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10/02/2017

Les guerres cachées contre Daech

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Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 

« Mossoul tombera, la question c’est en combien de temps et avec combien de pertes »
Dimanche 19 février, l’armée irakienne a lancé une vaste offensive visant à récupérer l’ouest de la ville de Mossoul, considérée comme le dernier bastion important de l’organisation djihadiste Etat islamique en Irak.
En progressant vers l'aéroport de la grande ville du Nord, l'armée irakienne a rencontré une forte résistance des djihadistes.Cliquez ici pour agrandir l'infographie Le village d'Albou Seif se trouve sur un éperon rocheux qui domine le fleuve Tigre. À l'est se dessine la partie orientale de Mossoul, tout juste reprise par les forces irakiennes. Au nord se devine l'aéroport de la ville, encore aux mains de Daech. C'est l'objectif de la Force de réaction rapide (FRR), les unités spéciales de la police irakienne, avec la base militaire de Ghazlani, attenante.C'est leur bataille. L'aéroport de Mossoul aurait dû être repris au mois de décembre dernier, voire plus tôt encore, mais les djihadistes se sont montrés plus coriaces que prévu Décryptage de cette nouvelle offensive avec Hélène Sallon, du service International du Monde.

  

 
 11:09 Enquête sur ces musulmans des quartiers qui vivent sous la pression de l’islam radical Dans de nombreuses villes, un contrôle social agressif incite la communauté musulmane à respecter les rites et les codes d’un islam rigoriste. Des résistances s’organisent, non sans difficulté.

Vision trop courte pour l’antiterrorisme

Christophe Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, ont enquêté pendant un an et demi auprès des agents, cadres de haut rang ou opérationnels sur le terrain.Jacques Follorou

 Le temps est venu de dresser l’inventaire des failles qui ont conduit aux attaques terroristes sur le sol français. Auteurs de Où sont passés nos espions ?, Christophe ­Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, savent raconter les histoires, comme celles des allées et venues à travers l’Europe des auteurs de l’attaque du 13 novembre 2015 à Paris. Le propos est clair et pédagogique. Il donne une vue d’ensemble, surtout de l’organisation des services de l’Etat.
 
Dans « Une ligne dans le sable », l’historien James Barr revient sur les rivalités franco-britanniques au début du XXe siècle.

A lire : Vision trop courte pour l’antiterrorismeAux origines du chaos proche-oriental 

Cent ans après les accords Sykes-Picot qui ont tracé ses frontières, la région est en proie au chaos. Un « grand jeu » dont l’Iran est le gagnant.Analyse. La conquête des quartiers rebelles de la ville par les troupes de Bachar Al-Assad ébranle le système des Nations unies, paralysé comme aux pires moments de la guerre froide par les vetos russe et chinois.

 
La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l’'Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l’'organisation de l’'Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’'Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale".

There are more than 5,100 US forces in Iraq, and up to about 500 in Syria.

 Source: News agencies, 

 
 Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 
 
 
L’émergence de l’EI est due à la marginalisation des sunnites d’Irak depuis 2003. Si, une fois reprise, Mossoul n’est pas confiée, d’une manière ou d’une autre, à une administration à dominante arabe sunnite, le terreau sur lequel a fleuri le djihadisme sera inchangé : l’EI aura été démantelé, mais le radicalisme islamiste renaîtra sous une autre appellation, au prétexte de la défense des sunnites. Entre les différentes forces qui progressent vers la « capitale » de l’EI en Irak, il y a un plan de bataille commun, mais, hélas, pas d’accord politique pour le jour d’après la victoire militaire.

Lire aussi :   Irak : la bataille de Mossoul se joue aussi à BagdadCRITIQUEUN OEIL SUR LA SYRIELa croisade de Poutine en Syrie
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/#5utxjTIo8H18gAMY.99

Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.
 
 
 
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Le monde sous les bombesJeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016 ENQUÊTE Comment Lafarge a exposé ses employés aux rapts en Syrie 8 Le cimentier français a maintenu sa cimenterie en fonctionnement jusqu’en septembre 2014. Les salariés rétifs faisaient l’objet de menaces, voire de licenciements. De 2011 à septembre 2014, en pleine guerre civile, la cimenterie de Jalabiya a fonctionné au prix d’arrangements avec des groupes armés, dont des djihadistes.ENQUÊTE Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie 8



Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).


RÉCIT
Irak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 

Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 

Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —

Les autorités iraniennes ont annoncé le 10 février 2017 le démantèlement près de Téhéran d'une cellule terroriste liée à l'Etat islamique qui cherchait à "saboter" les manifestations liées au 38e anniversaire de la Révolution de 1979.

Avec la conquête d’Al-Bab, la Turquie consolide son influence dans le nord de la Syrie Cette localité est passée jeudi sous le contrôle des forces spéciales turques et de brigades rebelles syriennes, alliées à Ankara dans le cadre de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». Les civils ont payé très cher cette victoire.

 

» Lire aussi - Iran: manifestations de masse contre TrumpLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)

C’est une petite bataille, en termes militaires et un enjeu crucial, en termes géopolitiques. A l’échelle de la guerre en Syrie, la reconquête d’Al-Bab, une bourgade agricole, à l’est d’Alep, contrôlée depuis 2014 par l’organisation Etat islamique (EI), n’a rien d’un épisode-clé. Mais la multiplicité des forces en présence transforme cette opération a priori sans envergure en un test géopolitique majeur. Ankara et ses alliés rebelles assiègent Al-Bab depuis deux mois, dans le cadre d’une vaste offensive conjointe, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », lancée à la fin de l’été, qui a déjà permis de déloger l’EI de Djarabulus et de Dabiq, deux localités proches de la frontière. L’objectif d’Ankara est de se doter dans le nord de la Syrie d’une zone de sécurité, un protectorat qui ne dit pas son nom, débarrassée non seulement des djihadistes, mais aussi des séparatistes kurdes Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),

La Russie est intervenue pour faire cesser des combats dans le nord de la Turquie entre l'armée syrienne et les rebelles syriens soutenus par la Turquie, apprend-on auprès des deux camps.

» Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie

La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

Le rôle du PKK est au centre de la rivalité entre les deux puissances sunnite et chiite.

La prise d’Al-Bab, qui renforce la « zone de sécurité » de la Turquie dans le nord de la Syrie, ne va pas arranger les relations entre Ankara et Téhéran, principal soutien du président syrien Bachar Al-Assad, qui y voit une violation de sa souveraineté. Bien que parrains, avec la Russie, de la trêve imposée en Syrie lors des pourparlers d’Astana, la Turquie et l’Iran voient leurs ambitions régionales respectives s’opposer de plus en plus frontalement. Les deux voisins se sont affrontés verbalement comme jamais ces derniers jours, jetant un doute sur la solidité de l’attelage mis au point dans la capitale du Kazakhstan.

