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14.02.2012

[reseau] Témoignage à Athènes

Face à l'habituelle désinformation des médias de masse, voici (traduit en français de l'espagnol) unprécieux témoignage sur ce qui se passe à Athènes, et sur la dernière nuit de violence :


" Les médias internationaux ont parlé de la nuit dernière en Grèce. Ils ont parlé de feu, de chaos, de violence…

Ils parlent des 100.000 personnes rassemblées à Syntagma, mais aucunement des 200.000 qui étaient réellement présents, ni des 300.000 qui n’ont pu rejoindre la place, parce que les rues et le métro étaient bloqués par la police.

Ils gênant, juste en face du parlement.

Les médias ont parlés de destruction aveugle, dépourvue de symbolique, ont fait courir la rumeur selon laquelle la bibliothèque nationale d’Athènes était en flamme. C’est faux.

Ils ont brûlé des banques, des cafétérias et des magasins, des franchises d’industries multimillionnaires qui ont amené la Grèce dans cette situation. Les médias parlent de jeunes antisystèmes, mais ils ne parlent pas des femmes et des hommes âgés, avec leurs masques à gaz, montrant leur soutien durant des heures frappant des pieds et des mains en rythme les grilles de banques et de multinationales, sifflant et criant pour que les premières lignes qui résistent aux charges des policiers anti-émeute dans des rues pleines de lacrymogènes sentent leur appui, et applaudissant à la vue des flammes prenant dans Alpha bank et Eurobank.

Ils disent que la violence ne résoudra pas la situation grecque, mais ils n’évoquent pas l’assemblée inter-quartier qui a eu lieu la semaine dernière à l’université Pantios, ils ne disent pas que l’occupation de l’université de Nomiki avait pour but d’être un lieu d’échange et de débat entre les différents mouvements grecs, ils ne parlent pas des cantines libres et des marchés d’échange qui s’organisent chaque semaine dans les quartiers.

Ce que ne diront pas les médias, c’est que lors de la dernière expropriation massive dans un supermarché, une distribution des produits de ce dernier dans un quartier ouvrier de Salónica a été faite par les manifestants. De vielles femmes disent qu’elles ne sont pas arrivées à temps lors de la distribution mais que les manifestants comptent y retourner, et même si ils n'y retournent pas, elles restent de leur côté.

Ce qu’ils ne diront pas, c’est que tandis que l’on marchait dans un quartier ouvrier, pour une petite manifestation loin du centre, les gens sortaient à leurs balcons levant le poing, la taille de la manifestation s’est multipliée, les gens sortaient de chez eux, venaient s’ajouter, les petites vielles apparaissaient et applaudissaient, les vieux… Putain ! les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenais rien mais… vous ne pouvez pas imaginer, vous n’avez pas idée ! Ca ils ne le diront pas dans les médias, mais nous, on le dit.

Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suis le même chemin, ce qu'ils ne savent pas, c’est ce que nous faisons dans le reste de l'Europe… Oui, nous sommes en train de faire quelque chose, nous, le reste de l'Europe.

On ne voit pas seulement le présent de la Grèce, on voit notre futur. "

Athènes 13/02/2012

Publié par Sergio Incinillas Perroloko. (Merci !)

 

  "Les raisons de la colère" ( voir article : video 1, video 2, video 3 et La tentation de l'émeute : video 1_3, video 2 et Video 3

 

La résistance doit s’organiser face aux chaos

 

Collectif Bellaciao


Rigueur : les Grecs répondent à l'Europe par le feu , Evenement a suivre !
RASSEMBLONS NOS FORCES CONTRE L'AUSTERITE EN FRANCE ET EN EUROPE
mardi 14 février, à 14:00

12.02.2012

Situation de la Grece ( Grece Generale)

Situation de la Grece ( Grece Generale)

3ème crise possible

Délitement de la périphérie de la zone euro
 
Les autorités refusent jusqu'à présent d'envisager une telle possibilité... mais avec l'aggravation de la situation en Grèce, il nous a semblé plus sage -- et plus réaliste -- de consacrer l'un de nos scénarios à un tel cas de figure.
 
Il se pourrait en effet que certains pays décident de quitter la zone euro (ou y soient forcés), surtout à la périphérie ; la Grèce bien entendu, mais le Portugal pourrait lui aussi être un candidat potentiel,.
 
Un tel scénario pourrait se produire suite à une crise sociale aggravée -- et tout ce qui va avec : élections anticipées, arrivée d'un gouvernement populiste qui décide la sortie de la zone euro, etc.
 
Il y aurait une conséquence qui vous toucherait de très près, si les choses se passent comme nous le prévoyons : les pays sortant de la zone euro devraient alors subir une très forte décote sur leurs titres d'Etat, qui pourrait aller jusqu'à 100% (rappelons que la Grèce en est déjà à 50%... officiellement).
 
Les banques et compagnies d'assurance subiraient ces décotes de plein fouet.  Votre assurance-vie face à la crise, les pertes totales suite à un tel scénario pourraient grimper jusqu'à 55,75 milliards d'euros pour l'une des compagnies que nous avons "stressées" -- dont 10,2 milliards d'euros dus rien qu'à l'exposition aux pays de la périphérie européenne.
 
Donc... mieux vaut ne pas quitter des yeux les événements qui se passent en Grèce, ainsi que les négociations entre l'Union européenne et les organismes privés sur la dette grecque. Attention aussi au Portugal, d'où se font entendre d'inquiétants craquements, depuis quelques
 
 


 
situation de la grece,grece generale)Nous sommes tous grecs - We are all Greek.
http://www.enikos.gr/politics/12812,LIVE_-_Syntagma_apo_t...

 
situation de la grece,grece generale)La Grèce, dossier noir de l'ancien VRP du hors-bilan chez Goldman Sachs - LeMonde.fr :Londres Correspondant - La nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue la grande zone d'ombre du parcours professionnel du nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE). En particulier, son rôle dans l'affaire du maquillage des comptes de la Grèce reste un mystère.
 
