04.02.2012
« L'illogisme » de Goldman Sachs
« L'illogisme » de Goldman Sachs
le 15 novembre 2011, les analystes de Goldman Sachs ont préconisé à leurs clients de se délester des actions du London Stock Exchange (LSE), en raison de la vulnérabilité de sa chambre de compensation, Cassa di compensazione e garanzia (héritée du rachat de Borsa Italia en 2007), à la crise souveraine italienne. « Leur recommandation de vente, sur la base d'une injection de liquidités massives et imminentes par la Banque centrale européenne, me paraît être basée sur un illogisme, ou une double contradiction, qui ne tient pas compte de l'effet positif de cette initiative sur la confiance dans les marchés, et le profit qu'en tireraient nos métiers traditionnels », relève Xavier Rolet, lui-même ancien banquier de... Goldman Sachs ( articles publiés dans le Monde ) .
- Pour Goldman Sachs, la restructuration de la dette grecque va renforcer l'euro
- Chez Goldman Sachs, le bénéfice chute davantage que les rémunérations et bonus divers
- Goldman Sachs, le bénéfice chute davantage que les rémunérations et bonus divers

La néolibéralisme ( finance) mondialisée que je pense nous combattons tous. « Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) ..... »
Ce qui m'intéressait, c'était d'essayer de montrer comment un système fondé sur la liberté pouvait devenir totalitaire. Les totalitarismes récents, comme le communisme, étaient fondés sur la norme, la contrainte, l'interdiction. Mais notre période de prospérité et de liberté pourrait bien aboutir elle aussi à la soumission totale et surtout à l'aliénation totale : aucun dirigeant globalien n'a de prise sur le destin de son pays, sauf le petit groupe de très grands patrons qui détient les vrais pouvoirs.
Un exemple : Goldman Sachs :
- Manipulation des cours
- Plan a travers l'Europe pour imposer ces 4 volontés
- Perte de la souveraineté des peuples
- En cheville avec les lobbies financiers et autres
- 25/01 « L'illogisme » de Goldman Sachs - le monde
Le 15 novembre 2011, les analystes de Goldman Sachs ont préconisé à leurs clients de se délester des actions du London Stock Exchange (LSE), en raison de la vulnérabilité de sa chambre de compensation, Cassa di compensazione e garanzia (héritée du rachat de Borsa Italia en 2007), à la crise
Goldmans Sachs a vendre ! - Citizen Khane
Depuis quelques temps, des articles passaient inaperçu dans la presse : les difficultés et les manipulations des Cours de Goldman Sachs : « Pour une fois, nous sommes d'accord avec les initiés de Goldman Sachs. L'action de l'entreprise est à la vente.
Certes, les initiés n'ont pas exactement dit que leur action est à la vente mais ils n'en ont pas eu besoin. Leur comportement est assez éloquent. La semaine dernière, neuf d'entre eux se sont débarrassés de leurs actions aussi vite que la loi le leur permettait.
Nous posons alors la question : « pourquoi l'action Goldman est-elle une action "à acheter" à 171 $ pour les actionnaires, mais "à vendre" pour certains initiés à 107 $ l'action ? Il y a quelque chose qui sent mauvais dans cette affaire... qu'il serait intéressant de décortiquer pour trouver la source de la puanteur... »
- Des chiffres inquiétants
- Ce dernier rapport trimestriel affirme une tendance inquiétante qui se dessine depuis trois ans. « Le bénéfice net de Goldman sur l'année entière a atteint la somme record ».
- Reflétant cette tendance à la baisse des bénéfices, le cours de l'action Goldman a plongé de son plus haut à 192 $ en 2009 à sa cotation actuelle de 111. « ».
- De façon étrange, pires sont les performances de Goldman, plus l'entreprise ne rachète ses propres actions en masse. En 2009 et 2010, Goldman a consacré 71% de son revenu net au rachat de ses actions. Mais l'année dernière, elle y a consacré le pourcentage exorbitant de 264%. Même sans prendre en compte le rachat de l'action préférée de Warren Buffett, Goldman a encore affecté 140% de son revenu net à racheter ses propres actions l'année dernière -- le double du taux de 2009-2010.
