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06/10/2016

L'oeil de Moscou -

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En si peu de mots .....

Ce monsieur avait tout compris ! Nous sommes tous le changement...

La Relève et La Peste

L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes, texte et gros plan

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"La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter."

- ALDOUS HUXLEY

 Tout a déjà été (bien) dit, mais peu de choses se sont améliorées de ce côté là . :-(

 n La Russie attend toujours la reprise économique

Après deux ans de crise, la Russie attend toujours la reprise: son économie a confirmé pendant l'été sa progressive stabilisation sans renouer avec la croissance, espérée pour cette fin d'année mais prévue faible pour longtemps.Cette récession, accompagnée d'une envolée des prix, a porté un coup dur au pouvoir d'achat des Russes, notamment les plus modestes.
Encore trois ans difficiles -
 
Des pans entiers de l'économie russe (banque, pétrole, défense...) restent visés par des sanctions qui compliquent leur financement. Un assouplissement reste très incertain malgré l'arrivée au pouvoir dans plusieurs pays occidentaux de dirigeants jugés plus sensibles aux arguments de Moscou, tels Donald Trump aux Etats-Unis.Les autorités russes reconnaissent par ailleurs que, faute de réformes de libéralisation et de diversification, la Russie ne parviendra pas à renouer avec des taux de croissance nécessaires pour assurer sa modernisation, les dépenses sociales ou encore le financement de son armée engagée actuellement en Syrie et appelée à renforcer sa présence face à l'Otan.

 

Russie tu votes, n’en fait pas tout un cirque ! Le 4 décembre, les Russes vont élire un nouveau Parlement. Tandis que Russie Unie est au pouvoir depuis une décennie, il se pourrait que le parti réduise son nombre de sièges au sein de la Douma. Le parti centriste pourra tout de même être galvanisé par le retour aux affaires de Vladimir Poutine, candidat à l’élection présidentielle de mars 2012, après avoir « jonglé » avec l’actuel chef de l’État, Dmitri Medvedev. Mais dans les coulisses du cirque politique, un chœur de protestation commence à s’énerver. Alors que plus de 60% des sympathisants de Russie Unie sont des femmes et que Poutine devient de plus en plus populaire auprès des jeunes eurasiens, de plus en plus de journalistes, d’activistes et d’étudiants prennent la parole, principalement à travers les réseaux sociaux. Le Premier ministre est même attaqué directement, depuis qu’un large public l’a copieusement sifflé. Fini le pain et les jeux. Mais à quand la sortie de trapèze ?

 La semaine prochaine, France 3 va diffuser un documentaire sur Vladimir Poutine et la Russie qui va faire jaser. En effet il s’agit d’un véritable travail journalistique, dis donc ! Afficher la suite Russie : vers une nouvelle guerre froide ? - Vu du Droit En savoir plus VUDUDROIT.COM

 

Les visées sur l'Europe, en utilisant des mouvements d'extrême droite pour imposer ces intérêts économiques et sa vision rétrogrades de la société.

Front National : L'oeil de Moscou - Spécial Investigation - YouTub

 

 

 Poutine avance ces pions en Syrie, en Europe de l'est et aux USA en s'appuyant sur des relais de confiance

L'ambassadeur russe auprès des Nations unies a indiqué aujourd'hui s'être plaint auprès du secrétaire général Ban Ki-moon de critiques onusiennes contre les populistes, tout en niant que sa démarche était liée au fait que Donald Trump avait été visé par ces remarques.

Selon Vitali Tchourkine, le Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a outrepassé ses compétences officielles en critiquant le mois dernier les responsables politiques populistes. Zeid avait notamment cité le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump ainsi que le dirigeant néerlandais d'extrême-droite Geert Wilders. Il avait appelé à barrer la route à de tels "démagogues". "Il devrait se limiter aux droits de l'homme", a relevé M. Tchourkine auprès de journalistes. "Il ne devrait pas critiquer des chefs d'Etat ou de gouvernement étrangers au sujet de leurs politiques. Ce ne sont pas ses affaires". Il a dit avoir fait part de son mécontentement à Ban Ki-moon lors d'un entretien privé, et que son homologue à Genève avait fait de même directement auprès du responsable des droits de l'homme. Et précisé que Donald Trump n'avait pas été mentionné dans ces conversations.

