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07/03/2017

Syrie : mission impossible

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CNT AIT 71 la photo de CNT AIT 71.
 
Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

Après cinq ans de guerre, pourquoi aucune intervention internationale n’a-t-elle arrêté le massacre ? Le point avec lejournaliste Marc Semo. Russia proposed the intra-Syrian negotiations in coordination with Turkey and Iran to reinforce a shaky ceasefire.

 

  "Le front d’Alep est assez représentatif de l’enchevêtrement de groupes armés aux agendas politiques et aux soutiens internationaux divergents" LE MONDE |  

White House every time for approval.

Do talks on Syria serve any purpose?

 

Source: News agencies

 

 
attaque du 19 décembre contre un marché de Noël à Berlin a été revendiquée par Daech, tout comme celle de la veille contre un site touristique de Jordanie.L'organisation djihadiste a par ailleurs profité de l'acharnement de la Russie contre Alep pour reprendre sa progression territoriale en Syrie. Palmyre, « libérée » en mars 2016, est en effet de nouveau entre ses mains. Si les tendances à l'œuvre se confirment en 2017, on doit craindre le pire, entre autres en termes de terrorisme en Europe.L'IMPASSE DE MOSSOUL  Le paradoxe est que la chute d'Alep a favorisé un rapprochement inédit entre la Turquie, la Russie et l'Iran
 
A lire 22 décembre 2016Ce que l'on doit redouter de Daech en 2017

En six ans de guerre, qui ont causé des centaines de milliers de morts, entraîné le départ de quelques 12 millions de déplacés et réfugiés, l'ONU n'a rien su faire pour mettre un terme aux combats. Avec pourtant une quinzaine d'agences, des milliers d'employés et plusieurs milliards d'euros de budger, la présente onusienne au chevet de la Syrie n'a pas réussi à apporter la paix, ni à soulager les populations, ni même à éviter la plus grande crise des réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer cette impuissance ? Grâce à un accès exclusif aux délégations de l'ONU, Anne Poiret a pu suivre une part des négociations auxquelles elles participent. 

C'est la chronique d'un échec annoncé. Le constat d'impuissance d'une organisation internationale pacificatrice, l'ONU, incapable d'interrompre l'effroyable boucherie syrienne. Le fiasco prend ici un visage, celui de Staffan de Mistura, médiateur des Nations unies : pendant plusieurs semaines, la réalisatrice Anne Poiret a pu suivre ce diplomate dans sa mission — impossible — de négociateur. La singularité de son film tient à ce regard inédit porté en coulisses, levant un coin du voile sur un univers de mots pesés et de pas comptés, où les marges de manoeuvre apparaissent étroites, les périphrases et les euphémismes préférables aux condamnations frontales.

Semblable à un pompier armé d'une pipette face à un brasier, Mistura évolue entre équilibrisme prudent et stratégie de joueur d'échecs, composant avec les rouages complexes de l'ONU, les rapports de force entre membres du Conseil de sécurité — Etats-Unis et Russie... Le contraste est cruellement saisissant entre ce monde feutré, ses atermoiements, ses discussions de la dernière chance immanquablement avortées et la violence insoutenable des images du conflit ; entre le temps long de la diplomatie et l'urgence de la situation humanitaire. Le film déroule son récit dans un fatal compte à rebours dont on connaît l'issue : la chute d'Alep est, le 22 décembre dernier. Avant de donner in fine la parole à ceux qui, tel ce médecin réchappé des bombardements de l'hôpital d'Alep, ont vécu l'horreur de l'intérieur. Renvoyant à la communauté internationale l'image terrible de sa passivité

 iAnkara soutient les rebelles mais est associé à Moscou et Téhéran. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, il importe de sortir la tête haute de l’isolement et des impérities diplomatiques qui furent les siennes, lui qui ­assurait, il n’y a pas si longtemps, que les jours de Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. Sa priorité n’est plus de voir le ­tyran de Damas partir, mais d’empêcher l’apparition d’une région autonome kurde dans le nord de la Syrie.
 


Comment imaginé que cette paix honteuse signé par les russes, le régimes syriens, le gouvernements turcs et une partie de l'opposition modérée va faire arrêter ce cycle de violence débuté il y a 5 ans. La situation est revenu au point de départ avec un gouvernement corrompu, dictatorial et meurtrier au pouvoir,  et alors qu'une population bombardée nuit et jours qui a vu sa famille, ses voisins ou amis massacrés dans des bombardements absurdes" et meurtriers, que la moitié de la population sont des réfugiés internes ou externes, que le tissus sociales et familiales a été rompu alors.... ne voudront pas chercher la vengance.... Elle va prendre d'autres formes plus complexes, et donc plus difficile a arrêter.


 
Syrie mission impossible Arte 2017 03 07 20 55 - YouTube

 

 

"Disparus, la guerre invisible de Syrie" | ARTE Info

 
Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions. Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.  La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)
 

de Mistura a par ailleurs convié le gouvernement syrien et les groupes d’opposition à un cinquième cycle de négociations sous l’égide de l’ONU à Genève, le 23 mars.

