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26/06/2015

Un œil sur vous, citoyens sous surveillance"

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ça pique les yeux

Flores Magon 

 "l'égalité de droit est un mensonge, seul l'égalité sociale et économique compte. 

Si vous êtes né de parents millionnaires vous aurez plus de droit que si vous êtes pauvre d'où le ridicule de certains passage des droits de l'Homme.

"tous étaient égaux, mais certains étaient plus égaux que d'autres" G.Orwell

 
 
la publication de Xavier Delucq. 

A voir maintenant sur France 2 intéressant : On aime beaucoup Le business de la peur

" Bienvenue dans le nouvel ordre sécuritaire, tout droit inspiré des tarés post-911, qui pensent gouverner le monde avec des chars et missiles.
Je pense à Franklin : ceux qui laissent leur liberté pour plus de sécurité n'obtiennent ni sécurité ni liberté.

Le réalisateur Didier Cros a filmé le quotidien d'un chef de section et des surveillants du centre de détention de Châteaudun, dans l'Eure-et-Loir. Il rend compte du fonctionnement d'un système carcéral en perdition, montre la réalité la plus crue d'une prison. L'établissement est organisé selon deux régimes. Au niveau 0 se trouvent les détenus du régime ordinaire : les portes sont fermées. Les niveaux 1 et 2 disposent du régime ouvert, où les prisonniers possèdent la clé de leur cellule et sont libres d'aller et venir. Le moindre faux-pas peut les faire descendre au niveau 0. L'ascencion ou la rétrogradation d'un niveau sont décidées par le chef de section et les surveillants. Ca pue, réveillez vous!
 
Sous surveillance (extrait)
 
 

 Et n’oublions pas :« La guerre, c’est la paix
La liberté, c’est l’esclavage
L’ignorance, c’est la force » (1984 George Orwell)© Pierre Grandmonde 2015

A lire : Dormons tranquilles  PIERREGRANDMONDE.WORDPRESS.COM
 
Etienne De La Boetie - De le servitude volontaire partie 1

" La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l'on consent généreusement à leur donner, s'ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu'ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d'absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d'abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l'étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l'Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd'hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l'on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. 
 

la photo de CNT AIT 71.

 

L’arme absolue du pouvoir, dans ce magnifique système, c’est le suffrage universel. C’est-à-dire quand la majorité décide pour les andouilles qu’ont le malheur d’être en moins grand nombre. 
Si la majorité passe son temps à regarder des feuilletons débiles en se goinfrant de pop-corn, on voit le tableau ! Pas trop difficile, dans ce cas-là, de lui faire faire ce qu’on a envie, à la majorité…

Ramseier

  

Photo de Flores Magon, le 5 août, 10:59 · C'est pas nous, c'est eux... Ne nous en prenons pas aux effets, attaquons toujours les causes !

Bakounine

Flores Magon : «  j'ai trouvé cette citation dans un bouquin que je vais commencer à lire qui à l'air pas mal du tout "LA MAL-MESURE
DE L’HOMME" du biologiste et historien S.Jay Gould. il semble que dans ce livre l'auteur flingue. grâce à l'histoire et la théorie de l'évolution le racisme et l'idée que l'intelligence soit une qualité biologique innée, héréditaire et quantifiable
 ».

Libre échange et grande oreille: Ouverture a Washington pour un accord de libre échange entre les états unis et l'Europe mais les affaires d'espionnages et la crise économique complique les choses.

Négociation avec Big Brother : Il y a eu le scandale de l'exception culturelle, il y a eu le scandale des écoutes téléphoniques.... Bref, l'accord de libre échange entre l'Europe et les Etats Unis ne débute pas sous les meilleurs hospices Mais les négociateurs réunirent a Bruxelles ont encore de belle confrontation en vue, car les points de frictions sont nombreux.

USA/UE : Entre commerce et espionnage : Si la NSA a de grandes oreilles, ce n'est pas que pour traquer les terroristes. Car depuis les ambassades étrangères et européennes, elle espionne l'activité économique de ses amis. Autant dire que la confiance règne sur cette accord de libre échange entre les échanges transatlantiques, Bruxelles exigent des garanties et une meilleur données. Malgré tout, les acteurs majeurs s'accrochent à la feuille de route. Exemple : l'automobile allemande vont mal. Alors les Etats, deuxième commerce après la Grande Bretagne, cela fait rêver. Et la suppression des droits de douanes qui s'élèvent a un milliards d'euros par an réduirait nettement le prix des véhicules.

Stefan Mair , Fédération de l'industrie allemande : "Nous commission Européenne, nous sommes convaincus que c'est une bonne chose pour l'Europe. le libre échange générera plus d'échange et de croissance. Il nous aidera a sortir de la crise. Cela s'annonce bien pour l'Europe."

 

 

 Le Front national peut conduire à la «guerre civile» et son programme est une «arnaque» qui «trompe les gens», a déclaré aujourd'hui Manuel Valls sur France Inter. Il a stygmatiser les abstentionnistes tout en continuant a justifier ses politiques sécuritaire, arbitraires et courtiser le vote FNhaine. Le tout sous un discours jouant habilement la peur avec le mot " guerre civile" cf La France a peur. Mon post sur Facebook .

 

la photo de On sait ce que l'on veut qu'on sache. :Élire librement ses maîtres ne supprime ni les maîtres, ni les esclaves.

 humour 23.jpg

Etat d'urgence / Coup d'état permanent :

Je suis quasiment certain :

En écoutant Valls se matin sur France Inter , répondant a une question de Patrick Cohen : Ne croyez vous pas que nous ne risquons pas de rentrer dans un état d'urgence permanent du fait qu'il peut être prolongé après chaque menaces d'attentats si le régime en place le juge nécessaire. Valls justifiant l'état d'urgence ( interdiction de manifester, perquisition arbitraire, garde a vue prolongée et sans preuves) ainsi que de comparer tout les mouvements sociaux et écologistes comme contraire a l'ordre public.

Le Conseil d'Etat sondé sur des centres de rétention pour les personnes fichées « S » « La loi peut-elle autoriser une privation de liberté des intéressés à titre préventif et prévoir leur rétention dans des centres prévus à cet effet ? », interroge ainsi le texte révélé par le site Lundi Matin, qui confirme les informations publiées samedi par Le Monde (« A Beauvau, certains voudraient interner les fichés S »). Une telle mesure irait ainsi plus loin que le camp des Etats-Unis à Guantanamo, qui ne concerne pas les citoyens américains.

 
 

À partir de ce moment-là je suis obligé de pointer à 9 h, 13 h et 19h30, tous les jours, de rester chez moi entre 20 h et 6 h et de ne pas sortir des limites de la commune de Malakoff jusqu’au 12 décembre. Mon premier pointage a lieu le soir même. Et je continue d’être suivi. Le soir même mon nom apparaît dans le communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme qui se prononce contre mon assignation et me désigne comme « responsable » de la legal team de la coalition climat ; l’info est reprise immédiatement par Libération, la machine,médiatique est lancée."

 
Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin . Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher
 
 Le MONDE SOUS SURVEILLANCE /

Un œil sur vous, citoyens sous surveillance" ARTE 
 

Le 16 mai 2017 la cybersécurité, Le 13 août 2016 Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! de la servitude moderne - le livre libre acces au livre de la servitude moderne de jean françois brient sur le système totalitaire marchand autrement appelé démocratie libérale appel au changement et à la revolution  DELASERVITUDEMODERNE.ORG

e monde : 60% des gardes à vue dans le cadre de l'état d'urgence ont visé des militants politique

Site internet du ministère de l'intérieur : la "prorogation de l’état de siège" (au lieu de l'état d'urgence). Bravo le lapsus! A croire qu'ils en crèvent d'envie ces connards.

 

Au Royaume-Uni, un sondage effectué par un syndicat enseignant révèle que 85% des établissement scolaires seraient équipés de caméras de vidéosurveillance, aux abords des établissements, mais également dans les couloirs, dans de plus en plus de salles de classe, et, dans 10% des cas, jusque dans les toilettes…

Une étude révèle que, globalement, les élèves britanniques y sont tout aussi fréquemment vidéosurveillés que ne le sont les prisonniers.

A l’approche des États généraux de la sécurité à l’école, qui se dérouleront à la Sorbonne les 7 et 8 avril prochains, et alors que le gouvernement veut “développer beaucoup plus la vidéosurveillance dans les lycées et aux abords“, il n’est pas anodin de remarquer que, si 60% des lycées d’Ile de France sont équipés de systèmes de vidéosurveillance, dans le Val-de-Marne, les trois dernières agressions d’élèves ont eu lieu dans des lycées… équipés de caméras.

… (La taca taca tac tac tiqu’ du portique…), … (De l’école à la prison, un cycle infernal), …. La vidéosurveillance des toilettes fait scandale » je vous laisse découvrir la suie des deux l’article et les trois vidéos

Ces articles, sources et vidéos viennent confirmer, soutenir les dérives de notre système politique, sécuritaire actuelle.

Signe des temps, c’est l’époque qui veut cela. J’ai choisi de reprendre ce bonne article tiré du télérama de cette semaine pour montrer le risque au nom du discours toujours plus protecteurs - sécuritaire de la société -  « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. » »,

 

Le citoyen du XXIe siècle est au centre de tous les regards, qu'il y consente ou non. Arte Future recense les enjeux et les scandales de la surveillance globale et ouvre le débat sur les menaces qui pèsent sur nos libertés individuelles. le marché de la cyber-sécurité, Le Business de la Cyber- sécurité , TAFTA : "le big brother"?, Seulement un mauvais rêve ?

n Chine: une loi sur la cybersécurité adoptée Le parlement chinois a adopté aujourd'hui une loi controversée sur la cybersécurité, resserrant le contrôle sur la liberté d'expression sur internet, et imposant aux entreprises, y compris étrangères, de coopérer pour "protéger la sécurité nationale".

Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir restreint l'accès aux sites internet étrangers, dont Google, Facebook et Twitter grâce à un blocage très perfectionné, surnommé le "Great Firewall", jeu de mot en anglais qui mélange les termes "Grande Muraille" ("Great Wall") et pare-feu ("firewall"). Des articles, blogs, forums internet ou commentaires sur les réseaux sociaux chinois peuvent également être effacés ou censurés.


 

 

 

 Un œil sur vous, citoyens sous surveillance" ARTE 

 

Bruno Leroux et le projet de loi relatif au renseignement - Désintox - ARTE

 

Pourtant, la gauche kurde est aujourd’hui le meilleur rempart contre Daech. Elle lui a infligé des défaites militaires et elle lui oppose une alternative politique, avec un projet de société démocratique, laïque, féministe et écologiste.La cécité que peut provoquée une crise - de surcroît une attaque terroristes - peut désarçonner et créer un effet de mimétisme, voir moutonnier. Nous assistons a une surenchère dans le patriotisme et le nationalisme entre des individus qui s'imagine être dans le vrais en affichant le plus de drapeau et de slogans patriotiques et des dirigeants politiques dans les déclarations sécuritaire, voir pour certains la stigmatisation d'une catégorie - l'islamophobie est en vogue. Peut de déclaration dans les médias pour contrebalancer cette unanimité de façade. 

