Avertir le modérateur

21/05/2014

Bruxelles Business

 

n 

Lobbies : citoyen actif : Le rôle des think tanks dans l'élaboration des politiques européennes [FR], Le paysan et les lobbies : citoyen actif, Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying : citoyen actif Pourquoi faire une enquête sur les lobbysmes et son évolution. .  

 

 

 

Lobby Planet
Le lundi 25 mai 2009

 

 

 

 

 


Jeu d’influences”, un jeu en ligne pour comprendre le monde trouble des spin doctors Jeu en ligne | Pour accompagner un documentaire sur les spin doctors diffusé mardi 6 mai, France 5 propose un jeu interactif dont vous êtes le héros. Pas seulement ludique, mais aussi instructif. source télérama, blog skyrock :

"Les bons spin doctor ont une influence sur notre opinion" - YouTube :

Jeu d'influences : Les stratégies de la communication ... - YouTube :   

LA GRDE EVASION FISCALE "l'honneur perdu d'une ... - YouTube 

 FRANCE: La grande évasion fiscale. Des politiques au ... - YouTube

 

Looking for Europe | ARTE Info , Looking for Europe - YouTube

Pour les uns, c'est une institution essentielle et incontournable ; pour les autres un monstre bureaucratique et inefficace. Comment fonctionne notre Europe, dont les mécanismes apparaissent souvent bien opaques ? En particulier, à quoi sert son parlement ? Qui y travaille ? Comment y échange-t-on dans vingt-quatre langues ? Pendant plusieurs semaines, Olivier Malvoisin (Fini de rire) a filmé le quotidien de ceux dont le Parlement européen est la vie même : des parlementaires, des conseillers, des fonctionnaires, des interprètes… En les suivant dans les couloirs, les ascenseurs, les salles de réunion, il nous invite à une saisissante plongée dans les coulisses de la politique européenne. Et apporte un certain nombre de réponses aux questions que nous, citoyens, nous posons sur ce monde "obscur" – ou en tout cas perçu comme tel.

À la veille des élections, sur fond de crises et de doutes, il réalise une comédie politique et humaine pleine d'enseignements, qui est aussi une ode au cinéma direct.

 Les européennes approchent 

Election européenne, jour 1

Coup d'envois des élections européennes aujourd'hui. On a déjà voté en Grande Bretagne et aux pays bas. Deux pays ou les eurosceptiques ont le vent en poupe. cf Bruxelles Business

Aux urnes européens !

C'est donc partis pour les européennes. Les français et les Allemand votent dimanche, mais britannique et néerlandais ont ouvert le bal. D'ici dimanche 350 millions d'européens vont élire des députés aux parlements de Strasbourg. C'est le premier scrutin depuis la crise et l'austérité. Les eurosceptiques devraient faire une percée remarquée justement dans un des pays les plus méfiant de l'union européenne ont commencé en Grande Bretagne.

Mais ignorance ou pas, comme partout dans le reste de l'Europe, l'euroscepticisme progresse

Grande Bretagne : baromètre eurosceptique:

 Beaucoup d'anglais sont très méfiant, sceptique et beaucoup de crainte par rapport à l'immigration et le débat devient très binaire. " Reprenons le contrôle de notre pays". L'affiche de Ukip ( ".Actualités correspondant à L'affiche de Ukip ) surfent sur cette peur. Niguel farage est donné vainqueur avec 35% des voix selon de nombreux institut de sondage battant ainsi tout les partis traditionnels Leur programme, comme nous explique l'un de ces candidat est pourtant sans ambigüité : 

Election européenne, jour 1

Mais qu'est-ce qui influence l'Union Européenne ?

Aujourd'hui, direction Bruxelles, capitale européenne, capitale du lobbying. Nouvelle version d'un reportage réalisé en mai 2005 sur l'influence qu'exercent ces cabinets de "communication", "d'analyse" ou de "stratégie" (peu importe finalement leur couverture) employés par les groupes industriels pour défendre leur intérêts auprès des institutions européennes.

Reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil. voir Là-bas si j'y suis | Facebook

Année: 2011

Durée: 54' 06''

Dans cet enregistrement (L'Europe des lobbies ) disponible en libre accès ici, nous pénétrons à l'intérieur de certains aspects déplaisants des institutions européennes. Le fonctionnement de l'Union Européenne est fréquemment dénoncé pour son opacité et son déficit démocratique. Martin Pigeon, actif au sein de l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), nous aide à comprendre l'origine de ces critiques en décrivant les liens étroits que la bureaucratie communautaire entretient avec la pléthore de lobbies qui s'articulent autour des institutions européennes. cf Globalia de Jean Christophe Ruffin, Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, Le Monde selon Mosanto"(diffuser sur ARTE)

L'intégration européenne s'est développée sur une grande idée: créer une solidarité de fait entre les nations européennes pour éviter qu'elles ne se fassent la guerre. Pour y parvenir, l'accent a été mis sur l'intégration économique, en reléguant au second plan la dimension culturelle. Résultat: il n'y a pas véritablement de peuple européen. L'Europe est gouvernée par des professionnels "hors-sol" en quelque sorte. Le mécanisme des portes tournantes (revolving doors) décrit par Martin Pigeon entraîne que les institutions européennes accordent un poids prépondérant aux intérêts des grandes sociétés multinationales. A une époque où l'humeur est à l'indignation, les dysfonctionnements décrits par Martin Pigeon acquièrent une signification particulière.

Source: France Culture: Terre à terre - 4 juin 2011, le lobbying en questions

A Bruxelles, capitale européenne, capitale du lobbying : reportage sur les activités et l’influence qu’excercent ces cabinets de "communication", "d’analyse" ou de "stratégie" (peu importe finalement leur couverture) employés par les groupes industriels pour défendre leur intérêts auprès des institutions européennes.