 
 
 
 
 
Pour les universitaires Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, « La chute annoncée d’Alep est d’abord le résultat de l’isolement croissant d’une insurrection confrontée à la répression sans limites d’un régime bénéficiant de l’appui de forces étrangères » au premier rang desquelles les Etats-Unis qui souhaitent la victoire de Bachar Al-Assad, et de la Turquie, obsédée par la liquidation du PKK. « Rien n’a pu créer le choc moral qui aurait pu sauver Alep, comme si, au désengagement stratégique des Etats occidentaux, répondait l’abandon de nos valeurs », concluent-ils.

Cette alliance de revers, parrainée par la Russie, embarrasse Ankara et ses alliés de l’ASL, et renforce la fragmentation du conflit. 

Soucieuses de bloquer l’avancée de l’armée turque et de ses alliés rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) dans le nord de la Syrie, les milices kurdes syriennes (YPG) ont choisi de s’allier au régime de Damas afin d’empêcher les Turcs de gagner du terrain.

Cette alliance de revers renforce la fragmentation du conflit syrien où de multiples acteurs s’affrontent sur le terrain, au risque de voir s’opposer militairement les deux forces syriennes soutenues par les Etats-Unis – l’ASL et les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe appuyée et formée par les Américains.

 
« Espérons que l’histoire ne lui fera pas payer trop vite et trop cher ces énièmes manquements à ses vieilles ambitions humanistes », analyse le politologue François Burgat qui insiste sur le discrédit des Occidentaux : « la mobilisation kurde d’une part et djihadiste d’autre part ont peu à peu borné leurs agendas syriens respectifs. C’est donc sur l’autel de l’irrédentisme kurde et du djihadisme transnational que la révolution populaire syrienne a été très égoïstement sacrifiée ».

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes. 
 

Une attaque contre les services de sécurité du régime a fait 42 mortsLE MONDE |

Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. 
 
 
Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenica, souligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.
 


 
Editorial du « Monde ». 

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français.

« Une politique d’extermination »

En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. La situation empire chaque jour un peu plus dans la deuxième ville du pays, qui subit les bombardements incessants des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés. L’une des autres guerres, à laquelle ne participent ni Damas ni la Russie, est celle conduite contre lEtat islamique. Là, la coalition que pilote Washington en Syrie marque des points et prépare une offensive contre Rakka, le fief de l’EI. Mais là aussi, c’est le règne des milices pilotées par l’étranger (Turquie, Arabie saoudite etc.). La guerre ne s’arrêtera pas avec la chute d’Alep. Et, ce jeudi 24 novembre, des barils d’explosifs viendront à nouveau tuer et mutiler dans les ruines d’une ville qui fut l’un des joyaux de la région.

 Document: Syrie, "La Guerre sale" de Bachar-El-Assad


 


 
Disparus, la guerre invisible en Syrie Arte 2017 03 07 22 51 - YouTube

 nSyrie: «chambre de torture» selon l'ONU  estimant que le conflit qui entre dans sa septième année est "la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale".

» Lire aussi - Syrie : les violences contre les enfants atteignent des records en 2016

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 60.000 personnes sont mortes en six ans sous la torture ou à cause des terribles conditions de détention dans les prisons du régime. Des enquêteurs de l'ONU ont accusé en février 2016 le régime de Damas d'"extermination" de détenus, affirmant que les morts massives de prisonniers étaient le résultat d'une "politique d'Etat".

 

EDITORIAL A Damas, un « abattoir humain » au cœur de la crise syrienne 44 "Disparus, la guerre invisible de Syrie"

Le royaume hachémite est le seul Etat arabe convié aux négociations sur le cessez-le-feu en Syrie organisées par le Kremlin à Astana, au Kazakhstan. Les postes- frontières jordaniens ne rouvriront pas tant que l’armée régulière syrienne n’aura pas repris le contrôle de ses propres terminaux, a ainsi déclaré le chef d’état-major à la BBC. Et les stages de formation que dispense Amman aux insurgés de la région sud visent à les préparer à combattre l’EI et non les forces pro-Damas, a insisté le général.Deux gages qui contredisent la politique de soutien clandestin à l’insurrection, suivie jusque-là par le royaume

Gérées depuis Amman par le Military Operation Center, une cellule de coordination, placée sous l’égide de l’Agence américaine de renseignement (CIA), ces livraisons ont baissé de volume après le début de l’intervention de Moscou en Syrie, à l’automne 2015. En échange, les bombardements russes ont – relativement – épargné les rebelles du front sud. L’intégration de la Jordanie dans le processus d’Astana pourrait conduire à la fermeture définitive de cette filière d’armement. Ce qui ouvrirait la voie, à moyen terme, à la reconquête de la région de Deraa par les forces gouvernementales. Avec la bénédiction tacite de la Jordanie.

COMPTE RENDU Syrie : le difficile exercice d’équilibre de Recep Tayyip Erdogan Marie Jégo (Istanbul, correspondante),  La Jordanie se rapproche de l’axe Moscou-Damas

Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.


Que reste-t-il comme options aux Occidentaux face à un régime syrien, renforcé par sa victoire annoncée à Alep et soutenu par la Russie et l’Iran ?, s’interroge le chercheur Joseph Bahout.