Conflit d'intérêts"
Enfin, comme l'affirme le New York Times publié le 30 octobre, citant un ex-banquier de Goldman Sachs sous couvert d'anonymat, M. Draghi a été chargé de vendre dans toute l'Europe ce type de produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine


 
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situation de la grece,grece generale)En Grèce, les classes moyennes redoutent de plonger dans un «moyen-âge social»
 

 
 En savoir plus :
Grèce : violentes émeutes avant le vote,En Grèce, la rue contre le parlement,
Un désastre humanitaire en Grèce, des enfants meurent sur les bancs de l'école.|David Kyriakidis
Grèce. C'est la révolution !
Zougla online - Δείτε ποια καταστήματα καίγονται στο κέντρο της Αθήνας
Athènes organise sa résistance à l'austérité, dans la rue | Humanite

11.02.2012

La démocratie sans nous

 

 

Les citoyens sont de plus en plus tenus à l’ écart Petit expert deviendra grand : la « gauche radicale » sous surveillance d’un « observateur » - Acrim , Vivre à la rue tue, le mal-logement tue toute l'année. 300 agents de l'inspection du travail manifestent à Paris - LeMonde.fr, Pétition nationale -Il faut en finir avec l’enfermement des enfants étrangers ! . La stratégie du choc en Grèce, interview de Naomi Klein - OkeaNews(Extrait du Télérama)

 

«  Il n’y a pas d’alternative » disait Margarette Tchatcher dans les années 1980. Pas d’alternative politique aux politiques néolibérales de la déréglementation des marchés et de la finance «  A l’été 2012, quel que soit l’élu, c’est le FMI qui sera aux pouvoir en France prédisait Jacques Attali, en mai dernier dans les échos. La semaine dernière, Loic Blondiaux, professeur des science politique, réagissait dans le journal sans voix » publié chaque jour sur télérama.fr :

 

Extrait :

 

« La démocratie, grande oubliée de cette campagne. » A quoi bon voter, en effet, si tout ce décide au dessus de nos têtes, entre les «  experts » du FMI ou d’ailleurs ? Que reste il de la démocratie quand les recours des « gouvernements de techniciens », en Grèce Papandremos ex de la banque européenne, en Italie, avec Mario Monti, ancien de Goldman Sachs, nous est présenté comme l’ultime planche de salut ? Que reste il de la démocratie quand le fonctionnement actuel de l’Union Européenne centré sur les relations intergouvernementales, tient a ce point à l’écart le parlement et l’ensemble des citoyens ? La crise que nous vivons n’est pas seulement économique, elle ne se réduit pas à la résolution de problème technique. Elle est une crise de civilisation : il s’agit de savoir dans quelle société nous voulons vivre demain, quelle finalité nous voulons mettre en avant. Débat éminemment politique qui appel a un sursaut démocratique, une réflexion sur nos institutions nationales et européennes. «  Les seules élections suffit elle a garantir qu’un gouvernement est démocratique ? demande Loic Blondiaux. Comment faire place aux compétences et aux imaginations citoyennes dans l’intervalle entre les élections !? Comment s’assurer que les décisions politiques feront l’Object d’une délibération large et approfondie, seule à même de les rendre réellement légitimes ? Un peu partout dans le monde, sous des appellations diverses, démocratie «  réelle », « délibérative », « participative », la réflexion va bon train sur ces questions peu ou pas présentes dans le débat électoral, si ce n’est du coté d’Europe Ecologie ou du Front de Gauche. Il y a pourtant urgence quand on voit le taux d’abstention dans certaine banlieues. La crise est aussi celle de la démocratie. Incident à l'Assemblée : le tabou levé par Serge Letchimy, (Tensions autour de la ligne éditoriale au, Présidentielles J-73 : Les médias se gargarisent de l'hypothèse de l'absence de Le Pen parmi les can

 

. Pour illustrer cela : Un exemple Une loi liberticide : Le fichage organisée

 

Police.jpg«  Le fichier des gens honnêtes » L’expression est de François Pillet, le sénateur UMP rapporteur de la proposition de loi sur la protection des identités. Elle n’est pas exagérée : au terme d’une navette parlementaire houleuse, L’Assemblée Nationale se prépare a voter –sauf surprise – la création d’une gigantesque base de données, renfermant les informations personnelles de 45 a 60 millions de français. L’occasion du fichage généralisé ? La nouvelle carte d’identité biométrique ardemment voulue par Claude Guéant pour lutter…contre l’usurpation d’identité !

 

Des le mois de juillet, certains acteurs de la société civile ont commencé à s’inquiéter de la création de telle fichier, potentiellement liberticide. Les débats se sont notamment cristallisés autour de l’utilisation que pouvait en faire la police, entre simple vérification d’identité en cas de litige et la recherche pro-active sur n’importe qu’elle individu ( avec ses données biométriques, administratives, ses empreintes digitales, etc…) Cette dernière option, souhaitée par les députés ( qui ont eu le dernier mot) menace les libertés publiques.

 

La dernière fois que la France s’est dotée d’un tel dispositif, c’était le fichier Tulard, en 1940 sous Vichy.

 

Face à la crise globale du capitalisme quelle mesures alternatives ? Comment les imposer ?

07.01.2012

La route des indignés d'Europe

Source La route des indignés d'Europe 

 

 

HISTOIRE & NAISSANCE DU MOUVEMENT (En mai 2011, des milliers de jeunes Espagnols se réunissent surla Puerta del Sol, à Madrid. Leurs revendications, au départ, sont locales. A la veille des élections municipales et régionales, ils dénoncent les mesures d'austérité et le chômage massif qui frappe la jeunesse espagnole. Pour se faire entendre des partis politiques, ils menacent de boycotter les élections et décident de camper sur les places des plus grandes villes espagnoles
 


 
.  ses origines européennes, et plus particulièrement espagnoles (15M, 19J)  [RAPPEL DES TITRES]: LES
APPELS DU 15-O (Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l'Amérique à l'Asie, de l'Afrique à l'Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente. Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser. Unis d'une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu'ils servent, que c'est à nous, le peuple, de décider de notre avenir. Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas. Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d'initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu'à l'obtenir. Il est temps de nous unir. Il est temps pour eux de nous écouter."
Peuples du monde, mobilisez-vous le 15 Octobre!
 


