29.03.2011
Gaz et pétrole de schiste, un « moratoire ad vitam aeternam » ? Chiche...
Gaz et pétrole de schiste, un « moratoire ad vitam aeternam » ? Chiche...
Ce lundi, Christian Jacob, patron des députés UMP, s'est exprimé très clairement contre toute exploitation des gaz de schiste en France en demandant à ce que le moratoire annoncé soit « prolongé ad vitam aeternam ». Trois mois à peine après les premières réunions, interpellations, prises de position et manifestations publiques, l'opposition aux gaz de schiste a gagné toutes les familles politiques.
Les techniques de fracturation hydraulique nécessaires à leur exploration et exploitation semblent susciter un rejet unanime en raison des diverses pollutions de l'eau, de l'air et de sols qu'elles produisent. Pourtant, un « moratoire ad vitam aeternam », qui revient à rendre caducs les permis accordés en catimini, est loin d'être acquis.
Tout d'abord, il n'y a pas à proprement parlé de moratoire. Un moratoire exige une décision écrite. Pour l'instant, ce ne sont que par des déclarations orales que François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson se sont engagés à ce qu'il n'y ait pas de forage. Ces engagements ont d'ailleurs une date de péremption. Le 31 mai, jour annoncé de la remise d'un rapport d'étude des « risques » qu'ils ont confié à leurs propres administrations. D'un gouvernement responsable et conséquent, on aurait pu espérer que cette étude soit réalisée par un organisme totalement indépendant. Ce n'est pas le cas puisque ce sont ces mêmes administrations qui ont donné leur aval aux permis délivrés. On aurait pu espérer que cette étude soit réalisée avant la délivrance des permis. Ce n'est pas le cas, ces derniers ayant été délivrés en mars et avril 2010 pour les gaz de schiste et dès 2008 et 2009 pour le pétrole de schiste. On aurait pu espérer qu'elle soit antérieure à toute utilisation, sur le territoire français, de techniques de fracturation hydraulique qui sont aujourd'hui mises à l'index. Ce n'est pas le cas non plus. Médiapart a révélé que des fracturations hydrauliques avaient déjà eu lieu sur la commune de Franquevielle (Haute-Garonne), en mars et en avril 2007, ainsi qu'a minima sur deux puits en Seine-et-Marne.
En plus d'être tardif et limité dans le temps, ce pseudo-moratoire est à géométrie variable. A la recherche de pétrole de schiste en Seine-et-Marne, les compagnies Toreador et Hess ne cachent pas vouloir reprendre leurs travaux de forage dès le 15 avril, date où la mission d'études rendra un rapport intermédiaire. Pourtant, extraire les pétroles de schiste nécessite les mêmes techniques de fracturation hydraulique que les gaz de schiste. A quelques dizaines de kilomètres de Paris, on s'apprête à jouer à pile ou face avec l'eau potable de 10 millions d'habitants. Christian Jacob, député de la 4ème circonscription de Seine-et-Marne, concerné directement par le pétrole de schiste, ne parle que de gaz de schiste. Pourquoi ?
Selon l'Institut français des pétroles (IFP), 60 à 100 milliards de barils de pétrole, soit l'équivalent de 70 à 120 années de production du Koweït, dormiraient sous le sol parisien. De quoi attiser les convoitises. Au point d'essayer de troquer un moratoire sur les gaz de schiste des trop rebelles Ardèche, Cévennes et Larzac contre une paisible exploitation de l'or noir du bassin parisien ? On n'ose l'imaginer.
Un gouvernement responsable et conséquent, alerté des risques pour l'environnement et la santé causés par l'utilisation de la fracturation hydraulique n'aurait pourtant pas d'autres solutions que de décréter un « moratoire ad vitam aeternam » sur toute exploitation d'énergies fossiles nécessitant l'emploi de ces techniques. Ne se limitant pas annuler les permis délivrés dans l'hexagone, il interviendrait auprès de l'Union Européenne pour qu'il en soit ainsi dans tous les pays européens, à commencer par la Pologne, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Convaincu par ses choix, un tel gouvernement interdirait l'importation de gaz ou de pétrole issu de tels procédés. De fait, il ouvrirait ainsi un immense débat citoyen sur l'avenir énergétique de notre société, un débat sans tabou nucléaire ni a priori croissantiste. Chiche...
Maxime Combes, membre de l'Aitec et engagé dans le projet Echo des Alternatives. et Alternative libertaire - Gaz de schiste, catastrophe nucléaire… et après ?
21:17 Publié dans stockage: gaz, déchets.... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gaz, pétrole de schiste, un « moratoire, chiche...
27.08.2009
Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique
Dans un rapport de l'Institut britannique de mécanique avancée (IMechE), propose la mise en place d’arbre artificiel. Cette idée a été mise en ligne par le site le figaro, BBC News world « 'Artificial trees' to cut carbon » qui capture le dioxygène 100 fois plus qu'un vrai arbres, avez vous une idée su la manière de capturer le dioxygène en expérience.
Elle fait partie des idées pour amener la technologie au service de la réduction des gaz carbonique. Les autres idées : d'étudier les solutions au réchauffement climatique a grande échelle, nous avons 5 thèmes : La vidéo ici, un extrait d'une vidéo de 50 min passé sur france5 produit par la BBC. 2007 en septembre (5 plans pour réduire le CO2 ) et la deuxième partie est sur les arbres artificielles ( à 6.21 min) avec une explication de leur fonctionnement
L’idée de planter des arbres artificiels sur les bords de l’autoroute ou endroit très pollué me parait être la meilleur solution en terme technique, financier et risque sur l’environnement.
L’avantage est qu’il est moins sensible au saison, permet d’être rapidement opérationnelle.Voir aussi des glaciers artificiels pour répondre à la rarefication de l'eau et la disparition des glaciers. ce sont des mesures ntéressantes, mais qui ne sont pas la panacée. Leur but et de nous laisser plus de temps ( retarder l'échéance) pour nous pemettre de nous adapter et de changer nos modes de vie
Source :
19:51 Publié dans stockage: gaz, déchets.... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : réduire les émissions de co2, expérience scientifique, reportage
06.08.2009
Le stockage du CO2 pourrait atténuer le changement climatique
Le stockage du CO2 pourrait atténuer le changement climatique
«Étant donné que les émissions de dioxyde de carbone – principale cause des changements climatiques – continuent d'augmenter dans de nombreuses régions du monde, il est primordial que nous exploitions toute possibilité qui s'offre à nous de limiter leur impact sur le climat mondial. Le piégeage et le stockage du CO2 ont manifestement un rôle à jouer à cet égard», a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
« Peut-être avez-vous déjà entendu l’expression : le « piégeage et le stockage de CO2 » est à la mode. Mais derrière les mots se cache peut-être une technologie d’avenir, qui pourrait réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère -et donc limiter le réchauffement climatique. Alors que le Parlement s’apprête à étudier un projet de loi à ce sujet, nous faisons le point sur cette nouvelle technologie avec le rapporteur britannique, Chris Davies » source info planète :
Mais cette (techno) science se heurte a plusieurs détracteurs, a des problèmes de coût financier.
Les détracteurs peuvent avancer : « Dans nos sociétés de marche il y aura toujours des lobbies qui profiteront de la situation pour en prendre partis (profit financier a court terme sans 'minimum d'éthique'). La réinjection du CO2 dans les sous sol est un exemple de cette techno science qui produit de la technologie sans grande réflexion de fond »
Le piégeage et le stockage du CO2 pourraient toutefois se heurter à d'importants obstacles qui ne sont pas de nature technique
Comme les techniques de piégeage et de stockage du CO2 requièrent de l'énergie, leur adoption pourrait accroître le recours aux combustibles fossiles. Des ONG comme greenpeace, sont contre, car elles ont peur qu'elle sert d'excuse pour le recours a de nouvelle centrale à Charbon." Le captage et stockage du carbone (CCS) plombera-t-il la politique climatique belge? Un nouveau rapport international de Greenpeace dénonce l'arnaque du CCS 06 mai 2008
Son coût ensuite, même s’il peut baisser
La conclusion d'info planete : « Outre les considérations d'ordre technique et financier, il faut aussi prendre en compte, pour s'assurer le soutien du grand public, les aspects qui ont trait à la santé, à la sécurité et à l'environnement ainsi que les aspects juridiques. Les risques potentiels sont les suivants: fuites lors du piégeage, du transport et de l'injection du CO2 (risque comparable à celui inhérent à des processus industriels similaires) et fuites lentes émanant des sites de stockage (risque faible si les réservoirs sont soigneusement sélectionnés et si l'on a recours aux meilleures techniques disponibles). Quoi qu'il en soit, la question de savoir comment les opérations d'injection de CO2 dans les eaux internationales seraient considérées en regard du droit international ne manquerait pas de se poser. »
La mienne : La question et les réponses concernant le stockage du CO2 peuvent se poser pour les autres gaz a effet de serre dont le méthane, qui a des effet plus destructeurs sur le climat et ce risque d’augmentation du Méthane n’est pas à négliger ( voir mes articles précédents dessus : quels risques climatiques ).
Avant de mettre en place des techniques couteuses comme le captage du CO2, en autre avec un effet qui sera minime et tardif, il faut avant tout baisser nos rejets d'émission, en mettant en place des mesures globales contre la déforestation, le brulis, .... Qui a mon avis sont plus efficaces.
En savoir plus : Rapport du GIEC sur le piégeage et le stockage du CO2
Ecouter la conférence de presse de Chris Davies sur son projet de rapport ( Video BS Player en anglais 37 mn)
Communication de la Commission "Deux fois 20 pour 2020, Saisir la chance qu'offre le changement climatique"
Article : "20% d'énergies renouvelables en 2020? Claude Turmes analyse le projet législatif"
Faux espoir Télécharger le PDF
12:20 Publié dans stockage: gaz, déchets.... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : stockage, gaz a effet de serre, co2, méthane, cout