En perdant Alep, la rébellion se retrouve expulsée de la « Syrie utile », l’axe nord-sud qui relie les principales villes du pays, et risque d’être cantonnée à une guérilla rurale. Le régime triomphe mais il est loin d’avoir retrouvé sa légitimité. Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne - Le Monde

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

La Syrie dit avoir abattu un avion israélien. Un peu plus tôt ce matin, l'armée syrienne a indiqué que quatre avions de chasse israéliens avaient visé dans la nuit une "cible militaire" près la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie.Il s'agit de l'incident le plus sérieux entre les deux pays - toujours formellement en guerre -depuis le début en 2011 du conflit qui ravage la Syrie.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Source: Al Jazeera and news agencies Syria: The Roots of Tyranny - Al Jazeera World

 Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

La guerre n’est pas terminée. Le retour en force de l’organisation Etat islamique (EI) à Palmyre indique combien l’opération de reconquête du régime sera longue. Dans le patchwork d’enclaves encore sous son contrôle, la rébellion compte entre 100 000 et 150 000 hommes en armes. Mais éparpillés, divisés, parfois encerclés, ces combattants sont peu susceptibles de renverser la tendance, favorable à Damas, Moscou et Téhéran.

Le groupe Etat islamique, pourtant absent de la bataille d’Alep, en apparaît comme le principal vainqueur et reprend l’offensive à Palmyre, analyse l’historien Jean-Pierre Filiu. L’historien Jean-Pierre Filiu déplore que la ville syrienne soit toujours sous le contrôle de l’organisation Etat islamique en raison d’un « accord par défaut entre Washington et Moscou ». Soyons clairs résume t'ilc : la chute de Rakka ne règlera pas à elle seule le problème jihadiste en France. Mais tant que Rakka demeure aux mains de Daech, une menace grave pèse sur notre pays. Il est tant d’en tirer enfin toutes les conséquences et de sortir de notre « terrible solitude ». Avant une nouvelle tragédie

 

Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. » 


 
12 jours et 12 nuits à Damas ARTE Documentaire 2017 HD

 

Le Front Fateh al-Cham, ex-Al-Qaïda en Syrie, a revendiqué dimanche le double attentat contre des pèlerins chiites qui a fait 74 morts dans le Vieille ville de Damas."Samedi (...) une double attaque a été menée par deux héros de l'islam (...) au coeur de la capitale Damas, faisant des dizaines de morts et de blessés", a indiqué le groupe jihadiste sunnite dans un communiqué.

» Deux bombes explosent à Damas, Notre décryptage :   L’ex-Front Al-Nosra, pierre d’achoppement des tentatives de trêves 

Tahrir Al-Cham marque des points importants. Il peaufine sa stratégie visant à se présenter comme la seule force efficace face au camp pro-Assad et comme le défenseur numéro un des sunnites, la communauté majoritaire en Syrie, opposée en grande partie au pouvoir.

 A lire Tahrir al Cham.

 

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

 

Daech, paroles de déserteurs - Arte 15 mars 2016 - Video Dailymotion

sculé vers Raqqa .

 

 

 

 Mardi 07 23:50 - 00:45
Daech, paroles de déserteurs
Documentaire

A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en Syrie

La rebellion suite a l'accord russo-turc est en voie d'éclatement, de division : Depuis la chute d'Alep-Est, les combats fratricides se multiplient entre groupes rebelles syriens.

C'est une conséquence de la cuisante défaite subie par les rebelles à Alep-Est fin décembre. Le plus puissant des groupes insurgés non djihadistes, les salafistes d'Ahrar al-Cham, vient de fusionner avec cinq autres factions armées dans leur dernier bastion du nord-ouest de la Syrie. Il s'agit de mieux résister aux attaques que leurs ex-amis du Front Fatah al-Cham, l'ex-branche syrienne d'al-Qaida, ont lancées contre eux après leur évacuation d'Alep-Est, fin décembre. Dans la foulée de leur repli dans la région d'Idlib, où Fatah al-Cham est solidement implanté, celui-ci a accusé certains insurgés d'avoir conspiré pour mieux «isoler» ce groupe classé comme «terroriste» par la communauté internationale.

Les griefs portés par les djihadistes du Front Fatah al-Cham contre les autres rebelles sont nombreux. Ils leur reprochent surtout d'avoir communiqué leurs positions aux Américains

 La région d’Idlib est le théâtre d’une offensive des formations djihadistes regroupées au sein de Tahrir Al-Cham contre les modérés de l’Armée syrienne libre.

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» À Idlib, en Syrie, la guerre est déclarée entre djihadistes et rebellesSyrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

 



 

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» Syrie: l'ONU s'alarme pour les lieux assiégés

Les djihadistes assurent leur emprise sur l’Est syrien en prévision de la chute de Mossoul, leur « capitale » irakienne. Les djihadistes auraient acheminé  des renforts depuis leur « capitale », Rakka.

A Deir ez-Zor, la grande ville de l’est syrien, nichée dans un coude de l’Euphrate, la guerre d’usure qui oppose depuis deux ans et demi les forces loyalistes aux troupes de l’organisation Etat islamique (EI), tourne lentement à l’avantage des djihadistes. Trois semaines après l’attaque surprise qui leur a permis de couper en deux le secteur sous le contrôle du gouvernement, les hommes au drapeau noir consolident leurs positions. Alors que par le passé, leurs percées étaient suivies d’une rapide contre-offensive, cette fois-ci, l’armée régulière et ses supplétifs n’ont pas regagné le terrain perdu.