M. Zeid avait considéré que M. Wilders avait beaucoup de points communs avec M. Trump, ainsi qu'avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, la dirigeante du parti français d'extrême-droite Marine Le Pen et l'ex-dirigeant du parti britannique europhobe Nigel Farage. "Je faisais référence aux autres hommes politiques", a insisté l'ambassadeur. "Au sujet de Trump, ce sont les Etats-Unis qui auraient dû se plaindre car cela voudrait dire qu'il (Zeid, NDLR) interfère avec leur campagne présidentielle", a souligné M. Tchourkine.
 
Le Système Poutine, Créé le dimanche 25 septembre 2016

Royaume-Uni : May s'attaque à l'immigration

Les entreprises seront poussées à embaucher en priorité des Britanniques.

Correspondant à Londres«Si vous avez perdu votre emploi à cause de l'immigration, la vie ne semble pas juste.» Dans son discours de clôture du congrès du Parti conservateur, mercredi, à Birmingham, Theresa May s'est adressée aux 17 millions de Britanniques «ordinaires» qui ont mené la «révolution tranquille»du Brexit, pour les assurer qu'elle était de leur côté. «Les gens ont voté pour le changement. Et le changement va venir», a-t-elle promis. En tête de ses priorités: la réduction des aides sociales et de l'intégrations des réfugiés. 

 La CIA rend son rapport. Une évaluation secrète de la CIA conclut que la Russie a interféré dans l’élection présidentielle américaine pour aider Donald Trump à l’emporter, rapporte vendredi le Washington Post, qui s’appuie sur des responsables ayant pris connaissance de ce rapport.

Après la crise ukrainienne, le conflit syrien a fait voler en éclats les tentatives de rapprochement entre les États-Unis et la Russie. Profitant de la faiblesse américaine, Vladimir Poutine impose son tempo, et la tension diplomatique s'exacerbe. 
nLe siège, de Remy Ourdan - le 22 mars sur Arte  Trois adolescentes qui vont danser dans les caves de Sarajevo.
  

Les visées de Moscou

 La Russie envisage de rétablir une présence militaire au Vietnam et à Cuba, où elle disposait de bases, rapportent aujourd'hui des agences de presse russe citant Nikolaï Pankov, vice-ministre de la Défense.

Les deux minorités font front commun contre les discriminations en vue des législatives.La minorité polonaise de Lituanie joue la carte russe selon Le Monde 

Les juges d'instruction ont renvoyé en procès le Front national et deux de ses dirigeants, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh, dans l'enquête sur des soupçons d'enrichissement frauduleux aux frais de l'Etat lors des campagnes législatives et présidentielle de 2012

Autriche: l'extrême droite renforce ses liens avec Russie unie

La formation d'extrême droite autrichienne FPÖ a annoncé avoir conclu aujourd'hui un contrat de coopération avec le parti Russie unie du président Vladimir Poutine, offrant à celui-ci un nouveau relais en Europe occidentale.

Le texte, signé à Moscou par le patron du FPÖ Heinz-Christian Strache et des dirigeants de Russie unie, prévoit une coopération accrue "à différents niveaux, de la jeunesse et des étudiants aux organisations régionales en passant par les questions internationales", selon un communiqué du FPÖ. M. Strache a appelé à cette occasion à une levée des sanctions internationales "dommageables économiquement et inutiles" qui frappent la Russie depuis l'invasion de la Crimée en 2014. Le secrétaire général adjoint de Russie unie, Sergueï Jelezniak, a de son côté dit vouloir "contribuer au renforcement du partenariat entre nos partis et nos pays", notamment dans le domaine des "valeurs traditionnelles".

