27.02.2012
La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars II ?
Mardi dernier, le plan d'aide à la Grèceété finalisé dans la douleur et un sentiment d'injustice légitime (retarder de quelques mois l'inévitable : La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars ? ). Les marchés financiers l'avaient déjà anticipé depuis des mois, avec un rebond significatif.
Les risques sont pourtant toujours là et même aggravé : La crise est très loin d'être terminée. Plus l'inévitable défaut grec est retardé, plus la situation devient dangereuse non seulement pour les pays périphériques de la zone.
Pour le savoir il vous faudra surveiller trois dates clés :
- le 27 février
- le 29 février
- le 20 mars.
Je reviens plus en détail dessus : Dans La Grèce respire, mais pour combien de temps? – source Euractiv. Fitch abaisse la note de la Grèce de CCC à C : ça signifie pour l'agence qu'un défaut est imminent »
27 février: La chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, approuvera le deuxième plan d'aide à la Grèce. Même si des voix dissidentes se sont élevées au sein de la majorité, le parti social-démocrate et les verts ont annoncé leur soutien au plan. Quatre Allemands sur cinq sont contre, selon un sondage La Grèce avance la date limite de l'échange de dette au 8 mars | Économie | Reuters .
Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble n'exclut pas que le Parlement soit contraint de se pencher une autre fois sur le cas de la Grèce, a-t-il déclaré lors d'un débat au sein de la commission des finances vendredi 24 février. Par ailleurs, il s'est montré sceptique quant à l'efficacité du deuxième plan d'aide. "Il n'y a pas de garantie que le chemin pris sera couronné de succès", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux parlementaires
26 février 2012: la date limite pour les échanges de titre de dette entre la Grèce et ses créanciers était initialement fixée au 12 mars mais le gouvernement grec vient d'annoncer qu'elle sera finalement avancée au 8. Une rallonge de temps est toutefois envisagée
Tandis qu'on s'interroge de plus en plus en Europe sur les conséquences des mesures d'austérité dans un contexte de récession, le président de la Banque centrale européenne (BCE) a rappelé dans une interview au Wall Street Journal, jeudi 23 février, que l'austérité était incontournable
vendredi 24 janvier: La presse allemande se penche sur la proposition du commissaire aux Affaires monétaires Olli Rehn de renforcer le mécanisme européen de stabilité (MES). Après le changement de position du gouvernement néerlandais, le gouvernement allemand est désormais le seul à s'opposer à l'augmentation de la dotation financière
Jeudi 23 février: la Commission européenne publiera aujourd'hui ses prévisions économiques intermédiaires pour 2012. La CE prévoirait une contraction du PIB de la zone euro en 2012 | Économie | Reuters.
Lundi 20 février: les ministres des Finances de la zone euro devraient approuver le deuxième plan d'aide à la Grèce de 130 milliards d'euros. Lors d'une conférence téléphonique, dimanche, plusieurs hauts responsables de l'UE et de la BCE ont tenté de déterminer un niveau "soutenable" de la dette grecque, actuellement projetée à 129% du PIB en 2020 (cible initiale: 120%. "Fitch abaisse la note de la Grèce de CCC à C : ça signifie pour l'agence qu'un défaut est imminent » La nouvelle aide validée, la Grèce est placée en soins palliatifs | Economie et finance | L'Europe avec EurActiv France
Prenons le cas de l'Allemagne.
◊ Une économie trop dépendante de l'extérieur et au bord de l'explosion sociale ( comme le reste de l'Europe)
Le leader de la zone euro n'est pas sans faille. Certes, la croissance allemande est plus forte que dans la plupart des pays d'Europe et le chômage est à des plus-bas historiques ( a relativiser puisque le principe de la flexibilité allemande ( flexisecurité) : plus de précarité en échange de garder son travail : une compression exagérée des salaires allemands, paupérisation croissante de la population allemande ( comme dans le reste de l'Europe ). Mais l'économie allemande est également fortement dépendante de la conjoncture économique des autres. C'est en effet avant tout une économie exportatrice. Elle a fait le choix de la précarisation de son peuple et donc de la consommation) pour être compétitive sur le marché internationale). Son but : amnener a vendre de la précarité sous couvert que c'était pour leur bien.