 

Pénurie? c'est bon signe!

Je vois fleurir beaucoup de drapeaux " je suis belges".... Après le "je suis français" ou " Je suis Paris"

Je suis avec les victimes de terrorismes, de violences policières, de femmes battus, de personnes victimes d'exactions de régimes autoritaires...

Ma liste est trop longue est ne tiendrait pas sur un drapeau.

 
ENTRETIEN « Le terrorisme favorise un état d’esprit antidémocratique » Michel Rosenfeld, ­professeur de droit à la Cardozo School of Law de New York, est spécialiste de droit constitutionnel comparé et de philosophie du droit.
 
La répression tout azimutes des militants et mouvements sociaux au nom de la lutte contre le terrorisme
 
 

La police traite les militants de la COP 21 comme des terroristes ---> Selon Reporterre Net dans " La police traite les militants de la COP 21 comme des terroristes : " REPORTERRE.NET

 
 
Les lois antiterroristes sous couvert de défense de la sécurité des concitoyens - peuvent très facilement se retourner contre ces mêmes concitoyens et ainsi être détourner de leurs but originels ou du moins affiché officiellement. C'est pour ces raisons que je ne soutiens pas la gestion de François Hollande, Valls et compagnie dans la gestion de la crise sécuritaire actuelle lié au 11 septembre. 
 
Clairement il y a opportunisme d'état et de répression pour profiter de cet aspirateur des libertés qu'est l'Etat d'Urgence pour faire le ménage dans toute la maison (Zad, alters, résistances citoyennes, gaz de shiste, contestation de Monsanto , que sais-je encore etc etc...).
Après le ménage dans nos acquis sociaux, le ménage dans nos fragiles espaces de parole et d'opinion.
Décidément, il y a de quoi hésiter entre déception et dépit; au moins."

Quand ils sont venus chercher.... je n'ai rien dit
Extrait "Personne ne peut cependant confirmer que l'agent est fiché. Contacté par francetv info, la préfecture de police refuse de communiquer. La RATP, elle, a entamé une procédure de licenciement. "C'est comme si un chauffeur perdait son permis de bus", justifie-t-on."

La police traite les militants de la COP 21 comme des terroristes ---> Selon Reporterre Net dans " La police traite les militants de la COP 21 comme des terroristes : " REPORTERRE.NET

Militariser la société ? Sûrement pas !

L’« état d’urgence » est une arnaque. Il sera impuissant à stopper des kamikazes. En revanche, il réduit les libertés publiques et entrave la contestation sociale. Ainsi, toutes les manifs sont interdites sauf… les événements commerciaux (matchs de foot, marchés de noël…).

On connaît d’avance les boucs émissaires de ce climat militariste : les quartiers populaires, les migrant-e-s qui fuient la guerre et la misère, la population musulmane qui a déjà subi plusieurs « représailles » racistes depuis les attentats. C’est révoltant.

Refusons cette logique. Contre le djihadisme, contre l’interventionnisme militaire, contre la militarisation de la société, pour les luttes sociales, pour le soutien aux forces progressistes en Afrique et au Moyen- Orient.

 

Les révélations sur l'espionnage de hauts responsables français intervient au moment du vote définitif du très critiqué projet de loi renseignement. Ce «Patriot Act» à la française offre à nos services le même type de pouvoirs que leurs homologues américains.

 

Le symbole fait très mal. La révélation par WikiLeaks et Mediapart d'une mise sur écoute illégale et systématique des principaux responsables français par la NSA ( Documentaire - L'agence Secrète de Renseignement, La NSA (à voir) intervient alors que ce même pouvoir français s’apprête à mettre en œuvre une extension sans précédent des pouvoirs de ses services de renseignement. Malgré l’opposition de la quasi-totalité de la société civile, les députés doivent en effet adopter définitivement le projet de loi renseignement ce mercredi 24 juin, au terme d'une procédure d'urgence imposée par le gouvernement et visant à faire taire toutes les oppositions. Ce texte est construit comme un « Patriot Act » à la française, tant il légalise et systématise une série de pratiques déployées depuis des années par les agences américaines.


Pour ajouter à l’ironie de la situation, la publication de ces rapports d’écoute rédigés par la NSA intervient alors même que le Congrès américain vient de voter le « USA Freedom Act ». Il s'agit du premier texte qui revient sur les mesures d’exception votées après le 11-Septembre en limitant la captation de données téléphoniques sur le sol américain.

 

Suivant le chemin inverse, la France, elle, n’a eu de cesse ces dernières années de renforcer son arsenal sécuritaire, rognant à chaque fois un peu plus sur les libertés individuelles. En décembre 2013, le Parlement adoptait la loi de programmation militaire (LPM), un texte pérennisant la loi antiterroriste votée en 2006 sous Nicolas Sarkozy et étendant les pouvoirs des services en matière de collecte de données sur Internet. Dès cette époque, les défenseurs des libertés numériques dénoncent la mise en place d’un « PRISM français », voire d’une « dictature numérique ».

Moins d’un an plus tard, alors que la LPM n’est même pas encore entièrement entrée en vigueur, le gouvernement donnait un nouveau tour de vis aux libertés sur Internet avec sa loi antiterroriste. Celle-ci a introduit dans le code pénal le délit « d’apologie du terrorisme » qui devient également un nouveau cas de blocage administratif, c’est-à-dire sans contrôle du juge judiciaire, de sites internet. Le texte sanctionne également « l’entreprise terroriste individuelle » qui se caractérise, notamment, par la fréquentation de certains sites. Et il étend enfin les pouvoirs de police dans la lutte contre le terrorisme en facilitant la saisie de données et de documents stockée dans le cloud ou encore le déchiffrement de données chiffrées. Cette fois encore, passant outre les protestations de la quasi-totalité des associations, la loi antiterroriste avait été votée à la quasi-unanimité.

Le projet de loi renseignement, qui doit être définitivement adopté par les députés mercredi 24 juin (les sénateurs l'ont adopté mardi 23), a, lui, été à peine plus discuté même si la majorité a dû faire face à une levée de boucliers sans précédent. « Comment peut-on encore adopter des lois rappelant celles de George W. Bush, qui plus est après les scandales que nous avons connus et les révélations d’Edward Snowden ? Qu'avons-nous fait pour mériter ce traitement antidémocratique ? » s'interrogeait mardi la sénatrice EELV Esther Benbassa, qui a voté contre le texte.

Outre les traditionnelles associations de défense des droits de l’homme, le gouvernement s’est mis à dos une bonne partie des syndicats de la justice, juges et magistrats, ainsi que les professionnels du secteur numérique dont certains ont même menacé de quitter le pays. Plus gênant, la totalité des autorités administratives concernées par le texte en ont critiqué tout ou partie : la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Cette dernière, dans un avis particulièrement sévère (il est à lire ici), s'alarme de la « surveillance de masse » installée par ce texte.

Même si la société civile et certains députés ont été indéniablement beaucoup plus mobilisés que lors des précédents votes, l’adoption du projet de loi renseignement ne fait guère de doute. En première lecture, le texte a été adopté à une majorité écrasante (le détail du scrutin ici), seuls 86 députés sur 566 ayant voté contre. Tout au long des débats, c’est la tendance sécuritaire, emmenée par le tout-puissant rapporteur du texte et président de la commission des lois de l’Assemblée Jean-Jacques Urvoas, qui a eu le dernier mot. L’homme des services du parti socialiste a dirigé le travail des députés d’une main de fer, faisant adopter toute une série d’amendements durcissant encore son texte, parfois même contre l’avis de son propre gouvernement. Les opposants, eux, étaient qualifiés dans l’hémicycle « d’exégètes amateurs ».

Jusqu’à la dernière minute, le gouvernement et Jean-Jacques Urvoas ont tenté de revenir sur les quelques précautions introduites dans leur texte lors du passage au Sénat. Alors que le projet de loi était en commission mixte paritaire, le premier a fait passer un amendement réintroduisant une soi-disant protection des lanceurs d’alerte. Un agent ayant connaissance de faits illégaux ne pourra révéler ceux-ci que dans le cadre d’une procédure secrète devant l’organisme de contrôle des interceptions de sécurité, la CNCTR. De plus, il lui sera interdit de révéler toutes données protégées « au titre du secret de la défense nationale ou susceptibles de porter atteinte à la sécurité des personnels ou des missions des services ». Contrairement à tous les engagements passés, cette disposition fragilisera un peu plus encore la situation des lanceurs d'alerte.

 

Jean-Jacques Urvoas, lui, a tenté de faire adopter un autre amendement de dernière minute, permettant de placer sous surveillance sans aucun contrôle a priori de la CNCTR les étrangers se trouvant sur le sol français. Le gouvernement s’est finalement opposé à cet amendement, face aux réticences de nombreux sénateurs et au cri d'alarme lancé par l’actuel président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), Jean-Marie Delarue. Mais cette manœuvre faite en catimini en dit long sur l’appétit des services secrets.

Les députés et sénateurs qui s’apprêtent à voter le projet de loi renseignement auront peut-être en tête les révélations de WikiLeaks, exemple flagrant des dérives d’un monde du renseignement à qui le monde politique a donné toute latitude. Depuis plus de dix ans, les États-Unis ont payé très cher la législation mise en place par l'administration Bush au nom d'une « guerre globale contre le terrorisme ». La toute-puissance des services américains, si elle n'a en rien empêché les défaites militaires et politiques en série des États-Unis, a durablement ruiné l'image de la grande démocratie américaine.

Après des années de débats, de batailles politiques et de mobilisation de la société civile, les États-Unis commencent tout juste, notamment grâce aux révélations d’Edward Snowden, à prendre conscience des dangers de cet État profond, échappant à tout contrôle politique et citoyen. L'administration Obama tente enfin de faire marche arrière et de reprendre la main sur des services aux prérogatives plus limitées. Le pouvoir français, lui, répète les mêmes erreurs avec plus de dix ans de retard. Sacrifiant au passage nos libertés de citoyens sans que les parlementaires y trouvent rien à redire

 

Enrayer le délitement de la société

Notre société est malade du capitalisme, minée par les inégalités, par le chômage, par la pauvreté, mais aussi par les discriminations.

Parmi ceux et celles que cela révolte, beaucoup (mais trop peu) s’organisent dans des associations, des syndicats, pour agir collectivement sur la situation. Seule une infime minorité de désespérés et de fanatiques rêvent de meurtre… C’est parmi eux que les chefs djihadistes cherchent à recruter.

