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29/11/2017

« En Afrique, la mondialisation de la violence et pauvreté»

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Emmanuel Macron au Burkina Faso

Face a la jeunesse, il essaye de relancer sur de nouvelles bases

C'est un lourd passif qu'essaye de faire oublier le gouvernement français en Afrique. Un passif d'un passé coloniale qui tient a des régimes autoritaires et a des pillages de richesse. A Ouagadougou hier, Emmanuel Macron a proposé une nouvelle relation avec la France, l'Europe et le continent Africain . On fait le point.

Devant l'université de Ouagadougou , quelques étudiants pas vraiment ravi de la visite u président français. Rapidement, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre dans une capital sécurisé au maximum.

" A mon avis, Macron n'est pas le bienvenu au Burkina Faso et encore moins a l'université"

Une jeunesse diplômée qui réclame une vrai rupture dans la politique France Afrique commr la fin du franc CFA que le chef de l'Etat envisage comme possible. Une nouvelle coopération ou encore la fin de soutien a des vielles dictatures aux nom des intérêts français sur le vieux continent

"Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes. Mais j'ai une conviction profonde : notre responsabilité n'est pas de nous y enfermer" Macron

"Nous sommes gérer aussi par cette traversée par toutes les passions, toutes les contradictions, toutes les demandes, les attentes à savoir certaines formes d'hostilités à l'égard de la France et je pense que ce que l'on a pu observé au sein de cette jeunesse burkinabaise peut se retrouver dans plusieurs pays africains" expert africain

Car pour beaucoup de Burkinabais, et d'autre l'objectif reste toujours de pouvoir travailler en Europe ou cette initiative du roi africain pour lutter contre les passeurs.

"Je proposerais également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prise aux piège en Lybie en apportant un soutient massif au population africaine en dangers.

Mais une aide qui doit également être proposée sur de nouvelles bases entre la France et ses partenaires africains.

Il faudra retenir de ce discours deux choses :- Il n'y a plus de politique africaine de la France, mais je vous propose un protocole en forme d'amitié , je vous propose une amitié partagée et surtout une responsabilité partagée.

Emmanuel Macron a enfin reparler de la force multinational du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes, une manière de réaffirmer la présence française, notamment au Burkina

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi.

Pour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux.

 

Sud-Soudan

Des affrontements interethniques ont fait 43 morts et 19 blessés dans l'Etat sud-soudanais de Jonglei, au centre du pays, rapportent aujourd'hui les autorités locales. Les Murle et la tribu rivale des Dinka Bor entretiennent un cycle de violences et de représailles que les autorités sud-soudanaises ne parviennent pas à enrayer. La guerre civile qui a éclaté en 2013 et les multiples rivalités entre rebelles, militaires et milices ont fait plus de quatre millions de déplacés et de réfugiés, soit le tiers de la population du Sud-Soudan.

RDC

La mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo a été visée par une attaque. Une quarantaine d’autres soldats ont été blessés.

« Contrairement à d’autres groupes, les ADF ne communiquent pas et ne revendiquent plus de message. Il est donc facile de leur imputer n’importe quel massacre », remarque la même source

La Monusco et les FARDC se connaissent bien, et leur collaboration ne se déroule pas sans anicroches. Déployée en 1999, au plus fort d’un conflit régional si vaste qu’il gagnera le nom de deuxième guerre du Congo, la Monusco, la plus ancienne et la plus fournie des missions onusiennes dans le monde, est restée en RDC pour combattre une myriade de groupes armés dans l’Est et, depuis l’été 2016, au centre de ce pays vaste comme l’Europe.

 L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

 L'Ethiopie : L'Éthiopie rongée par les violences interethniques

Les affrontements entre Oromos et Somalis ont fait des centaines de morts et ont déplacé 600.000 personnes depuis le mois de septembre.L'Éthiopie a beau se targuer d'être «un îlot de stabilité au milieu d'une région troublée», le pays fait face depuis la mi-septembre à des violences interethniques qui virent au «meurtre de masse», concédait dimanche le premier ministre Hailemariam Desalegn lors d'une allocution télévisée. Si les tensions ne sont pas nouvelles entre éleveurs oromos et somalis, qui se disputent puits et pâturages le long de la frontière entre leurs deux régions semi-autonomes, un conflit si généralisé, si meurtrier et si long, est inédit.La mort de deux personnalités politiques oromos après leur arrestation par la police Liyu, un groupe paramilitaire somali, a mis le feu aux poudres le 11 septembre. 

 

 LIRE AUSSI :Trump lève l'embargo économique à l'encontre du Soudan

Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ?

Les frappes de la coalition occidentale ont tué 129 djihadistes étrangers et 12 autres syriens en l’espace de 48 heures. Originaires de pays européens, arabes ou africains, certains étaient affiliés à l'EI tandis que d’autres l’étaient au Front al-Nosra. Deux organisations parmi une quinzaine qui forment une sorte d’internationale effrayante et disparate du djihadisme. Retrouvez ses principaux membres sur notre carte.

Cliquez sur les noms des groupes djihadistes pour plus d’information. Cliquez sur le texte pour fermer la fenêtre.

 

 Somalie.

Une frappe américaine en Somalie sur un camp d'entraînement des shebab, affiliés à Al-Qaïda, a tué plus de 100 combattants ce mardi, annonce le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM). Le bombardement a eu lieu à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio. Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe Etat islamique.

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent

Les djihadistes africains de l’EI, défaits en Irak et en Syrie, représentent de « sérieuses menaces pour la sécurité et la stabilité », selon le commissaire de l’UA Smail Chergui.
« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse APS.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment « échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.

OMPTE RENDU L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent,  C dans l'air du 20-11-2015 | L'INTERNATIONALE DJIHADISTE ,  Who Supports ISIS?

 
 
25 novembre 2017 Le Mali

Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

Typiquement associés dans les médias internationaux à l'instabilité politique, à la maladie, à la pauvreté, à la corruption, aux dictatures et au manque de droits de l'homme et de démocratie, les pays africains luttent pour déconstruire les stéréotypes.

L'une des rares exceptions semble être la Republic of Ghana . faisons le point ensemble : car elle a pris rapidement ces responsabilité et s'est éloigné de la " logique racial" inexistante avant la venu des colons occidentaux.

Sept facteurs de la violence en Afrique

1. La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme.(..) Les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique).

Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue.
Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.Lire aussi :   « La lecture exclusivement ethnique des conflits en Afrique est fallacieuse » 

Nous repartons en Afrique : Une personne sur deux n'a pas accès à l'électricité. 600 millions d'Africains, c'est l'équivalent de la population européenne Alors évidemment, les conséquences sont lourdes pour la santé, la sécurité, l'emplois , l'éducation. c'est cette injustice énergétique que le photographe Pascal Met à voulu montrer Il est en ce moment à Paris

 

 " Cela fait pas mal d'année que je voyage en Afrique et il n'y a pas une seule journée sans que le problème de l'électricité ne soit venus dans les discutions. la phrase qui est revenu le plus souvent me disait monsieur : " à partir de 19 heure, quand la nuit tombe, nous avons l'impression de tomber dans une tombe.

Kenya, Nigéria, Ethiopie, Congo, Niger... A la lueur des lampes a pétroles, Pascal maitre s'est glissé avec passion dans la nuit africaine

C'est un sujet éminemment politique. Cela touche l'éducation, c a d que les enfants ne peuvent pas étudier le soir, ou alors ils étudient avec des lampes a pétroles qui sont nocives pour la santé et qui créaient énormément d'accidents domestiques. La santé : les soins se font à la lampe a pétrole, les accouchements. cela touche la sécurité . lorsque les gens vous parlent, il y a l'insécurité par rapport aux voleurs mais aussi par rapport aux serpents. Après il y a l'aspect économique évidemment du développement : vous ne pouvez pas installer des mini entreprise qui peuvent avoir des coupures d'électricités régulière. Beaucoup de gens migrent pour ces aspects là aussi."

La moitié des africains n'ont pas aces à l'électricité, soit 620 millions de personnes. bien plus que l'ensemble de la population européenne.A l'exception de quelques initiatives d'ONG , la majorité des zones rurales et périrurbaines en Afrique ne sont pas alimenter en électricité.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité.

 

3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

nAkufo-Addo: Africa's march of democracy hard to reverse : The president of Ghana talks to Al Jazeera about his country's democratic success and his hopes for the continentDemocracy, Ghana, Politics, Africa, Robert Mugabe 

Akufo-Addo: la marche de la démocratie en Afrique difficile à inverser Le président du Ghana parle à Al Jazeera du succès démocratique de son pays et de ses espoirs pour le continent.

 

Le Ghana aujourd'hui - au moins en apparence - jouit d'une stabilité politique, avec une population multiethnique réunie dans des élections démocratiques et pacifiques.


 

La présidente Nana Akufo-Addo s'entretient avec Jane Dutton, d'Al Jazeera, sur les raisons pour lesquelles son pays est si différent de ses voisins à cet égard - et quel travail reste encore à faire au Ghana et dans le reste du continent.

En 1957, le Ghana est devenu le premier pays sub-saharien à obtenir son indépendance de la domination coloniale.

"Nous avons eu nos problèmes tôt", a déclaré Akufo-Addo à Al Jazeera. "Après la volatilité des 30 premières années après l'indépendance, le peuple du Ghana ... a décidé qu'ils voulaient un gouvernement démocratique."

Akufo-Addo a pris ses fonctions le 7 janvier 2017, après avoir remporté les septièmes élections démocratiques démocratiques du Ghana depuis le retour de la démocratie multipartite dans le pays en 1992.

"La détermination du peuple ghanéen à passer par les principes et les valeurs démocratiques a signifié que les élections après les élections ont été plus fortes en termes de crédibilité et de transparence - et cela signifie aussi que la population a accepté les résultats de notre électorat le conseil a augmenté », dit-il.

Ailleurs sur le continent, la démocratie a beaucoup moins réussi à prendre racine. Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a devrait prêter serment pour un deuxième mandat, mardi 28 novembre, après que la Cour suprême du pays a rejeté deux pétitions visant à annuler les résultats des élections du mois dernier.

On retrouve les mêmes difficultés de gouvernance dans d’autres pays d’Afrique. Les dirigeants considèrent l’Etat comme leur bien personnel et s’accaparent ainsi les ressources du pays. Le statut de président devient celui de « big man », inspiré par une stratégie d’accumulation financière pour s’assurer une clientèle électorale dépendante. Le Kenya est un bon exemple de gouvernance dite néopatrimoniale, où l’ethnie constitue un mode de mobilisation commode pour les politiciens qui se disputent le pouvoir et les ressources attenantes à celui-ci.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune.  Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

Lire aussi :   Deux attaques meurtrières contre les Nations unies au Mali

5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. (..). En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

8 - Critère racial

On le voit, l’approche uniquement ethnique exclut toute analyse des événements ayant conduit au conflit et les « dépolitise ». De quoi cette lecture est-elle le symptôme ? Comment expliquer qu’elle soit particulièrement répandue dans l’étude des conflits en Afrique ?

Il semblerait qu’au-delà des classifications identitaires, l’analyse dépend du rapport entre l’observateur et l’observé. La lecture exclusivement ethnique est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race, élaborée à la fin du XIXe siècle. Cette littérature refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. L’étude de la trajectoire du concept d’« ethnie » est particulièrement éclairante.

C’est à partir du XIXe siècle que le critère racial est intégré. Il faut noter que cette période correspond à la domination européenne sur le reste du monde. Dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1854

Jakkie Cilliers.

 

Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités.

Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes.

D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique.

Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

Sept recommandations (du monde)

1. A long terme, une bonne gouvernance et. L’emploi .

2. Le renforcement des capacités nationales.

Lire aussi :   RDC : l’ONU « s’inquiète » des violences et de l’incertitude politique

3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindre un groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ».

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. .

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. . L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. .

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire.  

Il convient de se méfier des explications simplistes et essentialistes où les conflits sont vus comme inhérents aux cultures africaines, déterminés uniquement par les identités. Pourtant, cette lecture continue d’être reprise et guide les commentaires sur les conflits en Afrique.

Il faut donc porter notre attention sur les jeux de pouvoir locaux, sur les relations internationales africaines et sur l’intégration du continent au grand jeu mondial. La lecture exclusivement ethnique est extrêmement réductionniste, très spéculative et profondément fallacieuse.


Dites-nous ce que vous pensez?

Source: Al Jazeera

 



Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes  Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes - DISPARITION Jean-Christophe Victor, voyage sans retour

Laurence Defranoux
 

INFOGRAPHIE - Alors que le gouvernement hongrois a annoncé la fermeture de sa frontière avec la Serbie et le début de la construction d'une barrière anti-immigration, Le Figaro liste les principaux murs du monde.