  REPORT MONDIAL DU 15 OCTOBRE 1000 villes dans plus de 80 pays plus un report privilégié de Bruxelle Qu'on ne s'y trompe pas: malgré une désinformation flagrante, intolérable, des grands "médias mensonges", le 15 Octobre a été un succès planétaire, un sans précédent dans l'histoire de l'humanité, et cette fois le silence complice des pouvoirs sur cette date est clairement visible. Report & analyse    
 
La désinformation des grands médias  La dernière preuve en date que les grands médias bossent pour le pouvoir et le capitalisme: ladésinformation volontaire, qui n'est plus cette fois de la "minimisation des chiffres ", comme pour les différences d'estimations de l'affluence aux manifestations, qu'il y a toujours entre syndicats et police; là nous parlons de désinformation volontaire, généralisée sur les médias de masse à la solde du système. Il n'y a qu'à regarder les grandes agences de presse dont beaucoup de médias reprennent les dépêches:  
 
« Mobilisation limitée pour les indignés du monde entier »‎ (L'Express)
« Le mouvement des "indignés" contre la crise et la finance mondiale a pris ce week-end une dimension planétaire, poussant dans la rue des dizaines de milliers de personnes » (AFP)
« Des milliers d' "indignés" se sont mobilisés à travers le monde » (Reuters)  
 
s LES SUITES DU MOUVEMENT Les marches en cours, le G20, 11.11.11, #OCCUPY , 15J
La réalité ? plusieures centaines de milliers, pour ne pas encore parler de plusieurs millions (à confirmer) à travers le globe, dans des pays comme la Corée, le Japon, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud, Australie, Russie: aucun continent n'a été "épargné" par le syndrôme d'indignation globale qui symbolise la révolution culturelle mondiale tant attendue. L'éveil et le rassemblement de l'humanité autours de mêmes ras-le-bol & idéaux  
 
Depuis la marche initiale des espagnols vers Bruxelles, arrivée à destination le 8 octobre sans encombres, sauf à Paris où les marcheurs se sont fait taper dessus, emmener aux postes, reflet de l'aspect franco-français d'un fascisme plus exacerbé que chez nos voisins (pour combien de temps..)
Ces marches ont fait des émules, des camarades ont décidé de vouer leur temps à marcher pour rencontrer les autres, propager le message de ce monde qui change, apporter l'espoir, affirmer les doutes et proposer des solutions. Ainsi, dans la foulée de l'assemblée de Bruxelles, la "marche" vers le G20 de Nice (2-4/11/11) (tous séparément en fait) est apparue comme une suite logique pour une frange de la jeunesse européenne. Le G20, haut lieu de la déchéance démocratique & capitaliste mondiale, se tiendra bientôt dans le sud de la France.
 

 
marche-vers-grece.jpgPar la suite, une
marche vers la Grèce, pour échanger sur les luttes et leurs méthodes (pacifisme, ou réponse à la violence quotidienne du "système")
Une marche européenne partira courageusement le 5 Janvier prochain de Strasbourg, pour un tour de 15 mois à travers l'europe, en commençant par le nord, en plein hiver...
La marche vers Itaka, pour parcourir le monde jusqu'à ce qu'il aille mieux...
 
 
Les Indignés de Strasbourg - Sur la Route des Indignés d'Europe ...
Les Indignés de StrasbourgRG: http://indignes-strasbourg.tk
 
voir aussi : 2011, année de la colère (...

06.01.2012

2011, année de la colère ( prise de conscience) ... 2012, année de la rage ( changement) ?

A présent que les résolutions du Nouvel An sont derrière nous, nous nous demandons que faire de cette année qui s'ouvre devant nous.

2011,année de la colère,annéeprise de conscience) ... 2012,année,la rage,changement  ?Dans ma chronique Chronique éco du lundi du 26 – 12-2011 « La gigantesque opération de refinancement à trois ans des banques de 489 milliards d'euros lancée hier par la Banque Centrale Européenne, ne feront que retarder et sur le MT aggraver les conséquences de la crise de la dette et économie institutionnalisée. Encore faut il que cet argent servent a être réinjecter dans l’économie et non a servir de refinancement gratis du secteur bancaire" et dans  dans mon article Révolution virtuelle et...réelle ( j’ai croisais des infos qui m’avaient amener a anticiper ces révolutions citoyennes)

 

2011,année de la colère,annéeprise de conscience) ... 2012,année,la rage,changement  ?Un énième plan qui n’a servira n’a rien (Source  Google, l'express...)

Au lieu de nous perdre dans l'interaction de plus en plus rugueuse entre les gouvernements et les marchés qu'ils font semblant de sauver et de servir (Ralentissement du crédit aux entreprises dans la zone euro, spéculation, des banque qui remettent leur argents "donné par la BCE", la recession de plus en plus globale) : des plans inefficace: comme celui-ci Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89 généraliser et globaliser avec son lot de compétenceL'économie mondiale est dans une situation «dangereuse», Sur le toboggan de la crise européenne, par...Frederic Lordon)

 

Où nous mènera cette année ? Vers changement positif avec reprise en main par les peuples de leurs souveraineté, des décisions de la «  cité »  ?... Ou vers la destruction du ciel, de la terre et de l'univers ?

Excellente initiative d’un journaliste hongrois Interview avec le journaliste hongrois Attila Mong (1/2)  et aussi pour rappel : Bienvenue en Orbanistan !

