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31.10.2011

Les médias français controlés?§!

La mainmise du complexe militaro-industriel sur les médias français"

Organigramme des différents détenteurs ou actionnaires des principaux médias français et leurs connexions avec l’industrie de l’armement. www.france24-propagande.com,

Comment le capitalisme nous infantilise, Pierre Servent - la trahison des médias, Edward Bernays, le père de la propagande, L'ère du storytelling, 10 principes de contrôle de la société

médias.jpg

21.10.2011

L'émission n° 203, d'Atelier des médias est en ligne

Atelier des médias Web-émission participative pour la communauté des médias et réseau social de rfi

Un message à tous les membres du réseau « Atelier des médias

 

Bonjour à toutes et à tous.

 

Cette semaine, l'Atelier s'est plongé dans l'histoire...

 

Avec d'abord un retour sur le passé et les événements du 17 octobre 1961, qui ont fait l'objet d'un appel sur Médiapart et ont inspiré deux web-documentaires: La Nuit Oubliée et 17.10.61

 

Mais l'histoire se conjugue aussi au présent avec les Observateurs de F24, délocalisés à Tunis pour une opération spéciale sur les élections de ce dimanche qui désigneront les élus chargés de réécrire la constitution. A cette occasion, nous avons reçu un blogueur tunisien qui a la particularité d'avoir fait campagne en tant que candidat indépendant. Adib Samoud nous raconte comment il a eu recours au net pour gagner en visibilité, malgré les risques d'intox et de mauvais buzz.

 

A écouter également :

 

Marie-Catherine Beuth qui s'est émue de voir les superhéros victimes de la guerre numérique aux Etats-Unis  

 

Francis Pisani qui a enquêté au Kenya sur MPesa, un innovant système de transfert d'argent par téléphone portable, dans le cadre de son voyage Winch5

 

Vous pourrez aussi retrouver le membre de la semaine Alexandre Gubert Lette.

 

Bonne écoute, bonne lecture et bonne fin de semaine à toutes et tous.

 

Simon et Catherine

 

PS: Ziad a priori se porte bien: même loin de la Maison de la Radio, on a constaté qu'il n'avait pas résisté cette semaine à se connecter sur le site de l'Atelier des Médias :-)

 

Visiter Atelier des médias au : http://atelier.rfi.fr/?xg_source=msg_mes_network

08.10.2011

L'atelier des médias à Madagascar

Bonjour à toutes et à tous

 Atelier des médias

Web-émission participative pour la communauté des médias et réseau social de rfi

Un message à tous les membres du réseau « Atelier des médias »

atelier des médias.jpg

Nous sommes revenus de Madagascar où nous avons participé à un forum consacré aux nouvelles technologies. Nous avons d'ailleurs diffusé une émission à cette occasion. Le thème était TIC une révolution planétaire, Madagascar dans un monde qui change. 

 

Cette semaine, nous continuons notre découverte de la communauté des nouvelles technologies à Madagascar.  Nous avons enregistré une partie du Barcamp organisé par l'équipe de Malagasy I-Hub. Une réunion très instructive où nous avons pu, encore une fois, sentir le dynamisme de la blogosphère locale. Rencontre avec certains des participants à écouter en ligne ou sur les ondes.

 

atelier des médias 2.jpgA écouter aussi cette semaine

La chronique de Francis Pisani consacrée aux innovations à Casablanca

La chronique de Marie-Catherine Beuth sur les réseaux sociaux en Amérique latine

La séquence Observateurs qui nous mène en Syrie et en Tunisie

 

Bonne écoute et bonne fin de semaine

 

__________Simon et Ziad_____________

11.09.2011

Anne Lauvergeon, future présidente du conseil de surveillance de Libération : L'aberration !

Lettre ouverte datée du 13 juillet 2011-
 
Anne Lauvergeon, future présidente du conseil de surveillance de Libération : L'aberration !
 
Paris, le 13 juillet 2011 – Apprenant en Une de Libération que l'ancienne présidente d'Areva allait devenir tout prochainement la future présidente du conseil de surveillance de Libération, nous nous interrogeons sur l'intérêt d'une telle cooptation et surtout sur le coup porté à l'image d'indépendance d'un grand journal.
 
Même si l'objet social d'une association de protection de l'environnement n'est pas d'émettre un avis non autorisé sur les nominations et l'orientation d'un journal, nous sommes néanmoins fondées à nous interroger.
 
Quatre mois après la catastrophe de Fukushima, n'y avait-il pas d'autres choix à réaliser afin d'envoyer un message d'indépendance et de renouveau aux lecteurs et lectrices de Libération ? Nous sommes atterrés par ce signal envoyé aux 77% de français qui se déclarent favorables à une sortie du nucléaire.
 
Une fois nommé à la tête du conseil de surveillance de Libération, Anne Lauvergeon aura-t-elle l'indépendance requise ? Saura-t-elle critiquer une option énergétique que toute sa longue carrière elle a promue ? Poser la question est en partie y répondre...
 
Toute sa vie, Anne Lauvergeon a en effet œuvré à l'édification d'une société nucléarisée dont les conséquences humaines, sociales, écologiques et économiques ne sont malheureusement plus à démontrer. Chaque jour, cette stratégie énergétique vole en éclat et démontre par l'absurde le manque de clairvoyance de l'ancienne présidente d'Areva. L'échec, chaque jour plus évident, de la politique menée par l'ancienne présidente d'Areva en matière énergétique est-elle la raison de sa nomination à la présidence du conseil de surveillance de Libération ?
 
Ce pantouflage médiatique laisse supposer qu'il existerait des liens de consanguinité entre certains dirigeants de grands journaux et le lobby nucléaire. Avérés ou pas, cette nomination ne pourra qu'entrainer une légitime suspicion. Lorsque la « surveillante générale » de Libération entrera en fonction, les journalistes de Libération auront-ils encore la latitude nécessaire pour travailler en toute indépendance ?
 