Cette signature marque une nouvelle étape dans le rapprochement de Russie unie avec différents mouvements souverainistes et d'extrême droite en Europe occidentale. Elle intervient également à un moment où plusieurs ténors aux Etats-Unis et en Europe, dont le président américain élu Donald Trump et le candidat de droite à la présidentielle française François Fillon, plaident pour un rapprochement avec Moscou. M. Strache était accompagné à Moscou par plusieurs membres de l'état-major du FPÖ dont Norbert Hofer, qui a obtenu 46,2% des voix au second tour de la présidentelle autrichienne début décembre.

» L'Autriche dit non à l'extrême droite

 

Pour une très large partie du monde politique occidental, Vladimir Poutine est un président «infréquentable», mais pas pour Marine Le Pen. Depuis qu’elle a pris la présidence du FN, celle-ci ne cesse en effet de faire des appels du pied au président de la Fédération de Russie. Son opération de séduction a marché. Depuis près de quatre ans, le FN de Marine Le Pen et la Russie de Vladimir Poutine dansent front contre front. La présidente du FN a été reçue pluisieurs fois officiellement à Moscou, tandis que des émissaires du Kremlin sont envoyés dans les grands rendez-vous politiques du Front national. Par ailleurs, plusieurs millions d’euros sont arrivés directement de Russie dans les poches du FN. Raphaël Tresanini a mené l’enquête sur les raisons de ce rapprochement.

L'objectif commun du Kremlin et de l'extrême droite allemande est de faire barrage à la réélection de la chancelière l'an prochain selon le Figaro.

«Merkel en Sibérie, Poutine à Berlin»: le slogan est devenu un classique des manifestations populistes, encore scandé lundi dernier par les agitateurs venus perturber les célébrations de la fête nationale à Dresde. La capitale saxonne, ville-bastion de Pegida, hébergea le lieutenant-colonel du KGB Vladimir Poutine et sa famille à la fin des années 1980. Devenu le maître du Kremlin, il suscite la nostalgie dans les rangs de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) et des néonazis, qu'il invite à l'occasion dans «sa» ville de Saint-Pétersbourg. Avec Angela Merkel, les relations ont été cordiales jusqu'à ce que la chancelière se mette en travers de sa route en Ukraine. Au cours d'un appel téléphonique, la semaine dernière, la chancelière a une nouvelle fois pressé le président russe «d'œuvrer en faveur de la stabilisation du cessez-le-feu et la mise en place effective du traité de Minsk».

 

 

 

 

 

 au coeur du goulag moderne

Vingt ans après la chute de l'URSS, le goulag n'a que changé de nom. Le système pénitentiaire russe conserve les usages de l'époque : discipline militaire, humiliations, administration toute puissante, traitements dégradants allant jusqu'à la torture. Avec le retour au pouvoir de Vladimir Poutine, tous les opposants sont menacés de se retrouver emprisonnés sous des prétextes souvent fallacieux.

Ce film terrifiant, version longue d'un reportage de vingt-six minutes diffusé mi-novembre dans Envoyé spécial, nous fait sillonner la Mordovie chère à Gérard Depardieu. Ce « coin oublié de Dieu », selon une ancienne détenue de retour sur cette « terre de l'horreur »

Ce film terrifiant, version longue d'un reportage de vingt-six minutes diffusé mi-novembre dans Envoyé spécial, nous fait sillonner la Mordovie chère à Gérard Depardieu. Ce « coin oublié de Dieu », selon une ancienne détenue de retour sur cette « terre de l'horreur ». une augmentation inquiétante du nombre de prisonniers politiques.

Mais le pire reste le traitement qu'on leur inflige ( ..)

