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18/10/2013

l'effondrement du SMI

 

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Chèr-e-s camarades et lecteurs

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. les 6 théories du complots...

 

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation. La finance imaginaire

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.

 

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction. (....). présentation du groupe , Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi : Mis sur Facebook, mon blog , Merci la "crise" ! , Chine. Le nouvel empire , Le trône et l'autel

 

 

Dossier d'été: l'austérité

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

 

chronique,daniel mermet,la bas.org,la finance imaginaire,finance,société,lobbies,oligarchies,lien politique et multinationale

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

 

la photo de Franck Leclere.

 

En 30ans, alors que la masse salariale a été multipliée par 3,6 ,  les dividendes distribués aux actionnaires l'ont été par 20 !!! STOP aux éxonérations de cotisations sociales. les pigeons, c'est nous!

 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.
  2. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

 

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent. Paradis fiscaux , Capitalisme : Les "Paradis"...

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, àemprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

cycle de vie d'une bulle , Les bulles nous... , Un indicateur de krach inédit"

 

Source : Dr. Jean-Paul Rodrigue, Dept of Global Studies & Geography, Hofstra University (libre traduction de l'auteur)

 

 Graphique du VIX

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

 

On a beau accuser la spéculation, les paradis fiscaux, l’opacité et le manque de contrôle de l’industrie financière – en particulier des hedge funds–, la menace de dépression, voire d’effondrement qui pèse sur l’économie mondiale n’est pas due au manque de contrôle ; elle est due à l’incapacité du capitalisme de se reproduire. Il ne se perpétue et ne fonctionne que sur des bases fictives de plus en plus précaires. Prétendre redistribuer par voie d’imposition les plus-values fictives des bulles précipiterait cela même que l’industrie financière cherche à éviter : la dévalorisation de masses gigantesque d’actifs financiers et la faillite du système bancaire.

 

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système Source : blog Citizen Khane,citoyenactif , Service de la dette, Journée du dépassement Terre

 

les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables.

La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d’autres rapports sociaux. En leur absence, l’effondrement ne pourrait être évité qu’à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d’une économie de guerre. La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer. »

 

 

 

La forme barbare nous est déjà familière. Elle prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, dominées par des chefs de guerre, par le pillage des ruines de la modernité, les mas - sacres et trafics d’êtres humains, sur fond de famine. Les trois Mad Max étaient des récits d’anticipation. Une forme civilisée de la sortie du capitalisme, en revanche, n’est que très rarement envisagée. L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire « changement de mentalité », mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie,d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production et modes de vie passe pour « irréaliste », comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable.

 

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

humour 112.jpg

 

2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d’abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s’est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination desproduits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l’offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins. C’est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer. CapitaCapitalisme : Le triomphe de l'argent roi : Mis sur Facebook, mon blog, L'argent sans foi ni loi 2

 

Manipulation des cours de l'or... dissimulation des chiffres officiels... et autres écrans de fumée... "ils" tentent par tous les moyens de vous cacher :

L'effondrement du
système monétaire international !


Ce que vous allez découvrir dans ce message est hautement polémique. Personne -- ni les banques centrales, ni les Etats -- n'a intérêt à ce que ces informations soient rendues publiques.

 l'effondrement du système monétaire international.... Le système monétaire basé sur le dollar est mort.

La confiance est rompue.

Wikileaks 1

Une pyramide de Ponzi au coeur de l'actuel système monétaire international !

Peu de gens se rendent compte de ce qui se passe réellement dans les coulisses de la scène monétaire internationale. On n'avait pas vu une telle défiance face à la souveraineté américaine depuis des décennies... qui se justifie malheureusement jour après jour, à mesure que l'on découvre des cadavres dans les placards :

Souvenez-vous en 2013, l'Allemagne a demandé qu'on rapatrie son or des banques américaines et françaises... Pour ce qui est de l'or contenu dans les coffres de la Fed, 300 tonnes sur les 8 000 tonnes officiellement détenues ont été auditées.

Dans combien de temps le dollar ne vaudra-t-il
plus rien ?