Comment promouvoir les OGM, encourager les privatisations ou préserver les pesticides... en faisant du lobbying et en détournant ainsi les lois européennes au service de l’industrie !
Avec Erik Wesselius du Corporate Europe Observatory et Gérard de Sélys
reportage : Daniel Mermet et Giv Anquetil

BRUXELLES, LE VRAI POUVOIR (documentaire) - YouTube  

 

Bruxelles business The Brussels Business
 

 

Mais qui contrôle vraiment l'Europe ?

vendredi 16 mai à 8h55 (74 min)

 

Comment, à Bruxelles, les lobbys financiers et industriels influencent les décisions européennes. Une enquête rare et instructive au cœur de réseaux d'influences qui mettent en jeu le principe même de notre démocratie.  

Aux abords des institutions européennes, il n’existe pas moins de 2 500 structures de groupes de pression et plus de 15 000 lobbyistes. Ce qui fait de Bruxelles le deuxième pôle de lobbying après Washington ! Cette enquête propose de pénétrer dans les coulisses, souvent obscures, de la Commission européenne, là où se décident, se peaufinent et s’amendent des lois qui touchent directement les citoyens de l’Union. Un système législatif complexe et fragile que les industriels et les multinationales ont appris à manipuler et influencer via des représentants au carnet d’adresses bien rempli, experts en techniques de persuasion.

 

  
BRUXELLES, LE VRAI POUVOIR (documentaire) - YouTube : 

  

L’Europe sous influence

Article OGM – Parlement et Commission européenne avancent chacun de leur côté par Eric MEUNIER, Pauline VERRIERE Réunis en plénière ce mardi 5 juillet 2011, les députés européens ont discuté de la proposition faite par la Commission européenne de fournir aux États membres la possibilité d'interdire la culture d'une ou plusieurs PGM, sur tout ou partie de leur territoire. Le vote du Parlement en première lecture qui vient d'avoir lieu a débouché sur l'adoption d'un texte qui reprend pour une large part les propositions de la Commission environnement [1]. En effet, cette discussion prenait pour base le rapport de la Commission environnement, vice-présidée par Corinne Lepage, qui, s'il acceptait le principe de cette proposition, demandait des aménagements pour une mise en œuvre opposée sur certains points aux positions de la Commission européenne [2].

Pour mieux comprendre ces réseaux secrets d’influences, les réalisateurs ont rencontré certains de leurs membres : Pascal Keineis représente à lui seul quarante multinationales dans le secteur des services, des banques et des assurances et du tourisme, soit 50 % du PNB de l’UE. À l'opposé, le jeune activiste Olivier Hoedeman a créé il y a vingt ans un observatoire pour cerner l’influence de l’industrie sur les décisions de Bruxelles. Au début de ses recherches, il avait notamment découvert l’existence de l’ERT, groupe de pression réunissant les plus gros industriels européens, qui aurait influencé directement la création du marché unique en 1993 et ses modalités très libérales. Documents à l’appui, il a révélé ses informations dans un livre mais aucun média ne les a relayées ! Seul le vice-président estonien de la commission Siim Kallas a répondu en 2004 à son appel : il lancera le très controversé registre des lobbys, finalement ouvert uniquement… sur la base de la participation volontaire. La transparence est donc loin d’être de mise.

Une vie plus douce, plus confortable, plus prospère – et surtout... moins d'impôts. "

 », et

(Piqué à Attac France (Officiel))la photo de Les Indignés.

 

 

 

▪ "N’abandonnons pas les lobbyistes !"

Tel est le nouveau slogan de l’establishment à Washington. Tous les plans de dépenses gouvernementaux ont un petit quelque chose pour tout le monde.

L’Europe ne compte que 1 800 lobbyistes officiellement déclarés. Ils sont 15 000 aux Etats-Unis.Le Financial Times rapporte que les entreprises américaines ont plus dépensé pour le lobbying en 2009 que l’année précédente. Les investissements dans de nouveaux équipements et usines ont chuté radicalement. Mais l’investissement dans le lobbying a grimpé de 5%. 

Revenons-en donc à notre thème du "Presidents’ Day"…L’économie américaine est née sur la zone côtière de l’est des Etats-Unis… avec quelques grands planteurs, mais en majorité de petits agriculteurs, commerçants et artisans.Puis les entrepreneurs sont arrivés avec leurs usines Ensuite, quelques-uns des entrepreneurs se sont développés, devant des capitaines d’industrie — les Vanderbilt, Carnegie et autres Rockefeller. Lorsque les inventeurs, les fondateurs et les innovateurs se sont éteints, leurs activités ont été reprises par des dirigeants d’entreprise.C’est alors que les grandes entreprises ont évolué, passant de la fabrication au marketing. Ce changement correspond à peu près à l’ascendance de New York sur Chicago. Puis, après 1980, une autre évolution se produisit — et on passa du marketing au financementWall Street s’enrichit. Motown — l’industrie automobile de Detroit — déclina. Pendant un temps, même le secteur automobile gagna plus d’argent en finançant des voitures qu’en les construisant

.

La finance a implosé en 2007-2009. A présent, une nouvelle évolution est en cours… du capitalisme d'état au capitalisme privé puis financier. Dans les années 20 et 30, les mères voulaient que leurs enfants grandissent et aillent travailler dans l’industrie. Au milieu du siècle, le marketing était plus gratifiant. A la fin du 20ème siècle, c’est la finance qui attirait la crème de la crème

. Le boom du crédit a duré plus de 50 ans.  Evidemment, quelques grandes banques gagneront de l’argent en aidant les autorités à récolter des fonds. Mais la grande expansion du crédit à la consommation est bel et bien terminée.

 ▪" Un de nos collègues a fait une étude sur les grandes entreprises américaines qui dépensent le plus en lobbying. Il a appelé cela “l’indice K Street”, du nom de la rue de Washington où de nombreuses sociétés de lobbying sont installées. Sur la période étudiée, les entreprises ont dépensé 1 200 milliards de dollars en lobbying (notamment en contributions aux campagnes électorales)."