Malgré le soutien de l’aviation russe, les combattants pro-Damas ne parviennent pas à rétablir la jonction entre la poche de l’aéroport, au sud-est, qui est vitale pour leur ravitaillement, et les quartiers d’habitations d’Al-Joura et Al-Qoussour, au nord-ouest, qui abritent environ 90 000 civils

 

« Capitale bis de l’EI »

« On a l’impression que Daech veut nettoyer le terrain avant la chute programmée de Mossoul [son quartier général en Irak, que les forces de Bagdad sont en train de reconquérir], poursuit Abou Ahmed. Ses troupes qui reculent là-bas pourraient venir se réfugier à Deir ez-Zor, qui deviendrait ainsi la capitale bis de Daech, à côté de Rakka, plus au nord. »

Selon Deirezzor24, un site d’informations local, l’offensive des soldats du « califat » a été facilitée par deux facteurs : l’arrivée de combattants irakiens, très expérimentés, et le butin de guerre saisi à Palmyre, en décembre 2016. Une vidéo diffusée sur Internet, peu après leur reconquête de la cité antique, 200 km à l’ouest de Deir ez-Zor, montrait des djihadistes en train d’ouvrir des caisses remplies de fusils d’assaut, à l’intérieur d’un campement militaire russe évacué à la hâte.

Syrie : mission impossible Créé le mardi 07 mars 2017

 
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Proche-Orient, Syrie, ONU, bataille diplomatique, Russie
 
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Les débats

25/01/2017

Bachar moi ou le chaos

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Alors que la Syrie est en proie à une guerre sanglante qui dure depuis plus de cinq ans, ce documentaire dresse le portrait de l'homme fort de ce pays : Bachar el-Assad. Quel est le parcours de cet homme qui tient une part du destin mondial entre ses mains ? Daech, le djihadisme international, le chaos au Moyen-Orient, la crise des réfugiés : tous ces défis convergent pour partie vers Damas. Bachar est d'abord le produit d'un clan, les Assad. Cette famille rappelle d'autres dynasties terribles comme les Kadhafi ou les Hussein, Tout à leur volonté de survie politique et d'emprise sur leur pays. Bachar a un seul but : perpétuer son implacable pouvoir et celui de son clan sur la Syrie.


 
Bachar moi ou le chaos

« Quand nous serons sûrs que le cessez-le-feu sera effectif, alors nous pourrons passer à une autre étape », a déclaré Mohamed Allouche, le chef de la délégation rebelle forte d'une cinquantaine de membres en tout, très irrité par « l'arrogance » du représentant du régime syrien, Bachar Jaafari, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, qui venait de désigner ses interlocuteurs comme des « bandes terroristes »
 
« Les Russes ont toujours du mal à comprendre qu'il faut gagner les cœurs, mais les opposants, même s'ils ont reçu un grand coup sur la tête avec la perte d'Alep, restent déterminés, et la guerre peut continuer », observe le diplomate européen. « Le risque, poursuit-il, c'est que l'on cherche à imposer aux groupes armés un accord bancal qui serait ensuite avalisé par le Conseil de sécurité, comme Moscou aime le faire », ajoute-t-il.
Les pourparlers, qui doivent reprendre à Genève, le 8 février, restent suspendus à l'issue des discussions d'Astana, qui devaient reprendre mardi en milieu de matinée.

#MOE - "Bachar Al-Assad, un personnage manipulateur et brutal" (Antoine Vitkine)

 

 

A lire La collusion avec les djihadistes - Bachar moi ou le chaos - Dailymotion

Les pourparlers d’Astana sur le conflit syrien ravivent les combats entre groupes rebelles

Si le cessez-le-feu « officiel » est censé être consolidé, les affrontements se sont intensifiés entre rebelles modérés et djihadistes.LE MONDE |

Les pourparlers d’Astana (Kazakhstan) sur la Syrie, coorganisés par la Russie et la Turquie, se sont achevés mardi 24 janvier sur un double résultat : le premier, d’ordre diplomatique, est la déclaration, dans laquelle ces deux pays, ainsi que l’Iran, s’engagent à consolider le fragile cessez-le-feu décrété fin décembre, dans la foulée de la reprise d’Alep-Est par les forces gouvernementales.

Le second, d’ordre militaire, est la reprise des affrontements entre rebelles modérés et djihadistes, dans les provinces d’Idlib et d’Alep, au nord-ouest, et leur brusque intensification, à un niveau jamais vu depuis trois ans. C’est l’une des règles tacites de la crise syrienne : à chaque fois que les combats entre insurgés et loyalistes baissent d’intensité, les hostilités à l’intérieur du camp anti-Assad repartent à la hausse.

L’escalade a débuté lundi 23 janvier, lorsque le front Fatah Al-Cham, l’ex-front Al-Nosra, classé terroriste en Occident – même s’il affirme avoir rompu ses liens avec Al-Qaida, a encerclé une base de Jaïch Al-Moudjahidin, un groupe labellisé Armée syrienne libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection, à l’ouest d’Alep. Dans les heures qui ont suivi, d’autres brigades d’inspiration islamiste ou nationaliste, ont fait l’objet d’attaques des djihadistes, comme Suqqur Al-Cham et Jabha Chamiya, deux unités représentées à Astana.