En avril 2013, un article du célèbre journal britannique Financial Times révélait les résultats d'un sondage réalisé auprès de banques centrales pesant plus de 7 000 milliards de réserves de change en dollar :

Quatre cinquièmes des personnes interrogées ont pointé du doigt la politique agressive de Quantitative Easing menée par les Etats-Unis et l'Europe. Les rendements trop bas et la perte de valeur des devises traditionnelles les ont fait changer de stratégie : alors qu'elles étaient autrefois vendeuses d'or, elles sont devenues acheteuses.

Graphique politique monétaire des Banques centrales

Cette réorientation historique -- illustrée par le graphique de mon complice Cyrille Jubert ci-dessus -- donne lieu à des réactions en chaîne :

Chine... Russie... Inde... Bangladesh... Philippines... Arabie Saoudite... Thaïlande... Biélorussie... Venezuela... Sri Lanka... Ile Maurice... Mexique... Bolivie... Colombie... Corée du Sud... Turquie... Kazakhstan... Tadjikistan... Serbie... Ukraine... Mongolie... Malte... Grèce... Argentine... Les banques centrales d'Asie, du Proche-Orient et d'Amérique latine -- augmentent leurs réserves d'or.

Selon le Telegraph : "Les banques centrales dans le monde entier ont acheté plus de lingots (en volume) l'année dernière [en 2012] qu'à n'importe quel moment depuis près d'un demi-siècle. "

 

Chute des cours de l'or depuis un an : manipulation des banques centrales occidentales !

 

Wikileaks 2

Wikileaks a publié ce câble provenant de l'ambassade américaine à Beijing et datant de 2009. Intéressant puisqu'il nous donne une vision que nous n'avons pas en Occident : celle des Chinois quant aux manipulations des cours de l'or.

 l'Occident manipule les cours de l'or pour conserver leur hégémonie mondiale. Autrement dit, l'or devrait coter bien plus qu'il ne vaut actuellement.

En effet, l'or et le dollar sont corrélés, au moins dans les faits. Une hausse rapide du cours de l'or est un indice de perte de confiance dans le dollar, comme valeur refuge. Le taux de change du dollar en serait affecté, et la bulle obligataire américaine exploserait, semant la panique.

Alors la Fed et la BCE ont trouvé la parade : faire passer aux acheteurs l'envie d'acquérir de l'or par une manipulation des cours à la baisse -- et cela peut prendre des allures plus ou moins discrètes...

 

Avec une telle quantité -- équivalant à 16 millions d'onces ou 24 milliards de dollars -- le marché considère que l'offre est soudainement abondante, et le cours chute.

 

Cette opération a fait perdre 73 $ à l'or dans la journée, soit une "perte" délibérée de plus d'un milliard de dollars, la plus forte en trois décennies. Qui d'autre qu'une banque centrale -- capable d'en imprimer autant -- peut se permettre de perdre une telle somme d'argent ?

Selon le GATA, le Gold Anti-Trust Action Commitee (organisation à but non-lucratif créée en 1999 dont l'une des principales missions est de mettre en évidence les manipulations des cours de l'or par les banques centrales et les gouvernements), il n'y a pas de doute, l'objectif de ce genre de manipulation est de "cacher la mauvaise gestion du dollar américain afin qu'il conserve sa fonction de monnaie de réserve du monde." -- et toujours selon cette organisation  :

 

"Lorsque tout le monde aura compris que les banques centrales étouffent le prix de l'or, son prix pourrait monter jusqu'à 3 000 $, 5 000 $ l'once, voire plus".

 

Et figurez-vous que ce genre d'opération n'est pas réservée à l'or ; le prix de l'argent-métal aussi subit de telles manipulations. Pourquoi ?

Tout simplement parce que le jour où les banques centrales comprendront que les Etats-Unis et l'Europe sont en faillite et ne peuvent pas rembourser leurs dettes, alors elles se jetteront sur l'or... et quand il n'y aura plus d'or, elles se jetteront sur l'argent.

 

Tout ce que je vous révèle aujourd'hui est tenu secret mais cela ne pourra pas durer. D'autant que la riposte chinoise ne se fait pas attendre -- et je m'étonne chaque jour que personne ne remarque cet éléphant dans le magasin de porcelaine !

 

Et figurez-vous que ce genre d'opération n'est pas réservée à l'or ; le prix de l'argent-métal aussi subit de telles manipulations. Pourquoi ?

