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29/11/2017

« En Afrique, la mondialisation de la violence et pauvreté»

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Emmanuel Macron au Burkina Faso

Face a la jeunesse, il essaye de relancer sur de nouvelles bases

C'est un lourd passif qu'essaye de faire oublier le gouvernement français en Afrique. Un passif d'un passé coloniale qui tient a des régimes autoritaires et a des pillages de richesse. A Ouagadougou hier, Emmanuel Macron a proposé une nouvelle relation avec la France, l'Europe et le continent Africain . On fait le point.

Devant l'université de Ouagadougou , quelques étudiants pas vraiment ravi de la visite u président français. Rapidement, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre dans une capital sécurisé au maximum.

" A mon avis, Macron n'est pas le bienvenu au Burkina Faso et encore moins a l'université"

Une jeunesse diplômée qui réclame une vrai rupture dans la politique France Afrique commr la fin du franc CFA que le chef de l'Etat envisage comme possible. Une nouvelle coopération ou encore la fin de soutien a des vielles dictatures aux nom des intérêts français sur le vieux continent

"Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes. Mais j'ai une conviction profonde : notre responsabilité n'est pas de nous y enfermer" Macron

"Nous sommes gérer aussi par cette traversée par toutes les passions, toutes les contradictions, toutes les demandes, les attentes à savoir certaines formes d'hostilités à l'égard de la France et je pense que ce que l'on a pu observé au sein de cette jeunesse burkinabaise peut se retrouver dans plusieurs pays africains" expert africain

Car pour beaucoup de Burkinabais, et d'autre l'objectif reste toujours de pouvoir travailler en Europe ou cette initiative du roi africain pour lutter contre les passeurs.

"Je proposerais également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prise aux piège en Lybie en apportant un soutient massif au population africaine en dangers.

Mais une aide qui doit également être proposée sur de nouvelles bases entre la France et ses partenaires africains.

Il faudra retenir de ce discours deux choses :- Il n'y a plus de politique africaine de la France, mais je vous propose un protocole en forme d'amitié , je vous propose une amitié partagée et surtout une responsabilité partagée.

Emmanuel Macron a enfin reparler de la force multinational du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes, une manière de réaffirmer la présence française, notamment au Burkina

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi.

Pour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux.

 

Sud-Soudan

Des affrontements interethniques ont fait 43 morts et 19 blessés dans l'Etat sud-soudanais de Jonglei, au centre du pays, rapportent aujourd'hui les autorités locales. Les Murle et la tribu rivale des Dinka Bor entretiennent un cycle de violences et de représailles que les autorités sud-soudanaises ne parviennent pas à enrayer. La guerre civile qui a éclaté en 2013 et les multiples rivalités entre rebelles, militaires et milices ont fait plus de quatre millions de déplacés et de réfugiés, soit le tiers de la population du Sud-Soudan.

RDC

La mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo a été visée par une attaque. Une quarantaine d’autres soldats ont été blessés.

« Contrairement à d’autres groupes, les ADF ne communiquent pas et ne revendiquent plus de message. Il est donc facile de leur imputer n’importe quel massacre », remarque la même source

La Monusco et les FARDC se connaissent bien, et leur collaboration ne se déroule pas sans anicroches. Déployée en 1999, au plus fort d’un conflit régional si vaste qu’il gagnera le nom de deuxième guerre du Congo, la Monusco, la plus ancienne et la plus fournie des missions onusiennes dans le monde, est restée en RDC pour combattre une myriade de groupes armés dans l’Est et, depuis l’été 2016, au centre de ce pays vaste comme l’Europe.

 L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

 L'Ethiopie : L'Éthiopie rongée par les violences interethniques

Les affrontements entre Oromos et Somalis ont fait des centaines de morts et ont déplacé 600.000 personnes depuis le mois de septembre.L'Éthiopie a beau se targuer d'être «un îlot de stabilité au milieu d'une région troublée», le pays fait face depuis la mi-septembre à des violences interethniques qui virent au «meurtre de masse», concédait dimanche le premier ministre Hailemariam Desalegn lors d'une allocution télévisée. Si les tensions ne sont pas nouvelles entre éleveurs oromos et somalis, qui se disputent puits et pâturages le long de la frontière entre leurs deux régions semi-autonomes, un conflit si généralisé, si meurtrier et si long, est inédit.La mort de deux personnalités politiques oromos après leur arrestation par la police Liyu, un groupe paramilitaire somali, a mis le feu aux poudres le 11 septembre. 

 

 LIRE AUSSI :Trump lève l'embargo économique à l'encontre du Soudan

Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ?

Les frappes de la coalition occidentale ont tué 129 djihadistes étrangers et 12 autres syriens en l’espace de 48 heures. Originaires de pays européens, arabes ou africains, certains étaient affiliés à l'EI tandis que d’autres l’étaient au Front al-Nosra. Deux organisations parmi une quinzaine qui forment une sorte d’internationale effrayante et disparate du djihadisme. Retrouvez ses principaux membres sur notre carte.

Cliquez sur les noms des groupes djihadistes pour plus d’information. Cliquez sur le texte pour fermer la fenêtre.

 

 Somalie.

Une frappe américaine en Somalie sur un camp d'entraînement des shebab, affiliés à Al-Qaïda, a tué plus de 100 combattants ce mardi, annonce le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM). Le bombardement a eu lieu à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio. Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe Etat islamique.

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent

Les djihadistes africains de l’EI, défaits en Irak et en Syrie, représentent de « sérieuses menaces pour la sécurité et la stabilité », selon le commissaire de l’UA Smail Chergui.
« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse APS.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment « échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.

OMPTE RENDU L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent,  C dans l'air du 20-11-2015 | L'INTERNATIONALE DJIHADISTE ,  Who Supports ISIS?

 
 
25 novembre 2017 Le Mali

Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

Typiquement associés dans les médias internationaux à l'instabilité politique, à la maladie, à la pauvreté, à la corruption, aux dictatures et au manque de droits de l'homme et de démocratie, les pays africains luttent pour déconstruire les stéréotypes.

L'une des rares exceptions semble être la Republic of Ghana . faisons le point ensemble : car elle a pris rapidement ces responsabilité et s'est éloigné de la " logique racial" inexistante avant la venu des colons occidentaux.