Au bout de 24 heures, par le jeu des alliances, plus d’une dizaine de localités étaient le théâtre de batailles opposant Fatah Al-Sham et ses satellites (Jund Al-Aqsa, Noureddine Al-Zinki, Liwa Al-Haqq)
 
Bachar, moi ou le chaos

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Syrie: 5 ans plus tard, Paul Moreira retrouve Ali
 


Syrie la révolution confisquée
 

 

 
Syrie : la révolution confisquée ? | ARTE Info

COMPTE RENDU
TV : « Syrie, la révolution confisquée »
 Christophe Ayad


la publication de Kedistan.

Homs, chronique d'une révolteQuoi encore, la Syrie ?Un ennieme sommet syrien


Syrie : la révolution confisquée ?
 Créé le samedi 14 janvier 2017

Les débats

 

11/09/2016

fragile le cessez-le-feu

n

Bonjour !

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 
 
Here is a closer look at the truce deal set to begin on Monday http://aje.io/4bmf , UPDATE: The death toll from today's air strikes in Idlib and Aleppo now stands above 80 http://aje.io/4yha "A violation by the regime should be met with a perhaps military response," said the HNC's Bassma Kodmani http://aje.io/8qmm
 
 
"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre."Winston Churchill  Déclaration à Chamberlain propos des Accords de Munich :  - Discours du Président Edouard Daladier au Bourget le 1er octobre 1938,
 
L'accord de Munich (1938) Seconde Guerre Mondiale Les Accords de Munich. 2000 ans d'histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Jean-Pierre Azéma (historien). 15.01.2009 Les jeux d'Hitler Une relecture bien salutaire pour voir les lâchetés, les complaisances des diplomaties occidentales, américaine, russes, syrienne et chinoise....
 
L'impuissance et / ou lâcheté des occidentaux associé aux cynisme et à l'esprit de conquête des Russes a radicalisé une opposition syrienne qui se sent abandonné par les diplomatie et par peur de mourir de faim, de froid, sous les bombes  et de maladie sous les sièges impitoyable du régime syrien se tourne vers les djihadistes comme dernier recours.  En derniers recours, l'externalisation du conflit syriens des américains qui se désengagent vers la Russie va faire le jeux des plus radicaux, dont l'ex Front Al Nosra et Daesch qui devraient sortir grand vainqueur de cette impasse politique, militaire et diplomatique.
 
 
A Luxembourg, l’Europe sanctionne des officiels syriens, pas la Russie

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis lundi, estiment que « le fait de viser délibérément » des hôpitaux, des écoles et des infrastructures essentielles pourrait « équivaloir à des crimes de guerre. En désaccord sur d’éventuelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans les bombardements meurtriers d’Alep, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, lundi 17 octobre, ont, en revanche, approuvé le principe de nouvelles mesures restrictives contre « des individus et des entités » qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad. Avec le faible espoir - faute de conviction - qu’une telle mesure servira à quelque chose. 

Un précédent accord qui n'a pas tenu plus d'une semaine

Le régime syrien approuve l'accord de trêve russo-américain qui doit entrer en vigueur lundi entre régime et rebelles, a rapporté l'agence officielle Sana, citant des "sources informées". 

"Le gouvernement syrien a approuvé l'accord russo-américain (...) dont l'un des objectifs est de parvenir à une solution politique à la crise en Syrie", a indiqué l'agence, précisant qu'il "y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires".

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, dont les pays soutiennent des camps adverses en Syrie, ont annoncé vendredi soir cet accord sur une trêve qui doit débuter lundi dans ce pays déchiré par cinq ans de guerre.  Le début de la trêve coïncidera avec l'Aïd el-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice.

L’accord sur la Syrie scellé à Genève entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est semé d’embûches. Son annonce surprise, au milieu de la nuit, a suscité sur les réseaux sociaux un flot de commentaires sceptiques, voire cyniques. « Personne ne sera dupé par sept jours de calme. Les Syriens ont besoin d’une paix de longue durée et d’une véritable transition politique pour se sentir concernés », a écrit Kenan Rahmani, une figure de la twittosphère anti-Assad.

Le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine

La déclaration finale dit aussi que « le fait de viser délibérément des hôpitaux, le personnel médical, des écoles et des infrastructures essentielles, ainsi que l’utilisation de barils d’explosif, de bombes à fragmentation et d’armes chimiques, pourraient équivaloir à des crimes de guerre » Des propos maintes fois répétés alors que c’est un constat « glaçant », selon la formule du ministre belge Didier Reynders, qui a, en réalité, été dressé : l’action diplomatique touche peut-être à ses limites face à la catastrophe humanitaire et à la volonté de Damas et de ses alliés de changer radicalement la donne sur le terrain.
La grande crainte des Occidentaux étant que leur but soit de faire à tout prix tomber la ville, ce qui pourrait n’être qu’une question de semaines, selon Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies, présent à la réunion de Luxembourg. Des officiels européens dressent même le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine, ce qui représenterait le premier défi majeur pour celle, ou celui, qui succédera à Barack Obama.
En savoir plus ( Le Monde)  s

 

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé ce lundi qu'ils suspendaient toute discussion liée aux pouparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux "violations" par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours.

