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02/03/2018

Burkina Faso

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Burkina Faso.

Durée : 00:57 |

La France a été visée, vendredi 2 mars au Burkina Faso. Son ambassade à Ouagadougou a été attaquée par des hommes armés, tandis qu’un autre groupe s’en prenait à l’état-major des forces armées burkinabées.

Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué un bilan provisoire faisant état de sept morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et de six blessés, dont deux civils. A Paris, le ministère des affaires étrangères annonce qu’aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé dans ces attaques.

« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a annoncé le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français.


Au moins 28 personnes sont mortes dans l'attaque contre l'état-major des armées du Burkina Faso dans la capitale Ouagadougou, selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l'AFP. Des tirs intenses étaient entendus ce matin dans le centre de Ouagadougou, non loin de l'ambassade de France au Burkina Faso, a constaté un correspondant de l'AFP.Selon des témoins, cinq hommes armés sont sortis d'une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l'ambassade. D'autres témoignages ont fait état d'une explosion près de l'état-major des armées et de l'institut français, à environ un kilomètre de là, toujours dans le centre de la capitale burkinabè..

L'explosion qui a frappé aujourd'hui l'état-major général des armées à Ouagadougou provenait d'une voiture piégée et elle visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré ce soir le ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo.

"Le véhicule était bourrée d'explosifs, la charge était énorme" et a occasionné "d'énormes dégâts". "Il y avait une réunion sur le G5 Sahel", "peut-être qu'elle était visée", a déclaré le ministre lors d'un point presse.

"A l'état- major il y avait une réunion sur le G5 Sahel qui devait se tenir et qui finalement s'est tenue dans une autre salle. Si la réunion s'était tenue dans la salle initialement désignée, il y aurait eu une situation extrêmement grave et dramatique parce que beaucoup de nos officiers devaient se retrouver avec le chef d'état-major pour cette réunion", a souligné Clément Sawadogo. "Peut-être qu'elle était visée, ciblée. Nous n'en savons rien pour le moment. En tout cas, cette salle a été littéralement détruite par l'explosion".

Le Burkina Faso fait partie de la coalition de cinq pays sahéliens (avec le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Tchad) qui ont lancé une force militaire commune, le G5-Sahel, pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent dans la région. Cette force sera composée à terme de 5.000 hommes et devra être pleinement opérationnelle à la fin du mois de mars. Elle a déjà mené plusieurs opérations contre les groupes jihadistes, avec le soutien de l'armée française.

Rappelons d'abord qu'en 2012, le nord du Mali, pays voisin du Burkina Faso, est tombé sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces derniers ont été chassés par le lancement de l'opération française Serval en janvier 2013. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, française et de l'ONU, et sont régulièrement visées par des attaques. Ces attaques se sont étendues au Niger et au Burkina Faso, devenu la cible d'attaques jihadistes dans la capitale et dans le nord du pays depuis 2015. 

Le pays connaît régulièrement des enlèvements et des attaques perpétrées par des groupes jihadistes contre des représentants de l'Etat (gendarmeries, écoles...). En trois ans, 133 personnes ont péri au cours de 80 attaques, dont celle contre l'hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino à Ouagadougou, en janvier 2016, indique un bilan officiel. 

Sous-équipées, les forces de sécurité locales ont du mal à faire face dans la région du Sahel burkinabé. Et les groupes jihadistes appellent à viser les intérêts français au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Les ambassades, consulats et centres culturels français dans la région se sont d'ailleurs de plus en plus barricadés au fil des années.

Il y avait une réunion sur le G5 Sahel», «peut-être qu'elle était visée», a-t-il ajouté.

 combats entre le régime syrien et les rebelles dans la goutta orientale

Si le G5 Sahel est bien la cible de ces assauts, pourquoi attaquer le Burkina Faso en particulier ? « C’est le ventre mou de la sous-région, estime une source diplomatique. Les assaillants n’auraient pas pu mener une telle attaque à Niamey [capitale du Niger] ou Bamako [capitale du Mali] car ces villes sont plus sécurisées. »

« La montée en puissance du G5 Sahel perturbe les terroristes (…). Cette attaque correspond à des représailles de la part des groupes armés à la suite des pertes qu’ils ont subies sur le front », explique le colonel Diasso. D’après nos informations, les groupes djihadistes ont reçu la consigne d’« empêcher le déploiement des forces du G5 à tout prix ».

la guerre malienne a peu à peu contaminé le nord du Burkina où un groupe islamiste, Ansarul Islam, lié à Aqmi, s'est enraciné.