Tout simplement parce que le jour où les banques centrales comprendront que les Etats-Unis et l'Europe sont en faillite et ne peuvent pas rembourser leurs dettes, alors elles se jetteront sur l'or... et quand il n'y aura plus d'or, elles se jetteront sur l'argent.

Tout ce que je vous révèle aujourd'hui est tenu secret mais cela ne pourra pas durer. D'autant que la riposte chinoise ne se fait pas attendre -- et je m'étonne chaque jour que personne ne remarque cet éléphant dans le magasin de porcelaine !

 

Patiemment, la Chine fait des réserves d'or, pour préparer "l'après-dollar"

Le 2 décembre 2010, ce titre est apparu sur le site internet du Financial Times : "Les importations en or de la Chine multipliés par cinq".

Si les gens avaient compris ce que cela signifiait vraiment, cela aurait provoqué un cataclysme immédiat sur les cours de l'or... mais à ce moment-là, personne n'en a pris conscience.

Un an plus tard, un autre titre émerge parmi les dépêches de l'agence de presse Reuters : "Record d'importations d'or depuis Hong Kong", et là encore, aucune réaction. Chacun semble plus préoccupé par la rubrique faits divers...

Dernièrement, un autre site d'information financière -- tout aussi réputé puisqu'il s'agit de Bloomberg -- a déclaré :

"Les importations chinoises sont telles que le pays pourrait être le plus gros consommateur. " Et figurez-vous qu'une fois encore...

... Personne n'a semblé s'émouvoir d'une telle information.

Mais petit à petit... la Chine fait main basse sur les réserves d'or du monde entier. En seulement 12 mois, la Chine aurait acheté et importé plus de 627 tonnes d'or.

C'est plus que la totalité des réserves de la banque centrale européenne.

Je répète : en seulement 12 mois, la Chine a importé l'équivalent des réserves d'or de la Banque centrale européenne.

Selon les chiffres du FMI, la Chine détiendrait 1 054 tonnes d'or : laissez-moi rire !

Pour commencer, ce chiffre date de 2009 -- c'est la dernière fois que la Chine a révélé officiellement le montant de ses réserves de métal jaune.

Or depuis 2009, les importations d'or chinoises ont grimpé en flèche : 40 tonnes en 2009, 120 tonnes en 2010, 420 tonnes en 2011… et 834 tonnes en 2012 !

Si on additionne tout cela au chiffre de 2009, les réserves seraient donc -- au bas mot -- de 2 468 tonnes d'or au début de l'année 2013.

Mais ce n'est pas tout !

Ce ne sont là que les importations : il faut leur ajouter la production interne de la Chine elle-même. Si l'on en tient compte, le chiffre estimé se monte à 3 927 tonnes. C'est nettement supérieur aux 3 391 tonnes de l'Allemagne, deuxième plus gros détenteur "officiel" au monde.

Ce n'est qu'un début. En effet, la Chine a investi ces 10 dernières années des milliards de yuans dans l'exploration et l'exploitation de ses mines d'or...

 A  lire : Le Shutdown américain, La sortie du capitalisme ? , les spin-offs , La révolution technologique

Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free , Le néolibéralisme, stade suprême ? - Cairn.info , LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? : citoyen actif


 

01/11/2012

La dévaluation monétaire mène à la dévaluation sociale

Chèr_e-s camarades,
 
 * Dévaluation - (Économie): Définition : Définition
Une dévaluation monétaire se caractérise par une dépréciation du taux de change d'une monnaie par rapport à une devise de référence et donc par une perte de pouvoir d'achat.

 crise,finance,paupérisation,la dévaluation monétaire,la dévaluation sociale,interview,économieDylan Grice, analyste à la Société Générale, déclare que jamais depuis le début de sa carrière il n’a été plus inquiet pour l’avenir.

Il ne craint pas uniquement la panne du système financier, mais également un effondrement de la société dans son ensemble. “La dévaluation monétaire mène à la dévaluation sociale”, dit-il.

Quand la population ne peut plus faire confiance à la devise, la confiance dans la société tout entière… et les uns dans les autres… commence à s’effriter.