 

Le lobbying n’est pas un comportement productif, du moins pas dans le sens ordinaire. Il ne mène pas à une augmentation de la production. Il ne finance pas l’innovation ou de nouvelles inventions. Il ne paie pas de travailleurs et n’engendre pas de ventes additionnelles

Le lobbying, ça rapporte. Il s’agit de s’emparer du système et de le faire pencher en votre faveurL’indice K Street a fait plus de deux fois mieux que le reste du marché boursier.

.

Que pensez-vous de ça ? La politique, ça rapporte. On verse des contributions aux campagnes électorales. On embauche un lobbyiste pour s’attirer les faveurs des politiciensL’entreprise ne se porte peut-être pas mieux, mais en bourse, son action grimpe !

Pourquoi ? Parce qu’il y a plus d’opportunités que jamais pour les parasites. Plus de lois. Plus de failles. Plus de petits cadeaux et privilèges… glissés par milliers dans toutes les législations et petites règlesDans ces conditions, faut-il vraiment s’étonner que le lobbyisme rapporte autant ?

 

Lobbying Documentaire

 

 

Articles liés :

16 fév 2010 -- Lobbying et gouvernement, les nouvelles tendances économiques

14 mai 2013 -- Les zombies du lobbying

16 fév 2010 | Bill Bonner | Catégorie: Article

 

une photo de JoGhost Plasencia. 

 

Un financement mixte entre la commission européenne ( a auteur d’1 millions d’euros) de riches mécénats ou simples citoyens. Ce qui peut poser le problème dans le futur lorsque l’on sait historiquement le poids des lobbies et leur envie de s’infiltrer et de contrôler ces contre- pouvoirs. Cf en savoir plus L'Europe des lobbies ) et post ; Article OGM – Parlement et Commission européenne avancent chacun de leur côté et post, Table ronde des Industriels européens - Wikipédia ( google), Projection du film : " La fin de la pauvreté http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/08...

 

Puissante et incontrôlée, la Troïka - Arte - 24/02/2015

 

Revoir le replay de Puissante et incontrôlée, la Troïka en streaming, diffusé le 24/02/20 : Puissante et incontrôlée la troïka Arte 2015 02 24

ARTE Bruxelles Business - YouTube : The Brussels Business Online - Arte : DOCUMENTAIRE "Bruxelles Business - Mais qui contrôle vraiment :

The Brussels Business, who runs the EU - Arte :

Sur mon blog :

“Jeu d’influences”, , La démocratie, c'est nous , Argent, sang et démocratie, Un européen en campagne, Mains brunes sur la ville, Le nouveau capitalisme 2 , De la servitude volontaire, "Le grand bond en arrière" , De la servitude moderne,  L'ouvrier et la machine 

Bruxelles business - L'indigné Révolté

Chine. Le nouvel empire. Film documentaire de Jean-Michel Carré

Le sable - Enquête sur une disparition

Bruxelles, le vrai pouvoir - L'indigné

 

Lien :
  Le site du Corporate Europe Observatory
Agenda :
  CHOMSKY ET CIE à Amiens le 26 mai
Projection du film de Daniel Mermet et Olivier Azam, suivie d’un débat en présence de Daniel Mermet
infos pratiques : à 19h30 Salle Dewailly à Amiens (à côté du centre culturel)
Livres :
  Le guide Lobby Planet : "Brussel, the Eu quarter" , PDF]  The EU quarter - Corporate Europe Observatory
éditeur : CEO, Corporate Europe Observatory
PDF]  CEO - lobby planet - eng - Corporate Europe Observatory
  Gérard de Sélys : Alinéa 3 : l’Europe telle qu’elle
éditeur : (EPO)
  L’Observatoire de l’Europe industrielle : Europe Inc : comment les multinationales construisent l’Europe et l’économie mondiale
éditeur : Agone
  Geoffrey Geuens : Tous pouvoirs confondus : Etat, capital et médias à l’ère de la mondialisation
éditeur : (EPO)
  François Denord et Antoine Schwartz : L’Europe sociale n’aura pas lieu
éditeur : Raisons d’agir (mai 2009) format PDF ,

Le lobbying politique de la Fédération Euro-Arménienne (4/9

Lobby Planet ? / le mouv' : France Inter : (ré)écouter cette émission :

Les nouveaux chiens de garde :

documentaire lobby pharmaceutique :

 

[1] Source Inf'OGM

[2] http://www.infogm.org/spip.php?arti...

[3] Conseil Environnement de l'Union européenne du 21 juin 2011 http://www.consilium.europa.eu/show...

[4] http://www.infogm.org/spip.php?arti... et http://www.infogm.org/spip.php?arti...

[5] Voir le moteur de suivi des autorisations d'Inf'OGM, http://www.infogm.org/spip.php?rubr...

Nouvelle publication Entretien avec Christian Vélot à propos de « OGM, un choix de société », mars 2011, Raconte-moi AUTREMENT les OGM,(L'Europe des lobbies), " Le Monde selon Mosanto"(diffuser en sur ARTE, entier sur google), Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, Bénéficiaires de la PAC : les industriels en tête, Documentaire L'Histoire des Choses, a story of stuff :  Texte, Société de la connaissance - société de la conscience

Cet enregistrement disponible en libre accès ici (Stéphane Hessel: plus le péril croît, plus le salut surgit ,,, site plusconscient.netSource: Video YouTube - CONFERENCE DE STEPHANE HESSEL DU 11 MAI 2011 A L'ULB

Ecouter également Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, Les lignes de forces derrière l'intégration européenne

 Ecouter également Libéralisme, écologie et Europe, L'Europe peut-elle se vouloir écologique ?, Stéphane Hessel: plus le péril croît, plus le salut surgit, Les lignes de forces derrière l'intégration européenne, Le pire n'est pas sûr, mais on ne regrette jamais d'y être préparé,, Confessions d’un assassin financier : le contrôle des pays par la dette

( savoir plus Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, le monde diplomatique  Archives en Février 2001et l’échec retentissant du sommet sur le climat tenue a La Haye en 2001, private has taken over the governments; the peoples, Tout comme " Le Monde selon Mosanto et comment nous en sommes arrivés là bien expliqué dans Documentary | L'Histoire des Choses, Extract a story of stuff :  Texte ). Ce qui mieux mais pas suffisant quand on sait que les dérives sont inhérent aux systèmes capitalisme (voir mes nombreux posts dans la finance).

