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26/10/2012

Les damnés de la mer

Documentaire Les damnés de la mer

On aime beaucoup Société par Jawad Rhalib

Petite ville de la côte atlantique du Maroc, Essaouira, anciennement Mogador, a été le premier port sardinier au monde. Aujourd'hui, le poisson a déserté ses eaux. Des chalutiers géants européens, russes et japonais ont surexploité les ressources halieutiques, provoquant une catastrophe écologique. C'est aussi un drame économique pour 10 000 familles de marins marocains, parqués dans des bidonvilles et réduits au chômage.

LES DAMNES DE LA MER 1/3 - Vidéo Dailymotion  /  Il y avait les perches du Nil, voici les sardines du Maroc. Comme Le Cauchemar de Darwin, Les Damnés de la mer dénonce les ravages d'une mondialisation sauvage et dévastatrice à partir d'un cas emblématique. Après avoir constaté l'inactivité portuaire et la fermeture des conserveries à Essaouira, le Belge Jawad Rhalib est allé planter sa caméra à l'extrême sud du Maroc. Des milliers d'exilés s'y entassent dans l'attente d'une pêche miraculeuse. Qui ne risque pas d'arriver : les autorités interdisent toute sortie en mer afin de préserver la ressource. Pendant ce temps-là, sous leurs yeux et grâce à des licences monnayées par les mêmes autorités, des navires-usines européens ramassent des centaines de tonnes de sardines destinées à l'exportation... en exploitant d'autres Marocains dans leurs cuisines.

Edifiant. Révoltant. Mais, au contraire d'Hubert Sauper, Jawad Rhalib évite la dramatisation (on pense plutôt à Rithy Panh). Sa réalisation est calme, maîtrisée. « Les plans fixes disent l'interminable attente, explique le réalisateur. De manière générale, j'aime soigner l'image. Pour raconter une histoire, je préfère poser ma caméra sur un trépied et laisser vivre les personnages. » Il s'appuie donc sur quelques lieux et figures clés (l'épicier, la mendiante, le capitaine d'un chalutier suédois) pour donner corps et âme à son implacable récit. — Samuel Gontier

Samuel Gontier

LES DAMNES DE LA MER 2/3 : LES DAMNES DE LA MER 3/3 :

Le cauchemar de Darwin :part 1 , part 3, part 4, part 5, part 6, part 7, part 8, part 9, part 10,

l’économie mondiale en feu ! , Basculement de l'économie , Les moissons du futur , les spin-offs , l'Etat et la noir finance : , World Compagny : la fin de... , Accueil Fukushima Informations , Les débats du Diplo , Le bout de la logique 1 , Le bout de la logique , Pistés par nos gènes , La BCE : polique monétaire , La révolution technologique 1

 

16/10/2012

Les moissons du futur

Cher-e-s camarades,

 

Aujourd'hui, je vous propose de voir tun

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On aime beaucoup Environnement par Marie-Monique Robin : "

Comment nourrir la population mondiale en se tournant vers l'agro-écologie ? C'est à cette question que tente de répondre ce documentaire, en menant l'enquête sur quatre continents. S'appuyant sur les témoignages d'experts, d'éleveurs et de cultivateurs, il dresse un bilan de la révolution agricole qui, après un demi-siècle, n'est pas parvenue à nourrir le monde, alors qu'elle a largement participé au réchauffement climatique, épuisant les sols, les ressources en eau et la biodiversité. Des expériences montrent aujourd'hui que l'agriculture familiale et biologique sur une large échelle est non seulement possible, mais efficace d'un point de vue économique

Documentaire

Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire

On aime beaucoup Société par Olivier Lemaire

Alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition sur Terre, un tiers de la production mondiale de nourriture est gâché. L'ensemble des producteurs, distributeurs et consommateurs des pays occidentaux jettent une quantité de nourriture qui pourrait sustenter sept fois la population qui a faim dans le monde. Ce gaspillage, qui intervient tout au long de la chaîne alimentaire, soulève des questions à la fois environnementales, éthiques et économiques. En compagnie de Tristram Stuart, auteur de «Waste», découverte en Europe, au Costa Rica, au Pakistan, aux Etats-Unis ou encore au Japon d'exemples de gaspillage mais aussi d'innovations et de solutions pour tirer le meilleur parti de ce qui est produit.