- En outre, Goldman n'a pas racheté ses actions de manière très opportune -- c'est-à-dire à un prix "intéressant". « . N'est-il pas un peu étrange que cette entreprise de Wall Street, censée être constituée de génies, n'ait pas pu acquérir ses propres actions mieux que ne le ferait un investisseur amateur ?
"L'investissement" de Goldman dans ses propres actions a peut-être été exécuté avec tant de négligence et si peu de profit (jusqu'à présent) parce qu'en réalité il ne s'agit pas ici d'investir mais plutôt de hisser l'action à un niveau qui récompenserait les associés de l'entreprise, bardés d'actions ».
J' y reviendrons...
La dette de la France: Le rapport confidentiel de Goldman Sachs
16:42 Publié dans spéculations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2012
Tant qu'il y aura de l'argent...
Je ne vois qu'un mot pour définir ce qu'il se passe en ce moment sur le marché des matières premières : euphorie, folie, , soumission des peuples par la malédiction de l’or noir et de l’argent : Tant qu'il y aura de l'argent. Source Slate, tanquil... Hors Contrôle - Luttes d'hier et d'aujourdhui.
. Cette euphorie, folie, est construite en partie sur une illusion. Ou plutôt sur des mirages. Deux pour être exact :
- Le premier mirage est américain.
"La baisse du taux de chômage officiel américain continue d'alimenter la spéculation sur une éventuelle reprise américaine. Optimisme soutenu par le redémarrage de la production industrielle, qui a atteint son plus haut niveau depuis un an".
- Le deuxième mirage est chinois.
« Cette semaine, nous observons le double effet kiss kool des chiffres de la croissance chinoise. Après avoir permis d'atténuer l'annonce de la dégradation de neuf pays européens par S&P, la publication de chiffres sur la croissance chinoise meilleurs qu'attendus ont permis de gonfler le marché des métaux ».
Aux Etats-Unis comme en Chine, l'enthousiasme paraît cependant démesuré.
« Il n'y a que les pays européens qui peuvent imaginer sortir de la crise avec 8% de chômage. Aux Etats-Unis, ce chiffre est encore synonyme de crise. En Chine, la croissance de 9,2% en 2011 a renforcé l'hypothèse d'un scénario en soft landing ( définition : attrerissage en douceur, video), . Pourtant, nous sommes encore en plein atterrissage ».
« Ce scepticisme est bien résumé par Bart Melek, chef du département Stratégie matières premières chez TD Securities, un consultant financier. Pour cet analyste, le rally des marchés "défie la gravité et défie les défaitistes".
Les métaux en pleine forme. « Les bons indicateurs en Chine et aux Etats-Unis se sont conjugués à un fléchissement momentané du dollar pour soutenir les métaux. Ainsi tout a concouru pour permettre aux métaux de continuer sur leur lancée positive du début d'année ». Le cuivre en particulier a continué sur sa lancée de la semaine dernière. Le zinc et le nickel ont également franchi un cap. Tous les deux ont dépassé leur seuil psychologique 2 000 $ et 20 000 $ ».
Riyad veut boucher le trou de la Sécu
Logique libérale grrr !!: » Cette semaine, c'est l'Arabie Saoudite qui a inquiété les économies du monde entier.