Livres a lire :Globalia de Jean Christophe Ruffin : Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ?  ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde ;.: Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, (source : Thème de cet article : Faut-il sauver l'Euro à tout prix ? 

Voir sur le blog citoyenactif : exilés fiscaux , économie, politique, capitalisme, crise, néolibéralisme, think thank, think thank et " crise", marchés financiers, patrimoine, françois hollande, les ultra-riches, le conseil constitutionnel, taxe à 75%, jean-marc ayrault, le ministre de l'economie, pierre moscovici , L'externalisation du gaz de schisme,

« Les révolutions sortent, non d’un accident, mais de la nécessité. » - Antalya

 

A voir : Paradis fiscaux : la grande évasion... - YouTube, , Paradis Fiscaux la grande evasion 15 05 2008 ..., CE évasion fiscale - M. Fernandez | Delphine Girard ... : CE évasion fiscale - M. Fernandez. Diffusée le 05/06/2012. Durée : 60 minutes

L'évasion fiscale coûte au moins 30 milliards d ... : La commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion fiscale en France a remis son rapport, ce mardi 24 juillet 2012

 

Flores Magon

http://www.la-presse-anarchiste.net/spip.php?auteur365
http://kropot.free.fr/Voline-revinco.htm

Sur l'Etat" de Pierre Bourdieu : Le principe de l'État,

Le fascisme rouge , Etat 2 Guerre , Terrorisme d'État

13/04/2012

Lobby Planet

 

Lobby Planet,
Le vendredi 13 avril 2012
 
 
lobbies planete.jpgOn l'a compris, l'Union Européenne aura une profonde influence sur notre sort au lendemain des élections. Mais qu'est-ce qui influence l'Union Européenne ?

Aujourd'hui, direction Bruxelles, capitale européenne, capitale du lobbying. Nouvelle version d'un reportage réalisé en mai 2005 sur l'influence qu'exercent ces cabinets de "communication", "d'analyse" ou de "stratégie" (peu importe finalement leur couverture) employés par les groupes industriels pour défendre leur intérêts auprès des institutions européennes.

Reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil. voir Là-bas si j'y suis | Facebook

 

 Photo 184.jpg

 

A Bruxelles, près de 15 OOO lbing s'ctivent en coulissent. avec plus de 15 000 lobbyistes, Bruxelles se classe juste derrière Washington, La Mecque mondiale du secteur. Ici, pour chaque lobbyiste issu de la société civile, il y a sept lobbyistes industriels

 

cf  pour comprendre enjeux/rapports de force : Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, Le Monde selon Mosanto"(diffuser ce soir sur ARTE : " Le Monde selon Mosanto"( durée 1h51 min), L'Europe des lobbies, ARTE : Lobbies en Europe | Les lobbies en Europe | fr - ARTE , ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde, Une mine d'information -... ,       .Néolibéralisme : dates et nomsLe lobbying de l’industrie..., Le rôle des think tanks... 


Mauvais signe...

Libéralisation selon Monti En Italie, Mario Monti va devoir affronter la grogne populaire alors qu'il continue d'appliquer à la lettre la feuille de route tracée quand il a pris ses fonctions. Ironiquement, c'est un dirigeant européen non-issu. Il n'a d'ailleurs pas hésité à envoyer quelques pics à ses "amis" franco-allemands, leur reprochant tout simplement d'être la cause du problème européen .  Je vous rappelle que le pare feu est un système qui permet de prêter à des pays qui ne pourrons jamais rembourser une dette illégitime. Pas vraiment une solution donc...

 En L'Espagne...
L'histoire, vous la connaissez. Une nouvelle fois, la trêve a été achetée à coup de milliards. C'est la BCE qui a injecté la dernière dose sous forme de LTRO. L'accalmie n'a été que de très courte durée. La dernière émission obligataire espagnole a balayé le peu d'incertitudes qu'il restait sur l'efficacité des LTRO. L'Espagne n'a pas réussi à placer autant d'obligations qu'elle l'espérait. Ajoutez à cela qu'en un mois, les rendements espagnols à 10 ans ont grimpé d'1

Pour rassurer les marchés, le gouvernement espagnol a dû promettre de nouvelles coupes de ses dépenses, et plus particulièrement dans le secteur de la santé et de l'éducation Le pays traverse sa deuxième récession en moins de trois ans, Pour ne rien arranger, les banques espagnoles se livrent à un petit jeu très dangereux – avec la bénédiction de la BCE. 

 Portugal, Espagne, France : trois pays menacés et malgré ou a cause des efforts de la BCE qui a inondé les banques de liquidités, les crédits aux entreprises et aux particuliers a encore marqué le pas en France le mois dernier alors que le problème ne cesse de grossir illustrant le cercle vicieux et le malheur des peuples. A tel point que certaines petites entreprises doivent se mutualiser pour obtenir des financements , chomage massif et précarité accrue!.

 Comment vivre dans de telle condition ?
La crise espagnole n'est qu'un exemple de plus des effets délétères des politiques des banques centrales. .Aujourd'hui, les conséquences de ces politiques sont d'autant plus inquiétante d'autant plus qu'elles ne semblent prises en compte ni par les banques centrales, ni par les gouvernements

 Pour caricaturer un peu, voici le schéma d'intervention classique d'une banque centrale ces derniers temps :

  « 1. Dégradation de la situation économique d'un pays – avec pour signal principal (du moins en Europe) l'augmentation des rendements des obligations souveraines.
2. Intervention de la banque centrale. Intervention qui peut prendre différentes formes :
- baisse des taux, puis, une fois qu'ils sont à zéro ou presque, l'annonce qu'ils le resteront pendant encore très longtemps.
- quantitative easing plus ou moins déguisé. La BCE est devenue championne en la matière. Officiellement, elle ne pratique pas d'assouplissement monétaire mais soit elle intervient directement sur les marchés secondaires pour racheter de la dette (ce qu'elle vient d'ailleurs de faire en rachetant des obligations espagnoles), soit en prêtant (ou donnant) de l'argent aux banques pour qu'elles-mêmes rachètent.
3. La banque centrale annonce qu'elle n'interviendra plus directement sur les marchés (cf. les différentes déclarations d'intentions de la Fed sur l'absence d'un QE3 ou de la BCE à propos de ses rachats d'obligations souveraines).