Malgré leurs rivalités ancestrales, Ankara et Téhéran s’étaient toujours gardés d’exposer ouvertement leurs divergences mais, cette fois-ci, la tension est palpable

COMPTE RENDU La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

 

Longtemps à couteaux tirés

Les combats vont mettre à l’épreuve la solidité du rapprochement entre Ankara et Moscou. Tutrices respectives des opposants et du régime syriens, longtemps à couteaux tirés, les deux puissances ont entamé depuis l’été une fragile coopération, qui en l’état actuel de l’échiquier militaro-diplomatique constitue la seule chance de désescalade en Syrie

Il s'agit de la première confrontation entre les deux parties belligérantes qui luttent chacune de leur côté contre l'Etat islamique dans le secteur.

L'accrochage entre forces gouvernementales syriennes soutenues notamment par la Russie et les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), épaulés par Ankara, a eu lieu hier dans un village situé au sud-ouest d'Al Bab, ville tenue par l'Etat islamique.

Un responsable d'une alliance militaire combattant en soutien au gouvernement syrien a confirmé l'accrochage. "Les Russes sont intervenus pour contrôler la situation", a-t-il déclaré sous le sceau de l'anonymat.

On ne sait pas si les heurts décrits par les deux camps ont eu lieu au même endroit que la frappe aérienne russe qui a tué par erreur trois militaires turcs hier.

 

"The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

L'histoire sans fin contre...

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

 Inside Story - Is ISIL embracing a new approach?

 

Source: News agencies

 
Le régime Assad a repris le contrôle de la deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire depuis 2011.En vue des discussions d’Astana, les émissaires de Moscou multiplient les contacts au sein de tous les courants anti-Assad. « Les Russes ne sont pas comme les Iraniens, ils ne croient pas que Bachar Al-Assad puisse redevenir un jour le président de tous les Syriens, expose Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition, régulièrement consulté par des envoyés du Kremlin. Aux opposants, ils disent la chose suivante : “Si vous reconnaissez la souveraineté de l’Etat et la légitimité de Bachar, alors nous vous aiderons à vous constituer en alternative et à gagner les élections.” Ils cherchent des gens susceptibles de cautionner un tel processus, un profil à la Qadri Jamil, mais avec plus de légitimité. »

Après cinq ans de guerre, pourquoi aucune intervention internationale n’a-t-elle arrêté le massacre ? Le point avec lejournaliste Marc Semo.
 Russia proposed the intra-Syrian negotiations in coordination with Turkey and Iran to reinforce a shaky ceasefire.
 
 
Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions. Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.  La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)
 
 
Pour les universitaires Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, « La chute annoncée d’Alep est d’abord le résultat de l’isolement croissant d’une insurrection confrontée à la répression sans limites d’un régime bénéficiant de l’appui de forces étrangères » au premier rang desquelles les Etats-Unis qui souhaitent la victoire de Bachar Al-Assad, et de la Turquie, obsédée par la liquidation du PKK. « Rien n’a pu créer le choc moral qui aurait pu sauver Alep, comme si, au désengagement stratégique des Etats occidentaux, répondait l’abandon de nos valeurs », concluent-ils.

« Espérons que l’histoire ne lui fera pas payer trop vite et trop cher ces énièmes manquements à ses vieilles ambitions humanistes », analyse le politologue François Burgat qui insiste sur le discrédit des Occidentaux : « la mobilisation kurde d’une part et djihadiste d’autre part ont peu à peu borné leurs agendas syriens respectifs. C’est donc sur l’autel de l’irrédentisme kurde et du djihadisme transnational que la révolution populaire syrienne a été très égoïstement sacrifiée ».

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes. 
 
Comment imaginé que cette paix honteuse signé par les russes, le régimes syriens, le gouvernements turcs et une partie de l'opposition modérée va faire arrêter ce cycle de violence débuté il y a 5 ans. La situation est revenu au point de départ avec un gouvernement corrompu, dictatorial et meurtrier au pouvoir,  et alors qu'une population bombardée nuit et jours qui a vu sa famille, ses voisins ou amis massacrés dans des bombardements absurdes" et meurtriers, que la moitié de la population sont des réfugiés internes ou externes, que le tissus sociales et familiales a été rompu alors.... ne voudront pas chercher la vengance.... Elle va prendre d'autres formes plus complexes, et donc plus difficile a arrêter.
 
Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. »
 
Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenica, souligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.

 

 


 
Editorial du « Monde ». Après le rapport d’Amnesty International dénonçant la violence du régime de Bachar Al-Assad, l’ONU devrait ordonner une enquête indépendante De 2011 à 2015, 13 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été pendues dans une prison du nord de Damas. Durant la même période, dans le même établissement, la prison de Saidnaya, des milliers d’autres détenus ont été tués sous les coups, la torture ou sont morts de faim, de soif, de maladie et d’épuisement.

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »

Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français. Le plus triste dans cette affaire est qu’elle ne surprend pas ou à peine. Le plus terrible est qu’elle vient corroborer tant de témoignages recueillis par ailleurs. Même au regard de l’histoire d’une région aussi tourmentée que le Moyen-Orient, la violence du régime de Damas contre sa propre population reste sans équivalent.

Cette violence est au cœur de la crise syrienne, au moins autant que la présence dans le pays des hordes djihadistes d’Al-Qaida ou de l’organisation Etat islamique. La barbarie de ce régime est partie intégrante de cette tragédie. Impossible de fermer les yeux au prétexte rebattu, jusqu’à l’obscénité, qu’« il faut faire avec », car « l’alternative serait pire encore », ou tel autre argument de ce type avancé au nom du réalisme. Mais comment traite-t-on avec un régime qui a massacré des dizaines de milliers de ses compatriotes ? Et comment imaginer l’avenir de la Syrie avec Bachar Al-Assad ? Seuls les Syriens peuvent répondre à ces questions.

« Une politique d’extermination »

L’organisation parle d’une campagne organisée au plus haut niveau de cette dictature. La machine de mort de Saidnaya rappelle le dossier « César ». En 2014, ce photographe légiste a fait sortir de Syrie un stock de 50 000 photos de prisonniers morts de faim, de maladie ou de torture dans les geôles d’Al-Assad.