Pourquoi ; Car Riyad a annoncé avoir besoin d'un baril à 100 $ pour financer les 125 milliards que le pays a l'intention de dépenser en infrastructures et programmes sociaux. Riyad a besoin d'acheter la paix sociale, et le coût de cette "Pax Saudia" vient d'augmenter après les printemps arabes. (dans A lire : Pétrole: pourquoi cette guerre entre pays de l'Opep ? « L’accord secret qui existait depuis 50 ans entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, et qui consistait à assurer la protection de l’Arabie. Saoudite en contrepartie d’un pétrole bon marché, a volé en éclats avec le «printemps arabe »). C’est la politique du bâton et de la carotte face a la colère légitime : La révolte gronde aussi en Arabie saoudite | Slate. Raisons : 1- Une région riche, surtout en chômeurs : « Si l'Arabie saoudite est effectivement riche, une grande part de sa jeunesse peine à trouver du travail, que ce soit dans le secteur public ou privé- mais ne fournit pas d'emplois aux milliers de diplômés qui sortent chaque année de l’université. Des scandales bâillonnés. Le pétrole n'est plus le moyen de contrôle de la situation, Révolte virtuelle pour représailles réelles, Des tentatives d'apaisement qui ne suffisent plus mesures sociales)
Ainsi, Riyad a gravé dans le marbre les prévisions d'un baril cher en 2012. Le baril pourrait même dépasser le prix moyen annuel de 2011, selon Goldman Sachs.
C'est en particulier le WTI, le baril à New York, qui pourrait augmenter, alors que les stocks à Cushing, le gigantesque réservoir américain de l'Oklahoma, se vident rapidement.
L'Agence de l'énergie américaine (EIA) a annoncé que les stocks américains de pétrole ont baissé de 3,4 millions de barils. Les marchés s'attendaient à une hausse des stocks.
A lire : Tunisie : « Toute révolution subit des tentatives de contre-révolution » surRiad Ben Fadhel – Wordpress, A BAS L'ARGENT | Facebook, , Hors Contrôle - Luttes d'hier et d'aujourdhui (clique ici), enjeux pétrole en Lybie, Pétrole et gaz de schiste, une guerre pour 2012 – 1er blog,
17:34 Publié dans International, spéculations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : spéculation, internationale, pétrole, iran, etats unis, arabie saoudite, euphorie, folie, soumission des peuples par la malédiction de l’or noir, l’agence américaine d’information sur l’Énergie (eia), goldman sachs
04.01.2012
Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ...
Cher _e_s lecteurs/ lectrices,
Le système capitaliste, c’est comme des poupées russes, sauf qu'au lieu des poupées c'est un monstre qui en sort Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... Les deux courtes séquences audio disponibles en libre accès ci-dessous Notre dépendance absolue envers le système bancaire – plusconscient.net ( et mon post ) illustrent très concrètement le rôle vital du système bancaire pour le fonctionnement de l'économie et, de manière plus large, pour l'ensemble des sociétés qui ont dépassé le stade du troc, mais c’est devenu une sorte de marchandage perfectionner, ,immorale absurdes si ce n’était pas si con.En effet ce capitalisme souffre d’une crise de la valorisation qui date de la période précédente.
Le capital a réussi à restaurer son taux de profit Le problème c’est que c’est un tour de passe passe, parce qu’il y a un autre facteur dans le fonctionnement du capitalisme : celui des débouchés "
J'ai décidé de traiter dans mon p un post (Considérez cet post comme mon cadeau afin de sensibiliser et de mobiliser). traitant du pétrole. avec l'or a suscité autant d’envie de la part des investisseurs. «
». .
« Ces deux matières ont effectivement focalisé l'attention, tant par leur importance économique que par l'amplitude de leur cours. Il y a un an, peu de gens imaginaient voir une once au-dessus des 1 900 $, comme peu de gens anticipaient que 2011 serait l'année du baril le plus cher de l'histoire Et cette fièvre de l'or et du pétrole n'est pas prête de retomber. Les cours de 2012 font déjà l'objet de nombreuses analyses et anticipations . un fléchissement du Brent en début d'année, du fait du ralentissement en Europe et Chine, signifie que les cours devraient rapidement reprendre des couleurs».
Car à moyen terme, nous sommes rentrés dans une ère de pétrole cher. Le baril ne redescendra plus en dessous des 40 $, c'est désormais une évidence. C'est pourquoi les compagnies pétrolières explorent désormais tous les recoins de la planète. Les derniers barils de pétrole se vendront une fortune.