"Ces violatons se poursuivant, les factions rebelles annoncent (...) le gel de toute discussion liée aux négociations d'Astana", ont-ils indiqué dans un communiqué, en référence aux pourparlers de paix que doivent parrainer fin janvier au Kazakhstan la Russie, alliée du régime de Damas et la Turquie, soutien de la rébellion.

LIRE AUSSI :
» Quel nouveau monde après la chute d'Alep ?

Cinq ans et demi de guerre tous azimuts entre une multitude d’acteurs aux intérêts contraires ont produit sur le terrain un tel chaos qu’on voit mal comment de simples documents diplomatiques, élaborés dans le secret d’un salon genevois, pourraient ramener le calme en Syrie. Le précédent cessez-le-feu, conclu par les deux hommes en février, avait été violé quasi immédiatement, et s’était définitivement effondré après un mois, sous les coups conjugués des troupes loyalistes, pro-Assad et des djihadistes du Front Al-Nosra, la branche locale d’Al-Qaida

 La grande ville martyre du nord du pays, dont les 300 000 habitants des quartiers orientaux, aux mains de la rébellion, sont bombardés depuis quatre ans, est un parfait concentré du maelström syrien. Dans cette métropole s’enchevêtrent toutes les dimensions de cette guerre inextricable, à la fois nationale (l’insurrection anti-Assad), régionale (l’Iran rival de lArabie saoudite et de laTurquie) et internationale (l’antagonisme Etats-Unis - Russie).

« Alep est la clé, le levier, témoigne Sinan Hatahet, analyste au think tank Omran, basé à Istanbul. Si le cessez-le-feu fonctionne là-bas, il fonctionnera sur tout le territoire. Et s’il doit s’effondrer, c’est d’abord là que cela se produira. »

Eight-hour pause in fighting announced for later this week as EU says assault on Syrian city could amount to war crimes. source Al Jazeera

"The latest assessment from the aid agencies [however] is that 12 hours is needed so work is needed to find common ground."

More peace talks over Syria, but can they end the war?

 

More than 430 people have been killed in bombardment on the eastern half since the government announced its offensive to retake Aleppo on September 22, the SOHR said.

Another 82 people have died in rebel fire on government-held neighbourhoods in the west.

Further west in Aleppo province, Russian raids killed 23 people in the village of Uwaijal on Monday, said the SOHR.

 

Démilitarisation de la route du Castello

Les chances d’un apaisement de longue durée paraissent minimes. Certes, aucun acteur, hormis les djihadistes du Front Fatah Al-Cham – l’ex-Front Al-Nosra, qui dit avoir rompu ses liens avec Al-Qaida mais reste considéré par Moscou et Washington comme un groupe terroriste –, ne s’est permis de dire ouvertement non au secrétaire d’Etat américain John Kerry et au ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les concepteurs du projet de trêve négocié à Genève. Mais les communiqués publiés depuis son annonce sont remplis au mieux d’arrière-pensées, au pire de critiques en forme de rejet inavoué

« Un piège militaire destiné à nous tuer encore plus »

Echaudés par l’échec d’une précédente trêve, en février, instantanément violée par les avions du régime, les rebelles déplorent l’absence de mécanismes de sanctions en cas de non-respect des clauses du nouvel arrangement. C’est un « piège militaire destiné à nous tuer encore plus », a vitupéré sur Twitter Ahmed Al-Saoud, le commandant de la Division 13, un groupe estampillé ASL.

 

Selon Al Jazeera "Air strikes killed more than 80 people in rebel-held areas of Idlib and Aleppo on Saturday, just hours after Russia and the US announced a deal intended to put a stop to more than five years of fighting"

Ce qui est sur c'est qu'il y a un exces de violence dans une guerre particulièrement meutrière. Chacun essayant d'engranger le plus de victoire avant un ennieme cessé le feu

 « Si le cessez-le-feu avait été annoncé quand la route de Ramoussah était encore ouverte, il n’y aurait pas eu toutes ces hésitations, analyse Mohamed Kanjo, du centre d’études Orient, basé à Gaziantep, en Turquie. Pour les rebelles, accepter la trêve, cela équivaut à donner Alep au régime. » « Tout le monde va parier sans le dire sur l’échec de cet accord, côté régime comme côté opposition », prédit l’analyste Sinan Hatahet, qui ne croit pas que le gouvernement turc lâchera les rebelles : « Même s’il donne la priorité à son combat contre l’EI et les Kurdes, Ankara garde une marge de manœuvre. »

Après une possible accalmie de quelques jours, le risque est donc grand que le front de Ramoussah s’embrase de nouveau. Le président syrien Bachar Al-Assad, qui clame son intention derétablir son pouvoir sur l’ensemble du territoire, ne peut pas laisser la deuxième ville du pays lui échapper. Sans la reprendre, il ne pourra jamais revendiquer la victoire. Quant aux rebelles, ils jouent leur survie. Une expulsion de la partie est d’Alep réduirait leur mouvement à une simple guérilla dispersée dans quelques poches rurales. Et leur ferait perdre, lentement mais sûrement, l’oreille de la communauté internationale.

