14.01.2012
Le paysan et les lobbies
· Le paysan et les lobbies - médiapart
Fin novembre le Parlement a adopté une loi régissant l’utilisation des semences de fermes. Entre taxe et interdiction ce texte remet en cause la liberté de produire et de replanter les semences par les paysans. Le monde agricole devient ainsi, aussi fou que l’industrie sur fond de rentabilité financière. On marche sur la tête en oubliant la terre. ( cf pour comprendre enjeux/rapports de force : Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying,Le Monde selon Mosanto"(diffuser ce soir sur ARTE : " Le Monde selon Mosanto"( durée 1h51 min), L'Europe des lobbies, ARTE : Lobbies en Europe | Les lobbies en Europe | fr - ARTE , ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde, Une mine d'information -... )
Des extraits :
Article publié dans la Nouvelle Vie Ouvrière du 13 janvier 2012
« Le monde ouvrier s’apparente au monde paysan. Dans les deux cas, le travail est source de vie et soumis aux mêmes turpitudes et surtout aux mêmes diktats imposés par la rentabilité financière immédiate ».
« Le Parlement vient ainsi de voter fin novembre une loi qui remet en cause une pratique ancestrale, basée sur des centaines d’années de fonctionnement agricole mais aussi sur la simple logique de la nature permettant à un végétal de transmettre sa propre semence que le paysan pourra à nouveau planter pour produire ainsi l’année d’après »
Redevance-racket
« La loi adoptée dans la nuit du 28 au 29 novembre 2011 imposera ainsi une taxe, véritable redevance à payer par les agriculteurs aux semenciers industriels tel que Villemorin, Desprez ou pourquoi pas Monsanto ou RAGT pour les semences dites de fermes »’
« Les lobbies fonctionnent à plein régime et les députés se retrouvent en situation de corruption intellectuelle et finissent par voter ce genre d’imbécillité »
Le profit jusqu’à l’absurdité
« La loi propose également de restreindre le droit à ressemer, ne l’autorisant que sous forme dérogatoire, par décret et que pour certaines espèces. Les droits des agriculteurs se retrouvent ainsi bafoués et encore limités, alors que du côté de la recherche c’est là aussi la course au profit jusqu’à l’absurdité. Ainsi, la dernière chaire sur l’étude des sols à purement et simplement disparu de l’université de la Sorbonne à Paris. Une aberration supplémentaire qui est à mettre en lien avec les puissants lobbies là encore des industriels du secteur de l’engrais agricole… »
« Le risque à terme sera de se retrouver avec une standardisation des cultures avec une réduction de la diversité génétique des plantes, véritable garant de la sécurité alimentaire face au risque de climatique ou pire en cas d’épidémie »
« Comme dans le monde industriel cette loi a été adoptée sans consultation des organisations syndicales. La Coordination rurale, la Confédération paysanne et d’autres organisations ont eu beau protester, rien y fait. On interdit, ou on taxe !
Les producteurs de lait ou de viande ont ainsi l’interdiction d’abattre leurs propres bêtes, pour leurs besoins personnels sans passer par toute la chaîne industrielle de l’abattage et engraisser au passage les intermédiaires »
« Partout dans les campagnes, la loi surveille, impose des règles absurdes toujours au profit des plus riches. Il n’y pas que dans les usines que le capital est devenu fou. Face à cela il y a des réponses comme la création du Lams »
L’alternative de Lydia et Claude Bourguignon
« Comme le révélait le magazine Interdépendance dans son Numéro 83 du dernier trimestre 2011, ce laboratoire d’analyse microbiologique des sols est né de l’initiative d’un couple d’anciens chercheurs de l’institut national de recherche agronomique (Inra), opposés aux pratiques industrielles. Lydia et Claude Bourguignon parcourent ainsi le monde pour proposer des solutions au retour d’une terre naturelle, véritable matière vivante dont il faut tenir compte pour cultiver »
L'ensemble des photographies accompagnant cet article, publié sur 6 pages dans la NVO est consultable sur Olivier Pierriaz.com :
EN SAVOIR PLUS
A consulter, le site de Lydia et Claude Bourguignon
http://www.lams-21.com/
18:01 Publié dans agriculture et envronnement, Lobbies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture et environnement, lobbies
21.07.2011
Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ?