En savoir plus Russie, au coeur du goulag moderne Découvertes par Madeleine Leroyer , Elise Menand

Russie Au Cœur Du Goulag Moderne ( Tout Savoir ) - YouTube

 

 

La paix belliqueuse

 

Les dossiers cafebabel dessus :

Papa Poutine ou père fouettard ? Les jeunes russes désunis par cafebabel.pl

Booh-tine: le Premier ministre russe hué en public par English language version of cafebabel.com

Poutine et les jeunes russes : « Pourquoi je l'apprécie en tant que président » par English language version of cafebabel.com

Stratégie 31 et indignés russes : nouveau cocktail Limonov ? par cafebabel.com

« Khodorkovski » : de la prison au cinéma par n- ost

Papa Poutine, pour Noël je voudrais une Union eurasienne par Virag Gulyas

01/10/2013

Le Shutdown américain

Nous avons à peine eu le temps de souffler après l'annonce d'un report (sine die ?) du ralentissement du QE par Ben Bernanke le 16 septembre que voici déjà l'économie américaine est repris dans la tourmente et les sueurs froides.

Shutdown : 800.000 fonctionnaires mis au chômage technique Les lois et réglementations régissant les shutdowns («fermetures») des services administratifs distinguent les agents fédéraux «essentiels», maintenus à leur poste, parfois sans être payés, des «non-essentiels», placés en chômage technique.

En cause... la dette américaine et le fiscal cliff. Et hier soir, les Etats-Unis ont pris en pleine figure non pas une falaise mais un mur. Assez conséquent en plus.

L'exercice budgétaire américain 2014 commençait cette nuit, à minuit (heure locale). Qui dit nouvel exercice budgétaire dit budget. Or le Congrès n'est pas parvenu à approuver celui proposé par la Maison Blanche.

Au coeur des discussions, cristallisant l'opposition entre républicains et démocrates, la réforme du système santé instaurée par Barack Obama (Obamacare) en 2010. Une réforme qui continue de créer des vagues alors, qu'à partir d'aujourd'hui, il sera ouvert à des millions d'Américains jusque-là privés d'assurance-maladie.

Le Congrès américain a provoqué le «shutdown» de l'État féderal et la mise au chômage technique de 800.000 fonctionnaires. Le président dénonce la «prise en otage» de tout le pays.
» Les secteurs touchés par le shutdown

Entre la Chambre des représentants (à majorité républicaine) et le Sénat (démocrate), c'est la guerre depuis plus de deux ans.

Un conflit qui a aujourd'hui franchi une étape supplémentaire. En conséquence de l'absence de consensus au Congrès, le gouvernement américain a dû se résigner à se placer en situation de shutdown, à savoir la mise au chômage technique de plus de 800 000 fonctionnaires. Sont concernés les postes considérés comme "non indispensables "(les fonctions régaliennes -- justice, sécurité -- ainsi que la santé sont en très grande partie préservés).

Reste que selon Goldman Sachs, le shutdown coûtera environ huit milliards de dollars par semaine à l'économie américaine. Et selon le Financial Times, les coupes automatiques qui sont entrées en vigueur en mars dernier après les précédents échecs d'accords sur le budget ont coûté 240$ à chaque Américain.

Faut-il s'en inquiéter ?
Pas plus que cela, du moins à court terme. Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis sont paralysés par un shutdown (le dernier date de 1995) et, pour le moment, ce sont essentiellement les services publics qui sont concernés. D'ailleurs, le CAC 40 ouvrait même en légère hausse ce matin...

Le président américain, Bill Clinton (au centre), lors d'une rencontre avec le représentant républicain de Géorgie, Newt Gingrich (à gauche), et le leader républicain du Sénat, Bob Dole, le 31 décembre 1995, à Washington.

Aujourd'hui l'enjeu est plus concret: le Tea Party veut carrément démanteler la réforme fétiche d'un président Obama dans son dernier mandat. Les deux camps ne se parlent pas. John Boehner, leader républicain de la Chambre basse, ne contrôle pas ses troupes. L'économie américaine est bien plus fragile. Et le plafond de la dette publique doit absolument être relevé avant le 17 octobre, pour éviter un invraisemblable défaut de paiement du Trésor


Sans sous-estimer les conséquences économiques, et tout particulièrement si les fonctionnaires mis au chômage technique ne se voient pas payés de manière rétroactive, c'est plus le 17 octobre qui m'inquiète.