 

2011,année de la colère,annéeprise de conscience) ... 2012,année,la rage,changement  ?Historique de ces révolutions citoyennes
Voyez-vous, cher lecteur, c'est ce qui arrive lorsque l'on tire sur un fil !.

Vous souvenez-vous de ce qui est arrivé lorsque les gens ont commencé à tirer sur de semblables fils l'année dernière ? Des individus ont commencé à remettre en question la nature du monde qui les entourait, en particulier le monde politique et économique.

Cela a commencé, comme vous vous en souvenez sans doute, dans un petit pays d'Afrique du Nord appelé Tunisie... ( Encore que des prémices avec celles de l’Iran, réprimé dans le sang)

Mohamed Bouazizi ne s'attendait probablement pas à ce que son pays lui rende hommage avec la publication d'un timbre-poste lorsqu'il s'est immolé en décembre 2010, un acte qui conduira à son décès quelques jours plus tard, en janvier 2011.

Ce vendeur de rue âgé de 26 ans protestait contre le harcèlement et l'humiliation que lui infligeaient les agents municipaux en lui confisquant sa marchandise. une tragédie provoquée par un système autoritaire, absurde et décadent, comme dans beaucoup d’autres pays. Grace a cet acte héroïque et désespéré, M. Bouazizi a ouvert la voie à ce qui est peut-être la crise sociale la plus étendue de la région aujourd'hui.

Commencées en Tunisie, -- en grande partie grâce à la diversité des canaux ( Facebook, Twitter..) -- ont gagné le sud et l'ouest via la Libye et l'Egypte, où la chute de Mouammar Kadhafi et de Hosni Moubarak a mis fin à un demi-siècle de dictatures brutales soutenues par les Etats-Unis et l’occident ( France en tête).

Les révolutions en Tunisie et en Egypte et la guerre civile en Libye ont été suivies par des insurrections civiles à Bahreïn, en Syrie et au Yémen -- cette dernière ayant résulté en la démission du Premier ministre yéménite -- et par d'importantes manifestations en Algérie, en Irak, en Jordanie, au Koweït, au Maroc et à Oman.

On a également assisté à des manifestations de moindre ampleur au Liban, en Mauritanie, au Soudan et au Sahara occidental. Fait significatif dans cette partie du monde fortement dépendante d'un pétrole relativement bon marché, d'accès facile et de haute qualité, la maison des Saoud a également pris conscience d'un esprit révolutionnaire bouillonnant, si ce n'est naissant, juste sous la surface.

La liberté est un air entraînant. C'est ce que nous avons compris en voyant la propagation de ces espoirs en mouvement. Une fois que vous l'avez en tête, il est difficile de s'en débarrasser... non pas que vous le vouliez. Du Printemps arabe susmentionné (et qui continue encore aujourd'hui) à la Révolution de jasmin en Chine -- rapidement réprimée -- 2011 est devenue "l'année de la révolution".

Ce sentiment s'est propagé à la vitesse de la lumière -- quelle que soit la pertinence que cela peut avoir à présent -- jusqu'en Europe, où des diplômés au chômage, des retraités et tous les laissés pour compte se sont réunis dans les capitales du continent pour protester contre les sauvetages déguisés des banques, les programmes d'austérité et le pillage généralisé des masses par la classe politique, que beaucoup d'entre eux ont eux-mêmes élue.

Quelques pillages ont été perpétrés, erreur de jugement,  par des protestataires pas assez politisée et répondant a une agression délibéré du pouvoir en place ( en Angleterre : Cameron à l'épreuve du feu...) . De la Place Syntagma à Athènes à Tottenham Square à Londres, les pouvoirs ont testé la force de leur arsenal répressif contre le nombre mouvements citoyens, manifestement incapables de suivre le rythme de la nouvelle réalité des et des techniques avancées, , qu'ils utilisent pour se rassembler et se disperser avant que la police ne puisse prendre le contrôle de cette situation inhabituelle.

Le monde s'est mis en marche, littéralement, lors de la "journée mondiale de la colère/ espoir", en octobre, où se sont réunis tous ceux qui ont été floués et escroqués, de Tokyo à Zurich et dans les villes de plus de 80 pays à travers le monde.

Ils ont laissé éclater leur colère et leur espoir  pour rejeter le monde tel qu'ils le connaissent et nous est imposé . Mais ce monde-là pourrait bientôt prendre fin de toute façon : une recomposition globale s'annonce, d'un genre que même les Mayas n'auraient pu imaginer.

Affaire à suivre (de très près)...

A lire : Menace de grève des employés du plus grand complexe minier de Bulgarie : , Oui, un enfant de riches coûte plus cher à l'Etat qu'un enfant de pauvres – rue 89, L'endettement de la France et le libéralisme, Les sociétés du CAC 40 vont verser plus de 37 milliards d'euros de dividendes pour 2011

03.12.2011

Communiqué : reseau] CR du jeudi 1er decembre

Le CR est sur le site.

Compte-rendu de la Commission Réseau du jeudi 1er Septembre
 
La réunion à eu lieu à 20h, sur le parvis de la Défense.
 
 
Personnes présentes : Pierre, Daniel, Sophie, Nicolas, Wani, Olivia
 
 
A l’ordre du jour : 
-         définir par un texte de présentation qui sera publié sur le site le rôle de la commission Réseau.
-         Organisation du travail de la commission avec les nouveaux membres.
 
Les prises de paroles se sont faites de manière fluide, sans tours, le présent compte-rendu rend compte de la discussion.
 
- On a reparlé de l’organisation de chaque pôle de la commission (pôle international, pôle France, pôle associations et mouvements).
 
- Certains membres de la commission réseau souhaitant la quitter, on a parler de faire des efforts pour l’agrandir et pour montrer à d’autres personnes les outils de coordinations.
 
