20.03.2012
Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite
Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite
Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite
Publié le 19 mars 2012 par L'as de Madrid | Catégorie : Actualité, Analyse
Les élections présidentielles se gagneront ou se perdront à sa droite. Nicolas Sarkozy en est conscient, et tente aujourd'hui de rallier ceux qui firent sa fortune en 2007 : les électeurs du Front National. Pour ce faire, les appels du pied à l'électorat nationaliste se multiplient mais ne semblent pas suffire à siffler le réservoir des voix de Marine Le Pen. Le faux débat sur la viande halal, la remise en cause des accords de Schengen et les sorties répétées de Claude Guéant ne sont que l'avant goût de ce que Sarkozy peut nous réserver au deuxième tour : une union des droites nationales. Beaucoup en ont rêvé, pourquoi ne le ferait-il pas?
L'entourage immédiat de Sarkozy, des hommes sous influence
On ne le dira jamais assez : la politique ne se fait pas que dans les discours ou dans les actes, elle se décide dans les couloirs et les coulisses. L'entourage de Sarkozy pour sa campane de 2012 a ceci de surprenant qu'il compte un certain nombre d'individus issus des rangs de l'extrême droite française. A commencer par Patrick Buisson, dont le chef de l'Etat ne peut visiblement plus se séparer. Conseiller privilégié, membre de sa garde (très) rapprochée, Nicolas Sarkozy disait de lui en 2007 qu' « il est l'hémisphère droit de mon cerveau » (Libération 15/03/2012). En l'espace de cinq ans, le sinistre homme de l'ombre de Sarko a acquis une place prédominante dans la stratégie du candidat de l'UMP.
Les parasites au chômage, les mangeurs de viande halal, la France forte, c'était lui. Ce charmant conseiller, transfuge des branches les plus dures de l'extrême droite hexagonale traîne derrière lui une carrière édifiante : vice président de la FNEF en 1968 (opposée aux étudiants qui se révoltaient), directeur du journal Minute dans les années 80 (journal du Front National avant la rupture avec Marine Le Pen), puis conseiller de Philippe de Villiers, il a inspiré à Nicolas Sarkozy toutes les idées réactionnaires du quinquennat : ministère de l'immigration, débat sur l'identité nationale... Celui qui avait publié les fameux livres OAS, Histoire de la résistance française en Algérie ou L'Album Le Pen a bel et bien pris une place prédominante dans la campagne. Militant de la première heure d'une union des droites nationales, il déclarait en 1986 déjà que « Le Pen et le RPR , c'est la droite. Souvent, c'est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres ». (Nouvel Observateur 20/11/2008).
Patrick Buisson dans sa jeunesse, lorsqu'il travaillait au Journal Minute
Les années Minute de Patrick Buisson, conseiller de Sarkozy- Rue-89 : "
Celui qui vante au Président la chasse aux voix FN est un ex-journaliste de l'hebdo d'extrême-droite. Nous avons relu ses articles." voir UMP et les mouvements racistes - citizenkhane, face au racisme : virons les lois scélérates et ceux qui l'imposent
Reportage de Complément d'enquête - Décryptage de la statégie
Un autre visage emblématique de ce rapprochement des droites est celui de Guillaume Peltier. Jeune loup fougueux au verbe haut et à l'arrogance primaire, cet ancien villiériste convaincu (encore ?) a lui aussi fait ses classes auprès de crânes rasés et de nostalgiques notoires. Avant d'être nommé secrétaire national de l'UMP aux enquêtes d'opinions (janvier 2012), et balancés sous les feux de la rampe sarkoziste dans la campagne présidentielle, cette tête à claques (appelons un chat un chat) affiche un CV à faire pâlir Marine Le Pen : Jeunesse Action Chrétienté, Front National dela Jeunessesous Jean-Marie, MNR sous Mégret, puis MPF sous de Villiers, le bougre a multiplié les casquettes d'extrême droite avant de finir rue dela Boétie. Aujourd'hui, on lui sert le café au siège de l'UMP et Guillaume est devenu quelqu'un de parfaitement fréquentable. La preuve, il est envoyé en première ligne sur les plateaux télé pour défendre le fabuleux bilan de son candidat préféré. Encore un qui rêve depuis toujours d'une union des droites et qui a conscience qu'il faudra bien que Sarkozy s'ouvre à la droite nationaliste pour pouvoir remporter le grand chelem.