CONVERGENCE Le sort du cessez-le-feu en Syrie se joue à AleLE MONDE |

Syrie : l’appel d’Hollande, le silence d’Obama

Pour le dernier discours de leurs mandats respectifs aux Nations unies, les chefs d’Etat français et américain ont marqué leurs différences d’approche du conflit syrien.

« Ambiance dramatique »

Mais même si la diplomatie française compte évoquer cette question lors des discussions au Conseil de sécurité, elle n’est, pour le moment, guère suivie. Tout est bloqué, Moscou continuant d’appuyer Damas envers et contre tout. « Ce serait pourtant dans l’intérêt même de la Russie de faire pression sur le régime, car son soutien ne permettra pas la reconquête de la Syrie, mais va précipiter sa partition et un chaos encore plus grand », a dit le président français.

Impasse totale

Le Français, qui s’adressait là à ses pairs pour la dernière fois de son quinquennat, a, lui, lancé un vibrant appel afin que « cette tragédie ne reste pas comme une honte pour la communauté internationale »« Ce sont les Nations unies qui ont été frappées, mais cela n’a eu aucune conséquence, c’est une nouvelle illustration de la faiblesse totale de la communauté internationale », a déploré Riyad Hijab, le coordinateur du Haut Conseil des négociations, principal représentant de l’opposition syrienne.

Syrie : les quartiers d’Alep-Ouest sous le feu de l’artillerie rebelle

Une cinquantaine de civils ont péri dans la partie gouvernementale de la ville, dans une attaque que la Coalition nationale syrienne refuse de condamner.


De la guerre, les habitants des quartiers ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, n’ont longtemps vu que les colonnes de fumée, s’élevant sur l’autre moitié de la ville, pilonnée par l’aviation syrienne ou russe. La majorité d’entre eux, en dehors d’accès de tension passagers, dus à un tir de mortier ou de sniper, n’étaient affectés qu’indirectement par le conflit. Mais depuis le lancement de l’offensive rebelle visant à briser le siège des quartiers est, vendredi 28 octobre, Alep-Ouest est entré de plain-pied dans la guerre.

L’offensive est orchestrée par lArmée de la conquête, une coalition du Front Fatah Al-Cham (ex-Front Al-Nosra), lié à Al-Qaida, et Ahrar Al-Cham, un puissant groupe salafiste. Plusieurs factions de l’Armée syrienne libre (ASL), la branche dite « modérée » de l’insurrection, participent elles aussi aux combats. Au mois d’août, lors d’une première tentative destinée à casser l’encerclement des quartiers est, les assaillants avaient porté leur attaque sur le secteur de Ramoussah, une zone relativement dépeuplée, au sud de la ville, distante d’à peine 5 km des rebelles.

Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, s’est dit « horrifié et choqué » par le bilan de cette attaque à l’artillerie lourde

Cette fois-ci, dans l’espoir de prendre ses adversaires à contre-pied, l’Armée de la conquête a ciblé des quartiers plus éloignés, Dahyat Al-Assad et Hamdaniya, sur le flanc sud-ouest de la ville. Durant les deux premières années de la guerre à Alep, déclenchée par la conquête des quartiers Est par les insurgés en 2012, la situation à l’ouest est restée relativement calme. Des mortiers artisanaux et des bonbonnes de gaz bourrées d’explosifs ont commencé à s’abattre sur ces districts à partir de 2013, de façon sporadique, puis plus régulière, causant un nombre croissant de victimes.

Tirs plus soutenus et meurtriers

Au début de cette année, les tirs sur l’ouest sont devenus plus soutenus et meurtriers, parallèlement à l’intensification des raids aériens sur l’est. Aux mois de février, mai et septembre, de violentes salves de mortiers et de roquettes se sont écrasées sur les quartiers tenus par l’armée, sans faire toutefois autant de victimes que les bombardements des Soukhoï russes, au pouvoir de destruction incomparablement supérieur.

« Les responsables de ces tirs pensent qu’ils mettent le régime sous pression, explique Bassel Al-Junaidy, un analyste syrien basé à Gaziantep, dans le sud de la Turquie. On a tenté de les raisonner. Mais dans le contexte actuel, avec la pluie de bombes larguées par les Russes, plus personne ne nous écoute. »

Les derniers scrupules des rebelles ont été balayés par la pression du siège de leurs quartiers. La peur d’une lente agonie, comme celle qu’ont connue Daraya et Mouadhamiya, des banlieues de Damas, asphyxiées pendant quatre ans, avant que leurs défenseurs ne finissent par baisser les armes. « Si vous étiez à la place des civils d’Alep [Est], tenaillés par la faim et bombardés par un régime criminel, vous aussi vous brandiriez le drapeau des djihadistes, clame Modar Shekho, un infirmier des quartiers Est joint par WhatsApp. Les gens soutiennent ceux qui les soutiennent. »

Interrogé par Le Monde, Abdelahad Astepho, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale plate-forme politique anti-Assad, a assuré « condamner toutes les morts de civils, quelle qu’en soit l’origine ». Mardi soir, le site Internet de la CNS ne contenait cependant aucune désapprobation officielle des tirs de missiles Grad sur Hamdaniya et Dahyat Al-Assad. Dans un communiqué, son président, Anas Al-Abdah, applaudissait au contraire les « valeureux combattants d’Alep ». Source Le Monde 