Les attaques coordonnées de vendredi apparaissent néanmoins comme différentes des précédentes. Les commandos très «amateurs» des premières actions ont laissé place à des hommes qui semblent plus aguerris.

Au Burkina Faso, cette double attaque simultanée marque une rupture, en raison de sa préparation minutieuse, de son mode opératoire et des cibles ultrasécurisées qu’elle visait. « Jusqu’à aujourd’hui, les attaques qui ont eu lieu dans le pays étaient plutôt amatrices. Cette évolution est très inquiétante, poursuit notre source. Cela montre que les assaillants n’ont peur de rien. »

La nature des cibles a aussi changé. Alors que les attentats de janvier 2016 puis d'août 2017 avaient visé de simples lieux publics, des soft targets, dans le but évident de faire le plus de morts possible, les terroristes s'en sont pris cette fois à des cibles très symboliques et très défendues. La France, le gouvernement et l'armée burkinabés sont, de fait, considérés comme des ennemis prioritaires par les islamistes. «On pense bien sûr à Aqmi, souligne ainsi une source sécuritaire au Burkina. Mais il peut y avoir d'autres pistes.»

Deux mouvements terroristes sont soupçonnés d’en être à l’origine. D’une part, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la nouvelle coalition d’Al-Qaida au Maghreb islamique créée en 2017, et, d’autre part, l’Etat islamique dans le Grand Sahara, dirigé par Adnan Abou Walid Al-Sahraoui. Depuis plus de deux ans, ces deux organisations multiplient les attaques au Sahel, avec un objectif clair : transformer le désert ouest-africain en poudrière incontrôlable.

LIRE AUSSI:

» Au Sahel, l'opération «Barkhane» face aux limites de son action 

18/02/2018

7 ans après, que reste-t-il des printemps arabes?

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7 ans après, que reste-t-il des printemps arabes ?
Les mouvements de contestation qui ont ébranlé le Maghreb et le Moyen-Orient soufflent en 2018 leur septième printemps. Focus sur trois pays dont les soulèvements ont connu des destinées bien différentes : la Tunisie, l’Égypte et la Syrie.
 
Has the Arab Spring failed Libya and Bahrain?We ask if the Arab Spring has ultimately failed to bring change to Libya and Bahrain, or if there's hope for the future. 

VIDÉO - Les mouvements de contestation qui ont ébranlé le Maghreb et le Moyen-Orient soufflent en 2018 leur septième printemps. Focus sur trois pays dont les soulèvements ont connu des destinées bien différentes : la Tunisie, l'Égypte et la Syrie.

«Nous n'en sommes qu'au début», avertit dans un sourire le chercheur Gilbert Achcar à propos des révolutions arabes, comme pour convier à la patience nos esprits pressés. «Il ne pourra y avoir, dans cette partie du monde, de stabilité politique dans l'avenir prévisible». 7 ans. Déjà. Seulement. L'immolation d'un vendeur ambulant tunisien, la fuite de Ben Ali, les images des rassemblements place Tahrir, la chute de Moubarak, les répressions du régime de Bachar el-Assad à Damas, à Deraa, à Hama, les émeutes à Alger, à Benghazi, à Rabat et Manama. La vague de colère aura, en moins de six mois, renversé la table politique du monde arabo-musulman.