Vers la très grande panne du système économique et financier ... - agoravox : " Comme anticipé par LEAP/E2020 en Février dernier dans le GEAB N°42, le second semestre 2010 est bien caractérisé par une aggravation brutale de la crise marquée par la fin de l’illusion de reprise entretenue par les dirigeants occidentaux1 et les milliers de milliards engloutis par les banques et des plans de « stimulation » économiques sans efficacité durable. Les prochains mois vont dévoiler une réalité simple mais particulièrement douloureuse : l’économie occidentale, et en particulier celle des Etats-Unis2, n’est jamais vraiment sortie de récession3. Les sursauts statistiques enregistrés depuis l’été 2009 n’ont été que les conséquences passagères d’une injection massive de liquidités dans un système fondamentalement devenu insolvable à l’image du consommateur américain4 (....)

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Lorsque les autorités commencent à tricher sur la monnaie… tous les autres s’y mettent aussi. Voici ce qu’en dit Bloomberg :

Près de 2 400 personnes ayant bénéficié d’allocations chômage en 2009 faisaient partie de foyers dont les revenus annuels se montaient à un million de dollars ou plus, selon le Service de recherches du Congrès [américain]“.

Ce rapport a été publié après qu’environ 1,1 million de personnes sont arrivées au bout de leurs allocations chômage durant le deuxième trimestre 2012 [...]. Il est envisagé de supprimer de tels paiements aux personnes à hauts revenus, alors que les régulateurs américains tentent de contrôler un déficit estimé à 1 100 milliards de dollars pour l’exercice fiscal prenant fin le 30 septembre, avec un taux de chômage national à 8,1%”.

“[...] Les 2 362 personnes dans ces foyers millionnaires représentent 0,02% des 11,3 millions d’Américains ayant déclaré des allocations chômage en 2009, selon le rapport d’août. 954 000 autres ménages gagnant plus de 100 000 $ durant le pire ralentissement économique depuis la Grande Dépression ont également déclaré avoir reçu des allocations chômage”.

▪ Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Occident
Nous ne critiquons personne. Au fond d’eux-mêmes, les gens ne sont pas vraiment plus avides ou plus corrompus aujourd’hui qu’ils l’étaient auparavant. Mais désormais, c’est le système tout entier qui a viré à l’aigre.

Lorsque la monnaie devient factice, tout le reste suit. Dylan Grice :

Je suis plus inquiet que jamais au sujet des nuages qui s’amassent aujourd’hui (ce qui pourrait être le plus parfait indicateur contrarien qu’on puisse espérer…). J’espère qu’ils passeront sans tempête, mais je crains que les prochaines décennies ne soient caractérisées par un Grand Désordre de la sorte de ceux qui ont défini des époques et marqué des générations entières”.

Vous voulez plus de preuves de “dévaluation sociale” ? Dylan écrit :

Les 99% accusent les 1%, les 1% accusent les 47%, le secteur privé accuse le secteur public, le secteur public le lui rend bien… les jeunes accusent les vieux, tout le monde accuse les riches… mais bien peu remettent en question les idées qui sous-tendent le gouvernement ou les banques centrales”…

Nous avons vécu la plus grande hyperinflation de crédit de l’histoire, dit-il. Comme nous l’avons souligné à maintes reprises, ce programme est essentiellement un programme de transfert… pour faire passer les actifs des classes moyennes vers les riches.

A présent, ce sont les banques centrales et les gouvernements qui distribuent la nourriture. Naturellement, ceux qui sont le plus proches de ces institutions — les initiés, les as de la finance, les soutiens de campagne… et les riches plus généralement — obtiennent les plus grosses portions. Tout ça est ensuite censé couler vers le reste de la société. Mais ça n’arrive jamais.

Keynes lui-même reconnaissait cet effet. Voilà ce qu’il en disait :

Par un processus d’inflation continu, les gouvernements peuvent confisquer, secrètement et en cachette, une part importante de la richesse de leurs citoyens. Par cette méthode, non seulement ils confisquent, mais ils confisquent de manière arbitraire ; et quand bien même le processus appauvrit beaucoup de gens, quelques-uns s’en trouvent tout de même enrichis”.

Cette inflation monétaire… cette inflation du crédit (on n’est pas encore à des niveaux élevés d’inflation des prix à la consommation — du moins pas officiellement) fait passer l’argent vers les actionnaires et les investisseurs obligataires. Les classes moyennes n’ont pas progressé, en termes de revenus ou de valeur nette, depuis près de 20 ans. Et le nombre de pauvres augmente… avec une quantité sans précédent d’Américains bénéficiant de bons alimentaires.

