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31/05/2013

"Le néo-libéralisme, stade suprême " 2

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Zone euro: Nouveau record du taux de chômage en avril , le 31/05/2013 source 20 minutes : EMPLOI - La zone euro emboîte le pas de la France sur le triste chemin des records...

 

Ne croyez pas les nouveaux chiens de gardes du système capitaliste néolibérale, Faites le deuil du monde...

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. Le bout de la logique 1 , Modèle Japonais généralisé  , Comprendre le capitalisme japonais - Le Japon à l'envers

 

Le système économique (par cycle comme un produit : lancement, développement ou expansion, stabilisation et déclin : cycle de vie d'une bulle). En phase d’expansion, comme chez nous pendant la révolution industrielle jusque dans les années 70, nous avons connu une hausse de la classe moyenne et de la consommation,. La chine part de bas ( pays dit «  sous développé) qui ne peut que grossir, voir sa croissance augmenter ( donc les marges des entreprises avec une volonté des salariés de recevoir « les miettes » de leurs travail. Puis vient la phase de stabilisation ou la croissance extérieur se stabilise et le pays choisi a ce moment là de privilégié sa croissance intérieur ( mets des quotas protectionnistes) et enfin le déclin ( stagnation ou dépression/ récession  : durcissement du système face au risque de mécontentement de la population)

 

Les économistes de garde " : au four et au moulin -  source ZEC plus Ultra

Ils sont légions ces experts orthodoxes qui,  sous des titres ronflants d'universitaires-présidents-experts, nous servent sur les plateaux télé la propagande du capitalisme triomphant et de la bien-pensance libérale. Les médias auraient grand tort de se priver de leurs devins prescripteurs qui pérorent et savent se tromper avec grâce & constance et dont le point de vue est érigé en vérité incontestable. S'ils ne faisaient pas caca on les mettrait sous cloche  :

- Marc Ladreit de La Charrière : (...), - Daniel Cohen : (...), - Jean-Hervé Lorenzi : (...) , - Christian de Boissieu : (...)

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> " Les économistes de garde ", Reportage de François Ruffin sur la proximité entre les puissances d'argent et les éminences de la "science économique".  Émission Là-bas si j'y suis.
A écouter ou podcaster. sur France Inter ou ici : Première partie  -  seconde partie

 L’enfoncement dans la crise est aujourd’hui manifeste. Le terme de crise est un peu galvaudé et il faut distinguer ici trois sortes de crises auxquelles le capitalisme est confronté : crises périodiques, crises de régulation et crises systémiques. La crise actuelle est évidemment autre chose qu’une crise périodique : c’est de toute évidence une crise de régulation, autrement dit : une crise de la forme néolibérale du capitalisme. Mais celle-ci est suffisamment profonde pour contenir les éléments d’une crise systémique. cf Planète alu

LE TEMPS LONG DU CAPITAL

Parler de crise de régulation est une facilité qui n’implique pas de ralliement à la théorie de la régulation, du moins à ses implications « harmonicistes »1. Mieux vaudrait donc parler de crise de l’« ordre productif » néolibéral, .... Le concept de base est que le capitalisme redéfinit périodiquement un mode de fonctionnement spécifique, qui doit répondre à un certain nombre de contradictions auxquelles il est en permanence confronté, mais qu’il « gère » de manières différentes. L’idée essentielle est que le capitalisme a une histoire : ses mécanismes profonds sont immuables, mais son mode de fonctionnement diffère d’une période à l’autre et d’un pays à l’autre ( Capitalisme : Le triomphe... :  Le Grand Bond en Arrière  : "Modele" allemand, Le Japon a tout" bon" ! ,  Un fascisme made in France ? , la 'destruction créatrice' 2 .  l'obsolescence programmée ,  le système de santé . Dans un article paru en 1923, il écrivait ainsi : « Dans l’histoire, les cycles homogènes se groupent par séries. Durant des périodes entières du développement capitaliste, les cycles se caractérisent par des booms nets et délimités et par des crises courtes et de faible ampleur. Il en résulte un mouvement brutalement ascendant de la courbe du développement capitaliste. Les périodes de stagnation se caractérisent par une courbe qui, tout en connaissant des oscillations cycliques partielles, se maintient au même niveau approximatif pendant des décennies cf  Voir aussi en PDF [PDF] Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free

 

 
Vendredi 31 mai 2013

La vieillesse, maladie économique du Japon
 Ingrid Labuzan


Cher lecteur,

Le Japon, je vous en parle beaucoup ces derniers jours car le pays traverse une zone de turbulence engendrée par le tsunami de liquidités déversé par la Banque du Japon sur l'économie de l'archipel. Notre crainte ? Un krach qui déstabiliserait les marchés obligataires mondiaux.

une photo de Andres Sosa.

Aujourd'hui, Ingrid Labuzan vous propose d'explorer une autre facette du Japon, sa population vieillissante. Dans un pays dans lequel le renouvellement des générations n'est plus qu'un ancien souvenir, cette population de têtes blanches a des conséquences non seulement sur la vie quotidienne mais aussi sur l'économie. Le vieillissement de la population japonaise est une donnée que le gouvernement du nouveau Premier ministre, Shinzo Abe, doit prendre en compte dans son plan de relance de l'économie nippone. Nouveaux besoins, nouveaux produits, nouveaux secteurs d'investissements... l'âge change la donne, voici en quoi...

Excellent week-end, nous nous retrouvons lundi prochain.