«En Tunisie, nous sommes encore dans le processus révolutionnaire» assure Nadia Chabaane, élue en 2011 à l'Assemblée constituante. «Il y a une importante résistance au changement, mais les progrès en termes de liberté d'expression sont considérables depuis sept ans» ajoute la femme politique, qui documente dans son dernier ouvrage* le chemin politique qui a mené à la nouvelle constitution tunisienne de 2014. «Vous avez réussi à instaurer un État civil là où beaucoup pensaient que c'était impossible» soulignait Emmanuel Macron à Tunis le 1er février. Dans cet «exemple de la Tunisie», des mots du président français, l'apparente sérénité de la transition démocratique est régulièrement altérée par des mouvements de colère. Encore en ce début 2018, les gaz lacrymogènes ont répondu aux pierres et aux cocktails molotov de manifestants tunisiens, venus dénoncer les annonces d'augmentations d'impôts et l'inflation galopante (6,4% en 2017 contre 4,2% un an plus tôt). «Un message politique de la part d'un pan de la population qui n'a plus rien à perdre» analysait alors pour l'AFP le politologue Selim Kharrat. S'y ajoute, pour les Tunisiens et pour le tourisme, le défi sécuritaire. Meurtri par deux attaques en 2015, à Sousse et au Bardo, le pays reste vulnérable, et vient de surcroît d'être placé par le Parlement européen sur une liste noire en matière de blanchiment d'argent... et de financement du terrorisme.

 Quelques kilomètres plus à l'est sur le littoral méditerranéen, quatre mois après l'adoption de la constitution tunisienne, les Égyptiens choisissaient le 28 mai 2014 leur nouvel homme fort: le maréchal Al-Sissi. «C'est une révolution avortée, déplore l'écrivain Robert Solé. Tout s'est très vite retourné comme un gant».

«C'est une révolution avortée. Tout s'est très vite retourné comme un gant»

Robert Solé

Entre les Frères musulmans et l'armée, le combat de boxe a tourné à l'avantage du second, et les gants du maréchal n'étaient pas en velours. «Le peuple égyptien est prêt à tous les sacrifices pour protéger la patrie et préserver son identité millénaire» confiait au Figaro le président égyptien en novembre 2017, évoquant les menaces des Frères musulmans et des terroristes islamistes. Une réponse, aussi, aux ONG qui alertent sur la dérive autoritaire du président. Le 26 mars prochain, Abdel Fatah al-Sissi remettra son mandat en jeu mais il n'a autorisé qu'un seul compétiteur à rejoindre la partie. En janvier, l'ancien général Sami Anan a été arrêté 72 heures après l'annonce de sa candidature à la présidentielle. Sa démarche fut effectuée «sans l'autorisation des forces armées» explique un communiqué.

En Syrie, les premiers mouvements sociaux, en mars 2011, n'ont eu en réponse que le poing ferme de Bachar el-Assad et la main vénéneuse des islamistes. Le court printemps syrien a rapidement laissé place à un hiver interminable et meurtrier: déjà plus de 500.000 victimes et 10 millions de déplacés. «Il y a tout de même l'émergence d'une société civile, note le politologue Ziad Majed, et la renaissance d'une culture syrienne, portée par un besoin de raconter et de documenter ce qu'il s'est passé sous la dictature». La discrète poursuite d'un combat, dont l'issue se décide bien loin de Damas, au gré des sommets réunissant les multiples acteurs impliqués dans la région: la Russie, l'Iran, la Turquie, les États-Unis et leurs alliés occidentaux…

Au Maghreb-Orient des Livres, où se croisaient début février, à l'Hôtel de Ville de Paris, des romanciers, essayistes et chercheurs, une analogie revient souvent: la Révolution française, et son parcours long et chaotique vers une réalité démocratique. L'historien Hamid Bozarslan y a consacré un ouvrage ****: «La comparaison avec 1848 est presque plus saisissante qu'avec celle de 1789. À ce propos, Tocqueville, qui n'était pas de gauche, et Marx, qui l'était, ont remarqué tous deux que des révolutions démocratiques déclenchent des dynamiques inédites, mais peuvent déboucher sur des résultats contraires». Les réalités sociales, confessionnelles et même géographiques des pays s'étant soulevés expliquent aussi la disparité des scénarios.