Sept facteurs de la violence en Afrique

1. La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme.(..) Les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique).

Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue.
Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.Lire aussi :   « La lecture exclusivement ethnique des conflits en Afrique est fallacieuse » 

Nous repartons en Afrique : Une personne sur deux n'a pas accès à l'électricité. 600 millions d'Africains, c'est l'équivalent de la population européenne Alors évidemment, les conséquences sont lourdes pour la santé, la sécurité, l'emplois , l'éducation. c'est cette injustice énergétique que le photographe Pascal Met à voulu montrer Il est en ce moment à Paris

 

 " Cela fait pas mal d'année que je voyage en Afrique et il n'y a pas une seule journée sans que le problème de l'électricité ne soit venus dans les discutions. la phrase qui est revenu le plus souvent me disait monsieur : " à partir de 19 heure, quand la nuit tombe, nous avons l'impression de tomber dans une tombe.

Kenya, Nigéria, Ethiopie, Congo, Niger... A la lueur des lampes a pétroles, Pascal maitre s'est glissé avec passion dans la nuit africaine

C'est un sujet éminemment politique. Cela touche l'éducation, c a d que les enfants ne peuvent pas étudier le soir, ou alors ils étudient avec des lampes a pétroles qui sont nocives pour la santé et qui créaient énormément d'accidents domestiques. La santé : les soins se font à la lampe a pétrole, les accouchements. cela touche la sécurité . lorsque les gens vous parlent, il y a l'insécurité par rapport aux voleurs mais aussi par rapport aux serpents. Après il y a l'aspect économique évidemment du développement : vous ne pouvez pas installer des mini entreprise qui peuvent avoir des coupures d'électricités régulière. Beaucoup de gens migrent pour ces aspects là aussi."

La moitié des africains n'ont pas aces à l'électricité, soit 620 millions de personnes. bien plus que l'ensemble de la population européenne.A l'exception de quelques initiatives d'ONG , la majorité des zones rurales et périrurbaines en Afrique ne sont pas alimenter en électricité.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité.

 

3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

nAkufo-Addo: Africa's march of democracy hard to reverse : The president of Ghana talks to Al Jazeera about his country's democratic success and his hopes for the continentDemocracy, Ghana, Politics, Africa, Robert Mugabe 

Akufo-Addo: la marche de la démocratie en Afrique difficile à inverser Le président du Ghana parle à Al Jazeera du succès démocratique de son pays et de ses espoirs pour le continent.

 

Le Ghana aujourd'hui - au moins en apparence - jouit d'une stabilité politique, avec une population multiethnique réunie dans des élections démocratiques et pacifiques.


 

La présidente Nana Akufo-Addo s'entretient avec Jane Dutton, d'Al Jazeera, sur les raisons pour lesquelles son pays est si différent de ses voisins à cet égard - et quel travail reste encore à faire au Ghana et dans le reste du continent.

En 1957, le Ghana est devenu le premier pays sub-saharien à obtenir son indépendance de la domination coloniale.

"Nous avons eu nos problèmes tôt", a déclaré Akufo-Addo à Al Jazeera. "Après la volatilité des 30 premières années après l'indépendance, le peuple du Ghana ... a décidé qu'ils voulaient un gouvernement démocratique."

Akufo-Addo a pris ses fonctions le 7 janvier 2017, après avoir remporté les septièmes élections démocratiques démocratiques du Ghana depuis le retour de la démocratie multipartite dans le pays en 1992.

"La détermination du peuple ghanéen à passer par les principes et les valeurs démocratiques a signifié que les élections après les élections ont été plus fortes en termes de crédibilité et de transparence - et cela signifie aussi que la population a accepté les résultats de notre électorat le conseil a augmenté », dit-il.

Ailleurs sur le continent, la démocratie a beaucoup moins réussi à prendre racine. Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a devrait prêter serment pour un deuxième mandat, mardi 28 novembre, après que la Cour suprême du pays a rejeté deux pétitions visant à annuler les résultats des élections du mois dernier.

On retrouve les mêmes difficultés de gouvernance dans d’autres pays d’Afrique. Les dirigeants considèrent l’Etat comme leur bien personnel et s’accaparent ainsi les ressources du pays. Le statut de président devient celui de « big man », inspiré par une stratégie d’accumulation financière pour s’assurer une clientèle électorale dépendante. Le Kenya est un bon exemple de gouvernance dite néopatrimoniale, où l’ethnie constitue un mode de mobilisation commode pour les politiciens qui se disputent le pouvoir et les ressources attenantes à celui-ci.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune.  Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

Lire aussi :   Deux attaques meurtrières contre les Nations unies au Mali

5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. (..). En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

8 - Critère racial

On le voit, l’approche uniquement ethnique exclut toute analyse des événements ayant conduit au conflit et les « dépolitise ». De quoi cette lecture est-elle le symptôme ? Comment expliquer qu’elle soit particulièrement répandue dans l’étude des conflits en Afrique ?

Il semblerait qu’au-delà des classifications identitaires, l’analyse dépend du rapport entre l’observateur et l’observé. La lecture exclusivement ethnique est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race, élaborée à la fin du XIXe siècle. Cette littérature refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. L’étude de la trajectoire du concept d’« ethnie » est particulièrement éclairante.

C’est à partir du XIXe siècle que le critère racial est intégré. Il faut noter que cette période correspond à la domination européenne sur le reste du monde. Dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1854

Jakkie Cilliers.

 

Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités.

Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes.

D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique.

Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

Sept recommandations (du monde)

1. A long terme, une bonne gouvernance et. L’emploi .

2. Le renforcement des capacités nationales.

Lire aussi :   RDC : l’ONU « s’inquiète » des violences et de l’incertitude politique

3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindre un groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ».

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. .

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. . L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. .

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire.  

Il convient de se méfier des explications simplistes et essentialistes où les conflits sont vus comme inhérents aux cultures africaines, déterminés uniquement par les identités. Pourtant, cette lecture continue d’être reprise et guide les commentaires sur les conflits en Afrique.

Il faut donc porter notre attention sur les jeux de pouvoir locaux, sur les relations internationales africaines et sur l’intégration du continent au grand jeu mondial. La lecture exclusivement ethnique est extrêmement réductionniste, très spéculative et profondément fallacieuse.