Cécile Chevré

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La vieillesse, maladie économique du Japon
Ingrid Labuzan

Trois flèches pour mettre fin à plus de vingt ans de crise économique. Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, a déjà décoché les deux premières et a armé la troisième, qu'il entend tirer en ce mois de juin. Derrière cette métaphore guerrière, utilisée par Abe lui-même, se cache une série de mesures choc connues sous le nom d'Abenomics. Des mesures supposées mettre fin à la stagflation qui mine le pays. A première vue, les Abenomics sont donc une réponse à la crise économique. Mais elles visent aussi à contrecarrer un mal social : le déclin du Japon, dû au vieillissement de sa population.

D'après les anticipations du gouvernement, le Japon devrait perdre environ un million d'habitants par an au cours des prochaines décennies. En 2060, il n'y aurait plus que 87 millions de personnes dans le pays, contre 128 en 2010.

Pourquoi une telle hémorragie ? D'une part, on enregistre plus de décès que de naissances : 1,24 million d'individus ont perdu la vie l'année dernière, tandis que 1,03 million seulement d'enfants ont vu le jour.

D'autre part, il n'est pas question de compter sur l'immigration pour combler cet écart : le solde migratoire est négatif.

De là découle un véritable cercle vicieux. Le vieillissement de la population est en lui-même un frein à la croissance économique et un gouffre financier pour le pays. Comme le souligne dans Atlantico Philippe Waechter, directeur des études économiques chez Natixis Asset Management, "la situation telle qu'elle était n'était pas tenable puisque le vieillissement de la population posait une véritable question quant au financement des retraites dans le futur. L'objectif est de modifier en profondeur le mode de l'activité pour retrouver du dynamise et la possibilité de maintenir le niveau de vie des retraités et de l'ensemble des Japonais."

Pour lutter, trois flèches donc, pour trois volets de mesures : monétaire, fiscal et réformes. Le gouvernement a déjà mis en place un vaste plan de relance, accompagné d'une politique de grands travaux, et procédé à une inflexion de sa politique monétaire. Avec des résultats visibles : un regain de confiance sur le marché boursier – au prix d'une volatilité accrue –, une dévaluation du yen et une reprise de l'inflation.

Que réserve Shinzo Abe pour ce mois de juin ? Le Premier ministre devrait détailler des réformes structurelles et des changements en matière de régulation avant le début du sommet du G8 en Irlande du Nord, le 17 juin.

Toutefois, il a déjà fixé quelques objectifs, en s'exprimant devant les entreprises japonaises à la mi-mai. Parmi ses priorités, le triplement des exportations dans le secteur des infrastructures, le doublement de celles de l'agriculture et une hausse de l'investissement dans le secteur privé.

Le temps des entreprises
Shinzo Abe a pour ambition de faire croître les investissements domestiques dans les entreprises nationales, de s'appuyer sur leurs atouts pour relancer la croissance.

Les entreprises japonaises seront-elles à la hauteur ? Bruno Bertez, un des anciens propriétaires de l'Agefi France et contributeur au Blog a Lupus, s'exprime aux côtés de Philippe Waechter dans Atlantico. Selon lui, "les mesures d'Abe ne profitent qu'aux grandes entreprises exportatrices, soit environ 15% de l'activité économique. Le fond, la substance de l'économie, c'est-à-dire les petites et moyennes entreprises, n'en bénéficient guère."

Une autre interrogation porte sur les capacités des compagnies japonaises à répondre aux ambitions d'Abe. Un des freins serait énergétique. Premièrement, le Japon pourrait ne pas avoir la capacité énergétique suffisante pour suivre une relance de l'économie.

Deuxièmement, le coût de l'électricité y est environ deux fois et demie plus élevé qu'aux Etats-Unis.

Enfin, les entreprises sont confrontées à un problème de main-d'oeuvre : avec le vieillissement de la population, le réservoir de travailleurs s'amenuise et cela met déjà en difficulté de nombreuses sociétés japonaises.

La série

 

Real Humans - 100% Humain

Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à 

Real Humans - 100% Humain

 

Les robots, solution à la pénurie de main-d'oeuvre ?


A tel point d'ailleurs que l'une d'entre elles n'a pas attendu les mesures du gouvernement pour trouver une parade. La société Glory fabrique des caisses enregistreuses. Face à une pénurie d'employés, elle a commandé il y a un an à Kawada Industries la construction de treize robots humanoïdes "Nextstage". Ceux-ci ont intégré la chaîne d'assemblage et travaillent aujourd'hui aux côtés d'êtres humains. Les Nextstages atteignent 80% de la productivité de leurs collègues vivants, mais travaillent la nuit et ne s'arrêtent ni pour les week-ends ni pour les vacances.

 

Chacun des robots a coûté 60 000 euros. Un prix jugé plus que raisonnable par Katsuhiko Maruo, le directeur de l'usine Glory, qui souligne que l'investissement est amorti en moins de deux ans. La cohabitation des robots avec les 320 employés se passe bien et les humanoïdes ne sont pas destinés à prendre les postes des humains. Ils sont considérés comme un palliatif aux problèmes de main-d'oeuvre.

 

Le cas de l'usine Glory a connu un certain retentissement dans la presse, car robots humanoïdes et êtres humains travaillent côte à côte. Toutefois, le recours à des robots plus classiques est déjà une réponse courante en Asie, en réponse aux problèmes d'embauche. C'est d'ailleurs l'une des rares choses que la Chine et le Japon, rivaux de toujours, ont en commun.

La Chine cède elle aussi aux sirènes de la robotique


La Chine, malgré son important réservoir de population, connaît elle aussi une pénurie de main-d'oeuvre dans ses usines, pénurie à laquelle s'ajoute une hausse des salaires. Le paysage industriel chinois est en pleine mutation, à tel point que le pays est en passe de devenir le plus important marché mondial pour la robotique.