Ce n’est pas là le genre de choses qui nourrit la cohésion sociale ou le bonheur commun. Cela cause plutôt du ressentiment, de l’envie… et de la tricherie de masse.

Source : La dévaluation monétaire mène à la dévaluation sociale

Pour une dévaluation fiscale : L'idée d'un choc de compétitivité, c'est-à-dire d'un transfert de la charge du financement de la protection sociale des entreprises vers la contribution sociale généralisée (CSG) combinée à d'autres impôts de type TVA ou taxe environnementale, fait débat, y compris entre économistes se réclamant de l'héritage "keynésien"

PDF]  GUIDE PRATIQUE D'ÉVALUATION - Cepal

 
Conclusion : Cette annalyse d'un néolibéraux ( néolibéralisme,) est intéressante pour comprendre les mécanisme de la "crise", " contration du système capitaliste", même si son objectif est de mettre en cause les institutions étatiques ( banque centrale, etats ...) pour éviter de remettre en cause le système capitaliste ( néolibéral) généraliser. Même en difficulté, il existe de nombreux garde fous  (sommet européen, , plan" sauvetage) pour éviter qu'il s'effondre de lui même. La  baisse tendancielle du taux de profit pronostiquait par Karl Marx est arrivé dans les années 70 en Europe d'ou une réorganisation du marché du travail ( privatisation de la sécurité)

19/05/2012

Le pacte budgétaire

 

Bonjour à toutes et à tous!

 

 

 

Hollande, vrai changement?
Tu peux voter, pétitionner, débattre à la télé, ou gamberger sans te bouger, mais...C’est dans la rue qu'çà s'passe – compagnie jolie môme

«
Si les états, c est la même chose,
après c est la politique ils mènent qui diffère
ne pas confondre état et gouvernement
^^ »

le pacte budgétaire,plan de "sauvetage",l’oligarchie des incapables,baisse tendancielle du taux de profit,karl marx,keynesJ'ai vu qu'Hollande avait gagné les élections. Les mesures d'austérité seront donc prises par la gauche

 François Hollande dans la cour des grands : Consultez en ligne, Téléchargez en PDF(Réservé aux abonnés),

Téléchargez en PDF(Réservé aux abonnés) :

 

le pacte budgétaire,plan de "sauvetage",l’oligarchie des incapables,baisse tendancielle du taux de profit,karl marx,keynes

• Chaos politique en Grèce, crise de l’euro, intervention en Afghanistan… des dossiers brûlants attendent le nouveau président.
• Encore mal connu hors de France, il aura l’occasion de se frotter aux grands de ce monde lors des prochains sommets du G8, de l’Otan et du G20, prévus pour avant l’été.
• Il devra y faire oublier Nicolas Sarkozy, apprécié à l’étranger pour son esprit d’initiative.

 

-          La divergence franco-allemande

-          Les 3 scénarios possibles

 « Avec l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante en France, les divergences franco-allemandes qui pouvaient être latentes ici ou là vont ressortir au grand jour. Ainsi, nous risquons fort de faire face à une aggravation de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, le nouvel épisode grec de vide politique post-électoral ne faisant que dégrader un climat psychologique déjà détestable... »

Dans une série de lectures synthétisées, je vais donc vous proposer d'analyser ces divergences « profondes » autour de trois sujets afin d'estimer leurs conséquences prévisibles sur l'évolution d'un certain nombre d’impact économiques et sociaux. Aujourd'hui : la divergence quant au pacte budgétaire.

Deux positions opposées

La chancelière allemande fait de la rigueur budgétaire en Europe un axe incontournable de sa politique économique rappelant que la croissance économique doit être assise sur une croissance appuyée par des réformes structurelles plutôt que sur des dettes.

Le président élu français, François Hollande, sera certes accueilli "à bras ouverts" lors de sa première visite en Allemagne, qui a eu lieu hier soir, avait dit Mme Merkel lors d'une conférence de presse. Elle a ajouté : "Nous travaillerons bien et de façon intensive ensemble". Pour l'Allemagne, cela revient à se montrer inflexible sur le pacte budgétaire européen que le nouveau président français veut amender en lui intégrant un volet croissance (« entendez par là croissance keynésienne par la demande contrairement une croissance par l'offre et les réformes structurelles  » qui ont échoués).