Qui sont ces milliers de Syriens dont la vie a ainsi été broyée ? Amnesty International dénonce « une politique d’extermination » destinée à écraser par la terreur la moindre dissidence. C’est la logique de ce régime. Il ne peut supporter d’autre opposition que l’islamisme le plus radical, lequel justifie précisément l’existence dudit régime, présenté, à l’intérieur comme à l’extérieur, comme l’ultime bouclier face à la sauvagerie djihadiste. La barbarie des uns entretient celle des autres : telle est l’histoire du drame syrien. Celle d’une complicité dans le crime de masse.

En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. La situation empire chaque jour un peu plus dans la deuxième ville du pays, qui subit les bombardements incessants des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés. L’une des autres guerres, à laquelle ne participent ni Damas ni la Russie, est celle conduite contre lEtat islamique. Là, la coalition que pilote Washington en Syrie marque des points et prépare une offensive contre Rakka, le fief de l’EI. Mais là aussi, c’est le règne des milices pilotées par l’étranger (Turquie, Arabie saoudite etc.). La guerre ne s’arrêtera pas avec la chute d’Alep. Et, ce jeudi 24 novembre, des barils d’explosifs viendront à nouveau tuer et mutiler dans les ruines d’une ville qui fut l’un des joyaux de la région.


EDITORIAL A Damas, un « abattoir humain » au cœur de la crise syrienne 44

 "Le front d’Alep est assez représentatif de l’enchevêtrement de groupes armés aux agendas politiques et aux soutiens internationaux divergents" LE MONDE |

 

 

Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

La conférence d’Astana pourrait accélérer la reconversion des insurgés dans la lutte antidjihadiste. Derrière l’ordre du jour officiel, à savoir la consolidation du cessez-le-feu décrété fin décembre 2016, « ce que la conférence d’Astana va entériner, c’est la fin de l’idée de renversement du régime », constate Assaad Al-Achi, une figure de la dissidence syrienne, qui dirige l’ONG Baytna Syria. « Une nouvelle phase s’ouvre, dont le mot d’ordre implicite sera le recyclage des rebelles dans l’antiterrorisme », poursuit-il. Autrement dit, dans la lutte contre les djihadistes, non seulement de l’organisation Etat islamique (EI), mais aussi du Front Fatah Al-Cham, proche d’Al-Qaida.

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

iAnkara soutient les rebelles mais est associé à Moscou et Téhéran. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, il importe de sortir la tête haute de l’isolement et des impérities diplomatiques qui furent les siennes, lui qui ­assurait, il n’y a pas si longtemps, que les jours de Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. Sa priorité n’est plus de voir le ­tyran de Damas partir, mais d’empêcher l’apparition d’une région autonome kurde dans le nord de la Syrie.

 

Le royaume hachémite est le seul Etat arabe convié aux négociations sur le cessez-le-feu en Syrie organisées par le Kremlin à Astana, au Kazakhstan. Les postes- frontières jordaniens ne rouvriront pas tant que l’armée régulière syrienne n’aura pas repris le contrôle de ses propres terminaux, a ainsi déclaré le chef d’état-major à la BBC. Et les stages de formation que dispense Amman aux insurgés de la région sud visent à les préparer à combattre l’EI et non les forces pro-Damas, a insisté le général.Deux gages qui contredisent la politique de soutien clandestin à l’insurrection, suivie jusque-là par le royaume

Gérées depuis Amman par le Military Operation Center, une cellule de coordination, placée sous l’égide de l’Agence américaine de renseignement (CIA), ces livraisons ont baissé de volume après le début de l’intervention de Moscou en Syrie, à l’automne 2015. En échange, les bombardements russes ont – relativement – épargné les rebelles du front sud. L’intégration de la Jordanie dans le processus d’Astana pourrait conduire à la fermeture définitive de cette filière d’armement. Ce qui ouvrirait la voie, à moyen terme, à la reconquête de la région de Deraa par les forces gouvernementales. Avec la bénédiction tacite de la Jordanie.

COMPTE RENDU Syrie : le difficile exercice d’équilibre de Recep Tayyip Erdogan Marie Jégo (Istanbul, correspondante),  La Jordanie se rapproche de l’axe Moscou-Damas

Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.


Que reste-t-il comme options aux Occidentaux face à un régime syrien, renforcé par sa victoire annoncée à Alep et soutenu par la Russie et l’Iran ?, s’interroge le chercheur Joseph Bahout.

En perdant Alep, la rébellion se retrouve expulsée de la « Syrie utile », l’axe nord-sud qui relie les principales villes du pays, et risque d’être cantonnée à une guérilla rurale. Le régime triomphe mais il est loin d’avoir retrouvé sa légitimité. Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne - Le Monde

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

La guerre n’est pas terminée. Le retour en force de l’organisation Etat islamique (EI) à Palmyre indique combien l’opération de reconquête du régime sera longue. Dans le patchwork d’enclaves encore sous son contrôle, la rébellion compte entre 100 000 et 150 000 hommes en armes. Mais éparpillés, divisés, parfois encerclés, ces combattants sont peu susceptibles de renverser la tendance, favorable à Damas, Moscou et Téhéran.

Le groupe Etat islamique, pourtant absent de la bataille d’Alep, en apparaît comme le principal vainqueur et reprend l’offensive à Palmyre, analyse l’historien Jean-Pierre Filiu. L’historien Jean-Pierre Filiu déplore que la ville syrienne soit toujours sous le contrôle de l’organisation Etat islamique en raison d’un « accord par défaut entre Washington et Moscou ». Soyons clairs résume t'ilc : la chute de Rakka ne règlera pas à elle seule le problème jihadiste en France. Mais tant que Rakka demeure aux mains de Daech, une menace grave pèse sur notre pays. Il est tant d’en tirer enfin toutes les conséquences et de sortir de notre « terrible solitude ». Avant une nouvelle tragédie


Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. »

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en Syrie

La rebellion suite a l'accord russo-turc est en voie d'éclatement, de division : Depuis la chute d'Alep-Est, les combats fratricides se multiplient entre groupes rebelles syriens.

C'est une conséquence de la cuisante défaite subie par les rebelles à Alep-Est fin décembre. Le plus puissant des groupes insurgés non djihadistes, les salafistes d'Ahrar al-Cham, vient de fusionner avec cinq autres factions armées dans leur dernier bastion du nord-ouest de la Syrie. Il s'agit de mieux résister aux attaques que leurs ex-amis du Front Fatah al-Cham, l'ex-branche syrienne d'al-Qaida, ont lancées contre eux après leur évacuation d'Alep-Est, fin décembre. Dans la foulée de leur repli dans la région d'Idlib, où Fatah al-Cham est solidement implanté, celui-ci a accusé certains insurgés d'avoir conspiré pour mieux «isoler» ce groupe classé comme «terroriste» par la communauté internationale.

