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13/07/2013

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent" Victor Hugo

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent" Victor Hugo
par Black Fab (Articles), dimanche 14 décembre 2008, 12:52
 

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.


Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans nœud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhovah,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !

00:34 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)

26/11/2011

la fin « D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles

J’ai choisi de reprendre la fin «  D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles. Une sommes de proverbes et de chansons. Tout a fait adapter aux slogan : El pueblo unido jamás será vencido

». Peuple unis, ne sera jamais vaincu

 la photo de Flores Magon.

il n'y a pas de distinction possible entre les guerres offensives et les guerres défensives (...). Il n'y a qu'une seule guerre de libération: celle qui, dans tous les pays est menée par les opprimés contre les oppresseurs, par les exploités contre les exploiteurs. Notre rôle c'est d'appeler les esclaves à la révolte contre leurs maîtres. La propagande et l'action anarchiste doivent s'appliquer avec persévérance à affaiblir et à désagréger les divers Etats, à cultiver l'esprit de révolte et à faire naître le mécontentement dans les peuples et les armées."
Alexandre Shapiro
La liberté et le bien-être sont à la portée de nos mains. Avec le même effort et le même sacrifice
qu'il faut pour nommer un gouvernant, c’est-à-dire un tyran, on peut obtenir l'expropriation des biens que détiennent les riches.
flores magon
 

« Chacun se regarde pleurer

Un chômeur assis sur un trottoir

Un taxi assis dans un boulevard

Un mort

Un autre mort

Un assassin

Un arrosoir

Une hirondelle qui va et vient

Dans un ciel couleur de ciel

Un gros nuage éclate enfin

Ouf

Il ne faut pas se laisser abattre

Il faut se soutenir

Manger

Les mouches lapent

Les petites Hirondelles mangent le pissenlit

La famille la mortadelle

L’assassin une botte de radis

Le chauffeur de taxi aux rendez vous des chauffeurs

Rue Tolbiac

Mange une escalope de cheval

Tout le monde mange sauf les morts

Tout le monde mange

Les pédérastes ( terme dans le poème)… les hirondelles

Les girafes…les colonelles

Tout le monde mange

Sauf le chômeur

Le chomeur qui ne mange pas parce qu’il n’a rien a manger

Il est assis sur le trottoir

Il est fatigué

Depuis le temps qu’il attend que cela change

Il commence a en avoir assez

Soudain il se lèven

Soudain il s’en va

A la recherche des autres

Des autres

Des autres qui mangent pas parce qu’il n’ont rien a manger

Des autres tellement fatigués

Des autres assis sur les trottoirs

Et qui attendent

Qui attendent que cela changent et qui en ont assez

Et qui vont a la recherchent des autres

Tous les autres

Tous les autres fatigués

Fatigués d’attendre

Fatigués

Regardez dit l’hirondelle a ses petits

Ils sont des milliers

Et ils passent la têtes hors du nid

Et regardent les hommes marchaient

S’ils restent bien unis et ensemble

Ils mangeront

Dit l’hirondelle

Mais s’ils se séparent ils creveront

Restez unis

Crient les petits de l’hirondelle

Restez ensemble homme pauvres

Restez unis

Crient les petits

Quelques hommes les entendent

Saluent du poing

Et sourient »

Aussi longtemps que l'homme ne pensera pas par lui-même et ne prendra pas les responsabilités lui incombant, il n'y aura pas de libération totale de la personne humaine."

Buenaventura Durruti


http://www.drapeaunoir.org/espagne/durruti/paz.html

 
Le Drapeau Noir - Biographie de Buenaventura Durruti par Abel Paz
 
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