4. Les marchés, perturbés par un hypothétique arrêt des injections de liquidités, paniquent et baissent.
5. La banque centrale fait une déclaration rassurante qui promet des taux bas ad vitam aeternam, de nouvelles mesures d'aide, etc. Nous en avons une parfaite illustration ces derniers jours avec la Fed. Après avoir écarté un QE3 il y a 10 jours, la Banque centrale américaine vient de faire une déclaration contradictoire, laissant espérer une nouvelle intervention en juin.
6. Les marchés, rassurés, reprennent le chemin de la hausse ».

 Si ce n'est pas la preuve que les marchés ne peuvent pas se passer des injections de la Fed...

  Ou en est l'"économie réelle" ?
Les opérations de stimulus des banques centrales ont fait leurs preuves sur les marchés... mais pas sur l'économie réelle (croissance, taux de chômage, niveau de vie...). Reste à savoir si les banques centrales pourront continuer à administrer longtemps ce traitement de cheval.

  Deux scénarios sont possibles :
1. Les banques centrales poursuivent leur politique d'injections de liquidité et de taux zéro. La conséquence,: l'inflation. « A cela il faut ajouter, les taux d'intérêt réels négatifs qui rongent l'épargne et incitent à l'endettement ».

 2. Les banques centrales arrêtent les injections et retirent progressivement une partie de liquidités du système.

 3. Reste donc la solution de l'inflation... et de la poursuite de l'injection de liquidités. Une politique qui brouille les cartes pour les investisseurs. L'argent facile change la donne en Bourse et il devient difficile (comme dans toute phase de gonflement d'une bulle) de faire la part des choses entre une croissance achetée à coup de milliards de dollars et d'euros et une croissance reposant sur une activité et des fondamentaux sains.

 Le scénario faillite commence avec une obligation obligataire qui se passe mal... un peu comme la dernière émission espagnole. A partir de là, nos Etats endettés risquent l'engrenage. 

 ,

19:05 Publié dans Lobbies | Lien permanent | Commentaires (0)

31/03/2012

Le rôle des think tanks dans l'élaboration des politiques européennes [FR]

lobbies,groupes de pressions,le rôle des think tanks,l'élaboration,politiques européennes [fr][en][de]

think tank

 

 

Dans l’émission de daniel Mermet sur La Bas.org La Finance imaginaire La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage . Oui, la finance a un visage, oui l'Etat a un visage et c'est souvent le même ! voir Qu’est-ce que “le marché » ?, La finance a-t-elle un visage? !, Coluche, crises et présidents

 

 

lobbies,groupes de pressions,le rôle des think tanks,l'élaboration,politiques européennes [fr]source Euractiv Le nombre de think tanks en Europe a plus que quadruplé au cours des dernières années, et ils sont devenus plus actifs et inventifs dans la diffusion des solutions politiques auprès des décideurs. Mais ils risquent de se transformer en groupes de pression, étant confrontés à des questions de financement, d’autonomie et d’innovation.

lobbies,groupes de pressions,le rôle des think tanks,l'élaboration,politiques européennes [fr]

 

En bref

 

Ces dernières années, le nombre de think tanks a beaucoup augmenté. La révolution de l’information et la complexité croissante, ainsi que la nature technique des domaines politiques font partie des principaux facteurs qui ont participé à cette augmentation.

 

Une étude récente du Foreign Policy Research Institute (FPRI) estime que le nombre de think tanks a augmenté en Europe. L’étude porte le nombre d’organes européens à 1 200, et soutient qu’ils sont 5 000 à exercer dans le monde entier. 

 

La plupart des think tanks européens se concentrent sur un niveau national ou sectoriel, mais ce LinksDossier traite principalement de ceux entrant dans la formation de la décision européenne, qu’ils soient basés à Bruxelles ou dans d’autres pays. 

 

En effet, l’augmentation du nombre de think tanks n’a eu qu’une influence limitée sur le processus de décision européenne. La majorité des groupes de ce genre en Europe se concentre sur les discussions à dimension européenne d’un point de vue national ou sectoriel, et, en tant que telles, ne cherchent généralement pas à définir les intérêts de l’Union dans son ensemble. 

 

Enjeux

 

L’explosion et la diversification récentes des think tanks ont soulevé un certain nombre de questions relatives à l’autonomie, l’innovation, la politique de communication et la mondialisation. 

 

Un secteur divers et complexe

 

Les think tanks sont très différents dans leurs manières de peser sur la prise de décision européenne. La plupart des organes basés en Europe fournissent beaucoup d’efforts pour développer de nouveaux concepts politiques et publier des documents de synthèse. En revanche, nombreux sont ceux, basés aux Etats-Unis et connus sous le nom de think tanks de conseil, sont engagés envers davantage de visibilité médiatique et de communication de leurs positions aux décideurs. 

 

Les think tanks sont également devenus plus complexes. Bien que leur nombre a augmenté, leurs modes d’organisation se sont beaucoup diversifiés, et il est désormais plus difficile de les reconnaître. 

Afin d’aider à la distinction des think tanks, Stephen Boucher et Martine Royo, auteurs d’un livre intitulé « Les Think-tanks : cerveaux de la guerre des idées », les classent en quatre groupes.

Think-tanks universitaires

  • Met en évidence la qualité de la recherche universitaire et du service d’information.
  • Les membres de l’équipe sont des universitaires et détiennent généralement des doctorats.