 

Signe de ces temps qui changent, la Fédération Internationale de la Robotique a choisi d'organiser sa prochaine table ronde annuelle à Shanghai. Reste à voir si cette tendance va encourager les échanges commerciaux entre la Chine et le Japon, qui demeure un des fabricants de pointe, ou si, au contraire, s'ouvre là un nouveau terrain de concurrence acharnée entre les deux pays, dont les relations politiques sont des plus tendues.


[Les robots font leur chemin dans l'industrie, l'armement et, progressivement, dans notre quotidien...

Conclusion :

 

La réalité au-delà de la fiction : Le cinéma & fiction à travers Human Robots ou soleil vert ( meme s'il a un peu vieilli) reste d'actualité et très prémonitoire. Soleil Vert, film-culte prophétique - Vidéo Dailymotion . Vidéo Soleil Vert Fr-0001 - Cinéma - Wat.tv ,SOYLENT GREEN Full Movie - Funny Videos at Videobash

 

 La révolution technologique 1 ,  La révolution technologique 2  : "Economistes de garde et réchauffement démocratique"  -Le blog de Jean Gadrey

Le bout de la logique ( suite) , Comment meurent les bateaux , UN PENDU EN PLUS, UN... , coût d’une catastrophe...

 

 

16/10/2012

Les moissons du futur

Cher-e-s camarades,

 

Aujourd'hui, je vous propose de voir tun

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On aime beaucoup Environnement par Marie-Monique Robin : "

Comment nourrir la population mondiale en se tournant vers l'agro-écologie ? C'est à cette question que tente de répondre ce documentaire, en menant l'enquête sur quatre continents. S'appuyant sur les témoignages d'experts, d'éleveurs et de cultivateurs, il dresse un bilan de la révolution agricole qui, après un demi-siècle, n'est pas parvenue à nourrir le monde, alors qu'elle a largement participé au réchauffement climatique, épuisant les sols, les ressources en eau et la biodiversité. Des expériences montrent aujourd'hui que l'agriculture familiale et biologique sur une large échelle est non seulement possible, mais efficace d'un point de vue économique

Documentaire

Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire

On aime beaucoup Société par Olivier Lemaire

Alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition sur Terre, un tiers de la production mondiale de nourriture est gâché. L'ensemble des producteurs, distributeurs et consommateurs des pays occidentaux jettent une quantité de nourriture qui pourrait sustenter sept fois la population qui a faim dans le monde. Ce gaspillage, qui intervient tout au long de la chaîne alimentaire, soulève des questions à la fois environnementales, éthiques et économiques. En compagnie de Tristram Stuart, auteur de «Waste», découverte en Europe, au Costa Rica, au Pakistan, aux Etats-Unis ou encore au Japon d'exemples de gaspillage mais aussi d'innovations et de solutions pour tirer le meilleur parti de ce qui est produit.

Documentaires a voir  a voir Interview de Marie-Monique Robin ,  ("Les Moissons du Futur") : , Notre Poison quotidien (full-length) le monde selon monsanto (complet) : Listes de docs incontournables pour en savoir plus :

Marie-Monique Robin  et François Danjou pour des raisons différentes, mais complémentaire pour aborder un sujet complexe ( spéculation sur les matières premières et leur enjeux ainsi que les solution. L'Europe des lobbies : Industriels Contre Verts :... , Spécial investigation... , le film " Le Monde selon Mosanto"(mis en ligne sur mon blog)

liens entre marché financier et matière première ( google)

 

Spéculation financière et volatilité des matières premières agricoles - Groupe/ Prospective

 

Les variations des cours des matières premières agricoles s’amplifient depuis quelques années dans un contexte général plutôt haussier. Cette nouvelle volatilité perturbe une activité à cycle long qu’est l’agriculture, qui se gère plus facilement en stabilité des prix. Les agriculteurs doivent faire face désormais à des fluctuations brutales de revenu liées à des phénomènes de ciseaux des prix sans précédents comme en 2009.

 

Quel est le rôle de la spéculation financière sur cette nouvelle volatilité ? Après une période de forte divergence, les avis se rangent progressivement du coté de l’existence d’un lien. Cependant le lien direct et surtout son ampleur restent à prouver.

 

Enfin, des analyses conduites se dégage un consensus sur la nécessité de conserver une part de spéculation financière sur les marchés afin qu’ils puissent jouer leur rôle de couverture du risque des opérateurs. Le débat est plutôt ouvert sur le choix des outils de contrôle de ces marchés financiers et leur mise en oeuvre.

 

Spéculation financière et volatilité

 

2Quels sont les liens entre marché financier et marché physique

 

Le marché physique consiste à échanger une matière physique contre sa valeur en argent. Il se matérialise par des cotations qui correspondent sur un lieu donné, à un moment donné, pour une quantité donnée à un prix moyen d’échange (exemple : blé rendu Rouen). Cette cotation est la synthèse des positions d’offres et de demandes ce jour-là. Elle n’est qu’un enregistrement de ce qui s’est passé.

 

Le marché financier

ne conduit pas nécessairement à une transaction de matière physique. Il s’agit de l’achat et de la vente de « papier ». Pour les matières premières, on parle de marché « papiers » dérivé en ce sens que sa valeur dépend de celle d’un « sous-jacent »

Sa connaissance pointue des rouages de l'économie chinoise aussi bien que de la subtilité des principes confucéens m'ont particulièrement enthousiasmés. Longtemps au service des acteurs français et européens immigrés sur place, je vous propose à votre tour de profiter de ses lumières.

