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07/01/2013

Festi-ZAD

Festi-ZAD, autant que tout se passe bien !

Keny Arkana - La Rage (with English Subtitles) ,

Un texte sur le festizad, à lire et à diffuser, vu le 03/01/13 ici :

http://gaspardverdure.wordpress.com/2012/12/31/festi-zad-...

Festi-ZAD, autant que tout se passe bien !

Qu’on le veuille ou non, le festi-ZAD va bien avoir lieu du vendredi 4 au dimanche 6 janvier 2013 sur le site de la ZAD (Zone A Défendre du projet de futur aéroport sur la commune de Notre-Dame-Des-Landes (44)). Annoncé depuis quelques semaines, la machine est lancée et ne peut pas faire marche arrière, beaucoup de monde a prévu de se rendre sur le site ce week-end. Malgré tout, cet événement suscite quelques polémiques plus ou moins compréhensibles. Ne tombons pas dans le clivage pour ou contre le festi-ZAD, on a bien assez à faire avec la lutte contre l’aéroport et son monde, le festi-ZAD va avoir lieu, ne perdons pas d’énergie à s’y résoudre, mobilisons nous afin qu’il se passe au mieux. Il peut, il doit être une réussite, son impact doit redoubler encore la formidable mobilisation qu’a entrainé la manifestation du 17 novembre qui a rassemblé 40 000 personnes sans encombre !

Est-ce un festival ou une manifestation festive (manifestive), une free-party ou un piquet de guerre en musique ? Un peu tout ça à la fois et son contraire, peu importe le terme exact, ce festi-ZAD va rassembler énormément de monde différents, et pour que tout se passe bien, il va falloir que tout le monde y mette de la bonne volonté. Je peux lire et entendre beaucoup de monde qui reprochent à d’autres de demander quel jour et quelle heure passe tel ou tel artiste, comme dans un festival ou le public est souvent passif. Ce genre de questions reçoit souvent des réponses assez virulentes du style : « on s’en fout, tu viens pas ici pour la musique, ici c’est la guerre, ici on en chie, c’est pas Disneyland, tu vas te faire matraquer la tronche alors à quelle heure passe ton idole en s’en balance ! ». Je ne sais pas exactement qui répond de la sorte, mais ce genre de réponse plus ou moins nuancée est courante, est-ce un guerrier professionnel qui a creusé toutes les tranchées sur place ou un geek derrière son écran qui a lu moult articles ressassant la violence sur place ?

Quoiqu’il en soit, il faut éviter la grosse parano et le clivage entre les différentes personnes qui viennent et viendront sur place, et ce quelque soit leur motivation ! Se faire faire la morale agressivement crée et créera toujours l’effet inverse recherché. La situation et les conditions sur la ZAD sont certes difficiles, il faut que les gens qui viennent ici le sachent, pas question de leur faire miroiter un festival avec stands galette-saucisses, paella et campings avec douches chaudes, mais ne les faisons pas fuir en les traitants de cons ou de consommateurs-soumis qui ne savent même pas pourquoi ils viennent ! Expliquons-leur tranquillement, même si c’est lourd, mais ravalons notre fierté pour ne pas desservir la cause.

Tout-le-monde n’est pas obligé d’être calé à 100% sur l’opposition du projet d’aéroport pour gagner son passe-droit de venir au festi-ZAD, sinon beaucoup d’occupants de la ZAD pourraient également la quitter dés aujourd’hui. Chacun a ses raisons de venir sur place, la fête en est une bonne à l’instar de la lutte, sachant que l’un peut mener à l’autre et réciproquement. Si on veut que les personnes qui ne savent pas trop pourquoi elles viennent au festi-ZAD repartent avec de la conviction et de la motivation intelligente pour la lutte, il faut savoir les accueillir avec sourire et chaleur, même s’il fait froid. Le froid et la boue sont plus faciles à supporter si le coeur est léger. Si certaines personnes sur place sont fatiguées et du coup sur les nerfs et agressives, il serait peut-être bon pour elles d’aller se reposer quelques-jours pour revenir ressourcées, il y a beaucoup de monde sur place et un tel roulement de personnes pour qu’un zadiste-fatigué-blasé qui part quelques temps ne soit pas un cruel manque pour l’ensemble.