Pour Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris) sur son blog En Syrie, Poutine veut miser sur la carte djihadiste POST DE BLOG L’enlisement de la campagne russe en Syrie amène Poutine à miser de plus en plus sur la carte jihadiste, quitte à en exagérer la menace. Vladimir Poutine est contraint d’admettre qu’il n’a atteint aucun de ses objectifs de guerre en Syrie, et ce malgré l’extrême violence des bombardements qu’il a ordonnés sur Alep-Est. Les quelque 250.000 habitants de ces quartiers contrôlés par les forces révolutionnaires ont refusé l’offre russe d’évacuation « humanitaire ». Et une coalition insurgée tente même, à partir de la province d’Idlib, de briser le siège d’Alep-Est, comme elle avait pu le faire brièvement en août dernier.

SAUVER ALEP POUR SAUVER LA SYRIE OU POUR SAUVER ASSAD ?

La campagne aérienne menée durant de longues semaines par la Russie contre Alep-Est et ses alentours a été d’une intensité sans précédent, avec ciblage systématique d’institutions civiles, scolaires et médicales. Le débat sur de tels crimes de guerre n’est pas prêt d’être clos. Mais un simple regard sur la carte ci-dessus des frappes russes les plus récentes prouve qu’elles ont épargné le territoire contrôlé par Daech (en zone grise sur ce document établi par l’Institute for the Study of War de Washington).



 ENTRE WASHINGTON ET MOSCOU AU PROFIT DE DAECH

. Dans l’intervalle, les Etats-Unis se bornent à remporter des « victoires » en trompe-l’œil, dont le coût exorbitant pour la population civile (arabe et sunnite) alimente la propagande et le recrutement de Daech.

 Et d’affirmer ( Riyad Hijab ) que « les Russes poursuivent toujours la même stratégie et instrumentalisent les résolutions du Conseil de sécurité, les accords de cessez-le-feu et le processus de Genève pour consolider les positions du régime sur le terrain ».

Comme si cette politique n’était pas assez désastreuse, Washington est en passe de se rallier aux objectifs de guerre de Moscou en Syrie. L’administration Poutine n’a pas reculé devant plusieurs épreuves de force sur le terrain, avec même bombardements de positions américaines, pour imposer ses vues à la Maison Blanche. Une officialisation de la coopération russo-américaine n’aurait qu’un effet limité dans la lutte à court terme contre Daech. Elle serait en revanche catastrophique pour les forces révolutionnaires, ainsi sommées, comme dans Alep encerclé, de se rallier aux djihadistes, de capituler devant Assad ou de périr, moins dans les combats que dans d’impitoyables sièges.

Rappelons que ces mêmes révolutionnaires d’Alep, aujourd’hui menacés de liquidation, avaient dès janvier 2014 libéré leur ville de l’emprise de Daech. La convergence entre Moscou et Washington en Syrie vise donc pratiquement à détruire cette troisième voie entre Assad et Daech, pour le plus grand bénéfice de l’organisation djihadiste. Alep-Est avait été « libérée » de Daech, dès janvier 2014, par ces mêmes forces révolutionnaires sur lesquelles s’acharne aujourd’hui la Russie. En outre, la victoire majeure remportée contre Daech ces dernières semaines par des milices syriennes, soutenues par la Turquie, permet enfin de clore le corridor de passage des terroristes depuis le Jihadistan vers l’Europe. Donc, non seulement la Russie bombarde les alliés potentiellement les plus solides dans la lutte contre Daech, mais elle ne contribue en rien aux succès remportés contre les partisans de Baghdadi à quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau de ses propres positions.

Un tel cessez-le-feu doit se fonder sur l’échec avéré de toutes les options militaires suivies par les uns comme par les autres. Et s’appuyer sur une forme de « paix des braves » entre Syriens de l’Est comme de l’Ouest de la ville. Il faut neutraliser toutes les interventions extérieures, celles de la Russie, de l’Iran et de ses milices affidées au profit d’Assad, mais aussi celle des jihadistes étrangers du côté insurgé (la contre-offensive rebelle a été ouverte, le 28 octobre, par un triple attentat-suicide perpétré par des jihadistes de nationalité saoudienne, égyptienne et turque).

Alep doit être sauvé. A tout prix. Et maintenant.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place : Bastille Day  - YouTube cf Le MONDE SOUS SURVEILLANCE / , Le MONDE SOUS SURVEILLANCE Par Enkolo dans Accueil le

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
 

"Russia has made it clear that this

 
 

Sources :

Comme le lancement du programme Apollo vers la Lune en 1961, l'idée de "Mars" donnerait au moins à l'humanité un cap mobilisateur positif.
 

nTrafic d'art -Créé le mardi 06 septembre 2016"Voyage en barbarie"Créé le samedi 03 septembre 2016 , Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016 2, Au nom du Temple Créé le lundi 15 août 2016 11:15, Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! Créé le jeudi 28 juillet 2016, Combattants solitaires de DaeschCréé le lundi 04 juillet 2016

Au Coeur De La Maison Blanche Barack ObamaCréé le lundi 18 juillet 2016

 
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