie italienne dessine des perspectives émancipatrices malgré son échec. Une politique de la liberté et du désir alimente des luttes qui s'embrasent sur tous les fronts. Si les autonomes français réduisent le Mouvement à son insurrectionalisme mythifié, son originalité et sa puissance provient surtout de sa critique en actes du quotidien. Ce mouvement propage des pratiques de lutte et d'émancipation dans tous les aspects de la vie. Les sujets révolutionnaires se multiplient et l'expression libre des désirs attaque la logique du capital et du travail. L'Autonomie parvient à passionner la vie pour proclamer la fête et la jouissance.
 
Source: Marcello Tari, Autonomie ! Italie, les années 1970, La Fabrique, 2011
Pour aller plus loin:
 
Sébastien Schifres, "Le mouvement autonome en Italie et en France", mémoire de master 2 de sociologie politique, septembre 2008
 
Rubrique "Opéraïsme et autonomie" sur le site de la revue Multitudes
Textes de Franco berardi (Bifo) sur le site de la revue Multitudes
 
Emissions de radio et bibliographie sur le site mutins mutines:
"Des mouvements autonomes en Italie et ailleurs...", 28 novembre 2007
"Retour sur l'Italie 70", 28 mars 2008
 
Luttes urbaines en Italie 1950-1980, sur le site Laboratoire urbanisme insurrectionnel
Italie: luttes urbaines 1968-1974, sur le site Laboratoire urbanisme insurrectionnel
Italie: luttes urbaines 1976-1978, sur le site Laboratoire urbanisme insurrectionnel


La revue Temps Critiques a publié plusieurs textes de réflexion sur l'extrême gauche italienne des années 1970 et sur l'influence qu'exerce ce mouvement sur les révolutionnaires d'aujourd'hui:
"Passé, présent, devenir. Des luttes italiennes des années 1970 aux extraditions d'aujourd'hui: un état d'exception permanent", octobre 2002 
G.Zavier, J.Wajnsztejn, "L'insurrectionnalisme qui vient", octobre 2010
Temps critiques n°15, "Réflexions sur Tiqqun", janvier 2010 
J.Wajnsztejn, "Lutte armée et révolution. Nouvelle réponse à Coleman", avril 2011 


Brochures infokiosques sur la mouvance autonome, avec de nombreux textes sur le contexte de l'Italie des années 1970

26.10.2011

Qu’est ce que la démocratie?

Observe la piété ; aie l'injustice en horreur ; contribue au bonheur de tes concitoyens ; réprime ta langue ; ne fais rien avec violence ; instruis tes enfants ; apaise les querelles : telles sont les leçons de la sagesse, et l'homme qui les met en pratique peut être appelé vertueux."
Citation de Cléobule de Lindos ; Sentences grecques - VIe s. av. J.-C.

Ainsi, selon Aristote, Solon Solon - Wikipédia pensa que la chose à faire était d'organiser une sorte de délestage. Solon "fit annuler les dettes, aussi bien privées que publiques... ils se délestèrent du poids qui pesait sur eux".

Et si le système bancaire s'effondrait ? | Atlantico Les gouvernements européens semblent prêts à tout pour maintenir les banques hors de l'eau. Une absurdité ou une nécessité ? Il n'y a pas de raison de trop s'inquiéter. En revanche, deux choses ne vont pas.

D'une part, les banques font du lobbying pour que les pertes soient absorbées entièrement par l'État. D'autre part, la BCE joue un jeu un peu étrange : elle a racheté des dettes de la Grèce pendant la crise, et maintenant elle refuse toute réduction de cette dette grecque

 