Et Angela Merkel d'ajouter : "Il n'est pas possible de tout renégocier après chaque élection car dans ces conditions l'Europe ne fonctionne plus".

« On sait que les marchés ont besoin de croissance économique pour que les actifs dits risqués performent ; mais qu'ils ont aussi besoin d'une gestion rigoureuse des deniers publics pour que les actifs assis sur la solvabilité des émetteurs soient assurés. » Il leur faut donc :

  • privilégier les « bonnes dépenses publiques » – à savoir celles qui sont rentables et favorisent la croissance ;
  • favoriser les bons impôts (d'un point de vue macroéconomique s'entend) – à savoir ceux qui favorisent l'investissement en capital-risque et ceux qui n'alourdissent pas le coût du travail en détaxant par exemple les facteurs de production susceptibles d'être délocalisés.

Examinons donc les conséquences de ces différences "culturelles" franco-allemandes sur les marchés financiers. Trois scénarios lus.

Dans le premier scénario qui portait sur le maintien de politiques budgétaires rigoureuses, mais « adoucies » par différents leviers, notamment monétaires au secours de la croissance. Ce scénario est estimé par des économistes avoir le plus de chance de se réaliser (60%

Dans le deuxième scénario, qui n'est donc pas celui que je privilégie, mais qui consiste en un changement de cap économique de l'Allemagne: un changement de cap économique de l'Allemagne ( 20%).

Et enfin dans le troisième scénario, je vous parlerai du troisième et dernier scénario possible : les attaques spéculatives sur les dettes souveraines, entraînant la sortie de l'Allemagne... ( 2O%)

SCENARIO 1 : le maintien de la rigueur budgétaire   et des politiques monétaires et de change « au secours de la croissance »

Hollande est déjà entrain de revoir ces promesses ( et programme) : Déjà, il n'est plus question de création de postes ex-nihilo mais de redéploiements à effectifs constants dans la fonction publique, au nom de l’excuse que la situation de son prédécesseur est trop lourde. Vendredi, Hollande en en relativisé le coût (500 millions d'euros par an sur cinq ans soit 2,5 milliards d'euros au total) en le rapportant aux «75 milliards d'euros d'exonération fiscale accordés aux plus riches». «Je veux préparer l'avenir», a-t-il redit

 On peut imaginer un deal franco-allemand intégrant la BCE qui maintiendrait des politiques budgétaires rigoureuses. Avec cependant de légères inflexions sur le degré de rigueur imposée en adaptant celle-ci à l'état des finances publiques nationales et à la soutenabilité de cette rigueur par les économies concernées.

Les adaptations de la politique de rigueur

Cela donnerait donc :

  • mise en place d'une politique budgétaire modérément restrictive pour « les pays vertueux » (répondant au dogme néolibérale)  que sont l'Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande ;
  • mise en place d'une politique budgétaire très restrictive pour des pays tels que la France, l'Espagne et l'Italie "condamnés" à rester dans la zone euro ;
  • enfin, traitement particulier pour la Grèce (….)  ;
  • sur le change, ce QE à l'européenne affaiblira l'euro fortement avec chute de l'euro/dollar dans une zone 1,10/1,15?

Les trois leviers pour compenser cette rigueur – et leurs conséquences

Afin de compenser une politique budgétaire globalement très restrictive à l'échelle globale de la zone, on peut imaginer que deux leviers seront largement utilisés :

1) une "dévaluation" implicite de l'euro contre les autres grandes devises ((….)  : « L'appréciation du yen, favorisée par le maintien d'une forte aversion au risque sur les marchés financiers, et l'appréciation du dollar, favorisée par l'absence probable de futurs assouplissements quantitatifs et par la diminution des déficits de la balance de paiements courants, viendront appuyer ces scénarios de dévaluation de l'euro ».

2) Toujours dans le souci de compenser le caractère extrêmement restrictif des politiques budgétaires, la BCE garantira plus ou moins explicitement le maintien d'une politique monétaire accommodante (…) .

3)En enfin, avec ce scénario, une remontée des taux obligataires des emprunts d'Etat de la zone euro et ce,malgré une politique budgétaire rigoureuse et le maintien de taux courts très bas (je finalise d'ailleurs une série d'articles sur le krach obligataire qui nous attend d'ici la fin 2013) :

Evaluation de  la probabilité que ce scénario politique et économique se réalise à 60%.