«Les soulèvements de 2011 ont en revanche démenti cette exception arabe, philosophe Robert Solé. Les Européens de l'Est s'étaient libérés, l'Amérique du Sud s'était libérée, mais on disait des Arabes qu'ils étaient résignés. Ils ne l'étaient pas».

Tunisie, Égypte, Syrie : ils racontent «leur» printemps arabe

VIDÉOS - Déjà 7 ans que la rue arabe s'est soulevée. Retour sur ces révolutions, heureuses, avortées ou réprimées, avec Nadia Chaabane, Robert Solé et Ziad Majed.

Les soulèvements arabes fêtent en 2018 leur septième printemps. Face caméra, trois observateurs reviennent sur les révolutions tunisienne, égyptienne et syrienne.

Nadia Chaabane, élue de 2011 à 2014 à l'Assemblée constituante tunisienne.

 
Nadia Chaabane nous raconte « sa » révolution tunisienne
Élue à l’Assemblée constituante (2011-2014), Nadia Chaabane garde un souvenir vivace de la fuite de Ben Ali le 14 janvier 2011.
 
 
Robert Solé nous raconte « sa » révolution égyptienne
Robert Solé, écrivain et journaliste, se remémore le départ de Moubarak le 11 février 2011, et regrette que tout se soit « retourné comme un gant ».
 
 
 
Libya: From Arab Spring to failed state?
We debate whether today's war-torn Libya can be blamed on the legacy of Colonel Gaddafi's 42 years in power.

 Muammar GaddafiLibyaArab SpringAfricaMiddle East

 

Libya: From Arab Spring to failed state? - UpFront - YouTube
 

A political solution remains out of reach for Libya seven years after the toppling of Colonel Muammar Gaddafi.

The country is grappling with civil war, humanitarian crises and the threat from the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS), leading some to suggest Gaddafi should not have been removed from power.

Was the 2011 foreign intervention into Libya a mistake?

"It [was] a huge mistake and I think both Libyans and the world is paying for it", says Hafed al-Ghwell, a columnist at Arab News and former senior fellow at the Atlantic Council."It was a civil war between two sides of Libya in 2011. There [was], and still [is], significant tribal presence that is in support of Gaddafi and ... still loyal to him," he says. "NATO and Europe intervened on behalf of one side against another."

Mustafa Abushagur, former deputy prime minister of the post-Gaddafi government, disagrees.

"What is going on today is really [that] we are paying for the legacy of the regime," he says. "If the intervention had not happened, Libyans could have been killed, thousands by thousands by the hands of Gaddafi.""When Gaddafi was toppled, there [were] no institutions in the country to be able to carry on," says Abushagur. 

In this week’s Arena, Hafed Al Ghwell and Mustafa Abushagur debate the pros and cons of today's Libya.

What happened to the revolution in Bahrain? We ask Bahraini activist Maryam al-Khawaja if there has been any progress in Bahrain seven years after the uprising.17 Feb 2018 

 

Seven years ago the Arab Spring came to Bahrain as protesters took to the streets to demand reform and - following repression - to call for the ruling Al-Khalifa family to step down. In response, authorities ordered the imprisonment of thousands of activists.

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Source: Al Jazeera News 

Libya: From Arab Spring to failed state? | Libya | Al Jazeera

 

À LIRE AUSSI: 7 ans après, que reste-t-il des printemps arabes?Tunisie, Égypte, Syrie : ils racontent «leur» printemps arabe 

Chroniques d'une Constituante - Demeter

** Ils ont fait l'Egypte moderne - Perrin

*** Syrie, la révolution orpheline - Actes Sud

**** Qu'est ce qu'une révolution? Amérique, France, monde arabe - Cerf

7 ans après, que reste-t-il des printemps arabes ?Par  Renaud Toffier Publié le 09/02/2018 

What happened to the revolution in Bahrain? | Bahrain | Al Jazeera

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29/11/2017

« En Afrique, la mondialisation de la violence et pauvreté»

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Emmanuel Macron au Burkina Faso

Face a la jeunesse, il essaye de relancer sur de nouvelles bases

C'est un lourd passif qu'essaye de faire oublier le gouvernement français en Afrique. Un passif d'un passé coloniale qui tient a des régimes autoritaires et a des pillages de richesse. A Ouagadougou hier, Emmanuel Macron a proposé une nouvelle relation avec la France, l'Europe et le continent Africain . On fait le point.