Comparaisons de la chute du système grec, romain et système capitaliste : « C’est le moment de pratiquer le soupçon à notre tour. Pourquoi ce revirement européen dans l’hyperdémocratisme moralisateur ne viendrait-il pas de l’incapacité flagrante de nos sages à rendre un peu démocratique le processus politique européen en cours ? En attendant un demos européen encore très virtuel, les dirigeants européens sont incapables d’imaginer les institutions audacieuses qui permettraient aux peuples européens de contrôler réellement la politique européenne et même, pourquoi pas, de participer à son élaboration. En revanche, l’attitude condescendante à l’égard des prédécesseurs anciens ne coûte que de bonnes paroles. Celles-ci conduisent tout droit à l’asepsie mentale générale. Rien ne doit plus être impur, rien ne doit être soupçonné du moindre mal politique, de la moindre tâche morale. Et ainsi, bientôt, il ne restera plus rien. En effet. Quoi de plus hygiénique que rien ? » cf Quand l'Europe renie son passé - Multimania

 

La démocratie. « La démocratie (du grec démos = peuple, et cratos = force, autorité, pouvoir) est ... Succédant à des périodes pendant lesquelles ont prévalu des systèmes ... Renan voit à juste titre dans ce fait une des causes de la chute de la république ancienne. .... n'admettant nulle différence de dignité entre le salarié et le capitaliste

Collectif,La démocratie d'apparence, François-Xavier de Guibert, 2009.
2755402547

"La démocratie d'apparence" ou comment faire participer utilement les individus à la vie politique : ce petit livre rassemble les Actes du colloque sur " La participation individuelle à la vie politique " du 19 avril 2007, au Palais du Luxembourg. Grande utopie moderne à l'usage des foules, la démocratie ne va généralement pas plus loin qu'une incantation politico-médiatique dont se prévalent des gouvernants et les  "décideurs". D'un point de vue concret, elle n'est le plus souvent qu'une démocratie d'apparence aux mains d'oligarchies partisanes et de groupes de pressions puissants et organisés.

Pourtant, au-delà des représentations imaginaires, se pose la question bien réelle et tout à fait actuelle, essentielle pour l'avenir de nos sociétés, de la participation effective des individus à la vie politique. Cette participation est difficile à organiser, mais, dans certaines conditions, elle peut, et doit, être mise en oeuvre utilement. Les auteurs examinent, loin de tout esprit partisan, les mécanismes qui permettraient au citoyen de participer réellement à la gestion de la vie publique pour devenir un acteur véritable de la politique et non plus un simple sujet / enjeu du marketing politique. 

Une des conclusions de ce colloque était précisément de constater que le vote blanc et l'abstention sont, le plus souvent, les seules possibilités laissées à l'électeur pour échapper au piège de " l'apparence " et de l'instrumentalisation.  (couv.).

Myriam Revault D'allonnes, Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie, Seuil, 2010.

démocratie,despotisme,oligarchieLuciano Canfora, La démocratie, histoire d'une idéologie, Seil, 2006., L'agonie de la démocratie parlementaire et des peuples. Octobre 1961 à Paris, Le retour de l'Histoire

 

 

22.10.2011

El manifiesto de los indignados en 25 propuestas de Pilar Velasco

“Este movimiento prueba que el mundo no esta habito solo por indignados y residos. Cada vez son mas los indignados: la sal de la Tierra”

 

Indignados.jpgNo nos representan’ es el nombre de este libro que recopila la revolución que los jóvenes en España actualmente realizan.

Pilar Velasco Acedo es la autora de ‘No nos representan: El manifiesto de los indignados’, título que explica porque miles de jóvenes españoles se han manifestado en contra de los políticos que han regido los destinos de su país en los últimos años.

¿A quién acusan los indignados de la crisis? ¿Qué piden? ¿Cuál es la estrategia? ¿Y el programa? ¿Cambiarán el rumbo de Europa? ¿Es esta una Revolución Mundial de ciudadanos? Son algunos de los interrogantes que la autora pretende responder.

Los indignados quieren otro modelo social y saben que es posible. Han lanzado un mensaje desde las plazas al mundo entero: lo queremos todo y lo queremos ahora. El resultado es una reacción en cadena, una revolución ética que señala a todos los partidos políticos por igual. No protestan, exigen. A cambio, tienen un programa lleno de proposiciones. Democracia real para ciudadanos reales.

Indignados 1.jpgAspiración a una democracia transparente.