Documentaires a voir  a voir Interview de Marie-Monique Robin ,  ("Les Moissons du Futur") : , Notre Poison quotidien (full-length) le monde selon monsanto (complet) : Listes de docs incontournables pour en savoir plus :

Marie-Monique Robin  et François Danjou pour des raisons différentes, mais complémentaire pour aborder un sujet complexe ( spéculation sur les matières premières et leur enjeux ainsi que les solution. L'Europe des lobbies : Industriels Contre Verts :... , Spécial investigation... , le film " Le Monde selon Mosanto"(mis en ligne sur mon blog)

liens entre marché financier et matière première ( google)

 

Spéculation financière et volatilité des matières premières agricoles - Groupe/ Prospective

 

Les variations des cours des matières premières agricoles s’amplifient depuis quelques années dans un contexte général plutôt haussier. Cette nouvelle volatilité perturbe une activité à cycle long qu’est l’agriculture, qui se gère plus facilement en stabilité des prix. Les agriculteurs doivent faire face désormais à des fluctuations brutales de revenu liées à des phénomènes de ciseaux des prix sans précédents comme en 2009.

 

Quel est le rôle de la spéculation financière sur cette nouvelle volatilité ? Après une période de forte divergence, les avis se rangent progressivement du coté de l’existence d’un lien. Cependant le lien direct et surtout son ampleur restent à prouver.

 

Enfin, des analyses conduites se dégage un consensus sur la nécessité de conserver une part de spéculation financière sur les marchés afin qu’ils puissent jouer leur rôle de couverture du risque des opérateurs. Le débat est plutôt ouvert sur le choix des outils de contrôle de ces marchés financiers et leur mise en oeuvre.

 

Spéculation financière et volatilité

 

2Quels sont les liens entre marché financier et marché physique

 

Le marché physique consiste à échanger une matière physique contre sa valeur en argent. Il se matérialise par des cotations qui correspondent sur un lieu donné, à un moment donné, pour une quantité donnée à un prix moyen d’échange (exemple : blé rendu Rouen). Cette cotation est la synthèse des positions d’offres et de demandes ce jour-là. Elle n’est qu’un enregistrement de ce qui s’est passé.

 

Le marché financier

ne conduit pas nécessairement à une transaction de matière physique. Il s’agit de l’achat et de la vente de « papier ». Pour les matières premières, on parle de marché « papiers » dérivé en ce sens que sa valeur dépend de celle d’un « sous-jacent »

Sa connaissance pointue des rouages de l'économie chinoise aussi bien que de la subtilité des principes confucéens m'ont particulièrement enthousiasmés. Longtemps au service des acteurs français et européens immigrés sur place, je vous propose à votre tour de profiter de ses lumières.

M. Danjou m'a proposé d'abord d'aborder le cas des terres rares. Si le sujet commence à être fréquemment traité dans nos médias, vous constaterez que l'éclairage de M. Danjou nous fait prendre conscience de l'étonnante complexité de ce marché.

A partir de cette analyse et du film, faites vous une opinion : .

Bonne lecture

Citoyenactif

NB : Mis sur Facebook

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Terres rares chinoises : Retour de flamme (I)

En publiant le 20 juin dernier un petit "livre blanc" sur les "terres rares", Pékin nous invite à revenir sur cette ressource. Les malentendus et manipulations qui entourent les chiffres de ses réserves, de leur exploitation en Chine, et de leur commercialisation à travers la planète, au milieu des procès d'intention et des inquiétudes, ont nourri les interrogations sur les motivations cachées de Pékin.

Quel que soit l'angle de vue adopté, les Chinois apparaissent aujourd'hui en situation moins favorable. Le nouveau contexte est en grande partie le produit de leur excès d'enthousiasme des années 90, auquel s'est ajoutée la tentation plutôt irréaliste et très contreproductive de se tailler un monopole mondial dans le secteur.

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S'il est vrai que la Chine s'était, à une période, laissée aller à un rêve de domination mondiale du secteur, il est aussi juste de préciser que les calculs de rentabilité des producteurs concurrents ont contribué à la création momentanée du monopole chinois.