Devant l'université de Ouagadougou , quelques étudiants pas vraiment ravi de la visite u président français. Rapidement, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre dans une capital sécurisé au maximum.

" A mon avis, Macron n'est pas le bienvenu au Burkina Faso et encore moins a l'université"

Une jeunesse diplômée qui réclame une vrai rupture dans la politique France Afrique commr la fin du franc CFA que le chef de l'Etat envisage comme possible. Une nouvelle coopération ou encore la fin de soutien a des vielles dictatures aux nom des intérêts français sur le vieux continent

"Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes. Mais j'ai une conviction profonde : notre responsabilité n'est pas de nous y enfermer" Macron

"Nous sommes gérer aussi par cette traversée par toutes les passions, toutes les contradictions, toutes les demandes, les attentes à savoir certaines formes d'hostilités à l'égard de la France et je pense que ce que l'on a pu observé au sein de cette jeunesse burkinabaise peut se retrouver dans plusieurs pays africains" expert africain

Car pour beaucoup de Burkinabais, et d'autre l'objectif reste toujours de pouvoir travailler en Europe ou cette initiative du roi africain pour lutter contre les passeurs.

"Je proposerais également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prise aux piège en Lybie en apportant un soutient massif au population africaine en dangers.

Mais une aide qui doit également être proposée sur de nouvelles bases entre la France et ses partenaires africains.

Il faudra retenir de ce discours deux choses :- Il n'y a plus de politique africaine de la France, mais je vous propose un protocole en forme d'amitié , je vous propose une amitié partagée et surtout une responsabilité partagée.

Emmanuel Macron a enfin reparler de la force multinational du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes, une manière de réaffirmer la présence française, notamment au Burkina

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi.

Pour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux.

 

Sud-Soudan

Des affrontements interethniques ont fait 43 morts et 19 blessés dans l'Etat sud-soudanais de Jonglei, au centre du pays, rapportent aujourd'hui les autorités locales. Les Murle et la tribu rivale des Dinka Bor entretiennent un cycle de violences et de représailles que les autorités sud-soudanaises ne parviennent pas à enrayer. La guerre civile qui a éclaté en 2013 et les multiples rivalités entre rebelles, militaires et milices ont fait plus de quatre millions de déplacés et de réfugiés, soit le tiers de la population du Sud-Soudan.

RDC

La mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo a été visée par une attaque. Une quarantaine d’autres soldats ont été blessés.

« Contrairement à d’autres groupes, les ADF ne communiquent pas et ne revendiquent plus de message. Il est donc facile de leur imputer n’importe quel massacre », remarque la même source

La Monusco et les FARDC se connaissent bien, et leur collaboration ne se déroule pas sans anicroches. Déployée en 1999, au plus fort d’un conflit régional si vaste qu’il gagnera le nom de deuxième guerre du Congo, la Monusco, la plus ancienne et la plus fournie des missions onusiennes dans le monde, est restée en RDC pour combattre une myriade de groupes armés dans l’Est et, depuis l’été 2016, au centre de ce pays vaste comme l’Europe.

 L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

 L'Ethiopie : L'Éthiopie rongée par les violences interethniques

Les affrontements entre Oromos et Somalis ont fait des centaines de morts et ont déplacé 600.000 personnes depuis le mois de septembre.L'Éthiopie a beau se targuer d'être «un îlot de stabilité au milieu d'une région troublée», le pays fait face depuis la mi-septembre à des violences interethniques qui virent au «meurtre de masse», concédait dimanche le premier ministre Hailemariam Desalegn lors d'une allocution télévisée. Si les tensions ne sont pas nouvelles entre éleveurs oromos et somalis, qui se disputent puits et pâturages le long de la frontière entre leurs deux régions semi-autonomes, un conflit si généralisé, si meurtrier et si long, est inédit.La mort de deux personnalités politiques oromos après leur arrestation par la police Liyu, un groupe paramilitaire somali, a mis le feu aux poudres le 11 septembre. 