Les griefs portés par les djihadistes du Front Fatah al-Cham contre les autres rebelles sont nombreux. Ils leur reprochent surtout d'avoir communiqué leurs positions aux Américains

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Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Une nouvelle alliance de factions djihadistes syriennes, qui comprend l'ancien Front al Nosra, a juré d'intensifier le combat contre l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, dans le but de chasser du pouvoir le président Bachar el-Assad.

Hachem al Cheikh, le chef du Hayat Tahrir al Cham, alliance formée au mois de janvier, a également dit, dans son premier discours enregistré dans une vidéo, que ses forces aspiraient à "libérer" la totalité du territoire syrien. "Nous assurons au peuple que nous allons engager une intensification des opérations militaires contre le régime criminel. Nous attaquerons ses casernes et ses positions et mènerons une nouvelle lutte de libération", a-t-il expliqué.

Hayat Tahrir al Cham, qui signifie Organisation de libération du Levant, résulte de la fusion du Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra, naguère affilié à Al Qaïda) et de plusieurs autres groupes. L'alliance djihadiste a enrôlé des milliers de combattants qui ont déserté ces dernières semaines les groupes de l'Armée syrienne libre (ASL, plus modérée), indignés qu'ils étaient par la volonté de leurs dirigeants de prendre part à un processus de paix avec le régime Assad.

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Les affrontements des deux derniers jours entre des rebelles proches du groupe Etat islamique (EI) et une autre faction islamiste dans le nord-ouest de la Syrie ont fait plusieurs dizaines de morts, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces combats opposent le Djound al Aqsa, jugé idéologiquement proche de l'EI, et le groupe Tahrir al Cham (Libération du Levant), nouvelle alliance formée le mois dernier par plusieurs factions dont le Front Fateh al Cham, ex-Front Al Nosra, qui dit avoir rompu avec Al Qaïda.

Les deux factions se disputent le contrôle de ressources et de territoires, principalement dans nord de la province d'Hama et dans le sud de celle, voisine, d'Idlib.

Tahrir al Cham a pris au moins six villages au Djound al Aqsa depuis lundi, précise l'OSDH, qui fait état de 69 morts au total.

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Les djihadistes assurent leur emprise sur l’Est syrien en prévision de la chute de Mossoul, leur « capitale » irakienne. Les djihadistes auraient acheminé  des renforts depuis leur « capitale », Rakka.

A Deir ez-Zor, la grande ville de l’est syrien, nichée dans un coude de l’Euphrate, la guerre d’usure qui oppose depuis deux ans et demi les forces loyalistes aux troupes de l’organisation Etat islamique (EI), tourne lentement à l’avantage des djihadistes. Trois semaines après l’attaque surprise qui leur a permis de couper en deux le secteur sous le contrôle du gouvernement, les hommes au drapeau noir consolident leurs positions. Alors que par le passé, leurs percées étaient suivies d’une rapide contre-offensive, cette fois-ci, l’armée régulière et ses supplétifs n’ont pas regagné le terrain perdu.

Malgré le soutien de l’aviation russe, les combattants pro-Damas ne parviennent pas à rétablir la jonction entre la poche de l’aéroport, au sud-est, qui est vitale pour leur ravitaillement, et les quartiers d’habitations d’Al-Joura et Al-Qoussour, au nord-ouest, qui abritent environ 90 000 civils

 

« Capitale bis de l’EI »

« On a l’impression que Daech veut nettoyer le terrain avant la chute programmée de Mossoul [son quartier général en Irak, que les forces de Bagdad sont en train de reconquérir], poursuit Abou Ahmed. Ses troupes qui reculent là-bas pourraient venir se réfugier à Deir ez-Zor, qui deviendrait ainsi la capitale bis de Daech, à côté de Rakka, plus au nord. »

Selon Deirezzor24, un site d’informations local, l’offensive des soldats du « califat » a été facilitée par deux facteurs : l’arrivée de combattants irakiens, très expérimentés, et le butin de guerre saisi à Palmyre, en décembre 2016. Une vidéo diffusée sur Internet, peu après leur reconquête de la cité antique, 200 km à l’ouest de Deir ez-Zor, montrait des djihadistes en train d’ouvrir des caisses remplies de fusils d’assaut, à l’intérieur d’un campement militaire russe évacué à la hâte.



COMPTE RENDU L’Etat islamique accroît sa pression sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor 14 Benjamin Barthe (Gaziantep, envoyé spécial) COMPTE RENDUL’EI lance une offensive majeure à Deir ez-Zor en Syrie 9 Madjid ZerroukyEn difficulté en Irak, l'Etat islamique progresse en Syrie - Le Monde

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech

 

25/01/2017

Bachar moi ou le chaos

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Alors que la Syrie est en proie à une guerre sanglante qui dure depuis plus de cinq ans, ce documentaire dresse le portrait de l'homme fort de ce pays : Bachar el-Assad. Quel est le parcours de cet homme qui tient une part du destin mondial entre ses mains ? Daech, le djihadisme international, le chaos au Moyen-Orient, la crise des réfugiés : tous ces défis convergent pour partie vers Damas. Bachar est d'abord le produit d'un clan, les Assad. Cette famille rappelle d'autres dynasties terribles comme les Kadhafi ou les Hussein, Tout à leur volonté de survie politique et d'emprise sur leur pays. Bachar a un seul but : perpétuer son implacable pouvoir et celui de son clan sur la Syrie.


 
Bachar moi ou le chaos

« Quand nous serons sûrs que le cessez-le-feu sera effectif, alors nous pourrons passer à une autre étape », a déclaré Mohamed Allouche, le chef de la délégation rebelle forte d'une cinquantaine de membres en tout, très irrité par « l'arrogance » du représentant du régime syrien, Bachar Jaafari, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, qui venait de désigner ses interlocuteurs comme des « bandes terroristes »
 
« Les Russes ont toujours du mal à comprendre qu'il faut gagner les cœurs, mais les opposants, même s'ils ont reçu un grand coup sur la tête avec la perte d'Alep, restent déterminés, et la guerre peut continuer », observe le diplomate européen. « Le risque, poursuit-il, c'est que l'on cherche à imposer aux groupes armés un accord bancal qui serait ensuite avalisé par le Conseil de sécurité, comme Moscou aime le faire », ajoute-t-il.
Les pourparlers, qui doivent reprendre à Genève, le 8 février, restent suspendus à l'issue des discussions d'Astana, qui devaient reprendre mardi en milieu de matinée.