Que la Chine de Deng Xiaoping ait décidé de faire de ses réserves de terres rares un atout commercial et stratégique est une évidence. Que la prise de conscience de cet avantage, peut-être exagéré, ait conduit certains Chinois, à imaginer qu'ils pourraient construire un monopole mondial leur permettant de faire la pluie et le beau temps sur le marché est également une réalité incontestable.

Ces évidences apparurent d'abord dans les déclarations des années 90, traduisant l'enthousiasme des dirigeants de disposer d'une manne de ressources stratégiques leur permettant d'équilibrer leur dépendance croissante aux hydrocarbures ; elles se manifestèrent aussi par les tactiques de rachat, en grande partie avortées, mais très mal perçue en Occident, des grands producteurs américains et australiens.

La Chine essaie de pousser son avantage
Dans une première phase, la Chine réussit à dominer le marché mondial des aimants, multipliant sa production par 10 entre 1997 et 2007. Mais ses ambitions ne s'arrêtèrent pas là. En 2005, elle tenta, par le biais de l'acquisition du pétrolier américain UNOCAL, de contrôler la société Molycorp, propriétaire et exploitant du plus grand gisement américain de terres rares à Mountain Pass en Californie. L'offre de 18,5 milliards de dollars, faite par le pétrolier chinois CNOOC, aurait conféré à la Chine un contrôle total sur les principaux gisements mondiaux connus. Elle fut rejetée par la Maison Blanche.

En 2009, une autre tentative fut bloquée, cette fois par les autorités australiennes. Elles repoussèrent l'offre d'un minéralier chinois de prendre le contrôle, en rachetant ses dettes pour la somme de 252 millions de dollars, de la compagnie australienne Lynas.Corp. Celle minière exploite le gisement de terres rares de Mount Weld, au sud-ouest de l'Australie. Une société chinoise du Jiangsu a cependant réussi à racheter 25% des parts d'Arafura Resources Ltd., un autre exploitant de terres rares australien.

Quant aux consommateurs étrangers, ils ont, jusqu'au milieu des années 2000, très largement profité de la situation chaotique chinoise, des bas salaires, et de la baisse des coûts, qui, en Mongolie intérieure, se payait au prix d'un environnement durablement saccagé. En parallèle, le marché et les exigences de rentabilité, souvent à l'origine des stratégies de court terme, exigeaient la fermeture des mines non rentables aux Etats-Unis et en Australie. C'est cette tendance, qui a elle-même favorisé le monopole chinois, qui est aujourd'hui condamnée par les mêmes acteurs.

Un retour de flamme qui complique la situation de la Chine
Comme souvent, la tentation d'accumulation de puissance, qui se nourrit des déboires de l'histoire chinoise et des humiliations subies au XIXe siècle, a produit des réactions adverses.

 

Actuellement, le front commun des consommateurs qui ciblent les manipulations, dans un contexte où les producteurs non-Chinois se réveillent, met la Chine dans une position difficile. A quoi s'ajoute le marasme désordonné du secteur, homothétique de celui d'une bonne partie de l'appareil productif chinois. Depuis l'industrie automobile à celle de l'acier, en passant par le secteur des énergies vertes, tous sont accablés par la corruption, les doublons, les gaspillages et les produits de qualité médiocre. Au point qu'aux pires années, près de 60%des exportations de terres rares chinoises étaient produites par des mines illégales fortement polluantes, dont les bénéfices vont toujours aux membres de l'oligarchie locale et nationale, échappant complètement au contrôle de l'Etat. cf MRN - Exploitation des terres rares, PDF]  Note d'Analyse Terres rares : ombre chinoise sur notre - Grip, La Chine lance la première Bourse dédiée aux terres rares ...

Confrontée par la crise aux exigences de modernisation et de rationalisation, soucieuse de créer une filière industrielle "high-tech" utilisant les terres rares, élément essentiel de sa mutation industrielle, Pékin réagit aujourd'hui dans l'urgence. Cette réaction passe par des réflexes protecteurs, qui, sur son marché intérieur, permettent de maintenir les prix des terres rares au plus bas niveau possible, pour protéger son industrie naissante.

Dans ce contexte de pressions extérieures, où il s'agit pour la Chine de monter en gamme qualitative, il serait erroné de croire qu'elle se trouve dans une situation confortable. Si le pays doit nettoyer les "écuries d'Augias", il lui reste encore à acquérir les technologies qui lui permettront de monter en gamme.