 

 LIRE AUSSI :Trump lève l'embargo économique à l'encontre du Soudan

Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ?

Les frappes de la coalition occidentale ont tué 129 djihadistes étrangers et 12 autres syriens en l’espace de 48 heures. Originaires de pays européens, arabes ou africains, certains étaient affiliés à l'EI tandis que d’autres l’étaient au Front al-Nosra. Deux organisations parmi une quinzaine qui forment une sorte d’internationale effrayante et disparate du djihadisme. Retrouvez ses principaux membres sur notre carte.

Cliquez sur les noms des groupes djihadistes pour plus d’information. Cliquez sur le texte pour fermer la fenêtre.

 

 Somalie.

Une frappe américaine en Somalie sur un camp d'entraînement des shebab, affiliés à Al-Qaïda, a tué plus de 100 combattants ce mardi, annonce le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM). Le bombardement a eu lieu à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio. Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe Etat islamique.

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent

Les djihadistes africains de l’EI, défaits en Irak et en Syrie, représentent de « sérieuses menaces pour la sécurité et la stabilité », selon le commissaire de l’UA Smail Chergui.
« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse APS.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment « échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.

OMPTE RENDU L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent,  C dans l'air du 20-11-2015 | L'INTERNATIONALE DJIHADISTE ,  Who Supports ISIS?

 
 
25 novembre 2017 Le Mali

Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

Typiquement associés dans les médias internationaux à l'instabilité politique, à la maladie, à la pauvreté, à la corruption, aux dictatures et au manque de droits de l'homme et de démocratie, les pays africains luttent pour déconstruire les stéréotypes.

L'une des rares exceptions semble être la Republic of Ghana . faisons le point ensemble : car elle a pris rapidement ces responsabilité et s'est éloigné de la " logique racial" inexistante avant la venu des colons occidentaux.

Sept facteurs de la violence en Afrique

1. La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme.(..) Les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique).

Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue.
Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.Lire aussi :   « La lecture exclusivement ethnique des conflits en Afrique est fallacieuse » 

Nous repartons en Afrique : Une personne sur deux n'a pas accès à l'électricité. 600 millions d'Africains, c'est l'équivalent de la population européenne Alors évidemment, les conséquences sont lourdes pour la santé, la sécurité, l'emplois , l'éducation. c'est cette injustice énergétique que le photographe Pascal Met à voulu montrer Il est en ce moment à Paris

 

 " Cela fait pas mal d'année que je voyage en Afrique et il n'y a pas une seule journée sans que le problème de l'électricité ne soit venus dans les discutions. la phrase qui est revenu le plus souvent me disait monsieur : " à partir de 19 heure, quand la nuit tombe, nous avons l'impression de tomber dans une tombe.

Kenya, Nigéria, Ethiopie, Congo, Niger... A la lueur des lampes a pétroles, Pascal maitre s'est glissé avec passion dans la nuit africaine

C'est un sujet éminemment politique. Cela touche l'éducation, c a d que les enfants ne peuvent pas étudier le soir, ou alors ils étudient avec des lampes a pétroles qui sont nocives pour la santé et qui créaient énormément d'accidents domestiques. La santé : les soins se font à la lampe a pétrole, les accouchements. cela touche la sécurité . lorsque les gens vous parlent, il y a l'insécurité par rapport aux voleurs mais aussi par rapport aux serpents. Après il y a l'aspect économique évidemment du développement : vous ne pouvez pas installer des mini entreprise qui peuvent avoir des coupures d'électricités régulière. Beaucoup de gens migrent pour ces aspects là aussi."

La moitié des africains n'ont pas aces à l'électricité, soit 620 millions de personnes. bien plus que l'ensemble de la population européenne.A l'exception de quelques initiatives d'ONG , la majorité des zones rurales et périrurbaines en Afrique ne sont pas alimenter en électricité.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité.