Une plus faible croissance cette année, dans la zone euro ou en Asie, affectera donc en premier lieu l'Allemagne. On semble parfois l'oublier, mais c'est déjà ce qui s'est passé en 2008, avec une récession plus forte outre-Rhin que chez nous... La croissance du dernier trimestre 2011 est d'ailleurs dans la même veine puisqu'elle a reculé de 0,2% quand mêmela France parvenait à se maintenir à 0.
◊ Le DAX à bout de souffle
L'indice allemand reflète d'ailleurs très bien l'économie allemande. Il a certes été plus robuste que la plupart des indices européens ces dernières années, mais il est aussi beaucoup plus volatil, amplifiant les hausses comme les de corrections.
Les entreprises se montrent dans l'ensemble très prudentes sur leurs perspectives 2012.
...
Portugal, la plus grande manifestation depuis 30 ans, Le monde en marche : Argentine, l'imagination au pouvoir , EN CE MOMENT À ATHÈNES (dimanche 12 février 2012 : Depuis l'ouverture de la séance, place du Parlement : ,
08:53 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la faillite, de la grèce, dégradation, agence de notation
28.01.2012
Renflouages cachés
Oups !... Flûte !... Il semble que le système rechute, ! Dette grecque : poursuite des discussions, l'Europe optimiste sur l'issue de la crise : Selon le lobby bancaire international (IIF), "des progrès" ont été réalisés après la réunion dans la capitale grecque, qui a duré deux heures, entre son patron Charles Dallara, le Premier ministre grec Lucas Papademos et son ministre des Finances Evangélos Vénizélos. Toutefois, l'agence de notation Fitch n'a pas partagé cet optimisme. Elle a abaissé vendredi soir la note de l'endettement à long terme de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne. , Fitch abaisse la note de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne L'agence d'évaluation financière Fitch a abaissé vendredi la note de l'endettement à long terme de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne.
Pour comprendre ce qui va suivre, une explication du fonctionnement de la Banque Centrale Européenne ( BCE) et la FED : mènent leurs politiques monétaires principalement en intervenant sur les marchés financiers pour augmenter ou baisser le cout de l’argent pour les banques commerciales. Elle fait notamment varier son taux de refinancement, lequel représente le taux d’intérêt que la BCE accorde aux banques commerciales qui souhaite emprunter de l’argent. Les banques commerciales répercuteront en effet sur leurs propres clients le cout du refinancement auprès de la BCE. Le taux de refinancement est le directeur de la BCE, le prix maximum auquel les banques sont assurées de pouvoir trouver des ressources financières. L’argent qu’elle emprunte a court terme à ce taux sera prêter à court, moyen ou long terme aux acteurs de l’économie (entreprises, collectivités, ménages..) à un taux plus élevé. La différence entre les taux constitue la marge de la banque. Global rates.com : « taux de financement de la BCE au 20 avril 2011, 1.25%) voir aussi Source :Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, Taux de la BCE, taux refi, taux de refinancement de la BCE source Global-rates.com
citation : « Le problème du [principe du] ‘trop gros pour couler’, c’est qu’il a fait de la société — et plus précisément du contribuable — l’otage de la survie des institutions financières individuelles… Les milliards [d'euros] des contribuables engagés pour secourir des institutions supposées systémiques a porté un grave coup à la confiance dans le système du libre-échange… ce qui s’est à son tour transformé en menace pour les sociétés libre » voir aussi Journaliste contre BCE - VOSTFR
Oui, c'est vrai, cher lecteur, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, refait marcher la planche à billets. C'est très mauvais. Mais cette fois-ci, une fois les billets imprimés, il les expédie en Europe. C'est fou mais c'est comme ça. Comment ?. Par la quantité de swaps monétaires sur le bilan de la F
De quoi s'agit-il donc ?
Techniquement, les swaps sont des échanges d'une devise contre une autre.