Autant de questions auxquelles nous aimerions bien obtenir, de la part des dirigeants et journalistes de Libération, des explications.

 

Pour protester, n'hésitez pas à écrire aux courriers des lecteurs : http://www.liberation.fr/contacts,105

 

Cela montre a quel point le système place ces pions. !!!

 

NB : 11 septembre : le déclin des médiasFLOP : France télévision, la nouvelle téléréalité après TF1 et M6 , WikiLeaks : enquête sur un contre-pouvoir , A-t-on encore besoin des journalistes?

 

 

 

08.09.2011

11 septembre : le déclin des médias

source : Courrier International. Les dix ans qui nous séparent du 11 septembre 2001 ont marqué un tournant dans l’histoire des médias : Internet a explosé, les moteurs de recherche sont devenus le premier outil de captation d’une audience, les réseaux sociaux sont en plein essor ainsi que les appareils mobiles, les tablettes et maintenant les applications créées pour chaque catégorie d’information et de divertissement.

La rapidité et la richesse de ces innovations médiatiques s’accompagnent toutefois d’un paradoxe avec le déclin des médias en tant qu’institution. Je ne parle pas ici des médias comme source d’information - ils restent en cela indispensables - mais en tant qu’entités douées de la volonté, des moyens matériels et du courage intellectuel nécessaires pour résister à de sérieuses tentatives de manipulation et s’exprimer en toute indépendance au nom de ce qu’elles estiment être l’intérêt du public.

La décennie passée, que l’on s’apprête à commémorer en grande pompe, est encadrée par deux des plus grands échecs de l’industrie des médias depuis la guerre du Vietnam. Ces deux désastres ont eu des répercussions historiques. Le premier a eu lieu peu de temps après l’effondrement des tours jumelles lorsque les médias ont littéralement mené campagne pour l’administration Bush, alors en quête d’un soutien populaire autour de l’invasion et de l’occupation de l’Irak, et plus largement, de la guerre contre le terrorisme.

La complicité des médias dans cette grande panique de l’après-11 septembre a eu plusieurs facettes. Le patronage -  à quelques notables exceptions près – des mensonges de l’administration Bush sur les armes de destruction massive en Irak n’en a été que l’aspect le plus visible.

L’émergence et la quasi indifférence que suscitent toujours des propositions aussi douteuses que radicales auront été plus dommageables à long terme ; l’idée notamment que le pays a besoin d’un réseau permanent de bases avancées dans le monde et d’un gigantesque appareil domestique visant à protéger le "territoire" ["homeland"] (concept linguistique flou apparu après le 11 septembre) ; que le gouvernement peut et doit soumettre les citoyens ordinaires à des fouilles et à une surveillance permanentes, qu’il peut emprisonner des hommes sans chef d’inculpation et les maintenir en détention sans procès, qu’il peut torturer en toute impunité et doit finalement toujours être sur le pied de guerre comme s’il s’agissait chaque jour de lutter pour sa survie.

Le simple fait que ces propositions puissent encore paraître défendables – alors que tout indique que le pays n’était véritablement menacé que par un petit groupe de meurtriers fanatiques mais plein de ressources – témoigne de l’influence durable de médias qui ont essentiellement répété ce qu’on leur disait de dire.

L’autre échec des médias, celui qui ferme cette lamentable décennie de co-optation, a été l’hystérie autour du déficit des Etats-Unis.  Cette couverture médiatique a complètement empêché le gouvernement de réagir face à l’un des problèmes économiques les plus importants de ces 80 dernières années.

Certes, le déficit public - gonflé par les dépenses inconsidérées et non-financées de l’administration précédente - s’est aggravé et reste un véritable problème à long terme. Il est toutefois stupéfiant de voir l’importance qu’accordent aujourd’hui les médias à cette question. Le déficit a rapidement commencé à faire la une des médias au début de l’année 2010, alors que l’économie américaine était encore sous le coup d’une grave récession provoquée par les excès de Wall Street et qu’elle n’avait été sauvée que de justesse par les mesures d’urgence prises par les présidents Bush et Obama.

Le discours a changé du jour au lendemain. Les journalistes ne suggéraient plus de nouveau stimulus budgétaire pour relancer une économie désespérément atone. En dépit d’une croissance anémiée, de la chute du marché immobilier, du nombre de saisies de logements ou de l’inquiétante montée du chômage, les médias les plus influents ne semblaient capables que d’entonner la même complainte : celle du déficit fédéral.

Existait-il la moindre corrélation entre le déficit et la récession ? Pas vraiment. A en juger par la faiblesse des taux d’intérêt accordés aux Etats-Unis, les marchés financiers n’ont pas la moindre réticence à leur faire crédit.

Le zèle des médias dans leur couverture du drame du déficit a fait croire au public qu’il s’agissait d’une question cruciale, justifiant que l’on ignore pendant des semaines ce qui se passait dans l’économie réelle, du sort des familles expulsées de chez elles, à la détresse des chômeurs en passant par la montée de la pauvreté et l’impunité des grands gourous de la finance à l’origine du désastre actuel.

La diabolisation de la dette n’est toutefois qu’un prétexte. Le véritable objectif est de paralyser le gouvernement à des fins partisanes, au nom d’un retour à des politiques réactionnaires cherchant à discréditer le secteur public et à dénigrer toute personne susceptible de venir à son secours.

Les dix dernières années ont été longues et chargées en évènements. Les médias nous ont offert de nouveaux jouets incroyables et des opportunités inédites. Néanmoins, il fut un temps où les médias étaient également des institutions conscientes qu’elles avaient un rôle à jouer dans la société et pas seulement un marché à satisfaire, et que ce rôle les obligeait parfois à s’opposer au discours officiel au lieu de le renforcer.

Ce rôle est aujourd’hui en plein déclin.

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1 commentaire(s)   

Edward Wasserman

Il enseigne l'éthique du journalisme à la fondation James L. Knight et à l'université de Lee à Lexington (Virginie). Il aborde régulièrement sur son blog ​​les problématiques liées aux droits des médias (plagiat), aux transformations technologiques que traverse ce secteur
ainsi qu'aux empires médiatiques (conflits d'intérêt).