Pourquoi faire une enquête sur les lobbysmes ( et donc sur le nucléaire (civile et militaire), les gaz de schismes) et son évolution. Parce qu’il est une part importante de la réussite ou des échecs d’une négociation comme l’indique le monde diplomatique Archives en Février 2001et l’échec retentissant du sommet sur le climat tenue a La Haye en 2001. pas de contrepoids écologique aux lobbying industrielle ( cf Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying ) Pour mieux comprendre cette logique destructrice : Documentaire | L'Histoire des Choses, ( a story of stuff : Texte) Le lobbying du secteur du nucléaire : une bonne année pour l'industrie nucléaire ( dans le monde) :., Fukushima : dormez brave gens, Tepco veille – Greenpeace - Energie / Climat | le 20 juillet 2011
Plus besoin de faire le procès sur le gaz de schisme, les preuves ne manque pas (résumé le film Gasland et le film en VO avec sous-titres en français ( cliquez ICI en 3 partie sur Aldeah ) Gaz de Schiste gros dégâts pour la nature et la santé... blogs.mediapart.fr : « En Allemagne, le 4 avril 2011, Gemot Kalkoffen, patron du géant pétrolier Exxon Mobile » ), mais ce qui nous manque, c’est les intérêts qui se cache derrière et le contexte économique qui pousse ces multinationale a aller a l’encontre de l’intérêt général. .! Différent citations sur les enjeux du gaz de schisme pour les industriels dans des articles de usines nouvelles, Agora vox ou des économistes, afin d’en comprendre tout les rouages..
Ainsi dans le communiquer Communiqués « Gaz de Schiste Provence, Gaz de schiste : les industriels ne désarment pas - Energie – Usine nouvelle « Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’interdire l'exploitation des gaz de schiste, les groupes désireux d’expérimenter cette technologie en France s’indignent. Total, GDF Suez. ou Toréador soulignent la nécessité de s’informer sur le sous-sol de l’Hexagone, et de ne pas tuer dans l’œuf la recherche dans le domaine » et conclue par « Alors qu'un rapport d'étape doit être rendu aujourd'hui 15 avril au gouvernement, Toréador multiplie les rendez-vous d’influence auprès des ministres et des députés. Tout comme l’australien Vermillon, l’américain Schuepbach Energy, ou les Français Total et GDF Suez, rompus au lobby hexagonal. Un calcul pourrait intéresser ses interlocuteurs. En prenant l’hypothèse de 8 milliards de barils extraits des réserves du bassin parisien dans les trente prochaines années, l’Etat français mettrait la main sur 160 milliards d’euros de recettes fiscales. Il souhaiterait s’en priver ? "C’est étonnant ». Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon » Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait.
Faisons un tour des enjeux et des lobbies derrière le Gaz de Schisme en commençant par l’état des lieux aux Etats Unis, les enjeux économiques et des multinationales qui se placent dessus comme BHP Billiton.
Les Etats-Unis, la terre promise des gaz de schiste ?
« Historiquement, les Etats-Unis ont été les premiers à consommer du gaz de manière industrielle. Il était tout naturel qu'ils soient les premiers à découvrir cette nouvelle ressource qu'est le gaz non conventionnel.