Participativa, con proporcialidad.

 Real y control ciudadano igual. Real y control ciudadano

No somos antisistema: el sistema es antinosostros,

La banca, al banquillo

Somos ni-ni : Ni PSOE - niPP



Pilar Velasco, joven periodista de investigación de la cadena Ser que estuvo en la acampada de Sol desde el principio, ha recogido en este libro reivindicaciones abiertas, sometidas a la discusión asamblearia a la velocidad de la red, que tratan de ofrecer soluciones y alternativas a lo que ya no funciona.

Este libro es fruto de una gran conversación, con el movimiento, con las lecturas que hacían los medios, con los grupos que impulsaron el 15 M y también con expertos -como el profesor Juan Carlos Monedero- que han pensado en y desde el movimiento sobre las nuevas formas de democracia. Y con un objetivo, que la conversación continúe.

 

 

Indignados 3.jpgEl manifiesto de los indignados en 25 propuestasTraduire cette page, L'agonie de la démocratie parlementaire et des peuples. , L'agonie de la Démocratie parlementaire ( format PDF), Important de relire la déclaration des droit de l'Homme l , Indignés, Les Russes aussi sont concernés, Le monde face a wall street, la finance, les politiques ... Le système capitaliste, Reporterre.net - Voici pourquoi la jeunesse aux Etats-Unis ne se révolte, Reporterre.net - Voici pourquoi la jeunesse aux Etats-Unis ne se révolte pas

09.08.2011

Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

marchands de la peur.jpgDu haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au Conservatoire national des arts et métiers par M. Nicolas Sarkozy, M. Alain Bauer entend promouvoir la « criminologie » en France. La conquête d’une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d’élites politiques de droite comme de gauche et chéri des médias. L’ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d’échanges, de dons et de contre-dons avec une série d’autres personnages que l’auteur regroupe sous le label de « bande à Bauer ». Si l’on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d’explication, ce livre n’en reste pas moins un passionnant voyage dans l’univers des « marchands de peur », pour qui la « sécurité globale » sert de substitut à l’anticommunisme de naguère. extrait monde diplomatique, un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin, autre sujets similaires  Xavier Niel, Les patrons orphelins de DSK, 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire

 

Alain Bauer et le consortium de la peur, 8 août ( extrait du livre : " Alain Bauer, comme Yves Roucaute et de nombreux néoconservateurs, vient de la gauche libérale et anticommuniste ...") .

Notes, en savoir plus

livre,criminalité,Éducation,idéologie,immigrés,sécurité,jeunes,personnalités,police,répression,banlieue,france

[1] Philippe Plassart, « Alain Bauer, criminologue », Le Nouvel Économiste, 21 janvier 2010, p. 12.

[2] Bertrand Fraysse, « Passeur. Portrait d’Alain Bauer, homme de réseaux », Challenge, 29 novembre 2007. http://www.challenges.fr/magazine/e...

[3] Avec son ami Manuel Valls, ils seront mis en cause dans « l’affaire des détournements de fonds de la Mnef » dans les années 1990.

[4] « Il faut de la souplesse d’esprit et une appréhension tactique du terrain, celle par exemple qu’acquièrent les militants syndicaux ou politiques. Ceux-là appréhendent correctement le présent tout en ayant une conception idéologique suffisamment forte pour structurer leur action sur la durée. Une disposition d’esprit particulièrement adaptée au crime. Les chefs d’entreprise devraient faire plus de syndicalisme étudiant quand ils sont jeunes pour s’exercer à cette nécessaire réactivité. » Philippe Plassart, « Alain Bauer, criminologue », Le Nouvel Économiste, 21 janvier 2010, p. 12.

[5] Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer, propos en tablier », Le Nouvel Économiste. http://www.nouveleconomiste.fr/Port...

[6] « Entre 1981 et 1986, je participais à l’organisation de la résistance contre les manœuvres destinées à détruire ce que représentait Michel Rocard. Nous avions des cartes d’accès et des responsabilités relatives et imprécises, qui permettaient de faire cela, comme dans tout cabinet ministériel qui se respecte. » Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer, Propos en tablier », op. cit.