 Chacun est indispensable à partir du moment où il n’est pas un boulet pour le reste. Profitons de ce festi-ZAD pour motiver encore plus de personnes à vouloir s’impliquer dans l’occupation de la ZAD par la suite, cela permettra plus de fraicheur à la lutte, plus de roulement, cela permettra également de redresser quelques signes de fatigues visibles sur certains endroits de la ZAD, ne crachons pas sur de futures éventuelles bonnes volontés sous prétextes qu’elles ne sont jamais venues ou qu’elles ne sont pas assez impliquées ou je ne sais quoi. Ne perdons pas de nos esprits l’élan de solidarité et de motivation qu’a suscité la manifestation du 17 novembre, 40 000 personnes heureuses de patauger dans la gadoue en construisant des cabanes sur une journée, bien sûr tout-le-monde ne pouvait pas rester, heureusement j’ai envie de dire ! Et puis chacun s’implique comme il peut, et quand il peut, cette lutte contre l’aéroport est un sujet complexe qui nécessite du temps et de l’analyse, personnellement je ne maitrise pas tous les paramètres du sujet pour m’en exprimer publiquement, mais je suis convaincu de son inutilité et de l’absurdité que cela représente. Par ailleurs je ne pense pas que le festi-ZAD parte en guérilla comme certains le craignent (ou l’espèrent ?), comme pour le 17 novembre, la présence policière risque de se faire très discrète, si ça part en cacahuète, ça sera plutôt plus tard, mais pas en présence de 80 000 personnes, ne doutez pas de la stratégie médiatique des gouvernants, il ne s’attaqueront pas à un rassemblement festif et citoyen, bien que celui-ci soit illégal, ils sont peut-être vicelards, mais pas fous !

Pour finir, sur place s’applique l’autogestion, je ne vais pas partir sur un pamphlet sur le sujet, mais ce principe étant quand-même bien à l’encontre du fonctionnement de la société en général, les gens qui débarquent sur la ZAD ne sont pas forcément tous des gens responsables d’eux-même et préparés à ce fonctionnement. Il serait bon d’assumer l’idée que des personnes présentes là-bas depuis des mois connaissent mieux certains principes de base, quand des nouveaux arrivants arrivent, un accueil en douceur avec quelques explications est toujours plus agréable qu’un « gère toi toi-même ! ». Auto-éduquons nous, l’autogestion, ou plutôt ici la cogestion n’est innée chez personne, beaucoup de gens n’osent rien demander par crainte de se faire faire la morale ou envoyer péter par d’autres, c’est dommage. Restons dignes et positifs, l’avenir nous appartiens…

La lutte s’avère encore longue, donc on ne baisse pas les bras et parions sur la réussite du festi-ZAD et des futures initiatives qui vont mûrir de ce mouvement !

A bon entendeur, soyez beaux/belles et fiers/fières de ce que vous fêtes…

Gaspard

festi-ZAD

source : blog cogitationbipedique,l'indigné :,

NDDL : le droit de l'environnement mis à mal - l'indigné révolté,

PREMIÈRE VICTOIRE À NOTRE DAME DES LANDES ? - l'indigné

  compte-rendu des rencontres inter-comités des 15-16 décembre 2012

le blog de l'Indigné, du chiapas soutien à nddl , Ayraultport : arguments bidons , Festi-ZAD - citoyenactif, Notre-Dame-des-Landes, une résistance qui ne se laissera pas dicter sa conduite ! - Altermonde, compte-rendu de l'ag du mardi 15 janvier au Transfo , La terre on s’la partage, mais quoi faire ?- Alterfinance, rubrique ressource/tract :  , témoignage d'un militant NDD - Saltabank, mercredi 12 décembre 2012 : NDD et Souriez vous êtes filmé-e-s - Antalya

30/11/2012

Reportage - Notre-Dame des Landes

 

Notre-Dame-du-Grand-Non : 100 tracteurs & 20 000 manifestants - Zebre plus ultra


Vidéo : Un petit tour dans la manif, tambours et panneaux, tracteurs et foule Réalisation : Dominique Avelange / fanny

Superbe photo !
 