#MOE - "Bachar Al-Assad, un personnage manipulateur et brutal" (Antoine Vitkine)

 

 

A lire La collusion avec les djihadistes - Bachar moi ou le chaos - Dailymotion

Les pourparlers d’Astana sur le conflit syrien ravivent les combats entre groupes rebelles

Si le cessez-le-feu « officiel » est censé être consolidé, les affrontements se sont intensifiés entre rebelles modérés et djihadistes.LE MONDE |

Les pourparlers d’Astana (Kazakhstan) sur la Syrie, coorganisés par la Russie et la Turquie, se sont achevés mardi 24 janvier sur un double résultat : le premier, d’ordre diplomatique, est la déclaration, dans laquelle ces deux pays, ainsi que l’Iran, s’engagent à consolider le fragile cessez-le-feu décrété fin décembre, dans la foulée de la reprise d’Alep-Est par les forces gouvernementales.

Le second, d’ordre militaire, est la reprise des affrontements entre rebelles modérés et djihadistes, dans les provinces d’Idlib et d’Alep, au nord-ouest, et leur brusque intensification, à un niveau jamais vu depuis trois ans. C’est l’une des règles tacites de la crise syrienne : à chaque fois que les combats entre insurgés et loyalistes baissent d’intensité, les hostilités à l’intérieur du camp anti-Assad repartent à la hausse.

L’escalade a débuté lundi 23 janvier, lorsque le front Fatah Al-Cham, l’ex-front Al-Nosra, classé terroriste en Occident – même s’il affirme avoir rompu ses liens avec Al-Qaida, a encerclé une base de Jaïch Al-Moudjahidin, un groupe labellisé Armée syrienne libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection, à l’ouest d’Alep. Dans les heures qui ont suivi, d’autres brigades d’inspiration islamiste ou nationaliste, ont fait l’objet d’attaques des djihadistes, comme Suqqur Al-Cham et Jabha Chamiya, deux unités représentées à Astana.

Au bout de 24 heures, par le jeu des alliances, plus d’une dizaine de localités étaient le théâtre de batailles opposant Fatah Al-Sham et ses satellites (Jund Al-Aqsa, Noureddine Al-Zinki, Liwa Al-Haqq)
 
Bachar, moi ou le chaos

EN REPLAY : Bachar, moi ou le chaos - Télévision - Télérama


Syrie: 5 ans plus tard, Paul Moreira retrouve Ali
 


Syrie la révolution confisquée
 

 

 
Syrie : la révolution confisquée ? | ARTE Info

COMPTE RENDU
TV : « Syrie, la révolution confisquée »
 Christophe Ayad


la publication de Kedistan.

Homs, chronique d'une révolteQuoi encore, la Syrie ?Un ennieme sommet syrien


Syrie : la révolution confisquée ?
 Créé le samedi 14 janvier 2017

Les débats

 

01/12/2016

Syrie, dans l'enfer d'Alep

 

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 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie." Friedrich Dürrenmatt
musique: Harold Berg

 

Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée) 

 "Today 150,000 people are threatened with extermination. We are calling for a halt to the bombing and guarantees of safe passage of all," Brita Haji Hassan said during a trip to Geneva.

24 heures à Alep, reportage exclusif en Syrie - YouTube :

v=atebT28Dt4U 19 mois d'un conflit sanglant et toujours pas la moindre issue de paix en Syrie. Vue la bataille impitoyable que se livrent les insurgés de l'Armée syrienne libre et les forces loyalistes depuis plus de deux mois, à Alep, cette situation ne semble pas en mesure d'évoluer dans l'immédiat

 

"Le soulèvement en Syrie pose des questions dramatiques auxquelles il n'existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies."Nous sommes dans une impasse. L’opposition — ou plutôt les oppositions — est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition"

> "A propos de la Syrie" - Alain Gresh 23 février 2012 - Nouvelles d'Orient  - Les blogs du Diplo

Quoi encore, la Syrie ?

 

.mceHideBrInPre PRE BR { DISPLAY: none }Syrie : images aériennes de la vieille ville d’Alep détruiteLe Monde.fr avec Reuters La reconquête de champs de ruines dépeuplés A lire déjà Quoi encore, la Syrie ?

La population est abreuvée de slogans comme :

  • « La guerre, c'est la paix. »
  • « La liberté, c'est l’esclavage. »
  • « L'ignorance, c'est la force. »

Le président syrien affirme que la défaite des rebelles à Alep marquera un tournant dans la guerre :

« C’est vrai qu’Alep sera une victoire pour nous, mais, soyons réaliste, cela ne signifie pas la fin de la guerre en Syrie (…). Mais ce sera une étape énorme vers la fin [du conflit]. »

Ce slogan, répété à plusieurs reprises, est particulièrement significatif du point de vue du lecteur/spectateur. Il vient heurter la possibilité d'une liberté individuelle.

La ville incarne la tragédie syrienne : des milliers de civils sont pris au piège dans ses quartiers insurgés, cibles de bombardements incessant et sans recours à l’aide humanitaire ; des milliers d’autres partent sur les routes, tentant de fuir les combats

Syrie : posez vos questions sur la situation à Alep LIVE Benjamin Barthe, le correspondant du « Monde » à Beyrouth, va répondre à vos questions sur la bataille d’Alep, qui semble approcher de son dénouement. Syrie : la bataille d’Alep en 23 cartesVisualisez la bataille d’Alep en cartes

Et toujours la population en otage…

Alep, le cri d'alarme - C à vous - 08/12/2016

 

Syrie : à Alep, un carnage parmi les civils en fuite
Des familles tentant de quitter les quartiers est ont été bombardées par des tirs d'artillerie. Ils avaient enfilé leur manteau d'hiver, en prévision des nuits qu'il faudrait peut-être passer dehors. Ils portaient à l'épaule ou tiraient derrière eux de gros bagages, remplis de tous les effets qu'ils n'avaient pu se résoudre à abandonner.Le bombardement a fait 45 morts et des dizaines de blessés, selon les casques blancs, la défense civile de la partie est d'Alep, qui impute ce carnage à l'artillerie gouvernementale. « Ces gens fuyaient la mort, s'indigne un secouriste sur la vidéo. Les déplacés passent par là pour rejoindre la partie ouest de la ville. C'est pour cela que l'endroit a été visé. »

 

Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne).
Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne). HO / AFP

 

Alep « est devenu le summum de tout ce que compte le catalogue d’horreurs en Syrie », s’est ému Stephen O’Brien, qui a fustigé « des règles de la guerre systématiquement bafouées en Syrie ». « Il n’y a plus de limites, plus de lignes rouges », a t-il déploré

L'enjeux d'ALEP est devenu l'enjeux stratégique, politique et  militaire de la / les guerres en Syrie. 