Exemples : Centre for European Policy Studies (CEPS)

 

Instituts de recherche sous contrat

  • Similaires aux think tanks universitaires, mais différents quant à leurs sources de financement, provenant de contrats avec des agences gouvernementales ou des soutiens venant du monde de l’entreprise.

Exemples : Notre Europe, Institut Français des Relations Internationales (IFRI

Think-tanks de conseil

  • Pour servir une cause, ils produisent des idées et des recommandations qui épousent étroitement des valeurs particulières et une certaine ligne d’argumentation. 
  • Leur intérêt n’est pas de trouver la meilleure solution politique pour le l’intérêt général, comme les think tank universitaires, mais plutôt de gagner la guerre des idées.

Exemples : Conseil de Lisbonne (LC), Centre for European Reform (CER

Think tanks relevant de partis politiques / fondations

  • Organisés autour d’un parti politique, mais intellectuellement autonomes, leur travail est souvent d’utilité directe pour le parti. 
  • L’activité des think tank ne constitue qu’une petite partie des budgets généraux, mais l’importance des fonds à leur disposition en fait de puissants laboratoires d’idées. 

Exemples: les « Stiftungen » (fondations) allemandes, qui sont financées par le budget fédéral mais sont indépendantes du gouvernement

Source: Boucher et Royo 

 

Le financement : un numéro d’équilibriste

 

L’un des principaux défis des think tank est de résister à la tentation de promouvoir les intérêts de leurs donateurs. Cela peut devenir un numéro d’équilibriste périlleux, dans la mesure où il implique le maintien de l’indépendance des analyses politiques et, dans le même temps, la consolidation des financements par les sponsors.  En effet, M. Boucher et Mme Royo expliquent que les think tank risquent de tomber dans le piège de se transformer en sous-marins des intérêts privés. C’est notamment devenu une inquiétude pour certains think tanks financés par des fonds publics ou privés américains, en particulier lorsqu’ils ne sont pas reliés à des think tanks basés à Washington. 

 

Relevant le besoin d’assurer davantage de transparence dans la prise de décision européenne et de restaurer la confiance des citoyens en la gouvernance, la Commission européenne a lancé une initiative pour plus de transparence (Initiative européenne en matière de transparence) en 2005. 

 

Comme composant de l’initiative, l’exécutif européen a lancé un registre volontaire des lobbyistes et des ONG cherchant à influencer ses décisions, en juin 2008 (EurActiv 24/06/08). Le registre révèle les noms des organisations, plutôt que celui des personnes ou de ceux qu’elles représentent. 

 

On s’attend à ce que les think tanks s’y enregistrent et publient leurs budgets généraux. Leurs principales sources de financement, qu’elles soient publiques (européennes, nationales ou sous-nationales), ou proviennent de donations ou de cotisations des membres, devraient également y être mentionnées. 

 

Autonomie

 

Les think tanks gouvernementaux, tels que le Bureau des conseillers de politique européenne, sont également confrontés à des questions relatives à l’autonomie. 

 

Pour les think tank qui comptent sur des contrats avec des agences gouvernementales telles que la Commission, il est possible, bien que difficile, d’être en même temps créatif et capable de diffuser des recommandations sans être rattaché à  la politique européenne officielle. 

 

Stanley Crossick, fondateur de l’European Policy Centre, a écrit sur Blogactiv que de trop nombreux think tanks au niveau européen comptent sur des financements des gouvernements ou de la Commission. M. Crossick considère que ce financement devrait provenir du secteur privé, comme c’est le cas aux Etats-Unis. 

 

Un manque de réflexion novatrice

 

De nombreux think tanks impliqués dans les sphères processus décisionnel de l’UE ont également été critiqués pour se cantonner à leurs propres secteurs, sans se mélanger à d’autres décideurs ou leaders du monde des affaires. 

 

M. Crossick a déclaré que ces groupes forment une classe unique aux Etats-Unis, tandis qu’en Europe, ils forment trois groupes toujours séparés. En conséquence, de nombreux sujets traités par les think tanks tendent à empiéter les uns sur les autres, consolidant ainsi le consensus et étouffant toute créativité sur les idées politiques européennes.  

 

Afin d’éviter ceci, M. Boucher et Mme Royo soulignent qu’une rotation régulière des chercheurs est cruciale pour un véritable renouvellement des idées et pour la pensée novatrice. Ils notent que c’est ce qui assure la vitalité des think tanks américains et britanniques, dans la mesure où ces pays permettent aux chercheurs et aux analystes d’alterner entre postes gouvernementaux et activités des groupes de réflexion. Ils font référence à ce phénomène comme celui de la « porte tournante ».

 

Une baisse du niveau des idées ?

A l’ère de l’Internet, gagner de la visibilité dans les médias est également devenu une priorité majeure des think tanks. La communication est devenue une activité importante, car les thinks tanks doivent de nos jours satisfaire au besoin d’une information délivrée au bon moment et de façon concise, et d’une analyse publiée à point nommé, peut-on lire dans l’étude du FPRI. 

 

Le risque subsiste toutefois que les messages politiques complexes générés par les think tanks tendent à être dilués. En effet, l’omniprésence des médias, avec leur appétit d’entretiens de deux minutes et de phrases choc plutôt que d’analyses, pousse les think tank à chercher davantage de visibilité en simplifiant leur message, ont écrit M. Boucher et Mme Royo. 

 

M. Crossick explique que les documents de synthèses ne suffisent pas à influencer la prise de décision européenne, et souligne que les think tanks ont besoin d’assurer que leurs points de vue sont exprimés au bon moment, sous la bonne forme, et auprès des bonnes personnes. 

 

L’on pourrait considérer que des portails politiques, à l’instar de celui d’EurActiv, avec ses dix partenaires nationaux, aident les think tanks européens et nationaux à diffuser leurs messages et exposent leurs propositions politiques sans les simplifier à outrance. 

 

Vers des réseaux transfrontaliers d’idées 

 

La croissance des think tanks au niveau mondial a été explosive, selon les termes de l’étude du FPRI, qui l’attribue à la capacité des think tanks à soutenir les gouvernements démocratiques et les sociétés civiles de par le monde. 