Une des théories en vogue dans le domaine des pétroliers m'a particulièrement intéressé ces derniers temps. Les majors ont mis sur pied la théorie du "Miroir de l'Atlantique" ( voir doc PDF). Fabuleuse théorie,! En jeu, des milliards de barils de pétrole.
J'ai ainsi décidé de vous donner les clefs pour tirer parti de cette passionnante théorie.
I - Le Brésil subvient à ses besoins en pétrole depuis 2006.
Avec 1,93 million de barils de brut produits par jour, soit l'équivalent de la production du Koweït, Brasilia est désormais auto-suffisant. L'exploit est particulièrement impressionnant quand on sait que Brasilia importait jusqu'à il y a peu 80% de son pétrole. L'exploit a été permis par une spécialisation dans l'offshore profond. Cette spécialisation du géant brésilien Petrobras lui a ainsi permis de forer jusqu'à 4 000 mètres de profondeurs. La compagnie a ainsi pu percer le fameux pre-salt, une importante couche de sel.
Aujourd'hui, les géologues se demandent si cette formation géologique ne se retrouverait pas de l'autre côté de l'Atlantique. Car, il y a plusieurs millions d'années, l'Atlantique n'existait pas, la "plaque africaine" se confondait avec la "plaque sud-américaine", et les trajets Rio-Cotonou étaient bien plus courts qu'aujourd'hui.
« Puis la dérive des continents a fait son oeuvre. Progressivement, les deux plaques se sont éloignées. Ainsi les formations géologiques d'hydrocarbures que l'on retrouve sur les côtes d'un pays pourraient se retrouver à l'identique de l'autre côté de l'Atlantique. Par conséquent, depuis les premières découvertes au Brésil, entre 2001 et 2005, des explorateurs sillonnent les côtes de Namibie, d'Angola ou encore du Guyana. »
Objectif : Investir maintenant sur les gisements géants de demain. Comment ; voici la suite
« Total déjà présent sur le pre-salt angolais D'abord, le modèle brésilien a fait des émules en Angola.
Dans les années 2000, les côtes angolaises sont devenues une terre d'exploration pour les tenants de la "théorie du miroir". En l'espace de 10 ans, Luanda, la capitale, est devenue un véritable eldorado. Au point de devenir cette année la ville la plus chère du monde pour les expatrié »s.
« C'est d'ailleurs Petrobras, grâce à son avance technologique, qui le premier a découvert un potentiel de 500 millions de barils de pétrole dans ce pays. Total a également investi massivement dans ce pays. Ses investissements dans le bloc de Pazflor devraient bientôt lui permettre de produire 220 000 barils par jour en 2012. C'est d'ailleurs pourquoi Total figure en bonne place dans les portefeuilles Matières à Profits. Pour profiter vous aussi du commerce du pétrole angolais »
Le miroir se déforme-t-il en Namibie ?
« Si l'on applique à la lettre la "théorie du miroir", toute la côte africaine pourrait contenir des milliards de barils de pétrole. Ainsi les explorateurs les plus audacieux ont commencé à explorer les côtes namibiennes.
On sait déjà que la Namibie possède d'importantes ressources en gaz naturel. Le champ gazier de Kudu, situé dans le sud du pays, témoigne au moins de la présence d'hydrocarbures sur les côtes. » « Des compagnies ont ainsi fait le pari de la Namibie. C'est le cas des petites compagnies canadiennes Energulf Resources et Universal Power Corp »
Le Surinam bientôt dans le top 10 des pays pétroliers ? « Personnellement, l'exploration de la côte sud-américaine m'apparaît être encore plus intéressante D'abord parce que la France va bientôt devenir un important producteur de pétrole grâce à la Guyane française. Située au nord du Brésil, la Guyane a finalement révélé ses richesses en septembre dernier : 700 millions de barils de pétrole. Or et pétrole, peu de monde auraient misé sur ce bout de forêt utilisé comme bagne jusqu'à il y a peu. Mais les regards se tournent à présent plus au nord. Après le Brésil et la Guyane, et avant d'atteindre le Venezuela et ses ressources de 296,5 milliards de barils, le Surinam et le Guyana pourraient révéler à leur tour des ressources gigantesques. Selon les premiers testes sismiques réalisés entre 2002 et 2007, le Guyana pourrait abriter 2,7 milliards de barils ! Plusieurs compagnies sont déjà positionnées dans la région, comme Repsol ou Statoil. Une compagnie en particulier a l'intention de mener de front la bataille de l'offshore profond dans ces deux pays : Tullow Oil.