- Le texte de présentation de la commission est basé sur sa définition lors des précédentes réunions, le rôle de la commission étant de maintenir le contact avec les autres assemblées ou groupes afin de les informer des actions menées par le mouvement parisien, et d’informer l’assemblée générale de Paris des actions menées par ces groupe, ainsi que d’assurer toute coordination qui serait décider par l’assemblée avec d’autres groupes.
 
- Le texte sera travaillé sur le piratpad http://piratepad.net/p5b7epFBRR
 
- Il a été évoqué le besoin d’avoir un référant par sous groupe de la commission. Ont été choisis Olivia pour le pôle international, Wani pour le pôle France, Nicolas pour le pôle associations et mouvements.
 
- On a rappeler qu’il fallait s’impliquer sur tous les outils de coordination créés par le mouvement à l’échelle mondiale afin d’être le plus efficace possible.
 
- Le besoin de se spécialiser par zone géographique (quand la commission sera plus grande) a aussi été rappelé
 
- Un bref historique des principales plates-formes de coordination a été fait :
 
     - Democracia Real Ya ! : Coordination de plusieurs associations créée début 2011, qui a convoqué les manifestations espagnol pour une démocratie réelle, dont celle du 15 mai ayant spontanément débouchée sur le campement de la Puerta del Sol et le mouvement du 15M. La plate-forme DRY continue un travail de coordination et est par exemple à l’origine de la journée mondiale du 15O.
 
     - Take the square : Groupe de coordination créé après le début du mouvement du 15M, regroupé autour du site internet taquethequare.net ayant pour but la coordination entre les différentes acampadas du monde. Travaille également en coordination avec DRY.
 
     - La « commission internationale » : groupe créé à Barcelone au début du mouvement espagnol qui a réuni beaucoup de projets de commissions de coordination internationale de plusieurs acampadas espagnoles. Ce groupe est ouvert à tous, ne dépend d’aucune AG de par sa dimension internationale, et se veut uniquement informatif. Le mouvement parisien a déjà beaucoup travaillé avec ses membres.
 
     - N-1 : outil internet communautaire alternatif comparable à Facebook, créé par des espagnol et très utilisé par le 15M en Espagne et en Europe. Se veut plus sécurisé que facebook et plus axé sur le travail. Le mouvement parisien l’utilise de plus en plus.
 
     - Les récentes réunions internationales de Bruxelles et de Nice on regroupées plusieurs membres notamment de la nouvelle vague de mouvement « Occupy » anglo-saxons, ce qui n’a pas encore mené vers une nouvelle plate-forme de coordination. Il est question de rejoindre la plate-forme Take the square par volonté d’unification, mais beaucoup critiquent son aspect très espagnol autant linguistique qu’organisationnel.
 
 
- Il a été question de nommer en AG des référents dans la commission Réseau qui serait mandatés pour parler au nom du mouvement parisien. Cette idée fait débat en commission réseau. Les avantage serait un meilleur contrôle de l’information divulgué aux autres parties du mouvement et aux association, ce qui éviterai les son de cloche différents. Les inconvénients serait une verticalisation du mouvement avec un mandat qui donnerait du pouvoir à des personnes et qui déresponsabiliserait l’Assemblée Générale. Débat ajourné.
 
La prochaine réunion n’a pas été fixée mais une proposition évoque lundi 5 décembre à 19h.

20.11.2011

Article semaine des indignés

Rencontre des Indignés à Bruxelles 

...Le mouvement apprend de ses erreurs...tant mieux!...

 

L’Arrivée et la question de l’occupation 

Le samedi 8 Octobre, lors de l’arrivée des indignés à Bruxelles, une question s’est tout de suite imposée : dormons-nous dans le parc avec nos tentes (nombre d’entres elles étaient déjà installées) comme prévu (le Bourgmestre de la commune de Koekelberg a retiré l’autorisation la veille, le 7 octobre), ou dormons-nous dans l’université à côté ? Cette question, c’est la Police locale qui l’a formulée, avec une syntaxe bien particulière. La seconde option étant « acceptable sans négociations », sous peine d’intervention des forces de l’ordre.

 

Cette dernière proposition, dont la source a dès le début été tout sauf claire, fut l’objet d’un long débat de plusieurs heures, où la logistique laissa place à la politique, puisque les questions étaient celles de l’occupation ou non de l’espace public (l’essence du mouvement) et de l’obéissance ou non aux injonctions des autorités.

 

Les arguments qui furent répétés en faveur de l’utilisation de l’Université HUB (Hogeschool-Universiteit Brussel) étaient que nous pourrions toujours disposer de l’espace publique durant la journée (voire de redébattre de l’occupation), et ainsi, mettre en place nos groupes de travaux, assemblées et conférences de presse, aux yeux de tous. En somme, reproduire ce qui fait la force du mouvement des Indignés depuis plusieurs mois : réappropriation de l’Agora. Contacts et échanges avec la population sans aucunes démarches prosélytes. Intérêt et mobilisation croissante, ou au minimum une visibilité accrue du mouvement laissant la trace d’un « quelque-chose se passe… », chaque jour plus présente dans les consciences collectives.

Au final le débat se soldera par une absence de décision par consensus. Environ 2/3 des personnes présentes choisiront d’utiliser les locaux de l’Université quand l’autre tiers choisira de rester sur place (48 Indignés se feront donc arrêtés pour refus d’obéir, avec douze heures de rétention administrative).

 

Bref, arrestations mises à part, la mobilisation semblait se présenter plutôt pas mal. Programme fourni et semaine de débats pour nous permettre d’aller plus en profondeur sur des thématiques précises, en vue de, pourquoi pas, proposer des solutions concrètes (que les médias nous réclament sans cesse), et tout du moins, de préparer un samedi 15 octobre du tonnerre.