à lire également

• Wall Street, le bât qui blesse le président - New York Magazine

• Les islamophobes prêts à dégainer - The Daily Beast

• Les faucons se muent en colombes - The New York Times

• Obama peut dire merci à Bush - The Washington Post

• Obama marque des points, mais… - The Washington Post

• Ben Laden, l’impossible oubli - The Washington Post

• Obama change son fusil d'épaule à propos de Guantanamo - The Washington Post

• La nouvelle chasse aux sorcièresde Peter King - New York Magazine

• L'islamophobie gagne du terrain - Los Angeles Times

• Avalanche d'éditions spéciales dans la presse américaine - Courrier international

• Ground Zero reprend vie - The Guardian

07.09.2011

FLOP : France télévision, la nouvelle téléréalité après TF1 et M6

Emission de médiocre qualité, erreurs de casting, diktat de l’audimat… Un an après l’arrivé de de son PDG, Rémy Pflimlin,  France télévisions continue de chercher sa voie. Dans ce climat social tendu, la rentrée s’annonce difficile. La dictature de l'immédiateté dans toute son intégralité

Extrait : « Avec Pflimlin, c’est la restructuration permanente, dont on peine a voir la finalité. Les gens sont déboussolés » de Marc Chauvelot, de la CGT ou « Pire audience de l’histoire de France 3, avec «  L’étoffe des champions » avec Raymond Domenech.A été déprogrammé. Dans la série des récents fiascos : «  qui vient camper ? » sur France 3, animé par Christine Bravo, « Une semaine sans les femmes », émission qui a marqué l’incursion de France 2 dans la télé-réalité.

 

Jamais on n’aura vu des grilles de télé devenir si brusquement insignifiante, et pourtant c’est bien sur le service public que cela se passe cet été. Entre recyclage des vedettes has been et présentateurs maison, on est gâté. Certes, il y a longtemps que les patron de l’audiovisuel sont davantage préoccupé par l’audimat que par la qualité des programmes qu’ils diffusent, mais a ma connaissance, aucune nouvelle émissions estivales n’a rencontré le succès escompté.

Qu’a-t-il bien pu se passer ? C’est vrai que la réforme sur la suppression de la publicité sur France Télévisions, le PDG de l’entreprise, Rémy Pfimfgin, a été nommé par Nicolas Sarkozy…. Mais cela n’a sans doute aucun lien avec la révolution des programmes, car le même Sarkozy promettait une révolution culturelle » et assurait que l’exigence du service public n’était pas de qualité. Alors le mystère reste entier….

Toujours est il qu’a force de révolutions culturelles plus grand-chose, hormis le logo en haut à droite de l’écran, ne distingue les chaines de France télévisions de TF1.

Pour en savoir plus : Lisez l'excellent article de Libération signé par Raphaël Garrigos & Isabelle Roberts intitulé: "de La poudre de Perlin Pflimlin, :"Rémy Pflimlin pourrit l'ambiance avec l'audience...."

« Avec

Sur le télérama.fr : Rémy  Pflimlin répondra a vos questions le 20 septembre a 17h30  lors d’un Tchat

26.07.2011

NHK, une télévision au service du peuple ?

NHK.pngArticle de Mathieu GAULÈNE :  InaGlobal - Télévision - Article - NHK, une télévision au service du peuple ? Autonome et indépendant financièrement, NHK est l’un des groupes médiatiques les plus puissants au monde. Respecté pour sa sobriété et ses programmes culturels, le groupe japonais a cependant connu de récents scandales politico-financiers. Publié le 20/06/2011
à 10:46

Sommaire

Un service public sur le modèle de la BBC

La NHK (abréviation de Nippon Hôsô Kyôkai, soit Japan Broadcasting Corporation en anglais) est le plus grand groupe audiovisuel japonais. C’est aussi par son chiffre d’affaires – près de 6 milliards d’euros en 2010[+] NoteNHK Public Relations Department, NHK Annual Report 2010/2011, avril 2011, p. 18. [1] la première société de télévision au monde. Le groupe NHK se confond souvent avec sa chaîne principale, la NHK généraliste (Sôgô Terebijon) diffusant principalement des informations – le journal de sept heures est celui le plus regardé par les Japonais - ainsi que des émissions culturelles et éducatives. Il existe également une deuxième chaîne terrestre, la NHK éducative (Kyôiku Terebijon), ainsi que deux chaînes sur satellite, NHK BS1 et NHK BS Premium. En 2009, elle a également lancé sa chaîne internationale, NHK World TV. Enfin, car c’est là l’origine de ce groupe médiatique, la NHK possède deux radios AM, Radio 1 et Radio 2, une radio FM et une radio internationale, NHK World - Radio Japan. La NHK a pour mascotte Domo-kun, une petite créature marron issue d'un oeuf (logo de la NHK). Il apparaît à la télévision dans des clips d'animation image par image (stop motion) au côté du vieux lapin Usajii.

 

Avant de se consacrer principalement à la télévision, la NHK fut d’abord une radio créée en 1926 sur le modèle de la BBC, par le regroupement des radios Tokyo, Osaka et Nagoya[+] NotePhilippe Berthet, Jean-Claude Redonnet, L’audiovisuel au Japon, Que sais-je, Paris, 1992, p. 7. [2]. Il s’agissait alors d’une société privée, placée sous le contrôle de l’État en vertu de l’article 1 de la loi sur le télégraphe de 1915[+] NoteBroadcasting Culture Research Institute, Broadcasting in Japan. The Twentieth Century Journey from Radio to Multimedia, NHK, Tokyo, 2002, p. 29. [3]. Avec la montée du militarisme, la radio devint progressivement l’organe de propagande du gouvernement : à partir de 1941, le jazz fut banni des ondes, les programmes d’enseignements de l’anglais, du français ou du chinois supprimés et le très zélé ministère des Postes et Télécommunications (Sômushô) alla même jusqu’à demander aux présentateurs de ne plus utiliser de mots provenant de l’anglais[+] NoteMasami Ito (dir.), Broadcasting in Japan. Case studies on Broadcasting systems, Routledge, Londres, 2011 (1ère éd. 1978), p. 64-65 ; NHK Broadcasting Culture Research Institute, op. cit., p. 5. [4].