A cette date, une décision sur le relèvement du plafond de la dette devra être prise et comme l'ont prouvé les événements récents, républicains et démocrates vont encore avoir un mal fou à s'entendre. Sans accord entre les deux principaux partis, les Etats-Unis se trouveraient en situation de défaut de paiement sur leur dette.

"'Même si les Etats-Unis ne font défaut que brièvement, ce serait compris par les marchés comme le signe qu'on ne peut faire confiance au gouvernement pour rembourser son dû', souligne Millan Mulraine, du groupe financier canadien TD Securities, interrogé par DealBook, un blog financier du New York Times, cité par Le Monde.

"Et si on se souvient du soulagement que cela avait été lorsqu'un accord fut enfin trouvé, in extremis, le 31 décembre dernier (les indices s'étaient alors envolés), inutile de vous dire qu'en cas d'impasse, la chute pourrait être brutale",

Et effectivement, pour les Etats-Unis, la plus grande menace consisterait à perdre la confiance des marchés et tout particulièrement des acheteurs étrangers de bons du Trésor. L'enjeu est tel qu'il me semble assez improbable que le Congrès laisse advenir un défaut de paiement.

Qu'est-ce que cela signifie ?
Que nous entrons dans une nouvelle période de remous, encore exacerbée par un retour de flamme de la crise politique en Italie. Silvio Berlusconi, jamais en mal d'une idée saugrenue pour s'éviter la prison et la perte de son mandat de sénateur, a exigé non seulement la démission des 188 parlementaires de son parti (PDL) mais surtout celle des 5 ministres affilié au PDL et membres du gouvernement d'Enrico Letta (gauche). Si bien que l'actuel président du Conseil en est réduit à devoir demander un vote de confiance devant le Parlement.

Une instabilité politique dont se serait bien passée l'Italie, menacée par sa dette et dont le PIB a reculé pour la huitième fois consécutive en septembre et atteint -2,1% sur un an au deuxième trimestre...

Pour aller plus loin aujourd'hui : les banques européennes font encore parler d'elles... et l'Obamacare aussi !
- La nouvelle intervention probable de la BCE en faveur des banques européennes et des risques qu'elles représentent encore pour la stabilité européenne. : "Les prêts aux ménages et aux entreprises ont reculé de 2% en août, ce qui prouve que les banques ne jouent pas le jeu en termes de crédit malgré toutes les mises en garde et argent facile qu'elles ont eu afin de justement pouvoir continuer à prêter. Or à cause de leur inaction actuelle, il y a un réel danger de credit crunch".

signes de (légère) reprise en Europe : "La semaine dernière, je vous avais parlé de l'indice PMI Composite de la Zone euro qui, à 52,1, était au delà des attentes. J'y vois un léger signe d'amélioration parce que d'autres indicateurs vont dans le même sens : le climat de confiance des affaires en France est passé de 91 à 94.".

Le tout aussi léger recul du chômage dans la Zone euro (et ce pour la première fois depuis 2011) va dans le même sens.

Cependant, : "Ne nous gargarisons pas sur l'Europe, la croissance y reste très faible. Et il y a quelques problèmes qu'il ne faut pas oublier". Cf. l'Italie par l'exemple.

- Enfin, revient sur l'Obamacare... et son coût politique et social : "C'est là que la bataille pour -- ou contre -- Obamacare prend tout son sens. Il s'agit de distraire le public des vrais sujets d'inquiétude sociétaux comme le creusement abyssal des inégalitésou la mainmise des banques sur les grandes orientations fiscales et budgétaires.

Car une Amérique qui soustrait les plus riches à l'impôt s'enfonce dans le piège de la dette. C'est une Amérique encore plus dépendante de ceux qui la financent... et le même raisonnement vaut pour la classe moyenne qui ne parvient plus depuis longtemps à boucler ses fins de mois ou à financer des études pour la génération montante".