Tullow Oil Une compagnie qui a traversé le miroir « Grace à sa taille réduite (Tullow Oil.), la compagnie britannique s'est spécialisée dans l'exploration des petits gisements ou des petits pays auxquels plus personne ne croie. La compagnie a acquis ses lettres de noblesse d'abord au Ghana. La compagnie y a découvert le champ géant de Jubilee, contenant 370 millions de barils ! La compagnie fut également responsable des découvertes en Guyane française.Aujourd'hui, Tullow a décidé de poursuivre son application de la "théorie du miroir" plus au nord. Et le timing est idéal.
« Jusqu'en 2007, le Surinam et le Guyana entretenaient un contentieux territorial qui rendait difficile l'exploration de ces zones. Avec le règlement de ce contentieux en 2007, l'exploration est désormais possible. Et le potentiel est gigantesque.
En 2000, l'USGC (United States Geological Survey) a estimé que le bassin commun au Guyana et au Suriname pourrait renfermer 15,2 milliards de barils de pétrole.
Leurs logiques : « Comme vous l'avez compris, la théorie du "miroir de l'Atlantique" offre une gamme complète d'opportunités d'investissements. Des valeurs les plus sûres, comme Total, aux valeurs les plus spéculatives.
Si vous désirez vous exposer directement au potentiel de l'Amérique du Sud, je vous recommande de garder un oeil sur CGX Energy. La compagnie canadienne est une des sociétés les plus actives dans la région. Sa faible taille la rend complètement dépendante de cette région d'ailleurs. Attention, réservée aux amateurs de sensations fortes. »
Et en la fin du capitalisme, passez une bonne soirée. Tout comprendre sur les enjeux du pétrole et de la spéculation ( cliquez ici)
A lire aussi : Une mine d'information - réflexion - mobilisation , Ralentissement du crédit aux entreprises dans la zone euro) : des plans inefficace: comme celui-ci Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89 ( voir post saltabank) généraliser et globaliser avec son lot de conséquences » Les pauvres n’ont pas de sacs pour 2012, .Les mutuelles redoutent une «explosion» du système de santé , le capitalisme nuit gravement a la santé, Les grandes catastrophes écologiques ( voir post Saltabank , alterfinance )
08:15 Publié dans spéculations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : spéculation, système capitaliste, pétrole, or, gaz de schisme, si la crise était un film d'horreur... | tant qu'il y aura de l'
10.07.2011
Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale
Bonsoir
Voilà une interview, publiée sur le site Mouvements, qui pourrait vous intéresser.
N'hésitez pas à diffuser, discuter, débattre et agir.
Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale, entretien avec William Sacher
En 2008, les éditions Ecosociété publiaient Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique d’Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, révélant les agissements hautement critiquables des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique. Les multinationales minières canadiennes Barrick Gold (premier producteur d’or mondial) et Banro poursuivent la maison d’édition ainsi que les trois auteurs pour diffamation en leur réclamant un total de 11 millions de $ canadiens, dans ce qu’il y a lieu de qualifier de poursuites-bâillon (appelées SLAPP en anglais). Le procès est prévu pour cet automne. Derrière ce procès, ce sont la liberté d’expression, le droit à l’information, le droit à la participation au débat public sans intimidation et la possibilité de publier des travaux de recherches de qualité et sans complaisance, qui sont remis en cause.