Face à cela, l’encadrement de la société par l’école et sa « morale républicaine », par le service militaire ou par la religion est d’autant plus illusoire qu’on laisse le capitalisme continuer à ruiner la société. A la question sociale, il n’y a pas de solution morale.

 Comme un être de déjà vu, cf Couvre-feu : Les lois d'urgences - L'indigné RévoltéPour préparer ses attaques, l'État islamique se réfère aux idées de l'auteur de l'«Appel à la résistance islamique mondiale». Il y incite des cellules clandestines indépendantes à agir en Europe pour susciter un climat de guerre civile tandis que les mesures sécuritaires, les discours guerriers et les lois liberticides se répandent.

En Norvège, la droite au seuil du pouvoir

Favori des élections parlementaires de ce lundi, le Parti conservateur pourrait s'allier à l'extrême droite pour gouverner. ( Parti du progrès, parti populiste et anti-immigré)

 

 

 La liberté n’existe que pour ceux qui défendent les impératifs marchands. L’opposition réelle au système dominant est désormais totalement clandestine. Pour ces opposants, la répression est la règle en usage. Et le silence de la majorité des esclaves face à cette répression trouve sa justification dans l’aspiration médiatique et politique à nier le conflit qui existe dans la société réelle.

 

État d’urgence : des dizaines de policiers pour contrôler des joueurs d’harmonica
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Nuage des principaux mots utilisés dans la nouvelle version de la charte de protection des données personnelles de Google.

Les Etats membres de l'Union européenne ont retoqué, jeudi 6 mai (Le Monde.fr avec AFP | , un projet de réglementation pour renforcer la protection des données sur Internet, l'estimant trop pénalisant pour les petites entreprises et encore trop flou pour les particuliers.Par : Anne-Claude Martin | EURACTIV.fr AccueilNews, La Commission européenne met la protection des données en haut de l’agenda

>> Lire nos explications : "Du droit à violer la vie privée des internautes au foyer"

Cette initiative a fait bondir les Etats-Unis, qui n'ont pas de loi informatique et libertés : là-bas, la notion de données personnelles relève d'une logique purement commerciale.

Pour défendre leurs Facebook, Google, Amazon, les Etats-Unis ont lançé la plus importante opération de lobbying qu'ait jamais vue l'Union européenne. L'offensive est telle que 18 ONG américaines ont demandé à leur pays d'arrêter de vouloir ainsi empêcher l'Europe de protéger nos vies privées.

Lire aussi nos explications Sur les données numériques, le fossé grandit entre Europe et Etats-Unis

Les données de masse posent problème

La question du big data pose également certains problèmes relatifs aux droits fondamentaux, selon Paul Nemitz. Le big data implique en effet les questions de sélection, de traitement et de stockage d’importants volumes de données.

>> A lire aussi : Patrick Sensburg : «Le big data est le pétrole du nouveau siècle»

De limiter toujours plus nos libertés. J’avais abordé ce thème dans GO ON, WATCH et mon post FB !, , Globalia de J.C Ruffin – évoqué dans mes articles comme Cameron à l'épreuve du feu : Le 5 octobre 1985, 8 aout 2011 : Triste anniversaire . Un scénario pour le futur, Facebook t’a reconnu, cf vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits , Forces et limites de la manifestation, citoyen volontaire, une milice au service de la police ( source blog CAC 69),Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie.

Loi d’amnistie des syndicalistes - ZEC plus Ultra : Le gouvernement vient de refuser cette loi d'amnistie pour les syndicalistes pour des faits concernant la précédente mandature, alors que celle-ci avait été votée par la majorité de gauche du sénat, élus socialistes compris!. Derrière la loi d'amnistie se joue aussi la condamnation de la politique de ses prédécesseurs dont la brutalité a contraint nombre de salariés à se mobiliser et à agir. Le gouvernement envoit un signe politique inquiétant en faveur de la violence patronale. Une façon de les inciter à poursuivre la répression en toute impunité!

 

Rassemblement de luttes, témoignages de militants sanctionnés. 

 avec la présence de Thierry Lepaon Secrétaire Général de la CGT." 

 > document au format PDF:



 Source : http://www.cgt94.fr/spip.php?article905


> Guadeloupe : la politique du mépris - Communiqué de la LDH (février 2009)Le business de la peur : un documentaire salutaire : Ce sondage révèle une chose : A voir maintenant sur France 2 intéressant : On aime beaucoup Le business de la peur

En conclusion : L'agonie de la démocratie parlementaire et des peuples, qu'il faut a tout pris stopper en se mobilisant

Cela nous rappel le 11 septembre 2001 et la dérive autoritaire - augmentation de la surveillance, baisse des libertés individuelles et collectives, les arrestations arbitraires - rappeler vous le scandale de Guantanamo. Ainsi je conseil de lire dans le monde : « Le terrorisme favorise un état d’esprit antidémocratique »Michel Rosenfeld, ­professeur de droit à la Cardozo School of Law de New York, est spécialiste de droit constitutionnel comparé et de philosophie du droit.Stéphanie Le Bars

 La cécité que peut provoquée une crise - de surcroît une attaque terroristes - peut désarçonner et créer un effet de mimétisme, voir moutonnier. Nous assistons a une surenchère dans le patriotisme et le nationalisme entre des individus qui s'imagine être dans le vrais en affichant le plus de drapeau et de slogans patriotiques et des dirigeants politiques dans les déclarations sécuritaire, voir pour certains la stigmatisation d'une catégorie - l'islamophobie est en vogue. Peut de déclaration dans les médias pour contrebalancer cette unanimité de façade. 

Ces derniers jours, Harouna Attoumani & Adama Traoré sont morts entre les mains de la police française. Deux nouvelles victimes d’une longue série.( Source Paris - Luttes Info) xtrait de la revue Z n°8, Vénissieux) Beaumont-sur-Oise - décès d'Adama Traore 24 ans - La version des proches YOUTU.BE

 
Nous sommes à nouveau en guerre si l'on en croit les journaux. 61% des Français pensent que la menace terroriste est très élevée (contre 5% en 2010). Ils réclament plus de fermeté quitte à y perdre en liberté. De la « fermeté » vis à vis de quoi ou de qui, le sondage relayé par Le Figaro d'aujourd'huine le mentionne pas précisément. Mais les Français veulent « plus de moyens juridiques », plus « d'effectifs de policiers, de gendarmes, de militaires et de services de renseignement ».
 
 Le mythe de notre république constitutionnelle, par exemple, est si séduisant que la plupart des gens refusent de voir plus loin. Il ne s’agit pas que de ça, d’ailleurs. La plupart des gens qui comptent réellement en politique : les faiseurs de tendance, les riches, les marchands d’opinion, les politicards et les arrivistes -- qui font fonctionner le système -- sont payés pour ne pas regarder ce qui se passe de l’autre côté de l’écran. REPORTAGE CHOC 2015 Le MONDE SOUS SURVEILLANCE / https://www.youtube.com/watch?v=qes1DPS4j3I 
 
 
REVOLUTIONPERMANENTE.FR
 

L’empilement des lois antiterroristes selon le Monde Diplomatique 
Depuis 1986, le Parlement français n’a cessé de renforcer l’arsenal judiciaire contre le « terrorisme ». Plusieurs mesures rognant les libertés publiques et annoncées comme provisoires ont été par la suite entérinées définitivement. Les lois d'urgence décrété par le gouvernement français sous couvert de lutte contre le terrorisme autorise le retour au contrôle aux frontière, le contrôle de tout opposant sous le dossier S allant de S12 à S16 selon le degrés de " dangerosité ( mais il rassemble aussi les hooligans ou tout mouvement jugé comme " dangereux". Les facilités accélérées pour contrôler tout individu peu tomber a point nommer alors que va débuter deux grands sommets ( la Cop 21 et le G20). Cela risque d'augmenter la répression contre tout militants alter - internationaliste, alors que la loi de non rassemblement peu être évoqué. 

De 9 septembre 1986. Première loi ayant pour objet spécifique la« lutte contre le terrorisme ». Définition des infractions « en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».Les poursuites relèvent de la compétence de magistrats de Paris. Au 13 novembre 2014. Mise en place d’une interdiction administrative de sortie du territoire. Renforcement de la répression de l’apologie du terrorisme. Possibilité de blocage des sites Internet et de recherche de données dans des serveurs situés à l’étranger. Pénalisation des actes préparatoires., nous avons connu 15 empilement de lois sécuritaire pour un résultat plus que médiocre ( enfin cela dépent du quel coté l'on se place). 

 
 
 A lire : L'empilement des lois antiterroristes - Le Monde diplomatique : Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! - France 2 : Jeudi 28 juillet 2016 de 20:30 à 21:30 sur La Chaîne parlementaire Voir dans la grille

 

 

Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue!Créé le jeudi 28 juillet 2016 , Guerre-terrorisme-guerre-terrorisme... Sortir de l'engrenage ALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

Notre dossier

Foursquare : ma liberté contre une ristourne ? par Giuseppe Pierri

Lois européennes sur la vie privée : entre protection et exploitation par Emmanuel Haddad, Federico Iarlori, Katharina Kloss

Facebook, twitter , linkedIn : de l'utilité des réseaux sociaux par Carla En France, trois employés s'en donnent à cœur joie contre leur hiérarchie sur leur mur facebook. Peu après, ils sont licenciés. Entre ces deux évènements, un connecteur logique, le « cafardeur » qui était pourtant leur « ami » sur facebook. Les balances... Sans eux, pas de bon scénario...

 

 

Pour finir une citation de Flores Magon le 1 août, 12:02 · 

 

Que celui qui n'a pas craint d'avancer une vérité scandaleuse ne craigne pas de la soutenir ; s'il a pu la concevoir, il saura la défendre.
Car toute semence contient le germe de son développement. C'est le fond qui manque le moins ; c'est le travail et la confiance en soi qui manquent le plus.

.......................................
Si vous me dites que tous sont esclaves, je vous répondrai que tous désirent la liberté ; 
— que tous sont déshérités, je vous répondrai que tous sont intéressés à la venue de la justice ; — 
si vous me dites qu’ils nient tout ce qui existe, je vous répondrai qu’ils sont sur le point d’affirmer tout ce qui existera.

Ernest CoeurderoyGasLand

 

Ce cas démontre que la théorie des six degrés de séparation (« Six Degrees of Separation ») développée par Stanley Milgram en 1967

Fuites de Wikileaks : portraits peu flatteurs des Européens selon Washington par Argemino Barro

Facebook, polars, RDA : les «balances» sont partout par Emmanuel Haddad

Allemagne: un ministre veut que Facebook soit considéré comme un média

PDF]Cette "loi et explication de la LVP", la loi vie privée, est le ... - Larcier

A lire sur mon blog :

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE - Les receleurs en politique  - De la liberté, de la révolte - Erdogan face au mur du silence  - La Grèce, (sombre) Pythie...  - Le "printemps turc"  - Les chefs  - Une nouvelle dictature... - Le bout de la logique ( suite) - Comment meurent les bateaux - Thatcher & Cie en 2011 : - NOS VIES DISCOUNT  - Ni gauche ni droite - Modèle Japonais généralisé - Le 28 mai 1871 - La bourgeoisie telle qu’en... - La dette ou la vie ! - Les pauvres n’ont pas de...