 En savoir plus :

La sortie du capitalisme ?

Journée du dépassement Terre

Jeux de pouvoirs

Un héros ordinaire

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

Silence au pauvre !

Terrorisme d'État

 

 

22/04/2013

La Guerre de l'ombre

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Cyber-attaque contre Téhéran - Le Monde diplomatique :

A la veille des négociations d’Istanbul sur le programme nucléaire iranien, en janvier 2011, des révélations fracassantes paraissent dans la presse : le virus informatique Stuxnet qui a affecté l’Iran aurait été mis au point en Israël avec l’aide des Etats-Unis. Ciblant des infrastructures industrielles, cette attaque présage-t-elle une nouvelle ère de cyberguerre ?

 

par Philippe Rivière, mars 2011

 

« Un nouveau Tchernobyl ! » En ce début de 2011, M. Dmitri Rogozin, l’ambassadeur russe auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), fait sensation en demandant l’ouverture d’une enquête sur Stuxnet, le virus informatique qui a attaqué les installations nucléaires iraniennes au cours des derniers mois. Ce virus, affirme-t-il, aurait pu conduire à une explosion thermonucléaire à Bushehr, la centrale de production d’énergie nucléaire située au sud du pays.

Une hypothèse « virtuelle [et] complètement infondée », répond l’expert en sécurité allemand Ralph Langner, auteur en septembre de la première étude complète sur ce virus. « Tout d’abord, Stuxnet ne ciblait pas Bushehr. » C’est en effet Natanz, où sept mille centrifugeuses enrichissent de l’uranium, qui est touchée. « Et même dans ce cas, il n’aurait pu interagir avec les systèmes du circuit primaire [au contact de la radioactivité] (1). »

 

Les Allemands en question sont ceux de la firme Siemens, qui fabrique les systèmes informatiques de supervision industrielle (dits « Scada ») employés dans l’usine de Natanz. Selon certains scénarios, après s’être diffusé à travers la planète, notamment en Inde et en Indonésie, Stuxnet aurait fini par pénétrer sur le site de Natanz à travers la clé USB infectée d’un de ses fournisseurs russes.

- Assassinats de physiciens

- Le piratage est un sport de combat

 

A Washington, où l’on garde un vif souvenir du piratage de la messagerie de Google par les Chinois (vraisemblablement), le président demande un bouton lui permettant de couper tout Internet, ultime ligne de défense en cas de « cyberattaque provenant de l’étranger ». L’Estonie, qui a fait les frais en 2007 d’une telle agression non élucidée (mais dont tout laisse penser qu’elle provenait de la Russie), héberge désormais le Centre d’excellence de l’OTAN pour la défense cybernétique

par Philippe Rivière, mars 2011

 

 Fiche du film La Guerre de l'ombre

scène avec jamal kadah Ad la guerre de l'ombre.avi - YouTube,

 

 

La guerre de l'ombre
 Cécile Chevré

 

 

Cécile Chevré, rédactrice de Défis & Profits

 

C'est une guerre de l'ombre qui se mène aujourd'hui, en toute discrétion, mais dont les ravages, bien réels, coûtent des milliards de dollars chaque année

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Depuis quelques années, derrière chaque conflit, qu'il soit ouvert ou larvé, se tient la menace de cyber-attaques voire de cyber-guerre. Les exemples ne manquent pas

.

Dernier en date, la montée des tensions entre la Corée du Nord d'un côté, et son voisin du Sud et les Etats-Unis de l'autre. Alors que la Corée du Nord annonce être prête à lancer des attaques contre les Etats-Unis, ceux-ci préparent la riposte avec l'arrivée de navires de guerre et le déploiement d'un système de missiles antibalistiques dans le Pacifique

.