 

Le Campement des Indignés : Une Rencontre

Un mélange culturel. Confinés entre quatre murs, les indignés réunis à Bruxelles forment une entité aux 3 facettes. Les marcheurs, espagnols et français surtout; les campeurs de Belgique et les ralliés de la cause. Les premiers ont l'expérience, ils sont fatigués et déterminés. Mais surtout, ils connaissent déjà l'histoire du mouvement, de ses réussites et ses difficultés légales, logistiques et humaines. Les seconds : les campeurs belges, sont chez eux. Ils ont lutté depuis le mois de juin pour faire vivre le mouvement. Ils se sont organisés et connaissent bien la culture et le degré d'emprise "indignée" ici. En ce qui concerne les troisièmes, l'ensemble est plus hétérogène. Il y a ceux qui croient au mouvement. Il y a ceux qui sont venus de loin, Allemagne, Hollande etc., pour soutenir et partager l'initiative. Et il y a ceux qui profitent du campement pour passer un moment dans un endroit reconnu « hors système » et capable de les accueillir sans broncher.


Cette entité, même rassemblée autour de valeurs communes, même forte de sa solidarité internationale et interculturelle, doit bénéficier de temps et d’organisation pour mettre en place un mode d'expression et d'échange adéquat.

 

Le Campement : Un Défi


Alors que le fond du mouvement se base sur la rencontre, le partage, la construction, la mise en place de nouvelles formes de démocratie directe et la réappropriation de l'espace public, la vie au sein de l'université prend la tournure d'un piège. De jours en jours, on s'enferme, on perd l'esprit d'initiatives.

 

Des conditions difficiles qui nous fatiguent, qui nous freinent toujours plus pour aller, affrontant le froid, à la rencontre de la population. On se retrouve trop vite sans communication interne (remplacée par des bruits de couloir), sans organisation. On ne sait plus qui fait quoi, on ne fait plus. Les médias, très présents à cette période, ne pourront que constater notre niveau d’efficacité approchant le niveau zéro. C'est pourtant notre force d'organisation qui désarçonne si bien les structures institutionnalisées, les syndicats et les partis politiques. Quant à la communication externe, elle est tout simplement inexistante. Seules quelques initiatives courageuses et indépendantes permettent à quelques Indignés de partir à la rencontre des bruxellois. Chacun perd sa motivation et la dynamique de groupe dégringole vertigineusement. Même plus d’assemblées populaires en extérieur… ! « Que nous arrive-t-il ? ». C’est l’interrogation que l’on peut lire sur de nombreux visages. D’ailleurs, si l’on effectue un simple calcul, entre le nombre d’indignés présents le premier soir et le dernier matin, en tenant compte du nombre de personnes arrivées en cours de mobilisation, on ne peut que constater des pertes… Sans même parler des gens de passages ayants fait marche arrière à leur arrivée à l'HUB.

 

Le bâtiment était mis à disposition, d’après la Police et le Bourgmestre, pour offrir « de l'eau et des conditions sanitaires suffisantes ». Le bâtiment  étant « inoccupé mais salubre, avec Internet, douches chaudes, électricité et toilettes ». Salubre en l'espèce! Des problèmes de tuyauteries et les toilettes qui débordent dès le deuxième jour. Le troisième étage est inondé d'eau d'égouts et d'excréments. L'équipe plomberie, créée de manière impromptue par les indignés,  qui passera deux jours à travailler les pieds dedans, comprend  que les évacuations sont à la charge de la commune qui doit effectuer la tâche quasi quotidiennement. Mais rien n’est fait. Les indignés décident alors de fabriquer trois toilettes sèches. L'immeuble aux cinq étages n'a plus qu'un ascenseur en fonction. Pas de lumières pour plus de la moitié du bâtiment non plus. Les marches se franchissent dans le noir à l’aide de bougies et de téléphones portables. On rationne l’eau potable et, plus besoin d’en parler, les douches n’existent évidemment pas. L’accès Internet promis par les autorités est ultra-limité.

Dans ces conditions, comment garder un tant soit peu d’énergie ? Comment se concentrer sur les idées et l'apprentissage alors que les efforts sont centrés sur la logistique ? Les bruits de couloir remplacent la communication interne et rien n’est clair. L'ambiance se dégrade. Les premières tensions, nées le premier jour suite au choix d’un lieu d’hébergement fourni par la Police mais aussi des divergences dites culturelles et des expériences différentes de lutte, se creusent et prennent toute la place, au lieu d’être déconstruites avec la facilité que l’on connaît chez les indignés. L'ambiance est exagérément festive, c’est cependant la seule manière de respirer dans ce « squat » désormais mal tenu. « Exactions », vols, désordre, agressions, etc. A chaque jour, sa nouvelle surprise. Une porte défoncée, un camarade agressé, pas de service de ramassage des poubelles pour nous. De toute façon, on ne se parle plus vraiment. Évidemment, on a plus à parler de la personne qui a fait irruption dans nos locaux et se douche tout nu dans la cafétéria avec notre eau potable. On parle plus des rumeurs de casse, de violence. On ne se réunit plus, même en assemblée. Le temps pour s'organiser va nous manquer. Beaucoup d’entre nous passent leur temps à la cafeteria au lieu de partager leur indignation et leurs idées avec la population locale…

 

Tous ces sujets sont rendus tabous. Rien de pire. Jusque là, le mode d'expression aisé et démocratique gérait de facto les conflits. La transparence et à la vigilance permanente de groupe étaient facilitées par l'espace extérieur commun.  Ensemble, réunis sur une même place, il est plus facile de s’impliquer, de s'exprimer, de contrôler les « débordements » auxquels le mouvement s’oppose, comme celui de saccager une bibliothèque. De toute évidence, le bâtiment vidé de tout service sanitaire et électrique, était un piège - prémédité ou non (là ne doit pas être notre questionnement/notre intérêt, on sait comment le pouvoir en place agit) - dans lequel les indignés de Bruxelles ont plongé pieds joints.

 

 

Samedi 15 Octobre. Manifestation réussie et dégradations. A qui la faute ?

 

Le samedi 15 octobre, nous voici avec une journée à peine préparée (mais avec d’heureuses initiatives) et avec un itinéraire – négocié avec la Police – pas vraiment mis en débat. Pourtant, on a fait mieux pour le mouvement en un jour que durant toute la semaine ! Inespéré.