Pour info :

 
- ci-dessous le récapitulatif par la Coalition Climat 21
- CHAINE HUMAINE à Paris le dimanche 29 novembre confirmée - toutes les modalités sur le site d'Attac : https://france.attac.org/agenda/article/dimanche-29-novem...
- Pour vous inscrire sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1525119174473260/

Le blog de Maxime Combe : "Paris2015 : Changer le système, pas le climat ! (en accès libre)

Pétition à signer : Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques

 PDF]Les lois scélérates de 1893-1894 / par Francis de Pressensé ... - GallicaLes marchands de peur. La... , 60 millions de Français désormais fichés dans une même base de données WWW.EUROP1.FR|DE EUROPE 1 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k836767.pdf

 

 COMPTE RENDU Turquie : assassinat du bâtonnier de Diyarbakir, figure de la cause kurde : Tahir Elçi a été mortellement touché à la tête, samedi, alors qu’il s’apprêtait à faire une déclaration sur les destructions survenues dans le quartier historique de la ville.

Sécurité élevée pour la COP21 - Hensozu

Un œil sur vous, citoyens sous surveillance" ARTE - l'indigné Révolté , Un œil sur vous, citoyens sous surveillance" Par Enkolo dans Accueil le

 

Recensement des joies (ou pas) de l'état d'urgence en France (wiki)État urgence/Recensement — La Quadrature du Net Cette page contient des liens, des situations et des récits comportant de l'islamophobie et faisant état de violences policières. WIKI.LAQUADRATURE.NET

 
 
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A lire aussi 
Ma liberté de lutter Créé le samedi 14 mai 2016 sur l'Indigné révolté

22/04/2014

André Gorz

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 Le ralentissement se confirme pour l'économie mondiale
Depuis la semaine dernière, le flux de nouvelles ne fait que confirmer ce que nous pressentions depuis longtemps : l'économie mondiale ne parvient pas à redémarrer. Après la Chine et un PIB au plus bas à 7,6%, le Brésil pourrait connaître une croissance de 2% (contre plus de 4% de prévus encore l'année dernière par la banque centrale), soit la plus faible depuis 2003 !L'agence de notation a abaissé de «stable» à «négative» la perspective sur la dette publique de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg. Mais Berlin estime que les risques mentionnés «ne sont pas nouveau».
» Le «triple A» de l'Allemagne menacé par Moody's
» INFOGRAPHIE - Le monde vu par les agences de notation

economie,poitique,société,géopolitique

 

Samir Bouzid : « Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes »

 

Le Sud de l'Europe coule et les capitaux fuient comme des rats - Alternative libertaire : Un article de la presse bourgeoise sur les fuites de capitaux d'Europe du Sud. Cela tend à montrer que la crise est probablement, encore plus grave que nous ne les pensons...

Sortie de la Grèce de la Zone euro... aggravation de la situation en Italie... crise bancaire façon Dexia... Si un seul de ces phénomènes se produisait, cela suffirait à faire basculer la situation

Aux Etats-Unis, ce sont les ventes de détails qui ont confirmé la situation inquiétante outre-Atlantique. Avec une nouvelle baisse, la consommation est à la peine et menace l'équilibre du système tout entier, traduisant l'inquiétude populaire.

Courtisé par l'UMP et par les écologistes LE MONDE | 12.02.10 | 16h30 suivre le débat en direct sur le Monde et sur Lekairos.fr ( doc PDF)   le livre noir du libéralisme), et le philosophe Edgar Morin. M. Stiglitz "n'avait que cette date disponible avant octobre", insiste Mme Joly, qui assure ne pas avoir organisé ce débat pour "gagner des voix".

 

Société de consommation ( source Ekopia)

Le bouleversement apporté par le XXe siècle, amorcé dès la fin du XIXe avec la révolution industrielle, a été d'inverser les proportions en donnant de plus en plus d'importance au superflu et de moins en moins d'importance à la transcendance.

  

La sortie du capitalisme a déjà commencé

Version en ligne sur le site d’ÉcoRev

et publiée dans Écologica (Galilée, 2008)

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.
  2. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

 

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent.

 

Pour Marx, le capitalisme conduit à des contradictions ("exploitation de l'homme par l'homme"):

  • concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre ;
  • accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique ,
  • surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage ;
  • augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.

Les 10 multinationales les plus importantes dans le monde

  1. Wal-Mart Stores
  2. Exxon Mobil
  3. Royal Dutch Shell
  4. BP
  5. General Motors
  6. Toyota Motor
  7. Chevron

ex 8. DaimlerChrysler         

  1. ConocoPhillips
  2. Total
  3. General Electric

 

Fortune Global 500 est le classement des 500 entreprises mondiales qui réalisent le plus important chiffre d'affaires. Le Fortune Global 500 est publié chaque année par le magazine Fortune.

 

Les multinationales pétrochimiques viennent de passer dans le top des trois premiers en dépassant la multinationales Wall-mart , 

Crise du capitalisme : Karl Marx avait raison! : Et si Karl Marx avait raison ? : citoyen actifLes contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1) 

 

La Baisse tendancielle du taux de profit des sociétés anonymes non financières et la crise (1980-2010).

« Dans un papier récent, nous avons examiné la valorisation du capital en prenant pour base la double accumulation du capital. Cette valorisation prenait pour base la valeur additionnelle créée dans la sphère productive d’une année sur l’autre et la différence de valeur des actifs accumulés dans la sphère financière. Nous sommes arrivés à la conclusion que les deux valorisations tendaient à disposer d’une rentabilité de plus en plus faible et qu’à terme,  la capacité d’accumulation  dans la sphère productive tendait à être lentement réduite par l’accumulation financière. Nous avons souligné que la vampirisation de l’accumulation productive par la formation du patrimoine financier – toujours croissant - des entreprises tendait asymptotiquement vers la disparition de l’investissement productif au profit du seul capital financier. Nous n’insisterons pas à nouveau sur l’absurdité d’un tel processus que la crise vient nécessairement  interrompre. En somme, la suraccumulation financière conduit à la sous-accumulation productive  avec une perte de rentabilité générale  des deux accumulations du capital car c’est le capital productif qui crée la valeur dont est soustrait le paiement des intérêts et dividendes pris sur la valeur ajouté »e.

Les vagues de privatisations d’entreprises suite en exemple avec les Small Caps....  Les IPO, OPA, OPRA se poursuivent

« Je ne vais pas revenir sur la folle séance de vendredi qui a permis aux marchés actions de s'envoler, ni sur les causes de cette envolée car vous avez pu lire et relire le résumé du sommet de Bruxelles.  la période actuelle semble propice aux OPA. (..). , la mode est également aux OPRA – c ou encore ITESOFT ont préféré rendre de l'argent à leurs actionnaires.extrait de Small caps : un semestre en demi-teinte - La Bourse au QuotidienSmall caps : un semestre en demi-teinte | La Chronique Agora entre le 2 et 5 juil. 2012 Première parution dans Small Caps Confidentiel le 02/07/2012.

 

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

Les agents économiques ne produisent plus, eux mêmes, ce dont ils ont besoin ; ils acquierent des biens et des services sur des services et des marchés.Aujourd'hui, il y a une économie d'échanges fondée sur la division du travail, au plan mondial. Cela a provoqué une forte spécialisation des économies nationales en fonction de leurs avantages respectifs ( cf voir les Théorie explicative du commerce mondial : la théorie de l'avantage absolu d'Adams Smith, l'avantage relative de David RicardoUne société fonctionnement sur l'endettement, le crédit, la consommation et la course aux profits : 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya la finance folle Cash investigation Le système est vulnérable,! Scandale financier à la CGC, le syndicat des cadres ,

En cas de déflation, les prix s'effondrent de manière généralisée dans tous les secteurs, mais, du moins jusqu'à présent, on n'a toujours pas constaté un tel phénomène ;.

Cependant, à long terme, on ne peut pas exclure ce risque. Depuis des décennies, la croissance économique s'appuie principalement sur un financement par le crédit ("leveraging" ou effet de levier). Mais si les ménages surendettés ne peuvent plus payer les intérêts, ils seront contraints de rembourser leurs dettes (de-leveraging). L'effet de levier se retourne, et cela peut mettre en route une spirale infernale à la baisse.

Le ralentissement se confirme pour l'économie mondiale
Depuis la semaine dernière, le flux de nouvelles ne fait que confirmer ce que nous pressentions depuis longtemps : l'économie mondiale ne parvient pas à redémarrer. 

A lire ACDEFI - Aux Commandes De l'Economie et de la Finance

L'ensemble de la dette des 18 pays représentés sur le graphe ci-dessus a augmenté de 33 000 milliards de dollars (pour un PIB mondial estimé à 70 000 milliards de dollars) soit, en moyenne, environ 20% de leur PIB – ce que la BRI a qualifié d'" insoutenable".Après une crise financière, le surendettement est l'un des principaux obstacles à la croissance et l'émission permanente de nouvelle dette aggrave la situation.

Dans son rapport annuel (83e rapport annuel, page 45), la BRI fait état de plusieurs études scientifiques qui analysent l'impact du déficit budgétaire (Deficit Spending) sur la croissance économique. Elles arrivent toutes à la même conclusion, à savoir qu'à partir d'un certain seuil de dettes publiques, tout nouvel endettement devient contre-productif, car le montant des intérêts payés empêche tout nouvel investissement.

Les exorbitants déficits budgétaires dans presque tous les pays industrialisés ne peuvent être financés que par l'impression monétaire et des achats d'obligations par les banques centrales (QE). Mais une telle politique comporte aussi un risque élevé pour tout le système financier (formation de bulles en cours) ainsi que des dangers latents d'inflation. Les investisseurs sur les marchés obligataires doivent maintenant en tirer toutes les conséquences.  Les prêts ne se dirigent plus vers les investissements productifs et d'avenir mais vers des investissements plus risqués, ce qui peut alimenter de nouvelles crises. Nous sommes parti dans une déflation qui risque de durer longtemps . cf voir le cas du japon

C’est ce cercle vicieux qui est enclenché : La zone euro est-elle proche de la déflation ?PDF]La zone euro est-elle proche de la déflation - CIC ( Google Entretien avec Serge Halimi autour de son livre "Le Grand Bond en arrière"  Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]Blog / "Le Grand Bond en arrière"Le prix du reniement" : "Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne" : La crise dans les années 30...,  de celle ayant touché l'Argentine CADTM - Eric Toussaint : « Europe soumise à une thérapie de choc comme l'Amérique latine dans les an  et de "la crise" japonaise et 30 ans de déflation qui n'est pas fini Japon: consommation en baisse et déflation persistante, freins à la reprise

Espagne : après la peur, la colère  : ( ....)

Concernant ton devoir que tu m'as présenté ce soir sur le socle commun, l'uniformisation de l'éducation et l'égalité des connaissances dans la vie La dette étudiante, une bombe à retardement, par Christopher ... : le monde diplomatique  L’accroissement spectaculaire de leur dette relève d’une combinaison de plusieurs facteurs

 

Les USA et le Japon sont moins dépendants que l'Union Européenne. Plus un pays dépend de ses exportations, plus ils est fragile.cf La France : Les inactifs et le ratio de dépendance : "L’augmentation du nombre des inactifs accroît chaque jour le fardeau pesant sur les travailleurs français. Conséquences : la croissance est molle, le pouvoir d’achat stagne, les retraites sont incertaines… Pourtant, la solution est limpide et irréfutable : il suffit de s'assurer que suffisamment de personnes travaillent, et travaillent suffisamment longtemps" de Pierre Chaigneau : " Economiste français, Pierre Chaigneau est diplômé de HEC Paris, de l'EHESS, et a obtenu son doctorat à la London School of Economics. Il est actuellement Président d'Eclairages Economiques, et Professeur Adjoint à HEC Montréal." Une vision très libéral de l'économie.émissions liées : Ça vous dérange : Faut-il plafonner les salaires? par Thomas Chauvineau | le 11/07/2011publications : Le pouvoir des petits actionnaires : Les dysfonctionnements financiers ( extrait doc PDF- de Pierre Chaigneau label : Editions broché parution : 2003

Après l'optimisme du début d'année, l'opinion des marchés financiers sur les perspectives de l'économie mondiale est devenue plus méfiante -- cela malgré les prévisions extrêmement bonnes de nombreux experts. Aux Etats-Unis, la croissance de l'emploi est largement surestimée. En Chine, les problèmes de surendettement . Dans la Zone euro, le danger de la déflation menace toujours. Au Japon, l'indice Nikkei a déjà perdu 14% depuis le début de l'année. Et dans les pays émergents qui, ces dernières années, ont été parmi les moteurs de l'économie mondiale, la crise actuelle de la monnaie est accentuée par les problèmes intérieurs.

Voyons cela plus en profondeur...

Argentine
La présidente Cristina Fernández de Kirchner et ses ministres blâment les "vautours étrangers" qui seraient à l'origine de troubles économiques comme ces coupures d'électricité à Buenos Aires et de la disparition des marchandises sur les étagères des supermarchés (source : ).
Au Rio de la Plata, le dollar US est passé, en six mois, de cinq pesos à huit actuellement, et sur le marché noir on a même atteint 13 pesos pour un dollar.

Brésil
Depuis le début de l'année, les investisseurs étrangers ont retiré d'énormes capitaux de la bourse de São Paulo. Les manifestations contre la Coupe du monde de football et les gigantesques dépenses qu'elle entraîne ne se calment pas. Les taux d'intérêt ont été augmentés à sept reprises pour atteindre actuellement 10,5%.

Afrique du Sud
Elle connaît les mêmes problèmes. Le rand est déjà sous pression depuis un an, mais plus particulièrement depuis début 2014. Les grèves paralysent l'économie, comme actuellement celle dans les mines de platine où les ouvriers demandent le triplement de leur salaire. Les pannes de courant continuelles freinent la croissance.

Turquie
La banque centrale a relevé ses taux d'intérêt de 4,5% à 10% et tente d'arrêter la dévaluation de la livre turque. De grandes manifestations se répètent à un rythme pratiquement journalier. Le drame syrien pèse lourdement sur l'économie du pays.

Inde
Le pays prévoit des élections en mai qui amèneront probablement un changement de gouvernement. Il faut 62 roupies pour acheter un dollar -- contre 54 il y a un an. Les prix à la consommation ont augmenté de 10% par rapport à l'année précédente.Pour réduire le déficit du compte courant, le gouvernement avait décidé une augmentation importante des taxes à l'importation sur l'or, mais cette mesure n'a réussi qu'à générer une augmentation spectaculaire de la contrebande.

Thaïlande
Le dollar US est devenu plus cher, passant de 29 à 33 bahts. La crise politique dure depuis trois mois avec des manifestations continuelles des opposants au gouvernement. Depuis le début des manifestations fin octobre 2013, les investisseurs étrangers ont retiré plus de trois milliards de dollars (source : Farang), ce qui a mis à mal les marchés financiers de Bangkok.

La conséquence de ces importantes manifestations sera un ralentissement de la croissance de l'économie thaïlandaise. Le ministère des Finances prévoit une augmentation de seulement 3,1% en 2014, contre 5,4% pour l'Indonésie, 5% pour la Malaisie et 6,4% pour les Philippines.

 

 

Partie 1 :

 

 

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d’abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s’est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l’offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins. C’est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer.cf Andre Gorz, restructuration du capitalisme 

 

 

 

Pour éviter que cette réduction des coûts entraîne une baisse correspondante du prix des marchandises, il fallait, dans toute la mesure du possible, soustraire celles-ci aux lois du marché. Jeux vidéo : les nouveaux...

 

 

Il y a de grandes chances que non... Parce qu'à cette époque, vous aviez un "modem 56k". Derrière ce terme se cachait en fait la capacité de bande passante offerte par votre FAI, votre fournisseur d'accès à internet. A savoir 56Kbits/s.

 

Cette soustraction consiste à conférer aux marchandises des qualités incomparables grâce auxquelles

elles paraissent sans équivalent et cessent par conséquent d’apparaître comme de simples marchandises.

La valeur commerciale (le prix) des produits devait donc dépendre davantage de leurs qualités immatérielles non mesurables que de leur utilité (valeur d’usage) substantielle. Ces qualités immatérielles – le style, la nouveauté le prestige de la marque, le rareté ou « exclusivité » – devaient conférer aux produits un statut comparable à celui des oeuvres d’art : celles-ci ont une valeur intrinsèque, il n’existe aucun étalon permettant d’établir entre elles un rapport d’équivalence ou « juste prix ». Ce ne sont donc pas de vraies marchandises. Leur prix dépend

de leur rareté, de la réputation du créateur, du désir de l’acheteur éventuel.

 

 Les qualités immaté - rielles incomparables procurent à la firme productrice l’équivalent d’un monopole et la possibilité de s’assurer une rente de nouveauté, de rareté, d’exclusivité. Cette rente masque, compense et souvent surcompense la diminution de la valeur au sens économique que la baisse des coûts de production entraîne pour les produits en tant que marchandises par essence échangeable entre elles selon leur rapport d’équivalence. Du point de vue économique, l’innovation ne crée donc pas de valeur ; elle est le moyen de créer de la rareté, source de rente, et d’obtenir un surprix au détriment des produits concurrents. La part de la rente dans le prix d’une marchandise peut être dix, vingt ou cinquante fois plus grand que son coût de revient, et cela ne vaut pas seulement pour les articles de luxe ; cela vaut aussi bien pour des articles d’usage courant comme les baskets, T-shirts, portables, disques, jeans, etc.

 

Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse 1.

 

Lorsque l’accroissement de la rente devient le but déterminant de la politique des firmes – plus important que le profit qui, lui, se heurte à la limite interne indiquée plus haut – la concurrence entre les firmes porte avant tout sur leur capacité et rapidité d’innovation. C’est d’elle que dépend avant tout la grandeur de leur rente. Elles cherchent donc a se surpasser dans le lancement de nouveaux produits ou modèles ou styles, par l’originalité du design, par l’inventivité de leurs campagnes de marketing, par la « personnalisation » des produits.

 

L’accélération de l’obsolescence, qui va de pair avec la diminution de la durabilité des produits et de la possibilité de les réparer, devient le moyen décisif d’augmenter le volume des ventes. Elle oblige les

firmes à inventer continuellement des besoins et des désirs nouveaux, à conférer aux marchandises une valeur symbolique, sociale, érotique, à diffuser une « culture de la consommation » qui mise sur l’individualisation, la singularisation, la rivalité, la jalousie, bref sur ce que j’ai appelé ailleurs la « socialisation antisociale ».

 

Tout s’oppose dans ce système à l’autonomie des individus ; à leur capacité de réfléchir ensemble à leurs fins communes et à leurs besoins communs ; de se concerter sur la meilleure manière d’éliminer les gaspillages, d’économiser les ressources, d’élaborer ensemble, en tant que producteurs et consommateurs, une norme commune du suffisant – de ce que Jacques Delors appelait une « abondance frugale ». De toute évidence, la rupture avec la

 

1 La valeur travail est une idée d’Adam Smith qui voyait dans le travail la substance commune de toutes les marchandises et pensait que celles-ci s’échangeaient en proportion de la quantité de travail qu’elles contenaient. La valeur travail n’a rien à voir avec ce qu’on entend par là aujourd’hui et qui (chez Dominique Méda entre autres) devrait être désigné comme travail valeur (valeur morale, sociale, idéologique etc.).

 

Partie 2 :

Marx a affiné et retravaillé la théorie d’Adam Smith. En simplifiant à l’extrême, on peut résumer la notion économique de valeur en disant : une entreprise crée de la valeur dans la mesure où elle produit une marchandise vendable avec du travail pour la rémunération duquel elle met en circulation (crée, distribue,) du pouvoir d’achat. Si son activité n’augmente pas la quantité d’argent en circulation elle ne crée pas de valeur. Si son activité détruit de l’emploi elle détruit de la valeur. La rente de monopole consomme de la valeur créée par ailleurs et se l’approprie. Les services à la personne ne créent pas de valeur mais en redistribuent. tendance au « produire plus, consommer plus » et la redéfinition autonome d’un modèle de vie visant à faire plus et mieux avec moins, suppose la rupture avec une civilisation où on ne produit rien de ce qu’on consomme et ne consomme rien de ce qu’on produit ; où producteurs et consommateurs sont séparés et où chacun s’oppose à lui-même en tant qu’il est toujours l’un et l’autre à la fois ; où tous les besoins et tous les désirs sont rabattus sur le besoin de gagner de l’argent et le désir de gagner plus ; où la possibilité de l’autoproduction pour l’autoconsommation semble hors de portée et ridiculement archaïque – à tort.

 

Et pourtant, la « dictature sur les besoins » perd de sa force. L’emprise que les firmes exercent sur les consommateurs devient plus fragile en dépit de l’explosion des dépenses pour le marketing et la publicité. La tendance à l’autoproduction regagne du terrain en raison du poids croissant qu’ont les contenus immatériels dans la nature des marchandises. Le monopole de l’offre échappe petit à petit au capital.

 

Il n’est pas difficile de privatiser et de monopoliser des contenus immatériels aussi longtemps que connaissances, idées, concepts mis en oeuvre dans la production et dans la conception des marchandises étaient définis en fonction de machines et d’articles dans lesquels ils étaient incorporés en vue d’un usage précis. Machines et articles pouvaient être brevetés et la position de monopole protégée. La propriété privée de connaissances et de concepts était rendue possible par le fait qu’ils étaient inséparables des objets qui les matérialisaient. Ils étaient une composante du capital fixe.

 

Mais tout change quand les contenus immatériels ne sont plus inséparables des produits qui les contiennent ni même des personnes qui les détiennent ; quand ils accèdent a une existence indépendante de toute utilisation particulière et qu’ils sont susceptibles, traduits en logiciels, d’être reproduits en quantités illimitées pour un coût infime. Ils peuvent alors devenir un bien abondant qui, par sa disponibilité illimitée, perd toute valeur d’échange et tombe dans le domaine public comme bien commun gratuit – à moins qu’on ne réussisse à l’en empêcher en en interdisant l’accès et l’usage illimités auxquels il se prête.

 

Le problème auquel se heurte « l’économie de la connaissance » provient du fait que la dimension immatérielle dont dépend le rentabilité des marchandises n’est pas, à l’âge de l’informatique, de la même nature que ces dernières : elle n’est la propriété privée ni des entreprises ni des collaborateurs de celles-ci ; elle n’est pas, de par sa nature privatisable, et ne peut, par conséquent, devenir une vraie marchandise. Elle peut seulement être déguisée en propriété privée et marchandise en réservant son usage exclusif par des artifices juridiques ou techniques (codes d’accès secrets). Ce déguisement ne change cependant rien à la réalité de bien commun du bien ainsi déguisé : il reste une non-marchandise non vendable dont l’accès et l’usage libres sont interdits parce qu’ils demeurent toujours possibles, parce que le guettent les « copies illicites », les « imitations », les usages interdits. Le soi-disant propriétaire lui-même ne peut les vendre c’est-à-dire en transférer la propriété privée à un autre, comme il le ferait pour une vraie marchandise ; il ne peut vendre qu’un droit d’accès ou d’usage « sous licence ».

 

 La décroissance : consommer moins, consommer mieux, consommer intelligent
La simplicité volontaire est le premier pas vers la décroissance : vous ne consommez que ce dont vous avez besoin. Ça a du bon : quand on consomme moins, on fait des économies et on peut dès lors envisager d'investir son argent de façon utile.

L’économie de la connaissance se donne ainsi pour base une richesse ayant vocation d’être un bien commun, et les brevets et copyrights censés le privatiser n’y changent rien ; l’aire de la gratuité s’étend irrésistiblement. L’informatique et internet minent le règne de la marchandise à sa base. Tout ce qui est traduisible en langage numérique et reproductible, communicable sans frais, tend irrésistiblement à devenir un bien commun, voire un bien commun universel quand il est accessible à tous et utilisable par tous. N’importe qui peut reproduire avec son ordinateur des contenus immatériels comme le design, les plans de construction ou de montage, les formules et équations chimiques ; inventer ses propres styles et formes ; imprimer des textes, graver des disques, reproduire des tableaux. Plus de deux cents millions de références sont actuellement accessibles sous licence « créative commons ». Au Brésil, où l’industrie du disque commercialise quinze nouveaux CD par an, les jeunes des favelas en gravent quatre-vingt par semaine et les diffusent dans la rue. Les trois quarts des ordinateurs produits en 2004 étaient autoproduits dans les favelas avec les composants de matériels mis au rebut. Le gouvernement soutient les coopératives et groupements informels d’autoproduction pour l’autoapprovisionnement.

 

Claudio Prado, qui dirige le département de la culture numérique au ministère de la Culture du Brésil, disait récemment : « L’emploi est une espèce en voie d’extinction… Nous comptons sauter cette phase merdique du XXe siècle pour passer directement du XIXe au XXIe. » L’autoproduction des ordinateurs par exemple a été officiellement soutenue : il s’agit de favoriser « l’appropriation des technologies par les usagers dans un but de transformation sociale ». La prochaine étape sera logiquement l’autoproduction de moyens de production.

 

J’y reviendrai encore.

Ce qui importe pour le moment, c’est que la principale force productive et la principale source de rentes tombent progressivement dans le domaine public et tendent vers la gratuité ; que la propriété privée des moyens de production et donc le monopole de l’offre deviennent progressivement impossibles ; que par conséquent l’emprise du capital sur la consommation se relâche et que celle-ci peut tendre à s’émanciper de l’offre marchande. Il s’agit là d’une rupture qui mine le capitalisme à sa base. La lutte engagée entre les « logiciels

propriétaires » et les « logiciels libres » (libre, « free » est aussi l’équivalent anglais de « gratuit ») a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.

 

 

 

 

Cette sortie implique nécessairement que nous nous émancipions de l’emprise qu’exerce le capital sur la consommation et de son monopole des moyens de production. Elle signifie l’unité rétablie du sujet de la production et du sujet de la consommation et donc l’autonomie retrouvée dans la définition de nos besoins et de leur mode de satisfaction.

 

L’obstacle insurmontable que le capitalisme avait dressé sur cette voie était la nature même des moyens de production qu’il avait mis en place : ils constituait une mégamachine dont tous étaient les serviteurs et qui nous dictait les fins à poursuivre et la vie a mener. Cette période tire à sa fin. Les moyens d’autoproduction high-tech rendent la mégamachine industrielle virtuellement obsolète. Claudio Prado invoque « l’appropriation des technologies » parce que la clé commune de toutes, l’informatique, est appropriable par tous. Parce que, comme le demandait Ivan Illich, « chacun peut l’utiliser sans difficulté aussi souvent ou aussi rarement qu’il le désire […] sans que l’usage qu’il en fait empiète sur le liberté d’autrui d’en faire autant » ; et parce que cet usage (il s’agit de la définition illichienne des outils conviviaux) « stimule l’accomplissement personnel » et élargit l’autonomie de tous. La définition que Pekka Himanen donne de l’Éthique hacker 1 est très voisine : un mode de vie qui met au premier rang « les joies de l’amitié, de l’amour, de la libre coopération et de la créativité personnelle ».

 

Les outils high-tech existants ou en cours de développement, généralement comparables à des périphériques d’ordinateur, pointent vers un avenir où pratiquement tout le nécessaire et le désirable pourra être produit dans des ateliers coopératifs ou communaux ; où les activités de production pourront être combinées avec l’apprentissage et l’enseignement, avec l’expérimentation et la recherche, avec la création de nouveaux goûts, parfums et matériaux, avec l’invention de nouvelles formes et techniques d’agriculture, de construction, de médecine, etc. Les ateliers communaux d’autoproduction seront interconnectés à l’échelle du globe, pourront échanger ou mettre en commun leurs expériences, inventions, idées, découvertes. Le travail sera producteur de culture, l’autoproduction un mode d’épanouissement.Deux circonstances plaident en faveur de ce type de développement. La première est qu’il existe beaucoup plus de compétences, de talents et de créativité que l’économie capitaliste n’en peut utiliser. Cet excédent de ressources humaines ne peut devenir productif que dans une économie où la création de richesses n’est pas soumise aux critères de rentabilité. La seconde est que « l’emploi est une espèce en voie d’extinction ».

 

Je ne dis pas que ces transformations radicales se réaliseront. Je dis seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. Les moyens en existent ainsi que les gens qui s’y emploient méthodiquement. Il est probable que ce seront des Sud- Américains ou des Sud-Africains qui, les premiers, recréeront dans les banlieues déshéritées des villes européennes les ateliers d’autoproduction de leur favela ou de leur township d’origine.

André Gorz

 

NDLR : Ce texte qu’André Gorz a terminé d’écrire le 17/09/2007 est une version revue et approfondie de celui écritpour le manifeste d’Utopia. Rebaptisé pour notre dossier Le travail dans la sortie du capitalisme il a depuis été publié dans son livre posthume Écologica sous le titre La sortie du capitalisme a déjà commencé.

1 Pekka Himanen, L’Éthique hacker et l’esprit de l’ère de l’information, tr. fr. C. Leblanc, Paris, Exils, 2001.

 

Ou encore très intéressant :

 

 

« La capitalisation des anticipations de profit et de croissance entretien l’endettement croissant, alimente l’économie en liquidités dues au recyclage bancaire de plus-value fictives, et permet aux États-Unis une « croissance économique » qui, fondée sur l’endettement intérieur et extérieur, est de loin le moteur principal de la croissance mondiale (y compris de la croissance chinoise). L’économie réelle devient un appendice des bulles spéculatives entretenues par l’industrie financière. Jusqu’au moment, inévitable, où les bulles éclatent, entraînent les banques dans des faillites en chaîne, menaçant le système mondial de crédit d’effondrement, l’économie

réelle d’une dépression sévère et prolongée (la dépression japonaise dure depuis bientôt quinze

ans).

 la sphère  d'influence d'un pays  ( cf voir sur google) : Le pays lui même et les pays " amis" qui le suivent dans son sillage. Cf voir/ lire : contre chavez :article du journal libertario par Flores Magon, mardi 21 août 2012, mis sur mon blog intitulé " Chavisme et anarchisme aujourd’hui ". , Un oeil sur la planète - Venezuela : Chavez viva la ... - YouTube

 L’énième sommet européen vient de se terminer révélant d’avantage : L'industrie de la finance n'est plus une perversion du système, elle est le système, Comprendre le capitalisme japonais -La situation est désespérée ! - Saltabank, Est ce la crise de la finance, de la dette ou du capitalisme? - Altermonde, L’interview de Mario Draghi - Alterfinance, L’interview de Mario Draghi - l'indigné, Crise du capitalisme : Karl Marx avait raison! : Et si Karl Marx avait raison ? : citoyen actif, 17 régions autonomes d' Espagne en dangers : citizen khane

23/09/2013

Jeux de pouvoirs

 


 
Jeux de pouvoirs

 

"Dès mon plus jeune âge, la première chose que j’ai perçue autour de moi, c’est la souffrance, non seulement celle de notre famille, mais aussi celle de mes voisins. Par intuition, j’étais déjà un rebelle. Je crois que mon destin s’est décidé alors."
Buenaventura Durruti.

 

Personne dit qu’ ils sont tous pourris à l’ origine. ils sont juste a l'image du système qu ils défendent, c est a dire que la pourriture fait parti de la fonction même. la personne la mieux intentionné du monde de par la structure du capitalisme , finirait par être un salopard comme les autres a leur place et puis niveau simpliste dire que critiquer les politiciens c est d extrême droite ça se pose là. car il me semble qu une base de l extrême droite c est l'état fort, et que appeler a voter c est bien défendre l'état

 

sa publication.
 