 

Avec l’occupation et la démocratisation du Japon, un nouveau groupe NHK est créé dans le cadre des « trois lois sur la radio » de 1950. Parmi ces trois lois, celle sur l’audiovisuel (Hôsôhô) fixe un cahier des charges très strict pour la NHK, mais aussi pour les stations commerciales qui sont alors autorisées à émettre. Aujourd’hui, on parle des « Big Five », les cinq principales chaînes commerciales de l’Archipel que sont NTV, TBS, Fuji Television, TV Asahi et TV Tokyo, toutes liées aux cinq principaux groupes de presse[+] NoteIbid., p. 16 Cf. article Yomiuri InaGlobal. [5].

 

Toutes doivent respecter quatre principes :
 

  • ne pas troubler l’ordre public et les bonnes mœurs,
  • être politiquement neutre,
  • diffuser des informations qui n’ont pas été déformées,
  • lors de controverse, clarifier les enjeux en abordant la question par différents angles.

De plus, toutes les chaînes sont tenues de respecter un équilibre entre émissions culturelles, de divertissement et informations. Dans la pratique, en raison d’une concurrence extrême pour l’obtention de sponsors et de spots de publicité, les chaînes privées ont eu tendance à privilégier le divertissement. Ces règles s’appliquent donc surtout à la NHK qui se voit interdite, par la loi sur l’audiovisuel, de rechercher le profit (article 9-9) ou de diffuser de la publicité[+] NoteIbid., p. 31-32. [6]. De plus, la loi donne au groupe audiovisuel public des missions particulières. La NHK a pour première tâche de favoriser la démocratisation et d’éduquer le peuple avec des émissions de qualité. Elle doit également être en permanence à l’écoute des attentes du public et de ses critiques. Pour cela, la NHK réalise de nombreux sondages d’opinion et dispose d’un très important centre d’appels où les téléspectateurs peuvent exposer leurs griefs. Mais la chaîne va plus loin en allant régulièrement à la rencontre de son public. En 2009 par exemple, la NHK avait organisé partout au Japon plus de 2000 « réunions de téléspectateurs », rassemblant 53 000 personnes[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 5. [7]. C’est par ce rapport très étroit qu’un respect mutuel s’était installé entre la NHK et ses usagers, avant que des scandales politico-financiers conduisent à une détérioration de l’image de la chaîne.

 

La NHK doit par ailleurs améliorer et étendre la radiodiffusion sur le territoire, ce qui est largement acquis aujourd’hui. Comme nous le verrons plus loin, elle doit également mener des recherches scientifiques sur l’audiovisuel, dans le but de faire du Japon un pays à l’avant-garde dans ce domaine. Elle dispose pour cela d’un laboratoire de recherche scientifique et technique créé en 1930. Enfin, la NHK doit être la vitrine du Japon à l’international, par le biais de NHK World TV et Radio Japan[+] NoteMasami Ito (dir.), op. cit., p. 55. [8]. Bien qu'indépendante, la NHK est étroitement encadrée juridiquement et aussi liée à l’État.

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Une indépendance financière réelle

La NHK est une société de service public d’un type particulier puisque ses revenus proviennent quasi-exclusivement des redevances payées par les téléspectateurs. Cette règle est fixée par la loi sur l’audiovisuel qui dispose que chaque foyer achetant une télévision doit signer un contrat avec la NHK pour payer une redevance. Cette redevance obligatoire est payée directement à la NHK, sans intervention de l’État. En 2010, la redevance annuelle pour les chaînes terrestres était de 14 910 yens (soit 130 euros) et celle pour l’ensemble des chaînes du groupe de 25 520 yens (soit 223 euros)[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 18. Taux de change au 12 mai 2011 (1 euro = 114,54 yens). [9]. Cette loi ne prévoit cependant aucune pénalité en cas de non-paiement et environ 30 % des téléspectateurs japonais ne verseraient pas la redevance[+] NotePhilippe Mesmer, « Au Japon, la NHK vit avec les recettes de la redevance », Le Monde, 30 janvier 2008. [10]. Pour inciter les usagers à payer, le groupe envoie régulièrement des employés faire du porte-à-porte pour rappeler que le règlement de la redevance est obligatoire. La collecte de la redevance est d’ailleurs le deuxième poste budgétaire de la chaîne (10 % du budget en 2010), derrière la production et la retransmission d’émissions (71 %)[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 18. [11].

 

Le chiffre d’affaires de la NHK était en 2010 de 678,6 milliards de yens, soit près de 6 milliards d’euros[+] NotePhilippe Mesmer, « Au Japon, la NHK vit avec les recettes de la redevance », Le Monde, 30 janvier 2008.  [12] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 18 ; A titre comparatif, sur la même période le chiffre d’affaires de France Télévisions s’établissait à 3,1 milliards d’euros. Cf. Paule Gonzales, « Les bon comptes 2010 de France Télévisions »<, Le Figaro, 28 avril 2011.  [13] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 18 ; A titre comparatif, sur la même période le chiffre d’affaires de France Télévisions s’établissait à 3,1 milliards d’euros. Cf. Paule Gonzales, « Les bon comptes 2010 de France Télévisions », Le Figaro, 28 avril 2011. [14]. Ces revenus proviennent à 96,5 % de la redevance, complétés par la vente de DVD, d'émissions et documentaires de la NHK et de financements divers[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 18. [15]. L’indépendance financière de la NHK est donc une réalité et un certain nombre d’auteurs ont conclu un peu vite que son indépendance vis-à-vis du pouvoir étatique était également acquise.
 