Si le conflit armé n'en est qu'au stade des menaces et des rodomontades, un autre conflit, virtuel mais pas sans conséquences, a déjà commencé. La Corée du Sud soupçonne en effet l'ennemi du Nord d'être à l'origine des cyber-attaques qui, le 20 mars dernier, ont visé le réseau informatique de trois chaînes de télévision du pays et de deux banques sud-coréennes. Autre victime, le fournisseur d'accès à Internet LGUplus. Ce n'est pas la première fois que le pays est victime de cyber-attaques suspectes. En 2009 et 2011, Séoul avait déjà subi des attaques de vastes envergures. A chaque fois, la Corée du Nord et la Chine sont soupçonnées

.

Une nouvelle forme de guerre prise au sérieux


En matière de cyber-attaques, la Chine se trouve régulièrement sur le banc des accusés. Il y a quelques semaines, les Etats-Unis ont ainsi dénoncé une vague d'attaques visant les entreprises américaines et, pour la première fois, Barack Obama a directement accusé de Pékin de soutenir des raids informatiques

.

Si le président américain est monté au créneau, c'est que cette guerre prend une dimension jusque-là inconnue. L'année dernière, un sénateur américain, Mike Rogers, avait accusé la Chine d'avoir volé un volume de données équivalent à 50 fois les informations contenues dans la bibliothèque du Congrès. Un chiffre très largement sous-estimé – d'au moins 5 fois – d'après la plupart des spécialistes de la question

.

En février, un rapport mené par la société de cyber-sécurité Mandiant a mis en lumière les activités d'un groupe qu'il a appelé APT1 et qui serait à l'origine du piratage de plus de 140 entreprises américaines au cours des derniers mois. Localisation de ce groupe très actif ? Shanghai, dans un bâtiment de l'armée chinoise

.

Une guerre qui prend une telle ampleur que Barack Obama s'en est publiquement ému : "Les Etats-Unis doivent aussi faire face à une menace grandissante de cyber-attaques. Nous savons que des hackers s'emparent de l'identité d'individu et infiltrent leurs messageries email. Nous savons que des entreprises et des pays étrangers volent des informations stratégiques à nos entreprises. Maintenant nos ennemis cherchent également à saboter notre réseau électrique, nos institutions financières, nos systèmes de contrôle du trafic aérien. Aujourd'hui, il est impossible de ne pas regarder en arrière sans se demander : pourquoi n'avons-nous rien fait pour nous protéger de ces menaces contre notre sécurité et notre économie ?"

.

On ne peut pas dire les choses plus clairement : la guerre est déclarée. Et pas une semaine ne se passe sans qu'une cyber-attaque d'importance ne soit découverte

.

Qui sont les cibles ?


Les attaques sur les données personnelles (compte emails, informations bancaires, vol d'identité) sont aujourd'hui monnaie courante

.

A ces attaques, qui s'apparentent à du vol à l'arrachée, s'ajoutent les tentatives d'espionnage industriel ou stratégique : vol de technologies, d'informations confidentielles...

Enfin, des attaques, par leur ampleur et leurs cibles, s'apparentent à de véritables tentatives de déstabilisation d'un Etat. Le récent exemple des attaques visant la Corée du Sud en sont l'illustration. Et c'est ce qu'évoque Barack Obama en soulignant les risques qui pèsent sur les réseaux électriques ou de communication américains. Et ne parlons même pas de la sécurité de sites nucléaires..

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Des entreprises sous pare-feu
Economiquement, le coût des cyber-attaques est estimé à 110 milliards de dollars chaque année dans le monde

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On estime qu'environ 80% des entreprises américaines et européennes ont subi des attaques de virus ou de chevaux de Troie et plus de 70% des tentatives de fishing (usurpation d'identité ou tentatives de fraudes)

.

Selon une étude récente menée sur 45 grandes entreprises américaines, le coût moyen des cyber-attaques s'élève à 3,8 M$ par entreprise et par an. Une autre étude menée sur des PME cette fois estime ce coût à plus de 240 000 $ par an

.