 
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Jeux de pouvoirs  Politique réalisé en 2013 par Eric Guéret , Hugues Nancy
 Mardi 24 septembre à 20 h 50 sur Arte. Pouvoir politique contre pouvoir économique. Une enquête au coeur de batailles, certes feutrées mais néanmoins sans merci, entre mondes politique et bancaire. La déroute financière de 2008, qui a entraîné une crise dévastatrice, a montré la fragilité du pouvoir politique face à une spéculation sans contrôle. Elle a aussi révélé qu'un Etat pouvait ne pas rembourser sa dette, exacerbant l'agressivité des marchés, qui réclament toujours plus de garanties aux gouvernements et mettent en péril les économies du Sud. Jusqu'en 2012, l'Europe, suivant l'axe du tandem «Merkozy», s'est rangée du côté de l'austérité. Mais l'élection de François Hollande a fait naître un nouvel équilibre au sein de l'Union. Le 28 juin 2012, lors du Conseil européen, les chefs d'Etat français, espagnol et italien ont ainsi fait plier la chancelière allemande : ce sera dorénavant l'Europe qui renflouera les banques suivi du documentaire sur Goldman Sachs. ( sur mon blog en savoir plus : goldman sachs)

 

Jeux de pouvoirs - YouTubeJeux de pouvoirs - documentaire - YouTubeARTE+7 | Jeux de pouvoirs

 

 

A lire Pourquoi parler de crise ?Posted on 22 avril 2012 by risc

 

Pendant la plus grande partie de l'histoire de l'humanité, les dirigeants qui étaient en position d'exercer le pouvoir étaient responsables de leurs actes, du moins pas intouchables. Le problème auquel nous devons faire face aujourd'hui est que nos responsables politiques et chefs d'entreprise ne sont pas tenus pour responsables de leurs actes. L'économiste Thomas Sowell le résume bien :

"Il est difficile d'imaginer une façon plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions que de mettre ces décisions entre les mains de personnes qui n'en tireront pas les conséquences en cas d'erreur".

Lorsque les responsables politiques ou les décideurs économiques échouent, le pire qui puisse leur arriver est de ne pas être réélus ni renouvelés. Ils deviendront par la suite lobbyistes, conseillers ou consultants, donnant des conférences, gagnant ainsi de fortes sommes en plus de leur pension.

 

"L'abolition des privilèges, version Ve république."

Pour les anciens présidents, adieu les privilèges Le décret a été publié au Journal officiel.
 

Télépublique : jeux de pouvoirs - | LCP Assemblée nationaleJeux de pouvoirs (2013) - Documentaire - L'essentiel - Télérama.fr

 

« La pensée bourgeoise dit toujours au Peuple : " Croyez-moi sur parole ; ce que je vous annonce est vrai. Tous les penseurs que je nourris ont travaillé pour vous. Vous n'êtes pas en état de repenser toutes leurs difficultés, de repasser par leurs chemins, mais vous pouvez croire les résultats de ces hommes désintéressés et purs. De ces hommes marqués d'un grand signe, ces hommes qui détiennent à l'écart des hommes du commun pour qui ils travaillent, les secrets de la vérité et de la justice. " »Croyez-moi sur parole... ZEC plus Ultra dimanche, 23 mars 2014

Paul Nizan - Les Chiens de garde 

 

 
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Yannis Youlountas
12 octobre ·
 

Peut-on faire pire que la nouvelle pub PETA, avec Arielle Dombasle, censée donner envie de devenir végétarien ?

 
 

Lorsque les responsables politiques ou les décideurs économiques échouent, le pire qui puisse leur arriver est de ne pas être réélus ni renouvelés. Ils deviendront par la suite lobbyistes, conseillers ou consultants, donnant des conférences, gagnant ainsi de fortes sommes en plus de leur pension.

Personne dit qu’ ils sont tous pourris à l’ origine. ils sont juste a l'image du système qu ils défendent, c est a dire que la pourriture fait parti de la fonction même. la personne la mieux intentionné du monde de par la structure du capitalisme , finirait par être un salopard comme les autres a leur place et puis niveau simpliste dire que critiquer les politiciens c est d extrême droite ça se pose là. car il me semble qu une base de l extrême droite c est l'état fort, et que appeler a voter c est bien défendre l'état

 

Dans quelques jours, le Federal open market committee (FOMC) débutera sa réunion de septembre. .

"C'est le durcissement de la Fed et la hausse du dollar qui ont déclenché la crise en l'Amérique latine au début des années 1980 et la crise du sud-est asiatique au milieu des années 1990", écrivait Ambrose Evans-Pritchard dans The Telegraph le mois dernier. "Ces deux épisodes ont pu être maîtrisés, non sans difficulté".

 

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. L

 ire Finance - Arte

Peut-on encore arrêter la finance folle ? Une enquête magistrale au coeur d'un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise, et qui a plongé le monde dans de graves turbulences.

Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des "barons voleurs" d'hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l'euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)... : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.

Pourquoi faut-il donner de l'argent public aux banques privées en faillite ? C'est par cette question sans ambiguïté que s'ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d'un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n'était pas gagné d'avance, tant est opaque l'univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s'inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d'animation, retrace l'histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l'économie mondiale, au profit d'une péculation criminelle.

Accrochez-vous, c'est à une véritable leçon d'économie appliquée que nous convient ce soir Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi. Pas de panique, il n'y a pas d'interro écrite demain. En matière d'enquêtes fleuves traitant sous une forme accessible des dossiers complexes, le tandem n'en est pas à son coup d'essai. 

Noire Finance se décline en deux volets qui peuvent être vus indépendamment l'un de l'autre. Le premier, intitulé La Grande Pompe à phynances (1) , est un véritable cours d'histoire politique retraçant, depuis la crise de 1929, les différentes étapes des déréglementations qui ont conduit à la financiarisation de l'économie mondiale. Incontournable pour tous les élèves de terminales ES, les étudiants en sciences économiques et d'une manière générale tous ceux que l'évolution de l'économie mondiale intéresse. Le second volet, Le Bal des vautours, est centré sur la décennie écoulée et montre comment les logiques boursières ont mené le monde à la crise actuelle. 

compare les bilans des six plus grosses banques françaises -- c'est-à-dire leurs engagements, leurs actifs et ce qu'elles prêtent... -- avec la taille de l'économie française

C'est vraiment édifiant.

On ressort un peu suffoqué de cette plongée au coeur du capitalisme financier mais aussi avec la nette impression d'avoir mieux saisi les mécanismes de cette « noire finance » et la nécessité politique de mettre fin à ces dérives. Tout l'intérêt de cette enquête tient à sa grande pédagogie — même si elle induit quelques longueurs — et à la qualité de ces intervenants. Seul bémol, on regrette le choix des interlocuteurs, uniquement français ou allemands (pas de risque d'oublier qu'on est sur Arte), et celui du propos strictement circonscrit aux Etats-Unis, à la France et à l'Allemagne, comme si le reste du monde n'était ni concerné ni partie prenante de cette crise.

Critique d'Olivier Milot pour Télérama.fr

La grande pompe à phynances   Le bal des vautours  

Noire Finance 1/2 La Grande Pompe A Phynances documentaire ...

Noire Finance 2/2 Le Bal Des Vautours documentaire ARTE ...

Les accords de Bâle et la gestion des risques bancaires     

Limites de Bale II

Avant l’instauration de l’accord de Bale II en 2004, les critiques se sont faites entendre et se sont confirmées par la suite sur un point crucial : l’ « Effet procyclique » de la réglementation.

 

  • Le capital réglementaire exigé suit les phases de cycles économiques. En période d’expansion, les risques de crédit sont plus faibles à cause de l’amélioration de la solvabilité des emprunteurs. Les niveaux de fonds propres des banques sont à leur minimum. À contrario, en phase de récession, les notes de solvabilité des emprunteurs se dégradent obligeant les banques à fournir plus de fonds propres pour couvrir leurs risques. Or, dans des conditions économiques difficiles, les investisseurs réclament une prime de risque plus élevée poussant à l’accroissement des coûts des fonds propres. Il devient alors plus difficile pour une banque de lever de la liquidité sur le marché, ce qui le contraint à réduire ses activités de prêts c’est ce qu’on appelle le phénomène de « credit crunch », affaiblissant dans la même occasion la croissance économique.

 

 

 

Ces 6 000 milliards de dollars d'avoirs chinois à l'étranger qui inquiètent Pékin

Selon l'Administration chinoise des changes, les actifs financiers détenus à l'étranger par les institutionnels et les particuliers chinois avaient atteint 5 940 milliards de dollars à la fin de l'année 2013.

Vu le rythme d'accroissement exponentiel observé ces quatre dernières années, le cap des 6 000 milliards a dû être franchi haut la main dès la mi-janvier.

Si un montant de 6 000 milliards de dollars vous semble abstrait, sachez que cela représente une fois le PIB du Japon, 2,4 fois celui de la France... et 66% du PIB chinois ou près de 40% de celui de l'Eurozone.

Hors secteur financier, les investissements extérieurs chinois ont atteint 90,2 milliards de dollars, soit une hausse de 17% rapport à l'année 2012. Parallèlement, les investissements directs étrangers (IDE) au sein de la Chine continentale n'ont augmenté que de 5,25% pour atteindre 117,6 milliards de dollars en 2013. L'équilibre des flux pourrait être atteint avant la fin de l'année 2014.N

 

L'un des thèmes d'investissement offshore les plus à la mode l'an dernier a été l'immobilier, avec un bond de 125% et un total d'acquisitions de 7,6 milliards de dollar

New York et Londres sont les deux villes privilégiées : 2,9 milliards de dollars à New York et 2,1 milliards de dollars à Londres. Il s'agit sans surprise des deux principales places financières occidentales où les hommes d'affaires chinois sont les plus présents et passent souvent plusieurs mois par an pour affaires.L'un des thèmes d'investissement offshore les plus à la mode l'an dernier a été l'immobilier, avec un bond de 125% et un total d'acquisitions de 7,6 milliards de dollars -- contre 3,3 milliards en 2012 et 2,9 milliards de dollars en 2011.

Quand l'immobilier s'en mêle
De nombreux ménages aisés achètent également des biens à proximité des grandes universités américaines où ils envoient leurs enfants terminer leurs études afin d'y décrocher un diplôme prestigieux.

Les biens immobiliers qu'ils achètent pour leur usage personnel sont situées dans une gamme de prix allant de un à cinq millions de dollars. Parallèlement, les achats d'investissement (à but locatif) se situent dans la fourchette des 0,5 à deux millions de dollars ; les acheteurs privilégient les surfaces confortables -- donc des maisons dès qu'il ne s'agit plus d'une optique "centre-ville".

Ces prix semblent très abordables : dans le centre historique de Pékin ou Shanghai, pour 500 000 $, on peut au mieux espérer devenir propriétaire d'un deux-pièces étriqué au 22ème étage d'une tour.