Dites-nous ce que vous pensez?

Source: Al Jazeera

 



Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes  Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes - DISPARITION Jean-Christophe Victor, voyage sans retour

Laurence Defranoux
 

INFOGRAPHIE - Alors que le gouvernement hongrois a annoncé la fermeture de sa frontière avec la Serbie et le début de la construction d'une barrière anti-immigration, Le Figaro liste les principaux murs du monde.

 

 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/28/en-afrique-la-mondialisation-conduit-a-la-violence-au-moment-des-elections_5221663_3212.html#LVUiPHtx27RbIUEa.99

Sommaire
Guerre de l'ombre au Sahara

 

Seulement un mauvais rêve ? - l'indignéSeulement un mauvais rêve ? : citoyen actif

RÉFLEXION SUR LE(s) MOUVEMENT(s) EN COURS Créé le dimanche 15 mai 2016 

Les temps changent.... Le système reste !! Par Enkolo dans Accueil le Seulement un mauvais rêve ? Par Enkolo dans Accueil le 

Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actifSeulement un mauvais rêve ? - l'indigné"Mon rat s'appelle Judas" - Enkolo, 11 novembre 2017 Seulement un mauvais rêve ?Migrants for sale

 Migrants for sale: Slave trade in Libya, 10/12/2017 Hommage à Jean Christophe Victor

Après Daech, naissance d'un État terroriste Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

A lire 21 novembre 2017-Les guerres cachées contre DaechYémen : «L'effondrement va secouer la région et le monde» Publié le 02/12/2017 à 20:06 par saltabank, 01 décembre 2017Daech, naissance d'un Etat terroriste

04/11/2017

Centrafrique

 

 

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 "Il n'y a pas assez d'amour et de bonté dans le monde pour qu'il soit permis d'en prodiguer à des êtres imaginaires."

Friedrich Nietzsche 
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"[La] religion est une fabrication humaine.

L'étude de la littérature et de la poésie, à la fois pour soi et pour répondre aux éternelles questions éthiques auxquelles elle se rapporte, peut désormais facilement prendre le pas sur les textes sacrés, qui ont été reconnus comme falsifiés, et fabriqués de toutes pièces. "

Christopher Hitchens

PASSERELLE OO3 2O15 RCA 1er partie

CENTRAFRIQUE, Magazine PASSERELLE RCA d'hier , Centrafrique d'aujourd'hui Un document de l'histoire centrafricaine avec les témoignages des défunts témoins de l'histoire , des opposants et ceux de François BOZIZE Léopold Magloire B. YANDO

 

 

Le dessous des cartes - La République centrafricaine aux marges de l'Afrique - 29 mai 2012

Aujourd'hui, la République centrafricaine est une énigme géopolitique. Après une histoire coloniale violente, suivie par une instabilité politique et militaire chronique, ce pays enclavé est en proie à des mouvements armés multiples, à la fois internes et externes. Une situation à l'origine d'une catastrophe économique, mais surtout humanitaire.

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 Centrafrique: opération Sangaris n

La communauté peule, musulmane, a une fois de plus été la cible d’une attaque des anti-balaka. Les massacres successifs qui n’épargnent personne continuent de creuser les divisions.

« Population piétinée depuis quatre ans »

La veille de l’attaque sur Pombolo, le président Faustin-Archange Touadéra s’était rendu à Bangassou, ville où 2 000 musulmans vivent assiégés, réfugiés dans l’enceinte du petit séminaire. Critiqué pour sa passivité, il a promis qu’un préfet serait bientôt sur place et a rencontré des chefs anti-balaka. « Le chef de l’Etat fait des efforts. Il a écouté les recommandations de l’Union africaine et donné des postes [au gouvernement] à des ex-Séléka et des anti-balaka, mais les plus radicaux veulent maintenir le chaos afin de le discréditeret de le renverser », estime un observateur étranger.

Depuis la frontière soudanaise où il se trouverait, le général Noureddine Adam, le chef du FPRC, une autre faction de l’ex-Séléka, fulmine et accuse. « Le président Touadéra est allé en Russie pour récupérer des armes achetées à l’époque de Bozizé. Pour contourner l’embargo, elles ont été acheminées par l’Ouganda, puis sont rentrées par Obo, à l’est du pays. Leur objectif est de remonter sur nos zones et de nous en chasser avec tous les musulmans du pays », avance celui qui inspire la terreur chez nombre de Centrafricains.

Lire aussi :   En Centrafrique, des proches des milices font leur entrée au gouvernement

Cette charge destinée à dénoncer le nettoyage ethnique dont sont victimes les musulmans est aussi pour le chef du FPRC une manière de se dédouaner des crimes dont il est accusé et de se poser en protecteur de la communauté islamique. Avant de trouver ces derniers jours un terrain d’entente avec l’UPC – « une alliance de bandits pour se partager le butin des mines, des taxes sur le bétail et des passages de barrières », selon la source précédemment citée –, les deux factions se sont rendues coupables d’un nombre effrayant d’exactions durant leurs affrontements. Dans les seules régions de Bria (est) et de Bakala (centre), entre novembre 2016 et février 2017, l’UPC a, selon un rapport de la Minusca

COMPTE RENDU Tueries à répétition en Centrafrique

Rape and peacekeeping in a forgotten corner of Africa L'histoire sous-déclarée de ce qui arrive quand les protecteurs deviennent des agresseurs.

Les soldats de la paix de l'ONU sont envoyés dans les pays les plus ravagés par la guerre sur Terre, ostensiblement pour les aider à faire la transition vers la paix. Mais certains soldats sont accusés d'avoir commis des crimes contre les personnes qu'ils sont censés protéger.

Nous vous emmenons dans un voyage pénible en République centrafricaine ( Central African Republic ) , où vous apprendrez les effets du viol et de l'exploitation par les soldats de la paix de l'ONU, et comment les victimes sont souvent laissées sans défense.

Décriée pour son incapacité à protéger la population, la Minusca espère bénéficier de 900 soldats supplémentaires après le renouvellement de son mandat en novembre. Une augmentation de troupes qui semble bien dérisoire pour arrêter le nettoyage ethnique en cours.