Mais pour poursuivre son ambition, la Chine ne peut plus agir comme elle le faisait en 1992. Le pays est depuis passé sous le feu des critiques, et Pékin a perdu une grande partie de sa marge de manoeuvre.

Terres rares chinoises : Retour de flamme (II)

Le "livre blanc", rendu public au cours d'une conférence de presse du vice-ministre de l'Industrie et des technologies de l'information Su Bo, qui fit salle comble à Pékin, était une réaction du gouvernement chinois à cette longue série de polémiques accusant la Chine de vouloir contrôler et manipuler le marché. L'affaire est d'autant plus sensible que, dans le marasme économique global, les pays développés comptent sur leurs exportations de produits sophistiqués, utilisant précisément les terres rares, pour améliorer leur balance commerciale.

Avec les Etats-Unis et l'Union européenne, le Japon est en première ligne de l'offensive contre Pékin. Rien d'étonnant à cela. En 2011, il a importé 56% des ventes chinoises, ce qui correspond à la moitié des terres rares commercialisées dans le monde. Le pays accuse Pékin, qui nie vigoureusement, d'avoir, en 2010, momentanément stoppé ses livraisons pour exercer une pression sur Tokyo, au milieu d'une de leurs nombreuses échauffourées en mer de Chine de l'Est, à propos des Senkaku. C'est dire à quel point les couteaux sont tirés et les positions divergentes.

La tentative de justification tourne court
Dans ce contexte, il n'est pas non plus étonnant que le plaidoyer du vice-ministre ait fait long feu. Su Bo n'avait pourtant pas ménagé sont talent pédagogique, ni sa peine. Pour justifier la réduction des quotas d'exportation, principale cible des critiques, qui accusent aussi Pékin de manipuler les prix, il a exhibé des photos des sites d'extraction de Mongolie intérieure saccagés par l'exploitation forcenée et souvent illégale. Il a ensuite insisté sur la nécessité d'encadrer le secteur, de regrouper les sociétés d'extraction et de fermer les mines dont la production est inférieure à 20 000 tonnes par an, ainsi que les fonderies de moins de 5 000 tonnes. La mesure entraînera la disparition de 23 mines et de 99 fonderies et réduira encore de 20% les capacités de production chinoises.

Surtout, la conférence de presse a tiré la sonnette d'alarme à propos de l'épuisement rapide des réserves, ce qui a fait dresser l'oreille du marché. Il y a quelques mois, déjà Xu Guangxian -- docteur en chimie de l'université de Columbia (1951), connu pour ses recherches sur le nucléaire militaire chinois et père de la filière des terres rares, avait jeté un pavé dans la mare en dénonçant la pollution massive des sites d'extraction. Selon lui, au rythme actuel, les réserves chinoises seraient épuisées dans 30 ans.

Pourtant, en dépit des efforts démonstratifs du ministre, le plaidoyer chinois n'a pas suffi. C'est le moins qu'on puisse dire.

Accusée à l'OMC, la Chine se montre conciliante
A peine une semaine après la conférence de presse, l'UE, confirmant des déclarations faites en mars dernier, portait par la voix de Karel de Gucht, son commissaire au Commerce, l'affaire devant l'OMC. Le commissaire pressait ainsi Pékin d'honorer ses engagements et de se plier aux règles du marché. Dans le même temps, Bruxelles joignait sa voix à celle de Washington et Tokyo, expliquant que les raisons avancées par la Chine pour réduire ses exportations, n'étaient que des prétextes, pour manipuler les prix et soutenir ses producteurs.

Devant ce front uni et craignant que l'affaire ne s'envenime, Pékin fit un geste de conciliation. Le 28 août, le ministère du Commerce annonça en effet que le quota d'export du deuxième semestre serait porté à 9 770 tonnes, ce qui fera un total du quota pour 2012 à 30 996 tonnes. Il s'agissait d'une augmentation de 3% par rapport à 2011.

Cette situation témoignait du fait que le pays a perdu depuis le début des années 2000 ses capacités d'initiative. Mais l'initiative et les capacités de pression ont changé de camp.