Les entreprises se sont donc tournées vers des spécialistes de la protection des réseaux, qui sont aussi souvent des fabricants de routeurs. Le principal outil de protection est le pare-feu qui protège le réseau des entreprises des intrusions extérieures en décidant quels types de données sont autorisés à y pénétrer. La capacité du pare-feu à filtrer les informations et surtout sa vitesse de réaction (de calcul, en fait) sont les deux points clés pour les entreprises

.

Le marché du pare-feu pour les entreprises – et autres solutions de sécurité – est dominé par plusieurs entreprises : Cisco, Check Point Software ou encore Juniper Networks

.

Ces dernières années, la sécurité des données est devenue encore plus cruciale pour les entreprises et donc pour les sociétés fournissant des pare-feux que les habitudes des utilisateurs ont changé, au fur et à mesure qu'ordinateurs portables, smartphones, tablettes et connexions mobiles s'imposaient dans notre quotidien, et notre manière de travailler. La plupart de salariés veulent maintenant pouvoir se connecter à leur réseau d'entreprise, accéder à leurs données, leur boîte email ou leur calendrier de rendez-vous qu'ils soient en déplacement ou chez eux

.

Ces connexions mobiles, hors du réseau protégé de l'entreprise, sont particulièrement vulnérables aux cyber-attaques. Les fournisseurs de sécurité Internet doivent donc s'adapter à cette nouvelle demande et proposer des solutions efficaces pour ces nouveaux types d'usages

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Un secteur d'avenir... en restructuration


Au vu de la montée des cyber-menaces, vous pourriez en conclure que tout va bien pour le secteur de la sécurité et des réseaux. Eh bien, pas tant que cela. Première raison, conjoncturelle, une demande en baisse de la part des entreprises confrontées, engluées dans la crise et qui cherchent à réduire leurs dépenses. Plusieurs pointures du secteur, dont Cisco, viennent d'ailleurs d'être dégradées par un analyste qui justifie sa décision par les craintes grandissantes de récession durable en Zone euro

.

De manière plus générale, le secteur des réseaux et de la sécurité informatique est extrêmement concurrentiel. Les réputations se font et se défont en quelques années au gré des choix stratégiques des entreprises et surtout de leur capacité d'innovation technologique.

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Dans les années 2000, Juniper Networks a par exemple connu une évolution foudroyante, menaçant par ses produits et son expertise le leader du domaine, Cisco. Mais depuis quelques années, le vent a tourné. Des concurrents plus agressifs et plus innovants comme Palo Alto Networks sont arrivés sur le marché et grignotent progressivement les parts de ses aînés.

L'exemple de Palo Alto Networks au hasard. La société a en effet été fondée par l'ingénieur israélien, Nir Zuk, ancien employé de Check Point Software et de Juniper, deux sociétés dont il est parti pour désaccord sur les évolutions stratégiques. En proposant un pare-feu plus efficace sur la sélection des données filtrées, Palo Alto peut aujourd'hui se targuer de proposer des solutions bien plus innovantes que ses concurrents

.

Si le domaine de la sécurité Internet est particulièrement dynamique, il est aussi très compétitif. L'innovation ou la mort pourrait être leur devise. Innovation d'autant plus indispensable que les pirates et autres soldats du monde virtuel débordent de créativité et d'imagination

.

sources

 :

(1) «  The virtual Chernobyl  », Langner.com, 1er février 2011.

(2) William J. Broad, John Markoff et David E. Sanger, «  Israeli test on worm called crucial in Iran nuclear delay  », The New York Times, 15 janvier 2011.

(3) Cf. Haaretz, Tel-Aviv, 7 janvier 2011.

(4) «  Iran’s nuclear setbacks : a key for U.S. diplomacy  », United States Institute of Peace, 18 janvier 2011.

(5) Scott Ritter, «  In perspective : The Stuxnet effect  », Nuclear Intelligence Weekly, New York, 31 janvier 2011

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