L'histoire commence à être connue. Ce sont les petits producteurs qui ont développé les nouvelles techniques de forage, à base de fracturation et de forages horizontaux. Puis les mastodontes de l'énergie sont arrivés sur le marché, penauds d'avoir loupé un si beau marché. Après BP et Shell, Exxon Mobile et Total se sont à leur tour positionnés aux Etats-Unis sur ce gaz »
La crise économique forme une bulle sur le marché
« Le problème, c'est que le marché du gaz a sombré dans le sillage de la crise économique de 2008. L'arrivée de cette nouvelle offre de gaz a conduit à la formation d'une bulle gazière de surproduction. Conséquence, les prix se sont effondrés… Deux acteurs ont survécu :
- les petits producteurs, flexibles et disposant de la technologie de fracturation ;
- les géants de l'énergie, qui ont les reins assez solides pour supporter de produire du gaz vendu à seulement 5 $ le mmbtu.
Si ces géants ne se sont pas désengagés du secteur, c'est que tout le monde arrivait à voir le bout du tunnel. Car comme l'a annoncé l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, l'âge d'or du gaz est devant nous.
Soutenue par les affres du nucléaire et le manque d'efficacité des énergies renouvelables, la consommation de gaz devrait rapidement dégonfler la bulle en absorbant les stocks et le surplus d'offres. C'est pourquoi le secteur commence à attirer de nouveaux acteurs.
BHP Billiton cherche une assurance dans le gaz
« Cela faisait plusieurs années que BHP Billiton cherchait à se diversifier. Charbon, potasse, rien n'y a fait. En juillet, le géant de Melbourne a finalement décidé de poser 15 milliards de dollars sur la table pour racheter le producteur de gaz Petrohawk Energy. C'est plus de 50% au-dessus du cours de Bourse de Petrohawk !
Cette prime de 50%, pour le moins généreuse, signifie une chose : le gaz a changé de statut ».
BHP Billiton y est arrivé !
« Ça y est, les actionnaires peuvent souffler un peu. BHP s'est diversifié !
Cela faisait plusieurs années que le géant minier australien cherchait à étendre son portefeuille de matière. Après des échecs dans les mines et dans la potasse, le minier a jeté son dévolu sur... le gaz !
Plus précisément, sur du gaz de schiste. Vous savez, ce gaz que le monde s'arrache malgré les dégâts environnementaux infligés. Le mouvement de BHP doit nous éclairer : la course au gaz de schiste ne fait que commencer. Les petits producteurs sont encore légion dans ce secteur. Gare aux OPA !
Nous suivons de près ce secteur. Les récents événements de marché nous ont convaincus de faire un point sur les dernières opportunités à saisi »r.
Le gaz, c'est tendance ! C'est surtout bankable !
Avec le gaz, BHP Billiton vise deux objectifs :
- se diversifier dans des domaines moins cycliques que le pétrole et les mines ;
- profiter du retour de la consommation gazière.
Le gaz plus que jamais indispensable ?
Entre les affres du nucléaire et des panneaux photovoltaïques qui peinent encore à éclairer nos frigos, le gaz est appelé à un grand avenir. Ainsi le mouvement de BHP Billiton va probablement lancer une nouvelle série d'investissements dans le secteur. Rappelez-vous que la ruée sur les gaz de schiste ne fait que commencer. Les petites minières dans le viseur : Pour profiter du mouvement, il est encore possible de parier sur une quantité de petits producteurs. Pour progresser, certains devront également s'associer à des partenaires plus importants.
SP Energy ou Rosetta Resources constituent de bonnes opportunités d'investissements. L'avantage de ces deux minières est qu'elles ont toutes les deux un pied sur les deux plus grands champs de gaz de schiste des Etats Unis : Bakken et Eagle Ford.
Côté technologies, il faudra également garder l'oeil ouvert. Les technologies de fracturation et du forage horizontal ne sont utilisées que depuis 10 ans. Il reste une quantité de développement à apporter. Déjà, certains producteurs ont commencé à utiliser du gel de méthane pour améliorer le rendement de leur forage.