Demain, nous envisagerons le deuxième scénario possible : un changement de cap économique de l'Allemagne:

SCENARIO 2 : changement de cap économique de l'Allemagne

De l'inflation, de la stimulation salariale et budgétaire ? Pas très allemand... mais pas si irrationnel que cela d'un point de vue économique.

Position vis-à-vis de l'inflation

L'Allemagne serait-elle prête à tolérer un peu plus d'inflation comme certaines rumeurs l'évoquaient la semaine dernière ? Elle disait pouvoir accepter une inflation intérieure de 3%. Cela voudrait dire que l'Allemagne accepte que son inflation nationale soit ponctuellement supérieure à la moyenne européenne – ou plutôt, que de nombreux pays aient une inflation en dessous de cette moyenne.

Cela ne serait officiellement pas en contradiction avec le mandat de la BCE qui a un objectif d'inflation à 2% dans la zone euro prise globalement. Cette vision des choses reviendrait à créer, dans un système de monnaie unique, une dose d'appréciation réelle du change en Allemagne et de dépréciation réelle pour des pays de la zone en déficit de compétitivité.

En tout cas, le président de la Banque centrale allemande Jens Weidmann a démenti formellement que son institution puisse tolérer un peu plus d'inflation pour contribuer à améliorer la situation de la zone euro. Il a affirmé "c'est un chemin dangereux, nous ne devrions pas répéter les erreurs des années 1970. L'inflation est socialement injuste, (et) ne permet pas de sortir de la crise». Voilà qui est dit pour ce qui est des institutions officielles.

Position vis-à-vis des salaires

Si la Bundesbank n'est pas prête à tolérer plus d'inflation en Allemagne pour créer un mécanisme d'ajustement réel du change, l'économie allemande sera-t-elle pour sa part prête à provoquer ce réajustement par des hausses de salaires généralisées ? « Dans bon nombre de pays occidentaux, l'excès d'épargne des entreprises correspond à des taux d'autofinancement supérieurs à 100%. Ceci signifie que leurs profits dépassent leurs besoins d'investissement ».

On sait que l'Allemagne jouit d'une situation de « vrai modèle » sur ce sujet. Les excédents d'épargne des entreprises (donc les profits non encore utilisés) n'ont pas la destination que l'on connaît au Japon (accumulation d'actifs financiers improductifs) ou aux Etats-Unis (distribution de dividendes élevés, rachat de leurs actions pour améliorer leurs ratios de rendement sur fonds propres). Ces excédents commencent à être réemployés en augmentation de pouvoir d'achat pour les salariés.

Alors, que penser de ces prémisses de changement d'un directionnel économique en Allemagne ? Plusieurs éléments ont "fuité" dans ce sens ces derniers jours. Or, pour l'heure, il ne me semble pas imaginable que la Bundesbank revienne sur ses positions anti-inflationniste. Par ailleurs, si l'on peut imaginer ici ou là des accords de revalorisation des salaires, il semble difficile d'anticiper, dans une économie libérale, la mise en place d'augmentations de salaires systématiques et généralisées. Surtout que l'Allemagne n'est pas non plus complètement tirée d'affaire.

Pour ces réserves, la probabilité de ce scénario de politique économique et d'évolution des marchés à 20%.

En deux mots, si ce scénario se matérialisait, il aurait des impacts inflationnistes forts et donc des conséquences sur les taux longs ; l'euro chuterait également contre les autres grandes devises, de manière assez similaire, même si les raisons en seraient différentes.

.Aujourd'hui, analysons un ultime scénario,  mais qui a quand même une chance de se réaliser.