Alors que douze casques bleus et autant de travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début de l’année en RCA, que 215 000 personnes ont dû fuir leur domicile durant le premier semestre, cinq ONG (Acted, Actions contre la faim, Médecins du monde, Première Urgence Internationale et Solidarités International) ont lancé jeudi un appel à l’ONU et aux Etats membres pour « donner les moyens à la Mission de renforcer la protection des civils ». En clair, que celle-ci remplisse son mandat.

PODCASTRape and peacekeeping in a forgotten corner of Africa The  | Podcast, audio, UN, Central African Republic, Africa

NEWS/AFRICANumber of homeless tops record in CAR: UN

by
 

a résurgence de la violence à travers Central African Republic a laissé un nombre record de 1,1 million de personnes démunies et sans-abri, a déclaré l'ONU.

Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays a augmenté de 50% depuis janvier 2017.

Au moins 600 000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays, tandis que 500 000 autres se sont retrouvées au Chad, en République démocratique du Congo, en République du Congo et au Cameroon.

Les dernières données released par l'UNOCHA interviennent alors que le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres , poursuit sa visite de quatre jours en RCA jeudi dans ce qu'il décrit comme une "visite de solidarité mais de solidarité active".

Il a fait du lobbying auprès de 900 casques bleus supplémentaires pour rejoindre la mission et a exhorté la communauté internationale à agir contre une crise qui a fait des milliers de morts et déstabilisé le pays.

"Je pense que les conditions pour les civils en RCA sont pires qu'en 2014", a déclaré Stephanie Wolters, analyste de l'Afrique centrale à l'Institut d'études de sécurité de Pretoria, à Al Jazeera. "De plus en plus de gens sont dans le besoin."

 

 

À l'heure actuelle, les civils n'ont pas accès à l'aide et les travailleurs humanitaires n'ont pas accès aux civils
ERIC BATONON, CONSEIL NORVEGIEN DES REFUGIES

La RCA est en proie à des conflits depuis que les rebelles de la coalition Séléka sont entrés dans la capitale, Bangui, et ont déposé l'ancien président François Bozizé. Bien que le pays ait tenu des élections en février 2016, le gouvernement a été incapable d'endiguer le conflit.

L'administration est la plupart du temps absente en dehors de la capitale, avec des groupes armés contrôlant de larges pans de la campagne.

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Muslims return to CAR to find their homes are gone

Eric Batonon, directeur national du Norwegian Refugee Council, basé à Bangui, a déclaré à Al Jazeera qu'une partie de la solution serait d'accroître la protection.

La reprise des combats entre les factions rebelles de la Séléka et les milices anti-balaka a aggravé l'instabilité dans les régions du nord-ouest et du sud-est du pays.

Cela a forcé les organismes d'aide à quitter leurs stations dans certaines zones où les besoins humanitaires sont élevés.

«À l'heure actuelle, les civils n'ont pas accès à l'aide et les travailleurs humanitaires n'ont pas accès aux civils.

"Si quoi que ce soit, il est clair que la situation est très critique, le fait que les acteurs humanitaires continuent d'être ciblés, signifie que la situation s'aggrave", a-t-il dit.

Au moins 12 casques bleus ont été tués depuis le début de 2017, at-il ajouté.

Wolters a félicité les Guterres de l'ONU pour sa visite en RCA, mais a mis en garde contre l'envoi d'un plus grand nombre de casques bleus de l'ONU.

"C'est un conflit intraitable, non résolu, et il faut apprécier que [Guterres] y soit allé", a-t-elle dit. "L'un des problèmes est que les outils traditionnels de maintien de la paix de l'ONU n'ont pas fonctionné dans des endroits comme la RCA, le Burundi ou la RDC, d'ailleurs cette méthode de conclure des accords de paix et de tenir des élections n'a pas fonctionné.

"Ces méthodes n'ont pas mis fin au conflit, nous devons trouver des moyens de décourager l'appel aux armes en RCA."

Mercredi, Guterres told aux personnes déplacées dans un camp dans l'est de Bangassou qu'il était ému par leurs souffrances.

"Malheureusement, ce qui se passe ici à Bangassou n'est pas unique: des milliers d'autres Centrafricains ont dû fuir", a-t-il déclaré.

M. Guterres a également assisté à une cérémonie de dépôt de couronnes dans la capitale pour rendre hommage à 12 casques bleus qui ont été tués en 2017.

 

 

On , I pay tribute to UN peacekeepers working for peace in the Central African Republic and around the world. @UN_CAR - 112112 Replies - 587587 Retweets - 1,3881,388 likes - Twitter Ads info and privacy

 

The UN mission to CAR has been routinely accused of sexually exploiting and abusing women and children in the country. 

Guterres told Al Jazeera he would be meeting survivors of sexual abuse by UN peacekeepers in the capital.

He said the UN have taken "a number of measures to put the victims at the centre [of policy]".

Follow Azad Essa on Twitter: @AzadEssa

 
Hundreds of thousands of people are homeless in CAR [Sorin Furcoi/Al Jazeera]

SOURCE: AL JAZEERA NEWS : NEWS/AFRICA Number of homeless tops record in CAR: UN by

Un café de Bangui a été attaqué samedi soir à la grenade, faisant plus d'une vingtaine de blessés, un incident suivi par des représailles qui ont fait trois morts, premières violences dans la capitale centrafricaine depuis février 2017. Un engin blindé des casques bleus de la Minusca était présent à l'entrée du PK5, sur l'avenue Koudoukou, où la circulation était très réduite.

LIRE AUSSI - À Bangui, l'infernal cycle des représailles

 

Depuis une dizaine d'années, les enfants soldats constituent l'essentiel des groupes rebelles qui sévissent dans la région des grands lacs. Ainsi, 80% des troupes de l'Armée de Résistance du Seigneur seraient composées d'enfants. Les réalisatrices sont parties à la rencontre de Joseph Kony, un seigneur de guerre poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour Pénale Internationale. LES ENFANTS DU SEIGNEUR 2.m4v - YouTube : 3 min (.... ) 


 

 

Comment Kony peut-il ainsi sévir depuis quinze ans en toute impunité, s'interroge la journaliste ? « Ce n'est pas un manque de volonté des Etats africains, mais un défi logistique », répond un membre du cabinet d'Hillary Clinton. Depuis 2010, l'administration Obama a timidement prêté main-forte en dépêchant une centaine de militaires des forces spéciales. Pour l'heure, Kony, numéro un sur la liste de la Cour pénale internationale, court toujours.