Guillaume Peltier au MPF de Philippe de Villiers avant de rejoindre l'UMP
Guillaume Peltier sur France 5
Guillaume Peltier, secrétaire national de l'UMP en charge des Etudes d'opinion
La Droite Populaire, passerelle de l'extrême droite
Les meilleurs des meilleurs se cachent sous ce nom on ne peut plus populiste. La droite Populaire, groupuscule d'une cinquantaine d'élus UMP, souhaite peser comme jamais dans cette campagne présidentielle. Depuis sa fondation en 2010 autour de Lionnel Luca, Thierry Mariani et Christian Vanneste (le monsieur anti avortement de Sarkozy), elle n'a cessé de prendre de l'ampleur dans le camp sarkozyste en multipliant les coups médiatiques : apéro saucisson vin rouge dans les couloirs de l'assemblée, manifestation à Cannes contre le film Hors la loi, déclarations tempétueuses sur la délinquance roumaine... Tout y est passé. Ses différences avec le Front National ? A priori aucunes, si ce n'est l'indécrottable volonté de ses membres d'être élus à l'assemblée, chose impossible pour quiconque rejoindrait le FN. Sur le reste, la droite populaire défend à peu près le même bout de gras que Marine Le Pen, à savoir : la sécurité (revendiquée comme « la première des libertés » dans sa fameuse charte), la fin de l'immigration massive, l'identité nationale et les autres bêtises sexistes ou xénophobes habituelles. Les membres de la DP sont d'ailleurs les bienvenus dans les rangs des organisations d'extrême droite (et inversements) : au mois de février dernier devait se tenir un débat à Paris sur le thème « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l'immigration », dans lequel devaient se rencontrer Gilbert Connard (pardon, Collard) soutien inconditionnel de Marine Le Pen, Jean-Yves Le Gallou (FN puis MNR) et... Christian Vanneste. Annulé au dernier moment, ce débat semblait bien répondre aux attentes formulées parla Droite Populaire : créer un grand rassemblement des droites autour de l'UMP, en recentrant Nicolas Sarkozy autour des « vraies valeurs françaises ».
Lionnel Luca et la droite populaire contre le film Hors la loi
Un « je t'aime moi non plus » historique
L'histoire des droites en France est, comme celle des gauches, fondée sur la concurrence et non l'adversité. De programme commun, les droites n'en ont pas connu, certes ; mais dans bien des situations les formations politiques ont su s'entendre et coopérer pour œuvrer conjointement à leur projet de société, relativement semblable. Nous ne citerons ici que le Service d'Action Civique (SAC) du général De Gaulle dont pléthore de membres furent étroitement liés aux mouvances d'extrême droite dans les années 60, ou l'Union Nationale Interuniversitaire (UNI), organisation étudiante qui fait régulièrement la part belle aux militants du FNJ et du GUD malgré son allégeance envers Nicolas Sarkozy...
Quand on y regarde de plus près, il n'existe pas de frontière morale imperméable entre l'extrême droite et la droite dite classique, bien au contraire. Les droites se disputent leurs électeurs dans des frondes parfois virulentes mais se retrouvent régulièrement autour de mots d'ordre communs, comme un couple passionnel tiraillé entre haine et amour. Les programmes de L'UMP et du Front National pour les élections présidentielles sont l'illustration parfaite de ce rapprochement idéologique :
Au sujet de l'Europe, Marine Le Pen propose la « remise en cause des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes : la France reprendra le contrôle de ses frontières ». Nicolas Sarkozy, dans son fameux discours de Villepinte affirmait que « les accords de Schengen doivent être révisés » afin de ne « pas laisser la gestion des flux migratoires entre les seules mains des technocrates et des tribunaux »
En terme d'immigration, lorsque Marine Le Pen avance qu'il faut « supprimer l'AME (aide médicale d'Etat) réservée aux migrants clandestins », le projet UMP pour 2012 explique que « L'aide médicale d'État (AME) pour les étrangers en situation irrégulière sera mieux contrôlée et recentrée sur les situations d'urgence sanitaire et sur les risques épidémiques ». Les exemples abondent dans ce sens (récidive, système universitaire, place de la famille et j'en passe) pour illustrer cette connivence élémentaire entre les propositions politiques des deux organisations. On a beau s'égosiller de part et d'autre des droites qu'on ne veut pas fréquenter son voisin, il semble aujourd'hui évident à tout un chacun que l'heure du rapprochement politique a sonné.