NHK 3.pngSource Broacasting in Japan, Éditions NHK

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Une proximité du pouvoir problématique

En réalité, cette indépendance financière ne prémunit pas la chaîne publique japonaise d’une certaine proximité avec le pouvoir. La direction de la NHK estNHK 1.png composée de 12 membres tous nommés par le Premier ministre, avec l’accord des deux chambres de la Diète. Ces derniers élisent parmi eux le directeur-général de la NHK[+] NoteMasami Ito (dir.), op. cit., p. 31. [16]. De plus, le budget annuel de la NHK est transmis au ministère des Communications, au cabinet du Premier ministre puis est discuté à la Diète et voté par les deux chambres[+] NoteIbid., p. 52. [17]. Si l’administration n’intervient pas directement dans les décisions concernant la grille des programmes, elle peut influencer les membres de la direction assis sur de véritables sièges éjectables renouvelables tous les trois ans[+] NotePhilippe Berthet, Jean-Claude Redonnet, L’audiovisuel au Japon, Que sais-je, Paris, 1992, p. 58. [18]. Et ce d’autant plus dans un pays où le Parti libéral démocrate a été au pouvoir de manière hégémonique de 1955 à 2009.

 

Ainsi, dans des situations critiques le retour du contrôle étatique peut être brutal, pour le meilleur comme pour le pire. Le meilleur, à l’instar du séisme du 11 mars 2011, où la chaîne de télévision devient un diffuseur d’alertes, d’informations météorologiques diverses en vertu d’accords et d’obligations fixées par la loi[+] NoteMasami Ito (dir.), op. cit., p. 35. [19]. L’Agence météorologique japonaise est par exemple tenue de transmettre à la NHK en temps réel les informations dont elle dispose lors d’alerte au tsunami. Pour informer la population rapidement en cas de désastre naturel, la NHK dispose de 14 hélicoptères et de 460 caméras répartis dans des zones urbaines sur tout le territoire nippon[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 04. [20].

 

Mais parfois le contrôle étatique est moins vertueux. En septembre 1946, des employés de la NHK apportent leur soutien à la grève du journal Yomiuri et réclament une hausse des salaires. Après des négociations qui échouent avec la direction, la grève commence le 5 octobre. C’est le black-out total, silence radio sur les ondes de la première station du pays. La réaction du gouvernement ne se fait pas attendre. Au bout de trois jours, la police s’empare du bâtiment de la NHK et monte la garde de jour comme de nuit. Les fonctionnaires du ministère des Postes et Télécommunications rédigent et diffusent six fois par jour des « informations ». Pendant vingt jours, la radio devient le porte-voix du gouvernement.

 

Cet incident de parcours révèle les liens étroits unissant les groupes médiatiques et le ministère des Postes et Télécommunications – devenu depuis 2001 le ministère des Affaires intérieures et des Communications. Le ministère, en plus de surveiller étroitement le budget annuel de la NHK, délivre des autorisations d’émettre pour les médias privés, renouvelables tous les cinq ans. Ce qui n’encourage guère les « Big Five » et les principaux journaux qui en dépendent à être critiques vis-à-vis du gouvernement. De plus, le ministère des Communications n’échappe pas à la pratique de l’Amakudari[+] NoteSignifie descente du ciel.  [21] qui consiste pour un haut fonctionnaire du ministère à rejoindre le conseil d’administration d’un groupe médiatique à la fin de sa carrière[+] NoteTakesato Watanabe, “Japan’s media at present”, mars 1996.  [22].

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Une image écornée par la corruption et la restructuration

Dans les années 2000, la NHK a connu plusieurs crises majeures qui ont détérioré son image auprès des usagers. En 2005, il fut révélé que la NHK avait censuré, dans un documentaire sur la Seconde Guerre mondiale des témoignages d’ex-« femmes de réconfort », ces dizaines de milliers de femmes contraintes par l’armée japonaise à se prostituer. La NHK avait alors obéi  à des pressions venant de politiciens révisionnistes du PLD, proche du Premier ministre de l’époque, Junichirô Koizumi. Pour Keiichi Katsura, professeur de journalisme à l’université Taishô de Tôkyô, cela constitue la preuve que « la NHK est plus redevable aux hommes politiques du PLD qu’aux usagers » NoteAnthony Faiola, « Scandals Force Out Japanese TV Chief », Washington Post, 26 janvier 2005.  [23][+] NoteAnthony Faiola, « Scandals Force Out Japanese TV Chief », Washington Post, 26 janvier 2005.  [24]. S’ajoutant à cela, un autre scandale de détournement d’argent par la direction a révélé au grand public l’envers d’une chaîne que l’on croyait intègre. En janvier 2005, le président de la NHK, Katsuji Ebisawa, fut contraint à la démission.

 

Conséquence de ces affaires : une campagne de boycott des redevances entraîna une baisse des revenus du groupe entre 2005 et 2006. Prenant prétexte de cela, et en conformité avec la « stratégie du choc » décrite par Naomi Klein, la NHK mit en place un vaste plan de restructuration visant à supprimer 10 % de son personnel, soit 1200 emplois. Après avoir connu un pic de 16 500 employés en 1972, le groupe audiovisuel nippon s’est efforcé depuis de maintenir le nombre d’employés en-dessous des 15 000, puis des 12 000 et ce malgré son expansion continue[+] NoteMasami Ito (dir.), op. cit., p. 59. [25].