 

 

 Dans l’Afrique des grands lacs, on les appelle les Kadogos, terme qui, en swahili, désignent les enfants soldats. Ils ont entre sept et dix-huit ans et sont légion dans l’est de la République démocratique du Congo ravagé par plus de quinze années de guerre civile. Reportage de Michel Dumont. info.arte.tv


 

 

 

République Démocratique du Congo : enfants soldats en perdition

En savoir plus : Les enfants du seigneur Société par Anne Gintzburger , Yasmine Farber

Follow them on Twitter: @azadessa and @colintineanu

READ MORE:

Why do some peacekeepers rape? The full report
UN chief draws attention to CAR crisis

Les enfants soldats de la deuxième guerre mondialeLes enfants soldats

28/03/2017

What is a famine?

n

 « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

 A lire  De la servitude moderneEcolos : ennemis d'Etat

Sixième extinction : le monde s'achèvera-t-il sans l'homme ?La liste des espèces menacées de disparition s'allonge et Homo sapiens y est pour beaucoup, rappelle le biologiste et essayiste Jean-François Bouvet (1). Global mass extinction' SSixième extinction : le monde s'achèvera-t-il sans l'homme ? Le Point‎ -

Je pourrais dire plein de pharses pour décrire la connerie crasses de certains, l'égoisme, l'appat du gain et le fais de se croire tout permis lorsque l'on a de l'argent. Au lieu de cela, je préfère vous mettre cette vidéo.
 

 

Cours camarade le vieux monde est derrière toi !"
(mais il s'accroche comme une sangsue de la famille des vampires.) 

Qui s’indigne qu’une famine, la plus importante depuis 1945, menace actuellement 30 millions de personnes dans quatre pays du monde ? Nos Voix contre la Famine n 20 millions de personnes risquent de mourir de faim au Nigéria, en Somalie, au Yémen et au Soudan du Sud. Brisons l'indifférence contre la famine.En savoir plus sur URGENCEFAMINE.ACTIONCONTRELAFAIM.ORG  Nicolas Hernandez Cointot 402 commentaires 3,7 K partages

Le monde vit sa pire crise humanitaire depuis la guerre C'est un appel de fonds record que vient de lancer l'ONU : plus de 22 milliards de dollars pour financer ses programmes d'aide humanitaire en 2017. C'est le montant le plus élevé jamais demandé. A titre de comparaison, cette somme n'était que de 2,7 milliards de dollars en 1992. Près de 93 millions de personnes vulnérables pourraient en bénéficier. L'Agence précise que 80 % des besoins sont liés à des conflits. Syrie, Soudan du Sud et Yémen seront les principaux "bénéficiaires" des aides

La journée d’ouverture, jeudi 20 juillet, a permis à chacun d’affirmer ses positions avant les ateliers qui débutent à la rentrée. La crise de l’agriculture monopolise l’attention aux Etats généraux de l’alimentation LEMONDE.FR

Mais c’est sur le fond que des craintes et quelques critiques se sont exprimées chez certains intervenants. La journée est en effet restée très focalisée sur l’agriculture. « Je ne suis pas sûr que ces Etats généraux soient bien nommés, ce sont les Etats généraux de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Sur les quatorze ateliers, seuls quatre sont consacrés à l’alimentation. J’espère qu’il n’y a pas un malentendu avec les consommateurs », a ainsi déclaré Alain Bazot, président de l’association UFC-Que choisir.

Lire aussi :   Du paysan à l’assiette, un modèle à revoir 

« Je pensais que ce serait des Etats généraux de l’alimentation, mais la détresse des agriculteurs, l’urgence de leur situation, a centré le débat sur la question agricole, note aussi Nicolas Bricas, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui intervenait à la tribune sur le thème de l’agriculture durable et de la transition écologique. J’espère qu’il restera suffisamment de temps après octobre pour parler d’alimentation, y compris des limites de nos modèles alimentaires et de leurs conséquences sur la sécurité alimentaire des pays du Sud. » 

 
 
 « Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se
comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très
complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques. »
Le Capital, Karl Marx

Pour la première fois en 10 ans, la faim progresse dans le monde

 Selon l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, en 2016, 815 millions d'êtres humains étaient concernés. Nous avons retenu trois chiffres pour tenter de comprendre.

38 millions de plus

Dans son rapport, l'ONU dénonce les conflits violents et le changement climatique comme principales causes. «Le nombre de conflits s'est accru au cours des 10 dernières années - en particulier dans des pays déjà en proie à une insécurité alimentaire marquée - et la violence qui en découle touche en grande partie les zones rurales. (...)

Sur les 815 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, 489 millions vivent dans des pays touchés par des conflits, explique l'ONU.Le Soudan du Sud, théâtre d'une guerre fratricide, a d'ailleurs été touché par la famine pendant plusieurs mois au début de l'année 2017.

» À voir aussi - La crise humanitaire au Yémen, «une honte pour l'humanité» selon les ONG

» Lire aussi - Le cauchemar sans fin du Soudan du Sud

L'ONU s'est aperçu que 155 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent d'un retard de croissance. Ils sont donc trop petits pour leur âge. 52 millions d'enfants de moins de cinq ans, subissent quant à eux une

122 enfants souffrant de la famine vivent dans des pays touchés à des degrés divers par des conflits.

» Lire aussi - Près de 1,4 million d'enfants risquent de mourir de faim cette année

10 à 20% d'ici 2050

La hausse observée suscite de vives inquiétudes et constitue un obstacle de taille à la concrétisation des engagements internationaux visant l'élimination de la faim d'ici à 2030. «Nous n'éliminerons la faim et toutes les formes de malnutrition d'ici à 2030 que si nous nous attaquons à tous les facteurs qui compromettent la sécurité alimentaire et la nutrition. L'édification de sociétés pacifiques et inclusives est une condition nécessaire à cette fin», soulignent les auteurs du rapport.

 » Lire aussi - Faim dans le monde:catastrophe en 2050, Pour la première fois en 10 ans, la faim progresse dans le monde Par   Publié

 
 Le pétrole est plus difficile à remplacer, car il alimente nos véhicules. Le gaz est lui aussi dur à remplacer parce qu'il alimente nos maisons. Le charbon, par contre, peut très facilement être remplacé. Le passage du charbon au gaz a déjà commencé, ce qui explique une bonne partie des difficultés rencontrées aujourd'hui par la branche.