La Chine pèse moins sur le marché
D'abord, la vision des réserves mondiales et de la suprématie chinoise a évolué. Alors qu'il y a 20 ans les médias expliquaient que la Chine détenait près de 60% des réserves globales, on ne parle plus aujourd'hui que de 30%.

Ensuite, le pays possède moins de leviers pour influencer le marché. Entre 2006 et 2010, la Chine pouvait peser sur le volume de ses exports et sur les prix. La voilà aujourd'hui prise à son propre jeu. Elle est en position défensive à double titre, sur l'affaire des quotas et sur les prix qu'elle subventionne en interne, contrevenant aux dispositions de l'OMC. Selon l'agence de presse américaine Associated Press et le groupe minier australien Lynas Corp., certaines des terres rares comme l'oxyde de terbium et l'oxyde de neodynium se négocient en Chine respectivement à 57% et 40% au-dessous du cours mondial.

Surtout, les risques de pénuries sur le marché des terres rares ont disparu, du fait de l'atonie du marché et de la réaction des producteurs. En 2011, les exportations chinoises n'ont atteint que 60% des 30 000 tonnes du quota, tandis que les Etats-Unis, l'Australie et le Japon, ce dernier ayant décidé de coopérer avec le Vietnam, se mobilisent pour relancer leur production. L'Inde a, elle aussi, décidé de tripler sa production d'ici 2017. Au point qu'à la fin de la décennie, près de 30% de la production pourrait échapper à la Chine.

Cette situation devrait amener le pays à redoubler d'efforts pour remettre en ordre son secteur, tout en poursuivant, grâce à la coopération étrangère, la mise sur pied d'une industrie performante de transformation des terres rares, aujourd'hui encore dans les limbes. A bien des égards, la situation du secteur est emblématique de celle de l'économie chinoise, dont l'ancien schéma de développement s'essouffle, au moins sur la côte est, et dont la modernisation devient nécessaire, sous peine d'accident.

agriculture,envronnement,agrocarburants,notre poison quotidien,marie-monique robin,documentaire,enquête,arte,le monde selon monsanto,pierre rahbi,marché financier,matière première,spéculation,sous-jacent,banque mondiale,ftse mining,l'indice des minières,le ftse mining,hedge funds,mario monti,mario draghi,goldman sachs,chine,etats unis,japon,crises,dettes,plan de rigueurLes terres rares, étroitement liées à l'industrie high-tech (aéronautique, industrie d'armement -- notamment les aimants --, radars, pots catalytiques, téléphones portables, MP3, batteries pour véhicules électriques, panneaux solaires, éoliennes, etc.) avaient connu une forte hausse entre 2009 et 2011, due aux tensions sur le marché provoquées par les manoeuvres chinoises.

En dépit du retournement de la conjoncture qui, à terme, pourrait priver la Chine d'une partie de ses avantages, elles restent une valeur sûre, essentiellement du fait des besoins de l'industrie de pointe dans les secteurs sensibles (défense et aéronautique) et dans celui des nouveaux moyens de communication.

Leur valeur continuera de grimper tout au long de l'année 2013, après quoi les circonstances décrites dans l'article pourraient entraîner une correction et une stabilisation des prix. Parmi les différents secteurs utilisant les terres rares, celui des aimants permanents utilisés dans l'industrie d'armement, dans les moteurs magnétiques, l'électronique grand public, les batteries de véhicules hybrides est, de loin, le plus vaste. Parmi les terres rares, le cérium est le plus utilisé (30%). Mais le neodynium et le dysprosium bénéficient de la plus forte croissance en volume.

 
conclusion
 
Le procès du naufrage du pétrolier Prestige s'est ouvert mardi à La Corogne, en Espagne, dix ans après les faits
Une étude révélerait des préjudices désastreux pour l'écosystème, l'économie mais aussi pour l'homme
 
Depuis la décision de sortir du nucléaire en Allemagne, le lignite explose ( responsable des effets des gaz a effet de serre). Son avantage : son cout très faible, les industrielles se l'accroche.la tentation du lignite | Duclair Environnement " 
 
 

C’e sont les’exemples non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière ...; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