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Une chaîne à la pointe de l’innovation technologique

Dans ce contexte de crise relative, de quoi sera fait l’avenir de la NHK ? Sur le plan technique, la NHK reste une des plus belles réussites dans l’univers de l’audiovisuel, notamment dans le domaine technologique. Depuis 1925, il existe une obsession constante à la NHK d’être à l’avant-garde des techniques de radio et télédiffusion. Dans un ouvrage fort intéressant du NHL Broadcasting Culture Research Institute – institut créé en 1946 pour conserver la mémoire de la NHK et produire des études sur l’audiovisuel[+] NoteNHK Broadcasting Culture Research Institute, op. cit., p.84.  [26] – le groupe ne manque pas l’occasion de rappeler que la radio NHK fut créée seulement 4 ans et 4 mois après la première station de radio au monde. En 1930, le ministère des Postes et Télécommunications poussa rapidement à la création d’un laboratoire de recherche scientifique qui concentra ses études sur la télévision. Son budget était alors fixé à 3 milliards de yens en 1937, soit 11,8 % du budget annuel de la NHK[+] NoteIbid., p.60.  [27]. En 1939, il réalise même le premier test de retransmission télévisée mais les recherches seront abandonnées avec le début de la guerre du Pacifique en 1941[+] NoteIbid., p.59. [28].

 

Dans la période d’après-guerre, la NHK lance sa première chaîne de télévision en 1951, suivi de la chaîne éducative en 1959. Mais le nombre de foyers équipés en postes de télévision est encore rare, en raison de leur coût élevé. Comme il l’avait fait avec les postes à galènes, le ministère de l’Industrie et du Commerce (Miti) encourage la production nationale de téléviseurs pour accompagner et soutenir la NHK[+] NotePhilippe Berthet, Jean-Claude Redonnet, op. cit., p.24. [29]. Cette planification ministérielle accompagnée des recherches de la NHK propulse le Japon comme principal exportateur de postes de télévision dans les années 1970, puis de magnétoscopes à partir des années 1980. L’audience au Japon connaît par ailleurs un bond formidable grâce à deux évènements : le mariage du prince Akihito – l’actuel empereur – en 1959 et les jeux Olympiques de Tôkyô en 1964. Alors qu’en 1954 il n’y avait qu’à peine 17 000 téléspectateurs devant leur poste, dix ans plus tard leur nombre passe la barre des 4 millions[+] NoteMasami Ito (dir.), op. cit., p. 19-21. [30]. Au début des années 1960, la NHK est de plus une des premières chaînes au monde à diffuser des images couleurs, alors même que peu d’usagers sont équipés en poste de télévision couleur[+] NoteIbid., p.20.  [31]. Puis la NHK va initier le lancement de deux chaînes satellitaires et travailler en parallèle, sur la télévision haute-définition. C’est ainsi que dès 1992, les chaînes BS de la NHK vont commencer à diffuser des programmes en Hi-Vision (terme utilisé au Japon pour la HD) puis qu’une chaine BS-HD va être créée. La chaîne nippone fut une pionnière dans ce nouveau format vidéo de haute-définition sur laquelle elle travaillait depuis 1964.

 

Ses recherches portent aujourd’hui sur un format vidéo d’ultra haute-définition pour la télévision - UHDTV, Super Hi-Vision au Japon - capable d’afficher 33,18 millions de pixels, 16 fois plus que le format haute-définition actuel[+] NoteMaxime Labat, « NTT et la NHK effectuent un transfert d'une vidéo Super Hi-Vision sur un réseau partagé », Bulletins électroniques Japon, n°565, 25 février 2011.  [32]. Le groupe prévoit le lancement de ce format en 2025, pour son centième anniversaire[+] Note« Le Japon au cœur de la télévision de demain », La Croix, 4 juillet 2009.  [33]. L’autre technologie sur laquelle travaille le laboratoire de la NHK concerne la télévision 3D. Ses recherches visent en effet à créer des images 3D visibles sans lunettes et de n’importe quel angle. Le laboratoire travaille, par ailleurs, sur la mise au point d’écrans ultra-plat et souples[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 17. [34]. L’investissement de la NHK sur son laboratoire est constant. En 1977, la NHK consacrait 3% de son budget à la recherche avec un effectif dans son laboratoire de 500 chercheurs[+] NoteMasami Ito (dir.), op. cit., p.73. [35]. Ce laboratoire aujourd’hui fonctionne avec seulement 250 chercheurs mais un budget de 18,2 milliards de yens, soit 2,6 % du budget total[+] NoteNHK Public Relations Department, op. cit., p. 18. [36].

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L’international négligé

La NHK a cependant son talon d’Achille. Bien que dotée d’une chaîne de télévision internationale, NHK World, lancée en 2009, celle-ci reste sclérosée par l’esprit dans lequel elle a été créée. Le cahier des charges fixé par la loi sur l’audiovisuel de 1950 précisait ainsi que la NHK devait s’efforcer d’être la vitrine internationale du pays. Mais alors que cet effort s’est concrétisé en France, par exemple, par la mise en place d’une chaîne d’information en continu, France 24, NHK World diffuse plutôt des émissions culturelles vendant le cool Japan au monde entier. Résultat : lors de la catastrophe naturelle et nucléaire du 11 mars 2011, la diffusion d’informations permanentes par cette chaîne a révélé une improvisation et un certain amateurisme. La chaîne se mit à diffuser des traductions simultanées de flashs d’informations de la chaîne nippone avec des difficultés apparentes. Un réel effort fut mis en œuvre pour informer mais celui-ci ne permit pas de cacher ce qui apparaissait de manière béante à l’écran : un sous-investissement de la NHK sur sa chaîne internationale. Il se pourrait bien que CCTV News, la chaîne internationale chinoise produisait au même moment des JT, au moins sur la forme, plus convaincants que sa concurrente nippone.

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Données clés

  • Directeur-Général : Shigeo Fukuchi.
  • Budget en 2010 : 678,6 milliards de yens (soit près de 6 milliards d’euros).
  • Employés : 11 000.
  • Date de création : 1925.

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Références

Philippe BERTHET, Jean-Claude REDONNET, L’audiovisuel au Japon, Que sais-je, Paris, 1992.

 

Masami ITO (dir.), Broadcasting in Japan. Case studies on Broadcasting systems, Routledge, Londres, 2011 (1ère éd. 1978).

 

Ellis S. KRAUSS et Susan J. PHARR, Media and Politics in Japan, University of Hawai’I Press, Honolulu, 1996.