Quelles sont les secteurs sous pressions afin d’ affronter un monde à +2°C ?
Selon une hypothèse crédible Quatre secteurs: l'eau, l'ingénierie civile, le terrain, et la recherche agronomique.

Le secteur de l'eau devra faire face à d'importants bouleversements. Les besoins en eau douce ne cessent d'augmenter, même sans changement climatique. L'épuisement des nappes phréatiques et l'une augmentation de la population urbaine vont poser des problèmes d'approvisionnement à très court terme.

Les services (notamment ceux gérées par des entreprises publiques) pourraient voir leurs marges se réduire comme peau de chagrin, alors que les politiques tenteront de jongler avec les faits sur le terrain d'un côté et l'opinion publique de l'autre.Les sous-traitants en matière de services publics, par contre, profiteront de l'explosion de la demande en eau. La demande de nouvelles infrastructures – forage, tuyaux et stations de désalinisation – ne fera qu'augmenter.En l’état actuelle des choses, dans un monde de consommation de masse , il y aura un besoin croissant de nouvelles tech.Dans l'ensemble, l'ingénierie civile connaîtra des performances spectaculaires – m

 

L'agrobusiness et les entreprises biotechnologiques dans le domaine de la recherche agronomique sont un autre secteur fortement influencé. Les températures sont en augmentation. Les terres agricoles seront aussi de plus en plus sèches ou humides, selon l'endroit où elles se trouvent. A cela il faut ajouter un degré significatif d'imprévisibilité climatique, ).

"La demande de semences résistantes – à la chaleur, à la sécheresse ou au sel – va donc augmenter. Il est sans doute préférable d'investir dans une large gamme d'entreprises bien placées. Les semences technologiques, les produits chimiques agricoles et les entreprises d'OGM sont tous des secteurs prometteurs, mais il faudra répartir les risques pour vous assurer de détenir celui qui finira par bénéficier de la crise qui nous attend."

« En ce qui concerne l'agrobusiness, les modifications de l'utilisation des terres seront radicales : le potentiel est donc immense, qu'il s'agisse de parier sur une hausse ou sur une baisse.... Lorsque les terres arables laisseront place à des déserts, ou lorsque des terres marginales pourront devenir utiles à la production, il n'est pas difficile de voir comment des fortunes seront bâties... ou détruites. Quant à déterminer avec exactitude les terres affectées, c'est un sujet pour un autre article... »

0,5 % des terres cultivables disparaissent tous les ans !!! L’équivalent d’un cinquième du territoire français ! Déjà près du tiers des terres arables est devenu improductif, et la plupart ont été abandonnées d’un point de vue agricole, ces 40 dernières années. Les terres s’épuisent et risquent de ne plus pouvoir nous nourrir… Les causes ? L’érosion des sols, liée aux productions intensives et aux produits chimiques, le déclin de la biodiversité, ou encore la progression inexorable du béton des villes et des routes qui stérilisent nos sols… http://www.bastamag.net/article1730.html

  la publication de Action contre la Faim (France).

Sortie du 34ème numéro du magazine international Sans Frontières!
Les véritables enjeux derrière la #famine qui sévit actuellement en#Somalie, au #SoudanduSud, au #Yémen et au #Nigeria / Dossier sur#Haïti : des conséquences de l'#ouraganMatthew à la liberté de la presse en passant par une initiative de solidarité dans la communauté de #Sainte-Suzanne / La guerre des #ONG au Cameroun / L'ouvrage inspirant Nouvelles d'humanitaires.

Téléchargez votre exemplaire pour seulement 5.00$ ou 3,30 euros!http://www.boutiquesansfrontieres.com/…/magazine-numero-3...

 

Afrique : sécheresse dramatique dans la Corne LE MONDE 

Depuis deux ans, une importante sécheresse concerne les pays de la Corne de l'Afrique. Conjuguée à l'instabilité géopolitique de ces pays, la sécheresse entraîne un véritable drame humanitaire.

 
 

Afrique dans la région du Sahel, durement frappée par la sécheresse. 18 millions de personnes sont au bord du gouffre, dont 1 million d'enfants qui risquent de mourir de faim.la communauté internationale a promis moins de la moitié de la somme requise. Les pays qui peuvent faire toute la différence sont la France, les États-Unis, le Japon et l'Allemagne, mais ils font défaut -D'ici quelques jours, les dirigeants du monde seront à Bruxelles pour discuter du Sahel -- s'ils s'engagent sur place à débloquer leur juste part d'aide, nous pouvons éviter une tragédie.

 Le phénomène El Nino, dans l'Océan Pacifique, pourrait réapparaitre cet été : quelles seraient les conséquences planétaires? Décryptage de la Chaîne Météo. Accueil > Actualités > Retour d'El Nino : quelles conséquences pour cet été ?

 

Une sécheresse aggravée par El Nino

Actuellement, une sécheresse sévit sur ces pays depuis deux ans, en liaison avec le phénomène El Nino qui repousse les pluies vers l'est de l'océan Indien. Les pluies qui tombent plus au sud, sur la ceinture tropicale, ne remontent plus vers le nord et ces pays sont privés d'eau.

 
 

Les plus récents

Parallèlement à cette fragilité face aux conditions naturelles, ces pays connaissent une grande instabilité géopolitique (guerres, exodes, crise économique), ce qui accroît la vulnérabilité des populations déjà en difficulté.

ENTRETIEN Crise humanitaire : « Nous avons échoué à prévenir les famines en Afrique »

Pour Claus Haugaard Sorensen, ex-directeur de l’action humanitaire européenne, l’aide au développement doit être massivement réorientée vers les régions vulnérables.Propos recueillis par Laurence Caramel LE MONDE Trop tard ? Trop peu ? Alors que vingt-huit pays d’Afrique auront besoin d’assistance alimentaire en 2017 et que des situations de famine sont déjà rapportées dans trois d’entre eux – Nigeria, Somalie et Soudan du Sud –, les questions reviennent sur l’efficacité des dispositifs de réponse aux crises humanitaires. Claus Haugaard Sorensen a été aux commandes du service d’aide humanitaire et de protection civile de l’Union européenne (ECHO) de 2011 à 2015 qui répond aux demandes d’assistance des Etats en finançant notamment les ONG qui interviennent sur le terrain. Il décrit un dispositif international saturé par la multiplication des crises.