Superbe photo !
 
des photos à 25 novembre 2012.
Photo
 
Benjamin Camille Martin
Bon reportage d'un jeune qui a décidé d'aller sur le terrain pour montrer comment cela se passe la bas, mais aller sur le terrain du cote des résistant pas des playmobyle et de l'état !
 
 
Y a t il une relation entre ce qu'il se passe à NDDL et le cours de l'action Vinci ?
 
Twitter / Toofiz: Y a t il une relation entre ...
 
 
‎#NDDL : les chanteuses Emilie Loizeau et Camille se mobilisent pour Notre-Dame-des-Landes !!
Notre-Dame-des-Landes : Emilie Loizeau et Camille... quand des chanteuses se mobilisent - France 3 P
 
 
Incendie 'inexpliqué' au rosier, un opposant condamné à de la prison ferme, une marche Nice-NDDL contre l'aéroport qui partira le 8 décembre, en enfin Vinci qui parle de défricher la forêt de Rohanne dès janvier 2013, synthèse des dernières infos qui montrent en effet que la lutte ne s'essouffle pas à Notre-Dame-des-Landes: La lutte ne s’essouffle pas pour Notre-Dame des Landes

28/11/2012

Situation a Notre Dame des Landes

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• Thème : MOUVEMENT SOCIAUX / GOUVERNANCE
• Sujet : Situation a Notre Dame des Landes en Gaulle
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• Thème : MOUVEMENT SOCIAUX / GOUVERNANCE
• Sujet : Situation a Notre Dame des Landes en Gaulle
Kévin Gallon
Une vidéo France 2 sur la situation à Notre Dame des Landes, vous remarquerez comme c'est curieux, le porte parole du ministère de l'intérieur parle "d'actes de sabotages qui pourraient avoir lieu sur le chantier", et les actes de sabotage de la nature, de la biodiversité, des riverains, de l'autonomie alimentaire du pays ??!! DES LÉGUMES, PAS DU BITUME.
 
Notre-Dame-des-Landes : évacuation musclée  
 
A Notre-Dame-des-Landes, «on se prépare pour l'hiver»
 
 

reportage Les militants anti-aéroport restent dubitatifs face à la médiation entamée par le gouvernement. Ils demandent le retrait pur et simple du projet et se disent prêts à tenir le siège. Longtemps.

Par SYLVAIN MOUILLARD Envoyé spécial à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)
Libération

Elle n’en «peut plus» d’entendre les hélices de l’hélicoptère de la gendarmerie, parfois dès 6 heures du matin. Elle en a assez de «couper à travers champs» pour aller acheter son pain, en raison des barrages de gardes mobiles. Et elle supporte de moins en moins de devoir montrer ses papiers d’identité sur les routes alentours à chaque fois qu’elle veut rentrer chez elle. «Ca fait un mois que ça dure», souffle Marie Jarnoux. Cette brune quarantenaire habite à quelques pas du bois de Rohanne, devenu l'épicentre de la bataille que se livrent forces de l’ordre et opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Mais malgré la fatigue, pas question de lâcher. «Je ne suis pas du tout découragée», explique Marie, enchaînant clopes sur clopes dans son salon. Avec son mari, elle vient de recevoir un arrêté d’expropriation. L’ancien corps de ferme réhabilité qu’ils louent tous les deux fera bientôt l’objet d’une estimation financière. Et si les travaux débutent effectivement d’ici 2014, la famille devra quitter les lieux. Mais pour Marie, l’aéroport du Grand Ouest, qui doit ouvrir en 2017, n’est encore qu’un projet. Elle ne désespère pas de rester ici, à la Rolandière, et espère que la mobilisation conjointe des riverains, des agriculteurs et des «zadistes» (1), ces jeunes qui squattent les bois, fera plier le gouvernement.

La «commission du dialogue», annoncée par Jean-Marc Ayrault samedi dernier, ne l’a guère rassurée. «La plupart des gens ici n’y croient pas, affirme-t-elle. Le gouvernement essaie de nous refaire le coup de l’apaisement. Pourtant, il envoie des flics en civil le lendemain échauffer les esprits sur les barricades. Personne n’est dupe.» Son voisin Claude, qui habite à quelques kilomètres de là, dans le hameau du Liminbout, obtempère : «La commission, je ne vois pas à quoi elle peut servir. L’aéroport, on l’a déjà dit, on n’en veut pas.» Pour les deux voisins, les bases de la discussion sont de toute façon viciées : «Il y a toujours des dizaines de gendarmes dans le coin, alors qu’ils étaient censés se retirer.»