 

3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

nAkufo-Addo: Africa's march of democracy hard to reverse : The president of Ghana talks to Al Jazeera about his country's democratic success and his hopes for the continentDemocracy, Ghana, Politics, Africa, Robert Mugabe 

Akufo-Addo: la marche de la démocratie en Afrique difficile à inverser Le président du Ghana parle à Al Jazeera du succès démocratique de son pays et de ses espoirs pour le continent.

 

Le Ghana aujourd'hui - au moins en apparence - jouit d'une stabilité politique, avec une population multiethnique réunie dans des élections démocratiques et pacifiques.


 

La présidente Nana Akufo-Addo s'entretient avec Jane Dutton, d'Al Jazeera, sur les raisons pour lesquelles son pays est si différent de ses voisins à cet égard - et quel travail reste encore à faire au Ghana et dans le reste du continent.

En 1957, le Ghana est devenu le premier pays sub-saharien à obtenir son indépendance de la domination coloniale.

"Nous avons eu nos problèmes tôt", a déclaré Akufo-Addo à Al Jazeera. "Après la volatilité des 30 premières années après l'indépendance, le peuple du Ghana ... a décidé qu'ils voulaient un gouvernement démocratique."

Akufo-Addo a pris ses fonctions le 7 janvier 2017, après avoir remporté les septièmes élections démocratiques démocratiques du Ghana depuis le retour de la démocratie multipartite dans le pays en 1992.

"La détermination du peuple ghanéen à passer par les principes et les valeurs démocratiques a signifié que les élections après les élections ont été plus fortes en termes de crédibilité et de transparence - et cela signifie aussi que la population a accepté les résultats de notre électorat le conseil a augmenté », dit-il.

Ailleurs sur le continent, la démocratie a beaucoup moins réussi à prendre racine. Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a devrait prêter serment pour un deuxième mandat, mardi 28 novembre, après que la Cour suprême du pays a rejeté deux pétitions visant à annuler les résultats des élections du mois dernier.

On retrouve les mêmes difficultés de gouvernance dans d’autres pays d’Afrique. Les dirigeants considèrent l’Etat comme leur bien personnel et s’accaparent ainsi les ressources du pays. Le statut de président devient celui de « big man », inspiré par une stratégie d’accumulation financière pour s’assurer une clientèle électorale dépendante. Le Kenya est un bon exemple de gouvernance dite néopatrimoniale, où l’ethnie constitue un mode de mobilisation commode pour les politiciens qui se disputent le pouvoir et les ressources attenantes à celui-ci.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune.  Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

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5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. (..). En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

8 - Critère racial

On le voit, l’approche uniquement ethnique exclut toute analyse des événements ayant conduit au conflit et les « dépolitise ». De quoi cette lecture est-elle le symptôme ? Comment expliquer qu’elle soit particulièrement répandue dans l’étude des conflits en Afrique ?

Il semblerait qu’au-delà des classifications identitaires, l’analyse dépend du rapport entre l’observateur et l’observé. La lecture exclusivement ethnique est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race, élaborée à la fin du XIXe siècle. Cette littérature refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. L’étude de la trajectoire du concept d’« ethnie » est particulièrement éclairante.

C’est à partir du XIXe siècle que le critère racial est intégré. Il faut noter que cette période correspond à la domination européenne sur le reste du monde. Dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1854

Jakkie Cilliers.

 

Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités.

Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes.

D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique.

Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

Sept recommandations (du monde)

1. A long terme, une bonne gouvernance et. L’emploi .

2. Le renforcement des capacités nationales.

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3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindre un groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ».

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. .

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. . L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. .

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire.  

Il convient de se méfier des explications simplistes et essentialistes où les conflits sont vus comme inhérents aux cultures africaines, déterminés uniquement par les identités. Pourtant, cette lecture continue d’être reprise et guide les commentaires sur les conflits en Afrique.

Il faut donc porter notre attention sur les jeux de pouvoir locaux, sur les relations internationales africaines et sur l’intégration du continent au grand jeu mondial. La lecture exclusivement ethnique est extrêmement réductionniste, très spéculative et profondément fallacieuse.


Dites-nous ce que vous pensez?

Source: Al Jazeera

 



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