[7] James Steele et Donald Barlett, « Washington’s $8 Billion Shadow », Vanity Fair, octobre 2009.

[8] Noël Blandin, « Qui est Alain Bauer ? », La République des Lettres, 10 février 2009.

[9] On trouve d’ailleurs à la tête du SCTIP, l’ami et collaborateur d’Alain Bauer, Émile Perez, avec lequel il publiera plusieurs ouvrages sur la police et les méthodes nord-américaines.

[10] Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer, propos en tablier », op. cit.

[11] Fort de son succès, Alain Bauer se fait nommer à la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance de la préfecture du Nord en 1997.

[12] Laurent Bonelli, « Quand les consultants se saisissent de la sécurité urbaine », Savoir/Agir, n° 9, septembre 2009, p. 17-28.

[13] Laurent Bonelli, « Le cheval de M. Sarkozy », Le Monde diplomatique, février 2009. Portail de l’intelligence économique : http://www.portail-ie.fr/details/ab...

20] Alain Bauer, Michel Rocard, « Pour un conseil de sécurité nationale », Revue Défense nationale, n° 10, octobre 2007.

[21] Alain Bauer (dir.), Déceler-étudier-former : une voie nouvelle pour la recherche stratégique. Rapport au président de la République et au Premier ministre, Cahiers de la sécurité, 2008.

[22] L’entreprise de publicité du vieil ami d’Alain Bauer, Christian Fouks.

[23] « Le gouvernement taille une chair sur mesure à Alain Bauer », texte d’enseignants du Cnam. http://www.rue89.com/2009/01/25/le-...

tAgs : Criminalité, Éducation, Idéologie, Immigrés, Sécurité, Jeunes, Personnalités, Police, Répression, Banlieue, France

05.07.2011

Deux romans haletants sur le gouvernement mondial - source Plusconcient.net

·           Année: 2008

Durée: 26' 33''

Cet enregistrement disponible en libre accès ci Deux romans haletants sur le gouvernement mondial  - source Plusconcient.net présente 2 romans ayant pour point commun d'introduire le lecteur à l'existence supposée d'un projet occulte de gouvernement mondial au service de l'oligarchie économique.

Divina Insidia.jpgLe premier auteur qui s'exprime est Pascal Roussel, économiste et mathématicien, actif à la Banque Européenne d'Investissement. Son livre, "Divina Insidia - le piège divin", est écrit un peu à la manière du "Monde de Sophie", s'articulant autour d'une intrigue captivante et développant de manière très accessible aux profanes le mécanisme de création de monétaire basé sur la dette, le rôle caché des banques centrales, la chaîne de pouvoir qui permet aux grandes familles oligarchiques d'influencer la marche du monde. Trilatérale, Bilderberg, instrumentalisation du pouvoir politique et des médias sont mis au service d'un dessin qui va au-delà de la volonté de domination et sert, in fine, les objectifs de la Loge Noire.

Dans la seconde partie de l'enregistrement, la parole est donnée à Flore Vasseur sur son roman "Comment j'ai liquidé le siècle". Là aussi, le récit est addictif. Il décrit de l'intérieur l'univers fermé des traders qui engrangent des bonus faramineux en spéculant sur les marchés. Pierre, mathématicien de génie au service de la banque, est chargé par le personnage tout puissant qui dirige le groupe du Bilderberg d'infecter les systèmes informatiques de trading automatisé avec un virus qui, lorsqu'il sera activé, provoquera l'effondrement des marchés financiers et annihilera la planète économique. Le roman pose des questions troublantes en laissant entrevoir l'envers du décor de la finance mondialisée. En plus, il est parfaitement en résonance avec le contexte économique actuel
.