Barricades dans la boue

A entendre les riverains, la mobilisation a repris de l’ampleur après les violents affrontements de la semaine dernière. «De nouvelles personnes arrivent. Ça reconstruit, ça avance, souffle Marie. On se prépare pour l’hiver.» Les opposants se concentrent désormais en deux endroits sur les 1 600 hectares du futur (?) aéroport. Le principal point d’accueil se situe à la Vache Rit, un ancien bâtiment agricole reconverti en lieu de vie pour les squatteurs. On y trouve une cantine, une infirmerie, mais aussi une friperie, pour se vêtir chaudement. En face, de l’autre côté de la départementale, une vingtaine de tentes ont poussé dans le champ d’un agriculteur. Un gigantesque chapiteau a également été dressé lundi, de quoi abriter plusieurs dizaines de personnes.

Toute la journée, le défilé est continu. Vers midi, des curieux se pointent. Ils veulent voir à quoi ressemble cette mobilisation dont ils ont entendu parler dans les médias. Une camionnette arrive du Finistère, chargée de matelas. Les habitants du coin apportent de la nourriture, des médicaments... Un grand type à la longue barbe grise, qui se présente comme «faucheur volontaire d’OGM et menuisier» propose son aide pour bâtir de nouveaux bâtiments, notamment à la Châtaigneraie.

C’est dans ce bois quasi-marécageux – la fameuse Zone à défendre - que plusieurs cabanes ont été érigées, avec la bénédiction de l’agriculteur propriétaire des lieux. L’accès y est difficile, la faute aux multiples barrages de gendarmerie, aux barricades «anti-flics» érigées en retour, et aux chemins boueux. Autour des baraques, un cordon d’une quarantaine de tracteurs, censé protéger le lieu d’un nouvel assaut des forces de l’ordre, après celui de vendredi. Sur place, les «zadistes» refusent de s’adresser à la presse. «Il faut l’accepter, on n’a pas tous le même mode de fonctionnement», confie Gilles Denigot, qui fait la visite. Notre-Dame-des-Landes ... "Au cœur de la lutte » - source  Zebre plus ultra, en cavale

 

«Ça fait une mayonnaise bien compacte !»

Cet ancien conseiller général Europe-Ecologie-les-Verts (EELV), lui, ne rechigne pas à parler. «Les pouvoirs publics ont essayé de nous monter les uns contre les autres, en présentant les jeunes des bois comme de dangereux terroristes. Cette stratégie de division n’a pas du tout marché, au contraire. Ça a ressoudé les gens. Et il faut bien reconnaître que les "zadistes" ont contribué à la popularisation de notre mouvement.»

Un avis partagé par Marie Jarnoux. «S’ils n’avaient pas été là, depuis quatre ans pour certains, ça fait longtemps qu’on aurait été mis à la porte, analyse-t-elle. On a beau avoir essayé tous les recours juridiques, bien argumentés, ça n’a jamais fonctionné. Eux, de leur côté, ne se posent pas de questions. Ils construisent des barricades, attirent les regards. Et contrairement à ce qu’on a pu dire, ce ne sont pas des chieurs. Ils ont insufflé de la vie dans le coin, tissé des liens.»

A Notre-Dame-des-Landes, à la permanence d’accueil de l’Acipa, la principale association de riverains opposants, Julien Maillard synthétise la situation : «Les "zadistes" ont la capacité et la volonté d’occuper le terrain. Nous, on veut bien parler aux médias. Ça fait une mayonnaise bien compacte !» L’homme déroule ses arguments contre le projet de nouvel aéroport, «inutile et anti-écologique». Et s’avoue «méfiant» quant à la commission de dialogue annoncée par le gouvernement : «Est-ce que ça n’est pas pour noyer le poisson et faire baisser la pression médiatique ?» Même scepticisme chez Gilles Denigot : «Franchement, si c’est pour négocier la quantité d’herbe et d’arbres sur les parkings du futur site, ça ne sert à rien.»

 
 
 
 
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