 

 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/28/en-afrique-la-mondialisation-conduit-a-la-violence-au-moment-des-elections_5221663_3212.html#LVUiPHtx27RbIUEa.99

Sommaire
Guerre de l'ombre au Sahara

 

Seulement un mauvais rêve ? - l'indignéSeulement un mauvais rêve ? : citoyen actif

RÉFLEXION SUR LE(s) MOUVEMENT(s) EN COURS Créé le dimanche 15 mai 2016 

Les temps changent.... Le système reste !! Par Enkolo dans Accueil le Seulement un mauvais rêve ? Par Enkolo dans Accueil le 

Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actifSeulement un mauvais rêve ? - l'indigné"Mon rat s'appelle Judas" - Enkolo, 11 novembre 2017 Seulement un mauvais rêve ?Migrants for sale

 Migrants for sale: Slave trade in Libya, 10/12/2017 Hommage à Jean Christophe Victor

Après Daech, naissance d'un État terroriste Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

A lire 21 novembre 2017-Les guerres cachées contre DaechYémen : «L'effondrement va secouer la région et le monde» Publié le 02/12/2017 à 20:06 par saltabank, 01 décembre 2017Daech, naissance d'un Etat terroriste

11/09/2016

fragile le cessez-le-feu

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Bonjour !

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 
 
Here is a closer look at the truce deal set to begin on Monday http://aje.io/4bmf , UPDATE: The death toll from today's air strikes in Idlib and Aleppo now stands above 80 http://aje.io/4yha "A violation by the regime should be met with a perhaps military response," said the HNC's Bassma Kodmani http://aje.io/8qmm
 
 
"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre."Winston Churchill  Déclaration à Chamberlain propos des Accords de Munich :  - Discours du Président Edouard Daladier au Bourget le 1er octobre 1938,
 
L'accord de Munich (1938) Seconde Guerre Mondiale Les Accords de Munich. 2000 ans d'histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Jean-Pierre Azéma (historien). 15.01.2009 Les jeux d'Hitler Une relecture bien salutaire pour voir les lâchetés, les complaisances des diplomaties occidentales, américaine, russes, syrienne et chinoise....
 
L'impuissance et / ou lâcheté des occidentaux associé aux cynisme et à l'esprit de conquête des Russes a radicalisé une opposition syrienne qui se sent abandonné par les diplomatie et par peur de mourir de faim, de froid, sous les bombes  et de maladie sous les sièges impitoyable du régime syrien se tourne vers les djihadistes comme dernier recours.  En derniers recours, l'externalisation du conflit syriens des américains qui se désengagent vers la Russie va faire le jeux des plus radicaux, dont l'ex Front Al Nosra et Daesch qui devraient sortir grand vainqueur de cette impasse politique, militaire et diplomatique.
 
 
A Luxembourg, l’Europe sanctionne des officiels syriens, pas la Russie

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis lundi, estiment que « le fait de viser délibérément » des hôpitaux, des écoles et des infrastructures essentielles pourrait « équivaloir à des crimes de guerre. En désaccord sur d’éventuelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans les bombardements meurtriers d’Alep, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, lundi 17 octobre, ont, en revanche, approuvé le principe de nouvelles mesures restrictives contre « des individus et des entités » qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad. Avec le faible espoir - faute de conviction - qu’une telle mesure servira à quelque chose. 

Un précédent accord qui n'a pas tenu plus d'une semaine

Le régime syrien approuve l'accord de trêve russo-américain qui doit entrer en vigueur lundi entre régime et rebelles, a rapporté l'agence officielle Sana, citant des "sources informées". 

"Le gouvernement syrien a approuvé l'accord russo-américain (...) dont l'un des objectifs est de parvenir à une solution politique à la crise en Syrie", a indiqué l'agence, précisant qu'il "y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires".

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, dont les pays soutiennent des camps adverses en Syrie, ont annoncé vendredi soir cet accord sur une trêve qui doit débuter lundi dans ce pays déchiré par cinq ans de guerre.  Le début de la trêve coïncidera avec l'Aïd el-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice.

L’accord sur la Syrie scellé à Genève entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est semé d’embûches. Son annonce surprise, au milieu de la nuit, a suscité sur les réseaux sociaux un flot de commentaires sceptiques, voire cyniques. « Personne ne sera dupé par sept jours de calme. Les Syriens ont besoin d’une paix de longue durée et d’une véritable transition politique pour se sentir concernés », a écrit Kenan Rahmani, une figure de la twittosphère anti-Assad.

Le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine

La déclaration finale dit aussi que « le fait de viser délibérément des hôpitaux, le personnel médical, des écoles et des infrastructures essentielles, ainsi que l’utilisation de barils d’explosif, de bombes à fragmentation et d’armes chimiques, pourraient équivaloir à des crimes de guerre » Des propos maintes fois répétés alors que c’est un constat « glaçant », selon la formule du ministre belge Didier Reynders, qui a, en réalité, été dressé : l’action diplomatique touche peut-être à ses limites face à la catastrophe humanitaire et à la volonté de Damas et de ses alliés de changer radicalement la donne sur le terrain.
La grande crainte des Occidentaux étant que leur but soit de faire à tout prix tomber la ville, ce qui pourrait n’être qu’une question de semaines, selon Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies, présent à la réunion de Luxembourg. Des officiels européens dressent même le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine, ce qui représenterait le premier défi majeur pour celle, ou celui, qui succédera à Barack Obama.
En savoir plus ( Le Monde)  s

 

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé ce lundi qu'ils suspendaient toute discussion liée aux pouparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux "violations" par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours.

"Ces violatons se poursuivant, les factions rebelles annoncent (...) le gel de toute discussion liée aux négociations d'Astana", ont-ils indiqué dans un communiqué, en référence aux pourparlers de paix que doivent parrainer fin janvier au Kazakhstan la Russie, alliée du régime de Damas et la Turquie, soutien de la rébellion.

LIRE AUSSI :
» Quel nouveau monde après la chute d'Alep ?

Cinq ans et demi de guerre tous azimuts entre une multitude d’acteurs aux intérêts contraires ont produit sur le terrain un tel chaos qu’on voit mal comment de simples documents diplomatiques, élaborés dans le secret d’un salon genevois, pourraient ramener le calme en Syrie. Le précédent cessez-le-feu, conclu par les deux hommes en février, avait été violé quasi immédiatement, et s’était définitivement effondré après un mois, sous les coups conjugués des troupes loyalistes, pro-Assad et des djihadistes du Front Al-Nosra, la branche locale d’Al-Qaida

 La grande ville martyre du nord du pays, dont les 300 000 habitants des quartiers orientaux, aux mains de la rébellion, sont bombardés depuis quatre ans, est un parfait concentré du maelström syrien. Dans cette métropole s’enchevêtrent toutes les dimensions de cette guerre inextricable, à la fois nationale (l’insurrection anti-Assad), régionale (l’Iran rival de lArabie saoudite et de laTurquie) et internationale (l’antagonisme Etats-Unis - Russie).

« Alep est la clé, le levier, témoigne Sinan Hatahet, analyste au think tank Omran, basé à Istanbul. Si le cessez-le-feu fonctionne là-bas, il fonctionnera sur tout le territoire. Et s’il doit s’effondrer, c’est d’abord là que cela se produira. »

Eight-hour pause in fighting announced for later this week as EU says assault on Syrian city could amount to war crimes. source Al Jazeera

"The latest assessment from the aid agencies [however] is that 12 hours is needed so work is needed to find common ground."