SCENARIO 3 : la sortie de l'Allemagne de la zone euro

C'est le scénario où rien de ce qui a été évoqué auparavant ne se réalise. C'est un peu le scénario catastrophe puisque rien n'aura abouti sereinement :

  • pas d'acceptation par le nouveau gouvernement du pacte budgétaire en l'état ;
  • donc pas d'accord tacite pour accepter une forte dépréciation de l'euro ;
  • la BCE refuse d'assouplir un peu plus sa politique monétaire ;
  • la Bundesbank refuse de donner du lest à sa discipline anti-inflationniste ;
  • les entreprises allemandes refusent de rogner, même légèrement, sur leur compétitivité en augmentant la masse salariale ;
  • on ne modifie en rien les statuts de la BCE et on refuse d'assouplir ses fonctions à un modèle plus proche de ce que la Bank of England ou la Fed peuvent faire. Pas de solution donc pour monétiser la dette. D'ailleurs le patron de la Bundesbank – encore lui – a indirectement admonesté notre nouveau président en considérant qu'il était dangereux de vouloir toucher aux statuts de la BCE, au pacte budgétaire européen ou de créer de la dette. C'est dit.

Ce scénario revient donc à installer durablement la crise des dettes souveraines dans l'actualité économique et financière et à rendre non soutenables, d'un point de vue économique, social et politique, les nécessaires politiques de rigueur.

Impact sur les dettes souveraines : un krack obligataire

Les choses se compliqueraient encore plus si de nouvelles attaques étaient lancées sur les dettes publiques italienne et espagnole : leurs taux de rendement à 10 ans seraient propulsés alors vers 7%, niveau clé qui transformerait une crise de liquidité en début de crise de solvabilité.

Il faudra alors également surveiller la France de près car nous aurions un retour possible de la "prime de risque politique". Tandis que l'Italie a vu son BTP à 10 ans grimper à l'automne jusqu'à 7, 5% –  en partie parce qu'il y avait une forte défiance vis-à-vis du précédent gouvernement –, la dette publique française pourrait faire l'objet d'attaques spéculatives des marchés après l'élection présidentielle portant les taux des emprunts de l'Etat français dans une zone 4,5/5,5% On atteindra sans doute les 5/5,50% dans le cadre d'un krach obligataire généralisé concernant toutes les dettes publiques.

Nous replongerions alors 20 ans en arrière à l'époque des crises du franc au sein du SME entre 1992 et 1995. (PDF]  4.2.2. Le Système monétaire européen : les limites)  Sauf qu'aujourd'hui, ces crises seraient remplacées par un violent krach obligataire sur les papiers d'Etat français... avec les mêmes prétextes des marchés : le manque de crédibilité budgétaire du pouvoir politique (il y a 20 ans pour parachever la construction monétaire européenne, aujourd'hui pour réduire la dette et sauver ce qu'il reste de "sauvable" de la zone euro. « Dans ce scénario, la coexistence deviendra impossible au sein de l'Union européenne monétaire entre le modèle de spécialisation économique industrielle des pays d'Europe du nord et celui d'Europe du sud (France comprise) basé sur les services souvent non exportables ».

La  sortie de l'Allemagne

On sait que cette hypothèse est quasi-unanimement rejetée à partir de l'argument suivant : si l'Allemagne – qui dispose d'actifs extérieurs importants dans les pays du sud – sortait de la zone, elle devrait alors faire face à de violentes dépréciations d'actifs en euro. Oui, car la monnaie européenne serait fortement dévalorisée face à un nouveau mark allemand. Les banques allemandes, déjà limites en termes de solvabilité, seraient dans une situation catastrophique car elles devraient accuser de très lourdes dépréciations de leurs engagements.

Nous évaluerons à nouveau dans un prochain papier les avantages/inconvénients d'une sortie de l'Allemagne en comparant :

  • les "inconvénients" : perte de PIB due à la perte de compétitivité ; coûts d'une recapitalisation des secteurs banques et assurances consécutive aux fortes dépréciations d'actifs ;
  • les "avantages" : non accroissement de la dette publique allemande (pas de participation à de nouveaux plans de sauvetage d'Etats et de systèmes bancaires de ces Etats via le FESF et le MES) ce qui, pour l'Allemagne est quand même une priorité.

Ce scénario possible avec une probabilité de 20% également. C'est peu, mais si l'on regarde les conséquences et les impacts gravissimes que cela aurait sur la zone euro dans son ensemble et pour la France, ces 20% font froid dans le dos.

Bref, de nombreuses réjouissances en perspectives, vous l'aurez compris un système néolibérale blessé, qui mort et nous entrainent inexorablement dans sa chute !

la globalisation financière , Dans la tête de la finance, Renflouages cachés, Libéralisation selon Monti, 5 scénarios catastrophe...

 

 

 
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