Filmmakers: Najibullah Quraishi and Jamie Doran

L'État islamique tient à préserver sa carte afghane INFOGRAPHIE - Contre toute attente, le groupe terroriste est parvenu à maintenir ses positions dans plusieurs provinces de ce pays emblématique dans l'imaginaire djihadiste. Les ordres venant de Syrie montrent que Daech tient à conserver cette éventuelle base de repli. Voilà presque deux ans que l'État islamique a pris pied en Afghanistan. En janvier 2015, les combattants de Daech officialisent les premières cellules dans la province de Helmand, au sud, et dans l'est du pays. À l'époque, les observateurs ne donnent pas cher de leur peau. La plupart sont d'anciens talibans afghans et pakistanais en rupture de ban avec leur ancien mouvement, et les services de renseignement américain et afghan tentent de tuer dans l'œuf cette nouvelle menace. Abdul Rauf Khadim, le numéro deux de l'organisation, meurt dans un bombardement dès le 9 février 2015. Les talibans afghans, qui s'inquiètent de ce concurrent djihadiste

Daech s'empare de la forteresse afghane de Ben Laden

Les grottes de Tora Bora, dernier refuge d'Oussama Ben Laden en Afghanistan, sont tombées aux mains de l'État islamique. Les hommes du Califat viennent d'y déloger les talibans, confirmant leur montée en puissance dans le pays.Les grottes de Tora Bora, dernier refuge d'Oussama Ben Laden en Afghanistan, sont tombées aux mains de l'État islamique. Les hommes du Califat viennent d'y déloger les talibans, confirmant leur montée en puissance dans le pays.Une nouvelle prise militaire et symbolique des soldats de l'EI renforce leur présence en Afghanistan, datant de janvier 2015. Les djihadistes de l'EI sont de plus en plus actifs dans le pays depuis quelques mois

Compétition entre al-Qaida et Daech

C'est dans ces montagnes que le numéro un d'Al-Qaida avait réussi à échapper aux forces spéciales américaines après les attentats du 11 septembre. Les troupes américaines, malgré leurs bombardements intensifs, s'étaient heurtées à cette forteresse dans leur traque du célèbre djihadiste. La topographie de ce territoire, fait de grottes à flanc de falaise, rend toutes opérations militaires difficiles, et en fait un nouveau repère idéal pour les soldats du Califat. En conflit, al-Qaida et Daech se sont longtemps disputés la figure tutélaire de Ben Laden.. Au-delà de son aspect symbolique, Daech s'assure une base de repli en Afghanistan. Ses combattants ont déjà commencé à recruter dans la région, et un député de Kaboul les accuse même d'avoir «transféré le centre de (leur) activités à Tora Bora». Cette zone est régulièrement frappée par l'aviation américaine. «La mère de toutes les bombes» de l'US Air Force avait détruit, en avril dernier, un autre réseau de grottes faisant 96 morts.

Une région incontrôlable

Depuis plusieurs mois, les talibans et Daech se combattaient dans cette zone stratégique à la frontière pakistanaise, sur laquelle «il n'y a aucun contrôle gouvernemental», rapportait récemment à l'AFP un habitant de Tora Bora. .

Si certaines familles ont réussi à fuir, la majorité des habitants de la région se retrouvent livrés aux islamistes. Ils ont essayé de reprendre le réseau de grottes aux islamistes avec l'aide de la police locale et de l'armée afghane, sans succès. Reste à savoir si l'armée américaine, qui devrait recevoir d'ici les prochains mois de nouveaux renforts, repartira à nouveau à l'assaut de la forteresse islamiste de Tora Bora.

Kabul deplores exclusion from trilateral meeting

Russia, China and Pakistan meet in Moscow to discuss "growing ISIL threat" in Afghanistan - the third in a series

For their part, the representatives from Russia, China and Pakistan at the Moscow meeting said the influence of Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) group was growing in Afghanistan and that the security situation there was deteriorating.

US not invited 

Along with Afghanistan, the US, which still has nearly 10,000 troops in Afghanistan more than 15 years after the Taliban was toppled, was not invited to the Moscow talks. Officials in Kabul and Washington have said that Russia is deepening its ties with the Taliban, but Russia has rejected the claims.

Washington et Moscou divergent sur l’Afghanistan La Russie, contre les Etats-Unis, prône une alliance avec les talibans pour combattre l’EI dans la région. LE MONDE |  | Par Julien Bouissou (Kaboul, envoyé spécial) 

Bombarder l’organisation Etat islamique (EI) en Afghanistan ou se rapprocher des talibans pour l’éliminer ? Washington et Moscou divergent sur la stratégie à adopter. Au lendemain du largage, par les Etats-Unis, de la plus puissante bombe non nucléaire jamais utilisée par leur armée, dans plusieurs districts afghans contrôlée par l’EI, Moscou a accueilli, vendredi 14 avril, une conférence internationale sur l’Afghanistan.

La Russie prône une reprise du dialogue avec les talibans, dont les intérêts « coïncident », selon le terme employé par le diplomate russe Zamir Kaboulov, avec ceux de Moscou dans la lutte contre l’EI. Contrairement aux talibans, qui n’ont pas l’ambition de mener un djihad global, l’EI pourrait abriter en Afghanistan des combattants menaçant de frapper l’Asie centrale.

En quelques jours, la menace de l’EI en Afghanistan a pourtant éclipsé celle des talibans, au moins sur la scène diplomatique internationale. 
Tant de mort, une des guerres les plus longue contre "le terrorisme", chassait les Talibans, certes un mouvement intégrisme, mais pas directement responsable des attentats pour au final renouer la coopération militaire avec eux. A croire que les deux grandes puissances Etats Unis et Russie impliqués dans les deux principaux conflits en Afghanistan et responsable du chaos actuel veulent jouer avec le feu. Seize ans après leur renversement par les forces de l’OTAN en 2001, les talibans n’ont jamais contrôlé un territoire aussi vaste. Le gouvernement de Kaboul ne contrôle plus qu’environ 60 % des districts du pays. Pour Washington, négocier avec les talibans revient à leur accorder influence et légitimité, et donc à diminuer les chances de parvenir à un règlement du conflit


A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

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