Fonctionnellement, c'est un emprunt
En règle générale, l'une des deux parties paie un intérêt à l'autre partie du swap -- cela dépend des différentiels entre les taux d'intérêt en cours entre les deux devises. Au cours de « la crise 2008-2009 », la Fed a fourni près de 60 milliards de dollars sous cette forme de crédit à diverses institutions financières. Finalement, parce que les conditions de crédit se sont améliorées, les emprunteurs ont débouclé ces swaps, ce qui les a fait disparaître complètement du bilan de la Fed... jusqu'à l'année dernière.
La Fed est en train d'accélérer à nouveau son activité de swap. Comme nous l'avons souvent remarqué, le fait qu'une banque centrale ne puisse pas fournir d'assistance directe, manifeste, à une banque d'investissement ou à un Etat insolvable n'est pas un problème en soi, puisqu'une banque centrale peut toujours fournir une assistance indirecte, déguisée.
La preuve ? Le "sauvetage déguisé" récemment annoncé des institutions financières européennes. La Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas directement renflouer les gouvernements insolvables de Grèce, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, etc... De même, la Réserve fédérale ne peut pas directement sauver les banques insolvables européennes
On en vient donc aux renflouements indirects... Voici comment ils fonctionnent :
La Fed ouvre des lignes de crédits illimitées à la BCE sous ce que l'on appel un crédit swap. A son tour la BCE fournit les capitaux pour trois fois rien aux banques européennes en difficultés. Puis les banques prenant une contrepartie tactic- utilise se financement a bon marché pour acheter des bons a fort rendement de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne...etc ( « Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé. » - source Wall Street finit sans direction mais confiante AFP). C'est la prime de risque lié au crédit que la banque s'octroi. Comme le risque auguement, la prime aussi et la spéculation aussi.
Si l'on suit donc le parcours de l'argent, la Fed prête de l'argent à la Grèce... et en passant les banques européennes insolvables gagnent de l'argent qu'elles ne méritent pas, tandis que les contribuables perdent de l'argent qu'ils ne méritent pas de perdre. voir Libéralisation selon Monti
Définitions
Le risque de crédit : C'est le risque de défaillance de l'emprunteur. Il est couru par tout préteur, et pas seulement les détenteurs d'obligations ou d'autres titres de créances. Plus le risque est élevé, plus le taux d'intérêt que l'emprunteur devra payé l'est aussi. Ce surcout représente une prime de risque. Les établissements de crédit qui se sont massivement exposés au risque de crédit ont développé des outils internes pour mesurer ce risque. Ils font appel aux agences de notations. Le role de ces agences d'analyses financière est important et leur activité est "désormais régulée"par L'Autorité des Marchés Financiers et par L'Autoritée européenne des marchés financiers
16.01.2012
Interview : Les dessous finance politique"
Des extraits d’un économiste, contrôlant un think thank financier (intitulé La France ne peut plus faire "AAA ») a l’annonce de la dégradation de la France et des autres pays. Très intéressant pour comprendre leur psychologie et les dessous des cartes. Un cynique certain et assez juste, arrogant sur leur rapport de force face aux états et surtout aux peuples , mais comme j’ai pu le voir dans l’exercice d’Etat : « les peuples être mécontent, ils n’ont pas le pouvoir ». Cela complete Texte complet de la lettre « secrète » de Trichet à l’Italie et Ce que les agences de notation disent de la France "La France, privée de son AAA par Standard and Poor's, conserve en revanche la meilleure note possible auprès de Moody's et Fitch Ratings, mais ce décalage ne traduit pas de divergences fondamentales dans l'analyse des agences d'évaluation financière sur la situation du pays" cf voir aussi une claque attendue et plutôt méritée à la France - le monde
Les financiers au courant depuis longtemps .Citation : « Vendredi après-midi, j'étais à l'antenne sur BFM Business lorsqu'une source officielle proche de l'Elysée a informé à 16h15 une agence de presse tricolore que la France venait d'être avisée de la décision de Standard & Poor's de priver la France de son Triple A ». «
Nous avions tous eu connaissance, naturellement, de la fuite publiée par une agence de presse concurrente en début d'après-midi ».