M. Danjou m'a proposé d'abord d'aborder le cas des terres rares. Si le sujet commence à être fréquemment traité dans nos médias, vous constaterez que l'éclairage de M. Danjou nous fait prendre conscience de l'étonnante complexité de ce marché.

A partir de cette analyse et du film, faites vous une opinion : .

Bonne lecture

Citoyenactif

NB : Mis sur Facebook

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Terres rares chinoises : Retour de flamme (I)

En publiant le 20 juin dernier un petit "livre blanc" sur les "terres rares", Pékin nous invite à revenir sur cette ressource. Les malentendus et manipulations qui entourent les chiffres de ses réserves, de leur exploitation en Chine, et de leur commercialisation à travers la planète, au milieu des procès d'intention et des inquiétudes, ont nourri les interrogations sur les motivations cachées de Pékin.

Quel que soit l'angle de vue adopté, les Chinois apparaissent aujourd'hui en situation moins favorable. Le nouveau contexte est en grande partie le produit de leur excès d'enthousiasme des années 90, auquel s'est ajoutée la tentation plutôt irréaliste et très contreproductive de se tailler un monopole mondial dans le secteur.

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S'il est vrai que la Chine s'était, à une période, laissée aller à un rêve de domination mondiale du secteur, il est aussi juste de préciser que les calculs de rentabilité des producteurs concurrents ont contribué à la création momentanée du monopole chinois.

Que la Chine de Deng Xiaoping ait décidé de faire de ses réserves de terres rares un atout commercial et stratégique est une évidence. Que la prise de conscience de cet avantage, peut-être exagéré, ait conduit certains Chinois, à imaginer qu'ils pourraient construire un monopole mondial leur permettant de faire la pluie et le beau temps sur le marché est également une réalité incontestable.

Ces évidences apparurent d'abord dans les déclarations des années 90, traduisant l'enthousiasme des dirigeants de disposer d'une manne de ressources stratégiques leur permettant d'équilibrer leur dépendance croissante aux hydrocarbures ; elles se manifestèrent aussi par les tactiques de rachat, en grande partie avortées, mais très mal perçue en Occident, des grands producteurs américains et australiens.

La Chine essaie de pousser son avantage
Dans une première phase, la Chine réussit à dominer le marché mondial des aimants, multipliant sa production par 10 entre 1997 et 2007. Mais ses ambitions ne s'arrêtèrent pas là. En 2005, elle tenta, par le biais de l'acquisition du pétrolier américain UNOCAL, de contrôler la société Molycorp, propriétaire et exploitant du plus grand gisement américain de terres rares à Mountain Pass en Californie. L'offre de 18,5 milliards de dollars, faite par le pétrolier chinois CNOOC, aurait conféré à la Chine un contrôle total sur les principaux gisements mondiaux connus. Elle fut rejetée par la Maison Blanche.

En 2009, une autre tentative fut bloquée, cette fois par les autorités australiennes. Elles repoussèrent l'offre d'un minéralier chinois de prendre le contrôle, en rachetant ses dettes pour la somme de 252 millions de dollars, de la compagnie australienne Lynas.Corp. Celle minière exploite le gisement de terres rares de Mount Weld, au sud-ouest de l'Australie. Une société chinoise du Jiangsu a cependant réussi à racheter 25% des parts d'Arafura Resources Ltd., un autre exploitant de terres rares australien.

Quant aux consommateurs étrangers, ils ont, jusqu'au milieu des années 2000, très largement profité de la situation chaotique chinoise, des bas salaires, et de la baisse des coûts, qui, en Mongolie intérieure, se payait au prix d'un environnement durablement saccagé. En parallèle, le marché et les exigences de rentabilité, souvent à l'origine des stratégies de court terme, exigeaient la fermeture des mines non rentables aux Etats-Unis et en Australie. C'est cette tendance, qui a elle-même favorisé le monopole chinois, qui est aujourd'hui condamnée par les mêmes acteurs.

Un retour de flamme qui complique la situation de la Chine
Comme souvent, la tentation d'accumulation de puissance, qui se nourrit des déboires de l'histoire chinoise et des humiliations subies au XIXe siècle, a produit des réactions adverses.

 

Actuellement, le front commun des consommateurs qui ciblent les manipulations, dans un contexte où les producteurs non-Chinois se réveillent, met la Chine dans une position difficile. A quoi s'ajoute le marasme désordonné du secteur, homothétique de celui d'une bonne partie de l'appareil productif chinois. Depuis l'industrie automobile à celle de l'acier, en passant par le secteur des énergies vertes, tous sont accablés par la corruption, les doublons, les gaspillages et les produits de qualité médiocre. Au point qu'aux pires années, près de 60%des exportations de terres rares chinoises étaient produites par des mines illégales fortement polluantes, dont les bénéfices vont toujours aux membres de l'oligarchie locale et nationale, échappant complètement au contrôle de l'Etat. cf MRN - Exploitation des terres rares, PDF]  Note d'Analyse Terres rares : ombre chinoise sur notre - Grip, La Chine lance la première Bourse dédiée aux terres rares ...

Confrontée par la crise aux exigences de modernisation et de rationalisation, soucieuse de créer une filière industrielle "high-tech" utilisant les terres rares, élément essentiel de sa mutation industrielle, Pékin réagit aujourd'hui dans l'urgence. Cette réaction passe par des réflexes protecteurs, qui, sur son marché intérieur, permettent de maintenir les prix des terres rares au plus bas niveau possible, pour protéger son industrie naissante.

Dans ce contexte de pressions extérieures, où il s'agit pour la Chine de monter en gamme qualitative, il serait erroné de croire qu'elle se trouve dans une situation confortable. Si le pays doit nettoyer les "écuries d'Augias", il lui reste encore à acquérir les technologies qui lui permettront de monter en gamme.