 

Reste le poids de l’HUB… Un piège, ou les conséquences d'un mouvement trop attirant, mal organisé, qui s'est laissé dépasser ? C’est à la mi-journée, dans l'euphorie de la journée de mobilisation globale du 15 octobre, qu’on apprit qu'il fallait évacuer les lieux. Surprise, quand bien même certains s'étaient proposés pour nettoyer. Même pas le temps d'évacuer nos bagages. Deux camionnettes se chargeront de tout récupérer. Samedi 15 au soir, un reportage est diffusé étalant les images d'un bâtiment dévasté. Comprenez : « voilà le résultat d’un bâtiment cédé de bonne foi à une bande de hippies prétendant être responsables et faire la révolution ». Une bibliothèque dépouillée, des excréments... Ah oui ? Et de fait…quand, après la manif, on veut y faire un tour, une scène de théâtre. Une vingtaine de bras armés montent la garde devant la HUB et leurs collègues continuent à faire « leur » ménage à l’intérieur. "Pas de caméras" autorisée pour entrer, trois policiers escortent chaque indigné venu essayer de récupérer ses affaires. Louche? Plutôt une belle mascarade. Les institutions tentent toujours de déconstruire les mouvements subversifs susceptibles de mettre en péril le système capitaliste.

 

Mais notre mouvement est fort et la rencontre internationale a été un exploit. Il se dresse contre le système, l’oligarchie en place, pour lui opposer des valeurs humaines, celles-là même qui s'évanouissent sous le poids des médias et des injonctions institutionnelles. Chacun de nous sait contre quoi il s'érige et il nous appartient de le partager. Le mouvement est plein d'audace ! Il ne s'agit pas de penser que cela est acquis et que c'est l'occasion de partager un moment de fête. Le quotidien au camp doit être une leçon pour les indignés présents cette fois-là et un signe pour tous les autres. Exprimons les difficultés rencontrées. Le mouvement fera toujours face à des hypocrisies, des difficultés internes, des agressions externes, des pièges et manipulations. Sa force réside justement à avoir un outil permettant de déjouer aux mieux tout cela : La démocratie directe, la transparence, la formation transversale, et l’envie, ou plutôt le besoin - devenu indomptable -  d’avancer. Mais pour cela il faut que le mouvement  mette les choses à plat sur la table et ne laisse plus la place aux tabous. En ce moment, un débat vient d’ailleurs d’apparaître quant aux envies dangereuses d'une partie du mouvement de  faire de la "délation" contre les personnes - indignées elles-aussi - utilisant des méthodes d'action directe "violente". Cette question, liée au débat nécessaire sur la fausse dichotomie violence/non violence, est un sujet depuis le début tabou chez les indignés. Risquant à termes de lui porter grand tort.

 

Il nous reste un goût de rendez-vous manqué pour cette première rencontre internationale des indignés. Ce bâtiment n’avait rien de neutre (cette réflexion est d’ailleurs à mettre en lien avec un avis souvent entendu : « Le mouvement des Indignés devrait envisager d'investir les quartiers populaires ». Là où les conséquences de ce qu'il dénonce se font le plus ressentir). Et il a maintenant les caractéristiques d’un piège dans lequel nous avons plongé et dont nous n’avons pas voulu parler.

 

N'oublions pas que le système est fort mais que nos faiblesses l’alimentent. On nous entend toujours dire aux micros que « le mouvement apprend de ses erreurs », tant mieux ! En route vers l’émancipation. Bruxelles n’était qu’une première étape !

 

 

Une indignée et un indigné

 

 

 

 

 

 

 

08.11.2011

manifeste des 121"

Octobre 1961 à Paris Nous ( les indignés) devrait s’inspirer du Manifeste 121, car la situation et les inspirations sont similaires

Déclaration sur le droit a l'insoumission dans la guerre d'Algérie, titrlée et communément appelée Manifeste des 121, fut publiée le 6 septembre 1960 dans la vérité-liberté. Elle commence ainsi :

 

" Un mouvement très important se développe en France, et il est nécessaire que l'opinion publique française et internationale en soit mieux informée, au moment ou le tournant de la guerre en Algérie doit nous conduire a voir, non a oublier la profondeur de la crise est ouverte il y a six ans".

 

Son ambition est d'atirer l'attention des citoyens français sur les mouvements de contestation croissant de l'opinion, contre la guerre d'Algérie. Elle réfute et critique les ambuiguités des politiques successives des gouvernements français vis a vis du légitime gouvernement d'indépendance algérien et dénonce l'attitude de l' armée, nostalgique de l'empire coloniale", qui se livre a des actes de tortures incompatibles avec les institutions démocratiques.

 

Ce qui est désormais le "manifeste des 121" s'achève ainsi :

 

" Les soussignés, considérant que chacun doit se prononcer sur des actes qu'il est désormais impossibles a présenter comme des faits divers de l'aventure individuelle, considérant qu'eux mêmes, a leur place et selon les moyens, ont le devoir d'intervenir, non pas pour donner conseils aux hommes qui ont décider personnellement face a de graves, mais pour demander à ceux qui les jugent de ne pas se laisser prendre par les équivoque des mots et des valeurs, déclarent :

- Nous respectons et jugeons justifiée le refus de prendre les armes contre le peuple algérien

- Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des français qui estiment de leur devoir d'apporter aide et protection aux algériens ( ici indigné et opprimés de tout style) opprimés au nom du peuple français

- la cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive a ruiner le système colonial, est  la cause de tous les hommes libre."