Mais quel scoop ! Quel choc psychologique ! Quels moments terribles ! « Autour du studio, la plupart des journalistes couraient dans tous les sens en poussant des cris et en s'arrachant les cheveux ; d'autres au contraire se jetaient à plat ventre sur le sol, les mains sur la tête en signe de prostration. J'ai assisté en direct à des scènes de détresse collective comparables à l'annonce de la disparition d'un dictateur nord-coréen
« Pardonnez-moi cette pantalonnade. Mais si on ne peut plus plaisanter avec ce genre de non-événement -- rappelez-vous du vrai faux communiqué de Standard & Poor's du 10 novembre dernier ( voir les échos : , France Info ) qui annonçait déjà la perte du AAA -- on ne peut plus rire de rien » ! Et si on peut en rire, même si c'est jaune : Les guignols - Les présidents sans leur triple A
La perte du Triple A : un non-événement à relativiser selon eux
Compare la France aux avec le naufrage du Costa Concordia et du Titanic : « Il faut relativiser... parce que de la panique et du drame, du vrai de vrai, il s'en produisait le soir même au large de la Toscane avec le naufrage du Costa Concordia, un navire de croisière hébergeant à son bord deux fois plus de passagers et de membres d'équipage que le Titanic (qui sombra il y a très exactement 99 ans et trois mois). , ensuite il ajoute « Alors les commentaires publiés quelques heures auparavant présentant la perte du Triple A de la France comme une "épreuve, une catastrophe" me font sourire, si l'on peut dire... », « Comme j'étais en direct et que le journaliste n'avait que moi sous la main pour recueillir une réaction à chaud, je me suis empressé de rejeter toute forme de sensationnalisme. Ton qui a en revanche été choisi par CNN ou encore CNBC, qui affichaient des breaking news en caractères géants, comme si une météorite géante venait de surgir de derrière la Lune. » » On comprends mieux des lors la réaction des marchés SP : les marchés restent de marbre, la France réussit un emprunt
La France : un bouc émissaire ?
« Je m'étonne au passage que les dépêches ne fassent pas état de perspectives de dégradation pour d'autres pays de la Zone euro. En effet, certains ont une situation budgétaire qui n'est certainement pas plus brillante que celle de la France -- dont les médias anglo-saxons ont semblé pendant quelques minutes faire le centre du monde ».
« Standard & Poor's a rapidement remis tout le monde d'accord et la France à sa place puisque pas moins de neuf pays ont vu leur note lourdement dégradée, et pas d'un seul cran comme s'est empressé de le souligner notre ministre de l'Economie ».
« Vouloir nous faire avaler que ce n'est pas la France qui est visée mais qu'elle est au contraire "une victime collatérale du manque de gouvernance de la Zone euro" est en revanche un peu gros. La notation de l'Allemagne est maintenue et la perspective reste à "stable", contre "négative" pour la France (même après dégradation).
. « Mais ce constat ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes à double-battant par les spécialistes des marchés de taux depuis le milieu de l'automne ».
"Je n'aurais pas manqué de manifester beaucoup plus d'inquiétude (mais ce sont les aléas du direct) si les dépêches circulant de Paris à Wall Street ne s'étaient pas focalisées que sur la sanction touchant la France. Tous les pays situés au sud des Alpes ou des Pyrénées (ce qui inclut Chypre) voient leur note abaissée de deux crans".
Le FESF va mal
« Voilà qui risque de porter un coup fatal au FESF dont trois (mais en pratique un seul compte vraiment) contributeurs conservent leur AAA, tandis que les pays demandeurs de prêt voient leur signature sévèrement affaiblie. C'est cet effet ciseau qui pose un sérieux problème -- non les blessures d'orgueil de la France qui savait depuis longtemps à quoi s'en tenir, sinon pourquoi lui fallait-il payer plus de 3% pour se refinancer à 10 ans ? »
« Les prochaines émissions de l'Espagne et de l'Italie risquent de se compliquer sérieusement, et ne parlons pas de la Grèce ! », « Difficile de ne pas se demander pourquoi le capitaine du paquebot Europe -- qui a clairement fait savoir qu'il est allemand -- fonce depuis des mois vers récif de la dette, sans ralentir sa course ni dévier sa route »., « Espérons que l'avertissement de S&P (qui vient de tirer le signal d'alarme) relancera le débat sur un renforcement des moyens financiers du FESF et de son successeur désigné, le MES, malgré l'opposition germanique ».