Mais pour poursuivre son ambition, la Chine ne peut plus agir comme elle le faisait en 1992. Le pays est depuis passé sous le feu des critiques, et Pékin a perdu une grande partie de sa marge de manoeuvre.

Terres rares chinoises : Retour de flamme (II)

Le "livre blanc", rendu public au cours d'une conférence de presse du vice-ministre de l'Industrie et des technologies de l'information Su Bo, qui fit salle comble à Pékin, était une réaction du gouvernement chinois à cette longue série de polémiques accusant la Chine de vouloir contrôler et manipuler le marché. L'affaire est d'autant plus sensible que, dans le marasme économique global, les pays développés comptent sur leurs exportations de produits sophistiqués, utilisant précisément les terres rares, pour améliorer leur balance commerciale.

Avec les Etats-Unis et l'Union européenne, le Japon est en première ligne de l'offensive contre Pékin. Rien d'étonnant à cela. En 2011, il a importé 56% des ventes chinoises, ce qui correspond à la moitié des terres rares commercialisées dans le monde. Le pays accuse Pékin, qui nie vigoureusement, d'avoir, en 2010, momentanément stoppé ses livraisons pour exercer une pression sur Tokyo, au milieu d'une de leurs nombreuses échauffourées en mer de Chine de l'Est, à propos des Senkaku. C'est dire à quel point les couteaux sont tirés et les positions divergentes.

La tentative de justification tourne court
Dans ce contexte, il n'est pas non plus étonnant que le plaidoyer du vice-ministre ait fait long feu. Su Bo n'avait pourtant pas ménagé sont talent pédagogique, ni sa peine. Pour justifier la réduction des quotas d'exportation, principale cible des critiques, qui accusent aussi Pékin de manipuler les prix, il a exhibé des photos des sites d'extraction de Mongolie intérieure saccagés par l'exploitation forcenée et souvent illégale. Il a ensuite insisté sur la nécessité d'encadrer le secteur, de regrouper les sociétés d'extraction et de fermer les mines dont la production est inférieure à 20 000 tonnes par an, ainsi que les fonderies de moins de 5 000 tonnes. La mesure entraînera la disparition de 23 mines et de 99 fonderies et réduira encore de 20% les capacités de production chinoises.

Surtout, la conférence de presse a tiré la sonnette d'alarme à propos de l'épuisement rapide des réserves, ce qui a fait dresser l'oreille du marché. Il y a quelques mois, déjà Xu Guangxian -- docteur en chimie de l'université de Columbia (1951), connu pour ses recherches sur le nucléaire militaire chinois et père de la filière des terres rares, avait jeté un pavé dans la mare en dénonçant la pollution massive des sites d'extraction. Selon lui, au rythme actuel, les réserves chinoises seraient épuisées dans 30 ans.

Pourtant, en dépit des efforts démonstratifs du ministre, le plaidoyer chinois n'a pas suffi. C'est le moins qu'on puisse dire.

Accusée à l'OMC, la Chine se montre conciliante
A peine une semaine après la conférence de presse, l'UE, confirmant des déclarations faites en mars dernier, portait par la voix de Karel de Gucht, son commissaire au Commerce, l'affaire devant l'OMC. Le commissaire pressait ainsi Pékin d'honorer ses engagements et de se plier aux règles du marché. Dans le même temps, Bruxelles joignait sa voix à celle de Washington et Tokyo, expliquant que les raisons avancées par la Chine pour réduire ses exportations, n'étaient que des prétextes, pour manipuler les prix et soutenir ses producteurs.

Devant ce front uni et craignant que l'affaire ne s'envenime, Pékin fit un geste de conciliation. Le 28 août, le ministère du Commerce annonça en effet que le quota d'export du deuxième semestre serait porté à 9 770 tonnes, ce qui fera un total du quota pour 2012 à 30 996 tonnes. Il s'agissait d'une augmentation de 3% par rapport à 2011.

Cette situation témoignait du fait que le pays a perdu depuis le début des années 2000 ses capacités d'initiative. Mais l'initiative et les capacités de pression ont changé de camp.

La Chine pèse moins sur le marché
D'abord, la vision des réserves mondiales et de la suprématie chinoise a évolué. Alors qu'il y a 20 ans les médias expliquaient que la Chine détenait près de 60% des réserves globales, on ne parle plus aujourd'hui que de 30%.

Ensuite, le pays possède moins de leviers pour influencer le marché. Entre 2006 et 2010, la Chine pouvait peser sur le volume de ses exports et sur les prix. La voilà aujourd'hui prise à son propre jeu. Elle est en position défensive à double titre, sur l'affaire des quotas et sur les prix qu'elle subventionne en interne, contrevenant aux dispositions de l'OMC. Selon l'agence de presse américaine Associated Press et le groupe minier australien Lynas Corp., certaines des terres rares comme l'oxyde de terbium et l'oxyde de neodynium se négocient en Chine respectivement à 57% et 40% au-dessous du cours mondial.

Surtout, les risques de pénuries sur le marché des terres rares ont disparu, du fait de l'atonie du marché et de la réaction des producteurs. En 2011, les exportations chinoises n'ont atteint que 60% des 30 000 tonnes du quota, tandis que les Etats-Unis, l'Australie et le Japon, ce dernier ayant décidé de coopérer avec le Vietnam, se mobilisent pour relancer leur production. L'Inde a, elle aussi, décidé de tripler sa production d'ici 2017. Au point qu'à la fin de la décennie, près de 30% de la production pourrait échapper à la Chine.