 

agriculture,envronnement,agrocarburants,notre poison quotidien,marie-monique robin,documentaire,enquête,arte,le monde selon monsanto,pierre rahbi,marché financier,matière première,spéculation,sous-jacent,banque mondiale,ftse mining,l'indice des minières,le ftse mining,hedge funds,mario monti,mario draghi,goldman sachs,chine,etats unis,japon,crises,dettes,plan de rigueur,géopolitiqueLa « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C, Alternative libertaire : Ni austérité ni relance ! Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance ,

 

 

A voir aussi : Les moissons du futur - indigné révolté, Les moissons du futur - citoyenactif , Les moissons du futur - anarkia, Les moissons du futur - alterfinance, Les moissons du futur - l'indigné, Les moissons du futur et Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire - /antalya,  Affaire du Probo Koala : le feuilleton judiciaire est loin d'être fini - l'indigné, Enjeux alimentaires et profits 2 - altermonde, Global Gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire, - saltabank, Les moissons du futur -  CITIZEN KHANE

 

A lire aussi :

06/07/2010

- 02-07-10 - L'Europe trop gourmande en agrocarburants ?

Alors que la directive de l'Union européenne sur les énergies renouvelables exige que 10% des carburants utilisés dans les transports proviennent d'énergies renouvelables en 2020, les associations environnementales dénoncent la part trop belle faite aux agro-carburants. En cause, le manque de prise en compte des effets indirects comme l'accaparement des terres agricoles du sud ou de déforestation.

 

6 à 9 %. C’est la part que l’Union européenne devrait donner aux biocarburants dans la consommation des transports européens- la France prévoit 10 % en 2015 -, pour satisfaire aux objectifs de la directive ENR qui exige 10 % de carburants issus des énergies renouvelables d’ici 2020. Beaucoup trop, selon les associations environnementales qui ne baissent pas la garde sur ce type de carburant. Essentiel, selon la Commission européenne pour qui « les biocarburants sont la principale alternative à l’essence et au diesel utilisés dans les transports et qui produisent plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne ». Un rapport du département commerce de la Commission avait bien suscité l’espoir des ONG en estimant qu’il ne fallait pas aller au-delà des 5,6% d’agrocarburants, mais l’étude se basait sur un scénario du développement des voitures électriques bien optimiste et, au milieu du mois de juin, le directeur général du département de l’énergie à la Commission européenne, Philip Lowe, a estimé que la part des agrocarburants pourrait représenter 8.6% des carburants d’ici 2020. Aujourd’hui, on en est encore loin : en 2008, les agrocarburants, principalement du biodiesel (à 75%), comptaient pour 3.4 % de la consommation des transports européens en 2008. Mais les avancées de la voiture électrique paraissent trop lentes pour rivaliser dans le mix des énergies renouvelables, de même que les agrocarburants de deuxième génération (utilisant des déchets végétaux, arbres OGM ou cultures non alimentaires), qui sont encore loin d’être au point et de faire l’unanimité.


Le 29 juin, juste avant que les Etats membres ne rendent leurs plans pour les énergies renouvelables à l’UE, les Amis de la terre, Peuples Solidaires et Action Aid ont donc manifesté devant la Commission pour dénoncer l’accaparement des terres dans les pays pauvres que ne manquera pas, selon elles, de provoquer cette utilisation accrue des biocarburants. Déjà, « des entreprises de l’Union ont acquis ou mis la main sur 5 millions d’hectares de terres dans ces pays pour y produire des agrocarburants. Il s’agit souvent de terres utilisées par les populations pauvres pour se nourrir. Si cet objectif de 10 % devait être couvert par les agrocarburants, cela nécessiterait 17,5 millions d’hectares », dénoncent les associations dans un communiqué. Un chiffre contesté par la Commission qui se limite, elle, à 2 à 5 millions d’hectares : « L’union européenne dispose de quantités suffisantes de terres précédemment exploitées de manière agricole et désormais en friche pour couvrir ses besoins, même dans le cas où tous les biocarburants devraient être produits dans l’union. Dans les autres parties du monde, il existe également des alternatives à la déforestation. On estime qu’en Indonésie entre 3 et 12 millions d’hectares de terres précédemment déboisées sont aujourd’hui en friche. » Avant de rappeler qu’en 2008, 26% du biodiesel et 31% du bioéthanol consommés dans l’UE étaient importés, principalement du Brésil et des Etats-Unis.

 

Quelle efficacité de la certification durable des agrocarburants ?