Source: YouTube - Divina Insidia - Le Piège Divin de Pascal Roussel

DailyMotion - Flore Vasseur - Comment j'ai liquidé le siècle

Ecouter également Europe et Nouvel Ordre Mondial, Edward Bernays, le père de la propagande, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, Le gouvernement mondial débusqué en état modifié de conscience, Les vrais maitres du monde ???, A la vision d'un économistes parmi d'autres du système capitaliste /the vision of one among many economists  of capitalism, devise du capitalisme "Tout s'écroule, je gagne donc de l'argent. Mais si tout s'envolait, Hedge funds: un nouveau conflit bloque le vote du Parlement, j'en gagnerais aussi, Quand la réalité dépasse nos pires fictions !, Comment la « machine à bulles » ( Goldman Sachs ) est entrée dans la tourmente, Warren Buffett soutient Goldman Sachs et son patron

18.06.2011

Confessions d’un assassin financier : le contrôle des pays par la dette

“Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. L’une est par l’épée. L’autre par la dette.”

Confessions d'un assassin financier.gifVoici un témoignage étonnant concernant les Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis. Ces révélations sont faites par John Perkins - site officiel  (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États Unis).  John Perkins est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologique. Il est surtout connu pour son récent ouvrage Confessions of an Economic Hitman, traduit en français par Les Confessions d’un assassin financier ( vidéo ICI) .
En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains.
En 1980, après une importante prise de conscience et une dépression, il remettra sa démission.

Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots de vins, il publie finalement en 2006 son livre Les confessions d’un assassin financier, son livre qui connaîtra le plus de succès, livre où il révèle comment les USA assoient leur domination politique en utilisant l’arme économique. D’après les sources de : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perkins

Comment extorquer des milliards de dollars aux pays à travers le monde en leur prêtant plus d’argent qu’ils ne pouvaient rembourser pour ensuite prendre le contrôle de leurs économies ? La réponse est dans la création d’une dette par des assassins financiers employés par les Etats-Unis. John Perkins aurait été l’un de ces assassins financiers mais sa conscience l’a rattrapée. Il se livre et se repent.

Pour des infos complémentaires allez donc visiter ce lien : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1159

Son libre à été traduit en Français et voici la présentation de l’éditeur :

Les “assassins financiers” sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. L’auteur sait de quoi il parle, c’était son “métier”. Il a exercé pour le compte des États-Unis et il confesse aujourd’hui ses terribles manipulations.

Voilà de quoi parle ce livre. John Perkins était un “assassin financier”. Et il décide aujourd’hui de dévoiler le rôle odieux qu’ils ont dans le système actuel. Décrivant ce qu’il a fait, les services qu’il a rendu à l’impérialisme américain, devenu depuis une “coporatocratie” comme il dit (qui dépasse les états au profits des multinationales). Expliquant par les faits que non, il n’existe pas de complot, mais un système pervers qui permet de remettre l’esclavage comme base et que nous sommes tous, dans les pays riches, coresponsables.

Ce livre est glaçant. Il décrit extrêmement bien les rouages qui entraînent ce que nous vivons : guerre, coup d’état, meurtres de dirigeants… Mais surtout, il nous met face à nos responsabilités. Démontre combien nos choix, notre dépolitisation globale, font que nous alimentons les choses. Et laissons la main à une oligarchie.

Véritable bombe pour l’esprit, ce livre est INDISPENSABLE. Il faut le posséder et le lire. En parler. Car il ouvre la voie au changement. Et est d’ailleurs une piste forte pour la décroissance (ce qui s’explique par le fait que c’est un des seuls moyens de tuer ce système). Ce système n'est pas propre aux Etats Unis, mais a tout pays ayant des visées impérialistes ( France avec la France Afrique et notre célèbre Bob Denard, l'Europe, la Chine et l'Inde avec le néocolonialisme alimentaire. Un complément du film Naomi Klein - la stratégie du chocl et Les vrais maitres du monde ??? ( interview de Serge Halimi La banque : comment Goldman Sachs dirige le monde - on Dailymotion ( Hedge funds: un nouveau conflit bloque le vote du Parlement Warren Buffett soutient Goldman Sachs et son patron , Comment la « machine à bulles » ( Goldman Sachs ) est entrée dans la tourmente, L'Europe des lobbies

 

A lire de toute urgence !