Cette situation devrait amener le pays à redoubler d'efforts pour remettre en ordre son secteur, tout en poursuivant, grâce à la coopération étrangère, la mise sur pied d'une industrie performante de transformation des terres rares, aujourd'hui encore dans les limbes. A bien des égards, la situation du secteur est emblématique de celle de l'économie chinoise, dont l'ancien schéma de développement s'essouffle, au moins sur la côte est, et dont la modernisation devient nécessaire, sous peine d'accident.

agriculture,envronnement,agrocarburants,notre poison quotidien,marie-monique robin,documentaire,enquête,arte,le monde selon monsanto,pierre rahbi,marché financier,matière première,spéculation,sous-jacent,banque mondiale,ftse mining,l'indice des minières,le ftse mining,hedge funds,mario monti,mario draghi,goldman sachs,chine,etats unis,japon,crises,dettes,plan de rigueurLes terres rares, étroitement liées à l'industrie high-tech (aéronautique, industrie d'armement -- notamment les aimants --, radars, pots catalytiques, téléphones portables, MP3, batteries pour véhicules électriques, panneaux solaires, éoliennes, etc.) avaient connu une forte hausse entre 2009 et 2011, due aux tensions sur le marché provoquées par les manoeuvres chinoises.

En dépit du retournement de la conjoncture qui, à terme, pourrait priver la Chine d'une partie de ses avantages, elles restent une valeur sûre, essentiellement du fait des besoins de l'industrie de pointe dans les secteurs sensibles (défense et aéronautique) et dans celui des nouveaux moyens de communication.

Leur valeur continuera de grimper tout au long de l'année 2013, après quoi les circonstances décrites dans l'article pourraient entraîner une correction et une stabilisation des prix. Parmi les différents secteurs utilisant les terres rares, celui des aimants permanents utilisés dans l'industrie d'armement, dans les moteurs magnétiques, l'électronique grand public, les batteries de véhicules hybrides est, de loin, le plus vaste. Parmi les terres rares, le cérium est le plus utilisé (30%). Mais le neodynium et le dysprosium bénéficient de la plus forte croissance en volume.

 
conclusion
 
Le procès du naufrage du pétrolier Prestige s'est ouvert mardi à La Corogne, en Espagne, dix ans après les faits
Une étude révélerait des préjudices désastreux pour l'écosystème, l'économie mais aussi pour l'homme
 
Depuis la décision de sortir du nucléaire en Allemagne, le lignite explose ( responsable des effets des gaz a effet de serre). Son avantage : son cout très faible, les industrielles se l'accroche.la tentation du lignite | Duclair Environnement " 
 
 

C’e sont les’exemples non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière ...; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

 

agriculture,envronnement,agrocarburants,notre poison quotidien,marie-monique robin,documentaire,enquête,arte,le monde selon monsanto,pierre rahbi,marché financier,matière première,spéculation,sous-jacent,banque mondiale,ftse mining,l'indice des minières,le ftse mining,hedge funds,mario monti,mario draghi,goldman sachs,chine,etats unis,japon,crises,dettes,plan de rigueur,géopolitiqueLa « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C, Alternative libertaire : Ni austérité ni relance ! Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance ,

 

 

A voir aussi : Les moissons du futur - indigné révolté, Les moissons du futur - citoyenactif , Les moissons du futur - anarkia, Les moissons du futur - alterfinance, Les moissons du futur - l'indigné, Les moissons du futur et Global gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire - /antalya,  Affaire du Probo Koala : le feuilleton judiciaire est loin d'être fini - l'indigné, Enjeux alimentaires et profits 2 - altermonde, Global Gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire, - saltabank, Les moissons du futur -  CITIZEN KHANE

 

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17/07/2012

Londres 2012 : Austérité à ( presque ) tous les étages

 

 

Austérité à tous les étages ( presque a tous)

 

Photo 096.jpgPar ailleurs, seule l’amélioration du paysage économique permettra aux Etats européens de faire décroître leur dette publique. Or, les gouvernements européens, par leurs décisions, prennent aujourd’hui le risque de casser brutalement la croissance. Ils s’engagent en effet (c’est le point 11 de la déclaration finale du sommet) à ramener tous leurs déficits à 3% dès 2013. Autrement dit, tous les pays, tant ceux qui sont en situation de crise financière que ceux qui ont la confiance des marchés, vont s’engager simultanément dans des programmes d’austérité. Désastre garanti.

 

Photo 154.jpgSi l’on résume, l’Europe s’apprête à vivre avec :

 

·         des taux d’intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ;

      ·         des programmes de rigueur budgétaire, partout ;

      ·         des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires.

 

Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :

 

« Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

 

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot.  

Les JO de Londres après le mariage faste du prince régner et de la monarchie londonienne, semble être un outrage supplémentaire aux peuples européens qui souffre

Londres 2012 : des Jeux olympiques à 14 milliards d'euros

Source : Capital.fr (avec Reuters)

16/07/2012

londres 2012,des jeux olympiques,14 milliards d'euros,austérité,rigueur,lobbies,précarisationLes Jeux olympiques de Londres coûteront 14 milliards d'euros. L’essentiel viendra de fonds publics alors que les difficultés économiques et sociales obligent le gouvernement britannique à diminuer les dépenses dans d'autres secteurs.

Parmi les principaux axes de financement de Londres 2012, le gouvernement a affecté 9,3 milliards de livres (11,8 milliards d'euros) de fonds publics à la transformation d'une partie de l'est de Londres en un parc olympique et pour assurer la sécurité des Jeux.