 

Ellis S. KRAUSS, Broadcasting Politics in Japan. NHK and Television News, Cornell University Press, Ithaca, 2000.

 

NHK Broadcasting Culture Research Institute, Broadcasting in Japan. The Twentieth Century Journey from Radio to Multimedia, NHK, Tokyo, 2002.

 

Takesato WATANABE, “Japan’s media at present”, mars 1996.

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Crédits illustrations : CrucifixJEL.deviantart.com, du même auteur Presse | Yomiuri Shimbun, le géant de la presse nippone, Cinéma | Studio Ghibli, un vent nouveau dans l’animation. A lire également : Télévision | État des lieux du documentaire et de la précarité de ses..., Télévision | Enthousiasme mitigé pour la TV connectée, Télévision | Sunny Side of the Doc 2011, une éclaircie dans le marché...

17.07.2011

WikiLeaks : enquête sur un contre-pouvoir

Synopsis de WikiLeaks : enquête sur un contre-pouvoir ( bande annonce 59 s)

wikileaks.pngWikiLeaks a publié plusieurs dizaines de milliers de documents militaires secrets, acquis par des fuites venues de l'intérieur de l'armée américaine. La légende commence pendant la guerre d'Irak avec la publication de quelque 400 000 documents secrets de l'armée américaine et, plus tard, de 90 000 documents militaires sur la guerre en Afghanistan. Luc Hermann et Paul Moreira racontent les coulisses de cette nouvelle forme de contre-pouvoir avec ces militants de la transparence, qui secouent les règles trop établies du secret-défense. Ils ont enquêté sur les révélations, mais aussi sur leurs limites. Ils ont également suivi Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, qui vit caché, sans téléphone portable pour qu'aucune machine ne puisse identifier sa position. voir sur mon mur FB WikiLeaks : enquête sur un contre-pouvoir Dimanche 17 juillet 2011 de 14h30 à 15h35 sur La Chaîne parlementaire

 

 

 

La critique TV de télérama du 05/02/2011

En novembre, nous avions pu découvrir, sur Arte (1), une première version en 26 minutes de cette enquête de Paul Moreira et de Luc Hermann sur l'organisation qui a tant fait parler d'elle en 2010. De fait, si WikiLeaks, regroupement semi-clandestin de hackers, publie, depuis 2006, des documents secrets sur Internet, sa notoriété a explosé au cours des derniers mois tandis que Julian Assange, son charismatique et très controversé cofondateur, s'imposait simultanément sur la scène médiatique. Spécialistes de l'investigation audiovisuelle, Paul Moreira (Birmanie : résistants, business et secret nucléaire, Travailler à en mourir, L'Insurrection silencieuse...) et son complice Luc Hermann appuient leur enquête sur un solide rappel chronologique des coups d'éclat de WikiLeaks : les milliers de documents militaires américains relatifs à la guerre en Irak puis au conflit en Afghanistan, la très récente mise en ligne de câbles diplomatiques américains relayés par cinq grands quotidiens internationaux... L'organisation a fait de la transparence et de la lutte contre le secret d'Etat une sorte de croisade moderne, s'exposant aux critiques virulentes de l'administration américaine, mais aussi de tous ceux qui l'accusent d'exposer inconsidérément des intermédiaires. Toutefois, le film, nourri par un long entretien de Julian Assange, ne se contente pas d'aligner les faits. Il questionne également la portée de ce contre-pouvoir qui repousse les frontières de l'information mais connaît aussi ses propres limites, en rappelant fort utilement que les documents dévoilés témoignent d'abord de la vision qu'a l'armée américaine de la réalité. Comme le souligne Julian Assange : « C'est le départ de l'investigation, pas sa conclusion. » (1) WikiLeaks : la guerre contre le secret - ARTE ( vidéos 1 durée 17 minutes , video 2 durée 27 min 36  , Video 3 durée 14 min, site 5 : plusieurs vidéos, GOOGLE  )  , diffusé le 6 novembre 2010

04.07.2011

Les médias des indignés, notre vision concrète d'un autre monde est possible

Le mouvement démocratie réelle, malgré les pressions des forces de l’ordre et des médias essayent d’exister, plutôt mieux, que mal grâce au réseau sociaux, une énergie des militants et une volonté de changement partager par le mouvement s’inscrivant dans une démarche intergénérationnelle, apartisan mais politisé, pacifique mais résistant. Différents rassemblement sont organisés en soutien a la Grèce, Espagne, Portugal Elle a mis en place des commissions thématiques et des AG une fois par semaine. Il y a une conscience. De la sensation qui est réelle de ne plus être en démocratie, entendu. Le mouvement a donc mis en place un média dédié aux indignés français avec Radio Démocratie Réelle Paris, radio + mouvement démocratie réelle (radio + real democracy movement). On peut voir que parmi le bouclage médiatiques des indignés d’Europe, le Net pullule de nombreux sites de réflexion citoyenne (réelle démocratie participative) . 2 liens pour télécharger l'émission du 29/o-:


http://www.aligrefm.org/Vco/VCO2.mp3 (fichier: enregistrer sous...)
AligreFM Indignés 29/06/2011. Cécile et Jean Baptiste du mouvement des indignés, ils se complètent et représente bien le mouvement :

C’est un mouvement qui défend  des idées, mais qui les remets en pratique.  Extrait  Jean Baptiste «  Ce que l’on a en commun, c’est de dire que ce que l’on nous présente comme un fonctionnement démocratique de la société, on le conteste. . On Considère que de plus en plus, nous n’avons pas le choix. Et même quand une majorité de gens sont contre (Les réformes – casse de la retraite), on vous dit que pour votre bien, c’est comme cela (ressemble a un scénario de Globalia de JC Ruffin)  Que ce sont des accords internationaux (pacte de l’Euro), personne nous demande notre opinion.  D’une part, on veut une démocratie maintenant réelle maintenant. Plus Varier est les propositions seront intéressante, plus le débat n’avance. On est dans une démocratie très inclusive,  pas du tout la majorité plus une voie (mais recherche du consensus) »