 

De plus, la demande pour les think tanks a augmenté, car les décideurs politiques du monde développé et en développement affrontent le même problème de faire peser la connaissance des experts sur le processus de décision gouvernemental.

 

Les think tanks en Europe ont également été critiqués pour leur habitude d’adopter une perspective nationale, plutôt qu’européenne ou mondiale, sur les débats politiques.

 

C’est pourquoi, M. Boucher et Mme Royo proposent que les think tanks créent des réseaux d’idées dépassant les frontières nationales, sur le modèle de l’European Policy Network (EPIN), par exemple. 

Plus que jamais, les gouvernements ont besoin d’idées claires et adaptées, pouvant les aider à interpréter la complexité de leur environnement et en tirer des décisions en conséquence, expliquent-ils. Plus que jamais, ils ont besoin d’inspiration pour affronter les défis mondiaux actuels, ont déclaré les auteurs, qui espèrent un véritable rétablissement de think tanks plus réfléchis, tournés vers l’avenir et visionnaires. 

 

La guerre des idées : Etats-Unis vs. Europe

 

En comparaison avec les Etats-Unis, l’Europe est médiocrement équipée pour la guerre des idées, laissant les think tanks américains diriger le monde en élaborant des solutions novatrices et créatives aux défis mondiaux, peut-on lire dans l’étude. 

 

M. Boucher et Mme Royo estiment que les instituts européens de recherche s’enferment dans leur environnement local et manquent de l’ambition nécessaire pour inventer des idées qui pourraient mettre les politiques européennes sous les feux de la rampe. 

 

Mais les think tanks européens devraient également éviter les pièges des pratiques des think tanks américains. Bien que les think tanks américains soient meilleurs pour communiquer les messages via des sites Internet interactifs et des évènements publics, James McGann, chercheur associé au Foreign Policy Research Institute (FPRI), a indiqué que les médias pouvaient imposer un rythme et un style de fonctionnement qui entravent la capacité des think tanks américains à produire des politiques novatrices et tournées vers l’avenir. 

 

Ainsi, pour remporter la guerre des idées, les think tanks doivent suivre la ligne étroite tracée entre développer des solutions politiques et tenir le public au courant de leurs positions. 

 

Différences nationales

Des différences nationales existent également entre les think tanks en Europe. Les think tanks allemands tendent à suivre un modèle universitaire et proviennent d’un pays de grande tradition universitaire et intellectuelle, selon l’étude. 

 

L’Allemagne compte lourdement sur les professeurs pour rendre des rapports influents, tels que le « Fünf Weisen Rat » (qui émet des analyses économiques) ; ses think tanks forment et soutiennent les chercheurs et les aspirants responsables politiques, ce qui confère à l’Allemagne beaucoup d’influence dans les pays d’Europe centrale. 

 

Les think tanks britanniques spécialisés dans les questions européennes tendent à suivre la méthode d’interaction étroite avec les décideurs politiques, adoptée à Washington. Toutefois, leurs ressources financières sont moindres, ainsi que, en principe, leur personnel permanent. Les organismes britanniques ont un impact sensible sur la pensée bruxelloise grâce à leurs méthodes efficaces de communication. 

 

Les think tanks français sont relativement récents, à quelques exceptions près. Traditionnellement la réflexion sur les politiques était l’apanage des faiseurs d’opinion et des institutions gouvernementales. Le gouvernement français comprend désormais l’importance des think tanks non français, et a nommé un représentant officiel à Bruxelles afin de communiquer avec eux. 

 

Les think tanks américains disposent de beaucoup plus de ressources, et pour nombre d’entre eux, d’une crédibilité bien établie. Que ce soit directement depuis les Etats-Unis ou via leurs filiales européennes, ils exercent une grande influence sur la pensée politique en Europe. Ils servent également de modèle à la création de nouveaux think tanks. Certains d’entre eux, à l’instar de ceux fondés par la Fondation Soros, ne peuvent toutefois être considérés comme purement américains.  

 

D’autres pays disposent de think tanks et d’universités qui proposent également des analyses de la politique européenne. Ils tendent à influencer le débat européen principalement via leurs propres cercles nationaux ou gouvernements. De tels organes peuvent parfois être très influents. Par exemple, lors de la préparation de la présidence tchèque de l’UE, un think tank praguois tel qu’Europeum a probablement contribué davantage que ceux, plus importants, basés dans d’autres pays. 

 

Réactions

Jean Pisani-Ferry, directeur du think tank Bruegel, a déclaré que celui-ci cherchait à revigorer le débat politique. 

 

Nous savons que certaines de nos analyses ont aidé à développer les débats sur les modèles sociaux, la stratégie de Lisbonne, les grandes entreprises nationales, la zone euro et l’Europe en tant qu’acteur mondial, a-t-il déclaré. Le succès réside dans la stimulation du débat, pas dans la question de savoir si la proposition a été reprise, a-t-il ajouté, soulignant qu’ils ne faisaient pas de lobbying.  

 

Quant à la question de savoir si les think tanks devraient jouer un rôle plus actif dans la décision politique, comme ils le font aux Etats-Unis, le Dr James McGann, chercheur associé au Foreign Policy Research Institute (FPRI), a prévenu que l’approche partisane qui a cours à Washington a atteint un niveau d’hystérie, à un point tel que des think tanks ont été enrôlés afin de fournir des munitions dans la bataille entre le bien et le mal. 

 

Afin de s’assurer que les think tanks s’engagent dans une pensée à long terme, Antoine Garapon, ancien membre de la Fondation Saint Simon, a déclaré qu’ils devraient investir dans l’histoire, la philosophie, l’anthropologie, les langues et de nombreux autres domaines leur permettant d’acquérir une meilleure compréhension des questions politiques. 

 

Concernant le financement des think tanks, Phillipe Herzog, ancien eurodéputé et directeur de Confrontations Europe, a déclaré que tout est tellement concentré dans l’appareil étatique français qu’il n’y a aucun moyen de financer une réflexion indépendante. 