Editorial. ( le Monde)  Des sources crédibles font état de près de 500 000 morts. Le nombre de blessés dépasse les 2 millions. Sur les 22 millions de Syriens, pas moins de la moitié sont considérés comme des « personnes déplacées », à l’intérieur ou à l’étranger. Des villes de plus de 100 000 habitants ont été rasées dans les bombardements et provoqué la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.. Le flot des malheureux qui fuient les combats autour de la deuxième agglomération du pays, Alep, ne tarit pas.

L'escalade de la violence en Syrie, particulièrement dans les quartiers rebelles d'Alep, montre qu'une solution politique à ce conflit "n'est plus une option viable", a indiqué ce mercredi un responsable de l'opposition au régime de Bachar al-Assad. Les rebelles sont en train d'"envisager toutes les options pour défendre le peuple syrien contre l'agression russe" en Syrie, a déclaré dans un communiqué Mouwafaq Nyrabia, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale formation de l'opposition syrienne en exil.

Les images sont cauchemardesques : celles de parents, nouveau-nés dans les bras, émergeant des décombres des dernières frappes aériennes. Les camps de réfugiés aux frontières débordent, en Jordanie comme en Turquie : la machine à fabriquer les djihadistes de demain tourne à plein.


Accélération de l'offensive
« Nous partions à cause de l'injustice, des frappes aériennes, des bombardements, du manque de nourriture, raconte un rescapé sur d'autres images. J'ai perdu ma femme. Ma fille de 11 ans a aussi été tuée. Et j'ai une autre petite à l'hôpital. » Quelques instants plus tard, l'homme est filmé en train d'envelopper ces deux cadavres dans des linceuls en plastique orange, fournis par les casques blancs.

Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep.Bana Al-Abed, 7 ans, raconte depuis plus de deux mois son quotidien à Alep, fait de peur, de bruits de bombardements, de destructions, sur un compte Twitter tenu par sa mère, Fatemah. Les messages sont retranscrits dans un anglais simple et décrivent la difficulté et l’horreur de vivre dans des quartiers assiégés depuis près de quatre mois par l’armée, avec des photos, des petites vidéos, comme une enfant décrirait sa vie normale dans une autre ville.

Le compte Twitter de Bana Al-Abed a été largement médiatisé et, de ce fait, a gagné une audience importante. Elle donne à ceux qui ne sont pas susceptibles de « suivre » ce qu’est la guerre en Syrie une « fenêtre » pour se rendre compte de ce qu’est la vie dans une ville encerclée. Régulièrement, la fillette et sa famille, qui n’ont pas dit où elles habitaient précisément, croient voir leur dernière heure arriver à mesure que l’armée syrienne continue ses bombardements :

Parmi les plus de 350 personnes tuées en une semaine dans l’est d’Alep, près d’une centaine étaient des enfants, selon l’Unicef. Les enfants comme Bana Al-Abed« vivent un cauchemar », a souligné Justin Forsyth, directeur adjoint de l’organisation. Un docteur sur le terrain cité dans le communiqué de l’Unicef ajoute : « La souffrance et le choc que nous avons constatés chez les enfants sont les pires qu’on n’ait jamais vus. »

Les quartiers rebelles d’Alep pourraient être totalement détruits à la fin de l’année si l’armée syrienne, appuyée par son allié russe, poursuit sa vaste offensive, a averti jeudi 6 octobre l’envoyé spécial de l’ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

« Dans deux mois, deux mois et demi au maximum, à ce rythme, la partie est d’Alep risque d’être totalement détruite, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Nous parlons de la vieille ville en particulier, et des milliers de civils syriens vont être tués. »

D’après ses estimations, en plus de ce millier de djihadistes ront Fateh Al-Cham (ex-Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida), 8 000 combattants insurgés « au maximum » assurent la défense d’Alep-Est.

L’armée syrienne et ses milices tiennent désormais près d’un tiers de la partie insurgée d’Alep. La chute de la ville marquerait un tournant dans le conflit.LE MONDE |

Syria’s war: Government forces push into Aleppo's old city

 

"In the past several days an intensive

 

  
Syrie, dans l'enfer d'Alep Ligne de Front

 

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :  

 


Alep, un an après, c'est le portrait d'une ville dévastée qui tente de renaitre dès que les bombardements cessent, c'est le portrait surtout de ses habitants. De ceux qui vivent et qui font la guerre en Syrie.

 

Le Conseil de sécurité est paralysé par le veto russe. Certes Moscou est isolée et même Pékin ne suit plus. Mais elle reste maîtresse du jeu avec son soutien à un régime en passe de reconquérir une bonne partie de la Syrie dite utile. Ce sera une victoire de courte durée qui ne fera qu’alimenter encore un peu plus le djihadisme mais le Kremlin aura réussi à démontrer qu’il est à nouveau incontournable comme à l’époque de la guerre froide.

 

Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube : Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube

 

«Les Américains nous ont demandé si nous voulions partir ou rester, nous leur avons dit que c'est notre ville et que nous la défendrions»

Zakaria Malhifji, un responsable du groupe Fastakim, membre de l'ASL, basée en Turquie

Les revers qu'ils ont subis sont aussi la conséquence des divisions entre groupes rebelles, écrit le correspondant du journal qatarien al-Qods al-Arabi à Alep. «Les groupes ont oublié l'obligation religieuse de s'unir entre eux», explique le journal prorebelle, qui cite un responsable, Abdul Razzak al-Mahdi, se lamentant: «On aurait dû se regrouper en une seule faction comme un mini-État.»

East Aleppo resident: 'They are trying to exterminate my neighbourhood'

 Le pouvoir n’a d’ailleurs pas commenté l’annonce russe.

« Celle-ci est purement médiatique, c’est pour calmer les Américains et la communauté internationale. Mais sur le terrain, les bombardements continuent car le régime ne veut pas donner de répit aux rebelles ou aux civils », estime le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.


Guerre en Syrie : Alep, la chute finale ? (partie 1), (partie 2)

 

DÉCRYPTAGE - pour le figaro "La chute annoncée d'Alep modifiera profondément la donne en Syrie".