More peace talks over Syria, but can they end the war?

 

More than 430 people have been killed in bombardment on the eastern half since the government announced its offensive to retake Aleppo on September 22, the SOHR said.

Another 82 people have died in rebel fire on government-held neighbourhoods in the west.

Further west in Aleppo province, Russian raids killed 23 people in the village of Uwaijal on Monday, said the SOHR.

 

Démilitarisation de la route du Castello

Les chances d’un apaisement de longue durée paraissent minimes. Certes, aucun acteur, hormis les djihadistes du Front Fatah Al-Cham – l’ex-Front Al-Nosra, qui dit avoir rompu ses liens avec Al-Qaida mais reste considéré par Moscou et Washington comme un groupe terroriste –, ne s’est permis de dire ouvertement non au secrétaire d’Etat américain John Kerry et au ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les concepteurs du projet de trêve négocié à Genève. Mais les communiqués publiés depuis son annonce sont remplis au mieux d’arrière-pensées, au pire de critiques en forme de rejet inavoué

« Un piège militaire destiné à nous tuer encore plus »

Echaudés par l’échec d’une précédente trêve, en février, instantanément violée par les avions du régime, les rebelles déplorent l’absence de mécanismes de sanctions en cas de non-respect des clauses du nouvel arrangement. C’est un « piège militaire destiné à nous tuer encore plus », a vitupéré sur Twitter Ahmed Al-Saoud, le commandant de la Division 13, un groupe estampillé ASL.

 

Selon Al Jazeera "Air strikes killed more than 80 people in rebel-held areas of Idlib and Aleppo on Saturday, just hours after Russia and the US announced a deal intended to put a stop to more than five years of fighting"

Ce qui est sur c'est qu'il y a un exces de violence dans une guerre particulièrement meutrière. Chacun essayant d'engranger le plus de victoire avant un ennieme cessé le feu

 « Si le cessez-le-feu avait été annoncé quand la route de Ramoussah était encore ouverte, il n’y aurait pas eu toutes ces hésitations, analyse Mohamed Kanjo, du centre d’études Orient, basé à Gaziantep, en Turquie. Pour les rebelles, accepter la trêve, cela équivaut à donner Alep au régime. » « Tout le monde va parier sans le dire sur l’échec de cet accord, côté régime comme côté opposition », prédit l’analyste Sinan Hatahet, qui ne croit pas que le gouvernement turc lâchera les rebelles : « Même s’il donne la priorité à son combat contre l’EI et les Kurdes, Ankara garde une marge de manœuvre. »

Après une possible accalmie de quelques jours, le risque est donc grand que le front de Ramoussah s’embrase de nouveau. Le président syrien Bachar Al-Assad, qui clame son intention derétablir son pouvoir sur l’ensemble du territoire, ne peut pas laisser la deuxième ville du pays lui échapper. Sans la reprendre, il ne pourra jamais revendiquer la victoire. Quant aux rebelles, ils jouent leur survie. Une expulsion de la partie est d’Alep réduirait leur mouvement à une simple guérilla dispersée dans quelques poches rurales. Et leur ferait perdre, lentement mais sûrement, l’oreille de la communauté internationale.

CONVERGENCE Le sort du cessez-le-feu en Syrie se joue à AleLE MONDE |

Syrie : l’appel d’Hollande, le silence d’Obama

Pour le dernier discours de leurs mandats respectifs aux Nations unies, les chefs d’Etat français et américain ont marqué leurs différences d’approche du conflit syrien.

« Ambiance dramatique »

Mais même si la diplomatie française compte évoquer cette question lors des discussions au Conseil de sécurité, elle n’est, pour le moment, guère suivie. Tout est bloqué, Moscou continuant d’appuyer Damas envers et contre tout. « Ce serait pourtant dans l’intérêt même de la Russie de faire pression sur le régime, car son soutien ne permettra pas la reconquête de la Syrie, mais va précipiter sa partition et un chaos encore plus grand », a dit le président français.

Impasse totale

Le Français, qui s’adressait là à ses pairs pour la dernière fois de son quinquennat, a, lui, lancé un vibrant appel afin que « cette tragédie ne reste pas comme une honte pour la communauté internationale »« Ce sont les Nations unies qui ont été frappées, mais cela n’a eu aucune conséquence, c’est une nouvelle illustration de la faiblesse totale de la communauté internationale », a déploré Riyad Hijab, le coordinateur du Haut Conseil des négociations, principal représentant de l’opposition syrienne.

Syrie : les quartiers d’Alep-Ouest sous le feu de l’artillerie rebelle

Une cinquantaine de civils ont péri dans la partie gouvernementale de la ville, dans une attaque que la Coalition nationale syrienne refuse de condamner.


De la guerre, les habitants des quartiers ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, n’ont longtemps vu que les colonnes de fumée, s’élevant sur l’autre moitié de la ville, pilonnée par l’aviation syrienne ou russe. La majorité d’entre eux, en dehors d’accès de tension passagers, dus à un tir de mortier ou de sniper, n’étaient affectés qu’indirectement par le conflit. Mais depuis le lancement de l’offensive rebelle visant à briser le siège des quartiers est, vendredi 28 octobre, Alep-Ouest est entré de plain-pied dans la guerre.

L’offensive est orchestrée par lArmée de la conquête, une coalition du Front Fatah Al-Cham (ex-Front Al-Nosra), lié à Al-Qaida, et Ahrar Al-Cham, un puissant groupe salafiste. Plusieurs factions de l’Armée syrienne libre (ASL), la branche dite « modérée » de l’insurrection, participent elles aussi aux combats. Au mois d’août, lors d’une première tentative destinée à casser l’encerclement des quartiers est, les assaillants avaient porté leur attaque sur le secteur de Ramoussah, une zone relativement dépeuplée, au sud de la ville, distante d’à peine 5 km des rebelles.

Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, s’est dit « horrifié et choqué » par le bilan de cette attaque à l’artillerie lourde

Cette fois-ci, dans l’espoir de prendre ses adversaires à contre-pied, l’Armée de la conquête a ciblé des quartiers plus éloignés, Dahyat Al-Assad et Hamdaniya, sur le flanc sud-ouest de la ville. Durant les deux premières années de la guerre à Alep, déclenchée par la conquête des quartiers Est par les insurgés en 2012, la situation à l’ouest est restée relativement calme. Des mortiers artisanaux et des bonbonnes de gaz bourrées d’explosifs ont commencé à s’abattre sur ces districts à partir de 2013, de façon sporadique, puis plus régulière, causant un nombre croissant de victimes.