 

L’université française n’est pas assez riche, et les entreprises ne sont pas suffisamment encouragées à financer la recherche, a-t-il observé. 

 

Corporate Europe Observatory, une ONG luttant pour la transparence, est très critique envers certains think tanks européens. Elle considère que certains d’entre eux bénéficient d’un financement de la part d’entreprises, mais ne constituent en fait que la façade d’un groupe d’entreprises. 

 

Les think tanks ne peuvent désormais plus être considérés comme des universités sans enseignement, comme cela était le cas par le passé, a affirmé le commissaire européen charge de l’Administration et de la lutte contre la Fraude, Siim Kallas, lors d’un évènement à l’European Policy Centre (EurActiv 20/04/09). 

Ils n’ont pas d’étudiants et ne sont pas soumis au système de contrôle des pairs que le monde académique utilise pour promouvoir la diversité de pensée et la rigueur scientifique, tandis qu’on attend que les institutions académiques conduisent leurs recherches d’abord, et tirent leurs conclusions ensuite, a-t-il expliqué.

 

Les débats récents se sont concentrés sur la question de savoir si les lobbies devraient s’inscrire au registre des lobbyistes lancé par la Commission européenne en juin 2008.

 

Lors de la conception du projet, nous avons clairement établi que le lobbying signifie toutes les actions menées dans l’objectif d’influencer la formulation des politiques et les processus de prise de décision des institutions européennes, a déclaré le commissaire M. Kallas, appelant de ses vœux davantage de think tanks à s’inscrire.

Une catégorie séparée a été créée pour accueillir les think tanks, ce qui les met clairement à part des professionnels des affaires publiques et des représentations directes des intérêts des sociétés. En rejoignant le registre, vous ne vous définiriez ainsi pas comme un lobbyiste, a ultérieurement écrit le commissaire dans une lettre adressée au think tank Friends of Europe (EurActiv 27/04/09). 

 

En réponse aux remarques du commissaire, le secrétaire-général dFriends of Europe Giles Merritt a confié à EurActiv qu’ils n’avaient pas l’intention de s’enregistrer comme lobbyistes et a fait part de sa surprise envers les commentaires de M. Kallas. 

 

Personnellement, je refuse d’être qualifié de lobbyiste, a-t-il déclaré, en poursuivant : je suis actif à Bruxelles depuis trente ans et je n’ai pas une seule fois fait œuvre de lobbying. Je ne sais même pas ce que fait un lobbyiste, a-t-il affirmé. 

 

Il a continué en affirmant qu’ils n’exercent aucune pression pour qui que ce soit. Selon eux, ils organisent des débats sur certaines questions, à propos desquelles tout le monde peut avoir son mot à dire, a-t-il indiqué. Si nos sponsors veulent avoir leur mot à dire, aucun problème, nous inviterons d’autres participants pour s’opposer à eux ; il s’agit d’un débat politique ouvert, a déclaré M. Merritt. 

 

L’European Policy Centre, par ailleurs, a décidé de s’inscrire au registre de la Commission.

Le directeur de l’EPCHans Martens, a déclaré que la décision du think tank bruxellois de s’inscrire au registre n’avait pas été simple. Nous ne pensons pas que nous sommes un lobby, mais nous ne voulons pas que les gens se demandent ce que nous avons à cacher, a-t-il précisé. 

 

Qualifiant de juste la question de savoir si les think tanks devraient ou non s’enregistrer, le directeur du Centre for European Reform, Charles Grant, a déclaré à EurActiv : « pour être honnête, nous n’avons pas eu le temps d’adopter une position à cet égard, nous venons juste de découvrir les commentaires de M. Kallas ».

« Nous discuterons de cela en interne, ainsi qu’avec quelques autres think tanks, puis nous déciderons de ce que nous devrions faire », a ajouté M. Grant.

 

Eberhard Rhein, chargé d’enseignement à la Mediterranean Academy for Diplomatic Studies, a déclaré à EurActiv : « Je suis définitivement d’avis que les think tanks tels que l’EPC ne devraient pas être inclus dans le registre. Ils ne font pas campagne sur certaines questions, laissent de côté les intérêts propres au monde des affaires au Parlement européen ou au Conseil ». 

 

« Dans tous les cas, l’inscription des lobbies d’affaires sur un registre quelconque ne les empêchera pas d’influencer la législation ou les décisions prises par l’UE », a poursuivi M. Rhein, ajoutant : « les Etats-Unis ont établi un registre de ce type il y a plus de cinquante ans, et il n’existe aucun autre pays au monde où l’influence des lobbies soit plus forte ou plus néfaste sur la législation ».

 

« Il serait bon que la Commission et le vice-président Kallas réalisent que nous avons besoin de méthodes plus subtiles que celle du registre pour combattre l’influence souvent pernicieuse des groupes d’intérêts influents », a-t-il conclu.

 

Liens externes

NGOs and Think-Tanks

Think tanks & Academia

  • The Centre for European Policy Studies (CEPS): Website
  • Friends of Europe: Website
  • National Institute for Research Advancement (NIRA): NIRA's World Directory of Think Tanks - Fourth Edition
  • The European Policy Centre (EPC): Website
  • Centre for the New Europe (CNE): Website
  • European Trade Union Institute (ETUI): Website
  • Lisbon Council for Economic Competitiveness: Website
  • BRUEGEL: Website
  • Centre for European Reform (CER): Website
  • Federal Trust for Education and Research: Website
  • Institute for European Environment Policy (IEEP): Website
  • Royal Institute of International Affairs (RIIA): Website
  • The European Network of Economic Policy Research Institutes (ENEPRI): Website
  • European Policy Institutes Network (EPIN): Website
  • EUROPEUM Institute for European Policy: Website
  • Confrontations Europe: Website
  • Fondation Robert Schuman: Website
  • Institut Francais des Relations Internationales (IFRI): Website
  • Institut für Europäische Politik (IEP): Website
  • Zentrum für Europäische Integrationsforschung an der Universität Bonn (ZEI): Website
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu