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02/06/2013

Exposition : "Beat Generation / Allen Ginsberg

source L'indigné Révolté

 

Exposition : "Beat Generation / Allen Ginsberg"

 

source : Exposition : "Beat Generation / Allen Ginsberg" - videos.arte.tv - Arte+7

L'exposition digitale "Beat Generation / Allen Ginsberg" (du 31 mai au 9 septembre) est présentée dans quatre lieux en simultané : le Centre Pompidou Metz, Le Fresnoy à Tourcoing, le ZKM à Karlsruhe, et les Champs Libres à Rennes. Elle consacre à cette génération des dizaines d'heures de films inédits, une véritable anthologie des beatniks par eux-mêmes. Et d'ailleurs, rien ne vaut la première phrase de "Howl", poème en prose d'Allen Ginsberg (1955), pour définir la beat generation : "I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked, dragging themselves through the Negro streets at dawn looking for an angry fix" (En français : "J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruite par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre"). David Bornstein a rencontré Jean-Jacques Lebel, écrivain, performer, traducteur et ami d'Allen Ginsberg, commissaire de l'exposition.

Date de première diffusion : Ven., 31 mai 2013, 15h59

 

. " cf Websérie : « Tout est vrai » avec William Burroughs | Merci le Web | Rue89

 

 

MOLOCH poem Allen Ginsberg 1955 (BBC4 clip) - Vidéo youtube  

Au centre de l'exposition : Alan Guiseberg, héros de toutes les révoltes : - généreux, - lyrique et sacrément délirant

 

" J'invoque tous les pouvoirs de l'imagination à mes cotés dans cet auto pour faire des prophéties. Kaki Baba ventrus enragés comme des chiens... "

 

The Source Beat Generation - YouTube :   The documentary film read about the beatnik and beat generation which were in fashion from the 50s to the 70s in the United States

 

Mai 68 - Partie 1 - Vidéo Dailymotion ,

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

 

Toujours Elle, en 1968, irrécupérable !   Actuel

Par Florence Gauthier

Elle, qui est-ce ? Mais c'est Elle ! Elle était là, avec nous, en 68. Je me souviens très bien de son passage. J'étais étudiante à la Sorbonne et j'appartenais à un de ces "groupuscules", qui semblent encore craints aujourd'hui, tant on les tient en exécration. Cependant, et les craintifs seront rassurés, dès le mois de mai 68, ce "groupuscule" avait déclaré que le mouvement était "petit-bourgeois" et qu'il fallait s'y opposer. Nous rîmes alors -je me souviens de cet éclat de rire à plusieurs- et continuâmes sans lui. Dans les semaines qui suivirent, nous apprîmes que ce "groupuscule" s'était auto dissout, estimant qu'il n'avait pas été à la hauteur des évènements. C'était vrai, c'était intelligent et courageux. Pour ma part, mon expérience des partis qui s'autoproclamaient « scientifiquement » -c’était le mot à l’époque- indispensables pour prendre le pouvoir et imposer leur dictature, sur le modèle de l'URSS ou d'ailleurs, m'avait suffisamment éclairée.

Comme sans doute un grand nombre, je me trouvais là, en 68, portant mon indignation d'enfant d'abord, par rapport à ce que j'avais pu saisir de la Guerre d'Algérie, puis d'adolescente, à l'époque de la Guerre du Vietnam. J'étais soulevée de colère devant les pluies de bombes US sur le Vietnam. Le monde était intolérable. Je voulais comprendre pourquoi et comment il en était venu là, ce monde, parce qu'il fallait arrêter l'horreur qui surgissait partout, et la bêtise et la passivité. Je comprenais bien que cette situation ne venait pas seulement des causes extérieures, mais aussi de nous-mêmes. Non, je ne serai pas un(e) "salaud", c'était clair !

La critique contre l'URSS était alors très forte. Avant même 68, le service d'ordre de la CGT nous avait déjà agressés et la direction du PC insultés quand nous manifestions contre les « bonzes syndicaux », les « révisos » et les « sociaux traîtres », nous démontrant que nous ne nous trompions pas. Le vent de la Révolution culturelle prolétarienne de Chine soufflait alors. De ce côté, quelque chose viendrait-il ? Je lisais avec ravissement la Démocratie Nouvelle de Mao. C'était enthousiasmant. Plus tard, j'ai appris que de démocratie, il n'y en avait pas eu, mais pour l'heure, je partais avec elle : la Chine, c'était la démocratie nouvelle.

Dans les semaines qui suivirent mai juin 68, des comités de quartier se sont formés : de petites « conventions » qui s'assemblaient librement, sans demander l'autorisation à quiconque en dehors de leurs membres. Pour quoi faire ? Pour se rencontrer, discuter, échanger. Pour s'occuper des crèches du quartier qui n'en avait guère. Pour défendre la Fontaine des Innocents, une beauté du XVI e siècle, qu'un pouvoir imbécile voulait faire disparaître. Pour se rapprocher des travailleurs immigrés qui vivaient dans des immeubles du quartier condamnés à la destruction ou à la rénovation. Nous découvrions la ville, immense, inconnue jusque-là, le travail du sous-prolétariat féminin et immigré, les grèves en cours, ici et plus loin. On avait même réussi une "coopérative" de distribution de produits agricoles biologiques avec des paysans, jusque dans le Cotentin. Des copains du quartier avaient ouvert les uns un petit restaurant, les autres un bistrot librairie. Le quartier s'était soudain peuplé d'amis. J'aimais me promener dans les rues et chercher les fenêtres qui, éclairées la nuit, faisaient chaud au cœur : A est là, on se verra demain chez B, etc...

Mais les cœurs se sont aussi enflammés. Quelle lumière ! Durant les mois de mai et juin 68 et dans les années qui suivirent, Eros a bondi et brisé les liens du conformisme et des charentaises. Un phénomène social ! Des mal accouplés pour des tas de bonnes raisons (nous appelions cela en sympathisant, car nous parlions de nous-mêmes : la misère sentimentale), des schémas indésirables et aliénants ont sauté. Et voilà Eros débridé, donnant libre jeu à ses passions, à ses distances, son bandeau sur les yeux, indécollable, Eros tout entier fixant de petites ailes aux pieds de chacun ! Il n'y a pas que "les femmes" qui se soient alors libérées, contrairement à ce qu'il est convenu de dater, erreur profonde ! Les hommes aussi avaient besoin de se libérer de leurs préjugés, timidités et autres violences et douleurs masquées.

Après 68, de nombreux étrangers sont venus. Paris était encore plus cosmopolite qu'il ne l'était. Je découvrais le monde. J'apprenais les répressions qu'il y avait eu au Mexique, aux USA, ailleurs, partout. Les publications fusaient et nous les dévorions. Les dogmes éclataient au feu des discussions et à si grande vitesse que c'en était merveille. Tout était ouvert. Après l'indignation et la peur, je commençais à aimer ma famille humaine, si diverse que je n'avais pas besoin d'autre identité que celle de l'humanité. Au début des années 70, la Commune de Shanghai avait remis en question le parti unique au pouvoir et sa dictature, en Chine. C'était un tournant dans l'histoire politique du XXe siècle.

Tiens, c'est curieux, je cherche aujourd'hui dans les encyclopédies et les livres d'histoire quelques traces de la Commune de Shanghai et je ne trouve… rien. La mémoire est coupée. Méfiez-vous ! si vous en parlez, vous allez vous faire traiter de "gauchiste", si ce n'est d'"extrêmiste". Essayez-donc ! "Extrême-gauche" ! De Gaulle, dès mai 68, nous avait, maternellement -vu le souci de l'expression- traités de "chienlit". D'autres nous qualifiaient de "groupuscules gauchistes" ou "d'extrême-gauche". Avec humour, une des plus grandes manifestations de 68 avait déjà répondu à cette insultante réduction, d'une seule voix, modulée par des centaines de milliers de gorges déployées : "Nous sommes un groupuscule" ! La signification des insultes fabriquées contre les mouvements populaires commençait à m'intéresser. Cromwell avait, peut-être, commencé en traitant les défenseurs de l'égalité des droits, dans l'Angleterre du XVII e siècle, de "Niveleurs" : c'était alors une insulte. Les "Gueux" de Hollande retournèrent l'insulte en en faisant le drapeau de leur liberté. Je viens d'en lire une qui ne manque pas de « chien », jugez plutôt : le député Mounier, cherchant un mot assassin pour justifier la confiscation des droits du citoyen au peuple, en 1789, produisit l'expression : écarter "l'extrême population". Mounier faisait partie de ceux que l’on appelait les « monarchiens » ! Pendant les grèves de novembre décembre 1995, le terme "privilégiés" est apparu pour insulter les cheminots qui défendaient les droits sociaux. L'objectif des patrons serait-il de niveler sur un statut de sans-droits ? Quel aveu ! L'idée d'un petit traité sur l'usage du mot "extrême", comme insulte contre la démocratie et l'égalité des droits, m'apparaît irrésistible, urgente même : on s'y met ?