Tirs plus soutenus et meurtriers

Au début de cette année, les tirs sur l’ouest sont devenus plus soutenus et meurtriers, parallèlement à l’intensification des raids aériens sur l’est. Aux mois de février, mai et septembre, de violentes salves de mortiers et de roquettes se sont écrasées sur les quartiers tenus par l’armée, sans faire toutefois autant de victimes que les bombardements des Soukhoï russes, au pouvoir de destruction incomparablement supérieur.

« Les responsables de ces tirs pensent qu’ils mettent le régime sous pression, explique Bassel Al-Junaidy, un analyste syrien basé à Gaziantep, dans le sud de la Turquie. On a tenté de les raisonner. Mais dans le contexte actuel, avec la pluie de bombes larguées par les Russes, plus personne ne nous écoute. »

Les derniers scrupules des rebelles ont été balayés par la pression du siège de leurs quartiers. La peur d’une lente agonie, comme celle qu’ont connue Daraya et Mouadhamiya, des banlieues de Damas, asphyxiées pendant quatre ans, avant que leurs défenseurs ne finissent par baisser les armes. « Si vous étiez à la place des civils d’Alep [Est], tenaillés par la faim et bombardés par un régime criminel, vous aussi vous brandiriez le drapeau des djihadistes, clame Modar Shekho, un infirmier des quartiers Est joint par WhatsApp. Les gens soutiennent ceux qui les soutiennent. »

Interrogé par Le Monde, Abdelahad Astepho, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale plate-forme politique anti-Assad, a assuré « condamner toutes les morts de civils, quelle qu’en soit l’origine ». Mardi soir, le site Internet de la CNS ne contenait cependant aucune désapprobation officielle des tirs de missiles Grad sur Hamdaniya et Dahyat Al-Assad. Dans un communiqué, son président, Anas Al-Abdah, applaudissait au contraire les « valeureux combattants d’Alep ». Source Le Monde 

Pour Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris) sur son blog En Syrie, Poutine veut miser sur la carte djihadiste POST DE BLOG L’enlisement de la campagne russe en Syrie amène Poutine à miser de plus en plus sur la carte jihadiste, quitte à en exagérer la menace. Vladimir Poutine est contraint d’admettre qu’il n’a atteint aucun de ses objectifs de guerre en Syrie, et ce malgré l’extrême violence des bombardements qu’il a ordonnés sur Alep-Est. Les quelque 250.000 habitants de ces quartiers contrôlés par les forces révolutionnaires ont refusé l’offre russe d’évacuation « humanitaire ». Et une coalition insurgée tente même, à partir de la province d’Idlib, de briser le siège d’Alep-Est, comme elle avait pu le faire brièvement en août dernier.

SAUVER ALEP POUR SAUVER LA SYRIE OU POUR SAUVER ASSAD ?

La campagne aérienne menée durant de longues semaines par la Russie contre Alep-Est et ses alentours a été d’une intensité sans précédent, avec ciblage systématique d’institutions civiles, scolaires et médicales. Le débat sur de tels crimes de guerre n’est pas prêt d’être clos. Mais un simple regard sur la carte ci-dessus des frappes russes les plus récentes prouve qu’elles ont épargné le territoire contrôlé par Daech (en zone grise sur ce document établi par l’Institute for the Study of War de Washington).

Retour en images sur cinq dates clefs du conflit syrien

 

Infographie rappelant cinq dates clefs du conflit syrien.
Infographie rappelant cinq dates clefs du conflit syrien. - AFP

 

 

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

La Syrie dit avoir abattu un avion israélien. Un peu plus tôt ce matin, l'armée syrienne a indiqué que quatre avions de chasse israéliens avaient visé dans la nuit une "cible militaire" près la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie.Il s'agit de l'incident le plus sérieux entre les deux pays - toujours formellement en guerre -depuis le début en 2011 du conflit qui ravage la Syrie.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Source: Al Jazeera and news agencies Syria: The Roots of Tyranny - Al Jazeera World



 ENTRE WASHINGTON ET MOSCOU AU PROFIT DE DAECH

. Dans l’intervalle, les Etats-Unis se bornent à remporter des « victoires » en trompe-l’œil, dont le coût exorbitant pour la population civile (arabe et sunnite) alimente la propagande et le recrutement de Daech.

 Et d’affirmer ( Riyad Hijab ) que « les Russes poursuivent toujours la même stratégie et instrumentalisent les résolutions du Conseil de sécurité, les accords de cessez-le-feu et le processus de Genève pour consolider les positions du régime sur le terrain ».

Comme si cette politique n’était pas assez désastreuse, Washington est en passe de se rallier aux objectifs de guerre de Moscou en Syrie. L’administration Poutine n’a pas reculé devant plusieurs épreuves de force sur le terrain, avec même bombardements de positions américaines, pour imposer ses vues à la Maison Blanche. Une officialisation de la coopération russo-américaine n’aurait qu’un effet limité dans la lutte à court terme contre Daech. Elle serait en revanche catastrophique pour les forces révolutionnaires, ainsi sommées, comme dans Alep encerclé, de se rallier aux djihadistes, de capituler devant Assad ou de périr, moins dans les combats que dans d’impitoyables sièges.

Rappelons que ces mêmes révolutionnaires d’Alep, aujourd’hui menacés de liquidation, avaient dès janvier 2014 libéré leur ville de l’emprise de Daech. La convergence entre Moscou et Washington en Syrie vise donc pratiquement à détruire cette troisième voie entre Assad et Daech, pour le plus grand bénéfice de l’organisation djihadiste. Alep-Est avait été « libérée » de Daech, dès janvier 2014, par ces mêmes forces révolutionnaires sur lesquelles s’acharne aujourd’hui la Russie. En outre, la victoire majeure remportée contre Daech ces dernières semaines par des milices syriennes, soutenues par la Turquie, permet enfin de clore le corridor de passage des terroristes depuis le Jihadistan vers l’Europe. Donc, non seulement la Russie bombarde les alliés potentiellement les plus solides dans la lutte contre Daech, mais elle ne contribue en rien aux succès remportés contre les partisans de Baghdadi à quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau de ses propres positions.

Un tel cessez-le-feu doit se fonder sur l’échec avéré de toutes les options militaires suivies par les uns comme par les autres. Et s’appuyer sur une forme de « paix des braves » entre Syriens de l’Est comme de l’Ouest de la ville. Il faut neutraliser toutes les interventions extérieures, celles de la Russie, de l’Iran et de ses milices affidées au profit d’Assad, mais aussi celle des jihadistes étrangers du côté insurgé (la contre-offensive rebelle a été ouverte, le 28 octobre, par un triple attentat-suicide perpétré par des jihadistes de nationalité saoudienne, égyptienne et turque).

Alep doit être sauvé. A tout prix. Et maintenant.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place : Bastille Day  - YouTube cf Le MONDE SOUS SURVEILLANCE / , Le MONDE SOUS SURVEILLANCE Par Enkolo dans Accueil le

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
 

"Russia has made it clear that this

 
 

Sources :

Comme le lancement du programme Apollo vers la Lune en 1961, l'idée de "Mars" donnerait au moins à l'humanité un cap mobilisateur positif.
 

nTrafic d'art -Créé le mardi 06 septembre 2016"Voyage en barbarie"Créé le samedi 03 septembre 2016 , Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016 2, Au nom du Temple Créé le lundi 15 août 2016 11:15, Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! Créé le jeudi 28 juillet 2016, Combattants solitaires de DaeschCréé le lundi 04 juillet 2016

Au Coeur De La Maison Blanche Barack ObamaCréé le lundi 18 juillet 2016

24/07/2016

Afghanistan, le prix de la vengeance

Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : 

 "Our government is weak and ineffective in comparison to other governments, we've just begun ... But the big corruption, the hundreds of millions of dollars of corruption, it was not Afghan. Now everybody knows that. It was foreign. ... The contracts, the subcontracts, the blind contracts given to people, money thrown around to buy loyalties, money thrown around to buy submissiveness of Afghan government officials, to policies and designs that the Afghans would not agree to. That was the major part of corruption..."
Hamid Karzai, 07 October 2013

Il y a onze ans, les Etats-Unis, suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après les attaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. 
Ben Laden ? Retrouvé et tué, ailleurs, au Pakistan. 
Al Qaeda et talibans ? Un amalgame construit de toute pièce par les faucons américains. 
Le sort des femmes afghanes ? Un alibi pour vendre la guerre aux opinions. 

Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre qui n'avait d'autre motif que la pulsion de vengeance américaine. 

 

Afghanistan, le prix de la vengeance ( et fin)

 A voir Le poison Afghan - l'opium. Envoyé spécial partie 2 sur 2 - YouTube , Les barons de la drogue (afghanistan) (1/3) - vidéo Dailymotion l’itinéraire de l’héroïne à travers le monde HC HANNE COUDERE, PHOTOS: JIM HUYLEBROEK May 2 2016, 7:00am Un voyage de l'Afghanistan à l'Iran, en passant par la Turquie et l'Europe de l'Est, en compagnie d'agriculteurs, de toxicomanes et d'experts.

 


Onze années pendant lesquelles l'Occident a tout promis à l'Afghanistan pour ne laisser que corruption généralisée, illusions perdues, des milliers de morts et des talibans plus puissants que jamais. Afghanistan: le vice-président accusé de viol La justice afghane a ouvert, à la suite de vives critiques des Occidentaux, une enquête visant le vice-président, le général Dostum, accusé d'avoir fait séquestrer et violer un rival politique. Abdul Rachid Dostum, un ancien chef de guerre dont le nom est associé à une série de crimes, est accusé d'avoir ordonné à sa garde personnelle de capturer son rival Ahmad Ishchi, un ancien gouverneur, lors d'un bouzkachi, une joute guerrière traditionnelle à cheval autour d'une carcasse de chèvre.

Mais Dostum "est beaucoup trop puissant pour être poursuivi ou renvoyé", a expliqué le politologue afghan Ahmad Saeedi. "Le président est pressé d'agir mais Dostrum a beaucoup de soutiens et d'influence, ce que le gouvernement ne peut ignorer".

L'affaire illustre la brutalité et l'impunité des chefs de guerre passés aux responsabilités, qui minent les efforts des Occidentaux pour pacifier et rebâtir le pays. Le général Dostum est connu pour ses accès de colère et son passé plus que trouble. En 2001, il avait fait prisonniers des milliers de talibans qui ont été ensuite exécutés ou sont morts asphyxiés dans les conteneurs où ses troupes les avaient entassés.


Le dessous des cartes - Afghanistan : l'impossible transition - 23 février 2013

 


L'Afghanistan fut une cible idéale. C'est devenu un volcan.

Le tribunal anti-corruption afghan a entamé ses travaux avec les premières audiences publiques à Kaboul, le début d'un long chemin vers la transparence dans l'un des pays les plus corrompus au monde, où les attentes sont immenses.

Il regrette "l'impatience" des Afghans: "Certaines affaires prennent des années: pour amener un ministre en justice, il faut des preuves et arrêter les personnes impliquées. Si on va trop vite, on perdra".
De plus, à très haut niveau les témoins craignent pour leurs proches: "la mafia est au coeur du gouvernement", accuse-t-il.

"C'est un défi considérable, nous attendons de réels changements. La corruption est le problème de base" confirme à l'AFP l'ambassadeur de l'Union Européenne, Franz-Michael Mellbin.

Il évoque les nombreux "employés fantômes" des ministères et même de l'armée ou de la police dont quelqu'un, quelque part, touche pourtant le salaire versé par la communauté internationale.

consider judges the judiciary the most corrupt segment of their society.

corrupt officials Afghanistan

Les Talibans appelent le Président Donald Trump ce jeudi a revoir la stratégie de la guerre en Afhanistan et tenir des pourparlait de paix directement avec eux au lieu d'encourager la " corruption" des politiciens.La guerre en Afghanistan est devenu la plus longue et la plus couteuse depuis la guerre du vietnam. 

READ MORE: SIGAR questions millions spent in Afghanistan

Erik Prince, fondateur de la société de sécurité privé Blackwater, a offert ses services de force militaire privé pour l'Afghanistan, proposant un plan de deux ans afin de remplacer les troupes américaines, qui pourrait être replacé par l'armée d'environ 5000 fournisseurs, qui pourraient se joindre a eux dans le combat contre les Talibans. Cependant les Talibans disent que la privatisation de la guerre pourrait être une grave erreur.

Les Armées Privées Dans la cible (La guerre en CDD) Spéciale Investigation L'Armée De Métal, Les Robots De Guerre [Documentaire Technologie ...

 

Daily Corruption

Face à la pression des talibans, le Pentagone affirme qu'il est indispensable de continuer d'aider l'armée afghane. Mais, huit ans après Obama, Trump a, au fond, un peu les mêmes réserves.

S'il y a une chose que Donald Trump a critiquée vertement dans le bilan de son prédécesseur pendant sa campagne, c'est son retrait d'Irak en 2011, alors que les militaires américains avaient guerroyé des années pour y stabiliser la situation et y constituer un poing dissuasif. En abandonnant le terrain, Obama a donné naissance à l'État islamique, n'a cessé de tempêter le milliardaire de New York lors de ses meetings.