 

Pour calmer les critiques, l’Union parie sur la mise du régime de certification qu’elle qualifie de « plus stricte du monde ». Ainsi, ne pourront être comptabilisés dans l’objectif de 10 % que les agrocarburants - produits en Europe ou importés- répondants aux critères de durabilité européens. Sont par exemple exclues toutes les productions provenant de forêts primaires, de zones protégées, de prairies, de zones humides, de tourbières, de terres récemment déboisées ou de grande valeur en termes de biodiversité. Quant à la conversion d’une forêt en plantation de palmiers à huile –dont 1% est actuellement dédié aux agrocarburants mais dont les ONG craignent qu’elle n’augmente de façon exponentielle-, elle est explicitement proscrite. De plus, les agrocarburants devront permettre un gain de 35 % des émissions de gaz à effet de serre (CO2 mais aussi méthane et protoxyde d’azote) par rapport aux carburants classiques, puis de 50% en 2017 et jusqu’à 60 % en 2018. Pour vérifier le respect de ces critères, la commission encourage par ailleurs des plans volontaires de certification où l’on aurait recours à des auditeurs indépendants chargés de contrôler annuellement toute la chaîne de production…Un pas dans le bon sens pour Elisabeth Jaskulke, directrice développement durable de Sofiprotéal, à  la fois acteur financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales, pour qui ces critères permettront de « garantir la durabilité car les procédures de contrôle transparentes permettront de tracer les agrocarburants. Nous serons amener à n’utiliser que du « bon » carburant c'est-à-dire n’ayant pas d’impact négatif sur l’environnement car sinon nous ne pourrons pas le revendre… »

Des arguments qui laissent France Nature environnement sceptique. Car pour l’heure, toutes les garanties ne lui semblent pas assurées. Les gains en émissions de GES par exemple ne sont pas encore prouvés car le calcul de leur cycle de vie est extrêmement complexe et nécessite de prendre en compte le changement d’affectation des sols. Or le récent et très controversé rapport de l’Ademe sur le sujet, qui concluait à une diminution des émissions grâce aux agrocarburants, laissait totalement de côté cette question. Pourtant, comme le montre le modèle d’analyse de cycle de vie Greet (très utilisé aux USA), dans beaucoup de cas, le différentiel avec les carburants classiques est peu important voire inversé… De plus, Nusa Urbanic, de la Fédération européenne transport et environnement rappelle que « si l’on utilise des terres agricoles existantes pour les agrocarburants cela demande l’utilisation de nouvelles terres pour l’agriculture, or celles-ci ne seront pas soumises aux critères de durabilité… En outre, les prix alimentaires pourraient augmenter du fait de cette conversion ; des études montrent que cela pourrait aller entre 8% pour le blé et 20% pour le maïs et le sucre », ce qui handicaperait les populations des pays pauvres. Un rapport de la Commission sur la problématique de l’utilisation indirecte des terres devrait donc être publié d’ici la fin de l’année pour éclaircir la situation mais le « rapport est basé sur des documents que l’on a pas voulu nous fournir au départ et dont on a seulement reçu une petite partie aujourd’hui, ce qui est une première de la part de la commission », s’inquiète Michel Dubromel de FNE.

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Le cas emblématique de l’Ethiopie


« La politique européenne en matière d’agrocarburants a ouvert l’appétit de nombreuses firmes notamment européennes, dans des pays pauvres qui voient dans ce marché un potentiel de croissance pérenne », estime Christian Berdot qui suit le sujet pour les Amis de la terre. Exemple frappant, celui de l’Ethiopie, qui s’ouvre de plus en plus à ce type de culture. Le pays, qui compte encore 5.2 millions d’habitants nécessitant une aide alimentaire cette année (ONU) voudrait ainsi réduire sa dépendance en huile, en autorisant la culture de ricin, de jatropha (qui pousse déjà dans le pays) ou de palmiers à huile sur 500 000 hectares de terres ne convenant pas aux cultures alimentaires. Mais des associations dénoncent des transformations abusives de ces terres pour attirer les investisseurs étrangers et notamment européens qui se pressent dans la région. 23 millions d’hectares de terres pourraient en effet être dédiées à la culture d’agrocarburants, selon le gouvernement éthiopien.

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Béatrice Héraud

 

> Source Novethic

 
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