 

« Nous sommes face à une tragédie ; nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe », a-t-il lancé, rappelant que tout est encore « évitable si la communauté internationale prend des actions décisives ».

« Comme des mauvais fantômes, chacun a en mémoire les grandes famines d’Afrique de l’Est, comme dans les années 1980 en Ethiopie, mais surtout celle de 2011 dans la Corne de l’Afrique », note Jordi Raich Curco, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Somalie. La sécheresse avait fait plus de 260 000 victimes en Somalie. « La communauté internationale avait mis un temps invraisemblable à réagir. Quand l’état de famine avait été déclaré, tout le monde était déjà mort. Personne ne veut que ça se reproduise », rappelle M. Raich Curco.

Inside Story: Yemen is facing a famine - Will the international community help avert it? (25:00)
Accueil > Actualités > Afrique : sécheresse dramatique dans la Corne 
CatastropheVendredi 17 Mars 2017  05H52
 

 

« Grand cirque humanitaire »

Face à l’urgence, l’ONU, par son Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a lancé courant février deux appels pour lever des fonds afin de récolter 825 millions de dollars (780 millions d’euros) pour venir en aide aux plus vulnérables en Somalie et 1,6 milliard de dollars pour le Soudan du Sud.

« Des montants complètement délirants, s’offusque un agent humanitaire travaillant à Nairobi. C’est le grand cirque humanitaire ! Personne ne se pose la question de l’accès aux populations ou de la logistique. Tout le monde a peur de reproduire les erreurs de 2011. C’est la politique du zéro regret”. Mais si on s’y prend mal, tout cet argent peut finir dans les poches de responsables corrompus et avoir nombre d’effets pervers. »

"La situation s'est détériorée au point de devenir une tragédie humaine, où plus de 20 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire extrême", a estimé Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international.

 

 

Quelque 110 personnes sont mortes dans le sud de la Somalie jeudi et vendredi des conséquences de la sécheresse, a annoncé le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire.La Somalie a décrété fin février "catastrophe nationale" la grave sécheresse qui ravage le pays et menace environ trois millions de personnes, selon les ONG.Hunger, disease kill 110 people in Somalia over the past 48 hours, prime minister says http://aje.io/px6y The UN estimates that five million people nationwide need aid, amid warnings of a full-blown famine.

En attendant, tout le monde se prépare au pire. « Le meilleur des scénarios, c’est qu’il se mette à pleuvoir en avril-mai. Mais les experts sont pessimistes. Cette année, il est possible que la pluie ne vienne qu’en juillet – voire même pas du tout », estime M. Raich Curco. La sécheresse déstabilise déjà profondément les sociétés est-africaines.

Le manque d’eau potable fait craindre une recrudescence des maladies infectieuses, notamment du choléra dans le nord de la Somalie. Enfin, selon l’Unicef, la sécheresse a entraîné la fermeture temporaire de 578 écoles éthiopiennes et risque de pousser 110 000 Somaliens à quitter le système scolaire.

Les conflits et l’insécurité, principales causes de la famine en Afrique de l’Est

Au Nigeria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen, la crise humanitaire est davantage due aux guerres qui ravagent les territoires et les populations qu’au climat.

COMPTE RENDU Les conflits et l’insécurité, principales causes de la famine en Afrique de l’Est

Dans les pays plus solides, comme le Kenya ou l’Ethiopie, les gouvernants tentent tant bien que mal de faire face, organisant la distribution de nourriture. Mais en Somalie et au Soudan du Sud, Etats faillis sans infrastructures et ravagés par les guerres, la tâche est autrement plus délicate. Côté somalien, où se situe l’épicentre de la sécheresse, le CICR a certes commencé à distribuer de la nourriture à 140 000 personnes et prévoit d’en toucher 100 000 de plus sous peu. Mais le groupe Al-Chabab, allié à Al-Qaida, contrôle encore l’essentiel des campagnes et refuse leur accès à la quasi-totalité des organisations humanitaires.

Last week South Sudan was declared the site of the world's first famine in six years, affecting about 100,000 people. Here is an exploration of a term that evokes the very worst of human suffering

Hunger leads to stunted growth and affects cognitive development, and can lead to poor health throughout a person's life.

south sudan map famine united nations infographic

 

Au Soudan du Sud, la situation semble plus désespérée encore. Malgré la sécheresse qui frappe le Sud-Est, la famine est d’abord d’origine humaine, fruit d’un conflit meurtrier qui ravage le pays depuis quatre ans. Le gouvernement y a certes promis un accès au terrain pour les ONG. « Mais [il] n’est pas le seul acteur de ce conflit, déplore George Fominyen, porte-parole du Programme alimentaire mondial au Soudan du Sud. Une multitude de groupes armés incontrôlables aux alliances mouvantes sont impliqués. Cela nous empêche de nous rendre dans plusieurs régions où nous sommes encore obligés delarguer les vivres par avion. »

Le réchauffement climatique implique des investissements de long terme. « La situation actuelle en est le résultat direct. Et à l’avenir, les sécheresses seront plus nombreuses, plus régulières et plus intenses, rappelle Ibrahim Thiaw, directeur adjoint du Programme des Nations unies pour l’environnement(PNUE). Cette région a un besoin critique de mécanismes d’alerte et de prévention, d’infrastructures hydrauliques mais aussi de transformation de fond des méthodes agricoles pour s’adapter à un contexte d’aridité permanent, à l’image du Sahara central. » Autant de mutations que ni la Somalie ni le Soudan du Sud n’ont aujourd’hui les moyens d’entreprendre.

Retrouvez l’intégralité des contenus de notre journée spéciale sur la famine en Afrique et au Yémen LIVE Relisez témoignages, analyses et questions évoquées dans notre live consacré à la pire crise humanitaire depuis 1945.

La Somalie , les nouveaux foyers de conflit , La course à l'armement...Le monde sous les bombes

Pour le huffingtonpost.fr Plusieurs études font le lien entre le réchauffement climatique et les causes du terrorisme

Ces dernières années, plusieurs études ont découvert que la hausse des températures dans le monde était un facteur d’instabilité politique, créant ainsi les conditions favorables à l’émergence de groupes comme Daech.