Le gouvernement affirme qu'il a encore plus de 500 millions de livres en réserve. Il se dit certain de respecter le budget même si les dépenses ont plus que doublé par rapport au projet présenté lors de l'attribution des Jeux à Londres il y a sept ans.

Les montants font polémiques en pleine crise économique. D’autant que le pari de régénérer l'Est londonien est loin d’être gagné. Certains craignent la naissance d'un îlot de prospérité au beau milieu de quartiers défavorisés.

Deux tiers de ces fonds ont été fournis par le gouvernement, 23% par la loterie nationale et 10% par les autorités locales de Londres et du Grand Londres.

Le comité organisateur (LOCOG) a un budget séparé de deux milliards de livres (2,5 milliards d'euros) pour organiser les Jeux dont l'essentiel est venu de fonds privés.

Les organisateurs ont réuni 41 sponsors britanniques qui ont versé quelques 700 millions de livres (890 millions d'euros). Ils comptent également récolter plus de 600 millions de livres (762 millions d'euros) de la vente des billets et une somme moins importante de la vente des souvenirs.

Les droits de retransmission pour les Jeux de Londres et les Jeux d'hiver de Vancouver 2010 ont été portés à 3,9 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros), un record pour une olympiade.

Le CIO a 11 sponsors globaux qui paient 957 millions de dollars (785 millions d'euros) pour les droits internationaux de commercialisation de leurs produits. Le Comité redistribue 90% de ses recettes aux pays organisateurs des Jeux, aux comités olympiques nationaux et aux fédérations internationales.
L'augmentation des recettes des droits de diffusion télévisée et du sponsoring ont permis au CIO d'amasser une réserve financière de 592 millions de dollars (485 millions d'euros) pour faire face à une crise éventuelle.

Les JO ont aussi été l’occasion pour Londres d’inaugurer le plus haut gratte-ciel d’Europe. Située le long de London Bridge, sur les bords de la Tamise, la tour Shard culmine à 310 mètres.

© Capital.fr (avec Reuters)

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Nous nous débattons a des technocrates n'a pas su répondre à nos questions et apporter des solutions concrètes face au capitalisme : les pays du Sud de l'impasse de dettes dans laquelle le système les a mis. La croissance est en panne sèche. D'après l'OCDE, la croissance économique européenne devrait reculer de 0,1% en 2012. Source de risques importante pour l'ensemble de l'économie mondiale, se permettent-ils de rajouter.

humour 116.jpgL'organisation prévoit malgré tout une croissance de 3,4% au niveau mondial pour cette année. Et, pour l'année 2013, la croissance serait revue à la hausse avec 0,9% de croissance prévue au niveau de la Zone euro et 4,2% au niveau mondial. L'OCDE explique toutefois qu'il y a "une forte incertitude sur les perspectives économiques" et déclare "qu'un scénario beaucoup plus sombre reste plausible".

En général, toutes les prévisions sont revues à la baisse au fur et à mesure des trimestres qui s'écoulent, ne l'oublions pas. Alors, quand l'OCDE précise que les pays d'Europe du Sud vont très certainement subir de nouveaux reculs de leur croissance, cela devient très inquiétant. Avec un niveau de -5,3% en Grèce, -3,2% au Portugal, -1,7% en Italie et -1,6% en Espagne, il est difficile de rester optimiste, surtout lorsque le chômage reste en hausse avec une prévision de 11,1% pour 2013 au niveau de la Zone euro, contre 10,8% en 2012.

Le déficit actuel de la France est de 4,4% avec une croissance de 0,4% pour 2012. Mais, attendu que chaque semestre ces chiffres de prévision sont revus à la baisse, il y a peu de chances au final que les 0,4% de croissance soient atteints.

Comme notre ratio d'endettement s'accroît mécaniquement, il y a tout lieu d'estimer que celui-ci devrait passer de 86% à fin 2011 à 88,4% à fin 2012. Ceci ne prend même pas en compte les différentes mesures annoncées dernièrement au profit de l'Europe et des banques espagnoles... La France est en première ligne au côté de l'Allemagne pour contribuer à la garantie du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du mécanisme européen, le fameux MES. Et il faut rajouter tout récemment l'intervention à hauteur de 100 milliards pour les banques espagnoles...

Si l'on prend en considération tous ces postes, où la France intervient à hauteur de 20%, notre dette publique atteindrait 89,2% du PIB à fin 2012. Et c'est là où cela devient particulièrement inquiétant ;  selon les estimations de la Cour des Comptes, notre ratio d'endettement atteindrait 100% du PIB en 2017 et 108% en 2020 !

Christine Lagarde a tout dernièrement déclaré, en tant que directrice du FMI, "que la communauté internationale devait oeuvrer dans trois directions : lutter contre la dette, réformer le système financier et assurer une croissance solide". Or si l'on prend la seule Zone euro, difficile de faire pire qu'actuellement.

La Cour des Comptes rend son verdict
 la Cour a reconnu que le pays avait mis en place des réformes budgétaires pour amener un retour à l'équilibre. Cependant, elle a également reconnu que ce n'était qu'un début.

En 2011, le déficit public s'est ainsi établi à 5,2% du PIB, en baisse de 1,9 point par rapport à l'année 2010. En revanche, elle insiste sur le fait que la France doit continuer dans cette voie difficile et que 2012 et surtout 2013 seront des années charnières.