68 : un mouvement à l'échelle mondiale, une révolution en cours en Chine, un cycle de révoltes et de révolutions, par exemple 11 millions de grévistes en France. La redécouverte des mouvements populaires et la recherche de l'union entre les exploités, les exclus, les opprimés. La volonté de comprendre les systèmes capitaliste, impérialiste, pseudo communiste dominant le monde, étouffant nos vies, méprisant l'intelligence, corrompant la sensibilité, épuisant l'humanité. Le mouvement lui-même faisait voler en éclats les dogmatismes. Et nous avons retrouvé, quelques années durant, « le goût infini de la liberté » : Elle, toujours Elle, irrécupérable. On a voulu la chasser, la brouiller, la droguer même. Elle nous a alors quittés. Elle a dû se cacher pour se protéger, c’est vrai, on la traitait tellement mal ! Elle reviendra. On parie ?

Février 1998.

Texte paru dans la revue Cultures en mouvement en 1998.

 

LE RETOUR DE LA BEAT GENERATION - YouTube : Le Resume

Dans l'Amérique conservatrice des années 50, entre guerre froide, Maccarthysme et ségrégation raciale, un petit groupe de poètes, dont la figure emblématique s'appelle Jack Kerouac, donne naissance à un formidable mouvement qui va profondément bouleverser la culture et la société américaines.


La route et ses grands espaces, la musique et le cinéma accompagnent ce voyage initiatique ponctué d'extraits de films et d'archives.

 

27/12/2012

Cécilia Bartoli

Classique

La diva Cecilia Bartoli invite à découvrir le répertoire d'un compositeur italien oublié, Agostino Steffani (1654-1728).

Maligne comme une Bartoli. Cette expression finira bien par entrer dans un dictionnaire de la musique. Environ tous les deux ans, elle nous concocte un disque rare, un récital irréprochable sur le plan artistique (c'est la Bartoli, tout de même !), imparable sur le plan musicologique via des livrets soignés, et immanquable par l'intelligence de ses programmes : album Vivaldi qui la propulsa au sommet, puis les méconnus Gluck et Salieri, les opéras prohibés à Rome, Maria Malibran, les castrats. Elle tourne ces récitals durant deux ans, s'économise dans les prises de rôle sur scène. Et remet le couvert.

Comment s'en plaindre quand elle nous fait découvrir Agostino Steffani (1654-1728), chaînon manquant entre Monteverdi et Vivaldi, précurseur de Haendel, Telemann et Bach, diplomate, espion, prélat catholique en milieu luthérien, trop italien pour les Allemands et trop exilé au nord de l'Europe pour être reconnu par les Italiens ? Formé comme chanteur et linguiste émérite, Steffani s'affirme en compositeur subtil pour les voix, d'une nervosité s'abîmant peu dans les interminables reprises des operas serias. Les couleurs de son orchestration traduisent son admiration pour Lully. D'où ce film tourné à Versailles avec une caméra mobile qui parvient à faire oublier le vide des espaces. Bartoli est LA Bartoli dans toute la possession de ses moyens, et ses duos avec Philippe Jaroussky sont à pleurer. De joyeuses fêtes ! — Bernard Mérigaud

Bernard Mérigaud

"Mission " Cecilia Bartoli - YouTube : MISSION, le nouvel album de Cecilia Bartoli, avec Diego Fasolis, I Barocchisti, Philippe Jaroussky & Rosario Conte, Coro della Radiotelevisione Svizzera.

Cecilia Bartoli - Mission - videos.arte.tv : La diva Cecilia Bartoli nous fait découvrir à Versailles un compositeur italien oublié, Agostino Steffani.

 (France, 2012, 60mn)
ARTE F

Rolando Villazón présente les stars de demain : Maître de cérémonie idéal, Rolando Villazón va à la rencontre de ces jeunes virtuoses en coulisses, avant leurs prestations respectives, toujours d'une belle intensité, dans le cadre détendu de la Kulturbrauerei à Berlin. Il accueille aujourd'hui parmi d'autres la trompetiste Tine Thing Helseth.(Allemagne, 2012, 44mn)

Rolando Villazon - "Pourquoi Me Reveiller" - YouTube :  Rolando Villazon sings "Pourquoi Me Reveiller" from "Werther" by Jules Massenet at the Gala Echo Classic 2011.
Rolando Villazón singt Haendel :  (...)  

Thèmes : Arts, Cultures & Spectacles, Tags :Rolando Villazón, Berlin, Kulturbrauerei, Tine Thing Helseth, Regula Mühlemann, Sophie Pacini, Barna-Sabadus

 

16/09/2012

Square 29 : António Lobo Antunes

 

Square  Magazine culturel   Emission du 15/09/2012  Square #29 - La séance photo - videos.arte.tv  ( rediffusion le 22 septembre 2012) l a le sentiment de n'appartenir à aucun pays mais il est l’écrivain portugais le plus traduit du moment. Il est modeste mais son ambition est de mettre toute la vie entre les pages de ses livres. Il n’aime pas les interviews mais il s’est entretenu pendant quarante-trois minutes avec Vincent Josse, chez lui, à Lisbonne, dans Square : António Lobo Antunes.