Nous poursuivrons demain. Vous allez voir, il n'y a pas que les Américains qui s'intéressent au gaz non conventionnel. Les émergents font une entrée remarquée dans ce secteur. Chine en tête. »
19:05 Publié dans gaz de schisme, Lobbies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, économie, gaz de schisme, lobbies
08.07.2011
Trembler Trader !
L’ONG Finance Watch va dénoncer les pratiques des institutions financières. Elle ne luttera pas contre la finance, mais contre ces dérives. Jouera le jeu du contre- lobbying comme les contre lobbies environnementaux et sociaux ( savoir plus Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, le monde diplomatique Archives en Février 2001et l’échec retentissant du sommet sur le climat tenue a La Haye en 2001, private has taken over the governments; the peoples, Tout comme " Le Monde selon Mosanto et comment nous en sommes arrivés là bien expliqué dans Documentary | L'Histoire des Choses, Extract a story of stuff : Texte ). Ce qui mieux mais pas suffisant quand on sait que les dérives sont inhérent aux systèmes capitalisme (voir mes nombreux posts dans la finance).
« La pie-grief méridionale est menacée par l’industrie agriculture, mais ces intérêts sont défendus par la ligue de protection des animaux. La terre n’en fini pas de se réchauffer, mais le GIEC ( ) tente d’infléchir son avenir thermique. Les salariés de Peugeot craignent une délocalisation, mais leurs syndicats ferraillent pour les défendre. L’économie est fichue en l’air par les abus financier (enfin ce ne sont pas juste des dérives, mais le système capitalisme qui le fout en l’air), mais…. Mais Rien du tout. Rien ne contrebalance le pouvoir des hedges fund ou des banques. Aucun état, aucun G20 n’a été en mesure de canaliser la véracité des marchés, qui, trois ans après la colossale claque de 2008, spécule encore sur la dette grecque.
Aucun Greenpeace de la Finance pour alerter les médias dépassés par la complexité supposée sur le sujets pour apporter aussi une contre-expertise sérieuse des pouvoirs en place politiques. Personne pour décortiquer les produits dérivés, les bonus des traders, les paradis fiscaux. Personne pour exercer un contre-pouvoir aux institutions financières. Jusqu’à aujourd’hui.
Lancée en 2010, a l’échelle européenne, à l’initiative de 22 députés européens – notamment Pascal Caufin ( écologiste), pervenche Beres ( gauche), Jean-Paul Gauzes ( droite)- Finance Watch ( FW) verra officiellement le jour le 30 juin prochain. Cette ONG, parrainée par le philosophe Jurgen Habermas, mutualisera les services d’une quarantaine d’autres organisations ( Attac, Oxfam, Transparence International, observatoire de France…). Elle ne luttera pas contre la finance, mais contre ces dérives. Jouera le jeu du contre- lobbying. Influencera l’écriture des textes parlementaires. Participera aux groupes des experts de la commission. Elle pourra dire noir quand le représentant de Hedges Fund chantera blanc. En clair, elle sera le deuxième œil des politiques, jusque là condamnés à porter sur le monde financier un regard borgne, façonné par le marché lui-même. Une trentaine d’anciens banquiers, directeur de bourse, gestionnaire de fonds et universitaires ont dore et déjà accepté de mettre leur expertise à son service ».
Un financement mixte entre la commission européenne ( a auteur d’1 millions d’euros) de riches mécénats ou simples citoyens. Ce qui peut poser le problème dans le futur lorsque l’on sait historiquement le poids des lobbies et leur envie de s’infiltrer et de contrôler ces contre- pouvoirs. Cf en savoir plus L'Europe des lobbies ) et post ; Article OGM – Parlement et Commission européenne avancent chacun de leur côté et post, Table ronde des Industriels européens - Wikipédia ( google), Projection du film : " La fin de la pauvreté http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/08...
15:19 Publié dans Lobbies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : l’ong finance watch, dénoncer, controler, institutions financières, contre-pouvoirs, systèmes capitalisme, lobbies