Par le biais du système de commentaires, libre à vous de réagir pleinement sur les vidéos présentes sur mon blog. Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51', La crise dans les années 30 et Aujourd’hui ( voir Chris Harman), La vraie limite de la croissance ? Solution : " Au lieu de privatiser les bénéfices et socialiser les pertes", faisont l'inverse. Apparition de John Perkins dans Let's make money, film documentaire réalisé par Erwin Wagenhofer, 2009., Zeitgeist Addendum, film documentaire réalisé par Peter Joseph, 2008.

08.06.2011

La ferme des animaux – Animal Farm – by Georges Orwell

George Orwell - Animal Farm (Chapter I, II,III,IV,V,V,VI,VII), wikipédia,

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveaux régime. Boule de neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : «  Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux ». Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore a déchiffrer : «  Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres ». Un très bon livres que j'ai lu, qui  dénonce a la fois le stalinisme, le nazisme et Wilson Churchill et sa politique

English Abstract A June 21 in England took place the revolt of the animals. The pigs run the new regime. Snowball and Napoleon, pigs-in-chief, have a regulation: "Any two legs is an enemy. All four legs or wings, is a friend. No animal shall wear clothes. No animal shall sleep in a bed. No animal shall drink alcohol. No animal shall kill any other animal. All animals are equal ". Time passes. The rain clears the commandments. The donkey, a cynical, sometimes even to decipher: "All animals are equal but some are more equal than others. " A very good book I read, which has denounced both Stalinism, Nazism and Wilson Churchill and his policies .

Resumen en español Un 21 de junio en Inglaterra se produjo la revuelta de los animales. Los cerdos ejecutar el nuevo régimen. Snowball y Napoleón, los cerdos en jefe, tiene una regulación: "Las dos piernas es un enemigo. Las cuatro patas o alas, es un amigo. Ningún animal deberá llevar ropa. Ningún animal dormirá en una cama. Ningún animal beberá alcohol. Ningún animal matará a otro animal. Todos los animales son "iguales. El tiempo pasa. La lluvia borra los mandamientos. El burro, un cínico, a veces incluso de descifrar: "Todos los animales son iguales pero algunos son más iguales que otros". Un muy buen libro que he leído, que ha denunciado tanto el estalinismo, el nazismo y Churchill Wilson y sus políticas

Cf Question everything, or shut up and become a victim of authority, Forces et limites de la manifestation, Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, GO ON, WATCHTitre original : The Slump of the 1930s and the crisis today ( cf International Socialism: The slump of the 1930s and the crisis today, Dans le monde, une classe en lutte, mai 2011(source jura libertaire), europeanrevolution : les places publiques reprennent du galon

01.05.2011

Vient de paraître - Pour en finir avec ce vieux monde - Les chemins de la transition

les chemins de transition.jpgAutant de questions abordées par des auteurs issus d’horizons théoriques et disciplinaires très divers, dont certains sont des théoriciens étrangers reconnus. Auteurs qui tous ressentent l’impérieuse nécessité de défricher ces nouvelles voies en abordant de près la question des transitions, afin de dessiner les chemins qui pourraient nous permettre de dépasser le capitalisme et ainsi nous rapprocher d’un monde soutenable. Utopie ? Moins que de prétendre pouvoir « moraliser », réguler ou verdir à moindres frais ce capitalisme prédateur

 

Les auteurs ici rassemblés n’ont pas une vision unique d’un nouveau modèle de société ni des moyens d’y parvenir. Mais ils partagent la conviction qu’aucune fatalité ne condamne l’humanité à détruire son habitat social et terrestre, à condition qu’elle reconnaisse les limites que lui impose la nature et qu’elle mobilise l’immense potentiel innovateur de son intelligence collective. La vocation de cet ouvrage est de tracer des pistes pour nourrir le débat et susciter l’action

 

Coordination et rédaction 

Dominique Méda, philosophe et sociologue 
Thomas Coutrot, économiste et membre du conseil scientifique d’Attac-France 
David Flacher, économiste et membre du bureau du mouvement Utopia