 

Ce texte est un hymne a la liberté. Les mots employaient alors sont tous aussi valable maintenant. Remplaçons les mots en gras, par le mot indignés

 

05.11.2011

A lire : La nouvelle lutte des classes : Les 1 % contre les 99 % - courrier internationale

 

la nouvelle lutte des classes,les 1 % contre les 99 %,courrier internationaleLa France accueille à Cannes les 3 et 4 novembre le sommet des dirigeants du G20 sur fond de crise. La Chine est appelée à la rescousse pour sauver le Vieux Continent.
• La montée du chômage et le creusement des inégalités alimentent les mouvements de protestation.
• Montrés du doigt, les 1 % les plus riches ont aussi leurs problèmes...
 
Les babyboomers et les financiers
 
D'abord quelques rappels : Les
PDGdescentplus grandes boîtes britanniques ontvuleurrémunération augmenterde43%l'an dernier. Si l'on prend en compte les membres de leurs conseils d'administration, la hausse atteint 49 % !
Les règles établies lors du G20 de Londres, fin 2008, en pleine crise, n'ont pas empêché les banquiers de s'adjuger des bonus dès la mi-2009. Malgré la directive européenne préconisant un équilibre entre salaire fixe et part variable, les dirigeants des plus grandes banques françaises continuent de s'octroyer des parts variables cinq fois supérieures à leur salaire fixe...
 

A Wall Street, Citigroup vient d'être condamné à verser 285 millions de dollars à ses clients. En 2007, la banque leur avait fourgué des obligations pourries, adossées à des actifs immobiliers peu solides, et avait spéculé ensuite contre ces mêmes titres, en achetant des options de vente !
 

Ainsi va le monde enchanté de la finance et du Big Business. Le
Financial Times explique que l'origine de ces dérives est le Big Bang qui, en 1986, a tout changé à la City de Londres (voir notre dossier). Il est clair qu'au cours des années 1980 et 1990, on a assisté à une “libéralisation” ou plutôt à une dérégulation, qui a culminé en 1999, aux Etats-Unis, avec la loi de modernisation des services financiers, qui tournait le dos à la séparation entre banques de dépôt et banques d'affaires.
Depuis, le monde de la finance règne sans partage. Les PDG des grandes boîtes comme les hommes politiques sont ses obligés. Entre 1990 et 2010, les firmes de Wall Street ont été les grands bailleurs de fonds, versant pas moins de 2,3 milliards de dollars (vous avez bien lu) pour financer les campagnes politiques...
 

Mais cette financiarisation de l'économie ne procède pas uniquement de la cupidité des intéressés... Elle est en fait le produit d'un rapport de force entre générations. Dans les années 1980 et 1990, les babyboomers sont arrivés, sinon à l'âge de la retraite, du moins à l'âge de l'épargne. Il s'en est suivi une demande forte, via les fonds de toutes sortes, pour une plus forte rentabilité des capitaux.
Aujourd'hui nous assistons donc à une lutte entre les 1 % les plus riches contre les 99 % restants. Mais il faut savoir que, au sein de ces derniers, nombreux sont les acteurs involontaires de cette histoire qui nous a menés à la crise actuelle.
 

 

04.11.2011

A 'méditer'

UN SOULEVEMENT POPULAIRE POURQUOI PAS!




peuples.jpg  Les pauvres et les précaires sont des millions en France à attendredésespérément que les promesses des politiques à leur égard soient enfin tenues....

  Les jeunes dans les quartiers n'ont comme avenir qu'au pire lechômage et qu'au mieux les petits boulots avant le « sans emploi ».

  Beaucoup d'entre eux sont obligés de retourner « vivre » chez desparents qui déjà ont beaucoup de mal à subsister eux mêmes...

  Les bénévoles des associations de solidarité n'ont même plus lesmoyens leur permettant de soulager la misère....

  Pendant ce temps là le monarque continue à jouer le chef de guerres Afghanistan, en Afrique et depuis des mois en Libye pour se faire un nom et faire oublier quelque peu sa gestion désastreuse de la France.

  Les partis politiques de gauche ont déserté les quartiers populaires et faute de réponses radicales, de ruptures réelles avec cette sociétéduale, ils entretiennent la désespérance, l'abstention massive et lafuite en avant des plus paumés dans les bras d'un Front National xénophobe.

  Yen a assez de cette société qui conduit plus de deux millionsd'enfants à survivre sous le seuil de pauvreté....

  Ces enfants ne mangent pas toujours à leur faim, ne vont pas en vacances et vivent la relégation sociale.

  Ce sont nos enfants et les citoyens de demain!

  C'en est assez de cette société!

  Les révoltés de novembre décembre 2005, déboussolés, désorientés, laissés à eux mêmes, sans aucune perspective, se sont trompés souvent de cibles.

  Mais cette révolte là était un signe que les dirigeants de la gauchen'ont pas vu....


  Ils ne comprennent pas que ce que veulent les jeunes, les laissés pour compte, les mal et non logés, les sans rien, ce ne sont pas des réformettes dans le cadre du respect du « pacte européen », ce qu'ils veulent c'est que l'on change leur vie.

  Allons nous attendre les prochaines présidentielles et accepter sans rien dire, sans rien faire les attaques contre les acquis sociaux,l'augmentation du coût de la vie et le développement de la misère etde la précarité.

  Il ne suffit pas de désigner les candidats à la candidature...Il faut mettre un coup d'arrêt aux politiques anti sociales en œuvre ,préparer des initiatives unitaires à la hauteur des enjeux...

  Le soulèvement populaire n'est pas « illégal », il est légitime!

  La déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'énonce t-elle pas dans son article que le droit de résistance à l'oppression constitue l'un des quatre « droits naturels et imprescriptibles del'homme » !

  La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 est claire et explicite quand elle affirme dans son article 35 :

  « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacrées droits et le plus indispensable des devoirs ».

  Jean-François Chalot

 

NB : Le troisième âge de la démocratie - Mouvements, Les Indignés : Les Russes aussi sont concernés, Frédéric Lordon : le commencement de la fin, Les indignés sur France Inter, Révolution virtuelle et révolution réelle, La contestation se répand en Europe : nous ne paierons pas leur crise !

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