Un article publié en mars par l’Académie américaine des sciences a conclu que le réchauffement climatique avait contribué au conflit syrien en aggravant la sécheresse qui sévissait dans le pays depuis 2006. Le manque de pluie a empiré la situation déjà critique des ressources hydriques et agricoles du pays, contraignant 1,5 million d’habitants des campagnes à se rapprocher des zones urbaines.

Le réchauffement va réduire les rendements agricoles de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon les conclusions d'une équipe de chercheurs rendues publiques mardi.Les auteurs ont tiré leurs conclusions de 70 études déjà publiées et qui tentaient -à l'aide de méthodes très variées- de montrer les effets du réchauffement de l'atmosphère sur l'agriculture, soulignent les chercheurs, dont les conclusions ont été publiées mardi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

"Chaque augmentation d'un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d'environ 6% le rendement du blé", selon ce document. Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4% pour chaque degré Celsius de hausse des températures, alors que "les estimations des rendements du soja ne changeraient quasiment pas".

Ces quatre plantes sont indispensables à la survie de l'humanité, à laquelle elles fournissent les deux tiers des calories ingérées.

Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait bien à la baisse et souligne la nécessité de trouver des moyens pour s'adapter au réchauffement du climat et pour nourrir une population mondiale en constante croissance, ont souligné les chercheurs.

 Pour le huffingtonpost.fr Plusieurs études font le lien entre le réchauffement climatique et les causes du terrorisme

Ces dernières années, plusieurs études ont découvert que la hausse des températures dans le monde était un facteur d’instabilité politique, créant ainsi les conditions favorables à l’émergence de groupes comme Daech.

Un article publié en mars par l’Académie américaine des sciences a conclu que le réchauffement climatique avait contribué au conflit syrien en aggravant la sécheresse qui sévissait dans le pays depuis 2006. Le manque de pluie a empiré la situation déjà critique des ressources hydriques et agricoles du pays, contraignant 1,5 million d’habitants des campagnes à se rapprocher des zones urbaines.

La guerre en Syrie a entraîné le déplacement de 5 millions de personnes

Près de 3 millions d’entre elles sont réfugiées en Turquie, selon les données du HCR.MIDDLE EASTSyria: 40,000 displaced as fighting rages near Hama

The Syrian army announced on Monday that it had retaken several villages initially captured by rebels at the beginning of the offensive.

Additional reporting by Dylan Collins: @collinsdyl 

Can Syrian rebels build on their Damascus attack? - Inside Story

 

Source: Al Jazeera and news agencies

Apocalypse now à Rakka ?

Les bombardements américains sur le barrage de Tabqa, au-delà des inondations catastrophiques qu’ils pourraient provoquer, relancent la propagande apocalyptique de Daech.

Les Etats-Unis de Donald Trump multiplient, au nom de la lutte anti-jihadiste, des bombardements aériens aux très lourdes conséquences : une cinquantaine de civils tués dans une mosquée de la province d’Alep, le 16 mars ; jusqu’à deux cents civils tués dans un bâtiment pilonné à Mossoul-Ouest, le lendemain. Mais c’est la frappe menée le 26 mars contre le barrage de Tabqa qui aurait pu avoir les plus graves conséquences.

 

 

DES CENTAINES DE MILLIERS DE VIES SUSPENDUES A UN BARRAGE

L’agence humanitaire de l’ONU (OCHA) a mis en garde contre les « implications humanitaires catastrophiques » de 

Daech a évidemment joué à plein du risque d’une rupture du barrage, ne serait-ce que pour se poser en défenseur d’une population de Raqqa qu’il tient pourtant sous un joug implacable. Les médias russes ou pro-Assad n’ont pas non plus raté cette occasion privilégiée de mettre en cause l’aveuglement des Etats-Unis et de leurs alliés face au sort de la population syrienne. Mais, derrière cette guerre de propagande, il est incontestable que le barrage est désormais au cœur d’une bataille acharnée entre, d’une part, les forces spéciales américaines et les miliciens kurdes, héliportés sur la rive sud de l’Euphrate, et, d’autre part, les jihadistes de Daech, pris entre deux feux.

Daech peut ainsi relancer un discours apocalyptique relativement mis en sourdine ces derniers temps. L’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi présentait en effet son combat en Syrie comme celui de la Fin des Temps, entre autres dans la ville emblématique de Dabiq.

Le pire n’est pas forcément sûr. Le barrage de Mossoul, conquis par Daech en août 2014, avait rapidement été libéré par une opération coordonnée entre les Etats-Unis et leurs alliés irakiens. Mais la conjonction présente entre une irresponsabilité américaine sans précédent et une propagande apocalyptique revigorée est pour le moins néfaste.

A Rakka, fief de Daech, des milliers de vies suspendues à un barrage POST DE BLOG

She just doesn't know what she will be going back to, or when.

Passport to Freedom - Al Jazeera World

 Source: Al Jazeera News

 

News REFUGEES

» Lire aussi: Corne de l'Afrique: la sécheresse menace 17 millions de personnes

WHO: More than 350,000 people are in need of urgent medical aid in Yemen's Taiz http://aje.io/gxfr

READ MORE: Dying of hunger - What is a famine?

North Syria exodus as families flee assault on ISIL http://aje.io/lwgy

Africa South Sudan Humanitarian crises Famine

Enjeux alimentaire, spéculation et chute tendanciel du taux de profit Créé le vendredi 06 juillet 2012

En RDC, la politique de la mort

Au cœur de la République démocratique du Congo, dont les structures étatiques sont en déréliction, une myriade de foyers de violence fait couler le sang.

La famine menace-t-elle l'humanité?De la servitude moderne"Le grand bond en arrière"fabrique des pauvres

COMPTE RENDU Conflits et climat : pourquoi les famines sont de retour 6 Laurence Caramel 

L'empilement des lois antiterroristes Créé le dimanche 27 mars 2016

Parler le fracas Créé le jeudi 12 mai 2016, EAST PUNK MEMORIES Créé le lundi 08 février 2016

Comment nourrir le monde en 2050 Par Enkolo dans Accueil le

 
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