La voix est libre 26.02.2011 Partie 2
Une stratégie délibérée en temps de crise
Partout en Europe on observe une tendance au rapprochement entre les droites classiques et les droites extrêmes. La crise financière et sociale a précipité un processus entamé depuis des années dans certains pays européens (Italie, Hongrie etc...). Désormais, qu'on se le dise, on discute avec l'extrême droite un peu partout sur le continent. Aux Pays Bas, l'importance croissante du PVV (Parti pour la liberté) de Geert Vilders a abouti en 2010 à la formation d'un gouvernement d'union des droites nationales : les chrétiens démocrates et les conservateurs étaient dans l'obligation de conclure un accord avec ce dernier pour espérer obtenir une majorité parlementaire. En Grèce, le gouvernement de Lucas Papademos censé rétablir l'ordre social dans un pays exsangue a ouvert sa porte à quatre ministres issus des rangs du parti d'extrême droite LAOS (notons que ces ministres ont démissionné au mois de février 2012). Partout, les organisations d'extrême droite font des percées historiques au sein des parlements nationaux, et obligent ainsi les partis de droite de gouvernement à composer avec elles. Sarkozy sait très bien qu'il ne gagnera pas les élections de 2012 s'il ne laisse pas la possibilité à l'extrême droite de grignoter un bout de l'os. C'est pourquoi il pourrait rapidement proposer aux électeurs nationalistes une alliance de circonstance, avec portefeuilles ministériels à la clé
A l'heure des déclarations raciste de Claude Guéant:L'UNI est elle d'extreme droite?,
[c=black]Cette UMP qui penche à l'extrême droite- médiapart
Droite : Sept candidats pour un fauteuil ( entretien video 31 minutes)
19:19 Publié dans racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, l’extrême droite, front national, patrick buisson, journal minute, guillaume peltier, 2012, buisson, droite, droite populaire, élections, extrême droite, fn, luca, peltier, ump, union nationale, vanneste
03.01.2012
Les pauvres n’ont pas de sacs pour 2012
L'année 2011 ne s'est pas achevée sur une note positive. La crise institutionnalisée a détruit de nombreux emploisPrès de 100.000 emplois supprimés en Europe Le renchérissement des matières première risque d’ajouter au problème sociale et économique, le retour de la faim (émeutes) dans le monde.
L'indice PMI des directeurs d'achat pour la Chine en décembre, publié vendredi dernier par la banque HSBC, est resté en dessous des 50 points. Ce maintien en dessous de ce seuil est synonyme de contraction de l'activité.
Une note d'optimisme aurait pourtant été appréciée, alors que le pessimisme domine dans les prévisions sur 2012.), « Le rêve d'un découplage des émergents est mort », Les sujets d'inquiétude qui perdurent en zone euro – expansion, Les dirigeants européens s’attendent à une année 2012 difficile – euractiv. 5 scénarios catastrophe...
Lorsque l'on s'aperçoit que l'ensemble des analystes prévoyaient une croissance du CAC 40 de 15% en 2011, on comprend qu'il ne faut pas se fier a un marché absurde. Le cas notamment pour les matières premières. Car nous sommes encore dans l'attente de grands changements politiques pour 2012. Seules des réformes en profondeur permettront d'installer les économies sur des rails.
Première certitude pour 2012 donc : la politique fait son grand retour. (L'année boursière 2012 sera très dépendante de l'agenda politique : ( tableau avec date) « « Tout l'enjeu va être de redonner confiance aux investisseurs pour qu'ils achètent les dettes des pays les plus fragiles et ainsi éviter un cercle vicieux encore plus négatif », souligne François Duhen, chez CM-CIC Securities » « L'Europe a été "sauvée" plusieurs fois en 2011, sourit Christian Parisot, chez Aurel. Mais il reste beaucoup à faire. La situation est si délicate qu'il y aura forcément des décisions et nouvelles mesures phares des autorités européennes et de la Banque centrale européenne » « L'institution pourrait lancer dès le deuxième trimestre un programme comme l'ont déjà fait la Fed et la Banque d'Angleterre, estime Alain Bokobza. Les politiques d'austérité menées dans plusieurs pays risquent d'aggraver la récession, si la politique monétaire n'est pas plus expansionniste ». )
« Désormais, il faudra compter en permanence avec les annonces politiques pour analyser le marché des matières premières. L'harmonisation fiscale dans la zone euro, aux Etats-Unis, ou un assouplissement monétaire en Chine auront un impact majeur sur leur cours ».