Contributeurs :

Christian Arnsperger, économiste, professeur à l’université catholique de Louvain 
Geneviève Azam, économiste et membre du conseil scientifique d’Attac-France 
Marie Duru-Bellat, sociologue et professeur de sociologie à Sciences Po 
Patrick Cingolani, professeur de sociologie à l’université Paris ouest Nanterre 
Christophe Degryse, journaliste, directeur d’édition du Bi lan social de l’Union européenne Fabrice Flipo, philosophe 
Jean Gadrey, économiste et professeur émérite à l’université Lille 1 
Jérôme Gleizes, professeur d’économie et rédacteur en chef d’EcoRèv’ 
Tim Jackson, professeur de développement durable à l’université de Surrey, Royaume-Uni Florence Jany-Catrice, économiste, maître de conférence à l’université de Lille 1 
Warren A. Johnson, géographe, professeur émérite à la San Diego State University
Philippe Pochet, directeur général de l’institut syndical européen et maître de conférence à l’université catholique de Louvain 
Carlos Prieto, sociologue, professeur à l’université Complutense de Madrid 
Juliet Schor, professeur de sociologie au Boston College USA 
Amparo Serrano, professeur à l´université Complutense de Madrid
Bruno Théret, économiste et directeur de recherche au CNRS 
Erik Olin Wright, professeur émérite de sociologie à l’Université du Wisconsin – Madison, USA
Jean Zin, écologiste et co-fondateur d’EcoRèv’

 

30.04.2011

Le but de la novlangue", écrit George Orwell dans son roman 1984

1984.jpg▪ "Le but de la novlangue", écrit George Orwell dans son roman 1984, "était non seulement de fournir un mode d'expression aux idées générales et aux habitudes mentales des dévots de l'Angsoc [le nom qu'a donné Orwell au régime en place dans 1984, NDLR.], mais de rendre impossible tout autre mode de pensée" ( Mecanopolis » La guerre civile à l’horizon de l’Europe, A regarder absolument !!! Maurice Papon, itinéraire d'un homme d'ordre : jeudi 14 avril 2011 à 22h50 sur France 2).

Le chroniqueur William Pfaff,, a utilisé la citation d'Orwell pour décrire comment le gouvernement des Etats-Unis en est venu à soutenir inextricablement la base de Guantanamo, qu'il compare aux goulags de la Russie stalinienne -- à peine pire dans le sens où les condamnations au goulag, au moins, avaient une date de fin.

Alors que fermer la base semble être devenu politiquement impossible, "on pourrait encore dire certaines choses utiles sur cette situation", écrit Pfaff avec un espoir qui s'amenuise. C'est "de toute évidence un phénomène à caractère totalitaire, imitant, en toute connaissance de cause, la destruction du cadre judiciaire dans le système nazi par des moyens d'emprisonnement arbitraires dans des camps de concentration et par des méthodes généralisées dans la pratique de la Gestapo et des SS ; et dans la Russie stalinienne par sa police secrète et ses camps de travaux forcés".

"Guantanamo a été un facteur dans ce qu'il n'est pas déraisonnable d'appeler la totalitarisation de la culture politique américaine", affirme Pfaff dans son article. "Cela a été rendu possible du fait de la prohibition effective (ou diabolisation) de certaines positions politiques -- ou du plaidoyer en faveur d'autres positions politiques -- jugées 'anti-patriotiques' et par conséquent inacceptables dans le discours politique de la nation -- y compris, dans certains cas, dans les discours et débats au Congrès". cf GO ON, WATCH ME !

27.03.2011

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde de Fabrice Nicolino (vidéo)

Je conseil ce livre

bidoche.jpgNote de l’éditeur :

 Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Derrière une côte de boeuf, j’ai fini par voir un boeuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon… On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter est une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour  » fabriquer  » de la  » matière  » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-ils aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? A la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein Voir la suite. « Qui a tué l’écologie ? » - Information - France Culture , André Pochon : pour une agroécologie, sortir du productivisme !

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