La perte d’Alep constituerait pour les insurgés leur pire défaite depuis le début de la guerre : ils ne contrôleraient alors plus que la province d’Idlib, voisine de celle d’Alep, et quelques poches près de Damas et dans le sud du pays.

Pour Damas, le succès des armes paraît désormais tellement certain que le ministre de la «Réconciliation», Ali Haidar, n'hésite pas à parler de «victoire stratégique» pour l'armée syrienne. La chute annoncée d'Alep, dont la vieille ville était entièrement reconquise par l'armée gouvernementale mercredi, sera sans nul doute un «game changer», un événement qui modifiera profondément la donne en Syrie. Le premier gagnant est Bachar el-Assad, l'allié de Moscou et de Téhéran, celui qui au début de la guerre a vidé les prisons de ses djihadistes afin qu'ils distillent leur poison dans l'opposition syrienne. En septembre 2015, le régime de Damas a été sauvé par l'intervention militaire de la Russie. La conquête d'Alep, la deuxième ville du pays, qui fut sa capitale commerciale avant la guerre et qui était jusque-là l'un des rares centres urbains tenus par les rebelles 

«L'effet des armes russes commence à se faire sentir sur le territoire syrien» Haut responsable militaire

Benyamin Nétanyahou, qui se rendra lundi à Moscou pour partager ses inquiétudes avec Vladimir Poutine, pointe les risques de bavure aérienne et redoute un renforcement du Hezbollah.Que le déploiement de troupes et de matériel militaire russes dans l'ouest de la Syrie ait été dévoilé, fin août, par la presse israélienne, ne doit à l'évidence rien au hasard.

 

Exclusive: Russia's Secret Soldiers Fighting In Syria


"On nous a amené ici, on était quatre. Qu'est-ce qui était le plus important pour nous? L'argent, bien sûr. Tout le monde cherche de l'argent facile. Et nous, nous nous y sommes décidés", a confié le mercenaire à la chaîne.

L'appui militaire russe décisif aux forces syriennes Alors que la reprise en main d'Alep-Est par le régime s'amorçe, les pertes russes s'accumulent sur le terrain  La liste des pertes russes en Syrie s'est sensiblement allongée ces derniers jours sur fond d'assauts russo-syriens redoublés sur les quartiers est d'Alep. Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi le décès du colonel ... 

En Syrie, la Russie prépare déjà l’après-Alep Des unités spéciales tchétchènes, envoyées en Syrie, vont être chargées d’une mission de police militaire. LE MONDE |

Des dizaines de soldats suréquipés s’apprêtant à embarquer sur une piste aérienne sont apparus dans une vidéo rendue publique le 6 décembre et diffusée, jeudi, par un site Internet lié au ministère de la défense, et par des médias russes.

« Ramzan, qu’est-ce tu fais ? Rouslan, t’as décidé d’y aller ? », entend-on sur la bande. « Oui, j’ai décidé d’y aller », répond un militaire. « Qu’Allah vous protège », poursuit la voix.

Filmés par un téléphone portable, ces hommes, qui s’exprimaient en langue tchétchène, appartiennent aux bataillons « est » et « ouest » établis sur la base russe de Khankala, à l’est de Grozny, la capitale de la Tchétchénie, une république autonome de Russie à majorité musulmane. Tous arborent des bérets rouges et un nouvel insigne sur leur bras, « MP », pour police militaire.

Selon Pavel Felgenhauer, un analyste spécialisé dans la défense, Moscou chercherait ainsi à endosser un rôle de pacificateur et redorer en Russie le blason d'un Vladimir Poutine par ailleurs confronté au conflit en Ukraine

Il y a cent ans, une crise locale avait dégénéré en conflagration générale, parce que les « petites torches » des conflits, que dénonçait Jaurès juste avant sa mort , avaient fini par allumer l'incendie

Syrie, le cessez-le-feu de la honte

Un énième accord sur un cessez-le-feu a été conclu entre Russes et Américains en Syrie. Les circonstances entourant les discussions ne sont toutefois guère meilleures que celles des accords précédents et rien n’incite à l’optimisme. (...) 

Tous ces évènements confortent les sunnites de ces pays dans l’idée d’être les victimes d’une guerre visant à les écarter. La passivité face aux crimes de Bachar al-Assad a contribué à renforcer l’idée d’un parti pris contre les sunnites et à donner naissance à un sentiment de haine inédit au sein de la population syrienne, convaincue que ni Américains ni Européens ne souhaitent réellement voir les Syriens accéder à la liberté demandé en 2011 .Aujourd’hui, ces deux puissances négocient entre elles, en l’absence total de cadre légitime, des partis concernées et avec le mépris le plus total du droit international. Ils ont ainsi torpillé toute chance d’application de la résolution 2254 de l’ONU qui prévoyait de mettre en place un gouvernement de transition et  une nouvelle constitution, avant de procéder à des élections libres a lire Un ennieme sommet syrien

A lire UN OEIL SUR LA SYRIESyrie, le cessez-le-feu de la honteUN OEIL SUR LA SYRIEHistoire(s) de Daraya : 2001-2016 (6), Aid group for Palestinians in Syria warned Yarmouk's "humanitarian situation is going from bad to worse" http://aje.io/qs6k

Cliquez ici pour agrandir l'infographie

WAR & CONFLICT

Where is the next battleground in Syria?

The Syrian government celebrates the retaking of Aleppo, but is it enough to secure the final victory?

War & Conflict, Middle East, Syria's Civil War, Battle for Aleppo, Bashar al-Assad

 

The capture of all of Aleppo is President Bashar al-Assad's biggest success since the war in Syria began almost six years ago.

It is a crushing defeat for opposition fighters who have been forced to retreat.

Does Assad have enough manpower and weapons to protect the territory his forces have retaken while at the same time trying to win back more areas?

Presenter: Hazem Sika

Guests:

Louay Safi - chairman of the Syrian American Council and a former spokesman for the Syrian National Coalition

Pavel Felgenhauer - Russian military and defence specialist

Michael Horowitz - director of intelligence at the geopolitical consultancy, Prime Source

Source: Al Jazeera News

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C’est dire que l’irruption actuelle des Gardiens de la Révolution d’Iran représente un basculement majeur, d’autant qu’elle s’accompagne de la participation massive de milices pro-iraniennes, libanaises, irakiennes et même afghanes.

Téhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Depuis la mi-novembre, des milices chiites étrangères, forces de choc indispensables au régime de Bachar Al-Assad, participent à la reconquête des quartiers rebelles d’Alep.

movement fighting a Saudi-led military coalition in Yemen.

Ces groupes accompagnent l’armée régulière syrienne, usée par plus de cinq ans de lutte, et opèrent de façon autonome, sous commandement général iranien. Téhéran, leur parrain, a maintenu les capacités du camp loyaliste en finançant et en armant ces mercenaires, tout en noyautant l’armée et les milices syriennes. 

Alep brûle
 

 

 Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (3/3,Alep Syrie, vivre avec la guerre)La décision de L'Assemblée qualifie l'Etat islamique de "génocidaire" est hypocrite, car  la résolution ne faisant pas référence "aux centaines de milliers de victimes du régime syrien" ni aux bombardements de la ville d'Alep, en Syrie.

 

Alex Younger,  le chef du MI6 (service de renseignement extérieur).qui prononçait jeudi son premier grand discours public depuis sa nomination en 2014, a ajouté que la Russie cherchait à anéantir les opposants au régime de Bachar al Assad en transformant la Syrie en un désert humain. Selon lui, la Russie et Assad empêchent toute victoire sur le groupe Etat islamique et rendent illusoire toute perspective de fin de la guerre civile en considérant tous les adversaires du régime comme des "terroristes".

"La Russie et le régime syrien cherchent à tout transformer en désert, et appellent cela la paix. C'est là une tragédie humaine déchirante", a dit le patron du MI6. "Nous ne pourrons être à l'abri des menaces qui proviennent de ce pays tant que la guerre civile n'aura pas pris fin", a-t-il continué.

Syrie: 26 combattants prorégime tués par l'EI, 22 civils par des raids aériens

L’EI s’approche à nouveau de la ville syrienne de Palmyre L'EI, qui occupe d'importantes régions du pays, contrôlait auparavant plusieurs villes de la province de Homs, dont l'ancienne cité de Palmyre, avant d'en être chassé ces derniers mois.Depuis, il ne domine plus qu'une vaste zone désertique de l'est de la province mais lance régulièrement des attaques contre des positions isolées de l'armée, y compris les champs pétroliers, difficiles à protéger. Des attaques simultanées menées par les djihadistes près des champs pétroliers et gaziers de Mahr et Chaar, ainsi qu'ailleurs dans la province", a précisé l'ONG.

"L'EI a réussi à s'emparer de sept checkpoints et d'autres positions tenues par les progouvernementaux qui ont été forcés de se retirer au milieu de violents combats", a-t-

Le groupe djihadiste État islamique (EI) qui poursuit son offensive près de la ville antique de Palmyre, dans le centre de la Syrie, a indiqué une ONG Le Monde.fr avec AFP et Reuters | .Il s'agit d'un sérieux revers pour Damas face à ses ennemis djihadistes qui mènent une guerre extrêmement mouvante dans le désert, faite de harcèlement contre l'armée, avant de se retirer lorsque celle-ci contre-attaque.

La capacité de Bachar el-Assad à regagner le contrôle de la Syrie est loin d'être acquise, car la violence de l'opposition contre le gouvernement et son désir de vengeance ne feront que grossir. Mais la chute d'Alep ne signe pas la fin de la guerre, seulement son entrée dans une nouvelle phase. Cette dernière passera sans doute, pour le pouvoir, par la nécessaire sécurisation des ...

La reprise de la cité antique dimanche, ainsi que la lenteur de la reconquête de Mossoul par les Irakiens, peut être considérée comme des victoires militaires pour les djihadistes, après de nombreuses défaites ces derniers mois, notamment en Libye. Le gouvernements syriens et ses milices sont incapables de garder durablement des positions " gagnés" et s'en remettent a des bombardements aveugles sur les civiles Syrie: raids meurtriers sur un secteur tenu par l'EI21 civils tués dans des frappes contre Raqqa

Ce revers dans une ville où Vladimir Poutine avait organisé un concert symphonique en mai pour en célébrer la libération, illustre la difficulté de l’armée de Bachar Al-Assad, engagée dans la reconquête d’Alep, à combattre sur plusieurs fronts en même temps, en dépit du soutien aérien de la Russie et celui au sol de milices chiites libanaise, irakienne et iranienne.


Au-delà de Palmyre, l’EI agrandit sa zone d’influence dans la province de Homs, presque entièrement sous contrôle de l’armée syrienne. A 250 kilomètres de là, l’EI est solidement implanté dans la ville de Deir ez-Zor et ses alentours, où il assiège 80 000 habitants pris au piège depuis juillet 2014 dans une enclave contrôlée par Damas. Une zone d’où il peut acheminer des renforts, et où seraient arrivés ces derniers temps des militants en provenance d’autres régions où il perd du terrain.

Offensive de l'EI près de Palmyre en Syrie LIRE AUSSI:»Syrie : Palmyre de nouveau encerclée par Daech, »100 millions de dollars pour le patrimoine en danger Syrie/Palmyre: combats entre l'EI et le régimeL'armée syrienne envoie des renforts à Palmyre

 

Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition — ou certaines de ses composantes, notamment le CNS — n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir. Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie. 
 
La Situation deviendrait alors incontrôlable car il n'y aurait une impasse diplomatique aux conflits. Nous verrions un recrutement accéléré des organisations terroristes comme Daesch ou le Front Al Nosra, première bénéficiaire de l'abandon des pays européen dans le conflit et de l'échec d'une transition diplomatique.Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une ( multiple ) guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime)
 

Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le

Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.

 
En attendant, des gens meurent…
 
 
Marc Robine - Le Pieu

 Battle for Aleppo, Aleppo Bombing, Middle East

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Documentaire - Le crépuscule des Assad (Syrie - Arte)

 

Syrie - Dans l'enfer de la répression :

 

Source "A propos dela Syrie"« Burning Country »La contestation

 

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COMPTE RENDU La petite Syrienne de 7 ans qui tweete en direct la destruction de sa maison à Alep 6 Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep. Syrie : la rébellion s’effondre à Alep  

 COMPTE RENDULes milices chiites en première ligne dans la bataille d’AlepTéhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Louis Imbert (Erbil (Irak), envoyé spécial)

 Quoi encore, la Syrie ? 19/11/2016 15:52

Alep Syrie, vivre avec la guerre Créé le jeudi 01 décembre 2016, SYRIA'S CIVIL WAR Aleppo locals say bombing goes on despite 'suspension' Syrie : les leçons du martyre d’AlepLa bataille stratégique d'ALEP

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