On aurait pu penser que, vu cette position claire et nette, Donald Trump n'aurait, par contraste, pas d'états d'âme à soutenir les demandes insistantes de ses généraux pour le renforcement du contingent américain en terre afghane.  Afghanistan: record de victimes civiles

Selon " Corruption in Afghanistan - GlobalSecurity.org ", FOREIGN POLICY AND SECURITY : Tackling Corruption in Afghanistan: It’s Now or Never Posted on

L'Afghanistan fut une cible idéale. C'est devenu un volcan. ​​​​​​​

"C'est un défi considérable, nous attendons de réels changements. La corruption est le problème de base" confirme à l'AFP l'ambassadeur de l'Union Européenne, Franz-Michael Mellbin.

Ce qui est sur, c'est que la lutte par des bombardement aérien et la mise en place d'un gouvernement " ami" des occidentaux ne règle pas les problemes sur le long terme. L’Afghanistan est un triste exemple.  Afghanistan: des dizaines de morts après des offensives talibanes Les récentes offensives des talibans eAfghanistan, dont Kunduz (nord) et le Helmand (sud), ont fait des dizaines de morts et disparus parmi les forces régulières, et contraint des milliers de civils à fuir, selon des responsables.

Le président afghan Ashraf Ghani a lancé aujourd'hui un ultimatum aux talibans, les appelant à saisir la "dernière chance" pour la paix, quelques jours après un attentat dévastateur dans la capitale dont le bilan dépasse désormais 150 morts.

L'opinion publique est de plus en plus remontée contre le président Ghani en raison d'une détérioration catastrophique de la situation sécuritaire. Des protestataires ont appelé à la démission de son gouvernement lors de manifestations émaillées de violences ces derniers jours.

» Lire aussi - L'armée afghane humiliée après l'attaque d'une base militaire,

Le Pentagone aurait omis de signaler des raids aériens menés par l'armée américaine sur plusieurs années en Irak, en Syrie et en Afghanistan contre des islamistes, rapporte dimanche le Military Times.» Lire aussi - Afghanistan: une série d'attentats fait au moins 50 morts  comment l’ambassadeur allemand a sauvé son personnel 

Cela témoigne d’une détérioration de la situation sécuritaire en Afghanistan, où talibans et djihadistes ayant fait allégeance à l’organisation Etat islamique multiplient actes de terrorisme et enlèvements. Harun Najafizada a dû travailler ce jour-là, depuis le bureau d’une autre chaîne, pour que « le monde entier ressente cette injustice, cette violation des droits de l’homme en Afghanistan » 

Deux posts Propos recueillis par Jacques Follorou (Kaboul, envoyé spécial) le 22.07.2017. . L’Afghanistan s’enfonce dans la crise politique et Afghanistan : « Nous réagirons face à la dérive dictatoriale du président Ghani » montre les difficultés grandissantes pour assurer la sécurité et l'échec des troupes internationales en Afghanistan

L’attentat meurtrier du 31 mai et ses suites ont attisé les divisions entre les camps tadjik et pachtoun. LE MONDE |

« Une ligne rouge a été franchie, on ne pourra pas revenir en arrière », jure Ahmad Walli Massoud, figure du Jamiat et plus jeune frère du fameux commandant Massoud, assassiné en 2001 dans un attentat suicide organisé par des djihadistes apparentés à Al-Qaida. Présent aux funérailles le 3 juin, il assure que « la perception de la population, notamment tadjike, soit une majorité du pays, a changé. Il existe désormais une immense défiance à l’égard du président Ashraf Ghani, rendu responsable de l’absence de toute avancée du pays, et dont la politique ethnique en faveur de la communauté pachtoune dont il est issu est désormais une évidence ».
« Il va y avoir une profonde confrontation et il faut se préparer à la chute de ce gouvernement », prédit M. Massoud.

Afghanistan : « Nous réagirons face à la dérive dictatoriale du président Ghani »

Salahuddin Rabbani dirige la diplomatie afghane et le principal parti tadjik. Il reproche au président d’exercer un pouvoir exclusif, voire d’attiser la crise. LE MONDE |

REPORTAGE Kaboul sous l’emprise de la peur et du désespoir » Lire aussi - L'Afghanistan, une réalité oubliée  http://aje.io/zu5v 

 That was an increase of about 35 percent from all of 2015, when 5,000 members of the security forces were killed.

 

Source: Al Jazeera News

Afghanistan, le prix de la vengeanceCréé le samedi 27 juin 2015, Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015,  Afghanistan: la justice anti-corruption s'attaque aux puissants >L'actu>International

 

Ce qui est sur, c'est que la lutte par des bombardement aérien et la mise en place d'un gouvernement " ami" des occidentaux ne règle pas les problemes sur le long terme. L’Afghanistan est un triste exemple.  Afghanistan: des dizaines de morts après des offensives talibanes Les récentes offensives des talibans en Afghanistan, dont Kunduz (nord) et le Helmand (sud), ont fait des dizaines de morts et disparus parmi les forces régulières, et contraint des milliers de civils à fuir, selon des responsables.

Le président afghan Ashraf Ghani a lancé aujourd'hui un ultimatum aux talibans, les appelant à saisir la "dernière chance" pour la paix, quelques jours après un attentat dévastateur dans la capitale dont le bilan dépasse désormais 150 morts.

L'opinion publique est de plus en plus remontée contre le président Ghani en raison d'une détérioration catastrophique de la situation sécuritaire. Des protestataires ont appelé à la démission de son gouvernement lors de manifestations émaillées de violences ces derniers jours.

» Lire aussi - L'armée afghane humiliée après l'attaque d'une base militaire,

 

 

nAfghanistan: Washington demande à l'Otan un millier de soldats » Lire aussi - Donald Trump s'emploie à reprendre la main

Afghanistan: The Fall Of Helmand - People and Power

 Source: News agencies

 

 Le district de Maiwand, dans une zone particulièrement exposée, à 80 km à l’ouest de Kandahar et à proximité (une vingtaine de kilomètres environ) de la limite avec le Helmand, la « province du pavot », dont les talibans contrôlent les deux tiers. La province de Paktiya et le sud-est en général, comme Kandahar et le Helmand, ont une frontière commune avec le Pakistan et sont considérées comme des places fortes des talibans et autres éléments armés en lutte contre le gouvernement central.

 

Source: Al Jazeera News And Agencies

Des luttes complexes contre L'EI du fait des intérêts personnels des belligérants dans le conflits  
Que ce soit en Irak, Syrie, Yemen et maintenant Lybie.... Et demain, je sais ou.... Le constat est le même.
 