« Un haut dirigeant européen qui a souhaité garder l'anonymat considère que la seule avancée concrète de la fin de l'année 2011, c'est le traité instituant l'adoption de la Règle d'Or et l'automaticité des sanctions contre les pays qui ne la respecteraient pas ».
« Cette histoire de traité est insensée, ajoute-t-il : la chancelière allemande Angela Merkel l'exige non pas pour sauver l'Europe, mais pour donner des gages à son opinion et à sa majorité parlementaire qui, sans cela, s'opposerait à l'élan de solidarité souhaité par la France et Bruxelles en faveur des pays les plus fragiles. :Olli Rehn lui-même, ainsi que de nombreux membres de la Commission européenne, jugent les exigences allemandes superflues puisqu'il suffirait simplement de mettre en oeuvre les dispositions déjà existantes ». « La priorité du moment devrait être le renforcement du FESF ou du MES, alors que les créanciers ne se bousculent pas pour lui avancer des fonds depuis le mois d'août 2011 ».
La France sanctionnée à cause de l'immobilisme européen
C'est très précisément le manque chronique de mesures visant à muscler les fonds de secours qui inquiète Standard and Poor's, dans l'hypothèse d'une poursuite de la crise de la dette.
Instaurer plus de discipline budgétaire n'aura aucun effet mécanique en ce qui concerne les déséquilibres macroéconomiques et les écarts de compétitivité. L'Espagne ne sera jamais l'Allemagne, la Catalogne ne sera jamais la Ruhr ou la Bavière, même si les populations de ces régions respectives affichent la même rigueur et le même amour du travail bien fait.
M. Mélenchon aura beau de faire le siège de Standard & Poor's, certains députés UMP auront beau traiter les agences de notation d'ayatollahs, les problèmes structurels qu'ils invoquent n'en sont pas moins pertinents.
Pour eux, le rève suprême une détérioration généralisé de tout les pays occidentaux : « Les agences ne deviendront cependant crédibles que le jour où elles manifesteront la même sévérité et la même intransigeance avec l'Angleterre et les Etats-Unis. Rappelons que ces derniers sont l'un et l'autre en faillite potentielle -- et ce depuis l'éclatement de la bulle immobilière début 2007 ».
Problème grec : un alibi pour les mouvements du CAC 40 (une vision des spéculateurs de l’Europe sur la dégradation des notes des pays Européen)
"Le problème le plus immédiat auquel seront confrontées les places européennes en ce début de semaine ne se situe peut-être pas au niveau de la consolidation symbolique de Wall Street (après six séances de hausse consécutives), ni au niveau du downgrade très médiatisé de 9 pays européens sur 17, mais bien du côté de la Grèce. Elle a essuyé vendredi un échec des négociations avec les créanciers privés".
Ces derniers viennent de claquer la porte des négociations. Ils refusent de rouler leurs positions si les emprunts longs émis par la Grèce ne sont pas rémunérés au minimum à 5%.Or « Athènes ne leur propose que 4%... c'est-à-dire le même niveau que celui obtenu par la France début janvier lors de l'émission des OAT 2042 ». et termine enfin par « Les vendeurs pourraient donc disposer d'une excellente excuse pour ramener le CAC 40 au contact des 3 100 points, même si le sursaut de l'indice phare vendredi au cours de la dernière heure de cotation semblait caractériser une volonté de jouer les prolongations à la hausse. Les suiveurs systématiques (qui pratiquent la réplication indicielle) ont d'ailleurs accompagné sans état d'âme, après avoir jeté les bancaires par-dessus bord avec la même opiniâtreté entre 16h et 16h30 ».
Mais pas encore la crise pour tout le monde a voir : Quand les "hedge funds" jouent contre le sauvetage de la Grèce , : « Disneyland et le Futuroscope ne connaissent pas la crise : Les Français partent moins loin et moins longtemps. Une aubaine pour les deux parcs à thème. »
18:34 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interview, les dessous finance politique, agence de notation, think thank financier, spéculation, perte de triple a, hedges funds