Afin de soutenir (http://slapp.ecosociete.org/) les auteurs et la maison d’édition, et pour contribuer à lever le voile sur les agissements des entreprises minières sur la planète, Mouvements publie une interview de William Sacher, réalisée par Maxime Combes dans le cadre du projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) qui explique comment le Canada est devenu un véritable "paradis judiciaire et réglementaire" pour les entreprises minières. Il contribue ainsi à une "nouvelle ruée minière" visant à satisfaire les besoins croissants en matières premières de nos modèles de consommation, sans tenir compte des conséquences environnementales, sociales et démocratiques sur les populations directement impactées par l’extraction. Là où, au contraire, un "changement de paradigme civilisationnel" serait nécessaire.
Mouvements : À l’échelle internationale, on observe une véritable ruée minière, que ce soit pour l’or, l’argent, le cuivre ou des métaux plus rares et spécifiques, dont les prix ne cessent d’ailleurs de s’accroître sur les marchés internationaux. Comment l’expliquer ? Y a-t-il des régions particulièrement concernées ? Lesquelles ?
William Sacher : Nous sommes en effet dans une nouvelle ère minière. La production de nombreux minéraux a explosé au cours des dix dernières années, tandis que les dépenses d’exploration dans l’industrie atteignent des sommets [1].
Il est possible d’isoler une série de facteurs explicatifs. Tout d’abord, il y a la croissance soutenue des pays dits « émergents » (e.g l’lnde, la Chine). L’augmentation de la demande de biens de consommation, l’explosion immobilière et les grands travaux nécessaires à l’industrialisation galopante que connaissent ces pays exercent une forte pression sur la demande mondiale en minéraux de tous types [2].
Un autre facteur important concerne le commerce des métaux précieux, et tout particulièrement le recours à l’or comme valeur-refuge. La Chine veut se constituer un stock d’or [3] afin de soutenir sa monnaie, se positionner face à la menace d’éventuelles crises ultérieures et de dévaluation de ses réserves de change. Les États, les grandes institutions financières, les fonds d’investissements, ou encore les particuliers se tournent aussi vers le métal précieux. À ceci s’ajoute la possibilité de retours sur investissements conséquents, ce qui a déclenché une vague spéculative sur le métal jaune, et l’inévitable prolifération de produits financiers dérivés. Résultat : les cours de l’or explosent. Nombreuses sont les sociétés d’exploration (dénommées juniors) qui surfent sur cette vague, en promettant des gains records à leurs éventuels investisseurs [4].
Lire la suite sur Le site de la revue Mouvements, Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale
Pour en savoir plus Nous avons des besoins illimités (crée) et des ressources limitées?
00:36 Publié dans communiqués, Interviews, spéculations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communiqué, énergie, urgence, changement civilisationnel, ruée minière mondiale
12.09.2010
Des terres rares à la potasse, la Chine défend sa place sur le marché des matières premières ( politique de l'impasse)
Le jusqu’au boutisse d’une politique sociale et environnementale désastreuse. Développement de la Chine... mais aussi envol du Brésil, hausse des matières premières agricoles, nouvelles technologies...
▪ L'enjeu n'est plus le même, dans la partie d'échecs en 3D que joue la Chine pour les ressources naturelles. D'un côté, l'empire du Milieu la joue offensive. Mais de l'autre, il ne fait que de la défense...
Pékin pousse les entreprises d'Etat à étudier le rachat de PotashCorp (POT), le géant canadien des engrais qui a déjà repoussé une offre hostile de la part de BHP Billiton, le géant minier anglo-canadien
Les spéculateur vont ainsi profiter de cette actualité pour se positionner sur les secteurs les plus qu’ils jugent les plus prometteurs : alors que les économies occidentales s'enfoncent dans la crise, d'autres gisements de gains sont à leur portée d'investissement. Cela veut dire une hausse des matières premières et agricoles.
Juste pour vous rappeler l'importance de cette affaire : pour eux, « on ne peut pas faire fonctionner une ferme sans engrais » (dans un système qui ne veut pas remettre en cause le productivisme destructeur, pour moi le compost est plus qu’efficace : fertilise la terre, la régénère, est naturelle et permet de rendre les agriculteur indépendant, mais bon ce n’est pas la même logique). Et on ne peut pas avoir d'engrais sans les trois ingrédients suivants :
- la potasse (POT en est le 1er producteur mondial) ;
- le phosphate (POT en est le 3e producteur mondial) ;
- l'azote (POT en est le 3e producteur mondial).