Seules les céréales s'envolent, soutenues par de mauvaises conditions météorologiques en Amérique du Sud.
Les métaux de base restent en territoire neutre
Le renchérissement du dollar en milieu de semaine a fini de peser sur les métaux de base. Le passage de l'euro en dessous des 1,30 dollar a inquiété les investisseurs. Les métaux de base concluent ainsi cette année sur une note négative, reflétant fidèlement l'incertitude du secteur sur la deuxième moitié de 2011.
Ce fut le cas pour le cuivre. Le métal rouge a connu sa première baisse depuis trois ans, avec une chute de 21,11% sur l'année. Pourtant le cuivre reste pour l'instant au milieu du gué.
Loin des 9 000 $ du printemps dernier, le métal rouge est cependant resté au-dessus des 7 200 $. Ce niveau reste un important support. A 7 500 $, le métal a même profité de la bonne orientation des ventes de logements aux Etats-Unis. Le métal a gagné 2,28% sur les deux semaines.
L'aluminium ou le plomb finissent quant à eux une année franchement noire, avec des replis de 20% chacun. Le nickel et le zinc ont vu également leurs cours fondre d'environ 25%.
Le salut des métaux passera donc en 2012 par une reprise de l'activité, notamment en Chine. Les prochaines annonces du gouvernement et surtout de la Banque centrale chinoise seront décisives.
Les céréales sauvent l'année 2011
Si le maïs est loin de ses +50% fin 2010, le boisseau conclut cependant cette année sur une performance positive, à +2,8%.
Pour ce début d'année, la hausse ne semble pas devoir s'arrêter. Vendredi dernier, de nouvelles inquiétudes se sont fait entendre sur les mauvaises conditions climatiques en Amérique du Sud. Le phénomène météorologique La Niña perturbe les prévisions des récoltes.
Un temps trop sec en Argentine et dans le sud du Brésil, et trop humide au centre du Brésil, devraient permettre au boisseau de maïs de rester durablement au-dessus des 6 $.
Le soja devrait également progresser dans les semaines à venir, affecté également par La Niña. Le boisseau de soja a déjà pris plus de 10% sur les deux dernières semaines de l'année. Cependant, la céréale finit cette année sur une baisse de 14%.
Enfin, le blé est également orienté à la hausse. Si cette céréale n'a pas été concernée par les perturbations en Amérique latine, les perturbations sur le marché du maïs se répercutent indirectement sur ce marché. Ainsi, le blé est en hausse de 11% sur les deux semaines.
Le pétrole revient à son point d'équilibre
Le baril de pétrole à New York est revenu au contact des 100 $, sur fond de nouvelles tensions autour du dossier iranien.
En dehors de ce facteur de hausse, les analystes restent prudents sur les perspectives pour l'année à venir. Le ralentissement en cours de la Chine pourrait être compensé par la bonne résistance actuelle de l'économie américaine. Un QE3 aurait également un effet positif sur le prix du baril.
A moyen terme, il ne faut toutefois pas exclure un retour des inquiétudes autour de la dette américaine. Le blocage politique sanctionné par Standard & Poor's en juillet est toujours présent. Le marché du pétrole flancherait alors.
Les métaux précieux reculent encore
L'or continue à glisser. Après être passé sous les 1 600 $ en décembre, le métal jaune a encore perdu 2% sur les deux semaines. L'argent a même chuté de plus de 6%.
Le métal jaune reste cependant attractif, alors qu'aucune solution structurelle n'a encore été apportée à la crise de la dette. Avec l'entrée en campagne des Etats-Unis et de plusieurs pays européens, il est peu probable de voir une solution globale s'imposer avant la fin de l'année.
Le cours des métaux précieux pourraient rapidement se raffermir. »
Plus la situation se dégrade, plus une minorité peut s’enrichir, alors que la majorité souffre. L'Europe des lobbies
08:28 Publié dans agriculture et envronnement, Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, matière première, crise institutionnalisée, coluche, paupérisation, 2012, crédit crunch, scénarios catastrophe