Pourquoi le gouvernement français ne pourra pas tenir ses promesses :

Photo 122.jpgCar la France doit impérativement conforter sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires européens comme de ses créanciers. «  le gouvernement surtout) devons garder en mémoire que la France s'est engagée à baisser son déficit public à 4,4% en 2012 et à 3% en 2013, ce qui nécessite des mesures immédiates alors que, parallèlement, il va déjà falloir compenser un manque à gagner sur les recettes de l'ordre de 6 à 10 milliards d'euros. Et pour l'année 2013, ce sera pire ». «En se basant sur une révision de la croissance à 1%, ce qui est encore trop optimiste à mon goût, l'effort à fournir s'élèverait à 33 milliards d'euros. Une somme conséquente qui devrait se répartir entre hausse des recettes et réduction des dépenses. Lorsque l'on parle de hausse des recettes, à moins de revenir d'un séjour prolongé dans la cinquième dimension, cela veut dire en bon français "augmentation des impôts". « Il faut repenser la fonction publique et le système social entier de notre pays car ils sont entrain de se réduie comme une peau de chagrin, sous l’autel du néolibéralisme dans ce contexte économique conjoncturel, mais également dans un système global qui a évolué depuis les 50 dernières années. Toutes les administrations devraient désormais être restructurées. »

Ce que nous promettent le gouvernements technocrates européen :

humour 115.jpgWinston Churchill en son époque avait promis des larmes et du sang ; les Français doivent aujourd'hui envisager ce type d'austérité. Ils veulent nous faire croire  ( les néolibéraux) que "rigueur" n'est pas un gros mot ; il veut tout simplement dire "ajustez vos dépenses à ce que vous gagnez réellement, afin que vos comptes ne soient plus dans le rouge». Les arguments : «  Nous avons, depuis 30 ans, vécu à crédit ; nos systèmes sociaux actuels fonctionnent à crédit. Maladie, vieillesse, toutes ces mesures auxquelles nous sommes tous habitués ne peuvent pas rester en l'état. Les causes sont structurelles (démographie vieillissante) et conjoncturelles : nous n'avons, en ce moment, plus l

 

Photo 089.jpgNos hommes politiques de tous bords, ont voulu faire croire que vivre à crédit était indéfiniment possible car la croissance sera indéfiniment au rendez-vous.

 Depuis trente ans, nous sommes rentrée dans une chute tendanciel du taux de profit, pronostiqué par Marx dans le capital : Tout l’hémisphère nord ( les pays dits industrialisés) le sont, les pays dits «  BRIC » le seront bientôt. Aujourd'hui, la croissance est cassée. Et le mur de la dette s'élève, jusqu'au moment où il va s'effondrer. Ce jour s'approche...

 « La Cour des Comptes précise que l'augmentation des recettes ne devrait que venir compléter les économies sur les dépenses, et devrait en priorité porter sur la remise en cause des niches fiscales ou sociales précédemment mises en place. Elle recommande également à titre temporaire une augmentation par le biais d'impôts à l'assiette la plus large possible, en pensant notamment à la TVA ou à la CSG ».

 La TVA sociale, que le précédent gouvernement voulait mettre en place, est oubliée ; en ce moment même, le gouvernement est en pourparlers avec les partenaires sociaux concernant, entre autres, les réformes sur la CSG.
Bref, ce n'est pas la question. Aujourd'hui, on peut résumer la chose ainsi :

  • si la crise s'aggrave, l'Allemagne risque de finir par être rattrapée. Le Bund subit alors une nette rechute ;
  • si les choses s'arrangent (solution avec le MES, création d'Eurobonds ou intervention de la BCE sur l'obligataire espagnol et italien), le retour de l'appétit pour le risque poussera les investisseurs à sortir du Bund pour aller chercher des rendements supérieurs sur des actifs plus risqués (indices et marchés actions notamment). Dans cette hypothèse, le contrat Bund baissera donc également ;
  • en fait, il n'y a qu'une hypothèse pour que la hausse se poursuive. Celle d'un attentisme général des politiques et une situation qui stagne sans dégénérer ni se résoudre..

Dans l’univers artificiel du capitalisme et de la technoscience, fondés sur les outrances, les excès, la démesure, le gigantisme, la surenchère, nous sommes sans cesse conviés à repousser nos limites physiques, intellectuelles, professionnelles et sociales. La notion même de limite est devenue impensable. Toute remise en cause de son fonctionnement ( croissance, hausse du PIB….) signifie pour lui son arrêt de mort. ( google). D'ou des crises de plus en plus dure, une peur des troubles sociaux liés a des mesures impopulaires de préservation ( " plan de sauvetage", émission massive de monnaie fictive, Je vous propose aujourd'hui deux sujets traitant de cette problématique. Pour commencer, abordons ces politiques monétaires expansionnistes qui profitent à certains investisseurs.

 

Le M5R : Le Mouvement des 5R

 

londres 2012,des jeux olympiques,14 milliards d'euros,austérité,rigueur,lobbies,précarisation« Le mouvement des indignés n'a pas su répondre à nos questions et apporter des solutions concrètes face au capitalisme. Nous sommes la voie des « sans ».

 Nous luttons contre l'injustice sous toutes ses formes pour redonner un avenir pour nos proches et les générations futurs.

 Nous vous proposons une force nouvelle qui a pour but de mettre fin à ces conditions inacceptables et indignes qu'est (que nous impose) le système capitaliste.

 Nous proposons trois tables rondes sur : les précaires, les sans logis et les sans papiers lesamedi 21 juillet, suivis d'une assemblée plénière, le dimanche 22 juillet au 62 Ter rue Sadi Carnot à Bagnolet de 10 à 19h00. Repas partition libre. Veuillez nious prévenir de votre présence par mail ou par téléphone.

 Courriel : Mouvement,5R@gmail.com

 Tel : 06 30 33 69 29 »

Londres 2012 : Austérité à ( presque ) tous les étages - Citoyenactif, Et si Karl Marx avait raison - Citizen Khane

 
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