Si le prix moyen du mètre carré à Pékin flirte avec les 4 000 $ et les 3 500 $ à Shanghai, il faut souvent débourser autour de 10 000 $ par mètre carré pour loger dans une résidence haut de gamme située près des "bonnes écoles", où l'ascendeur et la climatisation fonctionnent... et où les carreaux de la salle de bain ne se décrochent pas pour tomber dans une baignoire dont les joints et la robinetterie sont tout sauf étanches (de simples petits exemples "vécus" parmi une foule de désagréments liés à des malfaçons qui entraînent d'importants frais annexes).

Outre la taille des logements aux Etats-Unis, les Chinois sont bluffés par la qualité des équipements et des finitions.

Pékin ferait machine arrière ?
La hausse spectaculaire des investissements chinois à l'étranger a été encouragée par Pékin, submergée par l'afflux de dollars de la dernière décennie. Les autorités chinoises semblent désormais faire machine arrière, d'après une toute récente directive du ministère du Commerce visant à limiter les exportations de capitaux.

La Chine, qui voit s'envoler la courbe des investissements à l'étranger, ne peut manquer d'y voir une fuite des capitaux

La Chine, qui voit s'envoler la courbe des investissements à l'étranger, ne peut manquer d'y voir une fuite des capitaux. Cela devient fortement préjudiciable alors que le pays va se trouver confronté à un nombre grandissant de sinistres dans le shadow banking... Un phénomène qui résulte d'une volonté politique pleinement assumée de faire le ménage dans des investissements spéculatifs stériles orientés vers... l'immobilier.

La Chine a peut-être devancé de peu les Etats-Unis en 2013 dans le domaine du commerce international avec un total de 2 210 milliards de dollars à l'export et 1 950 milliards de dollars à l'import (les Etats-Unis seraient donc relégués à la troisième place derrière la Chine et l'Eurozone)... Cependant, Pékin voit ses exportations largement freinées par l'atonie de la reprise de l'économie mondiale.

Ralentissement et baisse de la rentabilité
Pas moins de 78% des entreprises chinoises constatent un tassement de la demande. Dans le même temps, la hausse des coûts de production en interne pèse sur la rentabilité -- surtout celle des PME qui se trouvent en concurrence avec des usines situées en Inde, au Bengladesh, au Vietnam ou au Pakistan.

Par ailleurs, la pression sur Pékin est de plus en plus forte concernant le renforcement de la couverture sociale (dans le domaine du chômage notamment), la constitution de retraites, la santé. Tout cela pourrait soutenir à terme la demande intérieure mais la phase de transition annoncée avec l'accession au pouvoir de Xi Jinping risque d'être douloureuse pour des dizaines de milliers d'entreprises chinoises qui ont déjà cessé d'être rentables.

Elles ne survivent que grâce à des expédients financiers -- notamment des prêts subprime qui servent de collatéral à des placements monétaires très rémunérateurs mais également très risqués. Les "nouveaux riches" en sont friands -- or ils constituent l'essentiel de la classe moyenne supérieure chinoise... celle-là même qui investit massivement dans des placements financiers occidentaux (dettes souveraines, actions) et dans de l'immobilier à Londres, New York... ou sur la Côte d'Azur.

Si Pékin persiste dans son intention de retreindre les investissements vers l'étranger tandis que le shadow banking déboucherait sur des pertes importantes pour des épargnants trop gourmands en matière de placements "à risque", nous voyons clairement se dessiner la possibilité d'un reflux des capitaux chinois de nos marchés financiers et d'un ralentissement des achats immobiliers à Londres ou New York.

Ce scénario ne sort pas des cogitations d'un think tank aux approches économiques "originales". Ce ne serait là que la répétition -- à plus grande échelle -- de ce qu'avait engendré le surendettement des entreprises nippones puis l'éclatement de la bulle immobilière au Japon il y a tout juste 25 ans.

Elle s'était soldée par un rapatriement massif de capitaux vers le Japon (pour éponger les pertes)... Mais à l'époque, le Japon était loin de détenir pour 6 000 milliards de dollars d'actifs financiers à l'étranger.

Et ce d'autant plus que les choses ne vont pas si mal dans l'actualité ( rires)  :
- nous craignions les conséquences de l'élection législative allemande. Les derniers sondages donnent une confortable avance à Angela Merkel et, sans exclure une erreur de campagne ou un scandale de dernière minute, la chancelière allemande devrait remporter un nouveau mandat (son troisième). De quoi rassurer les marchés qui craignaient une débandade généralisée et le retour des pressions dans la Zone euro ;

- le reste de la Zone euro est quant à lui plongé dans une douce léthargie à peine troublée par un nécessaire troisième plan d'aide à la Grèce.

- dommage pour les opposants à Bashar el-Assad, mais la menace d'une intervention militaire des occidentaux contre la Syrie s'éloigne à grands pas alors que le vote du Congrès a été retardé le temps que la voie d'une solution diplomatique soit explorée. Les Bourses mondiales, qui avaient peu goûté la perspective de ces frappes militaires, en sont d'autant plus rassurées.


- Les créations d'emploi se sont avérées moins bonnes qu'attendues aux Etats-Unis. Même si le taux de chômage a reculé à 7,3% en août contre 7,4% en juillet, le nombre de créations d'emploi déçoit à 169 000 nouveaux postes. Mais surtout, le nombre de créations en juin et juillet a été fortement revu à la baisse, de 74 000 postes. De plus en plus d'Américains, pourtant sans emploi, échappent donc aux statistiques officielles du chômage. Et le pourcentage d'Américains en âge de travailler et ayant effectivement un emploi a reculé à son plus niveau depuis 1978.

Comme d'habitude, les marchés se sont sentis plutôt rassurés par une nouvelle qui ne devrait pas encourager la Fed à poursuivre trop loin son expérience de "taper" (arrêt progressif du quantitative easing).

- En parlant du "taper", même si la Fed annonce effectivement la semaine prochaine, à l'issue de la réunion de son comité monétaire (FOMC) les 17 et 18 septembre une réduction de son quantitative easing, celle-ci ne devrait représenter que 10 à 15 milliards de dollars, sur des rachats mensuels se montant actuellement à 85 milliards
"Parmi les derniers éléments que nous devons surveiller :

- entre avril et juin, les détenteurs étrangers de bons du Trésor ont massivement vendu. Ces ventes atteignent un niveau record.

Il y a deux manières d'interpréter ces faits
- Soit ils sont le signe d'un retour progressif à une situation un peu plus normale. Le quantitative easing de la Fed ainsi que sa politique de taux bas ont créé un réel déséquilibre non seulement sur les marchés actions et commodities mais aussi obligataires. Le rendement des obligations, historiquement bas, ne reflétaient plus le juste rapport risque/rendement. L'actuelle remontée des taux serait donc un sain rééquilibrage. La fuite de capitaux hors des pays émergents en serait une autre conséquence.

- Soit nous assistons au début d'un nouveau krach mondial, qui ne trouverait pas son origine dans les prêts immobiliers à risque (subprimes) comme en 2008 ou encore dans une presque faillite d'un Etat européen (crise de l'euro, depuis 2010) mais dans le marché obligataire.

 

De même, de nombreux cadres et gestionnaires de fonds qui n'ont pas d'intérêts personnels dans l'entreprise qui les emploie recevront de généreuses retraites même s'ils échouent à accomplir leur tâche correctement et sont renvoyés.  En d'autres termes,  nous avons aujourd'hui un système où non seulement les responsables ne sont pas punis pour leurs échecs mais sont en fait récompensés...

 Goethe, le 1er février 1827. :

"Il ne faut pas s'étonner", dit Goethe, "que de telles personnes persistent dans leur erreur car elles en sont redevables pour leur existence. Elles devraient tout réapprendre et cela serait très gênant".  "Mais comment leurs expériences établissent-elles la vérité lorsque la base de leur évaluation est fausse ?"

"Ils ne font pas la preuve de la vérité", répond Goethe, "et telle n'est pas leur intention ; le seul intérêt de ces professeurs est de prouver leur propre opinion. Pour cela, ils dissimulent toutes les expériences qui révéleraient la vérité et montreraient que leur doctrine est indéfendable. Ces universitaires -- qu'en ont-ils à faire de la vérité ? Comme les autres, ils sont parfaitement satisfaits s'ils peuvent babiller empiriquement ; voilà tout le problème".

 

, M. Bernanke a déclaré lors d'une conférence de presse le 13 septembre 2012 :

"Nous pensons que cette politique [le QE3] peut faire baisser les taux d'intérêt -- pas seulement les taux des bons du Trésor mais tout un ensemble de taux, dont les taux hypothécaires et les taux d'obligations d'entreprises et d'autres types de taux d'intérêt importants".

Et qu'est-il arrivé ? Les taux d'intérêt ont augmenté. Selon David Rosenberg, nous vivons actuellement la cinquième pire liquidation de bons du Trésor à 10 ans depuis les années 1960. Même si nous sommes tous d'accord pour affirmer que beaucoup de facteurs autres que les politiques de la Fed ont eu un impact sur l'économie (endettement, crédits, faillite, chomage partiel, Obamacare : Le Shutdown américain, etc.), il est clair que les QE3 et QE4 de la Fed ont complètement raté leur objectif. .

 

 

 Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.  Le fascisme rouge , Terrorisme d'État , Etat 2 Guerre ,

Eux détenteur du pouvoir, devront se servir des instruments du pouvoirs : armée, moraliste, mouchards et policiers. Depuis plus de 3000 ans, le poète hindou Maha Bharata à formulé sur ce sujet l’expérience des siècles : «  L’homme qui roule dans un char ne sera jamais l’ami de l’homme qui marche à pied ! »

Le principe d’autorité – c’est ainsi que la chose se nomme – exige que le supérieur n’ait jamais tort, et que dans ces paroles, il est le dernier mot. Mais il faut que les ordres soient observés. Cela simplifie tout : plus besoin d’hésitation, de raisonnement, d’hésitations, de débats , de structures. Les affaires marchent alors toutes seules, mal ou bien. Et quand le maitre n’est plus là pour commander, n’a ton pas des formules toutes faites, des ordres, des décrets ou des lois, édictés aussi par des maitres absolus ou des législateurs à plusieurs degrès.

Donc la conquête du pouvoir ne peut servir qu’à  en prolongé la durée avec celle de l’esclavage existant/ correspondant 

 

Jeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016

Argent, sang et démocratie - L'affaire Karachi (Extrait) - YouTube , arte

Soustitre : A propos de l'affaire Karachi
Genre : Société
Durée : 85 min
Origine : Français
Réalisateur : Jean-Christophe KlotzFabrice Arfi

L'argent, le sang et la démocratie | ARTE, Affaire de Karachi: "L'argent, le sang et la démocratie" - L'EXPRESS, L'argent, le sang et la démocratie EN REPLAY ET EN STREAMING ...

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