LIRE AUSSI :

» La Libye

Une partie des "soldats du Califat" ne pouvant se rendre dans la zone Irak - Syrie, se sont repliés en Afghanistan ou ils espèrent créer un nouveau califa appelé le "Grand Khorasan", une région historique comprenant l'Afghanistan, le Pakistan, l'Iran et l'Asie centrale/.Les talibans afghans déclarent qu'ils ont mis en œuvre des unités spéciales pour mener la guerre contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI, Daech) qui remet en question la dominance des talibans dans la région.


Le début du bras de fer entre les Taliban et dasch 


 
 

Filmmakers: Najibullah Quraishi and Jamie Doran : L'État islamique tient à préserver sa carte afghane INFOGRAPHIE -  Spécial Afghanistan partie n°2 (20 septembre 2001,ARTE) Contre toute attente, le groupe terroriste est parvenu à maintenir ses positions dans plusieurs provinces de ce pays emblématique dans l’imaginaire djihadiste. Les ordres venant de Syrie montrent que Daech tient à conserver cette éventuelle base de repli. Voilà presque deux ans que l‘État islamique a pris pied en Afghanistan. En janvier 2015, les combattants de Daech officialisent les premières cellules dans la province de Helmand, au sud, et dans l’est du pays. À l’époque, les observateurs ne donnent pas cher de leur peau. La plupart sont d‘anciens talibans afghans et pakistanais en rupture de ban avec leur ancien mouvement, et les services de renseignement américain et afghan tentent de tuer dans l’œuf cette nouvelle menace.

 

Daech s'empare de la forteresse afghane de Ben Laden

Les grottes de Tora Bora, dernier refuge d'Oussama Ben Laden en Afghanistan, sont tombées aux mains de l'État islamique

Compétition entre al-Qaida et Daech

Les talibans affrontent régulièrement l'EI depuis l'apparition de ce dernier sur le territoire afghan en 2015, mais les deux groupes s'allient aussi parfois pour attaquer les forces afghanes, selon des sources de sécurité.

Une région incontrôlable

Depuis plusieurs mois, les talibans et Daech se combattaient dans cette zone stratégique à la frontière pakistanaise, sur laquelle «il n'y a aucun contrôle gouvernemental», rapportait récemment à l'AFP un habitant de Tora Bora. .

Si certaines familles ont réussi à fuir, la majorité des habitants de la région se retrouvent livrés aux islamistes. Ils ont essayé de reprendre le réseau de grottes aux islamistes avec l'aide de la police locale et de l'armée afghane, sans succès. Reste à savoir si l'armée américaine, qui devrait recevoir d'ici les prochains mois de nouveaux renforts, repartira à nouveau à l'assaut de la forteresse islamiste de Tora Bora.

Kabul deplores exclusion from trilateral meeting

Russia, China and Pakistan meet in Moscow to discuss "growing ISIL threat" in Afghanistan - the third in a series

For their part, the representatives from Russia, China and Pakistan at the Moscow meeting said the influence of Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) group was growing in Afghanistan and that the security situation there was deteriorating.

Is there a way forward in Afghanistan?

 

US not invited 

Along with Afghanistan, the US, which still has nearly 10,000 troops in Afghanistan more than 15 years after the Taliban was toppled, was not invited to the Moscow talks. Officials in Kabul and Washington have said that Russia is deepening its ties with the Taliban, but Russia has rejected the claims.

Washington et Moscou divergent sur l’Afghanistan La Russie, contre les Etats-Unis, prône une alliance avec les talibans pour combattre l’EI dans la région. LE MONDE |  | Par Julien Bouissou (Kaboul, envoyé spécial) 

Bombarder l’organisation Etat islamique (EI) en Afghanistan ou se rapprocher des talibans pour l’éliminer ? Washington et Moscou divergent sur la stratégie à adopter. Au lendemain du largage, par les Etats-Unis, de la plus puissante bombe non nucléaire jamais utilisée par leur armée, dans plusieurs districts afghans contrôlée par l’EI, Moscou a accueilli, vendredi 14 avril, une conférence internationale sur l’Afghanistan.

La Russie prône une reprise du dialogue avec les talibans, dont les intérêts « coïncident », selon le terme employé par le diplomate russe Zamir Kaboulov, avec ceux de Moscou dans la lutte contre l’EI. Contrairement aux talibans, qui n’ont pas l’ambition de mener un djihad global, l’EI pourrait abriter en Afghanistan des combattants menaçant de frapper l’Asie centrale.

En quelques jours, la menace de l’EI en Afghanistan a pourtant éclipsé celle des talibans, au moins sur la scène diplomatique internationale. Depuis l'intervention étrangère de 2001, jamais l'insurrection n'avait tué autant que ces deux dernières années.

 

 

Taliban kills scores in Afghanistan's Paktia and Ghazniamid Karzai: US colluded with ISIL in Afghanistan

 
 
 
 
La BBC estime que Daech a du mal à devenir la force principale parmi d'autres groupes radicaux. Mais s'il arrive à le faire, cela rendrait impossible le processus de paix en Afghanistan. Dans ce cas-là, l'instabilité pourrait répandre aux autres pays. Si les pays de la région n'acceptent pas un programme d'actions communes, leur avenir s'imagine assez morne.
 
Spécial Afghanistan partie n°2 (20 septembre 2001,ARTE)

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

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La corruption gangrène toujours l'Afghanistan - Le Monde

Afghanistan: au moins 43 soldats tués - Taliban attack kills dozens of soldiers in Kandahar - Afghanistan : attaque meurtrière contre une base militaire revendiquée par les talibans cet attentat est le troisième revendiqué par les talibans en quarante-huit heures contre les forces gouvernementalesDeux attentats font près de soixante morts en Afghanistan Les deux attaques de ce vendredi - l'une contre la minorité chiite à Kaboul, l'autre contre une mosquée sunnite dans le centre du pays - clôturent une semaine sanglante à travers le pays. Plusieurs dizaines de morts dans deux attaques de mosquée en Afghanistan Depuis l’été 2016, la minorité chiite d’Afghanistan est particulièrement visée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), composé d’extrémistes sunnites. Afghanistan : 15 soldats tués à Kaboul

Terrorisme, raison d'Etat (1/2) - ARTE - YouTube La « mère de toutes les bombes »


PDF]Corruption in Conflict: Lessons from the US Experience in Afghanistan

Afghanistan United States Asia Taliban War & Conflict

Afghanistan, le prix de la vengeance Par Enkolo dans Accueil le 22 Août 2017

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Military blunders continue after MSF Kunduz bombing

 lire 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance , A voir Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : A lire Terrorisme, raison d'Etat , COMPTE RENDU 2 400 morts, 20 000 blessés, 840 milliards de dollars : le lourd bilan américain en Afghanistan 41 Le président Donald Trump a annoncé des renforts de troupes dans le pays, où l’armée américaine est présente depuis 2001.

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