S'agit cependant pas là d'un nouveau chapitre de l'histoire intitulée "la Chine achète le monde". Ou d’ un acte de défense. La Chine craint que BHP ne gagne "trop" de pouvoir sur la fixation des prix dans le marché mondial de la potasse. BHP est déjà en bonne voie pour générer 15% de la production mondiale de potasse d'ici 2020. Ajoutez POT à ça et on atteint les 35%.
Ainsi, l'entreprise chinoise d'Etat Sinochem a fait appel à HSBC pour la conseiller sur la meilleure façon de faire une offre sur POT. Et selon Reuters, Pékin pousse discrètement un fonds de pension canadien à soumettre sa propre offre.
Cette dernière solution passerait sans doute mieux auprès du Canada. Le gouvernement canadien n'a pas de scrupules à laisser la Chine acheter des sables bitumeux d'Alberta (Sinopec détient une part de 9% du plus gros gisement de la région). Mais POT, c'est une autre histoire. L'offre chinoise risque de provoquer le même genre de réponse que celle qu'a obtenue la Chine de la part de Washington en 2005 suite à sa tentative de rachat d'Unocal.
▪ Dans un autre domaine des matières premières, la Chine a décidé de mettre ses atouts en avant. Les gens commencent à comprendre ce sur quoi nous écrivons depuis des années...
"Le monopole de la Chine sur les éléments utilisés pour les ordinateurs, les voitures électriques, l'armement et autres produits clés pourrait déclencher une crise en Occident", déclare un article de l'agence United Press International de cette semaine.
"Derrière la montée des pays pauvres en matières premières comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine, en tant que géants de l'industrie", rapporte The Economist, "se cache l'empressement d'autres pays à vendre leurs matières premières cruciales, même à un prix ahurissant. La cohue autour d'un groupe d'éléments connus sous le nom de 'terres rares' est vue par certains comme un test de la volonté de la Chine à rendre la pareille".
"La Chine a défendu son contrôle sur les exportations de terres rares", disait Bloomberg la semaine dernière, "après que les dirigeants japonais ont exprimé leur inquiétude au sujet de l'offre en matières premières utilisées dans la fabrication de produits allant des téléphones portables aux radars".
Si vous n'êtes pas familier avec tout ça, en voici les grandes lignes : les terres rares sont 17 éléments utilisées dans tout, des iPods aux missiles guidés. Selon les estimations que vous avez vues, la Chine contrôle entre 93% et 97% de la production mondiale.
"Le problème des terres rares dépasse le simple domaine de l'investissement", affirme Byron King, rédacteur de la lettre Energy and Scarcity Investor, qui nous parlait des terres rares début 2008, "même si je suis convaincu que les investisseurs les plus malins peuvent faire un massacre dans les années à venir". ( Il le dit ouvertement)
"Les terres rares incarnent également un peu des cultures nationales chinoises, face aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux -- le Canada, l'Australie, le Japon, les membres de l'Union européenne. D'après moi, la compétence dans le secteur des terres rares indique la place qu'ambitionne un pays dans les 50, voire les 100 prochaines années".
"Oui, les terres rares sont aussi importantes que ça pour les prochaines générations de technologie, dans des domaines tels que l'énergie, la métallurgie, les matériaux et le contrôle environnemental. Si un pays 'fait' dans les terres rares, il prospèrera dans les décennies à venir. Si un pays néglige les terres rares, il prend la décision de faire naufrage dans les flots de la future économie mondiale. C'est un pays en déclin. Les terres rares incarnent le concept chinois de 'nation du soleil levant', par opposition à une 'nation du soleil couchant'."
11:12 Publié dans spéculations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spéculations, alimentaire, agricoles, des terres rares, potasse, la chine, marché des matières premières, politique, l'impasse)