"Dans l’interview, je dis n’importe quoi pour qu’on me fiche la paix." L’homme est un peu bourru. Il n’aime pas parler des livres qu’il a déjà écrits car "c’est une histoire d’amour finie". Pourtant, il va se prêter au jeu et nous parler, peu de La nébuleuse de l’insomnie, son dernier livre, mais de son rapport à l’écriture et à la littérature, de son œuvre en général.

Dans un français parfait, tout juste teinté d’un léger accent qui nous rappelle qu’il a grandi au Portugal dans un melting-pot linguistique fait de brésilien, d’allemand, d’italien et de français, António Lobo Antunes revient sur le rôle de la littérature dans sa vie. A l’image des bibliothèques qui tapissent les murs de son appartement, les livres sont omniprésents. Un bon livre - il cite ceux de Proust, Céline, Cendrars, Apollinaire... - ne dort jamais et ceux qu’il a choisis l’aident à vivre jour et nuit.

António Lobo Antunes publie son premier ouvrage à 39 ans, presque par hasard. Il n’avait jamais pensé à devenir écrivain. Psychiatre, il est envoyé comme médecin en Angola, pendant ce qu’on a appelé les guerres coloniales portugaises. Son expérience de la guerre l’a marqué à jamais et même s’il l’évoque avec beaucoup de pudeur, la violence à laquelle il a été confronté durant ces années imprègne tous ces livres. De ce conflit, et de son enfance tellement internationale, il a tiré aussi une absence de patriotisme revendiquée et un dégoût des nationalismes de tout poil.

Les livres d’António Lobo Antunes ne racontent pas d’histoire et ne respirent jamais. Mais ils écoutent et si on les lit attentivement, on entendra le silence que l’auteur a voulu y glisser entre les lignes. Un personnage passionnant qui dit tout sauf n’importe quoi.

 

Date de première diffusion : Jeu., 13 sept. 2012, 11h48

Arts, Cultures & Spectacles, Square #29, Littérature, António Lobo Antunes,

Samedi 22 septembre 2012 de 06:00 à 06:45 sur Arte Belgique (Rediffusion)
Voir dans la grille

Philippe Djian vient de publier son nouveau roman, «Oh...», chez Gallimard. Il vient en parler dans «Square».

Informations détaillées

Genre : Magazine culturel
Invité : Philippe Djian
Présentateur : Vincent Josse, Anja Höfer (en alternance)

Square : liste des épisodes

Square - dimanche 23 septembre 2012
Square - samedi 22 septembre 2012
Square - samedi 15 septembre 2012
Square - samedi 21 juillet 2012
Square - samedi 14 juillet 2012
Square - samedi 07 juillet 2012
Square - samedi 30 juin 2012
(....)
 
Antonio Lobo Antunes dans Square#29. "L'ours de Lisbonne" dans l'Obs ciné télé
Photo : Antonio Lobo Antunes dans Square#29.   "L'ours de Lisbonne"    dans l'Obs ciné télé
 
Le dernier roman de Antonio Lobo Antunes est sorti en Allemagne -Der letzte Roman von Antonio Lobo Antunes ist auf Deutsch erschienen
 
Photo : Le dernier roman de Antonio Lobo Antunes est sorti en Allemagne -Der letzte Roman von Antonio Lobo Antunes ist auf Deutsch erschienen
 
arte.tv/square - Dimanche 16 septembre à 11h45 sur ARTE — à Lisbonne.
Photo : En route pour une rencontre avec Antonio Lobo Antunes à Lisbonne - Auf dem Weg zu Antonio Lobo Antunès in Lissabon
Photo : L'écrivain portugais Antonio Lobo Antunes songeur - Der portugiesische   Schriftsteller Antonio Lobo Antunès - nachdenklichPhoto : Antonio Lobo Antunes amusé - Antonio Lobo Antunès, amüsiert
Photo : Séance de lecture de La Nébuleuse de l'insomnie   - Vorlesung aus « Der Archipel der Schlaflosigkeit »
 
 
"Les livres sont bons quand ils ne dorment pas" - "Bücher sind gut, wenn sie nicht schlafen" (Antonio Lobo Antunes) Photo : "Les livres sont bons quand ils ne dorment pas" - "Bücher sind gut, wenn sie nicht schlafen"   (Antonio Lobo Antunes)
 
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