Propos de   Cécile : «  Justement la démocratie, c’est le gouvernement ou le peuple exerce la souveraineté, c a d pas d’échappatoire au sens de la démocratie. On essaye de réfléchir sur des moyens de transitions. » le but du jeux, et que chacun arrive avec force de propositions. C’est de construire ensemble une démocratie. Ce que les gens veulent, cela soit relier.  Cela part de ce qui nous rassemble, la contestation que nous sommes plus en démocratie. Point par point. Que l’économique est largement passé au dessus du politique et que c’est l’économique qui dicte aux politiques, ne reste pas opaques. …Une mission de services publics qui s’est décalé vers le privé et qui d’une façon a été acheté par le privé.  C’est partir de tout ces points, de service public, de santé, de protection droit du citoyen sont boiteux  Les gens sans rende compte, mais le problème c’est que la phrase  qui vient après : «  C’est qu’est que tu compte faire, c’est comme cela ». Décidé de ne pas être fataliste, créer par le pouvoir »

JB rajoute : «  L’absence de perspective, par rapport a l’histoire… Quand j’étais jeune, il y avait d’un coté le capitalisme d’un coté, le communisme de l’autre. Une autre façon de faire. Actuellement, il n’y a pas d’autre perspective. D’une certaine manière, avec la démocratie nous se que l’on crée une sorte de perspective politique. Non l’économie nous appartient … (Chanson Eruan Le Cachetons qui illustre les petits boulots, ce qui est fait à la jeunesse)) cf  La ferme des animaux – Animal Farm – by Georges Orwell

Cécile  Le but « es d’éveiller le sens critique, cela saute aux yeux, qu’il y a un soucie …. Et on assiste depuis plusieurs années a une destruction terrible du pouvoir d’achat….

JB : «  La conscience est le plus généralement partagé… Par contre, les gens demandent qu’est ce que l’on peut faire ( les gens sont cassés), par la gauche, la droite pas beaucoup de changement…. En décidant entre nous de façon démocratique, et pratiquant cette démocratie de façon directe ; on peut construire une démocratie ensemble… Des compétences différentes, et comme les partis politiques de faire appel a des experts ( qui sont consultés, mais ne décident pas) comme en Espagne….Un ensemble de personne qui planche sur un sujet, sont plus intéressant, ( économie : lire Déchiffrer l'économie par Denis Clerc

Cécile : « D’accord, mais en plus, nous sommes un mouvement internationale…On a des réserves qui ne sont pas illimités. Ce système, si les gens ne se pose pas la question de ces modes de production financier et industriel…, nous allons dans le mur. Ce mode de production engage directement le pronostic vital de l’humanité  »

Il y a une conscience de tous ces problèmes de ces modes de développement insoutenable avec une vision internationale (Espagne) ; nous sommes tous dans le même bateau. L’Islande ( voir  Le pourquoi du comment : Les Islandais font la loi – blog Saltabank) est aussi un bon exemple de société avec une constituante. Pour une constituante avec André Bellon. C'est une ratique de se réapproprié la politique, l'économie, la géopolitiqueafin d'éviter de se faire avoir par les politiques ...Réjouissant. Lire la suite ( j'ai juste mis des extrait) CF cf La télévision : moyen de nuisance, projets de société ZEP (zone D Expression Populaire) | Facebook, Pour un journalisme citoyen!

03.07.2011

A-t-on encore besoin des journalistes?

Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous

Atelier des médias

Web-émission participative pour la communauté des médias et réseau social de rfi

Ils ont envoyés de moins en moins de mails. Il n'empêche que la communauté est toujours aussi active et vivante. Nous ne sommes pas loin d'atteindre les 10000 inscrits

besoin de journalisme.jpgCette semaine, je me permets de vous suggérer de les retrouver sur les ondes ou sur le site de l'Atelier pour écouter l'entretien qu'ils ont consacré Eric Scherer à l'occasion de la parution de son livre A-t-on encore besoin de journalistes? (vous pouvez aussi télécharger l'interview ici "Tout le monde peut donc être un journaliste ( citoyen), mais le métier n'a pas suivi. ce n'est pas seulement un bouleversement technologique, mais un changement de consommation. La radio sans sort mieux, grace au multi tasting ( faire plusieurs faire chose en même temps) avec la génération M. Les médias ayant réussi a ce positionner sur la presse spécialisé ( les échos financer par les entreprises et non les citoyens, le canard enchainé). Les journalistes peuvent permettre de garder un certain sérieux face a un une pléade d'information pas toujours vérifier. Le role du journaliste vit pour cela, et doit le recadrer, ce qui n'est pas toujours le cas des bloggers. Le journalisme va devoir travailler  ( développeurs, désigner,  graphiste ) et s'adapter aux nouvelles normes, de son Environnement. Il propose. Concernant les mouvements dans le monde arabes, le brouillon de l'histoire ne s'inscrit pas seulement par les journalistes . Twitter un outil extrodinaire de collecte d'information  en vérifiant,qu'ils faut manier vérifier, car sans eux il  sont  et  l'Considéré le journalisme comme un bien public PR, Andy Carvin ( voir sur google ) a compte twitter  est considéré  aujourd'hui considéré comme le meilleur journaliste au USA, meilleur sources du monde arabes. Pourquoi? Parce qu'il a réussi a trier les sources, vérifier; collecter , agréger de tout ces comptes et d'en proposer une synthèse. . Le paradoxe c'est qu'il n'est pas sur place. Mais grace a sa qualité de journaliste, a sa vision, oeil, capacité de tri, capaciter a hierarchisé l'info , ... il donne une capacité de ce qui se passe.

N'oubliez pas aussi  leurs nos autres rendez-vous.

Bon week-zen à toutes

NB : cf A-t-on encore besoin des journalistes ?” - Edition - médias ... ( France culture)

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